📱

Get Our Mobile App

Take your business learning on the go!

Download on the App StoreGet it on Google Play

#11 - Raconte-moi An Nour : Le bon vivre ensemble - partie 3 : aidez au mariage ! [RAMADHAN Séries]

Coran de mon Coeur51:55

Transcription

Bienvenue dans "Raconte-moi en Nour", ta nouvelle série pendant ce mois béni de Ramadan, au sein du podcast "Coran de ton cœur". Moi, c'est Ab, enseignante et éternelle étudiante du Coran. Cette année, je t'invite à marcher vers la lumière avec Sourate An-Nour, cette sourate qui éclaire les cœurs, purifie les âmes et nous guide vers la clarté dont nous avons tant besoin face aux défis de notre époque actuelle. "Raconte-moi en Nour", pour éclairer ton chemin, une lumière pour éclairer ta vie.

[Musique]

Minanir bmirmanir.

[Musique]

Faqim Allah fa la wasa'im wa fifina laidun nikahata yniumullu min fadh walladina yabtagunal kitaba mimma makat aanukum fatibuhum fatibum imtum fimira wauhum mmaillahad atum w tukrihu.

[Musique]

Fuma in adna t litabtagu litabtagu arad hati dunya w yukrihun fah min ba.

[Musique]

[Musique]

[Musique]

Et mariez les célibataires d'entre vous, et les gens de bien parmi vos serviteurs, hommes et femmes. S'ils sont dans le besoin, Allah les rendra riches par Sa grâce, car la grâce d'Allah est immense et Il est Omniscient. Et que ceux qui n'ont pas de quoi se marier cherchent à rester chastes jusqu'à ce qu'Allah les enrichisse par Sa grâce. Ceux de vos serviteurs qui cherchent un contrat d'affranchissement, concluez ce contrat avec eux. Et si vous reconnaissez du bien en eux, alors donnez-leur des biens d'Allah qu'Il vous a accordés. Et dans votre recherche des profits passagers de la vie présente, ne contraignez pas vos femmes servantes à la prostitution. Et si elles veulent rester chastes, si on les y contraint, Allah leur accordera après qu'elles aient été contraintes Son pardon et Sa Rahma. Nous avons effectivement fait descendre vers vous des versets clairs, donnant une parabole de ceux qui ont vécu avant vous et une exhortation pour les pieux.

Sourate Nour, Aayat 32 à 34.

Am, ahm. Très content de te retrouver pour la suite de nos épisodes sur Sourate An-Nour. "Raconte-moi en Nour". Et on était en train de compléter la dernière loi, on va dire, qu'Allah Ta'ala donne pour le bon vivre ensemble, et justement pour servir de prévention à la turpitude dans la société. Donc, prévenir la corruption sociétale, le désordre de société. Et il nous montre que ça passe par des petites, ou plutôt des petites actions qui ont des grandes conséquences. Donc, baisser la paupière, c'est petit, mais ça a une grande conséquence.

Et donc, Allah Ta'ala continue. Et là, tu vois qu'il va en entonnoir. Donc, il commence par parler devant, quand on est devant les maisons, puis après, il parle un peu, il commence à parler dans l'intérieur des maisons. Et là, il nous parle de comment justement amener les gens à avoir aussi leur propre maison. Là, il commence fort. Là, si tu as remarqué, il n'a pas dit, il n'a pas dit "dites-leur", c'est Allah qui parle directement. Donc, ça reprend un ton plus solennel. Ça reprend un ton plus, c'est ça, plus solennel, plus grave, dans le sens, les gens, c'est très important ce que je vais vous dire, là, encore plus important, peut-être, que ce qui était avant.

"C'est marier les célibataires". Et ici, tu connais le verbe qu'il emploie pour dire, il n'a pas dit, il a dit "c'est aussi un mariage". Donc, on peut le comprendre dans le sens de l'acte intime au sein d'un mariage, ou de l'acte intime tout court. Et là, il parle du mariage en parlant de l'acte intime. Et c'est un peu logique, quand il nous parle depuis le début de la sourate d'une intimité qui est faite dans le péché, quand il nous parle du fait de préserver notre intimité, de baisser le regard, quand il parle du fait d'abaisser le regard, préserver l'intimité, pour qui ? Pour les épouses, pour les époux. Donc, là, c'est assez clair.

Donc, la suite logique ici, c'est de dire : "D'accord, en gros, on peut pas nous dire d'éviter la turpitude, d'éviter le zina, de baisser le regard, de préserver notre chasteté, de se couvrir devant tous ces hommes et toutes ces femmes devant qui on ne peut pas découvrir nos cheveux, et le reste, et ainsi de suite, et ne pas rentrer dans l'intimité des gens quand on parle des bouillottes." Et bien, ça, ça veut dire quoi ? Ça veut dire, je sors pas de chez moi, je suis, on a l'impression finalement, c'est, tu restes là-bas, tu bouges pas.

Et là, Allah vient en disant : "Si je te dis de ne pas faire ceci ou de ne pas faire cela, c'est pour t'ouvrir la porte pour que tu fasses quelque chose qui te préservera d'aller vers ce vers quoi je t'ai dit de ne pas aller." Et là, il donne une solution claire, nette, simple, efficace. Et il le dit vraiment, faut le comprendre avec un point d'exclamation : "Mariez les célibataires, s'il vous plaît, mariez les célibataires." Ceux qui le recherchent, du moins, parce qu'il y a des personnes peut-être qui ne veulent pas se marier. C'est pas une obligation. C'est pas une obligation non plus. Ça dépend de la situation, de la période. Il faut que ce soit le bon moment, que la personne soit prête.

Mais là, il parle des célibataires. Et ici, il dit "Ayama, Ayama". Donc, c'est le pluriel de "ayimoun", donc qui veut dire célibataire. Et ça inclut que ce soit des gens jamais mariés, que ce soit des gens veufs, ou des gens divorcés. Donc, là, il est assez clair, en fait. Il dit : "Mariez vos jeunes." Et ce qui est beau, c'est qu'il ne s'adresse pas aux gens qui doivent se marier, il ne s'adresse pas aux célibataires. Il s'adresse à ceux qu'ils ont autour d'eux, des célibataires. Il appelle à la responsabilité.

Tu te rappelles, à la fin de la, de la dernière fois, j'avais parlé de cette notion de solidarité qu'Allah appelle en disant : "Vous êtes une, vous êtes un groupe, vous êtes tous ensemble, vous devez vous soutenir tous ensemble." Dans ça, vous êtes une communauté. C'est vous, en fait, qui portez. Et là, il continue dans cette logique. En gros, vous ne pouvez pas rester indifférent et comme ça, à ceux qui ne sont pas mariés. Parce que vous, si vous êtes marié, vous êtes tranquille dans votre foyer, ou vous ne voulez plus vous marier, ou bien vous êtes séparé, peu importe, mais vous êtes dans votre tranquillité. En fait, vous avez une part de responsabilité dans ce qui se passe autour de vous.

