Transcription
Bonsoir à tous, sur des studios, et bonsoir pour cette nouvelle émission. Cette première émission de l'année pour moi, donc il est encore temps, il paraît, avant le 31, de vous souhaiter une bonne année. Donc, je souhaite une bonne année à tout le monde, en alchimie, et puis sur plein d'autres sujets. Donc voilà, mais c'est toujours une joie pour moi de présenter des personnes extraordinaires, originales dans leurs recherches sur l'alchimie, dans leur passion, qui nous font partager. Et ce soir, eh bien, j'ai la chance de vous faire découvrir Jean-Claude Pascal, pour ceux qui ne connaissent pas, et donc qui va nous parler de Paracelse, mais peut-être plein d'autres choses également. Donc, mais un bonsoir Jean-Claude. Bonsoir, j'espère que tu vas bien et que tout se passe bien de ton côté.
Alors, comme d'habitude, en fait, au niveau de mes émissions, je pose toujours cette question de base : qu'est-ce qui t'a amené à l'alchimie ? Comment es-tu tombé dans le chaudron, comme on dit ?
Alors, comment je suis tombé dans le chaudron ? Je pense que je suis tombé en plusieurs étapes. La première, comme beaucoup d'alchimistes ou d'amis passionnés par l'alchimie, et bien, c'est la première fois qu'on entend ce mot, qu'on entend un conseil, qu'on voit un livre. Donc, tout petit, j'avais une anecdote. J'avais une anecdote, et je l'ai toujours en mémoire. Un jour, quelqu'un m'a dit : "Ça n'a sûrement pas eu lieu dans le réel." Donc, c'est un souvenir dans ma tête, mais cette personne m'a démontré que ça ne pouvait pas lui avoir dû. Donc, toujours est-il, tu es tombé dedans très petit, comme attiré par la magie, l'humour, et ensuite par la magie dans le jeune enfant. Réunir les éléments, transformer le plomb en or. Donc, tout ça, tout ça est fascinant.
Plus tard, je suis resté dans ce domaine de de ce qui est mystérieux. Le mystérieux de la nature, de la magie, de l'alchimie, les planètes, l'astrologie. Et au fur et à mesure que les années passent, je passais du mystérieux vers le sacré, et toujours avec ce regard sur sur la nature, sur la transformation. J'avais fait des études un petit peu de physique, et ensuite j'ai fait une école d'ingénieurs. À l'époque, on enseignait les les rudiments de la physique nucléaire, la chimie, je sais plus comment elle s'appelle, chimie, chimie organique. Et donc, tout ça m'a toujours travaillé. Et bien sûr, j'ai lu des textes au plus rien mesure que je pouvais que je pouvais lire et intégrer. J'ai lu des textes, textes de Paracelse, quand on en trouvait les textes d'alchimie, bien sûr. Et je suis tombé là-dedans, et et j'y suis resté.
Alors, alors un mot quand même sur qu'est-ce qui m'a intéressé, c'est pourquoi je ne suis pas sortie du bain en disant, c'est des niaiseries, c'est futile. C'est que la recherche de la pierre philosophale. Donc, l'alchimie, pour toutes les personnes qui écoutent, je pense comme des abonnés qui connaissent les bases, et l'alchimie, c'est c'est ce qui m'attire. C'est la recherche de la pierre philosophale, le concept de se trouver cette poudre de projection, trouver ce mercure des philosophes qui permet donc la transmutation des métaux. Beaucoup plus que les effets et les manifestations de la pierre, c'est-à-dire de transformer les métaux, de d'octroyer la vie éternelle pour certains, ou le remède universel. C'est cette notion de de connaître la nature, pénétrer les mystères de la nature, transformer la matière par des opérations qui sont qui semblent naturelles, mais il y a quelque chose d'inconnu. Et l'inconnu, je pense qu'à l'époque, c'était sacré. Il se passait des choses qu'on ne voyait pas au premier regard. Et donc, ce côté sacré de l'alchimie, non pas sacré au sens divin, comme on pourrait l'entendre aujourd'hui, mais sacré au sens, c'est un mystère qui m'échappe, et je respecte ce qui est en train de se passer. Donc, voilà, c'est le côté mystérieux, sacré, fabuleux de l'alchimie qui m'a gardé dans son bain et qui m'anime encore dans mes lectures et mes recherches, et dans mes opérations quand quand j'arrive à en faire quelques-unes dans mon petit labo, dans mon petit appart.
C'est vrai que beaucoup d'alchimistes souvent trouvent des livres sur le chemin qui les intriguent, qui les questionnent. Pour certains, c'est Fulcanelli, pour d'autres, ça va être Eugène Canseliet, pour d'autres, ça va être Roger Caro, ou d'autres encore. Est-ce que toi, tu as eu un auteur favori, ou un livre pour toi qui a été un peu un déclic, quelque chose qui qui t'a permis de te dire, bah tiens, là, il y a quelque chose d'une profondeur qui me transcende ?
Il y en a eu plusieurs, pas forcément dans l'ordre. Comme pour beaucoup de Français, lu beaucoup d'étrangers aussi, naturellement. Le Mystère des Cathédrales, de Fulcanelli, enfin, transmis par Canseliet, bien sûr, me fascine. Et j'aime, j'aime les cathédrales gothiques, j'aime tout le mystère des symboles sur les cathédrales. Donc, le Mystère des Cathédrales, mais ce n'était pas le premier. Ce qui m'a vraiment donné une autre dimension et qui a alimenté et nourri ma soif et ma faim d'alchimie, c'étaient les petits livres de la collection Archè, qui éditait de temps en temps des livres sur Paracelse. Peut-être je me trompe sur le titre, mais c'était un article, un article ou un passage du livre qui m'a beaucoup intéressé. C'étaient les trois essences premières de Paracelse, mais surtout, et assez étonnamment, le livre, le livre des vers, les maladies des vers, les maladies du tartre, ses livres un peu médicinaux, dans lesquels en fait, ils parlent de des maladies, mais on sent qu'il parle avec un esprit et une approche de l'alchimiste. Donc, ce sont ces livres-là.
Alors, donc, ces livres de base, et bien sûr, j'ai essayé de lire son traité sur la pierre philosophale, qui pour moi est incompréhensible. On comprend des bouts de phrases, mais je suis honnête. Ce que je comprends, c'est peut-être de la pensée inductive. Je, pour ne pas me perdre. Mais ce qui est intéressant, donc, Paracelse, le Mystère des Cathédrales. Ensuite, j'ai lu quelque chose, mais c'est plutôt un paragraphe qui m'intéressait. Ensuite, j'ai eu d'autres livres entre les deux. Il y a un livre qui m'a qui me fascine, et c'était un traité de 1616, je crois, qui s'appelait "Noces Chimiques" de Christian Rosenkreutz. Et tout particulièrement au premier ou au deuxième jour de ses noces, qui durent sept jours. C'est un livre qui a honoré le chimique, qui parle d'alchimie, mais qui n'est pas le chimique. C'est un livre qui contient beaucoup de symboles et qu'il faut lire dans l'esprit du XVIIe. Et ce qui m'a particulièrement intéressé, c'était à un moment, dans ce livre, on a Christian Rosenkreutz, Jean Christian Rosenkreutz, qui est invité à un mariage, qui se danse, qui fait là, qui s'était préparé, qui se trouve avec les invités à manger les restes du repas, etc. Et chaque jour, il y a des expériences qui arrivent. Très intéressant, c'est fascinant. Et ce qui m'a ce qui m'a intéressé là-dedans, c'est qu'il y a une jeune fille, jeune dame, dans le jardin, qui vient s'amuser avec les invités. Et et on lui demande : "Mais quel est ton nom ?" Et la jeune femme de répondre, de répondre en énigme. On aurait pu, je ne connais plus par cœur le rébus, mais si tu as à peu près la troisième lettre de mon nom vaut trois fois la première, là, le neuvième vaut trois fois la troisième, la somme de mes lettres, etc. Tu te dis, fais la somme des chevaliers qui sont là, et cetera. Et en bas du livre était marqué : "Cette énigme a été résolue par la solution était donnée dans les notes de bas de page." Et ça ne m'a pas plu. Donc, j'ai repris les six ou sept propos de cette dame en faisant des équations sur l'alchimie, en simple équation du premier, du deuxième degré, enfin, plusieurs, à plusieurs inconnues. Mais on finit par résoudre. Et lorsqu'on résout cette équation et qu'on transpose les lettres par les chiffres, et bien, on ne trouve pas son nom. On ne trouve pas son nom. Et à un moment donné, par une intuition, j'avais cherché longtemps dans la nuit, je me suis dit : "Je veux le trouver." Et bien, apparaît une intuition. Je ne veux pas te le dire parce que pour les lecteurs qui voudraient s'amuser à faire la résolution de ce rébus, en fait, il faut rajouter quelque chose de particulier dans la compréhension de l'équation et dans la façon de résolution de l'équation, et dans les nombres que donne cette dame. Et on tombe sur quel nom d'alchimiste, alors que la première résolution tombe à côté, on ne trouve pas un pur à, on ne trouve pas 12 pour l'on, on ne trouve pas 3 pour ses, on trouve 1,01, 11,98. Et l'élément qu'il faut trouver pour la résoudre, pour que ça tombe pile sur les nombres naturels de 3,4 jusqu'à 12, et bien, est quelque chose qui pour moi relève de la pensée alchimique. Et ça, ça m'a nourri.
Donc, pour répondre à la question, trois livres : ce que Paracelse parlait des maladies, lorsque j'ai résolu cette équation du deuxième degré, "Noces Chimiques", et puis ce côté fabuleux, ce côté fabuleux de toutes les histoires de fond de file kabylie dans le mystère des cathédrales. C'est vrai que tout ça, en fait, et ben, ça t'a amené à aller un peu plus loin, même sur Paracelse, puisque je crois que tu as quand même pas mal étudié toute l'œuvre de Paracelse, et tu en as tiré quelques principes, quelques éléments qu'on peut comprendre dans le domaine de la pratique alchimique. Est-ce que tu peux nous en dire quelques mots ?
Je peux lire aussi, effectivement. Donc, je n'ai pas lu toute l'œuvre, il faut la chercher en allemand si on voulait. Elle est immense, et je pense qu'il y a une ou deux éditions qui sont très, très complètes, peut-être pas encore complète. Mais j'ai beaucoup lu, et surtout lu Paracelse. Alors, qu'est-ce que, alors Paracelse n'était pas un alchimiste, enfin, pour moi, après, on peut discuter. Ce n'était pas l'alchimiste. C'était avant tout un médecin. Mais un médecin de l'époque. Pour Paracelse, un médecin, donc, il pratiquait la médecine. Il devait connaître, il devait être, il devait connaître les quatre piliers sur lesquels repose l'alchimie du médecin paracelsien, qu'il n'existait pas encore, puisque c'était lui le premier. Pour Paracelse, le médecin devait connaître la philosophie, et ce qui était la philosophie, donc, au XVe siècle, début du XVIe. Devait connaître l'astronomie, donc, c'était la connaissance des astres, l'interprétation de l'époque. Devait connaître l'alchimie. Et ce que Paracelse entendait par l'alchimie, c'était une certaine, une certaine vertu qu'on s'imagine. C'était la connaissance de l'écriture.
