Transcription
[musique] [musique] [musique] [musique] [musique] Bonjour à tous. Je suis ravie de vous accueillir aujourd'hui pour un webinaire, un grand webinaire.
On a la chance de recevoir aujourd'hui le professeur Vincenzo Castronovo et Anne, le docteur Anne Lucas. Euh donc pour vous présenter parce que je pense que vous connaissez déjà tous le professeur, donc le professeur Vincenzo Castronovo qui est docteur en médecine, spécialiste en gynécologie obstétrique, sénologue, cancérologue, docteur en sciences biomédicales expérimentales et professeur honoraire et fondateur, bien sûr que tout le monde connaît, du DU MAPS.
Bonjour Vincent.
Bonjour Karine. Merci pour ton introduction. Bonjour à tous. Très heureux de pouvoir être avec vous pour partager des nouvelles informations qui euh vont permettre d'améliorer la santé de la population, des patients et cetera, en parlant bien sûr du muscle, mais surtout de la mitochondrie.
Merci Vincent. Alors bien évidemment, on va recevoir aussi le docteur Anne Lucas qui est docteur en pharmacie, titulaire de plusieurs diplômes universitaires. Elle est spécialisée en micronutrition. Elle a développé une expertise particulière dans la prise en charge des troubles métaboliques, notamment à travers l'optimisation, l'optimisation pardon, de la santé musculaire. Elle est fondatrice de la micronutrition 2.0 et du CCM3 CCM3P. Elle a déjà formé plus de d'une centaine de, de plusieurs centaines pardon, de professionnels de santé. Elle intervient également au côté du professeur Castronovo dans le cadre du DU MAPS à la faculté de médecine Paris Cité. Et donc je vais faire monter le docteur Anne Lucas qui est aussi, hop, qui est aussi présente avec nous.
Bonjour Anne.
Bonjour à tous les deux. Bonjour à tout le monde. Merci de m'accueillir pour ce webinaire. Je suis toujours ravie de participer et c'est toujours un honneur d'être au côté du professeur Castronovo.
Génial. Alors, on est là aussi parce que Anne euh a une formation qu'elle a créée, donc au sein de son, de la micronutrition 2.0, du CCM3 M3P. Et donc euh cette formation, vous la retrouverez, c'est la formation en santé musculaire. Donc c'est vraiment, on va parler de ça aujourd'hui puisque Vincent intervient également. Vous verrez à quel point c'est fondamental et même indispensable d'avoir les éléments en tant que professionnel de santé. Donc je vais laisser la main à Anne sans plus attendre pour pouvoir nous faire sa présentation. Hop ! Et nous avec Vincent, on vous retrouve juste après.
OK. Alors, on est parti. Donc l'idée c'était aujourd'hui de vous montrer euh de parler de santé musculaire mais sous un axe un peu plus précis puisque c'est vrai que dans la formation, on fait un tour à 360° de cette santé musculaire et que ces trois fois de formation. Donc là, on a une petite demi-heure devant nous pour ma partie. Donc, je voulais l'axer sur euh le lien entre santé musculaire, santé métabolique et bien entendu santé mitochondriale, puisqu'on a vraiment l'honneur d'avoir le professeur Castronovo avec nous aujourd'hui qui est le grand expert en en médecine mitochondriale.
Euh donc ce qui est important aujourd'hui de comprendre, et c'est que qu'en tant que professionnel de santé, notre objectif avec cette formation, ce n'est pas de vous transformer en préparateur physique ou en coach sportif. Notre objectif, c'est de dire "OK, aujourd'hui les études le prouvent, pour vivre longtemps, le plus longtemps possible en bonne santé, pour avoir une espérance de vie en bonne santé réussie, une longévité réussie, on doit s'intéresser à la santé musculaire." Euh notamment, on a un de ces un des marqueurs très intéressants de fragilité, de mortalité qui est cette fameuse force de préhension. Donc là, on parle de force musculaire. C'est un des critères d'évaluation de la santé musculaire. Et donc sans se transformer encore une fois en coach sportif, en tant que pro de santé, on doit pouvoir dans nos accompagnements micronutrition, pouvoir proposer des recommandations nutritionnelles, micronutritionnelles euh datées d'activités physiques même également à notre niveau afin de porter, d'apporter notre pierre à l'édifice de la santé musculaire. Faire reculer le plus possible la sarcopénie. He, je vous rappelle pas ce que c'est que la sarcopénie. Je pense que vous êtes tous au courant, mais c'est vraiment un de nos enjeux. On s'inscrit dans une médecine préventive et pour ça, et ben il va falloir mettre en place des outils pour permettre à chaque personne que l'on accompagne de préserver cette masse musculaire et de limiter la perte de masse musculaire, donc de limiter la sarcopénie. C'est vraiment une notion qui est fondamentale.