Parce que le musulman, la musulmane, c'est lui, sa famille, la société, la Ummah. Il ne peut pas réfléchir que pour lui et dire : "Ma famille, ça m'intéresse pas, c'est que moi." Il ne peut pas penser qu'à sa famille et s'oublier et oublier la Ummah. Et il ne peut pas être tout le temps avec la Ummah, tout le temps à la mosquée, tout le temps en train d'aider, tout le temps dans les assauts, et laisser sa famille et se négliger lui. Donc, il y a un équilibre.

Et là, quand il dit "Mariez les célibataires parmi vous", ça veut dire en fait, tu ne peux pas, tu ne dois pas penser qu'à toi. Tu ne dois pas, s'il y a une opportunité, tu sais que deux personnes peuvent matcher, tu sais que tu peux faire quelque chose, et tu dis : "Moi, je veux pas prendre de responsabilités, je veux pas prendre de risques, et cetera." Et je trouve que c'est très utile de parler de cette a, encore plus aujourd'hui, parce que ça, c'est quelque chose qui se faisait beaucoup plus souvent avant, marier les gens, proposer, les accompagner. Parce que quand on dit "marier", c'est pas seulement présenter les gens, c'est aussi les préparer au mariage, en fait.

Et là, aujourd'hui, de plus en plus, bon, il y avait une période où là, ça va peut-être un peu mieux, mais il y avait une période où les gens ne présentaient quasiment plus les autres pour le mariage, parce que on veut pas prendre de risque, parce qu'en fait, j'ai peur que ça retombe sur moi, on va dire que c'est moi qui l'ai présenté, si ça se passe pas bien, c'est moi qu'on va voir à la fin. Les gens, j'ai envie de dire une chose : on est des respons, on n'est pas des bébés, on n'est pas des petits gamins, ok ? C'est des adultes qui peuplent cette terre et qui éduquent les enfants. Donc, on agit en adulte responsable.

Quelqu'un à qui on a présenté une personne, on la contraint pas, c'est à elle de prendre sa décision. Souvent, les personnes qui demandent, c'est vrai, qui demandent à chaque fois qu'on leur présente des gens, c'est eux qui font la démarche. On leur présente des gens, et quand ils sont pas contents : "Ah, mais pourquoi tu m'as présenté celui-là ?" Mais est-ce que je t'ai dit de, est-ce que je t'ai forcé en fait ? Après, les personnes qui présentent doivent être intelligentes aussi. Si, avant de prendre la responsabilité de présenter quelqu'un, la personne à qui tu la présentes, bah, potentiellement, tu la connais, tu connais ses limites, tu sais ce qu'elle peut, ce qu'elle ne peut pas faire, ce qu'elle aime, ce qu'elle n'aime pas. Donc, fonce pas en lui disant : "Bon, je crois qu'il y a lui, vous devez matcher, vous êtes de la même région, ou bien, je sais pas, ou bien il cherche juste à se marier, tu cherches à te marier, et on se pose pas de questions." Tiens, non, faut être intelligent.

Tu as remarqué, intelligence émotionnelle, depuis le début de la sourate, c'est un peu ça, l'intelligence émotionnelle. On sait, et si on ne sait pas aujourd'hui, il y a des possibilités. Tu peux aller à certaines rencontres où ils organisent ça de manière intelligente, comment aider les gens à rencontrer d'autres personnes. Je ne vais pas citer de noms ici, parce que je ne suis pas forcément, je ne connais pas bien ces agences-là et cetera pour pouvoir vraiment en parler directement. Ce ne sont pas des personnes que je connais directement, mais il y en a. Donc, il existe, il faut chercher, on les trouve. Si ces gens veulent se manifester, ils peuvent mettre des commentaires sous cette, sur la vidéo, enfin YouTube, parce que du coup, le podcast, là où on peut mettre des commentaires, en tous les épisodes, c'est sur YouTube. Donc, faut pas hésiter à, à me contacter ou à le, ou à le mettre en commentaire, plutôt.

Et bien, il y a des possibilités. Il faut marier les gens. Et là, Allah parle de gens qui en ont besoin, qui sont en recherche. D'ailleurs, sur le reste de la aya, il va surtout parler du fait de faciliter le mariage à ceux qui veulent le mariage, de ne pas leur mettre des bâtons dans les roues, he, les parents, de ne pas bloquer, de faciliter la tâche. Il donne même des solutions pour ceux qui n'ont pas les moyens, que ça ne doit pas être, on ne doit pas s'arrêter à ça. Il n'est pas en train de dire : "Si vous n'avez pas d'argent, c'est pas grave, faut les marier quand même." Faut les marier quand même. C'est des qualités qui comptent, ce n'est pas ce qu'il dit. Mais il dit que si, si on trouve, donc quand il y a is, il y a la bonté, il y a la foi, il y a la pureté, il y a cette, il y a cette clarté chez la personne, et cette maturité, cette capacité à être en foyer, même si cette personne n'a pas les moyens, il y a des solutions pour lui faire avoir les moyens et qu'il puisse se marier.

Allah ici, il ne fait pas déroger à la règle. Les hommes, il leur permet pas de déroger à la règle. Ici, dans ces aayat, il vient rappeler les notions de qawam. Attention, ça fait partie des conditions de qawam, subvenir aux besoins de la famille. Tu ne dérogeras pas à ça. Par contre, si au moment où tu souhaites te marier, tu croises une bonne personne, ou bien tu es dans une démarche où tu as besoin de te marier sur le plan physique, hormonal, sur le plan de te, d'être avec quelqu'un, de partager ton quotidien avec quelqu'un, sur plein de plans, et on ne juge personne. La personne qui veut se marier, c'est honorable. Ras m'avait parlé de plein de choses par rapport à ça. Une parole, par exemple, où il disait qu'il ne voit pas de meilleure issue pour deux personnes qui s'aiment que le mariage. Il ne voit pas d'autre issue. C'est pour dire, en fait, qu'il y a des choses qui poussent les gens à vouloir se marier.

Donc, quand quelqu'un aime, ou a vu quelqu'un dont il apprécie les caractéristiques, et il veut se marier, aider ces gens. S'ils sont compat, s'ils sont pieux, s'ils peuvent aller ensemble, pourquoi bloquer pour de l'argent ? Il y a des solutions. Et c'est ce qu'on va voir ici. Donc, Allah dit : "Mariez les célibataires parmi vous." Et là, il rajoute : "Et les gens pieux parmi vos serviteurs, femmes et hommes." Et là, je vais attendre la suivante pour décrire ça, parce que c'est vrai qu'il y a des gens, quand ils lisent ce passage-là, il y a un côté qui choque, c'est : "Pourquoi ça parle de serviteurs ? Pourquoi ça parle d'esclave ? Pourquoi ça parle d'affranchir ?" Comment ça se fait ? Et puis, il nous tombe dessus. Des fois, j'ai eu des débats avec, avec des sœurs, mais je comprends pas pourquoi le, le, ici, Allah n'a pas profité pour pour abolir complètement l'esclavage et cetera.