Alors, qu'est-ce que veut dire pour Paracelse connaître ? C'était un être, un être très, très colérique. C'était un un Suisse, ou un Suisse-allemand, sans doute assez trapu, élevé au fromage, au pain dur, comme il le dit. Et je le dis, je ne suis pas une de ces fines bouches, je suis un être rustre. Et sa façon d'apprendre et de connaître la nature, c'était l'observation de la nature. Observer. Donc, il a beaucoup observé. Son père était médecin, sans doute, il fabriquait ses médicaments. Sans doute qu'il a, comme tous les, comme tous les pharmaciens de l'époque, un peu alchimiste, donc, il a hérité des stars de son père. Il a ensuite fait des études avec, il a pu, pas faire des études, il a pu travailler chez un ami de son père dans les mines. Donc, il a étudié les métaux, les maladies qu'avaient les mineurs, pour parfaire ses connaissances. Mais on trouve tout ça dans tout bon bouquin sur Paracelse. En gros, pour résumer, il est parti se battre pour approfondir, nous apprendre la chirurgie. Il est parti sur les champs de bataille, il a fait le tour de l'Europe, il a rencontré des guérisseurs, des magiciens, des sorcières, et autres. Et donc, il a accumulé, accumulé, accumulé quantité de connaissances par rapport à la guérison, et par rapport à la maladie, et par rapport au type d'être qui se développe dans un milieu particulier. Et il a magaziné, magaziné, emmagasiné.
Et Paracelse ne comprenait pas, ou ne voulait pas accepter qu'à l'époque, et bien, les médecins fassent référence à des concepts anciens qui étaient purement livresques, alors que lui, il se promenait, soignait les malades, essayait de comprendre. Il avait d'ailleurs dit, on retrouve dans ses livres, que ses boucles de chaussures en savent plus que tous les livres des universités de médecine de l'époque. Il sous-entendait par là qu'il fallait marcher dans ses pas. Ces boucles de chaussures sont parties partout, dans tous les pays d'Europe où il s'est promené, il a vu les maladies et comment elles apparaissaient. Donc, mais ce qui est important pour Paracelse, c'est que le médecin, il, bien sûr, bien sûr, il avait, il y avait la connaissance des thérapeutiques de l'époque. Il ne rejetait pas tout, hein. De nombreux historiens ont trouvé dans ses prescriptions des recettes normales. Il gardait ce qui marchait. Par contre, il ne supportait pas qu'on qu'on intellectualise la médecine en prenant des vieux conserves, alors que alors qu'il s'agit de regarder aujourd'hui ce qui se passe dans les mines, qu'est-ce qui se passe sur les champs de bataille. Qu'est-ce qui se passe ? Une de ses répliques qu'on trouve dans un de ses livres, entre trois ou quatre pages, où il fulmine contre les les médecins de l'époque, c'est : "À quoi sert la pluie qui est tombée il y a mille ans ?" Ou une autre dans le même esprit. "Ça n'est pas le vent qui te fera avancer ton bateau aujourd'hui." Donc, cette notion d'être dans le présent.
Et surtout, je reviens sur ce que je disais, et c'est ça que j'ai aimé chez Paracelse, et sans doute que j'étais comme ça comme petit garçon, a pu peut-être même comme adulte, c'est l'observation. Pour lui, la philosophie, c'est la connaissance de la nature. Peut-être pour d'autres aussi. Et la connaissance de la nature, c'était percevoir ce qu'il y a derrière la façon dont la nature apparaît, c'est-à-dire les mystères qui sont cachés derrière les apparences, et aussi les mystères qui font que cette chose apparaît. Donc, il y a deux, au moins deux notions de deux inconnus. C'est-à-dire, pour Paracelse, toutes les choses sont d'abord dans le ciel, et de ce ciel, de cette partie la plus éthérée du monde, descend petit à petit, descend petit à petit, et se manifeste. Et donc, pour Paracelse, soit regarder une fleur, regarder un malade, regarder un métal, regarder une opération, c'est toujours essayer d'imaginer comment cette chose est descendue du ciel petit à petit. Quels sont les aspects cachés ? Quelle est l'origine céleste ou astrale de cette chose ? Si on comprend cette chose, et ce n'est pas seulement à l'origine astral, c'est l'origine du monde entier. Paracelse faisait partie de ces personnes qui ont cette pensée que j'appelle hermétique, c'est que tout est dans tout. Donc, voir comment l'ensemble de l'univers, par une par une un aspect particulier, arrive à ce moment. Et c'est, je me répète, découvrir ce qui est caché dans ce qu'on regarde.
Donc, il appliquait ça, il appliquait ça à la nature, il appliquait ça à son malade, il appliquait ça à son remède. Lorsqu'on regarde une maladie, pour Paracelse, l'idée n'était pas de soigner les symptômes. On regardait les symptômes et on cherchait d'où ça vient. Et il essayait de soigner la racine. Paracelse soignait la maladie à sa racine. Et s'il n'était pas sur la limite, il donnait un petit peu de poison supplémentaire, donc, il y a un petit peu de ce symptôme supplémentaire pour qu'ils puissent les trouver. Et une fois qu'ils avaient trouvé ça, ils ne se souciaient pas premièrement des symptômes, mais il coupait le mal à la racine. Et ensuite, en plus, il donnait des choses pour calmer les symptômes. Mais ce qui était très important pour Paracelse, c'était de rentrer dans le côté qu'on appelle aujourd'hui mystérieux, invisible, ce qui est invisible au premier regard, et qui pour Paracelse, peut-être, il ne le dit pas, mais j'imagine, relevait du domaine du sacré. Le sacré au sens des anciens, c'est-à-dire ce qu'on ne comprend pas, ce qui est en dehors de notre champ de vision, de notre champ de compréhension, c'est sacré. Et donc, il avait ce respect.
Alors, pourquoi j'ai dit, pourquoi j'ai dit que ce qui m'intéresse chez Paracelse, et la façon dont j'ai exprimé, c'est d'aller voir les choses au-delà de leur apparence, mais aussi, comme tout vient de soi, d'aller regarder au-delà du premier regard, ou et c'est plus intéressant, ce que cache le premier regard. Donc, ça, ça me plaît. Ou une chose qui est très actuelle, en faculté, très actuelle, qu'on pourrait utiliser aujourd'hui. Pour Paracelse, bien sûr, la fabrication des médicaments. Moins qu'importante des médicaments, il fallait extraire ce qu'il appelle l'astre. C'est la partie la plus subtile de son sel, nous appelons toute sa préparation, qui fait qu'il a fallu extraire l'astre de ce médicament pour que cet astre puisse être en harmonie, rayonner, être sous l'influence de l'astre du ciel extérieur. Donc, l'astre du ciel extérieur était en relation avec l'astre de ce médicament, qui ensuite, qu'il avait choisi pour être en relation avec l'astre de la maladie et la guérison. Comme la maladie se faisait dans le ciel et descendait ensuite dans le corps. Ces médicaments et chimiques, ensuite, ces médicaments chimiques, comme je dis, ils étaient préparés vraisemblablement non seulement de façon orale, chimique, mais avec une connaissance assez, sans doute. Il a écrit plein de livres sur l'alchimie qui sont difficiles. Faut faire attention pour voir si ça marche, si ça marche, peur. Mais je pourrais revenir tout à l'heure, si tu le souhaites, Pierre Alexandre, sur un aspect de l'alchimie qui est important pour pour Paracelse, c'est bien sûr, pour tout le monde, c'est séparer le pur de la pure, extraire le plus pur, extraire jusqu'à la quintessence.
Et ce qui est intéressant chez Paracelse, c'est que la quintessence qu'il extrait, donc, il toute chose est constituée des quatre éléments. Donc, il extrait l'astre des quatre éléments de façon à ce que ce qui est terrestre reste dans le domaine du terrestre, parce que c'est mortel. Donc, il extrait ce qui n'est pas mortel, au sens qui est qui est céleste. Et cette quintessence n'est pas seulement la meilleure partie des éléments qu'il a purifiés. Elle est tellement pure qu'elle est proche de l'astre, et qu'elle agit comme un aimant, et qu'elle va attirer justement, à mon sens, la cinquième essence qui est de nature sacrée, qui fait partie des mystères de la nature. On aurait tendance à appeler divin, mais comme je ne sais pas ce que c'est que le divin, j'ai préféré la notion de d'inconnu, de mystérieux, de sacré. Donc, cette quintessence, c'est la plus belle partie des ex des constituants de la plante, du minéral, du remède. Elle capte une cinquième essence qu'on pourrait aussi appeler l'esprit du monde, avant qu'il ne se soit spécifié dans une chose particulière. Et ça, ensuite, il faut ensuite le faire redescendre, le fixer avec un avec une substance particulière, avec un sel, avec un médicament, pour ensuite le donner au corps, le donner au malade, de façon à ce que cette cette guérison qui vient du ciel rentre en lui.
Alors, ce n'est pas tout. Je continue. Je conterai aussi facilement à Poitiers. Paracelse, c'est très complexe. Et quand on lit ses livres, on s'énerve tellement. Il s'énerve contre les médecins de l'époque, et ce n'est pas tout à fait juste et les complexes. Avant, c'est parce qu'en fait, pour Paracelse, tout est dans tout. Et donc, toute personne a un médecin intérieur. Et c'est ce médecin intérieur qui guérit. Donc, le médecin ne va pas donner un remède à ce médecin intérieur, il va fabriquer un remède qui va nourrir le médecin intérieur. Donc, l'astre du remède va être en correspondance avec l'astre de la maladie, et plus fort que l'astre de la maladie. Et ce médecin intérieur va se réveiller, il va aller à l'origine de la maladie, qui est l'endroit où la santé s'est arrêtée. Là où la santé s'est arrêtée, là aussi, pour Paracelse, la maladie va s'arrêter. Et c'est le médecin intérieur qui guérit.
Donc, Paracelse, malgré ses prises de tête et tout ce qu'il a laissé derrière lui, qui est qui est gigantesque, n'oublie jamais qu'on considère que c'est le médecin intérieur qui guérit. Et de la même façon, c'est le maître intérieur qui instruit. Pour Paracelse, ça n'a pas de sens de donner à ses étudiants des choses toutes faites, des choses toutes faites, lorsqu'il ne comprendra rien, il ne fera que ânonner des choses qu'il a entendu. Ce qui est important chez Paracelse, c'est de nourrir le maître. Alors, qu'est-ce que veut dire nourrir le maître intérieur ? Se poser la question. Mais c'est stimuler son intelligence, stimuler son sens de l'observation, stimuler sa, son son intelligence, je dirais.
