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Les NGT, nouveaux OGM imposés par l'UE et la crise DNC : agriculture en danger

Le Monde Moderne52:40

Transcription

Bonjour à tous et bienvenue dans une nouvelle émission du monde moderne. Notre invité, c'est Ananda Guilet de Cocopellie.

Bonjour Ananda.

Salut Alexis. Merci pour l'invitation, une fois de plus.

Bah, merci d'être toujours présent à l'appel. Euh, on avait déjà fait une émission il y a de ça quelques semaines pour le Modern Talk, euh, où on parlait des NGT, hein. Ce sont ces nouveaux, euh, enfin, nouvelle génération d'OGM en vrai, hein, que l'UEV veut imposer dans nos assiettes. Et, et bien, elles avancent.

On en avait parlé, il y avait une lettre ouverte qu'on avait partagée. Où en est-on aujourd'hui au niveau européen ? Et est-ce que tu peux rappeler brièvement aux téléspectateurs auditeurs ce que sont les NGT pour ceux qui n'avaient pas vu l'émission ? Sinon, je vous invite à aller la voir puisqu'on entre en détail, hein, sur ce sujet, euh, le Modern Talk avec Lambda. Mais rapidement, euh, ce que c'est et qu'est-ce qui se passe actuellement à Bruxelles ?

Oui. Et en fait, c'est c'est important la manière dont tu introduis, tu vois, parce que les NGT, en fait, c'est pas euh, c'est pas quelque chose, c'est une technique. Et c'est une, c'est une, c'est donc c'est les nouvelles techniques génomiques. Et c'est euh, des techniques de modification génétique qui donnent des OGM.

Alors, pourquoi est-ce que je je te dis ça ? Euh, parce que on voit bien, et et probablement que même nous, on a fait l'erreur au début de parler de plantes NGT. Euh, et en fait, moi, j'essaie de plus parler de plantes NGT, mais bien de plantes OGM, parce que les NGT, c'est simplement une technique pour aboutir à à des une sorte d'OGM, de nouveaux OGM, d'OGM modernes.

Sachant que les NGT, donc ce qui est important de rappeler, c'est que la Cour de justice de l'Union européenne, en 2018, elle dit bien : les plantes qui sont issues de ces nouvelles techniques, donc de de ces nouvelles techniques génomiques, sont euh, strictement des organismes génétiquement modifiés. Donc ici, on parle bien d'OGM, tant botaniquement, enfin, tant génétiquement que légalement. Donc ça, j'insiste vraiment là-dessus.

On est en train de parler d'OGM. Et du coup, euh, là, suite à suite à ce rendu de la Cour de Justice de l'Union européenne, on a demandé à la Commission de réaliser tout un tas d'études, comme ils le font, comme ils le font toujours, euh, généralement d'ailleurs au service des agro-industriels ou en tout cas pour rendre service aux agro-industriels. Et du coup, ils ont fait ça, et ils ont considéré qu'il fallait deux catégories pour ces plantes issues des nouvelles techniques génomiques, pour ces OGM : une catégorie 1.

Et donc la catégorie 1, ils vont considérer que ce sont des plantes équivalentes à des plantes conventionnelles, donc non OGM. Et le texte, il prévoit moins de 20 modifications de nucléotte et des modifications interspécifiques. Donc on va modifier un gène de blé avec un gène de blé. On va ajouter via les ciseaux génétiques, le fameux crisper cast, on va ajouter une séquence génétique de blé dans un autre blé. Et ensuite, et ça, c'est pas ce qu'on faisait de manière naturelle quand on recoupait des espèces.

Quelle est la différence entre la sélection faite par les les agriculteurs et et cette technique Crisper ?

Oui. Alors, ben en fait, la technique Risper déjà, elle va elle va accélérer euh de manière incroyable le processus de sélection, parce qu'on va vraiment euh, on va prendre ce bout-là et plutôt que de le faire avancer — moi, je schématise un peu de de manière bête parce que je suis pas du tout scientifique — mais globalement, on on va gagner en fait des années de sélection en prenant une séquence génétique euh de l'ADN, en la recollant ailleurs avec vraiment les ciseaux génétiques rispercas.

Mais ce qu'on va réussir à faire aussi en modifiant simplement à l'intérieur de l'espace de l'espèce moins euh de de 20 nucléotes, on va réussir à exacerber euh certains traits génétiques d'une plante. Par exemple, euh, je sais pas quel exemple on pourrait prendre, le de le maïs, on va dire, qui va exuder une molécule un peu repoussante pour pour la pyrale, mettons. Donc je je j'invente au fur et à mesure, mais globalement, l'idée, c'est ça. Et on va surexacerber ce gène-là pour rendre le maïs toxique à la pierale et pour en faire un maïs insecticide, ou alors pour créer un maïs résistant à certains herbicides, et cetera.

Bon, ça, normalement, ça tombe dans la catégorie 2 quand même d't, mais globalement, c'est ça l'idée. On va aller exacerber des gènes, exacerber les critères génétiques de manière très ciblée et très fortement. Et ça, en fait, dans la nature, ça ne peut pas arriver, ou alors après des centaines et des centaines d'années de sélection. Euh, donc c'est ça, c'est un peu la différence, mais en effet, on peut considérer que euh, que ça reste des plantes qui sont euh, euh, entre guillemets, équivalentes, parce que on n'intègre pas un gène de méduse dans une tomate, quoi. C'est ça ce qui était l'idée de la transgénèse, en fait, à la fin des années 90.

C'est ça.

Donc, mais alors, donc, est-ce que les NGT ne sont pas transgéniques ? C'est-à-dire, sont des organismes génétiquement modifiés, mais non transgéniques ?

Et oui, mais non, parce que là, je te parlais que de la catégorie 1.

Ah oui ! [rires]

Et en fait, mais c'est en fait, c'est ça qui est que c'est ça qui est hyper intéressant et hyper grave dans ce débat en ce moment, c'est que tout, tu vois bien que tout le débat mainstream se fait autour de la catégorie NGT1, qui sont entre guillemets des plantes équivalentes à des plantes conventionnelles. Attention, il y a toute la catégorie NGT2. Et dans la catégorie NGT2, qui reste aujourd'hui, en tout cas en l'état du texte, sous la directive18, donc qui est considérée comme des OGM classiques, les mêmes OGM encore une fois où on intègre des gènes de méduses dans une tomate pour la conservabilité.

Euh, donc les NGT2, c'est tout ce qui est au-dessus de 20 euh modifications euh génétiques, de 20 modifications nucléotite et tout le reste. Et c'est bien marqué comme ça dans le texte : "et tout le reste". Donc dans le "et tout le reste", il y a évidemment la transgénèse. Donc tout le monde fait comme si ça existait pas et que non, on est juste en train de déréguler en fait des plantes équivalentes à ce qui pourrait arriver dans la nature. Mais non, mais c'est un mensonge, c'est archi faux ! Donc on parle bien pour la catégorie NGT2 de transgénèse.

Et d'ailleurs, euh, là, il y a des articles qui commencent, euh, il y a il y a un article, je l'ai relayé sur Twitter pour ceux qui veulent veulent aller voir. On parle déjà de faire synthétiser, euh, enfin, de créer des nodules en fait sur les racines de blé pour faire synthétiser l'azote au blé pour se passer des engrais azotés. Donc évidemment là, on va nous sortir tout le champ des sirènes, euh, à la fois euh, écologique, parce que là, on a l'usine, on a les mêmes organismes qui nous traitent de voyou quand on parle euh de le d'une agriculture qui est soit qui est polluante euh et toxique via les pesticides. Et maintenant, ce discours devient acceptable et même et promu par ceux qui font la promotion des NGT en disant : "Bah, grâce aux NGT, on utilisera moins d'engrais, on utilisera moins de pesticides, on va avoir des plantes résistantes à la sécheresse", et cetera.

