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8. Tafsir Al-Massad - Quand les limites sont franchies

FICRA SYNERGIE MUSULMANE36:46

Transcription

[Musique]

A'udhu billahi minash-shaytanir-rajim. Bismillahir-Rahmanir-Rahim.

TB y Abi lahabinbuhuab. Bienvenue dans ce nouvel épisode de "Message d'une Sourate". Aujourd'hui, nous sommes en compagnie de Sourate Al-Lahab.

Sourate Al-Lahab commence en disant : "Tabba". Et en réalité, c'est un dou'a. Donc, si on devait traduire, Allah est en train de dire : "Puissent les mains de Abou Lahab être détruites lentement et douloureusement."

Lorsque vous faites ce dou'a, ça veut dire que vous souhaitez que les mains d'une personne, ou qu'une personne de manière générale, parce que les mains sont le symbole de l'action, donc que toutes les actions, toutes les œuvres d'une personne de manière générale, et bien, puissent se détruire, puissent périr. Mais dans ce mot "tabba", vous espérez que ça va se détruire et périr de manière lente et douloureuse.

Et pourquoi est-ce qu'Allah Ta'ala utilise ici ces mots ? Parce qu'Il répond en réalité à un dou'a que Abou Lahab, l'oncle du Prophète (sallallahu 'alayhi wa sallam), a fait contre ce neveu. Lorsque le Prophète (sallallahu 'alayhi wa sallam) commence à prêcher l'Islam, lorsqu'Il appelle les Mecquois pour leur expliquer Sa mission, la première des paroles de Abou Lahab est : "Que tu périsses ! C'est pour cela que tu nous as réunis ?" Et il fait des dou'as plusieurs fois contre le Prophète ('alayhi salat wa salam), contre l'Islam même, en espérant que l'œuvre du Prophète (sallallahu 'alayhi wa sallam) puisse périr doucement, douloureusement, et que l'Islam puisse lui aussi périr et se détruire lentement et douloureusement.

Donc, Allah Ta'ala décide de Lui répondre et révèle ces versets en disant : "Il répond au dou'a de Abou Lahab en faisant un dou'a contre Abou Lahab et en disant : 'Puissent les mains, les œuvres de Abou Lahab périr, se détruire lentement et douloureusement.'"

Et Allah rajoute : "Parce que ce mot, cette formulation est un dou'a. Et Abou Lahab fait le dou'a, et le Prophète ('alayhi salat wa salam) fait ce même dou'a, et tous les croyants qui lisent ces versets font ce dou'a contre Abou Lahab. Mais la différence entre les deux dou'as, c'est que l'un sera accepté et l'autre pas."

Et c'est pour ça que Dieu rajoute : "Et il le sera effectivement. Puisse son œuvre se détruire douloureusement et lentement." Et elle le sera effectivement. "Son argent et ses acquis ne lui auront été d'aucune utilité au moment où il subira l'effet de ce dou'a." Et bien, rien ne lui sera plus utile.

Et Abou Lahab était le trésorier de la Mecque. Il était quelqu'un, un notable à la Mecque, et il pensait avoir tous les pouvoirs. Il pensait ne rien craindre. Il pensait avoir autant d'argent, de pouvoir, d'œuvre qui pourraient le secourir, lui être d'une utilité contre toute attaque. Mais Allah Ta'ala lui dit ici que cet orgueil, cette arrogance qu'il croit être quelque chose qui va le préserver, et bien, ne lui sera d'aucune utilité. Ne pourra rien faire contre lui.

"À ce moment-là, il sera bientôt, il goûtera bientôt à un feu plein de flammes, à un feu qui s'enflamme d'une manière intense."

On va s'arrêter d'abord sur ces trois premiers versets et essayer d'en tirer quelques leçons et de comprendre ce qu'ils veulent dire. La première des choses qu'on pourrait se poser comme question lorsqu'on lit ces versets, c'est finalement : pourquoi autant de violence ? Pourquoi est-ce qu'Allah Ta'ala est si dur dans ces versets ? On a l'habitude de notre Seigneur qui est miséricordieux, qui est clément, qui ouvre les portes du pardon, qui est respectueux, qui nous demande nous-mêmes d'être respectueux envers les autres.

Et lorsqu'on a fait le tafsir de Sourate Al-Kafiroun, on a bien vu que même dans la linguistique, dans la manière dont Dieu s'exprimait, Il laissait la porte ouverte au futur pour que les personnes qui ont décidé de laisser leur foi cachée à l'intérieur de leur cœur, de ne pas la laisser s'épanouir, les kuffar, puissent avoir la possibilité et l'espoir de devenir un jour musulmans. Et subhanallah, des centaines de milliers de personnes n'étaient pas musulmanes et sont devenues musulmanes avant la mort du Prophète (sallallahu 'alayhi wa sallam).