Pierre Alexandre, c'est un autre aspect, par exemple, de Paracelse. Avant qu'une question, parce que je parle. Non, mais c'est très intéressant, parce que je passe, du coup, une vision de Paracelse assez extraordinaire. Et bien comprendre, bien comprendre tous ces principes philosophiques de Paracelse, je pense que c'est essentiel pour avoir une autre vision du personnage. C'est vrai que pour certains auteurs, il a été décrit comme quelqu'un de brouillon, comme quelqu'un de, enfin, voilà, de haut en couleur. En fait, effectivement, en axant son aspect colérique. Mais bon, d'un autre côté, on va dire, c'est un génie de la médecine. Il a véritablement révolutionné des choses. Et on pourrait dire presque qu'il est le père de l'homéopathie avant Hahnemann.
Alors, Paracelse était extrêmement décrié à l'époque pour deux raisons. Un, il était très fort. Il parlait allemand, il enseignait en allemand, et non pas en latin. Donc, il parlait la langue du peuple. Il avait récolté toutes ses connaissances de de toutes ces personnes qu'il a rencontrées. Il n'avait pas peur de mélanger l'astrologie, enfin, l'astronomie, la magie, quantité de choses. Mais aussi, ce qui est et qui était très fort chez Paracelse. Donc, pourquoi il était décrit, pourquoi on le décrivait, c'est qu'il avait un caractère de cochon, et il s'emportait énormément. Sans doute buvait-il beaucoup, sans doute, c'est pas dit, certains biens, certains le prétendent. Mais aussi, parce qu'il guérissait des maladies qu'à l'époque, on ne comprenait même pas. Il guérissait. Il y a des pires, on ne reconnaissait pas ça.
Certaines personnes, mais très rares, par exemple, tout le monde connaît, enfin, pour ceux qui lisent un peu Paracelse, l'épisode qu'il a eu en Suisse, me semble-t-il, en Suisse, quelque part. Il était donc accueilli dans cette ville. En général, les gens savaient qu'il arrivait, donc beaucoup de malades se présentaient. Et il y avait dans cette ville un chanoine qui était pratiquement à l'heure de la fin de sa maladie, donc, quasi la fin de sa vie. Tant, donc, quasi aucun médecin ne pourrait plus guérir. Ils ont manqué Paracelse au chevet de ce malade. Le chanoine. Paracelse regarde, sans doute basé sur son expérience ou sur sa façon de faire, aurait donné deux petites pilules au chanoine qui, en très peu de temps, quelques jours après, et bien, était remis. Le chanoine, avant que Paracelse vienne le soigner, lui avait promis de le rémunérer grassement. Et après qu'il fut guéri, dans sa musique, non pas celle de Paracelse, mais celle de ce chanoine, m'a dit : "Tu ne mérites pas tout l'argent que tu demandes. Ce n'est pas avec deux petites pilules que tu m'as guéri en trois jours que je vais te payer ça." Donc, Paracelse était furieux, furieux. Il a dû quitter la ville.
Mais ce qui est intéressant, c'est que Paracelse avait compris. Et il a rajouté encore à ses propos. Non seulement il fulminait contre les médecins qui ne savaient pas de quoi il parlait, mais en plus, il fulminait contre ces malades qui, en fait, auraient préféré qu'on le soigne très lentement, qu'il souffre longtemps avant d'être guéri, et que même ces malades qui sont à l'heure de la mort ne reconnaissent pas le fait qu'il était guéri en deux, trois jours. Donc, il a quitté cette ville, il est parti enseigner ailleurs. Et non, c'est quelqu'un qu'on aimait pas parce qu'il était bon. Lorsqu'il remettait en cause les connaissances de l'époque. Certaines anecdotes disent que, en fait, comme je l'ai dit, les boucles de ses chaussures en savent plus que les livres des universités. À un moment donné, pour bien marquer le coup, il aurait brûlé un des vieux livres d'une université, ou tous les livres, selon les livres et les anecdotes qu'on lit, pour pour marquer le coup auprès de ses étudiants, pour dire : "Tout ceci ne sert à rien. C'est la pluie qui est tombée hier ne fera pas pousser les salades d'aujourd'hui. C'est le vent qui a soufflé hier, elles ne vous feront pas avancer dans votre étude, dans vos études aujourd'hui." Donc, c'était un caractère de cochon, je pense.
Mais tu l'as dit, Pierre Alexandre, il, sans doute, la personne qui a, qui a donné la Suisse, y aura demain, pour la médecine homéopathique. Il avait des concepts qui sont très proches de la médecine anthroposophique, pour ceux qui connaissent, l'approche de Rudolf Steiner. Il a fait autre chose. Il a sans doute été le premier médecin du travail, puisqu'il a étudié les maladies qu'avec les mineurs dans les mines. Il a été sans doute pas le premier chirurgien, parce qu'on recrutait déjà avant lui, mais il a sans doute également été un des premiers médecins au sens psychiatrique et psychologique, notamment, on le devine lorsqu'il parle dans son livre des cinq entités de la maladie.
Je peux qu'être revenir là-dessus un peu, si tu le sais pas. Si tu peux développer ces cinq entités de la maladie, parce que je pense que ça doit être quelque chose d'intéressant. Oui. Alors, oui, pour Paracelse. Alors, ça dépend à quel moment de sa vie. Il y a différentes façons de de l'expliquer. Les maladies graves. Il parlait des cinq entités de la maladie pour pour Paracelse. Alors, on y est. Je l'ai dit tout à l'heure, je ne suis pas médecin. J'ai lu Paracelse. C'est ce qui m'intéresse, c'est sa vision de l'homme, du monde, de la nature, des remèdes, des transformations. Pour Paracelse, entre autres, bon, ce qui rend l'homme malade, c'est son environnement, c'est sa vie, c'est ce qu'il mange. Mais surtout, expliquait-il à un moment donné. Non, non, je vais en parler après. Je reviens sur les cinq entités. Excuse-moi. Les cinq entités de la maladie de Paracelse, sans les développer trop, hein, parce que je pense que des auditeurs les connaissent. De toute façon, ils y trouveront. Il y avait, chez Paracelse, l'entité des astres. Donc, c'est-à-dire, c'est quelque chose du ciel. L'homme, pour Paracelse, c'était un tout petit monde. Et ce petit monde ne peut être expliqué que par l'influence du grand monde qui est autour de lui. Influence qui lui a donné ce qu'il est dans sa santé, dans sa vie, dans ses maladies. Donc, il y a l'influence de l'entité des astres. Les entités des astres sont en correspondance. Ils font résonner les astres du ce du petit cosmos, du sixième, que le grand cosmos est le macrocosme, le petit cosmos, c'est le microcosme. Et dans le microcosme, il y a également des astres. Et donc, l'entité des astres peut rendre malade. Aujourd'hui, on dirait, mais ce n'est pas ça, une influence astrologique. Ou plutôt, ce que je préfère, c'est un petit peu l'approche du docteur Bach. Docteur Bach avait bien analysé, au début de ses livres, tu connais, je pense, les élixirs de Bach. Il avait étudié différents types de, il doit étudier les types de malades qui viennent chez lui, et il avait trouvé qu'un type de caractère avait plutôt des soucis de, un autre type de caractères, souci de foi, etc. Et donc, il a développé toute sa théorie et toute sa pratique des des élixirs de Bach, qui est très intéressante. Qui aurait fasciné, et Paracelse l'aurait fasciné, puisqu'en fait, il essaye de capter dans les fleurs le rayonnement du soleil dans une fleur qui a été coupée, donc, qui est encore vivante, mais dans la fleur, ne peut plus transformer ce rayonnement dans son caractère propre. Et donc, ils donnent ce caractère propre dans ces élixirs de Bach aux personnes à soigner. Les ce qui manque d'entrain, les impatients, les anxieux, etc. Mais pour en revenir à ça, donc, une maladie des astres. Et pour Paracelse, certains organes dans le corps fonctionnent comme des astres. Qu'est-ce qui est propre à l'astre pour Paracelse, c'est une étoile dansante qui n'a pas besoin d'être alimentée, et elle brille tout le temps. Donc, c'est quelque chose de mystérieux, parce qu'elle n'a pas besoin d'être alimentée. Et donc, il a recherché dans le corps, qu'est-ce qui n'a pas besoin d'être alimenté ? Et pour lui, il considère que par exemple, certains organes fonctionnent dans le corps comme les astres dans le ciel. Les reins, le foie, la rate. Pour Paracelse, sont des organes pour lui, un, qui s'alimentent eux-mêmes. C'est-à-dire, leur à la rate, en elle-même, le foie, de gérer le foie en lui-même, le cerveau. Donc, les maladies qui viennent des astres.
Ensuite, il y a une autre entité qui rend malade, et celle-là, c'était en général la première qu'il enseignait, c'est l'entité des poisons. On peut être malade parce qu'on a absorbé un poison. L'entité des poisons, pour Paracelse, toute chose est un remède, et toute chose est un poison si on en mange trop. C'est un poison. Si on n'en mange pas assez, ou si on le distille et qu'on le purifie, toute chose peut devenir un remède. Si on en extrait la récolte, on sait à quoi que mal, et on sait à quoi correspond cette astra dans la maladie qu'on veut soigner. Tout est une question de dosage. Les homéopathes et d'autres personnes s'en sont rendu compte. Mais intéressant aussi, et là, je vais donner un exemple par rapport à l'entité du poison, qui montre bien la façon de penser de Paracelse. Paracelse faisait ses cours, j'imagine, je devine un peu, mais c'était sa queue et ses cours. Il expliquait à ses étudiants, par exemple, que ce qui rend le corps malade, lorsqu'il parlait de l'entité des poisons, c'est le poison qu'il absorbe, mais aussi ce qu'il n'élimine pas. Puisque dans le corps, en un alchimiste, et cet alchimiste du corps, qui est aussi le médecin, qui est aussi le maître, qui est enseignant, cet alchimiste dans le corps doit transformer ce qu'il absorbe, en extraire le poison, en extraire l'astre, et en extraire les éléments du titre. Ce qui ce qui est à l'origine des maladies provenant de l'entité des poisons, c'est ce que le corps n'élimine pas. Il est donc très important d'éliminer la partie poison dans l'homme.