Mais tout ça, encore une fois, est factuellement faux, parce que quand on regarde les dépôts de brevet — parce qu'il faut savoir que Corva, qui est le leader, a déjà c'est des milliers euh de de familles de brevets qui sont d'ors et déjà déposées aux États-Unis et des centaines qui sont en cours de demande d'ors et déjà en Europe. Mais on va reparler du brevettage. Et quand on regarde la nature de ces brevets, on voit qu'il y a très peu en fait de brevets qui sont via pour pour des résistances à la sécheresse par exemple, ou alors on va économiser vraiment quasiment rien en eau. Mais on est que sur des demandes des dépôts de brevet qui vont aller chercher des critères industriels en fait. Donc toujours plus de stabilité, des maïs plus petits, ça fait moins de biomasse, on a besoin d'intégrer plus d'engrais vu qu'ils vendent des engrais, et cetera et cetera.

Puis on nous dira avec la crise énergétique [raclement de gorge] des trit d'ormous, "Regardez, c'est formidable ! Ça va être l'indépendance agricole européenne !" Enfin, toujours les les mêmes mensonges. Qui est derrière ? Et j'insiste, hein, c'est du mensonge, hein, c'est vraiment du mensonge. Et ça, pour s'en rendre compte, il suffit d'aller checker ce qui se passe au Brésil ou ce qui se passe en fait en aux États-Unis et de voir le désastre, le désastre en fait des OGM, parce que on parle de désastre.

Qu'est-ce que... Quel est le désastre là ?

La surutilisation de pesticides par exemple avec le le soja le soja Rand Predy, ou voilà, on a une explosion des pesticides parce que les adventistes deviennent résistants à la même de la même manière en fait que le que le soja et du coup on met toujours plus de pesticides. Les rendements, en fait, les promesses de rendement ne sont pas tenues. On regarde le l'état l'état global de l'agriculture aux États-Unis. On voit que on est sur des endettements à à sur plusieurs générations, des suicides encore plus graves qu'en Europe. Sachant qu'en Europe ou en France, on est quasiment un suicide par jour d'agriculteur, mais la MSA refuse de donner des chiffres tous les ans qui sont stables, enfin qui sont clairs, pardon, parce que stables, ils le sont, je pense pas. Heureusement, c'est de pire en pire, quoi.

Parce que...

Ouais.

Ouai.

Voilà. Et et du coup, euh, du coup, en fait, on on voit bien, on voit bien que de toute manière, cette ce technolutionnisme agricole pour les pays, euh, où comme le Brésil, c'est des champs de milliers d'hectares, en fait, des champs, on n'imagine même pas en fait, de soja, et cetera, on voit bien que c'est pas fonctionnel. Le résultat en terme de mondialisation de l'agriculture, on voit bien que ça règle rien en fait, que que plus on, enfin, on refuse de changer de modèle. Là, on s'enfonce toujours dans ce modèle agroindustriel de plus en plus, de plus en plus, alors que il faudrait faire exactement l'inverse.

Alors justement, qui est derrière ce lobbing intensif au niveau international, particulièrement au niveau européen ? On a tous en tête Monsanto, évidemment, sont les numéro 1, Bayer. Est-ce qu'il y a d'autres multinationales de l'OGM et de la chimie lourde qui sont derrière cette main mise ?

Oui, le nom qu'il faut retenir sur les NGT, sur les OGM nouvelles techniques génomique, c'est Corva. Corteva, c'est la fusion de dente chimical et de dupon aux États-Unis, qui sont deux chimistes. Et du coup, Corteva, c'est eux qui sont leaders leaders mondiaux de de ces techniques de nouvelles de ces nouvelles techniques génomiques pour faire des OGM. Et c'est pas pour rien, ils ont une licence d'exclusivité avec l'université Berkley, qui elle-même a euh a la le les brevets sur euh Crisper Castline, donc sur ces fameux sisogénétiques qui permettent de faire ces nouveaux OGM.

Donc Corva, bah si tu veux, ce qui ce qu'il faut quand même aussi euh retenir comme chiffre, c'est qu'aujourd'hui, c'est quatre multinationales qui concentrent entre 40 et 60 % euh en fonction du marché des semences mondiales.

C'est fou !

Donc on parle de Bayer, Corva, euh Senta et BASF. Et après, tu as KWS l'Imagrin aussi en France, qui fait de la France le 4e exportateur mondial en terme de semence. Et d'ailleurs, il y a une petite anecdote là-dessus, juste si tu me permets, c'est que ce qu'il faut ce qu'il faut bien comprendre sur les OGM, parce qu'on se souvient tous du moratoire sur les OGM à l'époque, et cetera, mais les OGM ont été aussi refusés en France à l'époque parce que la France est 4e exportateur mondial de semence.

Et si on intégrait les OGM, parce qu'il faut savoir que dans la directive 2018, les clauses de protection des culture non OGM à côté des OGM sont ridicules. On parle des fois de, je crois qu'on parle de 200 m euh pour une culture de maïs euh OGM non OGM. C'est absolument ridicule.

Forcément.

Ou Ah ouais.

Non, mais le maïs, c'est c'est des c'est des kilomètres et des kilomètres. Le pollen, il est très très fin, avec le vent, il se disperse, et en plus les abeilles y vont. Donc ce qui allait se passer si on intégrait les OGM, c'est que on allait avoir une contamination quasi systématique et globale de toutes les cultures de maïs, pour prendre l'exemple du maïs, par des OGM sur euh des cultures conventionnelles. Donc en fait, ça défonçait littéralement le marché d'export non OGM, sauf que la France est basée sur un marché d'export OGM jusque-là. Parce que le marché d'export OGM, c'est pas nous. C'est en fait des pays qui sont avec les OGM depuis longtemps.

Donc on a mis ça sur le dos des écolos en mode : "C'est encore des IP réfractaires qui veulent revenir 5000 en arrière." Parce que ça, j'en profite pour refaire encore une parenthèse. En fait, il faut bien comprendre que, et on le voit sur Twitter ou sur les réseaux sociaux, dès qu'on parle de ça, on nous dit : "Mais vous voulez retourner à à la où et au chapeau de paille et 5000 ans en arrière, on peut pas nourrir la planète avec ça." Et et il est pas du tout question de ça. En fait, la modernité agricole ne passe pas forcément par le technolutionnisme. Il y a, et en fait, l'agroécologie dans son ensemble est ultra moderne. Des techniques qui peuvent aller très loin dans la coévolution avec les écosystèmes, qui sont très productifs, qui produisent des légumes sains, qui reproduisent de la biodiversité, et cetera. Donc ça, je ferme cette parenthèse, on n'est pas rétrograde, il faut vraiment insister là-dessus.

Non, mais vous êtes accusés, enfin, les défenseurs du vivant et ceux qui vont lutter contre ces nouveaux OGM et ceux qui ont déjà luté contre les OGM sont systé systématiquement attaqués quand même par toute une branche de lobbyistes — je sais pas comment on peut les appeler — qui sont là pour expliquer que la chimie lourde, c'est ce qu'il y a de mieux quand même pour l'agriculture et que c'est formidable et qu'on n'empêche pas le progrès. Les mêmes qui avaient ce discours, bon bah, sur tous les autres dossiers de la science. Et on voit bien que derrière, bah, le pouvoir est clairement le pouvoir politique du côté de ces lobbyistes et pas du côté de ceux qui défendent le vivant ou du moins qui ont une vision critique par rapport à à cette catastrophe annoncée, parce que le risque de ces OGM et de cette main mise sur les semences, ce qu'on disait, c'est la la perte de biodiversité et le le fait qu'il faudra toujours plus de pestic d'engrais, de choses et d'autres pour arriver à à maintenir en vie ces espèces bâtardes.