Alors, pourquoi est-ce qu'ici, avec Abou Lahab, les paroles sont si dures ? Pourquoi est-ce que Dieu fait ce dou'a qui est si dur envers lui, voire même qu'Il décrète qu'il sera en enfer ? Allah décrète dans le troisième verset que Abou Lahab subira l'enfer, ce qui veut dire qu'il ne pourra jamais devenir musulman, qu'il ne pourra jamais devenir croyant, et qu'Allah n'acceptera jamais son repentir et son retour. Pourquoi ? Pour quelle raison ?

Les savants nous expliquent qu'il y a en vérité quatre types de non-croyants. Le premier type de non-croyant est un non-croyant amical. Amical, ça veut dire quoi ? Ça veut dire que c'est quelqu'un qui vous apprécie, que vous appréciez, avec lequel vous pouvez avoir des relations amicales, des relations de commerce, des relations entre collègues, de voisinage, des relations d'amour, et cetera, et cetera. Vous pouvez vous aimer les uns les autres, vous fréquenter. Et Allah parle dans certains versets envers des non-croyants qui ne vous volent aucun mal, au contraire, qui vous font du bien. Et la vie du Prophète (sallallahu 'alayhi wa sallam) contient des croyants, des non-croyants comme ceux-là, comme Abou Talib par exemple, qui est son oncle aussi, mais qui fait preuve d'amour, de miséricorde, de protection, d'amitié envers le Prophète (sallallahu 'alayhi wa sallam), même s'il décide de ne pas dire la ilaha illallah. Donc, ça, c'est le premier type de non-croyants : des non-croyants avec lesquels vous pouvez avoir des relations fraternelles ou amicales en humanité.

Le deuxième type de non-croyants, les savants nous disent, ce sont des adversaires. Des adversaires de votre foi, de votre vision, de votre Islam, mais des adversaires nobles. Des adversaires qui ont une certaine éthique, qui se battent aussi, en fait, pour une certaine vision, une certaine idéologie qui est la leur. Qui ne partagent peut-être pas votre vision du monde, mais qui, lorsqu'ils vous combattent, le font d'une manière noble et éthique. Et ces adversaires-là, et bien, le Prophète ('alayhi salat wa salam) en rencontre également. Il y a Omar Al-Khattab par exemple, il y a Abou Jahl. Et c'est là qu'on comprend la différence entre Abou Jahl et Abou Lahab. Abou Jahl est un des plus grands adversaires du Prophète (sallallahu 'alayhi wa sallam). C'est le dirigeant des Quraysh à l'époque où ils se battaient contre le Prophète (sallallahu 'alayhi wa sallam). Mais malgré cela, le Prophète ('alayhi salat wa salam) fait un dou'a dans lequel il demande à Allah qu'Il souhaite que l'un des deux, Omar, devienne musulman, et que l'un d'entre eux, Omar Al-Khattab, le deuxième, et Abou Jahl. Pourquoi ? Parce que même s'ils sont contre l'Islam, même s'ils n'adhèrent pas à ce message, ils le combattent et ils sont les adversaires du Prophète (sallallahu 'alayhi wa sallam), mais avec éthique, avec noblesse, avec une certaine vision, une certaine idéologie qui est la leur, qui ne partage peut-être pas la même que celle du Prophète ('alayhi salat wa salam), mais qui se respectent les unes les autres. Donc, ça, c'est le deuxième type : un adversaire noble.

Le troisième type de non-croyants que le Prophète ('alayhi salat wa salam) rencontre sont des adversaires intéressés. Ça veut dire quoi ? Intéressés, ça veut dire que ils n'ont pas de réel souci, en vérité, avec le Prophète ('alayhi salat wa salam), ni avec l'Islam, ni avec les croyants. Le seul problème qu'ils ont, c'est que ça va à l'encontre de leurs intérêts, ça va à l'encontre de leur pouvoir, de leur commerce, ou de toute autre chose qui va dans leur intérêt à eux. Donc, ils vont se battre contre l'Islam et contre le Prophète ('alayhi salat wa salam) non pas parce qu'ils le détestent ou qu'ils détestent l'Islam, mais uniquement pour sauvegarder leurs propres intérêts. Et ces gens-là, et bien, Allah en décrit certains, et le Prophète ('alayhi salat wa salam) en décrit certains, comme par exemple Omar ou Abou Soufyan, qui sont des gens qui tiennent au pouvoir, qui tiennent à leur commerce, qui tiennent à leurs intérêts, mais qui, dans le futur, deviendront un jour musulmans également, même si ils tardent à devenir musulmans.

Et puis, arrive le quatrième et dernier type de non-croyant que le Prophète ('alayhi salat wa salam) rencontre, et qui sont des adversaires indignes. Des adversaires qui sont prêts à tous les coups, à des coups très, très bas vis-à-vis du Prophète ('alayhi salat wa salam) et de l'Islam. Pourquoi ? Parce qu'ils n'ont pas d'idéologie propre, ils n'ont pas de vision, ils n'ont pas d'éthique. Ils ne veulent pas sauver leurs propres intérêts. Tout ce qu'ils ont, c'est une haine, une rage contre le Prophète ('alayhi salat wa salam) ou contre l'Islam, et ils veulent lui faire du mal, quel qu'en soit le prix. Tout ce qu'ils veulent, c'est faire du mal au Prophète (sallallahu 'alayhi wa sallam). Ils ne se battent pas pour une idéologie, et ils ne se battent pas d'une manière éthique, parce que leurs coups sont très, très bas.

