Transcription
Lors de la première guerre d'Irak, un ambassadeur américain avec l'élégance coutumière assez semblable disait : "Si le Cè produisait des carottes, on en aurait rien à foutre." Ça, au moins, l'immense mérite de la clarté.
Le racisme est la couverture confortable pour expliquer et justifier le pillage des pays. Il suffit de dire que les pays qu'on va piller soient moins évolués. Pensez toujours à cette phrase, comment dirais-je, magnifique du grand dirigeant nationaliste kenyan Jomo Kenyatta. Je cite : "Quand les blancs sont venus en Afrique, nous avions la terre, ils avaient la Bible. Ils nous ont demandé de prier avec eux les yeux fermés. Quand nous avons ouvert les yeux, les blancs avaient la terre et nous avions la Bible." Carte absolue.
Et en plus, dans le cas de la France, dans le cas de la réaction française, une des raisons du racisme en France, il faut être très, très clair, très brutal, c'est l'humiliation de la révolution algérienne. Et nous, trotskistes de Pierre Lambert, nous savons très bien de quoi il s'agit. L'ensemble de nos camarades sont rentrés dans la clandestinité. Certains ont fait de la prison, et cetera, et cetera. Donc nous, on sait très bien de quoi il s'agit.
Mais c'est quoi la révolution algérienne ? Des paysans et des vanniers, des fellagas ont infligé une défaite politique majeure aux descendants réunis de Saint-Louis et de Clémenceau. Mais quelle honte ! Mais quelle honte ! C'est monstrueux pour ces gens-là. C'est, c'est une claque. L'empire colonial avait perdu son, son fleuron. Bugeaud avait repris le bateau. Bugeaud avait rembarqué. Pour des gens comme Jean-Marie Le Pen, comme Bruno Retailleau, pour les descendants de Guizot, comme François Hollande, sans parler de Jérôme Guesdon ou de de Villiers, c'est ça, cauchemardesque.
Alors, on va dire les choses très simplement. Nous sommes totalement du côté de la révolution algérienne et à l'époque et.