Donc, il attendait un petit peu pour voir si les anciens avaient compris, si les jeunes avaient capté, et puis ils auraient pu leur poser la question suivante, et peut-être l'a-t-il fait, je l'ai vaguement en tête dans un texte que j'ai lu, mais je ne l'ai pas retrouvé. Il leur expliquait : "Mais attention, attention, une pomme contient son aliment nutritif. Si on transforme en médicament, et bien, quand elle contient son astre, mais elle contient aussi son poison." Donc, lorsque, et on le voit si on regarde sur un arbre, bon, il y a la fleur, le jardin, à un moment donné, il y a une pomme qui est bien, à manger. Si on la laisse sur l'arbre, à un moment donné, elle dépérit, et on voit son poison, la partie pourrie. Et donc, tout aliment contient son poison. Et donc, ce qui rend malade, c'est le poison. Donc, dit-il à ses élèves : "Pour guérir, pour guérir l'homme, il faut éliminer ce poison." Tout le monde écoute, pense avoir compris. Et puis, il rajoutait : "Mais attention, ce n'est pas ce qui sort, blog, ou qui est son poison, ce qui sort de l'homme, c'est le poison de la pomme qu'il a mangé, au-delà du poivre qu'il a mangé." Et puis, il dit plus rien. On voit ici la pensée de Paracelse, et sa façon d'enseigner. En fait, il s'adressait à l'alchimiste intérieur, au maître intérieur des élèves, et il alimentait le maître intérieur. Et celui qui avait envie de devenir médecin, de devenir chinois, de devenir, de comprendre, avait son maître intérieur stimulé, et il cherchait par lui-même. Et dans la nuit, par tel, il se posait : "Mais qu'est-ce que le poison de l'homme, si ce n'est pas le poison de ce qu'il a mangé et qui le rend malade ?" Enfin, voilà. Je continue sur les entités, tu veux bien ?
Oui, bien sûr. Alors, bien sûr, ce que j'ai exprimé est très, très superficiel. Mais il a tellement écrit, Paracelse. Il y a l'entité des astres, dont j'ai parlé. L'entité des poisons, qui dit en général, et l'ars, n'a plus la plus connue. Et à l'entité de la nature. L'entité de la nature rend malade, et c'est quelque chose que aujourd'hui, on pourrait dire, c'est son héritage. Les enfants naissent avec plus ou moins de deux systèmes immunitaires qui est costaud, avec plus ou moins de force, avec plus ou moins de deux faiblesses. Mais aussi, comme pour Paracelse, il y avait aussi le côté sienne, les deux côtés terre. Il y avait aussi son hérédité qu'aujourd'hui, on dirait karmique, mais qu'il n'appelait pas comme ça, bien sûr. Il appelait ça donc, l'entité de la nature. Mais il faut comprendre entité de la nature au sens paracelsien, le ciel et la terre. Donc, si le médecin identifie que c'était l'entité de la nature qui rendait malade, il fallait qu'il identifie l'astre de cette maladie, et qu'il traite d'une certaine façon. Il n'y avait pas dans ce cas à éliminer un poison, il n'y avait pas dans ce cas à soigner un astre. Ce n'était pas le foie ou le rein qui déconnait, qui était fragile. Ce n'était pas quelque chose qu'il a mangé qui l'a rendu malade. C'était dans sa nature. Et donc, il fallait chercher dans sa nature, qu'est-ce qui le rend malade, et trouver ce point, et savoir que ce point le le le guérira également. Ce qui est très intéressant, ce qui est très intéressant, parce que ce qui rend malade, guérit également. Et on retrouve ici cette notion du poison, que tout élément est le poison, emmène. Donc, l'entité de la nature. Il.
Il y a quelque chose d'intéressant : la quatrième entité, c'est l'entité des esprits. Alors, l'entité des esprits, on pourrait penser que c'était un petit peu l'influence des croyances dans la magie du Moyen-Âge.
Pour Paracelse, l'entité des esprits, c'est quelque chose qui rend l'esprit malade mais soigne le corps. Donc, il regardait le corps et il se posait la question : est-ce que cette maladie ne vient pas de l'entité des esprits ? Aujourd'hui, on dirait : il a un problème qui a somatisé. Je ne sais pas, il est dépressif, il a perdu sa résistance, il a une maladie qui paie des âneries, mais bon, il a des problèmes psychologiques qui se fait de l'eczéma ou digère mal, et c'est.
Donc, ce qui était important pour un médecin, c'était d'identifier quelle entité de la maladie. Et pour la maladie de l'esprit, c'est quelque chose qui est, qui, qui, qui dans l'esprit de Paracelse était très important. Paracelse, par exemple, par rapport à ça, dit de poser ces questions. Donc, je fonctionne un peu comme ça, que fonctionne la dans ton émission Carré Xandre. Comme si Paracelse parlait à ses élèves. Paracelse se posait la question suivante : qu'est-ce qui est plus fort que le corps ? Eh bien, il demande, il répondait, puisqu'il avait bien suivi ce cours, c'est l'esprit. Non, puisque l'esprit, c'est l'acte, c'est la partie céleste, c'est la partie angélique, et qui finalement apparaît dans le corps. Et l'esprit est plus fort que le corps. Et donc, très content, il avait compris la base.
Et puis, il leur pose la question : lorsque le corps est malade, comment peut-on le guérir ? Et tous ceux qui avaient suivi disent : soit par l'esprit. Donc, effectivement, quand le corps est malade, on peut le soigner dans l'esprit. Aujourd'hui encore, on pourrait, dans le domaine des maladies qui viennent de l'entité des esprits, tout le monde se dit : bon, bah écoute, tu es malade, bouge-toi un peu, fais de l'exercice, mange un peu moins, etc. Oublie tes soucis, quitte tes relations toxiques, enfin, change d'avis, change ta façon de voir.
Mais il leur pose aussi la question : et si l'esprit est malade, comment soigner l'esprit ? Alors là, du coup, les élèves, il s'interroge : qu'est-ce qui est supérieur à l'esprit ? Et là, c'est très intéressant. Paracelse disait : si l'esprit est malade, c'est le corps qui le soigne. Et là aussi, par exemple, Paracelse peut être considéré comme précurseur. Il y a certaines maladies de l'esprit. Je ne suis pas psychiatre ou psychologue, je suis persuadé que certaines maladies de l'esprit peuvent être, qu'elles peuvent être soignées en reprenant les aspects dans le corps. Alors, soit des équilibres hormonaux, ou simplement de l'activité, ou simplement retrouver un sens dans la vie qui remettent le corps en mouvement.
Et dernier mot sur l'entité des esprits. Pour Paracelse, les êtres pouvaient se rencontrer et s'infliger des blessures. Tu me donnes un coup, je pars avec une main cassée. Tu me donnes, tu peux me blesser. Eh bien, pour Paracelse, des esprits, c'est pareil. C'est-à-dire que l'esprit d'une personne peut très bien blesser l'esprit d'une autre personne, et cette autre personne tombe malade. Donc, ce n'est pas son corps qui l'a rendu malade, mais son esprit a été blessé. Et le médecin de l'époque devait également pouvoir identifier ça.
Il y a les autres choses également pour parler de cet esprit qui pouvait rendre malade. Paracelse considérait, je vulgarise un peu, Paracelse considérait que l'homme pense, l'homme a des imaginations, l'homme a des rêves, l'homme a des intentions. Et tout ceci se place dans le domaine du ciel, de la partie éthérée. Mais dans la partie éthérée, ces choses existent à partir du moment où elles sont créées. La pensée crée, elle crée une idée. Et donc, elle émet. Et si cette idée n'arrive pas à terme, si ce désir n'est pas assouvi, si ce rêve est interrompu, eh bien, cette entité un peu astrale, un peu éthérée, continue à évoluer dans le ciel de la personne comme une larve qui est comme une larve éthérée qui aspire son énergie parce que c'est une pensée qui n'est pas arrivée à son terme, un désir qui n'est pas assouvi. Et donc, ça aussi, ça rentrait, si tu veux, dans toute cette catégorie que le médecin devait identifier, qui était là, qui rentrait dans le domaine de l'entité des esprits.
Une cinquième entité qui est l'entité de Dieu. Et là, Paracelse disait : il y a une cinquième entité des maladies, c'est l'entité de Dieu. Et si le médecin arrive à identifier que la source principale de la maladie de son patient n'est ni dans l'entité des astres, ni du poison, ni de la nature, ni des esprits, et qu'il identifie que c'est une maladie de l'entité de Dieu, le médecin devait se garder de ne pas intervenir. Ils pouvaient préparer des remèdes, ils pouvaient éventuellement calmer les effets, les symptômes, mais ils ne devaient pas agir en tant qu'alchimiste médecin pour guérir cette maladie de l'entité de Dieu qui affectait cette personne. Parce que la maladie de l'entité de Dieu était comme une épreuve. Et comme elle vient de Dieu, et que Dieu donne la vie, cette maladie aura une fin qui apportera à nouveau la vie et la santé à la personne qui est touchée dans cette maladie de l'entité de Dieu. Le médecin devait la reconnaître et se garder d'intervenir, sachant par contre qu'il devait suivre le malade et savoir qu'à un moment donné, le temps aura fait son travail, comme un travail de purification, comme un travail de purgatoire, comme un travail karmique. Dire aujourd'hui, et à un moment donné, le médecin doit voir : ça y est, c'est fini. Et là, ensuite, tu peux accompagner le médecin intérieur pendant la phase de convalescence.
En très résumé, les cinq entités de la maladie. Qu'à une partie dans une, dans une partie de sa vie, mais qu'il a abordées. Et quand on essaie de comprendre ce qu'ils racontent, c'est, c'est, c'est très compliqué, enfin, pour moi, que d'autres personnes qui ont plus de capacité d'assimilation, mais c'est passionnant. Et pour répondre à ta question du tout début de l'émission, qu'est-ce qui a fait que je ne suis pas sorti de ce bain ? Quels sont les livres qui m'ont impressionné ? Paracelse me fascine et me fascine toujours.
Et aujourd'hui, aujourd'hui, il fulminerait contre les médecins de plateaux de télé en direct. Qu'est-ce que c'est que ça ? On n'y connaît rien aux symptômes. Les symptômes, vous les faites avec des systèmes experts. Vous ouvrez vos bouquins, vous regardez les symptômes. Est-ce que vous connaissez vos malades ? Ou vous faites le même remède, le même médicament sur toute la planète, alors qu'il y a des gens qui vivent sous la pluie, d'autres dans le froid, d'autres qui sont à la campagne ? Ah non, il, il serait traité de la même façon aujourd'hui. Contre X, au pire.
Ne rentrons pas dans ces domaines. C'est vrai que, enfin, c'est quand même une autre vision, j'allais dire, de la médecine. On n'est pas dans une approche uniquement curative. On va chercher à améliorer le terrain. Et en fait, on vise véritablement à redonner une énergie de terrain au niveau du malade, pour que, en fait, son maître intérieur ou son guérisseur intérieur se mettent en action. Mais en fait, on est complètement à l'opposé de notre approche aujourd'hui thérapeutique, ou de l'approche de beaucoup de personnes d'ailleurs. On a mis de côté, en fait, l'homéopathie aujourd'hui, qui avait justement un peu cette vision, où pour une même, pour un même mal, eh bien, on n'avait pas forcément le même remède, parce qu'on s'adaptait à la typologie de la personne et tout un tas de choses. Et du coup, en fait, on pourrait dire, il y a peut-être deux médecines qui semblent opposées, mais qui peuvent, pourquoi pas, être complémentaires. En fait, une médecine et le terrain, et une médecine, on va dire, d'urgence, où en fait, et ben quand voilà.