Et Abou Lahab est dans cette quatrième et dernière catégorie de non-croyants. Et l'histoire le montre. Qu'est-ce que fait Abou Lahab lorsque le Prophète commence à prêcher ? Première chose : il le ridiculise en public. Lorsqu'il lui dit : "C'est pour ça que tu nous as réunis aujourd'hui pour cette chose-là ? Et bien, que tu périsses ! Malheur à toi ! Que tu sois maudit ! Puisses-tu périr ! Que ton œuvre puisse être douloureuse et lente !" Et cetera, et cetera. Il lui dit ça entre famille. Quand le Prophète ('alayhi salat wa salam) réunit sa propre famille, encore une fois, Abou Lahab se lève et ridiculise et humilie le Prophète (sallallahu 'alayhi wa sallam) devant tout le monde.

Lorsque il y a le Hajj, la période du pèlerinage, qu'est-ce que fait Abou Lahab ? Il va colporter de mauvaises choses contre le Prophète ('alayhi salat wa salam). Il va propager de mauvaises rumeurs. Il va aller voir les gens un par un et leur dire : "Ne le croyez pas, c'est un fou, c'est un sorcier", et cetera, et cetera. Donc, il met tout en œuvre pour faire du mal au Prophète (sallallahu 'alayhi wa sallam). Et ça, ce n'est que sa réputation et le fait de ridiculiser et d'humilier en public, ce qui est déjà très douloureux.

Mais Abou Lahab ne s'arrête pas là. Il va à un niveau supérieur. Vous savez ce que fait Abou Lahab ? Abou Lahab est aussi celui dont les fils sont mariés aux filles du Prophète (sallallahu 'alayhi wa sallam). Abou Lahab a deux fils qui sont mariés à deux filles du Prophète ('alayhi salat wa salam). Et vous savez ce qu'il décide de faire ? Lorsque le Prophète (sallallahu 'alayhi wa sallam) commence à prêcher l'Islam, Abou Lahab demande à ses fils de jeter dans la rue les filles du Prophète (sallallahu 'alayhi wa sallam), de les répudier sans aucune explication, sans aucune demande. Il leur dit : "Si vous ne faites pas ça, vous n'êtes plus mes enfants." Et les deux enfants de Abou Lahab décident de divorcer et de répudier sans aucune raison les filles du Prophète (sallallahu 'alayhi wa sallam), ce qui fait énormément de mal aux filles du Prophète ('alayhi salat wa salam) dans un premier temps, mais aussi à leur père. Vous imaginez la douleur d'un père qui voit ses deux filles du jour au lendemain jetées à la rue sans aucune raison, alors qu'elles vivaient très certainement peut-être dans la joie, dans le bonheur avec leur mari, qu'elles avaient des relations de couple tout à fait normales, et du jour au lendemain, elles sont jetées à la rue sans aucune explication.

Il y a même un des fils de Abou Lahab qui, lorsqu'il jette la fille du Prophète ('alayhi salat wa salam) dans la rue, vient le voir et lui crache au visage. Il crache au visage du meilleur être que l'humanité ne connaîtra plus jamais, subhanallah. Il veut vraiment faire mal au cœur du Prophète ('alayhi salat wa salam). Et il n'utilise pas la négociation, il n'utilise pas la discussion, il n'utilise pas l'échange. Ce n'est pas un adversaire noble, c'est un adversaire indigne, un adversaire qui est inhumain, qui veut juste par tous les moyens faire du mal au Prophète ('alayhi salat wa salam).

Et vous savez le niveau du dessus ? Ce que fait Abou Lahab. On en a discuté lorsque on a parlé de Sourate Al-Kawtar. Abou Lahab est l'unique personnage qui se réjouit de la mort d'un enfant, subhanallah. C'était le voisin du Prophète (sallallahu 'alayhi wa sallam) en plus d'être son oncle. Il a des relations de voisinage avec lui. Et au lieu d'avoir de bonnes relations de voisinage, vous savez ce que faisait Abou Lahab ? Il balançait des ordures par-dessus sa maison, son appartement, dans la maison du Prophète (sallallahu 'alayhi wa sallam). Parce que leur maison à l'époque n'avait pas de toit, il n'avait pas de plafond. Donc, ils étaient voisins, et il entendait tout ce qui se passait de l'autre côté, et il balançait des choses par-dessus les murs pour gêner et pour faire du mal au Prophète (sallallahu 'alayhi wa sallam).