Là, je dis : "Doucement." Quand tu as lu le Coran, tu as commencé, tu as mis les lunettes de alhamdulillah, donc sois reconnaissant. Quand tu commences Sourate Nour, aussi, les lunettes, la lunette de la clarté. Là, on va arriver sur Aayat Nour bientôt. On ne lit pas le Coran avec l'œil critique. Je pense que depuis que tu m'entends parler du Coran, et encore plus avec Sourate Nour, tu as compris qu'Allah Ta'ala veut notre bien, et que tu as compris que des fois, la première, comment dire, la première impression n'est pas toujours la bonne. Qu'Allah Ta'ala, c'est pour ça qu'il nous demande de faire tawakkul, de chercher dans le doubour, des choses, l'arrière des choses, aller creuser.

Ce serait trop facile de savoir et à tout comme ça, sans réfléchir. Il faut aller chercher l'information. Qu'Allah te demande de chercher. Ce qu'il te donne, il veut que tu sois curieux, comme un professeur qui aime les élèves qui posent des questions, qui creusent, qui veulent détailler, qui font des exercices en plus, et cetera. C'est ça qu'il faut faire. Qu'il y a une explication à ça, et on va la voir après. C'est pour ça que je détaille pas ici, parce que le détaille après, on va revenir dessus.

Donc, il dit : "Et Allah, là aussi, on a, c'est celui qui est, qui fait preuve de largesse." Quelque chose de wasi', c'est quelque chose de grand, de vaste. Et alim, il connaît tout. C'est, il connaît tout ce dont les gens ont besoin. Celui qui veut se marier, celui qui recherche à se marier, celui qui veut aider au mariage, et cetera. Allah sait. Il sait. C'est comme consolation pour ceux qui veulent être dans une situation et qui peuvent ou qui ne peuvent pas. Allah sait. Et il est là.

Où vous voulez restreindre, soit vous restreindre vous, soit restreindre les gens, soit vous vous vous limitez parce que vous pensez à ne pas avoir assez de moyens et cetera. Allah ici est en train de dire : "Arrête de te, de dire que j'ai peu de moyens, j'ai des moyens qui n'impressionneront aucune, aucune dame, aucune femme, aucun, aucun mahram, aucun responsable de cette dame, aucun, euh, responsable de cette famille-là." Ou une femme : "Bah non, c'est compliqué, j'ai pas assez de ça, j'ai pas assez de ça." Allah, il est en train de dire : "Mais pourquoi est-ce que tu veux me limiter ?" C'est impressionnant de dire ça comme ça. Imagine qu'Allah est en train de te dire : "Pourquoi tentes-tu de me limiter, alors que c'est impossible de le faire ?" Mais on dirait que tu essaies de le faire.

Ah, pourquoi ? Bah, parce que tu, tu es en train de douter, tu es en train de, de dire que tu n'es pas assez bien pour te marier, ou que l'autre n'est pas assez ceci, ou tu n'as pas assez cela. C'est ce que tu es en train de dire. Tu es en train, en pensant te limiter, tu tentes de me limiter, parce que tout est possible pour moi. Alors, pourquoi est-ce que ce que tu devrais pas faire, c'est demander à Allah ? Dans la sourate, il a dit qu'il est Samim. Il veut que tu viennes lui demander. Peut-être que la première étape, avant d'aller dire : "Je ne sais quoi", c'est de venir lui demander, lui qui sait tout, à quel moment il te donne ce que tu as besoin, avec qui il va te le donner, dans quelle circonstance, où, comment, et cetera. Laissons à Allah la charge du comment, et nous, on fait les causes.

Et ensuite, la suivante. Il dit : "Et donc, et ceux qui n'ont pas de quoi se marier." Donc, et là, souvent, c'est traduit par : "Et ceux qui, souvent, c'est traduit par ceux qui n'ont pas les moyens." Mais Allah dit : "Donc, ça veut dire ceux qui ne trouvent pas le mariage." Ça inclut à la fois ceux qui n'ont pas les moyens financiers, quand on parle des hommes, surtout, et ça inclut aussi ceux qui, tout simplement, n'ont pas trouvé le bon prétendant ou la bonne prétendante, ou le bon match, en fait, tout simplement. Ça peut inclure ces deux-là. Donc, ceux pour qui il n'y a pas eu de situation. Et des personnes, ce n'est pas une faute de moyen, ce n'est pas un manque de, de, de cause ou de asbab, c'est juste que ça ne s'est pas présenté encore.

Et donc, Allah Ta'ala ne tient pas à rigueur de ça. Il, il parle justement de : "Et ceux qui n'ont pas encore trouvé la possibilité de se marier." Donc, nikah. Et là, il rappelle encore nikah. Donc, ils n'ont pas trouvé la possibilité d'être dans un cadre licite pour avoir des relations avec des gens. Et là, quand Allah le mentionne ici, il est en train vraiment de rappeler que c'est une nature, que c'est humain, en fait, de vouloir, euh, partager une intimité avec quelqu'un dans les cadres, le cadre sain du mariage. Il n'y a pas, en fait, à culpabiliser que ce soit homme ou femme d'avoir les hormones qui, qui nous fatiguent, d'avoir des envies ou des pulsions. Ce n'est pas mauvais, c'est ce qu'on en fait, ce qu'on en fait pas, qui l'est.

Donc, là, Allah donne une solution. Et il dit que ceux qui, finalement, n'ont pas la possibilité, il dit : "Donc, ifaf", ça veut dire le fait de se contrôler, le fait de se restreindre, le fait d'éteindre quelque chose. Donc, en gros, travailler encore plus la chasteté. Donc, là, il demande à la personne presque même de se maintenir occupée, parce que c'est que de cette façon-là qu'on ne va pas trop penser au fait que, on manque justement de relation saine, de mariage. Donc, Allah donne une première solution. Donc, il dit, il ne dit pas d'attendre indéfiniment, c'est ça qui est beau. C'est qui dit, c'est pour ça que beaucoup de savants disent que Allah parle peut-être même plus ici des moyens financiers, mais pas seulement.