Mais je pense que lui aussi, sur des champs de bataille, quand il y avait, en fait, eh bien, des gens qui étaient trop abîmés, obligé de couper. Oui, mais non, Paracelse n'a pas été un médecin qui soigne sans arrêt avec ses, avec ses médicaments un peu magiques. Eux-mêmes utilisaient des techniques très étranges qui sont très proches de la magie. Quand un organe était très, très malade, certains livres, on ne sait pas si c'est vrai ou si c'est faux, ils faisaient, ils faisaient comme une copie de l'organe, soigner l'organe, mettez un baume, et envoyez le baume. Et ce baume avait un effet sur l'organe malade. Donc, Paracelse ne reniait pas ce qui marche. Si, si, si, dans les listes des préparations de l'époque, il y avait une plante qui marchait, en aucun cas, il s'en privait. Ce qu'ils combattaient, ce n'était pas le remède classique pour des maladies classiques. Ce qu'ils combattaient, c'était qu'on applique sans réfléchir. Oui, on est sur des produits aussi qui sont des produits vivants, doux. D'où peut-être cet aspect de la spagyrie, parce que bon, c'est lui qui a inventé le terme spagyrie et qui a développé en fait tout une approche médicinale.
On pourrait se dire, en fait, que l'idée, c'est quand même de transmettre ou transférer, en fait, les principes vivants de certains remèdes. Et ce qui peut faire penser un peu à cette approche de la médecine préventive, où on se rend compte que, ben voilà, si une personne est en manque, en carence de vitamine ou en carence de certaines choses, eh ben, on a beau lui donner des traitements, en fait, elle guérira jamais. Mais si on apporte les vitamines, enfin, ou les éléments vitaux essentiels, là, dans ces cas-là, il y a une évolution positive qui est possible.
Oui, alors je reviens tout petit peu sur ce que j'ai dit sur les médicaments, que Paracelse ne se prive pas d'utiliser les, les compositions qui marchent. Néanmoins, il préférait y rajouter, ou il préférait ses médicaments. Pour lui, le médecin, il choisit un médicament par rapport à une personne et par rapport à une maladie, en ayant bien identifié tout ça. Mais tu comprends bien qu'il pouvait pas faire ça pour tout le monde. Bien sûr, il utilisait ensuite la façon, il utilisait sa propre expérience. J'étais moins par rapport à ça. Et puis, pour quand même parler un tout petit peu de la chimie, ou au moins.
Alors, pour l'alchimie, pour Paracelse, pour Paracelse, il le dit clairement. Pour lui, pour lui, il ne s'agit pas, il ne s'agit pas de ça. Pour lui, l'alchimie ne consistait pas à fabriquer de l'or ou à transformer les métaux en or ou en argent. Pour lui, l'alchimie, c'était utiliser les principes de l'alchimie, les mystères de la nature, pour fabriquer des remèdes et pour guérir les malades. Donc, on a souvent dit : est-ce que Paracelse était un chimiste ou est-ce qu'il était juste philosophe ? Et tous les philosophes de l'époque connaissent l'alchimie. J'en sais rien, mais je te dis ce que je pense. Pour moi, Paracelse était un alchimiste, mais son objectif n'était pas, comme la plupart des alchimistes, la fabrication de la poudre de projection ou la, la fabrication du mercure des philosophes ou toute la pierre philosophale.
Pour Paracelse, c'était effectivement, c'était extraire l'essence, extraire les astres, les arcanes, trouver les arcanes. Et ensuite, comme dans les principes chimiques de sur l'alchimie métallique, purifier, purifier, purifier, séparer. Tu l'as dit, le terme spagyrie, séparer le pur de l'impur. Mais plus que séparer le pur de l'impur, qui effectivement correspond à sa médecine, c'est séparer le léger du lourd, séparer le volatile du fixe. Pourquoi séparer le volatile du fixe ? Non pas que le fixe soit impur avec le volatile soit pur. Bien sûr, le volatile est pur, il est plus en plus pur, et le plus en plus pur. Et le fixe, dans le fixe, tu retrouves des défauts, des choses comme ça, des défauts, des impuretés. Les impuretés. L'idée ensuite, c'était pour lui, lorsqu'il utilisait ces processus chimiques, la purification des éléments. Il prenait une plante, il prenait un sel ou un métal, il le purifiait, l'eau purifiait, le purifiait de façon à trouver son astre, c'est-à-dire sa partie céleste, immortelle, pour qu'ensuite cet astre soit plus puissant que l'astre de la maladie.
Mais pour qu'il puisse, pour qu'il puisse ensuite agir de concert avec le médecin intérieur et avec l'esprit de l'aide, avec la soie de la guérison du patient, il fallait quand même qu'il y ait un lien avec le corps. Donc, pour Paracelse et ses successeurs, ont souvent cherché : qu'est-ce qui étaient ces fameux termes qu'utilisait Paracelse ? Qu'est-ce que ce fameux A Z O T ? Qu'est-ce que ces fameux azote qu'il avait gravé, qu'on voit apparaître sur ses gravures ? Paracelse, souvent disait : mon astre est contenu dans le poumon de mon épée, que je ne quitte jamais. Et sur le pommeau de son épée, il y avait écrit A Z O T H.
Alors, beaucoup de personnes m'ont dit : ça représente symboliquement la première lettre de l'alphabet grec, latin et hébreu, pour dire qu'il a, il a accumulé dans sa connaissance médicinale, eh bien, la philosophie de ces trois types de civilisation : grecque, chrétienne, hébraïque. Mais en fait, c'était pas forcément ça. C'était pas forcément ça, puisque Paracelse invitait à regarder la nature en vrai et voir qu'est-ce qui nous empêche de la voir. Donc, lorsqu'il dit azote, c'est pas forcément azote sans vie, mais ça peut très bien être azote au sens Aleph, le début de la vie et donc de la guérison.
Les médicaments de Paracelse, lui, il s'agissait pas, il s'agissait pas simplement de séparer le pur de l'impur, de séparer le fixe du volatile. Une fois que le volatile, le plus pur, était monté, qu'il s'était allié à l'astre d'une certaine façon, que c'était une quintessence, il fallait le faire redescendre, le relier à nouveau à quelque chose de fixe. Et donc, sa fameuse technique de, de sa fameuse technique qui s'appelait, que les successeurs ont appelé la volatilisation des sels. Il fallait qu'une bille de sel, qui représente la partie terrestre la plus lourde, fallait qu'une partie de ses sels puisse être dissoute et rentrer en contact avec ce que la quintessence faisait descendre. Puisque c'est l'ancien concept des Grecs, tu peux pas mélanger de l'air avec la terre. Il faut d'abord qu'elle soit fluide, éventuellement liquéfiée, puis vaporeuse, puis sous forme de fumée, pour monter petit à petit.
Donc, Paracelse faisait des médicaments avec des techniques alchimiques, mais ne faisait pas que ça. Lorsqu'un médicament marchait, il s'en privait pas. Mais il invoquait pour les maladies que les autres ne guérissaient pas. C'est là où est l'intérêt de l'étude de la nature. Je voudrais revenir sur, sur une façon de voir de Paracelse qu'il a exprimée dans ses derniers livres, qui montre bien cette nature. Ce que je n'ai pas dit, même tout le monde, c'est pour ceux qui sont intéressés par Paracelse. Il était bien sûr à l'ère de la Renaissance. De la Renaissance, c'est le 15ème siècle, fin du 15ème siècle, début du 16ème. Mais son esprit, son esprit n'est pas un esprit humaniste comme celui d'Érasme ou de Rotterdam. Ce n'est pas vraiment l'esprit de la Renaissance. C'est, ce n'est pas non plus un vieux de la vieille qui a des vieux livres. Il a un esprit particulier. Et il n'a jamais, il n'a jamais trahi les écritures, alors qu'il aurait pu. Il a sans doute été tenté. C'était quand même l'époque de la, de la Réforme ou de la Contre-Réforme qui allait suivre bientôt.
Pour lui, ayant développé le regard de la nature et le regard, on pourrait dire, pénétrant de la nature, mais aussi le regard global de la nature, en quoi le ciel et l'invisible se manifestent. Pour lui, ce qu'on dit souvent, quand on ne sait pas dire comme ça dans ses livres, mais on dit souvent que les voies de Dieu sont impénétrables. Certains comiques rajoutent : et même si on les pénètre, elles restent incompréhensibles. Eh bien, pour Paracelse, ce n'est absolument pas le cas. Et ça aussi, c'est délicat, parce qu'il n'a pas seulement été décrié par les médecins de son époque, même si par les savants et philosophes, et naturellement les hommes d'église qui l'accusaient de commercer avec le diable, que ses médicaments marchaient parce qu'il avait les démons qui l'aidaient.
Pour Paracelse, les mystères divins ne sont pas impénétrables. Et il faisait une distinction, par exemple, entre la notion, lorsqu'on parle de Trinité, il faisait une distinction claire du Dieu le Père, du Dieu le Fils. Il n'en parle pas trop, mais j'imagine du Saint-Esprit. Et pour lui, Dieu le Père était caché dans la nature. L'aspect divin du Père se manifestait dans la création. Il se manifestait dans la création, mais n'était pas pour autant perceptible. Et c'était le travail du philosophe, c'était le travail du médecin, d'aller voir quels étaient les secrets du Père, au sens de Dieu le Père, qui était contenu dans la nature, parce que c'était l'expression du Père lui-même. Donc, Dieu n'est pas absolument, donc les voies de Dieu ne sont pas impénétrables, mais ce n'est pas pour autant qu'on les connaît.
Et là, apparaît la notion du Fils. Dans la représentation de Dieu de Paracelse, c'est le Fils qui les révèle, d'une certaine façon. Alors, quelle est la différence entre l'intelligence du Père et l'intelligence du Fils, au sens de Paracelse ? C'est que les mystères, il y a un ensemble de mystères qui sont manifestes, bien que cachés, mais que l'œil averti pourra trouver. Et il y a des mystères qui ne sont pas encore manifestés et qui sont manifestés par le Fils. Alors ça, c'est délicat, parce qu'on pourrait dire : oui, mais le Fils, il est venu il y a deux mille ans. Donc, c'est délicat. Je ne suis pas théologien, je ne pourrais pas parler. Mais je parlerais d'un autre aspect qui est intéressant et qui peut se relier à cette notion de l'aspect divin du Père qui est dans les mystères de la nature, et de l'aspect divin du Fils qui est celui qui les révèle.
Pour Paracelse, l'homme a deux intelligences. Il a une intelligence qu'il appelle angélique, et qui est de Dieu, et qui est en Dieu. Donc, elle est de cette nature, on pourra dire, immortelle, divine, sacrée. Donc, l'homme a une intelligence angélique qui est de Dieu et qui est en Dieu. Et l'homme a une intelligence animale qui est en lui, mais qui vient également de Dieu. Donc, l'homme a deux intelligences. Alors, intelligence, tu pourras dire : qu'est-ce que c'est ? Est-ce que c'est la conscience ? Est-ce que c'est l'âme ? Est-ce que c'est le pouvoir ? Est-ce que c'est la lumière ? Ou oublions, gardons les termes de Paracelse, enfin, ou du moins, qui ont été traduits en français.