Et le jour où le Prophète (sallallahu 'alayhi wa sallam) vit ce moment douloureux avec Khadijah, qui est la mort d'un bébé, la mort d'un enfant, qu'il entend de l'autre côté du mur des gens qui pleurent, des gens qui sont tristes, des gens qui ont une douleur intense dans leur cœur, au lieu de les soutenir dans ces moments-là, qu'est-ce qu'il fait ? Il se réjouit et il va propager toute la rumeur à Quraysh en faisant la fête du fait que le Prophète (sallallahu 'alayhi wa sallam) vient de perdre un enfant, vient de perdre son fils. Et il dira : "Mohammed, ce qu'on a expliqué dans Sourate Al-Kawtar."

Mais vous savez, un adversaire noble, même lorsque vous faites la guerre, lorsque vous avez des dirigeants, des gens qui se battent sur un champ de bataille, et bien, lorsqu'ils entendent que l'ennemi a perdu un enfant, qu'il y a quelque chose de si douloureux que ça, wah, ils s'arrêtent, ils font une trêve, ils envoient leurs condoléances à leurs adversaires. Un adversaire noble, même s'il est sur le champ de bataille, il envoie ses condoléances aux dirigeants d'en face lorsqu'il vient de perdre un bébé. Ça, c'est un adversaire noble.

Mais Abou Lahab est un adversaire indigne, est un adversaire qui ne fait preuve d'aucune humanité, qui a dépassé toutes les limites de l'éthique, qui ne respecte rien, qui veut juste faire mal, faire très mal au Prophète ('alayhi salat wa salam). Et c'est parce qu'il a dépassé toutes ces limites que Dieu dit qu'Il ne lui donne aucune chance de retour, que Il retourne contre lui ses propres dou'as, et que Allah fait quelque chose de magnifique qui nous renvoie à nous-mêmes aussi. C'est que Il met en phase les paroles de Abou Lahab avec les paroles de Dieu, et le comportement de Abou Lahab et ses actions avec son châtiment et sa punition.

Abou Lahab est appelé Abou Lahab. Lorsqu'on dit "Abou", ce n'est pas forcément le père de quelque chose en arabe, mais c'est quelqu'un qui a une certaine qualité, ou une certaine manière d'être, ou une certaine personnalité. Quand on dit Abou Hourayra par exemple, le grand compagnon qui a rapporté énormément de hadiths, on l'appelle Abou Hourayra parce que "al-hir" en arabe, c'est le chat, et qu'il avait toujours un chat avec lui, il aimait énormément le chat, donc on l'appelle Abou Hourayra pour son amour pour les chats. Et Abou Lahab, "al-Lahab", c'est le fait de s'enflammer. Et ce que nous disent les historiens et les mufassiroun, c'est que en fait, Abou Lahab avait un visage qui s'enflammait rapidement, il avait un visage qui était rouge, qui s'enflammait très rapidement, et il s'enflammait dans son comportement, dans son visage physiquement, mais aussi verbalement, et aussi dans ses actions.

Et c'est pour ça que lorsque le Prophète ('alayhi salat wa salam) parle aux gens, il est le premier à s'enflammer, le premier à ouvrir la bouche, le premier à attaquer, le premier à faire preuve d'offensive pour faire du mal à la personne qui est en face. Et qu'il fait ce dou'a là, et ce qu'on voit, c'est que Dieu lui fait un dou'a qui est équivalent à son dou'a. Il a souhaité que le Prophète ('alayhi salat wa salam) périsse douloureusement, et Allah fait ce dou'a contre lui.

Et comment est-ce que meurt Abou Lahab ? Abou Lahab, et bien, subit une maladie qui est une espèce de gangrène à l'époque, qui va se propager à tout son corps et qui va faire qu'il va se détruire, se consumer et pourrir petit à petit. Il est laissé dans sa maison, personne ne sait comment le guérir, personne n'ose même s'approcher de lui parce qu'ils ont peur de cette maladie qui est très contagieuse à l'époque. Et personne n'ose même s'approcher de lui parce qu'il dégage une puanteur qui est énorme. Et lorsque il décède lentement et douloureusement de cette maladie, même lorsque il est enterré, les gens l'enterrent à distance. Ils prennent des objets pour le porter et pour l'enterrer parce qu'ils ne veulent surtout pas l'approcher du fait que cette maladie, encore une fois, est contagieuse et que son corps n'est pas quelque chose qu'on a envie de voir. Son corps est tellement détruit et pourri que même ses propres enfants ne veulent pas le voir et ne veulent pas l'approcher, subhanallah.

Donc, il a souhaité ça pour le Prophète (sallallahu 'alayhi wa sallam), et Dieu lui fait subir ce qu'il a souhaité aux autres. Il était quelqu'un qui s'enflammait, et Allah dit : "Son châtiment et sa punition est en phase avec son comportement et sa manière d'être. Il s'enflamma, et il sera dans un feu qui s'enflamme."