Euh et donc aujourd'hui, je voulais un petit peu revisiter euh cette ce lien que l'on fait entre santé musculaire et santé métabolique. Qui n'a pas déjà dit ou n'a pas déjà entendu de la part que ce soit d'un professionnel de l'activité physique ou d'un professionnel de santé, "Prenez du muscle parce que le muscle va vous permettre d'améliorer votre santé métabolique parce que vous allez consommer plus de calories." Alors, c'est extrêmement réducteur. C'est une vision, je reprends l'expression du professeur Castronovo, extrêmement monosynaptique. Ce n'est certain, ce n'est pas parce que le muscle permet de brûler plus de calories que le tissu adipeux qu'il vous permet d'améliorer votre santé métabolique et de perdre du poids. Là, on est vraiment sur cette vision très binaire, la théorie "calories in, calories out". Oui, c'est un fait. Le muscle squelettique brûle plus de calories que le tissu adipeux. Mais si on ramène cela à par exemple, la prise d'un kilo de muscle, ce qui est déjà très difficile à prendre, ça ça nous permet euh de brûler 10, 13, 15 calories en plus par jour, ce qui équivaut si vous prenez 3, 4, 5 kilos de muscle, qui est encore une fois très compliqué à brûler, une cinquantaine de calories par jour. Donc c'est vraiment pas grand chose, c'est même pas l'équivalent d'un demi-yaourt. Donc ce n'est pas dû à l'augmentation de du métabolisme de base que la santé musculaire impacte positivement la santé métabolique. Je veux vraiment que vous ayez bien ça en tête. L'impact euh sur la dépense euh énergétique et sur le métabolisme de base, il est modeste. Mais c'est bien parce que le muscle aujourd'hui doit être considéré comme une véritable euh glande endocrine. Le muscle est capable de sécréter plusieurs dizaines de myokines qui vont impacter significativement la santé métabolique. Le point qui est essentiel qu'on devrait tous expliquer à nos à nos patients, à nos clients consultants qui présentent des troubles métaboliques, c'est que le muscle, c'est notre plus gros capteur consommateur de glucose. Donc si j'ai beaucoup de muscles, je vais pouvoir gérer, je vais être beaucoup plus tolérant aux glucides, aux glucoses que j'apporte, que je consomme. Donc ça, c'est vraiment une notion qui est essentielle.
Deux grandes voies, je vais pas insister, vous avez cette voie insulinodépendante. Donc vous connaissez, la glycémie augmente, on sécrète de l'insuline qui se fixe sur son récepteur, activation de la voie IRS1, PI3K, AKT, on fait la translocation des GLUT4 et le glucose rentre dans la cellule. Donc ça, c'est une voie qui est très altérée chez le patient insulinorésistant. Et mais il y a une deuxième voie qui est très intéressante de pouvoir activer justement chez les patients prédiabétiques, diabétiques, syndrome métabolique. C'est cette voie non insulinodépendante où là, c'est la contraction musculaire qui va faire qu'on va consommer de l'ATP, hein, d'où le lien mitochondrie euh muscle d'ailleurs. Et donc on va activer la AMPK puisqu'on va avoir un rapport AMP sur ATP qui va augmenter et là, on va aussi favoriser l'entrée du glucose. On va avoir une meilleure régulation du métabolisme glucidique grâce au muscles. Et c'est vraiment le discours que je vous encourage à avoir avec les personnes que vous accompagnez. Ce n'est pas tant encore une fois parce que le muscle consomme plus de calories que le tissu que le tissu adipeux qu'il nous permet d'améliorer notre santé métabolique et faire reculer les troubles métaboliques. Mais bien parce que le muscle va avoir un impact majeur sur notre capacité à métaboliser, à utiliser le glucose. Ça, c'était vraiment une notion très importante que je voulais aborder aujourd'hui.