En fait, de toute manière, tu as raison de le préciser. Alors déjà, concernant les chiens de garde qu'on voit boyer dès que on essaie de remettre un peu en question ce système agroindustriel, les exemples en fait de par le passé qui donnent tort à ces chiens de garde, on a que ça. On peut parler de la miante, on peut parler, enfin, je sais pas en fait, de de tous ces produits qui étaient supposément pas dangereux et qui sont aujourd'hui classés ultra cancéringène. Le le le tabac, en fait, les il y avait des pubs de médecins qui fumaient dans leur cabinet pour dire : "Mais le tabac pour les bronches." Enfin, en fait, on est complètement amnésique sur ces sujets-là et on se rend pas compte que justement quand tu as une meute de chien de garde qui aboie comme ça sur tous les réseaux sociaux et sur tous les médias, c'est ça qui doit nous alerter. Euh, ça, c'est c'est le c'est le premier point.

Le deuxième point, quand je te parlais d'une concentration du marché de la semence sur quatre agroindustriels multinationales qui sont Corva, Bayer, BASF, Sinenta, c'est quatre chimistes. Donc en fait, euh, qui c'est quatre agroindustriels mais de l'agroindustrie de la pétrochimie. Donc leur cœur de marché, c'est les engrais, c'est les pesticides, c'est toute cette technologie, c'est les biocides, he, et dans biidd il y a vie et mort, hein, on est d'accord. Donc les tueurs de vie, c'est dans le nom, hein, faut faut pas avoir fait euh, qui sont dangereux pour l'humain. Il faut il faut il faut rappeler quand même que c'est produit, c'est l'agent orange, ça crée des mal des malformations, ça ça a tué ça, ça crée aussi de de l'infertilité, enfin, tout ça, c'est c'est lié à des études scientifiques, médicales, des tonnes des tonnes d'études, des tonnes d'étud. On a un recul énorme sur sur la nocivité de ces produits et on continue de les utiliser sous prétexte que par exemple le randop, c'est super faux de dire que le glyphosate est dangereux pour la santé humaine, alors même que des procès ont été gagnés aux États-Unis, hein, pour lier glyphosate et cancer. Donc il y a quand même beaucoup d'efforts pour...

Tu te rappelles de de la première pub sur le glyphosate, hein ? C'était un petit chien qui déterrait un... en fait, on le le c'était en dessin animé. Le gars, il il traitait au glyphosate sur l'os du petit chien. Le petit chien, il venait d'errer son os. Il mangeait son os tout tranquillement et c'était le glyphosate, le premier des herbant biodégradable.

Biodégradable. C'était c'était le mot qui, enfin, c'est une des pires saloperies qu'on...

Oui. Pour dire que c'était un déserbant super sympa, quoi.

Ouais.

Oui, oui, alors que ça allait pas en fait. Et euh, et et ouais, et en fait, ce qui ce qu'il faut bien comprendre par ce discours-là, euh, l'idée, c'est pas là de de d'aller dire aux agriculteurs qui l'utilisent : "Vous êtes des imbéciles", et cetera. Non, on a on a créé ce modèle-là. En fait, ce qu'il faut, c'est en changer et en changer intelligemment pour embarquer tout le monde.

Mais juste, juste si tu me permets, pour finir sur les les agroindustriels, parce que il faut vraiment euh avoir ce prisme de lecture pour comprendre ce qui est en train de se passer. On parle de la pétrochimie. Donc la pétrochimie qui détient des brevets sur les nouveaux OGM. À aucun moment, ils vont avoir intérêt d'avoir des plantes génétiquement modifiées qui n'ont pas besoin de pesticides ou qui n'ont pas besoin d'engrais, parce que les pesticides et les engrais, c'est le cœur de leur fond de commerce. Donc ce serait un non sens industriel et un non sens économique que de mettre sur le marché des plantes qui n'ont pas besoin de leurs produits. Ça paraît logique, mais il faut le réfléchir.

Logique.

Alors, pourquoi, quand on sait ça, que ces gens-là fabriquent des engrais et des pesticides, euh, et les OGM, ils vont pas évidemment scier la branche sur laquelle ils sont assis ? Donc quand on sait ça, on voit bien qu'il y a un loup. Enfin, il y en a même plusieurs. Il y a une meute de loup en réalité. Et et pourtant, euh, tout le monde nous dit : "Mais non, c'est formidable, ça va permettre de baisser la consommation d'an." Enfin, c'est c'est débile. On voit bien que c'est pas le but. C'est c'est quand même terrible de se dire : "Mais est-ce que les gens sont volontairement stupides ou est-ce qu'on les paye pour être stupides ?"

Et à la fin, alors, on ne blâme pas bien sûr les agriculteurs qui sont pris dans un modèle d'endettement et de surendettement parce que ça coûte très cher et parce qu'il faut s'équiper et parce qu'au final, on n'a pas le choix, hein, comme tu le disais, derrière ces quatre entreprises qui vont privatiser le vivant, euh, avec tous les risques qui vont avec. Comment on peut éviter ça aujourd'hui ? Est-ce qu'on peut faire quelque chose ?

[grognement] Je pense qu'il faut vraiment sensibiliser, en fait. Je pense que personne est... c'est pas une question de de bêtises, c'est une question euh déjà de non psychopathie. J'ai envie de te dire. On a envie intrinsèquement de croire que ce qu'on nous vend, euh, possiblement, ça va en effet améliorer le revenu des agriculteurs. Ça va en effet améliorer la productivité. En fait, on a envie d'y croire. Je pense qu'en tant qu'agriculteur, en tant que que moi, je suis aussi agriculteur, on fait face à des suprés. On se rend pas compte aujourd'hui de l'état de la paysannerie et du coup, on a envie aussi des fois parfois de de répondre au champ des sirènes et et d'aller se faire dorlotter un peu. Mais en réalité, en effet, c'est c'est une meute de loup qu'il y a derrière. On sait très bien que la réalité va être va être complètement différente.

Est-ce qu'il y a des solutions ? Je pense que oui. La première solution, c'est de pas donner les clés de notre souveraineté alimentaire à un agro-industriel américain, si tu veux. Et et avec les NGT, pour reboucler sur ce sujet, euh, là, on a parlé de la transgénèse, on a parlé de de globalement qu'on pouvait demain se retrouver avec des gênes de méduses dans une tomate, mais surtout le gros gros gros sujet qu'il y a, c'est la breuvabilité de ces NGT NGT1 et NGT2.

Et donc là, Alexis, ce qu'il faut comprendre, c'est que dans les NGT1, on nous dit : "C'est des plantes qui sont équivalentes à des plantes euh à des à des plantes naturelles, donc des sélections équivalentes à une sélection naturelle." Néanmoins, elles sont breuvables. Donc ça, c'est un aveu de breuvabilité du vivant. Tu le comprends ? Ça veut dire que d'un côté, on nous dit : "C'est des plantes qui sont comme des plantes naturelles", et d'un autre côté, on dit : "Oui, mais par contre, on va les breuveter." Donc ça veut dire quoi ? Qu'on va pouvoir breuetter demain des traits génétiques ou des séquences génétiques qu'on trouve en fait dans la nature. Et ça va être le premier à trouver cette séquence génétique qui va dire : "Bah, bam, ça, ça m'appartient. Maintenant, si vous voulez la cultiver, vous allez devoir payer une licence. Vous allez devoir passer par le guichet unique Corva pour les licences Chrispercass", et cetera.

Donc aussi, ce qu'il faut comprendre, et ça, j'insiste bien là-dessus, parce que les promoteurs des NGT disent que c'est pour relancer la compétitivité sur le marché international pour que l'agriculture française soit compétitive avec le monde entier. Aujourd'hui, en l'état actuel du portefeuille des brevets, c'est les Américains, c'est les boîtes américaines. Et Bayer, qu'on vient pas me dire que c'est allemand, c'est américain, c'est des fonds de pension américains, c'est Vangard, Black Rock, et cetera. La boîte a été créée en Allemagneement, euh [rires], on est d'accord.