Et ça, ça nous ramène à nous-mêmes. Et une parole de sage qui dit que quelqu'un, et ça, c'est quelque chose que nous devons nous rappeler nous-mêmes, parce que lorsque Allah nous parle de Abou Lahab dans le Coran, ce n'est pas juste pour que l'on se réjouisse du fait qu'il va se retrouver en enfer, ou qu'on dise : "Si Allah nous donne des mauvais exemples dans le Coran, c'est ça qu'Il nous appelle à comprendre." Quand on récite, Allah nous donne des exemples, des bons et des mauvais exemples, pour que nous puissions comprendre la guidance et que l'on puisse avoir envie de se rapprocher des bons exemples et de s'éloigner et d'éviter de faire ce que font les mauvais exemples.

Donc, lorsque Allah nous donne l'exemple de Abou Lahab, effectivement, Il nous montre la grandeur du Prophète ('alayhi salat wa salam) et comment est-ce qu'Il le défend, et comment est-ce qu'Il a traité le cas de ce personnage unique dans le Coran. Mais Il nous appelle aussi nous-mêmes à méditer sur nos propres défauts, sur nos propres péchés, et sur le fait que notre récompense ou notre punition le jour du jugement sera en phase avec nos actions. Celui qui vit d'une manière très souvent, meurt sur cette chose-là. Celui qui vit dans le péché, celui qui vit en allant constamment tous les jours, je sais pas, en boîte de nuit, ou en faisant de la médisance tous les jours, et bien, il y a des chances que le jour où il décède, il décède en étant le même être, en étant quelqu'un qui médit à longueur de journée, qui fait des erreurs à longueur de journée, qui fait du mal aux gens à longueur de journée.

Et quelqu'un qui meurt sur un certain comportement, et bien, sera ressuscité de la même manière et rencontrera Allah Ta'ala sur ce comportement-là, sur sa personnalité. Mais quelqu'un qui passe ses journées à se rappeler de Dieu, quelqu'un qui se prosterne régulièrement pour le Seigneur des cieux et de la terre, et bien, il y a de grandes probabilités pour qu'il meure en étant en état de prosternation, en étant en état de prière, en étant en état d'invocation, et d'évocation du Prophète (sallallahu 'alayhi wa sallam) et d'Allah Ta'ala. Et il sera heureux le jour du jugement d'être révélé dans cette posture-là, d'être ressuscité dans cette posture-là, subhanallah.

Alors, une des choses que nous devons nous rappeler en lisant cette sourate, c'est : quelles sont mes actions dans la journée ? À quoi ressemble ma vie ? Et du coup, je vais pouvoir en déduire à quoi ressemblera ma mort et comment est-ce que je serai ressuscité. Donc, que chacun d'entre nous fasse attention, parce que ces actions seront l'équivalent, seront en phase avec ce qu'il fait dans cette vie.

Arrive ensuite les deux derniers versets. Si on devait traduire, on dirait : "Et sa femme, la porteuse de bois." "La porteuse de bois" est souvent traduit par "le cou", mais "al-houmoul" en arabe, c'est plutôt le cou, mais qui s'étend aussi à la poitrine ou la partie supérieure de la poitrine, en tout cas, dans laquelle une femme porte souvent une parure, un collier. C'est cette zone-là du corps. Et là, Allah dit : "Dans cette zone qui habituellement contient des parures, des bijoux, elle, elle aura dans l'autre vie une corde."

"Al-massad", vous quand vous regardez les tafsir classiques, les savants débattent beaucoup sur la matière, le matériau dont est fait "al-massad". Mais une des choses qui fait l'unanimité, et je pense, c'est la plus importante ici, c'est le fait que "massad" est quelque chose de tressé. Donc, ça veut dire que cette corde, elle est tressée de manière solide, pourquoi ? Pour porter ce bois qui est très, très lourd.

Donc, cette femme-là, Allah nous dit : "La femme de Abou Lahab, Oum Jamil, qui est aussi la sœur de Abou Soufyan, le jour du jugement, et dans l'au-delà, comment est-ce que Dieu l'a décrite ? Il l'a décrite comme étant une porteuse de bois. Elle porte du bois. Et comment est-ce qu'elle porte ce bois-là ? Elle le porte autour de son cou avec cette corde qui est fermement, solidement tressée pour porter ce bois-là qui est lourd."

Alors, on pourrait se dire : "C'est une image qui semble bizarre a priori. Pourquoi est-ce qu'Allah nous parle de corde autour du cou et de bois ?" Allahu 'alam. Il y a deux grandes sagesses dans cette image, qui est encore une fois une image coranique et qui nous appelle à l'imagination et à la méditation.

La première des choses, c'est le lien qu'il y a entre Abou Lahab et sa femme. Abou Lahab est lié à sa femme par deux choses qu'Allah met en valeur dans ces deux versets. La première des choses, c'est qu'ils sont mari et femme. Et très souvent, une femme porte les bijoux que son mari lui a offerts, porte les parures que son mari lui a offertes en guise de dot, ou pendant le mariage, ou les fiançailles, ou en guise de cadeaux et de générosités et d'amour le reste du temps. Et Oum Jamil avait pour habitude d'être une femme belle. C'est d'ailleurs pour ça qu'elle s'appelle Oum Jamil aussi. Elle était belle, et elle portait de belles parures que Abou Lahab lui donnait, et qui montraient du coup ce lien entre mari et femme, ce trésorier de la Mecque qui était connu, qui était un notable, qui était grand et respecté, riche, et sa femme qui était aussi riche et belle, et elle le montrait avec ces parures. C'est ce qui les liait dans cette vie-là.