Donc, là, on a deux intelligences. Je me répète : l'intelligence angélique est de Dieu et qui vient de Dieu. Et l'intelligence animale qui vient aussi de Dieu, mais qui est en l'homme. Et l'intelligence qui est en l'homme, elle, elle meurt avec l'homme, puisqu'elle est dans l'homme, et elle grandit avec l'homme, puisque l'homme grandit. Donc, cette intelligence est très importante et il faut la respecter. Mais il y a une autre intelligence qui, elle, est aussi dans l'homme, mais qui ne meurt pas, qui est immortelle, qui vient du ciel. Et là, on rentre dans deux notions très intéressantes. Une notion par rapport à la notion de la deuxième naissance de Paracelse, et une autre notion plus pratique, de l'alchimie, qui est le côté de la putréfaction.
Tu le sais, Pierre-Alexandre, dans les anciennes opérations d'alchimie, on parle de métaux. Ou là, on va plutôt parler de plantes. Il y a une phase très importante, c'est la putréfaction. Alors, en général, que se passe-t-il pendant cette putréfaction ? Alors, on dit que c'est la carbonisation. L'ombre qui crée la plante retourne à son chaos. Et pour le dire avec mes mots, ce qu'il pense, ce qui se passe pendant cette phase de putréfaction, c'est que ce qui donnait la forme à la plante, son astre, eh bien, se sépare petit à petit de l'astre. La vie de la plante se retire, sa structuration commence à perdre son pouvoir structurant, la plante se liquéfie et elle commence à fermenter. Et ce qui est intéressant chez les personnes qui font de la spagyrie, eh bien, c'est de dire que la vie ne quitte pas tout à fait la plante en un instant. D'abord, l'astre qui se retire, la vie quitte le corps de la plante, mais à un moment donné, il reste un petit peu au-dessus. Et c'est à ce moment-là, où la vie n'est pas encore remontée dans le ciel, mais qu'elle a déjà quitté le corps, à la fermentation, qu'il faut la capter.
Donc, l'idée, c'est de capter cette vie qui a le pouvoir vital de cette plante en particulier, et puis qu'il faudra ensuite purifier, fixer à nouveau avec les méthodes alchimiques pour faire un médicament. Ça, c'est intéressant. On voit cet aspect-là de la mort. Mais il y a un autre aspect qui est moins connu, qui est moins connu, et qu'on peut deviner lorsqu'on, lorsqu'on adhère à des façons de représentation du monde, façon hermétique. Paracelse observait la nature. Il voyait bien sûr que la nature, elle est nature. Une pomme n'est pas tout de suite comme elle est. D'abord, fleur, avant d'être fleur, les bourgeons, avant d'être bourgeons, les feuilles, etc. Donc, il savait que la nature amène les choses avec un certain rythme et une certaine maturation. Mais il observait également autre chose. Il voyait bien que cette pomme, connaissant son poison, utilisé, mais aussi qu'elle finissait par périr.
Donc, d'un point de vue plus spirituel, ou plus biologique, ou spirituel, on ne pouvait pas trouver dans le monde mortel quelque chose qui soit immortel. Il fallait le chercher dans le monde qui relève de l'immortalité. Donc, soit dans le ciel des astres, ou dans ce qu'il appelait le divin. Et alors, comment y avoir accès ? Eh bien, lorsqu'on observe, en se mettant dans l'état d'esprit de Paracelse, qu'est-ce qui dans ce monde est immortel ? Eh bien, c'est la mort. Quand quelque chose meurt, eh ben, c'est mort pour deux jours. Donc, le fait de faire fermenter une plante, c'est-à-dire qu'en fait, il n'y a pas seulement le fait que son énergie vitale quitte la plante, et qu'elle quitte encore, et tu la captes avec, avec les opérations alchimiques, avec un mercure, enfin, comme le disait à l'époque, ou un autre soufre, avec les opérations alchimiques, tu la captes. Mais il y avait aussi que, comme tu es dans le domaine de la mort, tu es dans le domaine de l'immortalité. Donc, cette vie qui venait de quitter la plante, avait à nouveau la vitalité, mais comme elle était dans un début de mort, elle est également dans un début d'immortalité à nouveau.
Et on laisse ces complexes comme pensée. Mais on retrouve là-dedans, si on la transpose, cette notion des deux intelligences dans l'homme : l'intelligence animale de la nature, et l'intelligence angélique qui vient du ciel de Dieu. Et la deuxième naissance de Paracelse. Je me suis souvent posé la question, et je pense que d'autres se sont posés la question : qu'est-ce que cette seconde naissance de Paracelse, elle sous-entend ? Mais le deep in the deep, ou du moins, je n'ai pas vu. Elle sous-entend une autre. Mais ce qui est important, ce n'est pas une mort pour une renaissance, c'est la deuxième naissance. Et je pense que cette deuxième naissance de Paracelse, elle est à mettre en lien avec sa vision du Père qui est dans le, dans le secret de la nature et de sa manifestation, et dans le secret de la lumière du Fils qui le révèle.
La seconde naissance, pour moi, mais ce n'est pas une vérité, mais c'est pour moi, et c'est ce que j'ai approfondi, c'est le, le fait que cette seconde intelligence de l'homme. Voilà. Alors, désolé en fait, à tous nos auditeurs, on a eu un petit problème de réseau, et donc on était en train de parler de ça et de Jean-Claude sur cette deuxième, sur cette deuxième naissance. Et donc, on va voir le secret de la deuxième naissance. Alors, le secret, je n'en sais rien, mais c'est une façon de voir cette deuxième naissance de Paracelse. Cette deuxième naissance est en lien avec la descente, avec la force du Christ, avec l'intelligence divine par rapport à la première naissance, qui est la naissance avec les mystères du Père et les mystères de la nature.
Ce que je pense, c'est que cette seconde naissance, malgré ce que j'ai pensé, doit avoir lieu un peu comme le processus de la fermentation, avant que la vie ne quitte. Par contre, il faut que quelque chose meure. Et c'est peut-être à mettre en lien avec ce déchet dont je parlais tout à l'heure, je l'avais appelé poison. Ce qui empoisonne l'homme, c'est ce qu'il ne, c'est ce qu'il ne nettoie pas. Donc, l'homme contient en lui un déchet. Ce déchet le rend malade, mais ce n'est pas le déchet des aliments qu'il mange. Donc, il y a un mystère là-dedans à avoir sur la prochaine chimique, c'est-à-dire l'approche chimique, à la fois séparer le pur de l'impur, mais aussi séparer le volatile du fixe. Ensuite, les réunir à nouveau. Donc, l'alchimie n'est pas juste une simple opération, elle est au moins double, si ce n'est triple, si on prend la notion de la quintessence où on fait descendre quelque chose qui n'était pas au départ.
Et pour Paracelse d'ailleurs, l'alchimiste, l'alchimiste est quelqu'un qui pousse les processus de la nature à leur terme. Certains, et c'est ce qu'on retrouve dans l'alchimie des métaux, les métaux ne sont pas tous à leur terme. Le terme des métaux, c'est soit l'or, ou pour certains, l'argent. Et je voudrais revenir là-dessus. Avant d'abord, je dois terminer sur la deuxième naissance. La deuxième naissance dans la vision de Paracelse, pour moi, et ça n'engage personne, et ce n'est pas une vérité, mais compte tenu que pour lui, l'intelligence, c'était la compréhension de la nature, la compréhension de la nature, c'était l'observation de la nature, c'est l'écoute de la nature, l'intégration des cycles de la nature pour pénétrer les mystères de la manifestation du Père. Mais pour les mettre en lumière, il fallait l'intelligence du Fils, qui est donnée des astres, des anges et de Dieu. Et cette seconde naissance, je pense que c'était un switch, on dirait aujourd'hui, c'est que petit à petit, on rentre dans le regard qui est guidé par cette intelligence angélique, sans oublier l'intelligence animale qui te fait comprendre les mystères du Père, mais avec l'œil de l'intelligence du Fils qui te révèle ce qui n'est pas encore dans le Père, c'est-à-dire l'aboutissement du monde, l'aboutissement des éléments, l'aboutissement de la vie, voire du sens de la vie. Mais ça n'engage que moi.
Depuis, Alexandre, et mais ça me plaît, mais d'une certaine manière, en fait, ça vient répondre un peu à cette idée d'immortalité que les alchimistes recherchent, puisque en fait, c'est la pierre philosophale est censée rapporter à une forme d'immortalité de l'être. Mais c'est une des capacités que la pierre philosophale doit offrir à celui qui en est son possesseur. D'où un certain nombre de légendes, notamment liées à Nicolas Flamel, par exemple, aussi, si on peut voir, on dit que Nicolas Flamel aurait survécu pendant des siècles, après le 13ème siècle, 14ème siècle, où il était en fait, où il vivait. Donc, il y a peut-être un peu cette idée, au travers de cette seconde naissance, au travers d'une forme de processus, j'allais dire alchimique, d'avoir cette pierre philosophale ou cette philosophie alchimique qui vient répondre à ce mystère. Tout du moins, là, c'est vrai, Paracelse, oui, oui.
Bon, c'est vrai, je voulais pas l'aborder parce que c'est un sujet délicat, parce que et là, on va retourner dans l'alchimie. Effectivement, certaines personnes, certaines autres, certains auteurs disent que c'est un des attributs de la pierre philosophale, c'est le communiquer non seulement le remède universel ou la jouvence, mais l'éternité. Je pourrais l'entrevoir comme ça, parce qu'effectivement, dans la deuxième naissance, on est dans l'intelligence du Fils. Mais là aussi, là aussi, et je me permets un petit écart qui n'est pas parasismique, et dans cette même réflexion, il y a un mystère dans la religion chrétienne, c'est le mystère de la résurrection. Surtout aujourd'hui, déjà qu'on croit plus à la chimie, alors résurrection. Mais prenons sous l'angle de Paracelse, mais encore un peu, encore sous un angle un peu plus vaste encore.
Et là, je fais, je n'aime pas la langue des oiseaux, mais je fais un tout petit, tout petit jeu de mots, enfin, tout petit jeu de mots, non, un petit tour d'esprit. Lorsqu'on prend le prologue de l'Évangile de Jean : "Au commencement était le Verbe, et le Verbe était avec Dieu, et le Verbe était Dieu", etc. Et on continue comme ça. D'accord ? Si on croit aussi, on suit le récit des Évangiles, à un moment donné, le Fils meurt, et quelques jours après, il ressuscite. On peut envisager la chose suivante : "Au commencement était le Verbe, et le Verbe était avec Dieu, et le Verbe était Dieu". Jésus est le Fils de Dieu, et il est Dieu. Donc, il est le Verbe. Donc, la résurrection du Christ, c'est la résurrection du Fils, c'est la résurrection de Dieu, c'est la résurrection du Verbe.