Parce que Rina, ce n'est pas seulement les moyens financiers, c'est, ça fait partie du risque, ça fait partie du fait de, de, d'avoir quelqu'un dans sa vie, ça fait partie de nos richesses. Donc, Allah dit : "Jusqu'à ce qu'Allah les enrichisse par Sa grâce." Quand il dit ça, ça veut dire que ça va arriver. C'est ça qu'on doit comprendre de cette aayat. Ça veut dire, ça finira par arriver. Mais d'ici là, ce que je te demande, maintiens-toi occupé, trouve des solutions pour ne pas souffrir de ton état. Ça peut être, quand on dit "maintiens occupé", il y a plein de possibilités. Ça peut être dans le travail, ça peut être dans le fait de s'investir pour la communauté, ça peut être aussi le fait de s'investir dans sa famille, si on a des frères et sœurs, les parents, et cetera. Ça peut être le fait de travailler sur soi, apprendre encore plus sur soi, travailler son, son intérieur. On parle de devenir meilleure version de soi. Et bien, là, ça fonctionne. Il faut le faire. Faut utiliser ce temps à bon escient.

Le temps de célibat n'est pas un mauvais temps, même pour une personne qui va beaucoup se marier. C'est très important. Je l'avais déjà dit avant. Il faut utiliser ce temps qui est du temps en or pour faire des ajustements, pour se connaître davantage, parce que celui qui se connaît davantage, connaît davantage son Seigneur, Allah wa Ta'ala, et donc peut mieux l'adorer. Et bien, prendre le temps de mieux se connaître, de mieux s'ajuster, ce n'est pas forcément évident à faire quand il y a quelqu'un d'autre dans notre quotidien. Ça ne veut pas dire qu'avec cette personne, on n'apprend pas et on ne s'améliore pas. On va le faire d'une autre façon, parce qu'on est confronté à un autre être humain, et donc du coup, on met en application des situations qu'on n'aurait pas pu vivre si on était tout seul.

C'est facile d'être tout seul, quelque part, il y a une difficulté, il y a une facilité. De la même façon, être avec quelqu'un, c'est facile et en même temps, ce n'est pas facile toujours dans la vie. On ne peut pas tout avoir. Ça, c'est le paradis, où ce sera tout le temps, tout le temps facile. Et bien, qu'on soit avec quelqu'un ou seul, et au Paradis, Allah Ta'ala dit que personne ne sera seul, il y aura que des couples. Donc, c'est normal que sur Terre, les gens aient envie de l'être, parce que c'est comme une, quelque chose qu'Allah nous a mis dans notre ADN, et qui fait que même au Paradis, on va y penser. Ça veut dire que finalement, c'était toujours là.

Donc, il dit que, il faut patienter jusqu'à ce qu'Allah déclenche le, le risque, et déclenche Sa grâce sur ces personnes-là. Et là, il va parler de ce qui est, de ce dont je voulais parler. Il dit : "Et ceux qui", et là, il va passer beaucoup de temps à parler, euh, des serviteurs, des esclaves, à l'époque. C'est important de poser le contexte ici. Donc, à l'époque, on le sait, avant même que l'Islam arrive, c'était commun d'avoir des esclaves, femmes et hommes. Comme tu sais, le Coran, quand il vient pour arrêter quelque chose, il ne le fait jamais radicalement comme ça, à part le shirk, d'adorer des idoles et cetera, où l'Islam est venu spécialement pour ça.

Et bien, que ce soit l'alcool, est-ce qu'il y a plus grave que l'alcool ? Que ce soit l'alcool, que ce soit d'autres prescriptions et cetera, ça a été progressif. C'est pour ça que tu vas avoir des aayat dans le Coran où Allah dit : "N'approchez pas la prière en étant en état d'ivresse." Quelqu'un qui dit ça, il peut dire : "Donc, ça veut dire que en dehors de la prière, on pourrait être ivre." Donc, ça veut dire que l'alcool est autorisé. Un peu plus loin, dans un autre passage, il va parler clairement et dire que vous est interdit l'alcool, la viande de porc, et cetera, et cetera, tout ce qui va citer comme interdit alimentaire. Et là, il va dire, il va dire : "Avez-vous terminé ?" Comme pour dire : "Bon, maintenant, vous avez suffisamment travaillé votre foi, vous êtes suffisamment prêt, vous avez compris la nuisance de ça. Est-ce que vous avez terminé maintenant ?" Et à la révélation de ces aayat, les musulmans, c'était tellement évident pour eux, ils se sont mis à renverser leur genre d'alcool dans les rues.

Et ça a mis du temps avant que ce soit interdit. C'est comme le hijab, il est intervenu des années après le début de la révélation de l'Islam, une dizaine d'années, ce n'était pas tout de suite. Donc, là aussi, c'est une façon d'être plus doux et d'être plus, avoir plus de Rahma envers les sœurs qui ne le portent pas encore. Qu'Allah leur accorde, parce qu'en fait, les premiers musulmans ne l'ont pas porté tout de suite. On les a préparés. Donc, imagine quelqu'un, par exemple, qui n'a pas grandi dans un foyer, on l'a sensibilisé à ça. C'est, on va dire, un musulman en construction, un peu comme nous.

Et là, tac, cette personne, en fait, si déjà ne prie peut-être pas correctement, ou bien elle prie, mais il y a plein de circonstances qui font que, elle ne porte pas encore. Quelqu'un qui est ancré et qui est solide dans sa foi, va le porter. Donc, faut peut-être plus aider les gens dans ce sens-là, plutôt que de les forcer à mettre un hijab ou de les pointer du doigt. Il faut peut-être commencer par ce qu'il va les amener au hijab, et sans contrainte.

Et bien, ici, c'est pareil pour ce qu'on qualifie d'esclavage, qui est quelque chose, bien sûr, qui est immonde aujourd'hui. On va dire que c'est plus ou moins aboli, parce qu'il y a encore malheureusement des pays qui le pratiquent, et il y a beaucoup de pays qui le pratiquent. Et on, faut juste rajouter le mot "moderne" derrière. Esclavage moderne existe dans plein de sens du terme. Il y en a des hommes qui soumettent des femmes, les proxénètes, par là, ceci, cela. Il y en a, en fait. Donc, se sofusquer que le Coran est en train de montrer progressivement comment se défaire de l'esclavage de l'époque, qui n'existe plus aujourd'hui, alors qu'aujourd'hui, l'esclavage moderne qui est là, il est vraiment répugnant.

Moi, j'arrive pas à comprendre. Il faut juste le prendre, le temps d'écouter. Et regarde comment Allah parle des gens qui ont censés être des serviteurs et soumis à l'esclavage. Il dit : "Donc, quand il parle des des serviteurs ou des servantes, il va dire cette façon de, de les qualifier, tu l'as vu plusieurs fois dans le Coran." Et ça a été le cas quand Allah aussi a parlé des des personnes devant qui une femme peut se découvrir. Donc, les esclaves parmi les femmes, bien sûr, on ne parle pas des hommes. Elle dit : "Donc, 'abd", ça veut dire le, la droite. C'est comme si littéralement, sinon, on devait traduire, c'était : "Et ce que votre main droite tient ou possède." Quand on parle de main droite ou de droite, tout ce qui est droit, il a une notion de pureté, il y a une notion de piété, il y a une notion de quelque chose qui est droit et qui est bon. Donc, déjà, faut partir de là.