Et comme je vous l'ai dit, autre point essentiel, quand on parle de muscle, on parle beaucoup de de d'aspect physique, esthétique, de rôle mécanique. Mais aujourd'hui, on le sait, le muscle ce n'est pas juste de l'esthétisme et du mécanique. C'est encore une fois un véritable organe endocrine qui est capable de sécréter des myokines que l'on a identifié. Alors, on n'a pas identifié toutes les myokines, mais on a identifié certaines de ces myokines qui vont avoir un impact encore une fois extrêmement intéressant sur la santé métabolique. Notamment l'IL6, qui est différente de l'IL6 qui est sécrétée lorsqu'on est en inflammation chronique avec un excès d'adipocytes, he, c'est pas la même chose. On va avoir l'irisine, dont on a aussi beaucoup parlé, qui va notamment favoriser ce qu'on appelle le "browning" du tissu adipeux. Donc un tissu adipeux, on va avoir plus de mitochondries, on va optimiser, augmenter la thermogenèse. Donc on va améliorer le métabolisme énergétique. De manière générale, les myokines produites par le muscle, encore une fois, si on le contracte bien entendu, si on le sollicite, si on le contracte, vont permettre d'améliorer la sensibilité à l'insuline et donc tout le énergétique. Ça, c'est vraiment une notion qui est arrêter de réduire le muscle à un rôle mécanique et esthétique. D'où l'importance que nous, professionnels de santé, on doit s'y intéresser et on doit donner des recommandations adaptées. Encore une fois, que ce soit nutritionnel, micronutritionnel ou d'activité physique. Mais pour ce faire, et ben il faut comprendre un petit peu comment cela fonctionne. Sinon, on applique des recettes toutes faites sans rien comprendre. Et euh la base, c'est vraiment justement de pouvoir comprendre les mécanismes biochimiques, physiologiques pour pouvoir personnaliser vos recommandations.
Donc le muscle, il faut essayer donc de le préserver avec l'âge, de le développer, c'est encore mieux et surtout de l'activer parce qu'il y a une énorme différence entre un muscle qui est actif et un muscle qui est inactif. Au niveau métabolique, un muscle actif va optimiser l'oxydation euh des lipides pour pouvoir produire de l'énergie. Ça va permettre de limiter l'hyperinsulinisme chronique, de limiter l'inflammation systémique de bas grade, de limiter, j'en reviendrai euh je reviendrai sur cette notion tout à l'heure, la notion d'infiltration lipidique intramusculaire. Ça, c'est une notion qui est très importante et la notion qui pour moi est centrale en santé métabolique, un muscle actif va améliorer ce qu'on appelle la flexibilité métabolique, la capacité de switcher rapidement entre le substrat glucose et le substrat acide gras. À l'inverse, un muscle qui est inactif, on va avoir une diminution de la sécrétion des myokines qui ont un impact sur la santé métabolique, mais pas que, hein. On pourrait parler euh de la santé immuno-inflammatoire, de la santé neurocognitive, de tout ce qui va être santé ostéo-articulaire. Le muscle, je dis souvent, le muscle c'est la vie. Donc un muscle inactif euh on augmente l'insulinorésistance, on augmente la lipotoxicité, on augmente l'inflammation systémique de bas grade et l'inflammaging. Donc le muscle, notre objectif, c'est de pouvoir euh développer cette masse musculaire, avoir un muscle fonctionnel et là, il y a le lien avec la mitochondrie et limiter la perte de muscle qui est naturelle avec l'âge.
Donc le vrai paradigme encore une fois, et ça je pense que c'est vraiment une notion qui est très importante, ce n'est pas le fait d'avoir plus de muscles, bah j'ai plus de calories brûlées et donc je perds du poids et donc j'améliore ma santé métabolique. Mais c'est bien, j'ai un j'ai plus de muscles, une meilleure quantité, une meilleure qualité, une meilleure fonctionnalité et donc j'ai un impact sur la sensibilité à l'insuline. J'ai une meilleure gestion du glucose. J'ai une moindre lipotoxicité, j'ai une meilleure flexibilité métabolique et donc je fais reculer bah cette épidémie mondiale de surpoids, d'obésité, de syndrome métabolique, de diabète de type 2 et toutes les pathologies hépatiques non liées à la consommation d'alcool.