La résurrection du Christ peut être vue sous la forme : une fois qu'il est mort, et que personne ne l'a cru, personne ne l'a cru, d'accord ? C'était comme Paracelse, sauf que Paracelse n'est pas passé sur la croix. Il en a liquidé. Une fois qu'il est mort, même ses apôtres, autrement, abandonnés, il y en a qui l'ont vendu, l'autre qu'il a oublié, le troisième qu'il a régné, enfin, oublié, je ne sais pas. Mais même les apôtres n'y ont pas cru. Et une fois qu'il était mort, eh bien, ils ont compris ce qu'il voulait dire, c'est-à-dire le Verbe, la parole, les propos que tenait Jésus sont, après sa mort, ont germé dans l'intelligence des apôtres. Enfin, comme pour Paracelse, c'est-à-dire leur enseignant, leur Dieu intérieur, venait de s'exprimer. Venez d'entendre les paroles que Jésus avait dites pendant toute sa vie, et que les apôtres essayaient de comprendre, qu'ils ne comprenaient pas. Eh bien, c'est la résurrection de la parole de Jésus dans le Dieu intérieur des apôtres. Et on pourrait donc considérer la résurrection sous cet angle-là, c'est-à-dire les paroles du Christ, le Verbe, le Dieu, renaît dans l'intelligence, dans le regard et dans l'être des apôtres. Et comme promesse, dans celui de tous les chrétiens qui vivent cette renaissance.
Peut-être ce n'est pas Paracelse. On pourrait être poussé la pensée de Paracelse pour la confronter à cette façon de voir. D'une certaine manière, Paracelse est immortel encore aujourd'hui, puisqu'il voulait que vive encore dans notre temps de parole, d'une certaine façon. Je voulais pas le pire, mais c'est une façon non seulement de parler de l'immortalité des grands esprits, mais également de leur renaissance, lorsque quelqu'un capte intérieurement, parce que son enseignant intérieur, son maître intérieur, a été nourri par les paroles du Christ.
Mais je me suis inquiété, quartier qui voulait parler d'alchimie. Il y a un aspect aussi intéressant si l'alchimie cherchait par elle-même. Parce qu'il faut quand même revenir un peu sur l'alchimie. Paracelse, prétendait être alchimiste au sens historique des médicaments, mais il devait connaître les secrets de l'alchimie métallique, puisqu'il les a transposés. C'est lui d'ailleurs, je pense, et le fait qu'il ait transposé les principes chimiques de la chimie minérale et métallique au règne végétal, qui a donné ensuite tout ce qu'on a encore aujourd'hui et qu'on appelle la spagyrie au sens large, mais qui est plutôt sous-entendu l'alchimie sur les plantes et ce genre de choses.
On les plantes, les sels des plantes. Un aspect intéressant, mais je te l'ai dit tout à l'heure, que la réaction que je travaille pas d'alchimie métallique. J'ai lu des textes bien sûr, et je fais des rapprochements. Je vais pas parler des trois principes tout le monde, qui ont déconné pour ceux qui s'intéressent un petit peu, mais je vais parler d'un aspect également que tout le monde connaît, c'est la notion des métaux. Pour être, pour Paracelse et pour les alchimistes, tout est dans tout. Donc, dans les métaux, dans les sept métaux de Paracelse, cette méthode classique, eh bien, dans l'étain, on retrouve de l'argent, du mercure, du fer, de l'or. L'argent qui sera dans l'or, pareil. Dans l'argent, pareil. Chaque métal contient les sept métaux.
Alors aujourd'hui, on dirait : c'est n'importe quoi. Mais il faut le comprendre dans une approche alchimique, c'est-à-dire pour un alchimiste, il y a une forme d'unité de la matière. Ce n'est pas parce qu'elle s'exprime sous forme d'or, sous forme d'argent, sous forme d'étain, que à sa base, il n'y a pas un élément unique, unique, qui se spécifie dans une particularité au fur et à mesure de sa maturation. Pour Paracelse, les métaux ont tous leur germe au cœur de la terre, comme chez les anciens Grecs. Et ensuite, à travers, comme si c'est vraiment dans la représentation des anciens Grecs, il y a un soufre et un souffle qui pousse ces métaux à travers la, travers la terre, et ils mûrissent dans les veines, dans les veines des mines pour arriver à la surface plus ou moins parfait. L'or étant le plus parfait, l'or qu'ils ont un peu moins, et le fer le moins.
Et surtout, ce qui est intéressant dans l'approche de Paracelse, pas pour les métaux, c'est que, ils ont, c'est comme ça que Paracelse s'exprime, je ne comprends pas, mais c'est comme ça qu'il exprime, c'est que selon le mélange de ces sept métaux et la façon dont ils s'expriment, et la façon dont ils ont mûri, qu'ils font un métal nouveau. Ils créent un ensemble cohérent qui est l'étain, le plomb, le fer, et cetera. Et alors, ce qui est intéressant en alchimie, c'est que souvent, on parle de la transmutation des métaux en argent ou de la transmutation des métaux en or, avec, avec certains textes qui te parlent de la poudre de projection rouge, de la poudre blanche, et cetera. Pourquoi ces deux métaux ? Pour Paracelse, pour Paracelse, l'or est, pour la plupart des alchimistes, l'or, c'est la perfection du règne métallique. Donc, l'alchimiste, ce qu'il va faire, c'est transformer.
Des métaux, ville qui n'en manquent donc pas. La maturité, mais il va mettre la nature et ses connaissances et le contexte en condition de terminer l'œuvre de la nature. Et cette œuvre de la nature, il est capable de la comprendre et de la faire. Pourquoi l'or existe dans la nature ? Donc le mystère pour transformer les métaux en or existe, même s'il n'apparaît pas au premier regard.
L'alchimiste, la quête de l'alchimiste va être de découvrir les opérations de la nature, et pas seulement les opérations de la nature apparente, mais de la nature nature, qui fait que dans la structure du monde, eh bien, on va les amener, le métal, à sa perfection. Donc là, on représente la perfection des métaux. L'argent représente autre chose. Pour Paracelse, l'argent contient tous les sept métaux dans un équilibre parfait. Et c'est assez curieux, on a deux notions de perfection : l'une est un équilibre parfait des sept métaux, et l'autre qui est la perfection du règne métallique. Et c'est quelque chose qui n'est pas profond, dit dans la littérature de Paracelse, et pas forcément dans la littérature des alchimistes, mais moi, ça m'intéresse, ces deux notions de perfection. L'une qui relève de l'équilibre, et on retrouve là une notion très hermétique. Et l'autre qui relève de la maturation, du fait que quelque chose est mené à son terme. Il y a comme, il y a comme, on retrouve ça dans la lune et le soleil, un symbole de la lune et du soleil. Donc beaucoup de traités d'alchimie, il est important que l'aspect lune et soleil soit réuni, qui se rencontrent. Et où cet aspect m'intéresse beaucoup, parce qu'il y a deux notions de perfection. Quand je me répète, la perfection de l'équilibre harmonieux et la perfection des choses amenées à leur terme. Donc le soleil, la lune, où l'or et l'argent, la poudre blanche, la poudre rouge, la transmutation en argent, la transmutation en or. C'est intéressant.
Et si tu le permets, je voudrais dire quelque chose d'autre par rapport à la perfection chez Paracelse. Souvent, on m'a dit que la perfection n'existe pas dans ce monde. Pour Paracelse, bien sûr, tu t'imagines, ces foutaises ! Et il va engueuler le mec pendant 30 jours en disant : "T'as rien compris à rien !" Mais vers, faisons, parce que je pensais vraiment pas à Paracelse, puis doit ce qu'il exprime envers ses détracteurs, ses détracteurs. La perfection, chez Paracelse, elle est dans toute chose. Qu'elles contiennent du sel et du volatil, du poison, du soufre. La perfection est en toute chose. Mais elle devient imparfaite dès que tu la prends pour autre chose qu'elle est. Tu vois la vision qu'il avait ? Tu vois la vision qu'il avait ? Ce qu'on peut comprendre cette vision seulement si on intègre le fait qu'il intègre l'intégralité du monde comme ayant une envolée, une origine dans la chose qu'il observe. Tu prends une rose pour une rose, elle est parfaite. Et encore, et encore, quand tu la prends pour une rose, c'est l'image que tu as de la rose. Et la réduction dans le bouquin explique. Mais pour Paracelse, tu prends les choses telles qu'elles sont, elles sont parfaites. Il n'y a rien à dire, rien à dire. Dès que tu la prends pour autre chose qu'elle est, apparaît le disharmonie, après une fracture, apparaît une maladie, apparaît quelque chose qui va troubler, non pas l'ordre naturel, qui va troubler la perfection naturelle. Il y a peut-être un peu cette notion d'équilibre et de déséquilibre aussi derrière cette vision des choses. C'est-à-dire qu'à partir du moment où en fait, on prend une rose dans sa globalité, associée au champ, associée à la nature, eh bien, elle est là, en fait, c'est parfait. Mais à partir du moment où on l'isole, en fait, en tant que telle, eh bien, c'est cet isolement, en fait, qui fait qu'elle est coupée du tout, et là, il y a quelque chose qui se déséquilibre.
Je voudrais, parce que l'heure avance, je voudrais continuer sur cette dernière pensée pour revenir à ce qu'en général toutes les personnes qui s'intéressent à Paracelse connaissent, c'est ce fameux, c'est ce fameux dicton qu'il a fait graver sur une de ses, qu'il a rajouté sur une de ses gravures. Alors, je ne sais pas si je la traduis correctement, je la connais pas en allemand, mais elle est souvent traduite de la façon suivante. Je donne deux traductions, elle est sûrement différente entre les deux. "Se complètent pour Paracelse, et il s'adresse à l'humain : Nul ne doit être un autre s'il peut être lui-même." Ou alors, dans une autre traduction : "Nul ne doit appartenir à un autre s'il peut appartenir à lui-même." Appartenir au sens du Moyen Âge, où se passer, c'est-à-dire, tu appartiens à un autre dès que tu dépends de l'autre dans sa façon de penser, dans sa façon de nourrir, dans sa façon de vivre. Et aussi, donc pour le médecin : "Nul ne doit être un autre s'il peut être lui-même." Donc, tu vois, ces deux aspects de la pensée de Paracelse.