Et donc, quand Allah Ta'ala cite ça, d'accord, quelque chose qui est, qui est, qui est droit, c'est une manière, en fait, de montrer que c'est des gens dont on prend soin, ce sont des gens qu'on aide, c'est des gens à qui on, qu'on traite avec dignité. Donc, qu'au moment où Allah dit ça, il parle de ceux qui ont encore des esclaves, il a conscience que c'est quelque chose qui était profondément ancré dans la société et qui ne pouvait pas enlever. Ça faisait vraiment partie de la culture, des mœurs, c'était normal. Peut-être même les esclaves eux-mêmes, en fait, ont vécu comme ça, sont nés comme ça, et de génération en génération, ils étaient comme ça, et c'est la normalité.

S'il avait aboli ça d'une manière sèche, directement, qu'est-ce qui se passe ? On va avoir des milliers de serviteurs qui vont être livrés à eux-mêmes, qui n'auront ni emploi, ni toit, ni richesse, ils n'ont rien. Parce que finalement, c'est leur maître qui leur donnait tout, c'est eux qui les faisaient travailler, c'est eux qui leur donnent à la subsistance, à manger, qui prenaient soin aussi de leur famille s'ils avaient des enfants. Et là, en fait, on va se retrouver dans les rues de Médine et de La Mecque avec plein de gens qui ne savent plus où aller, et leur condition va être encore plus misérable. Parce qu'il faudrait prendre le temps de leur construire des choses, leur mettre des choses à disposition, leur donner. Ce serait compliqué.

Donc, ce qu'Allah a fait est très ingénieux, c'est qu'il a éduqué d'abord. Il a commencé par éduquer les musulmans dans leur mentalité avant de les affranchir complètement. Ce qu'il leur a appris à faire, c'est de bien les traiter. Et donc, c'est pour ça qu'il a interdit ici, au, à ceux qui possèdent, donc entre guillemets, des femmes servantes, de les contraindre à la prostitution. Parce que c'est quelque chose, avant l'Islam, qui se faisait. Donc, non seulement le maître possédait des esclaves, et en plus, donc les hommes, il les utilisaient, donc pour travailler et cetera, et tout. Les femmes aussi pour travailler, mais en plus, il gagnait de l'argent sur elles, en, donc les, les, les forçant à se prostituer. C'était quelque chose qui a tellement irrité Allah, qu'il l'a cité ici.

Et là, il le dit à des croyants. Ils sont censés avoir dépassé ça. On sait qu'ils ne font plus ça, mais Allah, en appuyant ici, non seulement il humilie ceux qui continuent de le faire parmi les non-croyants, d'accord, donc les kouffar et cetera, et en plus, il vient encore appuyer que la femme a une dignité. Et là, je pense que ce message-là, où il parle de prostitution, de femmes qu'on contraint, qu'on, dont on use les corps, il parle peut-être certainement plus des époques qui vont venir après, c'est la révélation de ces aayat. Donc, aujourd'hui, que, à l'époque. Donc, quand on lit ces aayat, on doit pas être en train de se dire : "Mais pourquoi esclave ? Mais pourquoi ceci, cela ?" On doit plutôt se dire : "Comment est-ce que notre société aujourd'hui ? Est-ce que ce qui est dans cette aayat, ce n'est pas ce qui se passe aujourd'hui ? Est-ce qu'il n'y a pas encore des milliers, peut-être même plus, de femmes qui sont contraintes ? Des réseaux d'enfants, de femmes, d'hommes, et cetera, où en fait, on les, on les exploite contre leur gré ?"

Allah, il parle ici de gens qui sont contraints. Là, il a donné les définitions de qu'est-ce qu'un viol, et tout ça. On dit ça quand c'est dans la contrainte. Ça fait partie du, dans, quand tu regardes le, le code pénal, le code civil, et cetera, la définition qu'on donne pour qualifier un viol, dedans, il y a la contrainte. Qu'est-ce qu'Allah dit ici ? La contrainte. Il dit : "Ne les contraignez pas." Et il a tellement de Rahma. Il sait que ces femmes-là, qui seront contraintes, elles sont impuissantes face à ces personnes-là. Qu'est-ce qu'il dit ? "Si elles n'ont pas eu le choix et qu'elles ont été contraintes, qu'elles ont été forcées, qu'elles n'ont pas pu se défendre ou se débattre, Allah dit qu'il est, et dit qu'il est, il ne leur écrira pas ça comme un péché." Il les pardonne. Dans cette aayat, on voit qu'il les pardonne. Dans cette aayat, on voit que les femmes aujourd'hui qui sont contraintes de ça, sur lesquelles il y a eu des conséquences après, soit elles ont eu un enfant qu'elles n'ont pas désiré, ou bien la personne continue de l'exploiter, ou elle développe des maladies, ou elle déprime, ou dans des cas extrêmes, se suicide. C'est horrible.

Et ça, Allah est venu le dire ici. Il vient de parler de ça. Qui êtes-vous pour contraindre ? Et là, il ne parle même pas aux hommes, tu as remarqué, les hommes qui font ça, qui les contraignent. Il n'a pas dit : "Et s'ils les contraignent, et bien Allah est dur en châtiment." C'est comme s'il avait mis la personne de côté, la personne qui s'est permise d'exploiter ces femmes, comme pour dire : "Toi, ton compte, on va le régler. J'ai même pas besoin d'étaler trop ton cas, parce que depuis le début de la sourate, je parle de qu'est-ce qui va vous arriver." Donc, il les laisse. Et là, il s'adresse à ses femmes directement. Il s'adresse au sujet de ces femmes. Il a dit : "Si elles sont contraintes", il ne parle pas de ces hommes. Il dit : "Après leurs contraintes, Allah est Pardonneur et Il est plein de Rahm pour elles."

Là, il est en train de nous dire : "Quand il y a des problèmes comme ça, quand il y a des victimes, quand il y a eu ce genre d'injustice, arrêtez de mettre le curseur sur, pointer la victime du doigt." Ce que vous devez faire, la victime, ce qu'elle a besoin, c'est d'être reconnue, d'être consolée, d'être rassurée, et de l'aider à se reconstruire. En une aayat, juste sur ce petit bout de aya, Allah Ta'ala fait tout ça. Il reconnaît le statut de victime, il console, il pardonne, et il aide la personne à passer à aller de l'avant. Là, on a une masterpiece. On a vraiment un chef-d'œuvre. C'est même pas, je vais même pas réduire ça à masterpiece, qui à côté, c'est rien, c'est rien par rapport à ce que Allah est en train de nous délivrer ici. Il parle de notre époque. Là, c'est clair et net.