Donc la théorie "calories in, calories out", je pense que on est d'accord que oui, on peut pas dire qu'elle qu'elle qu'elle n'est pas vraie. La théorie "calories in, calories out", c'est la première loi de la thermodynamique, calorie in, calorie out, cette notion de déséquilibre de la balance énergétique. Mais nous en médecine fonctionnelle, en micronutrition, on cherche toujours la cause la plus profonde qui explique le symptôme. Pour moi, le déséquilibre de la balance énergétique, c'est une conséquence d'une cause plus profonde. Et la cause plus profonde, il faut aller la chercher. Et cette cause plus profonde, c'est bien entendu une problématique hormonale avec notamment cette notion d'hyperinsulinisme chronique et d'insulinorésistance. Ça, c'est fondamental de le comprendre que la cause du déséquilibre de la balance énergétique est d'origine hormonale, parce que vous savez que l'insuline et si on doit être précis, on va parler d'hyperinsulinisme chronique et d'insulinorésistance, va avoir un impact majeur sur notre métabolisme énergétique. Je dis un peu, c'est l'effet qui se coule de de cet excès d'insuline chronique. À la fois, on active la lipogenèse de novo. Donc on va fabriquer du gras. Et on va inhiber la lipolyse. Donc incapacité à aller utiliser nos triglycérides à des fins énergétiques. La mitochondrie sera plus capable d'utiliser les acides gras pour produire de l'ATP. Tout ça parce qu'on a des taux d'insuline trop élevés et tout le temps. Donc ça, c'est vraiment une notion qui est fondamentale de bien comprendre que le déséquilibre de la balance énergétique, il est induit par des déséquilibres hormonaux et notamment cette problématique d'insulinorésistance et d'hyperinsulinisme chronique.
Quand vous avez une insuline qui est élevée de manière chronique, vous allez avoir une inhibition des enzymes qui sont importantes pour venir hydrolyser les triglycérides, la TGL, le la lipase hormonosensible. Donc quand vous voulez hydrolyser les triglycérides, enlever le glycérol et puis après euh faire des avoir des acides gras euh libres, ça fonctionne plus. Donc comment vous voulez pouvoir utiliser les acides gras pour produire de l'énergie dans la mitochondrie si vous n'arrivez pas à hydrolyser votre triglycéride ? Donc ça, c'est le premier point négatif de l'insuline très élevée. Et deuxièmement, une fois que les acides gras, ils doivent rentrer dans la mitochondrie, je pense que vous avez tous eu cette formation de base avec le professeur Castronovo, un acide gras, ça rentre pas comme ça dans la mitochondrie. On a besoin pour faire entrer les euh les On parle d'acyl quand ils sont quand ils sont véhiculés. Il se balade pas comme ça tout seul. On a besoin de la CPT, hein, le complexe de la carnitine palmitoyltransférase et notamment de la CPT1. Bah, il faut savoir que quand vous avez une insuline qui est très élevée euh chroniquement de manière pathologique, ben vous bloquez le complexe de la carnitine palmitoyltransférase 1. Donc non seulement quand vous avez une insuline élevée, vous ne savez pas faire la lipolyse, vous savez pas hydrolyser les triglycérides, mais en plus les acides gras ne savent pas rentrer dans la mitochondrie pour subir la bêta-oxydation et donc permettre de produire de l'énergie. Donc c'est vraiment la double peine. Je dirais même la triple peine quand vous avez une insuline qui est qui est élevée.
Euh donc le le complexe, on parle beaucoup de carnitine quand on veut brûler du gras, je mets bien des grosses guillemets. La carnitine est importante justement pour ce complexe, la carnitine palmitoyltransférase, mais en fonction du climat hormonal dans lequel vous êtes, bah vous aurez beau mettre toute la carnitine que vous voulez. Si vous avez notamment beaucoup de malonyl-CoA, ce malonyl-CoA, il va bloquer le complexe de la carnitine palmitoyltransférase 1. Et dans quelle situation on a du malonine CoA en excès ? Bah quand on a trop de glucose, quand on a trop d'insuline, on va avoir une saturation du cycle de Krebs. Le citrate va ressortir de la mitochondrie et il va se transformer euh donc en acétyl-CoA. On va activer une enzyme qui s'appelle euh la ACC, l'acétyl-CoA carboxylase et ça va donner le malonine CoA. Et là encore une fois, c'est l'effet qui se coule de l'insuline. Le malonine CoA, il sert pour faire la lipogenèse de novo. Donc je refabrique du gras, du gras, du gras et d'autre part le malonine CoA, il bloque la CPT1. Donc je ne peux pas faire entrer des acides gras et je ne peux pas les utiliser à des fins énergétiques. Donc du coup, bah la cellule est privée de substrats énergétiques et là, bah on a une dérégulation des signaux de faim et de satiété puisque si j'ai plus d'énergie, bah forcément mon cerveau va me dire "il faut manger" alors même que j'ai des réserves d'énergie. Hein, nos patients en surpoids, obésité, ils ont plus d'énergie, bien plus d'énergie qu'un patient normopondéré, sauf qu'il n'a pas accès à ses réserves énergétiques. Et pourquoi il n'y a pas accès ? À cause de l'insuline trop élevée, donc à cause de l'hyperinsulinisme chronique et de l'insulinorésistance. Donc ça, c'est vraiment une notion sur laquelle je voulais revenir, vraiment importante.