"Terrien, OK, tu peux être un autre, il y a aucune perte, ni rien." Je vois, enfin, rien dire, rien de plus qu'un autre, ça veut dire que l'autre n'est rien et était un genre de copier-coller, quoi. Mais il dit bien que nul ne doit être un autre si tu peux être sûr toi-même. Nul ne doit paraître appartenir à quelqu'un d'autre s'il peut appartenir à soi-même. Et il y a là cette exigence d'autonomie, cette exigence du vécu, cette exigence du, du pas de l'honnêteté, mais de la du témoignage vécu qui montre cet aspect autonome. Personne ne pouvait rien dire à Paracelse, non pas parce qu'il était, il était colérique et autres, il était aussi, mais c'est parce qu'il respectait sa, il respecte le pratiquer pour lui-même, il le disait aux autres et il attendait de ça. Et tu vois donc pourquoi je fais ce lien : toutes les choses sont parfaites si tu les prends pour ce qu'elles sont, et nul ne doit être un autre s'il peut être lui-même. Tu vois, on peut aujourd'hui, des psychologues pourraient continuer à travailler là-dessus en disant que c'est ce qu'il attendait du monde qui soit accepté. Mais bon, ça, c'est tout le monde, tout le monde aimerait être reconnu. Mais qui peut reconnaître Paracelse ? Personne. Personne à son époque, on avait la capacité, dans l'entendement, la vision qu'ils étaient capables de reconnaître Paracelse. Donc, on voit le colérique qui sont livrés, il testait sur lui-même ses médicaments, qui tarde à s'empoisonner à mourir avant 50 ans, tu vois.
Je vois que l'heure avance. C'est toi qui es le gardien du temps. Je suis gardien du temps. Mais bon, c'est quand même assez intéressant. Alors, c'est vrai que tout ce que tu dis, on, ça mériterait presque une deuxième, une deuxième soirée en fait, pour aller encore plus loin et puis avancer plus profondément. Moi, je propose en fait à nos auditeurs qui nous envoient quelques, quelques éléments pour essayer de faire, faire la prochaine fois aussi des questions-réponses ou d'autres choses. Si cette émission vous a intéressé, si ça, ça vous a passionné sur le sujet de l'alchimie et de Paracelse, envoyez-nous en fait, aux studios, un petit, un petit message en disant : "On veut une nouvelle émission avec Jean-Claude Pascal", et puis on verra ce qu'on peut faire. Donc, ça sera avec grand plaisir que je referai une soirée avec toi. C'est vrai que, ben, je voulais aussi qu'on aborde un petit peu tes autres activités. On n'a pas eu trop le temps, mais notamment, tu as fait pas mal d'interviews d'alchimistes. Donc, tu as un site, enfin, c'est plutôt, plutôt une chaîne YouTube également qui est Rémora Hermetica. Donc, sur YouTube, si vous tapez Rémora Hermetica, vous allez accéder aux différentes vidéos que tu as faites. Et donc, tu as interviewé quelques personnes. Je vois aussi que tu as fait une conférence sur le thème : "Alchimie et physique quantique", et c'est vrai que c'est aussi un sujet qui est passionnant, et il y a beaucoup de liens, en fait, de connexion. Donc, je vous invite à tous d'aller voir le site, enfin, et d'aller voir plusieurs autres émissions que Jean-Claude a réalisées. Peut-être, tu peux nous dire un petit peu sur cette activité en fait ?
Non, je te remercie, Pierre-Alexandre, d'aborder ça. Alors, qu'est-ce que je fais ? Bon, moi, je travaille, je suis pas dans le trade. J'ai eu une activité qui me prend, qui me prend mon temps. Je ne vends pas de cours d'alchimie, je ne vends pas de conférences. Mais à un moment donné, je voulais aller plus loin dans l'alchimie. J'étais donc commencé à pratiquer un petit peu quelque chose qui est proche de l'alchimie de Paracelse, commencé avec les métaux, un petit peu à quelle technique des philosophes de la nature de l'école de Dupuy, mais dans cet esprit d'alchimie, essayer de chercher l'extraction de la quintessence, de l'être premier de Paracelse, les sels, la volatilisation de ces pépites. Petit à petit, j'aimerais quand même aller vers les métaux avec les alcalis, les sels vitriolés, tout ça, ça viendra, ça viendra. Mais qu'est-ce que je fais ? Donc, je me suis dit : "Je veux rencontrer des alchimistes." Et je me suis dit : "Pour rencontrer des alchimistes, allons les chercher." Il y a des alchimistes qui vont accueillir, qui m'ont dit, il y a d'autres qui vont raconter des trucs intéressants, d'autres encore plus intéressants. Toujours est-il que toutes les personnes que j'ai rencontrées m'ont enrichi. Je préserve leur discrétion. Et ceux qui acceptent que l'entretien soit enregistré, comme tu l'as fait, sauf que je ne suis pas optimiste, je suis passionné par l'alchimie. Et bien, je leur ai proposé à un moment donné : "Est-ce qu'on peut enregistrer ? On enregistre ce moment et puis je le mets sur ma chaîne qui est sans prétention." L'entretien est en général sans coupure pour les personnes, pour les jeunes qui sont intéressés par l'alchimie, parce que l'alchimie, c'est une façon de penser, c'est une façon de voir le monde, c'est une façon aujourd'hui aussi de réenchanter le monde. Et peut-être, si jamais on fait une autre émission, on pourra parler peut-être de ce que l'alchimie peut apporter aujourd'hui. Eh bien, je pense qu'elle a énormément apporté aujourd'hui. Donc, qu'est-ce que je fais ? Pendant deux ans, j'ai rien fait. Et lorsque je rencontre des alchimistes, et bien, on rencontre, on a des échanges passionnants. Certains ne veulent pas être connus, ne veulent pas être diffusés, travaillent dans l'ombre comme au Moyen Âge, dans leur cave. Puis d'autres, d'autres utilisent leurs connaissances en alchimie, et bien, pour en faire profiter d'autres personnes, comme toi, par exemple, ou d'autres personnes. Donc, la seule chose que j'ai, c'est un site dans lequel je mets les vidéos YouTube qui sont comme elles sont prises dans le présent, sans coupure. Et puis, c'est de la matière brute. Si quelqu'un voulait en faire quelque chose avec, il extrait ce qui m'intéresse. Voilà. Donc, je vous invite à tous d'aller voir la chaîne YouTube en fait de Jean-Claude.
Voilà, c'est ça. Vous permettra de le découvrir plus profondément sur d'autres, d'autres thèmes ou d'autres sujets. Peut-être un point, Alexandre, du sujet. Oui, tu as dit : "Qu'est-ce que je fais ?" Il y a trois domaines qui m'intéressent particulièrement : c'est l'hermétisme, et donc un de ses corollaires, l'alchimie. Mais un des autres corollaires, c'est la rencontre avec la conscience cosmique. Ce sont ces deux, trois thèmes que j'aime bien et que j'ai approfondis. Et voilà, si tu me demandais ce que je fais, si, donc, j'aime bien aborder ces sujets, la connaissance, l'hermétisme, je découpe. Voilà.
En tout cas, merci. Alors, comme d'habitude, en fait, je vais revenir un peu sur les différentes activités qu'on a dans le cadre, soit de Alchemy A, puisque dans le cadre de Alchemy A, on distribue nos livres. Donc, si vous êtes intéressé d'aller voir un petit peu les différentes publications que j'ai faites. Et d'ailleurs, on a un projet là, donc un livre qui devrait aboutir d'ici peu, normalement à la mi-février, qui sera sur les Antonins, et notamment sur Saint-Antoine-l'Abbaye, écrit avec la personne, on va dire, qu'il a fondé l'association des Amis des Antonins. Les Antonins, c'est ce groupe de moines alchimistes, presque au Moyen Âge, qui soignaient la maladie du feu de Saint-Antoine, ou le mal des ardents. Et donc, ben, c'est un livre qui est sur l'abbaye de, enfin, l'église de Saint-Antoine-l'Abbaye, qui est assez extraordinaire parce qu'il y a plein de symboles, il y a plein d'éléments cachés, et il y a aussi une forme d'alchimie à Saint-Antoine. Donc, voilà, ça sera un prochain livre. N'hésitez pas à aller voir sur le sur le site Alchemy A. Et à partir de mars aussi, je vais reprendre mes visites et mes différentes activités. Vous pouvez aller sur mon Facebook pour pour voir tous les renseignements. Sinon, dans le cadre des studios, vous avez les prochaines master classes qui vont avoir lieu, où j'anime toujours une formation de géobiologie, un cours de géobiologie sous forme de master class avec tous les deux ou trois semaines, vous avez une vision, donc master class sur le sujet. Vous avez plein d'autres auteurs, il faut aller sur le site des studios pour voir un peu toutes ces activités qui ne peuvent que vous enrichir et vous apporter. Vous avez aussi Pascal Boucher qui fait une master class sur le sujet de l'alchimie. Les prochaines émissions donc des studios, vous avez bien sûr toujours des séances de voyance qui sont live, et la prochaine donc sera le 30 janvier avec Mira, à 11 heures. Sinon, donc, vous avez aussi des conférences sur la méditation, des présentations sur l'alchimie que vous aurez également. Vous avez toujours les rendez-vous avec Pythie. En fait, n'hésitez pas à aller voir sur le site des studios point fr pour ces prochaines activités. Quant à moi, j'aurai une prochaine émission qui sera avec Nicolas Allemand sur des thèmes liés à l'alchimie, la magie, et peut-être que nous aborderons aussi le sujet de la théologie, puisque c'est quelqu'un qui se passionne de tous ces thèmes et qui a fait véritablement des parallèles, mais même qui a été formé et initié à une approche associant l'alchimie et la magie. Donc, Nicolas Allemand, qui sera donc avec moi le 4 mars à 20 heures dans ces rendez-vous de l'alchimie. Voilà.
En tout cas, je te remercie de cette belle émission de ce soir. Alors, comme avec tous mes intervenants, en fait, et bien, je demande toujours si tu as un petit mot pour la fin, un petit conseil, un livre, quelque chose pour quelqu'un qui pourrait être passionné d'alchimie, qu'est-ce que, qu'est-ce que tu pourrais lui conseiller, voilà, philosophiquement ou littérairement, qu'est-ce que tu as comme pensée ? Ma pensée, c'était le mot de la fin. Je dirais à tous les jeunes, à tous les passionnés : ne soyez pas un autre si vous pouvez être vous-même. Et faites confiance au regard direct, à l'intuition qui est unique et sensible à cette intelligence angélique dont parle Paracelse. Faites confiance, soyez à l'écoute, regardez au-delà de ce que vous avez, de ce qui ne voit pas au premier regard. Et éventuellement, lisez les livres de Paracelse, et qu'ils vous encouragent. Donc, c'est ça : ne soyez pas, n'appartenez pas à un autre s'il pouvait être à part, l'autonomie.
En tout cas, merci beaucoup pour ces échanges. C'est vrai que ça a été très riche et puis ça nous a permis vraiment de découvrir Paracelse avec un autre regard. Merci mille fois pour ta présence. Et puis, on verra pour une prochaine, peut-être une prochaine émission si nos auditeurs sont intéressés. Vous pouvez également aller sur mon Facebook, donc Pierre-Alexandre Nicolas, vous pouvez mettre des petits messages en lien avec l'émission. Et vous pouvez voir le lien YouTube en fait que vous reverrez autant de fois que vous voulez pour si vous êtes intéressé par pour revoir cette émission. Merci à tous en tout cas, et on vous souhaite une bonne soirée. Portez-vous bien et voilà, et à très bientôt sur les sur les chemins de l'alchimie. Merci.