Donc euh, donc on parle bien de multinationale américaine, à part Genta qui est 100 % chinoise, euh, qui vont détenir les clés de notre souveraineté alimentaire, parce que ce qui va se passer, c'est que une fois que les NGT vont être mis en place, ça va tuer l'innovation de toutes nos PME euh qui distribuent et qui sélectionnent des semences des semences non OGM. Et j'ai discuté avec pas mal d'entre elles, même qui sont pas du tout de notre milieu euh conventionnel, qui sont hyper angoissées de voir ces NGT arriver parce qu'ils savent très bien qu'ils vont plus pouvoir sélectionner de variété par peur d'être contaminés par des séquences génétiques propriétaires et que les industriels fassent derrière des procès pour utilisation de ce de séquence génétique propriétaire. C'était le cas du soja euh avec Persi Schmeizer au Canada à l'époque. Euh, c'est ça, c'est déjà arrivé, donc que Monsanto attaque un agriculteur pour utilisation non autorisée d'OGM. Donc on a on a vraiment ce risque-là.

Et aussi, de toute manière, vu que Corva est le guichet unique, les PME et les sélectionneurs français n'auront pas les moyens de se payer une licence crispercass auprès de Corva. Donc en fait, on va tuer l'innovation française et on va se faire inonder deux semences génétiquement modifiées de ces quatre grands groupes : Bayer, Corva BSF, Syenta, qui sont déjà leaders. Et qu'on vienne pas me raconter que l'Imagrin, en fait, va faire des dépôts de brevet. L'imagrin, en fait, est utilisateur et a très très peu de dépôts de brevet. Donc ils font de l'innovation, hein, à l'imagrin, ils sont sur les OGM en Amérique latine, et cetera, mais globalement, l'énorme écrasante majorité des brevets qui sont d'ors et déjà déposé en Europe, j'insiste, c'est Corva, c'est pas l'imagre.

Donc en fait, là, euh, on a encore une fois une perte de souveraineté et dans un sujet extrêmement préoccupant puisqu'il s'agit quand même de euh de l'alimentation euh et du vivant et de la suite de de de ce cette main mise, hein, par des des multinationales. Euh, aujourd'hui, est-ce que il peut y avoir un sursaut de la part des députés européens ? Je rigole, mais bon, on sait jamais, euh, des députés. Est-ce qu'on peut quand même mettre les les responsables politiques devant leur responsabilité et leur dire : "Écoutez, vous avez un discours totalement dissonant avec la réalité et ce que vous êtes en train de faire au niveau européen, c'est simplement vendre l'agriculture européenne aux boîtes de chimie, à Vanggarde, à Black Rock et aux Américains. Donc pourquoi vous faites ça ?"

Ouais. Et en fait, le problème, c'est que beaucoup d'entre eux ne le savent pas, parce que si tu veux, Cocop — qui regarde cette émission, Hello ! — Oui, ou d'autres. Mais il y a, et beaucoup d'ailleurs, il y a il y a il y a un site que j'ai qui fait un excellent travail qui s'appelle info. Et ça, j'invite tes tes tes tes auditeurs téléspectateurs à aller voir sur ce site-là, parce que c'est c'est très très précis les informations qui sont données.

Et on comprend d'ailleurs, juste avant de revenir au parlementaires, la parenthèse, c'est que si ce texte passe en l'état — et ça fa GM l'explique très bien dans un article, on pourra peut-être le mettre en lien ou en commentaire, je sais pas — que la Commission européenne, une fois le texte voté, va s'arroger en fait le compte Conseil donne à la Commission européenne pour un mandat de 5 ans la possibilité de modifier complètement le cadre législatif de cette de ce texte, de ce règlement, sans passer par le processus démocratique. Et notamment de bouger, c'est très important ce que je dis là, de bouger les catégories NGT1 et NGT2. Et du coup, ce qui se retrouve dans la catégorie NGT2, donc certaines transgénèses, et cetera, vont pouvoir éventuellement se retrouver dans la catégorie 1, donc équivalente aux plantes conventionnelles, pas d'étiquetage, pas d'impact de de pas d'impact sanitaire ou environnemental, et cetera. Donc la commission, en fait, Ursula va s'arroger le droit de modifier à peu près ce qu'elle veut en en squeisant complètement le processus démocratique. C'est c'est...

Ouais.

Non, mais ça, c'est hallucinant, en fait. Et ça, je vous invite vraiment à aller lire l'article. C'est c'est, enfin, là, si si on croit encore à la la démocratie européenne...

Rappelle le lien, tu m'enverras le lien que je je le mette en description comme ça que les gens puissent aller voir directement.

Ouais. Ah ouais, ouais.

Sur Info GM, c'est c'est intéressant parce qu'on se rend compte qu'il y a pas de processus démocratique en fait une fois que ces textes sont passées. Donc ce qu'on peut faire aujourd'hui, euh, il y a il y a plusieurs sites qui proposent un outil d'interpellation. Nous, on a le nôtre, on a le note sur notre site internet. Vous allez agir pour l'environnement qui en a un. Vous pouvez aller sur le site de Kovopellie sur interpellation et vous allez interpeller les eurodéputés en leur disant : "Nous, on n'est pas d'accord avec ça." Il y a il y a un email type que que les gens ils peuvent modifier. Euh, sur l'outil de d'agir pour environnement, qui est un outil déployé au niveau européen, il y a eu déjà 50000 euh plus de 50000 mails envoyés. Nous, depuis le site Kovopellier, on en a envoyé plus de 20000. Euh, du coup, on a une forte, enfin, on essaie d'interpeller. Nous aussi, on essaie d'aller voir les eurodéputés et de leur montrer en fait l'histoire des brevets, particulièrement l'histoire des brevets, l'histoire des NGT2, parce que si tu veux, nous, on on n'a pas la force de de lobbying de l'agroindustrie qui ont des des dizaines de gens en fait à Strasbourg et à Bruxelles pour aller regarder au-dessus de de l'épaule des eurodéputés et leur glisser des mots dou à l'oreille. Nous, on n'a pas cette force de frappe ni les ressources nécessaires pour le faire. Donc, on le fait avec nos petits moyens. Mais euh, mais en tout cas, oui, je pense que les eurodéputés sont quand même euh savent qu'on les regarde et savent qu'on regarde ce qu'ils vont voter. Et pour le coup, euh, cette histoire d'OGM commence à faire du bruit et il faut vraiment que ça fasse le plus de bruit possible pour que les eurodéputés se rendent compte que l'affaire elle est grave. En fait, c'est pas simplement d'éréguler quelques plantes équivalentes à des plantes dans la nature.

Encore une fois, on dit les eurodéputés, mais quand on voit qu'il y a eu plus d'un million de signatures sur la dénonciation de l'accord UE Israël suite au massacre à Gaza, quand on voit qu'il y a eu plus de 700000 signatures contre la Loyad et finalement, bah, on tourne la page, on dit : "C'est pas grave, elle passera par décret, on se débrouillera." Euh, on a l'impression quand même qu'il se foutent de nous, de notre avis, que la démocratie, elle est très loin et que au final, bah, on est vraiment coincés parce que le pouvoir on ne l'a pas. Pouvoir d'alerter, oui, pouvoir d'essayer de faire comprendre, mais ceux qui aujourd'hui décident, signent et font les lois sont dangereux en réalité pour l'avenir de nos enfants, faut le dire.

Oui, oui, et et si tu veux, moi, très personnellement, je me fais pas énormément d'illusion quant à notre pouvoir décisionnaire, si tu veux, sur ou notre pouvoir de pression sur les eurodéputés. Par contre, non, comme tu dis, on a euh, moi, je je vois surtout ça comme un comme un levier de comme un levier d'alerte, un levier de communication, un levier d'alerte. Si tu veux, quand même, quand tu fais des vagues auprès des eurodéputés, quand tu fais des vagues auprès des parlementaires, que tu arrives à à bouger des lignes, peut-être que le résultat n'y sera pas comme on le souhaiterait à la fin, mais on a fait du tapage. Et en faisant du tapage, petit à petit, on fait grossir la boule de neige de gens qui sont conscients que il y a des processus démocratiques qui sont complètement évincé à partir du moment où on parle de du du cartel pharmaceutique ou du cartel de la pétrochimie, et cetera, parce que moi, je les appelle clairement des cartels à ce niveau-là de de mafieerie. Euh, et du coup, ça a au moins cet avantage-là. C'est sûr que on voit bien de toute manière comment il s'assoit sur le processus démocratique. Qu'est-ce quel réel pouvoir on peut avoir dans ce modèle-là ? Je pense qu'en effet, on en a pas énorme. Néanmoins, je je [raclement de gorge] mène quand même ces actions-là, euh, parce que je pense que si on le faisait pas, ben les sujets, ils passeraient comme une lettre à la poste.