Alors maintenant, comment est-ce qu'on construit euh maintenant qu'on a fait le lien entre santé musculaire et santé métabolique ? C'était vraiment le point sur lequel je voulais insister aujourd'hui dans cette courte présentation. Comment est-ce qu'on construit du muscle ? Et ben, pour construire du muscle, c'est une histoire de balance. Il faut un équilibre entre ce qu'on appelle la MPS, la Muscle Protein Synthesis, et la MPB, la Muscle Protein Breakdown. Donc anabolisme musculaire et catabolisme musculaire. Et quelle est la grande voie qui va nous permettre d'activer la synthèse de protéines musculaires ? C'est cette fameuse voie mTOR et notamment l'activation du complexe mTORC1.
Alors, une chose que vous devez savoir, c'est quels sont les facteurs qui vont permettre d'activer mTORC1. Ben, il y en a deux principaux qui sont très importants et je suis sûre que vous les connaissez déjà. On va avoir la contraction mécanique, hein, parce qu'on a des signaux mécanosensibles, on va dire, avec l'augmentation euh d'une d'une molécule qui s'appelle l'acide phosphatidique. Donc le fait de contracter le muscle, je vais activer cette voie mTOR. Donc si vous voulez améliorer la santé musculaire et donc la santé métabolique et donc la longévité de vos patients, le type d'activité physique que vous devez recommander, c'est les exercices physiques, l'activité physique de résistance. On doit soulever des charges et on doit soulever des charges suffisamment lourdes pour apporter une contrainte importante au muscle. Encore une fois, de manière encadrée bien entendu, pour activer cette voie mTOR. Ça, c'est essentiel. Et aujourd'hui, quand on veut optimiser la santé métabolique euh des individus qui présentent surpoids, obésité, qu'est-ce qu'on les voit faire ? Ils font du cardio zone 2, hein, ils sont sur des tapis, ils sont sur des rameurs, ils sont sur des elliptiques, mais c'est pas ça qui va permettre de construire du muscle. Et vous avez vu que pour si on construit du muscle et un muscle de qualité qui est bien fonctionnel, on va avoir un réel impact sur la santé métabolique. Donc invitez les personnes que vous accompagnez à aller faire de l'activité physique de résistance, que ce soit au début au poids du corps, avec un TRX, avec des élastiques, puis avec des haltères au fur et à mesure de l'avancée de de leur accompagnement, mais sans contrainte, sans tension mécanique, cela ne sera pas possible d'activer de manière totale optimale mTORC1 et donc la synthèse de protéines musculaires. Donc ça doit faire partie de vos recommandations, c'est essentiel.
Ensuite, au niveau de la nutrition, là aussi, on a longtemps longtemps eu ces discours diabolisants sur les protéines et notamment sur les protéines animales sans réel fondement scientifique. D'ailleurs, je me rappelle de ce rapport de Chlorfield qui expliquait un petit peu comment avait été diabolisé les protéines animales et notamment comment avait été fait le lien entre consommation de protéines animales et et cancer. Euh donc la consommation de protéines doit devenir une priorité chez le patient métabolique, mais pas que chez le sujet vieillissant, chez le patient euh euh sarcopénique, chez le patient en convalescence, chez les adolescents, euh la femme euh gestante. Vous devez améliorer, vous devez construire vos assiettes autour de la consommation de protéines et de protéines de bonne qualité avec la bonne dynamique. On parle du DIAAS, on parle du PDCAAS. Ça, ce sont de très bons indicateurs de qualité de protéines. Et c'est là fait quand même la différence, une différence significative entre les protéines animales et les protéines végétales avec quelques exceptions comme le soja notamment.
Donc les protéines, quelle quantité de protéines ? Bah la quantité selon le type euh le la quantité d'activité physique, le niveau d'activité physique de la personne que vous accompagnez, son âge, bien évidemment, tout cela sera personnalisé, mais on on va quand même aller au-delà de la RDA qui est de 0,8 g par kilo de poids sain et par jour. On sera au moins à 1,2 g, voire beaucoup plus hein, sans craindre une atteinte de la fonction rénale. Donc on pourra être à 1,5 g par kilo de poids sain bien entendu et par jour. Mais vous verrez très souvent des protocoles pro-santé musculaires, notamment chez la femme en périménopause, ménopause, avec des apports en protéines aux alentours des 2 g par kilo de poids et par jour. Bien entendu euh en s'assurant de la qualité euh et de l'origine des protéines que l'on va consommer.