Dans une aayat où il parle de marier des gens, marier les gens. Donc, pour revenir à ce que je disais par rapport à l'esclavage, Allah Ta'ala, quand il parle de mal, il transmet, il enseigne aux musulmans. L'esclavage, effectivement, est aboli, mais ne les lâchez pas comme ça dans la nature. C'est comme s'il disait que, il faut lire de manière intelligente. En gros, il faut les aider à se reconstruire, il faut les aider à la réinsertion, il faut les aider à développer du capital, puis les affranchir, de façon à ce qu'ils puissent se marier et fonder leur foyer. Donc, là, c'est très beau, parce que vraiment, c'est là, on voit qu'il y a de la solidarité, il y a de l'amour dans la communauté, de la compassion, de l'humain. Bon sang, de l'humanité tout simplement, de l'humanité chez toutes les catégories sociales. On a besoin que notre communauté soit bien pour que nous aussi nous soyons bien.

Et là, dans cette aayat, Allah, il fait, il fait complètement ça. Donc, il a parlé de ceux qui, donc là, je me suis concentré sur le, la qualité de la personne qui est en train de parler, ça, son statut, plutôt, de servant. Donc, ça, c'est expliqué. Maintenant, ça peut être intéressant. Quand il dit : "Ceux qui n'ont pas de quoi se marier, qui cherchent à rester chastes", Allah va leur donner de la subsistance. Et il dit : "Et ceux qui cherchent un contrat d'affranchissement", donc qui cherchent à se réinsérer, qui cherchent à se débrouiller et, euh, vivre pour eux-mêmes, et bien, il dit : "Concluez avec eux ce contrat, aidez-les en fait." Et il ne se contente pas de ça. Il dit : "Si vous reconnaissez un bien chez eux", c'est-à-dire, si c'est des gens qui sont.

aptes dans la société, ils sont sal. Ils sont capables de se débrouiller tout seul, laissez-les partir. Aidez-les. Et il, il dit pas seulement ça, il dit : "Donnez-leur des biens qu'Allah vous a donné." Comme pour rappeler que ce qu'Allah t'a donné, c'est lui qui te l'a donné, c'est pas à toi. Donc, prends de ce que je t'ai donné pour donner à un autre serviteur à moi, à qui j'ai envie de donner. Donc, donnez-leur. Vous devez pas les laisser partir comme ça. Limite, donnez-leur même du travail, donnez-leur des choses à faire.

Donc, clairement, cette a, je l'aime beaucoup parce que elle vient nous rappeler, comme la a précédente avec le fait de marier les célibataires, qu'en fait, chaque membre de cette oumma a une part de responsabilité, a une action forte à mener. Et il n'a pas besoin de beaucoup d'arsenal. On regarde juste autour de nous, il y a des gens qu'on peut épauler. Et nous aussi, les gens peuvent nous épauler. Faut arrêter avec avec cette gêne ou bien ce chacun pour soi, ou bien ce, vous savez, cette pudeur mal placée qui fait que on dit pas les choses. Il y a des personnes qui veulent se marier, sont gênées même de signifier ça à leur entourage, ou de le dire comme si c'était quelque chose de mauvais ou de sale. Alors que c'est même un acte d'adoration de vouloir se marier pour se préserver, pour adorer Allah à deux, pour compléter la moitié de la foi, comme Rasoul a parlé. Pourquoi en fait, ne pas les encourager ? Au contraire.

Quelqu'un qui a cette maturité là, c'est bien. Après, les gens qui cherchent à se marier pour faire souffrir le le fils ou la fille de de de de Adam alayhi salam, ça c'est autre chose. Je parle pas d'eux, d'accord ? Moi, je parle de ceux qui veulent ajouter au des gens. Comme disait une tante à moi : "Si tu ne m'arranges pas, ne me déranges pas." Soit tu viens ajouter à ma Sakina (cf. épisode sur le but du mariage), soit tu viens ajouter à ma Sakina. Donc, soit cette personne vient ajouter à ta Sakina, soit elle reste là où elle était, d'accord ? Faut faut arrêter aussi de venir rajouter du malheur dans la vie des gens.

On a dit : "Marier les célibataires." Et Allah a parlé de ceux qui sont salhin. D'accord ? Les pas salhin, laissez-les. Il faut les mettre dans un centre de réhabilitation, faut les aider, faut les redresser. Et après, on les laisse, on les remet sur le marché entre guillemets. Mais ceux que, voilà, les femmes ne sont pas les centres de réhabilitation des hommes, les hommes ne sont pas les centres de réhabilitation des femmes. Ça, c'est le rôle des parents, de tout le monde. Chacun ses parents, il règle les choses avec ses parents. On n'a pas besoin de, on n'est pas là pour éduquer en fait un adulte grand qui marche sur ses deux jambes. On n'éduque pas des gens qui qu'on a pas porté dans notre ventre, en fait, d'accord ?

Donc, faut, il faut aller, il fallait le dire ça parce que attention, parce que les gens, il y a des personnes quand ils disent : "C'est, c'est, bah voilà, faut me marier, faut marier." Est-ce que tu es mariable, femme ou homme, les deux ? Est-ce que tu es mariable ? Voilà, tu veux aimer, est-ce que tu es aimable ? C'est aussi simple que ça.

Et ce passage, il ne peut pas ne pas me faire penser à quelqu'un. Normalement, ça doit te faire penser aussi à quelqu'un, un grand homme qu'on aime tous et à qui on rend hommage parce que l'année dernière, on a passé tout le Ramadan avec lui dans la série "Raconte-moi alqasas". Et c'est, c'est Moussa alayhi salam, le Prophète Moussa alayhi salam, qu'on aime tant. Et il faut parler de son cas. On va pas parler de toute son histoire, mais juste de cette partie-là qui me fait penser à cette Aya.

Moussa alayhi salam, au moment où il quitte l'Égypte et qu'il se dirige vers Madian, le pays madian, ou ville, et bien, il est recherché en Égypte, il est wanted, il est, voilà, c'est la la personne à abattre. C'est quelqu'un de noble, de très noble, un prophète en devenir. Il est seul, il n'a pas de famille, il n'a pas de famille pour attester à qui que ce soit de sa bonne conduite et de ses bonnes mœurs. Il a personne pour le défendre ou pour dire : "Oui, c'est quelqu'un de bien." Personne pour le présenter. Il n'a pas de travail, il n'a pas de biens, il n'a pas de toit. Il vient de de Israël et en plus, il se dirige vers une autre contrée qui sont des Arabes. Donc, potentiellement, ce qu'on voit, c'est qu'il va se marier avec une autre culture.