Il serait comme plus facilement.

Oui.

Ouais.

Ouai.

Oui. Et puis on est on est sur un temps long, on voit. Et après, autre problème, c'est qu'on va faire appel à la justice si jamais il le faut. Euh, et là, on voit que la justice est aussi aux abonnés absents. Quand on regarde le scandale du clore décon, par exemple, hein. Euh, là encore, la justice fait comme si les victimes, euh, ben, allez, c'est passé, c'est il y a longtemps, tant pis, on va passer à autre chose. Euh, on a une maltraitance euh des victimes de produits chimiques de de l'industrie euh agroalimentaire qui qui est assez terrible. Donc on peut faire confiance à personne, en fait, dans dans cette dans dans cet univers de cartel, comme tu le dis.

Bah, ouais.

Ouais.

Et après, ben [soupir], ouais, je sais pas, oui, je sais pas trop quoi dire. Probablement, on peut faire confiance à personne. Après, on a quand même vu des fois la cour de justice de l'Union européenne, en fait, arriver au moins à stopper les, enfin, à ralentir les processus législatifs pour donner plus de temps. Face ça a ça comme effet de donner plus de temps. D'ailleurs, avec les procès coopélie, nous, on y était allé, hein, et et on était allé jusqu'en Cours de justice de l'Union européenne qui nous avait donné raison. Enfin, euh, l'avocate général de la Cour de l'Union euh de de la Cour de justice de l'Union européenne nous donnait raison, puis au final, la Cour nous a donné tort.

Mais là, en tout cas, ce qui va se passer si ce texte passe, il faut qu'un des 27 pays membres saisisse la Cour de justice de l'Union européenne pour en dernier recours, en fait, pour essayer de de bloquer ce texte. Et là, ce sera probablement la Slovaquie. Alors, ce sera pas la France, hein, soyons honnête, hein. C'est pas une jeune Var qui va partir qui va partir en fait à la à l'assaut de la Cour de justice de l'Union européenne pour bloquer les NGT, quoi.

C'est terrible. On est vraiment toujours au même niveau. D'ailleurs, Annie Jeunev, c'est bien que tu en parles, parce que on est toujours sur un autre dossier brûlant qui concerne la ministre de l'agriculture, c'est cette DNC dermatose nodulaire bovine — je ne mets pas contagieuse puisque c'est plus complexe que ça — où les autorités ont donc décidé de vacciner de manière obligatoire ou au moins de manière forcée les troupeaux pour éviter qu'ils soient massacrés, hein, qu'ils soient comment on dit, prélevé, enfin, ils ont un nom pour dire massacrés, dépeuplés, voilà [rires]. Donc pardon, c'est c'est, je rigole pas en fait, c'est juste il m'énerve tellement, le le terme est est infamme, enfin, franchement, le terme est infemme, mais en même temps, ça va avec leur leur logiciel, hein.

Euh, le problème, alors le problème sur cette vaccination, c'est que on a vu en Sardigne là la semaine dernière un troupeau de vache vacciné qui a été dépeuplé, euh, vacciné depuis le mois de novembre, faut le rappeler, parce que sinon les il y avait le temps que le vaccin soit effectif, hein, voilà, parce qu'effectivement, il y a 15 jours, 20 jours. Euh, donc je pose une question et tout le monde se devrait, enfin...

Tout le monde normalement constitué devrait se la poser. À quoi ça sert de vacciner, vu qu'in fine on tue quand même les vaches vaccinées ? Oui. Bah en fait, en tout cas, nous, c'est la question qu'on pose maintenant.

Alors euh, pour ce sujet-là, euh pour ceux qui ont suivi, moi je suis, je suis très impliqué auprès de Christel Record, qui a qui a vécu cette vaccination forcée. Euh pour plusieurs raisons, je suis impliqué en fait. Ben déjà, parce que c'est ma voisine, moi je suis client de de son épicerie, euh et aussi parce que Cocopelli s'engage auprès de la paysannerie dans sa globalité. Et et je veux bien commencer ce sujet de DNC par ça, parce que on nous dit des fois, mais mêlez-vous de ce qui vous regarde, vous, c'est les graines, machin, machin. Mais en fait, il faut bien se rendre compte que d'ailleurs, un des problèmes de l'agriculture aujourd'hui, c'est d'avoir segmenté, d'avoir segmenté en fait les productions végétales, les productions animales, le le enfin voilà, segmenter tous les types de production. La paysannerie, c'est un système global.

En fait, aujourd'hui, ça se passe au niveau de l'élevage. D'ailleurs, tu as probablement vu la vidéo qui tourne beaucoup de ce maraîcher dans la Loire, euh qui est interdit de vendre des tomates, des poivrons, enfin des solanacées, parce que l'Europe a trouvé une bactérie euh dans euh dans dans sa rivière d'irrigation, et cetera. Donc en fait, euh où, ou je sais plus dans quel pays, là, il faut vérifier. J'ai vu passer où ils crament des ruches entières, parce que pareil, ils ont trouvé une bactérie dans une ruche. Donc pour la protection euh des apiculteurs, ils crament les ruches.

Donc en fait, ce qui se passe aujourd'hui au niveau, qui est pour moi un un début de destruction de la petite paysannerie, et de toute manière, Annie Jégo, en France, le dit très bien, on veut des énormes fermes, et on veut plus, on veut des fermes beaucoup plus grosses pour produire beaucoup plus, et cetera. C'est une erreur fondamentale, mais bref, on voit bien que on est face à une destruction de la paysannerie.

Alors, pourquoi est-ce que moi je m'implique autant ? C'est pour défendre ce modèle de paysannerie. Et Christel Record, j'insiste, et je le dis à chaque vidéo que je fais quand je parle de ça, elle avait un modèle exemplaire, vertueux, avec un parcours de santé global, avec un cheptel en super santé. Sa ferme aurait pu servir de témoin, en fait, aurait pu servir de témoin d'un cheptel non vacciné, de voir comment il évolue, est-ce que il va être contaminé ou non par la dermatose, et cetera. Et euh, plutôt que de faire ça, on a vacciné à à coup de fusil hypodermique des veaux de moins de 2 semaines, dans des conditions de violence, pour ceux qui ont vu les images, dans des conditions de violence qui sont qui m'en donnent encore des frissons quand j'en parle. C'était hallucinant.

Donc, est-ce que, alors le pire, c'est que ces violents, donc qui ont euh cherché les veaux, fond, enfin, on a, on a vu une des vétérinaires qui faisait de de la varappe pour aller tirer sur la bête. On avait l'impression d'un safari. Ces violents accusent ensuite les réseaux sociaux de violence, et se protègent derrière les lois contre les discours de haine, et cetera, pour dire "Regardez, ils sont méchants, c'est des complotistes, c'est des antivax, et ils veulent notre vie, ils veulent notre peau." C'est toujours la même façon de faire. C'est un peu fatiguant au final, puisque cette violence, évidemment imposée par l'État, par les préfets qui font n'importe quoi, en l'occurrence là, va forcément appeler une réaction de protection. Évidemment, il peut y avoir des débordements qui n'ont été que des débordements, d'ailleurs, euh de mots, hein. Il n'y a pas eu de violence vis-à-vis des forces de l'ordre ou des vétérinaires. Et rien que ça suffit à l'État, à l'État de censurer, de dire "Voilà, ça va trop loin, on ferme tout." C'est toujours les mêmes. C'est vraiment insupportable. C'est-à-dire que on rend les gens en colère, et on veut faire taire les colères, et on les accuse d'être les violents. Tout ça parce que l'action première est violente.