Autre élément qui est essentiel pour euh la nutrition pro-santé musculaire et cette activation de la voie mTOR, c'est d'avoir un seuil de leucine euh atteignable euh pour pouvoir déclencher mTORC1. Et ce seuil est environ autour de 2,5 g à 3 g de leucine par repas. Par repas. Ça, c'est une notion qui est très importante à retenir. Donc la quantité de protéines est importante, la quantité totale de protéines, la qualité de ces protéines et notamment la teneur en leucine et la répartition, le fractionnement sur la journée est aussi une notion qui est qui est essentielle.
Alors, je vais quand même nuancer, profiter de cette slide pour nuancer un petit peu mon discours. Il faut toujours rester nuancé. Le but n'est pas de suractiver mTOR, d'être en permanence dans l'hyperactivation de mTOR de l'anabolisme parce que là aussi, il y a des conséquences. Le but est d'être dans un équilibre. Donc de toujours pas être dans ces visions très binaires dicotomiques. Les pro-AMPK, les pro-mTOR et la longévité, on est anti-mTOR. Non, c'est si on a une voie mTOR et si on a une voie AMPK, c'est que les deux doivent être stimulés mais de manière équilibrée. Donc il y a des moments où il faut activer mTOR, il y a des moments où il faut ne plus activer mTOR et activer AMPK. Et c'est ce pourquoi ben on va avoir des jours où on va avoir une activité physique de résistance, des jours où on va avoir une activité physique d'endurance zone 2, de HIIT, et qu'on va avoir des périodes où on va manger et on va avoir des périodes où on ne va pas manger. Mais le problème dans notre société moderne, c'est qu'on mange à bidon. On mange du matin au soir, entre les prises de repas, les snackings. Donc là, on a effectivement une suractivation de mTOR, ce qui n'est pas optimal. Il faut avoir ces alternances mTOR à AMPK. J'insiste beaucoup là-dessus dans la formation, mais je voulais le dire quand même ici à l'oral, c'est essentiel. Je veux pas qu'on croie que pour euh être pro-santé musculaire, il faut suractiver mTOR. Il faut pas suractiver mTOR, il faut l'activer de manière juste et précise et toujours en alternance, en équilibre avec AMPK. OK.
Euh dans les compléments alimentaires, je vais passer très vite. Dans la formation, on va beaucoup parler de la W, de la créatine, de l'HMB, des BCAA. Mais aujourd'hui, je voulais faire un petit zoom sur deux compléments alimentaires, deux micronutriments qui me semblent essentiels pour optimiser la santé musculaire et d'ailleurs aussi la santé mitochondriale et la santé métabolique, hein. Les choses sont bien faites, la vitamine D et les oméga-3. Donc vous savez, la vitamine D, on dit aujourd'hui, on aurait plutôt dû la classer, la catégoriser dans les hormones puisque dans euh les vitamines, mais en tout cas, on a des récepteurs hein VDR au niveau musculaire et il y a aujourd'hui des liens clairement établis entre santé musculaire et statut en vitamine D. On va vraiment avoir une amélioration avec des taux optimaux en vitamine D. Encore faut-il déterminer quels sont les statuts optimaux en vitamine D. Ce ne sont certainement pas les valeurs de référence statistiques euh que nous proposent les laboratoires euh classiques qui font pas de la biologie fonctionnelle. On va avoir une amélioration de la contractilité, une optimisation de la de la signalisation calcique, on va avoir une préservation des fibres musculaires, notamment de type 2. Donc la vitamine D va également améliorer, participer, interagir avec la voie de signalisation mTOR. Donc oui, chez tous vos patients chez qui vous voulez optimiser la santé musculaire, vous allez vous intéresser au statut en vitamine D et la vitamine D ayant également des rôles au niveau neuromusculaire. Mais bien entendu, vous le savez, euh immunométabolique, hein, la vitamine D a un effet trophique sur les lymphocytes régulateurs, va permettre de limiter l'inflammaging, l'inflammation systémique de bas grade, va limiter la résistance anabolique, va permettre de participer à la lutte contre la sarcopénie. La vitamine D, bilans fonctionnels. On ne donne pas de la vitamine D à l'aveugle. On on évalue le statut. On met en place une dose adaptée, hein, notamment plus la masse grasse est importante, plus on va augmenter les posologies et puis on vérifie de 3 mois après voir si cette vitamine D a été bien assimilée.