Et Allah nous dit : "Ils étaient liés dans cette vie par les bijoux, les parures qu'ils portaient et leur richesse. Ils seront liés dans l'au-delà par des parures et des bijoux, mais d'un autre type." Les bijoux et les parures qu'elle portera dans l'au-delà ne seront plus des bijoux et des cadeaux. Ce sera une corde fermement tressée qui sera le symbole de cette parure qui la lie à son mari dans l'au-delà, comme ils étaient liés ici. Sauf que cette corde, au lieu de porter des bijoux, qu'est-ce qu'elle contient ? Ce n'est pas un collier, elle porte du bois.

Et pourquoi du bois ? Parce que Jamil, dans la vie d'ici-bas, le deuxième lien qu'elle avait avec son mari, c'est que son mari s'enflammait, et elle jetait de l'huile sur le feu, subhanallah. Ce que faisait Oum Jamil, c'est qu'elle allait colporter tout ce que disait son mari. Son mari attisait la haine contre le Prophète (sallallahu 'alayhi wa sallam), et elle faisait la promotion de cette haine. Elle allait voir les gens, elle allait voir les femmes de Quraysh, elle allait voir ses amis, ses voisins, toutes les personnes pour attiser la haine contre le Prophète ('alayhi salat wa salam). Elle écrivait des poésies. Les poésies à l'époque, je sais pas si vous comprenez, c'est c'est comme les médias d'aujourd'hui, c'est comme le Hollywood d'aujourd'hui, c'est comme les chansons d'aujourd'hui. Si vous voulez que quelque chose soit diffusé en masse par des médias de masse à des milliers de personnes, voire des millions de personnes aujourd'hui, vous faites un film, vous faites une chanson. À l'époque, vous faites une poésie, et les poésies sont répétées, sont enregistrées, sont répétées par les gens, par les gens, et insultent le Prophète (sallallahu 'alayhi wa sallam). Elle l'appelait "Mu'ammaman", celui qui est insulté, au lieu de "Mohammed", celui qui est remercié.

Et subhanallah, elle mettait de l'huile sur le feu de son mari. Lui, il s'enflammait, il était Abou Lahab, et elle venait mettre du combustible. Et Allah dit : "Tu mettais du combustible sur le feu de ton mari dans cette vie, et dans l'au-delà, ta récompense sera aussi en phase avec ce que tu faisais. Tu mettras du combustible, du bois, sur le feu qui enflamme ton mari." Subhanallah. Encore une fois, on voit que cette imagerie coranique met en phase les personnalités dans cette vie et les punitions ou les récompenses dans l'au-delà. Subhanallah.

Donc, ce qui la liait à lui, c'était le fait d'enflammer les gens, de mettre de l'huile sur son feu. Et le jour du jugement, elle portera le bois qui sera le combustible de Al-Lahab, dans lequel sera Abou Lahab, et elle sera liée à lui, non plus par une parure qui est une parure de bijoux et de cadeaux envers son mari, mais elle sera liée à lui avec une corde qui fera office de collier, solidement tressée, mais plus en guise de cadeau, en guise de combustible qu'elle porte et qui va ensuite enflammer le feu dans lequel se trouve son mari. Subhanallah.

Et là, il y a encore une deuxième leçon qui est très importante pour chaque croyant, chaque musulman, chaque musulmane. Pourquoi ? Parce qu'on se rend compte qu'Allah met en valeur ici un comportement qui est très mauvais, qui est celui d'enflammer les gens lorsqu'il y a une dispute ou un conflit. Ethan Allah, Allah lorsqu'Il parle de la femme de Abou Lahab, Il met en avant cette caractéristique-là. Et ça nous rappelle encore une fois à nous : lorsque nous vivons un conflit, lorsque je vis une dispute, lorsque quelqu'un est en colère à côté de moi à cause d'une parole, ou d'une insulte, ou d'une incompréhension, ou je ne sais quoi, quelle que soit la source de la colère du fait qu'une personne qui est à côté de moi s'enflamme, quel est mon comportement à moi en tant que croyant ?

Est-ce que je le conseille ? Est-ce que je dis, est-ce que je lui dis : "Apaise-toi, fais tes ablutions et prie deux rak'ats pour Dieu" ? Ou est-ce que, au contraire, malheureusement, le comportement de beaucoup d'entre nous, de beaucoup de musulmans et de musulmanes, est-ce que j'enflamme la discussion ? Est-ce que je lui dis : "Oui, tu as raison, il n'aurait pas dû faire ça, et tu devrais lui répondre comme ça, et tu devrais réagir de telle manière, et tu devrais te venger" ? Et c'est vrai, et s'énerver nous-même, et mettre de la synergie dans cet énervement, et faire que les gens s'énervent les uns les autres, et s'enflammer les uns les autres, et rajouter de l'huile sur le feu, et dire encore plus. Une personne va médire, et va se mettre en colère, et va peut-être dire des paroles injustes envers une personne, l'insulter dans son dos, et vous, vous allez en rajouter, et l'insulter encore plus, et médire encore plus, et lui dire : "Oui, tu as raison", et enflammer, et enflammer, et enflammer les choses.