Alors, c'est c'est pire que des accusations. C'est des dépôts de plainte de la préfecture, de plainte pour plein de contrevérités, pour pour désinformation, et et je sais plus, appel à la haine, ou je sais pas quoi. Enfin, bon, comme d'hab, quoi. Euh, mais si tu veux, en en fait, j'ai, j'ai fait une vidéo, d'ailleurs, sur sur mon compte Insta, pour pour justement essayer d'expliquer, mais bon, c'est, c'est des fois, c'est un peu peine perdue, en fait. Ce débat de vaccination forcée, notamment chez Christel Record, le débat, c'est pas être pro-vax ou anti-vax, c'est, c'est pas là que ça se joue, en fait. Là, maintenant, on peut commencer à en parler, en fait, parce qu'il y a ces 190 vaches qui ont été abattues en Sardaigne, alors qu'elles étaient vaccinées depuis novembre, donc bien après la période d'incubation.

Mais le fond du problème, n'est pas ça. Le fond du problème, c'est que on a un protocole sanitaire qui est imposé par la France, parce que là, on va bien au-delà du protocole européen. En France, on est, on se veut exemplaire sur le sujet. Donc, on a un protocole sanitaire qui est complètement hors norme, euh hors sol, pardon, et on déploie des forces armées militaires hors norme pour le faire appliquer, alors même que la ministre, quelques semaines avant, nous explique qu'il n'y a plus de dermatose nodulaire en France grâce à la campagne de vaccination. Donc, quelle est donc l'utilité, s'il te plaît, d'aller forcer cette vaccination sur les quelques résistants qui restent, qui ont en fait un parcours de santé différent et qui fonctionne ?

Là, j'insiste bien, on parle pas de trois hippies qui fument des pétards dans un coin de l'Ariège. On parle d'une ferme qui est implantée économiquement, politiquement et socialement dans l'Ariège, qui a une épicerie qui fait 650 000 € de chiffre d'affaires à l'année, et cetera. Donc, on est sur un système qui est fonctionnel. J'insiste là-dessus, parce que sinon, on se fait encore ostraciser en mode "Non, mais c'est bon, les petits joueurs là, on parle de de nourrir le monde." Mais c'est ce qu'on fait justement, nourrir le monde. Et du coup, ces fermes-là doivent servir de ferme témoin, et ça a été proposé, en fait, ça a été proposé dès dès dès l'époque de Maurice, où on s'est dit, il y a des fermes vertueuses, gardons-les, en fait, préservons-les pour pour voir, pour voir comment fonctionne un autre modèle.

Mais non, mais le but, c'est d'empêcher, le but, c'est d'empêcher cet autre modèle, c'est de saboter tout retour possible en arrière, toute étude aussi comparative, c'est-à-dire qu'on dira "Bah voilà, c'est, regardez, on est obligé de le faire parce que ça marche comme ça." Et d'empêcher une vraie étude scientifique sur bah ce cette DNC, ce vaccin, son impact sur les troupeaux réels, parce qu'il faut rentrer dans des clous qui ont été imposés, encore une fois, par des lobbies, cette fois-ci, visiblement, les lobbies de la pharma, qu'on qui ont flairé quand le truc de dire "Tiens, je trouve que les vaches ont pas assez de vaccin comparé à d'autres. Ce serait bien quand même de faire avancer la vaccination des vaches sur tout et n'importe quoi pour qu'il y en ait suffisamment." Encore une fois, l'État est le est le maltraitant, et essaie de faire en sorte qu'il n'y ait pas de de modèle alternatif qui puisse émerger.

Bah, en tout cas, Alexis, s'ils avaient voulu mettre en place un scénario de destruction de la paysannerie, c'est comme ça qu'il fallait s'y prendre, quoi. Donc, je veux pas tirer de conclusion en disant "Ils sont en train de détruire la paysannerie." J'ai, j'ai tendance à le penser, en tout cas, détruire les petits modèles de ferme, mais s'ils veulent le faire, clairement, c'est, c'est, c'est, c'est le bon scénario, quoi. Tu, tu déploies les drones à vision thermique, les motocross, s'il te plaît. On avait des motocross pour aller chercher les vaches. Des flics en motocross, des gendarmes. Ah ouais, ils étaient tout contents, c'est sûr. Ils sortaient leur bécane à crampons pour aller sillonner la forêt avec les drones à vision thermique au-dessus. Mais gendarme, un camion de télécommunication de centrale et tout, c'est un siège. C'est nos impôts, c'est, c'est nos impôts qui payent ça.

Est-ce qu'à un moment, il y avait quand même des gendarmes dans l'eau qui avaient un peu honte, qui se regardaient les rangers et qui se disaient "Mais c'est pas ça mon métier, quoi ?" En en honte, je sais pas, parce que si tu veux, je pense qu'ils ont vraiment pas, ils ont vraiment pas le droit de moufter, en réalité. Mais euh, mais euh, mais on a pu discuter notamment avec un gradé. D'ailleurs, c'est en images, hein, on retrouve, on retrouve ça, je crois sur le net, qui nous dit "Bah, à titre individuel, je vous comprends, mais moi, je suis là pour faire appliquer la loi, pour vous mettre en sécurité, machin." Bon, comme d'hab, quoi. Mais mais je pense que si tu veux, ils doivent bien, ils doivent bien, enfin, j'espère, en fait, j'espère, peut-être c'est mon côté bisounours, j'en sais rien, mais ils doivent bien se rendre compte que là, il y a, il y a, il y a en fait, une grosse, une grosse dissonance de de ce qui est en train de se passer sous leurs yeux, en fait, d'encadrer, d'encadrer un un vétérinaire avec un fusil à fléchette, courir dans un champ, essayer d'écarter l'éleveuse qui fait barrage de son corps pour pour pas qu'on flingue le microbiote de ces animaux qu'elle travaille depuis 10 ans. J'espère qu'il y a deux trois deux trois gendarmes qui se sont dit "Bon, c'est un peu bizarre ce qui est en train de se passer ici."

Et et du coup, enfin, juste pour revenir sur ce que tu disais tout à l'heure, ce qui, je sais, je sais pas si c'est par bêtise ou si c'est volontaire, mais clairement, on détruit tous les modèles alternatifs qui pourraient servir de témoins, euh pour faire des études comparatives entre le modèle conventionnel. L'idée, c'est pas ici de jeter la pierre au modèle conventionnel, c'est plutôt de décrier le fait que quand on a des modèles différents de la doxa agro-industrielle, euh on on on l'anéantisse, en fait, quitte à sortir l'armée. Et c'est ça qui est, c'est ça qui est hallucinant dans dans ce schéma-là. C'est ça qui est incompréhensible, c'est qu'on mette autant de moyens, c'est pour pour aller vacciner 20 vaches au fin fond de l'Ariège. Enfin, c'est, c'est difficilement, on arrive pas à l'appréhender, là, le le truc, on arrive pas vraiment à l'appréhender, quoi.

Les enjeux qui a [raclement de gorge] bien, on on se sent derrière, enfin, visiblement, il n'y a pas d'autres sujets, hein, le trafic de drogue, l'insécurité, la violence, enfin, le préfet, visiblement, c'est son alpha et son oméga, c'est aller tirer des fléchettes sur le cul des veaux, quoi. Et et est-ce que c'est le fait du préfet, cette politique, parce que c'est très différent en fonction des des localités, ou est-ce que c'est un un ordre qui vient du ministère de l'agriculture ou du ministère de l'intérieur, en l'occurrence, ou de l'Élysée ? Je sais pas qui donne l'ordre, en fait. Ça vient du ministère. Ouais. Mais quel ministère ? euh agriculture, je pense, hein. Et et si tu veux, le le préfet, lui, il applique, il envoie le sous-préfet, il envoie ses sbires et tout ça, et lui, il applique. Euh, et le truc, c'est qu'il applique avec beaucoup de zèle. Mais en fait, bon, ce qu'il faut comprendre, qu'en Ariège et le et le Pays Basque, euh, on est quasiment les seuls à à avoir, euh, alors je je pas connaissance d'autres, il doit y en avoir d'autres, mais en tout cas, on est identifié comme le bastion résistant, il y a le collectif L'Éveil et cetera. Donc, c'est aussi normal qu'il concentre les forces là-dessus, aussi pour pour l'exemplarité de "Non, on ne résiste pas contre un protocole sanitaire étatique et euh et on l'applique, un point c'est tout."