Deuxième complément que je voulais citer, pro-santé musculaire. Donc pour la vitamine D, juste je pense que Karine et le professeur Castronovo en parleront tout à l'heure. Chez Pimo, vous avez un complément alimentaire bien entendu provitamine D. C'était une évidence, je suppose pour ce laboratoire de pouvoir en proposer un. Je pense que dans tous les protocoles de base micronutritionnelles, nous devrions mettre de la vitamine D. Les oméga-3, ils sont aussi extrêmement importants pour la santé musculaire. Donc vous savez que ces oméga-3, je parle pas de tous les oméga-3, mais je parle des longues chaînes EPA et DHA. Ils vont s'intégrer euh dans les euh bicouches phospholipidiques, dans les membranes cellulaires et ils vont venir améliorer la communication cellulaire. Sans une bonne fluidité membranaire, on ne peut pas avoir une bonne communication cellulaire, c'est impossible. Donc pour améliorer le signaling insulinique, bah comme c'est un récepteur heterodimerique, bah il faut une bonne fluidité membranaire. Ça va permettre d'améliorer la transduction du signal anabolique de manière générale. Sans oméga-3, sans un bon apport en oméga-3 EPA DHA dans les bicouches phospholipidiques, vous allez impacter toute la communication cellulaire. Ça, il faut il faut bien l'avoir en tête. C'est pour cela d'ailleurs que les oméga-3 font aussi partie des compléments de base que l'on va proposer avec ensuite la possibilité de personnaliser les protocoles avec notamment la réalisation de profil d'acides gras érythrocytaires par exemple. Et vous savez également l'intérêt de ces oméga-3 ne se limite pas à la communication cellulaire, à la fluidité membranaire, mais aussi vont venir impacter le climat inflammatoire, moduler la réponse inflammatoire, hein, EPA, DHA, euh notamment l'EPA, précurseur des écosanoïdes de la série 3 relativement anti-inflammatoires, le DHA, précurseur des octanoïdes, des résolvines, donc ils vont permettre de terminer l'inflammation correctement. Donc là aussi, extrêmement intéressant d'avoir un apport en oméga-3 pour limiter l'inflammaging, pour euh permettre de limiter la résistance anabolique liée à l'inflammation. Euh donc associé dans vos protocoles pro-santé musculaire, vitamine D et oméga-3 me semble me semble indispensable. Et là aussi encore une fois, il y a pas mal d'études qui mettent en avant l'intérêt de la supplémentation en oméga-3. Alors, à des doses quand même un peu plus élevées que ce qu'on peut mettre en cardiovasculaire, hein, on est autour des 3, 4 g dans les études que j'ai pu regarder avec une amélioration notamment chez le sujet âgé de la force musculaire, de la qualité musculaire et ces oméga-3 dosés euh trois quatre fois la dose du cardiovasculaire permettraient également de lutter, participer à la lutte contre la sarcopénie.
J'avance un peu. Je pense que je pars hyper vite mais on est un peu timé aujourd'hui. Je voulais aborder ce petit point. C'est un énorme chapitre dans la formation dédiée. Mais comment est-ce qu'on évalue la santé musculaire ? Pour revenir encore une fois au pratique pratique. On a vu la nutrition, l'activité physique et la complémentation. Et là, comment vous pouvez évaluer quels sont les critères d'évaluation de la santé musculaire ? Bien entendu, le premier critère qui nous vient à l'esprit, bah c'est la quantité, hein, la quantité de muscle. Plus j'ai du muscle. On pourrait penser aussi là aussi de manière très binaire, plus j'ai de muscle, plus j'ai une bonne santé musculaire. C'est pas vrai parce qu'on peut avoir une grosse quantité de muscles mais que ce muscle ne soit pas du tout fonctionnel. Et je vais aborder euh cela un petit peu plus tard et c'est notamment en lien avec les mitochondries. Donc la quantité, hein, donc vous pourriez être muni d'appareils de bioimpédancemétrie, faire de l'imagerie. Ce qui est beaucoup utilisé dans les centres de médecine longévité, c'est c'est la DEXA qui permet vraiment de voir la quantité de muscles et également aussi d'ailleurs un peu la qualité, hein. Et je voulais faire ce petit point rapidement sur la notion d'infiltration lipidique intramusculaire euh pour nuancer peut-être un petit peu le propos à ce sujet. Vous savez quand on parle euh de de stockage euh des de du gras, hein, des des acides gras sous forme de triglycérides, quand on parle de stockage ectopique, on pense souvent euh toujours d'ailleurs euh à la graisse viscérale. OK ? Qui est extrêmement délétère, hein, je reviendrai pas là-dessus, c'est une évidence. Mais en fait, il faut savoir aussi qu'on peut stocker du gras ectopiquement au niveau musculaire et ça peut être sain comme vraiment pathologique. Donc je voulais revenir un petit peu là-dessus pour laisser ensuite la parole au professeur Castronovo.