Là aussi, c'est un truc que j'ai pas détaillé, mais tu vois qu'Allah dans les a, où il parle de marier les gens, il n'a pas parlé de toutes ces conditions que les gens y mettent aujourd'hui. Il faut que ce soit la même origine, il faut que ce soit de la même ceci, cela. Il faut, il faut de la compatibilité de manière générale. Si tu as besoin de quelqu'un qui est à tel niveau intellectuel, qui aime ceci, cela, c'est important. Mais tu peux vouloir aussi quelqu'un d'une culture en particulier. Rester dans sa culture, c'est, c'est pas un péché, hein, d'accord ? Mais refuser le mariage de deux personnes qui sont de cultures différentes, qui match parfaitement, et des parents, par exemple, qui leur refuse ça parce qu'il n'est pas de l'origine que je veux qu'il soit là, c'est compliqué.

Et là, ces gens n'ont pas facilité le mariage. Et aujourd'hui, on vit à une ère où tout le monde est mélangé, tout le monde vit ensemble, tout est cosmopolite. Comment on peut exiger des gens de rester absolument dans leur culture ? Et qu'est-ce que notre culture, si finalement, on se rend compte que toutes les cultures viennent du même arbre, du même tronc d'arbre, qui est papa Adam alayhi salam et maman Hawa ? Vous allez le regarder en fait et lui dire : "Ah, je me suis pas marié avec un tel parce que c'était pas de ma culture." Il va dire : "Vous êtes tous de ma culture." Non.

Donc, je pense qu'il faut grandir aussi aujourd'hui. Il n'y a pas de mal à ce qu'un Sénégalais veut être avec une Sénégalaise, voilà. Un Chinois veut être avec une Chinoise, un Canadien va être avec une Canadienne, un Turc va être avec une Turque. Je pense que, on a encore le droit, ça c'est sûr. Mais des fois, Allah Taala va exprès nous tester et nous mettre tout ce qu'on recherche chez une personne. Il y a tout, hein, presque tout. La personne est parfaite, sauf la culture. Et il se trouve que la culture, c'était important pour nous, c'est pas la même culture. Et là, Allah, il te regarde pour voir qu'est-ce que tu vas faire, pour voir quelle excuse tu vas lui sortir, si tu l'as fait ou pas fait. Faut qu'on se pose des questions quand même.

Moi, je pense que c'est, si on regarde juste le modèle prophétique, les épouses du Prophète sal Allah alayhi wa salam, il y en a beaucoup qui n'étaient pas de la même nationalité que lui. On regarde les compagnons, beaucoup n'étaient pas de la même nationalité. Lui, il s'entourait, ceux qu'ils ont occupé son entourage, n'étaient pas forcément tous de la nationalité. Il y a des gens qu'ils étaient pas du tout Arabes. Il y en a qui venaient d'Éthiopie. Il y a plusieurs compagnons, compagnonnes. Quand il parle d'eux, ceux qui fréquentent, ils disaient qu'ils étaient des personnes foncées de peau, donc noires, qu'ils habitaient à tel endroit, d'autres qui étaient claires de peau, qui venaient de telle contrée et cetera.

Je sais pas pourquoi est-ce qu'on veut se casser la tête et se fatiguer et vouloir en fait se, c'est ça, se compliquer l'existence, alors que Allah a fait qu'on peuple tous la même terre, en fait. Moi, je, je sais que c'est pas, je pense qu'il y a une ouverture à avoir ici. Il faut, il faut s'ouvrir. Et donc, Moussa alayhi salam est le parfait exemple de cette, parce qu'il s'est marié en dehors de sa culture, d'accord ?

Donc, vraiment, et Moussa alayhi salam, il a fait une dou'a. Il avait rien de tout ce que je viens de citer, pas d'argent, et cetera. Mais il avait quelque chose, c'est sûr. Il a fait cette célèbre, tu vas la retrouver. Et de cette dou'a, donc, j'ai grand besoin du bien que tu as fait descendre vers moi. Et de cette, qu'est-ce qu'il a gagné ? Un toit, un travail, une épouse, une famille, un beau-père, une belle-sœur. Il a tout eu. Une position intéressante dans dans la région.

En fait, je me dis, si le beau-père de Moussa alayhi salam n'avait pas facilité le mariage, n'avait pas accédé finalement à la demande subtile de sa fille de la marier à Moussa alayhi salam, les conséquences auraient été lourdes. Parce que c'est ça qui a donné une stabilité à Moussa alayhi salam. C'est après cet épisode-là, des années plus tard, en voyageant avec sa famille, qu'il est tombé sur le mont qui a permis de d'aller à la rencontre d'Allah et de prendre sa mission. Tout, en fait, s'est fait étape par étape. Tout était, euh, important et bâti par Allah Taala pour arriver à une certaine situation.

Et en fait, ce qu'on voit de ce beau-père-là, c'est qu'il a facilité le mariage. Mais regarde, il n'a pas marié sa fille à Moussa alayhi salam contre rien. Moussa alayhi salam, il n'avait pas de dot à donner. Mais qu'est-ce qu'il lui a dit ? "Je vais te marier avec ma à ma fille, et tu vas travailler pour moi." On a tendance à penser que le travail va bénéficier qu'au père ici. Mais à Moussa alayhi salam aussi, ça bénéficie. Parce qu'il, il lui a dit moyennant un salaire. On pourrait s'attendre à ce qu'ils disent : "Bon, déjà, je te marie à ma fille, tu es fugitif, tout ça, estime-toi heureux d'avoir un toit et une épouse. Je vais pas non plus te payer." Et pourtant, il a payé. Moussa alayhi salam a pu payer sa dot et subvenir aux besoins de sa famille. Et il vivait avec son beau-père. Est-ce que c'est une situation qu'on voit beaucoup aujourd'hui ? Tu diras non. Est-ce que c'est normal ? Eh bien, faut dire non, si ce n'est pas normal.

Et aujourd'hui, des situations auraient pu tellement se résoudre facilement si les gens avaient appliqué ce que Moussa alayhi salam nous a appris dans sourate al-Qasas. Si c'est présent dans le Coran, c'est pas pour faire joli, hein. C'est pas pour faire joli, c'est pas pour dire : "Ah, mashallah, il a fait une dou'a, il a gagné ça, ça." Et on prend que ce côté. Oui, mais regarde le beau-père. Regarde le beau-père. Qui est-ce qu'il a accepté ? Il sait pas que Moussa alayhi salam va être prophète. Il le connaît pas. En plus, Moussa lui a raconté toute son histoire. Il lui a dit. Donc, il lui a raconté tout détail par détail. Il lui a dit : "J'étais un prince en Égypte, j'ai échappé de Bani Israel, déjà, j'ai échappé de, plutôt, dans les eaux du Nil, on ne m'a pas tué à la naissance. Finalement, j'ai grandi dans le palais de ce tyran, j'ai eu une maman, une maman adoptive, et tout le temps, je dois assister à des sentences de mon peuple et cetera. Et moi, je suis ici." Et en fait, il lui a tout raconté. "Et j'ai tué un homme par erreur, j'ai voulu le défendre et en fait, j'ai voulu défendre l'autre et voilà. Et il se trouve finalement que celui que j'ai défendu, c'était un semeur de trouble, et c'est lui même qui m'a presque dénoncé. Et là, j'apprends que je suis recherché parce qu'on veut me tuer. Et Allah m'inspire de m'en aller. Donc, je, je m'en vais, je m'enfuis. Le premier endroit où je vais, je vais aux portes du désert." Et il traverse tous ce désert.