Et du coup, d'ailleurs, ou le préfet, juste pour terminer l'histoire, il a, il a, il a fait ça de manière très axée. Euh, nous, on a réagi derrière, Christelle a a écrit euh a écrit une lettre ouverte de trois pages que on a fait, que on a diffusé partout sur les réseaux, qui a qui a vraiment tourné énormément. Euh, et là, on saisit, donc là, c'est pareil, hein, j'ai, j'ai fait pas mal de vidéos là-dessus pour aider Christelle, et et ça tourne pas mal sur les réseaux. Là, on demande aux gens d'écrire au procureur de la République, de de saisir le procureur de la République pour faire une déclaration euh euh sous le sous le code 40 du code pénal pour euh sévices et cruauté graves sur les animaux. Parce que pour le coup, avec l'abattage euh des 190 vaches en Sardaigne, bon, bah, on peut quand même, là, maintenant, se dire les choses. La vaccination, elle protège pas de l'abattage. Et en Sardaigne, c'était un troupeau sain qui a été vacciné et qui est maintenant contaminé. On est même en droit de se poser la question si un des effets secondaires du vaccin sur la DNC, ce serait pas justement la DNC.

Et du coup, ouais, comme d'habitude. Ouais, mais en tout cas, ça, faut pas le dire, parce que on va avoir encore des gros disclaimers, [rires] tu sais. À chaque fois. Voilà. Mais moi, après, en fait, si tu veux, Alexis, juste, je suis pas, je suis pas compétent pour dire, pour dire, le vaccin va donner ses effets secondaires, ou même sur tout autre vaccin. Par contre, ce que je peux, ce que je peux faire, c'est, en humain intelligent, euh analyser la situation et dire "Là, il me semble que je suis en droit de me poser la question, parce que les causalités font que, enfin, enfin, les relations de cause à effet font que, bah là, on a le droit de se poser la question."

Et juste pour pour terminer, pardon, euh, si j'ai fait une vidéo pour dire que le sujet n'est pas un combat vax-antivax, c'est parce que simplement, ce qu'on demande, c'est que les éleveurs et les paysans, et ça va être le même sur les sujets de maraîchage, sur tous les sujets, en fait, de la paysannerie, c'est qu'on puisse prendre des décisions de manière libre et éclairée, en ayant les informations, donc les informations d'effets secondaires, les informations d'utilité, et cetera, et cetera. Et aujourd'hui encore, x mois après le début de la campagne de vaccination euh forcée et obligatoire, on n'a toujours pas la moindre réponse. Et du coup, euh, et du coup, ça, c'est pas normal. On peut pas.

Et juste pour euh pour finir là-dessus, et on se rend bien compte, et il y a, il y a un gars qui s'appelle Ulis, j'ai oublié son nom, qui a fait un interview d'ailleurs là-dessus. Ah, j'ai oublié son nom. euh qui fait un super bouquin, qui a fait une enquête sur l'élevage, et le résumé de son de, enfin, moi ce qui m'a le plus marqué dans son discours, c'est de dire, en fait, l'agro-industrie ne veut plus de paysans, elle ne veut plus d'agriculteurs, elle veut des salariés agricoles, et concrètement, c'est ça qui est en train de se passer. On, on n'explique pas, on n'explique pas aux paysans pourquoi ils doivent vacciner, et on n'essaie pas de les embarquer, en fait, dans une dans une politique euh dans une politique, dans une politique sanitaire ou dans un protocole, quel qu'il soit. On leur dit "Vous l'appliquez, point." Et en fait, ça marche pas. Ça marche que euh, ça marche dans une relation hiérarchique. Ça veut dire, je décide, tu appliques. Mais en fait, c'est ce qu'ils veulent. Ils veulent décider, et ils veulent que les paysans soient des exécutants agricoles, et non plus des agriculteurs ou des paysans.

Moi, je pense que c'est pas forcément des Ouais. des salariés, parce qu'on a le même cas avec la la médecine libérale. Les médecins sont devenus des fonctionnaires. On a l'impression qu'en fait, c'est un peu l'URSS. On veut fonctionnariser, faire en sorte qu'on ait des petits rouages d'une machine européenne, et que donc, paysans, médecins obéissent à des règles sans réfléchir, aide d'échec, alors d'où la PAC, et cetera. Euh, et puis alors après, il y a la surveillance qui va avec, hein. C'est-à-dire que il faut bien euh faire les chiffres, hein, pour les arrêts de travail, pour la vaccination, pour ceci, pour cela. Euh, donc, on, on est vraiment en train de de rentrer dans une société euh euh bah soviétique, quasiment, euh, disons les choses, hein, avec un pouvoir central ultra dirigiste qui contrôle et qui contraint avec des sanctions immédiates.

Moi, ce que je ne comprends pas dans cette affaire de la vaccination DNC, c'est que on a donc ce troupeau en Sardaigne qui se fait dépeupler, alors même qu'il était vacciné depuis l'an dernier. Et on n'a pas là des scientifiques, des gens qui disent "Mais alors du coup, mais pourquoi on vaccine en fait ? Est-ce que ça marche ce vaccin ? Est-ce que, on a du recul ? Pourquoi on fait ça ? À quoi ça sert ? Est-ce que quelqu'un là va retrouver la raison, sortir de ce délire et dire "Je crois qu'on fait n'importe quoi" ?" Écoute, je, je, je, j'en sais rien. J'espère en tout cas, on fait du bruit pour ça, quoi. On fait du bruit pour pour que pour que, un moment, ça percute. Et encore une fois, c'est ce que, c'est ce qu'on se dit avec Christelle, parce que on en parle beaucoup tous les deux. Euh, maintenant, c'est, maintenant, c'est fait chez elle. Elle, elle va arrêter son son exploitation, hein. Elle va fermer sa ferme à cause de ça. Elle est, elle est dégoûtée. Elle est tellement dégoûtée. Ça faisait 10 ans qu'elle travaillait en fait son son parcours de santé globale. Donc, pour elle, elle accompagne son trop là jusqu'à la fin, et après, c'est fini.

Et mais du coup, ce qu'on se disait, c'est qu'est-ce qu'on met, quelle lutte, quelle lutte on va, on va, on va mener maintenant pour protéger les prochaines fermes ? Hmm. Et quand je parle de protéger les prochaines fermes, j'insiste là-dessus. Là, on est en train de parler de DNC sur de l'élevage. Demain, on parlera d'autres choses sur la viticulture, sur le maraîchage, sur la production de semence. Il faut toujours quelque chose. Ouais, bien sûr. Il y aura toujours quelque chose. C'est-à-dire que limite du vivant sera toujours dépassable. Bien sûr. Toujours. Ouais. Et et ça ira toujours dans le sens, parce que c'est la marche, en fait, de l'industrie, ça ira toujours dans le sens de défoncer les petits pour permettre aux gros d'imposer toujours plus leur concentration de pouvoir du marché et leur et leur monopole. Sachant que ces gros-là, en plus, ce sont des entreprises américaines, comme tu le disais, et pas du secteur agricole, mais du secteur chimique ou du secteur de la finance, hein. On est vraiment dans un un modèle qui est celui-ci. Il faut quand même que les gens comprennent comment tout ça est en train de se faire.