Et Allah lui dit : "Ce n'est pas comme ça qu'il faut se comporter." Oum Jamil aurait pu apaiser son mari. Elle aurait pu le conseiller en bien. Elle aurait pu lui dire : "Non, tu es injuste", ou lui dire : "On ne peut pas se réjouir de la mort d'un enfant, on ne peut pas se réjouir de la mort d'un enfant, même si la personne qui a subi ce décès est ton pire ennemi, on ne peut pas s'en réjouir." Mais elle n'a pas fait ça. Elle a enflammé, elle a rajouté de l'huile sur le feu, elle lui a donné raison, elle a donné raison à l'injustice et au mal. Et nous aussi, des fois, on se comporte comme ça, wallah.

Alors, il faut que chacun d'entre nous se rappelle ça, médite là-dessus, et revienne vers Dieu et se repente, et essaie d'apaiser les situations dans lesquelles il y a des conflits, de mettre de l'eau sur le feu, d'éteindre le feu, d'apaiser les situations. Et on voit que c'est encore plus important dans le couple, subhanallah. Parce que quelqu'un, une femme, va être beaucoup plus sensible à ce que va lui dire son mari, et un mari va être très sensible à ce que va lui dire sa femme, parce que ce sont des gens qui vivent ensemble, qui partagent des objectifs, des intérêts, qui partagent une vie, qui partagent un foyer, qui partagent une éducation d'enfants. Et c'est très facile d'enflammer votre mari ou d'enflammer votre femme, parce que vous connaissez exactement ce qui peut l'apaiser ou ce qui peut l'enflammer.

Et Allah encore une fois nous donne dans le Coran quatre types de couples. Il y a des couples où vous avez un bon mari et une bonne femme qui sont tous les deux des gens bien, des gens miséricordieux. Vous prenez Ibrahim et sa femme par exemple, ou Zacharie et sa femme. Et vous avez ensuite des couples avec un mauvais mari mais une femme pieuse. Vous avez l'exemple de Pharaon, un mauvais mari avec une femme pieuse qui essaie de conseiller son mari, qui essaie de l'apaiser, qui essaie de le faire revenir vers Dieu, même si ça ne marche pas, elle fait ce qu'elle a à faire. Et vous avez l'autre exemple, le troisième exemple de couple, qui est un bon mari et une mauvaise femme. Vous avez l'exemple de Lot, par exemple, qui est un prophète, mais sa femme qui ne suit pas et qui va suivre les dérives de la société de son époque. Mais son mari la conseille, essaie de l'accompagner, même si ça ne marche pas, il fait les efforts. Et vous avez le pire des exemples de couple, qui est Sourate Al-Massad, qui est un mauvais mari et une mauvaise femme. Les deux s'enflamment, les deux n'ont rien à voir avec la piété, les deux explosent, les deux veulent faire le mal et s'encouragent dans le mal. Subhanallah.

Puisse Dieu préserver nos couples de tomber dans cette phase-là, dans des phases où nous sommes des gens qui s'encouragent pour le mal au lieu de se conseiller dans le bien et de s'apaiser dans le bien, inch Allah Ta'ala.

Je termine rapidement avec une dernière méditation qui est importante aussi. Oum Jamil, la femme de Abou Lahab, avait pour habitude, comme je vous disais, d'écrire des poésies contre le Prophète ('alayhi salat wa salam) et de l'insulter ouvertement. Et elle avait transformé son nom, au lieu de l'appeler Mohammed, elle l'appelait "Mu'ammaman" pour que les gens puissent se moquer encore plus de lui, l'insulter encore plus, le ridiculiser encore plus, puisque "Mu'ammaman" est celui qui est insulté, celui qui est ridiculisé, celui qui est humilié, au lieu de "Mohammed", qui est un nom très, très noble donné au Prophète (sallallahu 'alayhi wa sallam).

Et un jour, elle balance des poésies comme ça, des vers contre "Mu'ammaman", et Abou Bakr est assis à côté du Prophète (sallallahu 'alayhi wa sallam) et lui dit : "Mais tu ne vas pas lui répondre ? Elle est en train de t'insulter publiquement, en train de te ridiculiser, de t'humilier publiquement. Est-ce que tu ne vas pas lui répondre quelque chose ?" Et le Prophète (sallallahu 'alayhi wa sallam) fait une touche d'humour, mais qui est avec énormément de sagesse. Il lui dit : "Mais pourquoi est-ce que je lui répondrais ? Elle ne parle pas de moi. Moi, je m'appelle Mohammed. Elle, elle est en train de parler de 'Mu'ammaman'. Ce n'est pas moi, 'Mu'ammaman'. Alors pourquoi est-ce que je lui répondrais ?"