Le beau-père, il écoute parler. Techniquement, qu'est-ce qu'il entend ? Qu'est-ce qu'il entend ? Un fugitif, quelqu'un qui a commis un crime. Je veux pas dire criminel, j'ai trop de respect pour Moussa alayhi salam, mais il a commis un crime, un crime. Il n'a rien. Même s'il raconte qu'il est prince, il y a pas les traces de la de la richesse d'un prince sur lui, dans le sens où il n'a rien. Mais il est intelligent. Il a vu effectivement que, il a le comportement d'un prince, bien éduqué, digne. Il marche correctement, un prince quand il marche, et le commandant est mortel quand il marche, c'est pas pareil. Donc, il voit en fait, même Moussa alayhi salam, il ne lui aurait pas raconté, il va bien voir que lui, c'est pas un bédouin de je ne sais où, hein. Donc, il a compris. Il se trouve que les prophètes étaient tous à l'unanimité, de très beaux hommes. Et en tête, Youssouf alayhi salam, comme on sait, de très beaux hommes. Donc, déjà, c'est ça. Ça se voit que c'est pas, c'est pas quelqu'un qu'on croise tous les jours. Et en plus, il se pose, il est honnête, il raconte sa vie. Il n'a pas eu cette gêne de raconter qu'est-ce qu'il a fait.

Et là, et en plus, le père, c'est pas Moussa qui veut, qui a dit qu'il veut se marier, c'est sa fille qui parle avec son père, et le père qui propose. Et là, il a pris, on pourrait dire, ou il a pris un risque, mais en fait, il a été intelligent. Il a vu ce qu'il avait à voir, et il a donné à Moussa alayhi salam sa chance. Il lui a donné un travail. Et là, on voit une solution qui est donnée aussi dans ces a. Quand Allah Taala dit : "Donnez-leur de vos biens." C'est pas seulement donnez-leur de l'argent, c'est pas seulement mettez-leur un contrat, affranchissez-les, c'est donner-leur des emplois.

Quelqu'un veut se marier, comme je disais tout à l'heure, et il y a tout qui colle, comportement, ça c'est ça matche, ils sont compatibles, mais le pauvre, la seule chose, c'est qu'il travaille pas encore, ou il vient de finir ses études, ou c'est compliqué, il est dans une famille qui n'était pas aisée. Et en fait, la tendance ici, c'est de dire : "Bon, reviens dans 5 ans, ou dans, je sais pas combien de temps, quand tu auras, quand tu pourras marier ma fille." Qu'est-ce qui empêche les pères aujourd'hui de dire : "D'accord, tu vas te marier, mais je vais te prendre dans mon magasin, j'ai un poste ici pour toi." Ah, je connais un ami, il cherche quelqu'un ici. Quelqu'un qui n'a pas de travail, tu lui proposes un travail, il va le prendre. Est-ce que ce n'est pas beau ? Non seulement je te marie ma fille, mais en plus, j'ai le plaisir de te donner un travail. Ça veut pas dire que ça va être facile de travailler avec son beau-père, forcément, mais ça peut aussi très bien se passer. On a facilité au mariage.

Donc, comme je te disais tout à l'heure, Allah Taala ne demande pas aux hommes de de se défaire de l'obligation de subvenir aux besoins de la famille, et au nom de leur piété, de se marier comme ce que beaucoup veulent faire aujourd'hui. Oui, mais ce qui compte, c'est d'avoir un travail. Je connais des gens qui sont mariés, ils avaient rien, c'est leurs parents qui les ont entretenus. Que dirais-tu de te marier sans avoir rien et de trouver du travail quand même en même temps ? Ou que dirais-tu pour les personnes qui marient ces gens, de leur donner un boulot en même temps que tu lui donnes la main de ta fille, ou de ta nièce, ou de ta sœur, et cetera ? Il y a des solutions en fait.

Et je pense qu'on est assez intelligent parce que quand il faut mettre en place des stratégies et cetera, hein, les hommes, Allah, il a dit : "Vous savez mettre des en place des stratégies." Et bien, utilisez le côté stratège qu'Allah vous a donné pour bâtir des entreprises, bâtir des choses. Quand je dis entreprise, je pense au sens propre, au sens figuré. Bâtissez des choses, faites des business, comme on dit. Allah vous a donné les capacités. Et il se trouve que la société même vous encourage plus vous que les femmes. Parce que pour un salaire, vous serez plus payé, vous avez moins de contraintes. Il n'y a pas de congés maternité, il n'y a pas s'arrêter pour allaiter, il n'y a pas, c'est plus facile aux hommes. Bah, autant en profiter dans le bon sens du terme, et pas être en plus en train de dire : "Bah non, j'ai pas de travail, mais il faut me marier quand même." Déjà, le fait de dire : "Je n'ai pas de travail, faut me marier quand même", montre que la personne n'est pas mariable, parce qu'elle est prête à se marier avec quelqu'un sans faire l'effort de de travailler pour lui donner. Ça veut dire qu'il se repose sur les biens de quelqu'un d'autre, soit de son épouse, soit de ceux qui vont l'entretenir. C'est pas ça, le couple, ça. Donc, on fait pas.

Donc, ce passage me fait passer, me fait penser, comme je disais, à Moussa alayhi salam. Donc, je te donne ma fille, et je te donne, je ne te donne pas ma fille en gros comme ça, et je vais pas t'entretenir, mais je vais te donner un travail en plus, un travail physique. Il lui a donné, c'est, c'est pas évident. C'est le travail finalement que faisaient ses filles quand il n'était pas encore là, parce que leur père était âgé. Donc, voilà la beauté de ce passage.

Et Allah Taala termine ce ce passage-là en disant qu'il a effectivement fait descendre vers vous des a claires, d'accord, en donnant une parabole de ceux qui ont vécu avant vous, et une exhortation pour les pieux. Donc, là, il fait comme un résumé de tout ce qui a été dit juste avant, en parlant de notre mère Aïcha, en parlant de de tous les les choses passées, des règles aussi qui nous donnent, donc des exhortations : annoncez-vous avant d'arriver chez les gens, mais baissez le regard, mariez les jeunes, et cetera, mariez les gens. Tout ça, ça intervient dans "wa". Et il est en train de préparer aussi, de nous préparer à ce qui arrive juste à la suite, en disant qu'il a fait pour nous une parabole, donc une métaphore, une image assez claire de ce qu'il voulait nous enseigner. Donc, on va s'arrêter là pour cet épisode, inchallah, et continuer à l'épisode suivant avec la a qu'on attendait tant.