On l'a vu un peu déjà avec le lait, hein. Les éleveurs aussi laitiers ont déjà été mis sous pression énormément. Non, mais alors, ils le sont toujours, hein. J'avais mon voisin, pas plus tard que tout à l'heure, qui est un gros producteur laitier du coin. Moi, j'hallucine toujours quand ils me racontent leurs histoires, parce que il faut savoir que l'agriculture, c'est un des seuls, c'est un des seuls marchés où en fait, tu décides pas de ta facture. Ça veut dire que le prix du lait, par exemple, tu le découvres une fois que tu vends ton lait. quand tu produis ton lait, c'est l'actalice, en fait, ou les coopératives, et cetera, qui vont dire "Ah bah, le lait, parce que le cours mondial, machin, machin, il vaut ce prix-là." Et toi, en fait, en tant qu'agriculteur, tu es la variable d'ajustement, parce que toi, tes charges, par contre, euh, le le prix du GNR, en fait, ou le prix de l'engrais azoté ou phosphaté, ou le prix des pesticides, et cetera, lui, il bouge pas, hein. Ça, ça bouge pas, ça monte, si tu veux, et ça redescend jamais, hein. Donc les charges, elles font qu'augmenter, et des fois, ils produisent à perte. Il faut savoir que c'est interdit en France de produire à perte, hein. Oui, mais c'est pourtant le cas, ça, si tu veux. Interdit de produire à perte, et pourtant, les producteurs de lait, parce que tu en parles, produisent souvent à perte, parce que la la fluctuation du prix, il y a que en agriculture que tu vois ça, c'est ça, avec derrière le chèque pour entretenir un système sous pression où personne ne ne peut en sortir.

Enfin, heureusement qu'il y a le collectif L'Éveil, qu'il y a quand même une intersyndicale qui est en train de se faire jour, qui a Cocopelli et d'autres organisations, comme tu en parlais, pour alerter sur toutes ces dérives, en fait, hein, des des lobbies de de l'agro-industrie. Parce que on a l'impression que là, il y a une fenêtre qui s'est ouverte, et qu'il faut aller très, très vite, euh, et mettre à genou l'agriculture française en particulier.

Est-ce qu'on a des retours sur, alors la Sardaigne, on a vu, hein, le troupeau a été tué, mais sur d'autres pays européens, est-ce qu'il y a des pays où ça se passe mieux quand même, et où l'État protège davantage ses ses paysans ? Là, tu me poses une colle, je saurais pas répondre. Ouais, moi, je pense que la réponse est non, mais on s'est fait, le problème, c'est que j'ai pas envie de dire non sans trop savoir, parce que il y a, il y a une exception qui contrôle qui qui valide la la règle, j'en sais rien, mais ouais. Non, là, je saurais pas répondre à cette question.

OK. En tout cas, est-ce qu'il y a des prochains rendez-vous à à noter pour nos auditeurs pour ces ces alertes et essayer de de ralentir ou de de d'empêcher l'avènement du pire, euh, sur cette mainmise du vivant par les les les les méga lobbies ? Bah, sur les NGT, il y a clairement ces interpellations. Il faut y aller à fond, en fait. Ça, ça [grognement] va faire du bruit, il faut faire du bruit. Et après, euh, après, non, là, très, très concrètement, ce qui se passe, et qu'on aimerait bien faire remonter la lettre ouverte de euh de Christelle jusqu'à l'Élysée, parce que vu que vu que Macron était à l'Avané, euh, et qu'on n'a pas réussi à aller le voir, parce que le préfet a bloqué, mais qu'il a dit qu'il allait remettre cette lettre en main propre, et cetera, on a fait une vidéo là-dessus. Ça, il faudrait que ça fasse le plus de bruit possible. Donc, ça, c'est une action qui peut être faite de relayer ces vidéos, de partager à fond. Et on voit que ça marche, hein, Alexis, parce qu'on a vu là, euh, j'ai vu, il y a beaucoup de comptes à l'international aujourd'hui qui [grognement] parlent de l'affaire Christelle. Des gros, gros comptes sur Instagram, 1 million 2, des fois 1 million 3, de followers, qui relaie des alternatifs. L'info, elle est relayée. Donc, l'idée, c'est d'aller faire le plus de bruit possible sur ces deux sujets-là.

Et euh, et après, non, [grognement] en terme de calendrier, là, c'est vraiment sur les NGT, c'est le le 19 mai, et euh, il faut suivre mes actualités sociales, parce que c'est possible qu'à Strasbourg, enfin, c'est même très 99 % sûr, qu'à Strasbourg, le 19 mai, on fasse un événement devant le Parlement pour se mobiliser, en fait, et pour montrer aux eurodéputés qu'on est là, à les regarder. Ça vaut ce que ça vaut, mais mais en tout cas, on le fera pour que ces ces nouveaux OGM, en fait, viennent pas, viennent pas plomber le game une fois de plus. Parce que ce qu'il faut comprendre, c'est que là, vraiment, et je peux résumer ça comme ça, c'est on donne les clés de notre souveraineté alimentaire à des agro-industriels de la pétrochimie. Il faut pas que ça arrive, et il n'y aura pas de retour en arrière possible. Il faut que les gens soient très conscients de ça. C'est une étape infranchissable, derrière. Ouais. [raclement de gorge]

En fait, à partir du moment où on ouvre la boîte de Pandore des modifications génétiques, c'est fini. Là, on parle de micro-organismes, et d'ailleurs, c'est dans le dans le texte, hein, on parle de micro-organismes génétiquement modifiés, par exemple, aussi pour aller euh défaire la ligne pour dans les bioréacteurs, pour les biocarburants. Euh, donc euh, alors, et juste une petite parenthèse là-dessus, autant on on est quand même pas mal calé depuis sur la sélection génétique, sur les modifications génétiques, sur les sélections variétales, et cetera. Mais alors le monde des micro-organismes, euh, et cetera, là, on est largué complet. Et quand on balance des micro-organismes génétiquement euh modifiés dans la nature, alors là, là, on a vraiment au niveau étude d'impact, on sait, mais pas du tout ce qu'on fait. On sait pas du tout ce qu'on fait. Et en fait, ce qu'on est en train de constater, Ouais, on le fait, et et inch'Allah. Et et en fait, euh, ce qu'on est en train de constater, c'est que euh la Commission européenne, en fait, le l'Europe est en train de de mettre en place un énorme processus de dérégulation d'à peu près tout ce qu'il faudrait surréguler, et de surrégulation d'à peu près tout ce qui n'a aucune raison d'être régulé. Et euh, et on voit sur les le sur les paquets de pesticides, par exemple, où on va aller autoriser des pesticides à vie, ou d'ailleurs, juste petite parenthèse sur les OGM, normalement, les OGM, dans la directive 2018/1, tous les 10 ans, ils doivent être réévalués, refaire une étude d'impact euh sur les OGM, et là, la commission, elle s'arroge de, enfin, elle se s'arroge le droit de squeezer ces ces évaluations périodiques, et du coup, quand un OGM est autorisé, il va être autorisé à vie. Donc, on dérégule quoi. H ouais, on dérégule.

Et en même temps, on interdit les réseaux sociaux, parce que c'est là qu'on peut s'informer euh comme aujourd'hui. Alors n'hésitez pas bien sûr à vous abonner au Monde Moderne, à Cocopelli, à suivre Nanda sur les différents réseaux sociaux, très présents sur Instagram et sur X. Euh, on relaie bien sûr toutes ces actualités. Vous aurez les liens en description. Mettez des pouces, partagez euh, et parce que c'est notre seule force finalement, essayer d'être euh, et bien, une force d'alerte populaire assez large pour que euh ceux qui décident contre nous, contre ceux qui travaillent, ceux qui se battent pour essayer de faire de la qualité, bien pour qu'on arrive à à sauver ce qui reste à sauver. Merci beaucoup Ananda, merci Alexis, ton invitation. Puis le 19 mai à Strasbourg au plus tard. Et sinon euh, à suivre tes différentes apparitions sur nos médias indépendants euh et ailleurs pour euh pour essayer d'alerter et de continuer euh ce travail essentiel. Merci beaucoup.