Abou Bakr, subhanallah. Le Prophète ('alayhi salat wa salam) est en train de nous apprendre une leçon fondamentale, c'est que il ne faut pas toujours répondre aux insultes et aux attaques. Et encore une fois, les croyants, les musulmans, les musulmanes, nous avons tendance parfois, lorsque nous sommes attaqués, à démarrer au quart de tour, à répondre à une attaque par une attaque, à répondre à une insulte par une insulte, à répondre à un pic par un pic, à répondre à de la médisance par de la médisance, et cetera, et cetera.

Et le Prophète (sallallahu 'alayhi wa sallam) nous apprend ici que, en fait, parfois, il ne faut pas se rabaisser. Il ne faut pas se rabaisser au niveau de ces gens-là qui vous insultent, qui vous humilient, parce que eux se rabaissent eux-mêmes lorsqu'ils font ça. Et moi, qui suis croyant, je ne dois pas me rabaisser à un niveau qui est en dessous de mon éthique. Je ne dois pas me rabaisser à un niveau où je laisse monter la colère en moi, où je laisse Shaitan m'insuffler de mauvaises paroles, où je vais sortir des insultes, où je vais médire sur des gens pour répondre à une attaque.

Et encore une fois, je vous disais qu'il y avait les quatre types de non-croyants. Vous pouvez avoir des adversaires nobles, vous pouvez avoir des gens qui ne partagent pas votre idéologie, qui ne partagent pas votre vision du monde, mais qui veulent débattre avec vous d'une manière éthique, d'une manière correcte, qui ont des arguments constructifs, qui ont des critiques parfois constructives, qui peuvent même vous aider vous-même à vous remettre en question. Et ces gens-là, bien évidemment qu'il faut discuter avec eux, bien évidemment que vous pouvez débattre, que vous pouvez échanger avec des personnes qui vous parlent d'une manière construite, d'une manière intelligente, d'une manière constructive, et surtout d'une manière éthique.

Mais des gens qui se rabaissent à un niveau aussi bas que Abou Lahab et sa femme, qui insultent, qui humilient, qui ridiculisent, qui n'ont rien d'humain dans leur manière de parler, subhanallah. Et bien, le Prophète ('alayhi salat wa salam) nous apprend qu'il ne faut pas se rabaisser à leur niveau. Si vous marchez dans la rue et qu'un chien commence à aboyer contre vous, est-ce que vous allez vous mettre à aboyer contre ce chien ? Subhanallah. Bien évidemment que non. Il y a des gens qui se comportent d'une manière indigne, qui ne relève pas de la dignité humaine, qui se comportent pire que des animaux. Abou Lahab et sa femme, lorsqu'ils se réjouissent de la mort d'un enfant, sont pires que des animaux. Leurs cœurs sont pires que la pierre.

Et des gens qui vous insultent et qui se rabaissent à ce niveau-là, ne vous rabaissez pas à leur niveau. Ne perdez pas votre éthique, ne perdez pas votre foi, ne faites pas que votre cœur s'endurcisse, ne tendez pas l'oreille à ce que Shaitan veut vous enflammer dans une discussion. Si les gens qui sont en face de vous ne sont pas ouverts à la discussion, ne sont pas éthiques, ne sont pas humains dans leur manière de se comporter, et que la discussion et les insultes que vous allez leur donner ou les réponses que vous allez leur donner ne servent à rien, vous perdez votre temps, vous perdez votre foi, vous perdez votre éthique, et vous laissez la porte ouverte à Shaitan.

Alors, ces gens-là, ne leur répondez pas. Les musulmans doivent apprendre, apprendre pardon, à se contenir, à contenir leurs pulsions pour répondre de la meilleure des manières aux personnes qui le méritent, aux personnes qui ont ce niveau de dignité, et d'humanité, et de réflexion, et d'intelligence, et de ne pas répondre aux gens qui ne le méritent pas. C'est comme ça que faisait le Prophète ('alayhi salat wa salam), et il rajoute de l'humour en disant : "Elle parle de 'Mu'ammaman', elle ne parle pas de moi. Pourquoi est-ce que vous voulez que je lui réponde ?"

On va s'arrêter là avec Sourate Al-Lahab, et je vous dis à la semaine prochaine, inch Allah, avec Sourate Al-Ikhlas. Le Prophète ('alayhi salat wa salam) a dit : "Transmettez de moi, ne serait-ce qu'un verset." Alors, si le contenu de ce rappel vous a été utile, partagez-le aux autres, partagez-le numériquement pour qu'il puisse être bénéfique à un grand nombre, mais partagez-le aussi humainement avec vos proches, avec vos familles, avec vos enfants, dans vos assises, pour que, inch Allah, Dieu puisse faire de nous des gens qui transmettent Sa parole à l'humanité toute entière. Amin.

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