Donc quand on a un excès calorique chronique, vous allez avoir quand les adipocytes sont sains, ils ont la capacité de faire de de s'expandre, on va dire, pour pouvoir stocker de manière efficace et physiologique les triglycérides. Et là, on a une insulinosensibilité qui est qui est conservée. Maintenant, quand l'adipocyte devient dysfonctionnel, notamment quand il se développe par hypertrophie, vous allez avoir un énorme adipocyte et ça, ça va créer plein de gros adipocytes. Ça va créer une hypoxie locale, un stress du réticulum endoplasmique, de l'inflammation parce que là aussi le tissu adipeux, c'est un petit peu comme le muscle, c'est pas juste pour stocker du gras et être une réserve énergétique. L'adipocyte, c'est également une bombe métabolique. L'adipocyte, surtout quand il est euh hyper rempli de triglycérides, il devient une bombe inflammatoire. Il est capable de sécréter des euh cytokines pro-inflammatoires et donc être un grand pourvoyeur d'inflammation. Et à un moment en fait, quand l'adipocyte est dysfonctionnel, bah il perd sa capacité à stocker efficacement les triglycérides. Et donc ce qui se passe, c'est qu'il va relarguer de manière complètement pathologique des acides gras libres. Et ces acides gras libres, ben ils vont être particulièrement toxiques. Et c'est là que ce qui va se passer, c'est qu'on va venir stocker les acides gras, bah ailleurs, donc en ectopique, donc en viscéral comme je vous disais, mais aussi potentiellement dans le muscle. Et le problème, c'est pas tant les acides gras libres, ce sont les intermédiaires. Vous avez dû entendre parler du diacylglycérol, des céramides notamment, ils sont hyper lipotoxiques et notamment euh pour la santé musculaire et la santé métabolique. Ça, c'est vraiment une notion qui est fondamentale. Dès que l'adipocyte n'est plus capable de stocker physiologiquement les acides gras sous forme de triglycérides, on a un relargage des acides gras. Donc on a des acides gras libres, il faut bien qu'ils aillent quelque part et encore une fois, bah ils peuvent aller dans ce muscle, hein. Ça, c'est une notion qui est vraiment vraiment importante. Et retenez bien notamment le diacylglycérol et les céramides qui sont des lipides bah qui sont responsables de la lipotoxicité, hein, tout simplement.
Et là, la mitochondrie, bah elle a un rôle essentiel euh parce que encore une fois, je vous rappelle que c'est la mitochondrie qui est chargée d'oxyder les acides gras pour produire de l'ATP. OK ? Et donc si la mitochondrie elle fonctionne pas bien parce qu'il lui manque des cofacteurs notamment ou parce que les mitochondries, voilà, sont dysfonctionnelles, il y a un stress oxydant, il y a de l'inflammation, il y a pas de turnover du pool mitochondrial, et ben les acides gras ne sont pas oxydés efficacement. On a des intermédiaires lipidiques qui vont s'accumuler, ça augmente le stress oxydant et là, on a une dysfonction contractile. Donc c'est vraiment dans les deux sens, santé musculaire, santé mitochondriale. Et là, on a vraiment un impact sur le muscle. Diminution de la force, diminution de l'endurance et également diminution de la sensibilité insulinique. Donc on impacte la santé euh métabolique.
Alors juste un petit point encore une fois pour rester nuancé. Chez l'athlète, on a cette infiltration qui est élevée, mais la différence, c'est que chez l'athlète, les mitochondries, elles sont au top du top. On a beaucoup de mitochondries et on a des mitochondries qui sont très efficaces. Donc on a une oxydation de ces lipides qui est efficace. Donc on n'a pas d'accumulation de ces intermédiaires lipidiques comme le diacylglycérol et les céramides. Donc c'est ça la grande différence entre un muscle où on a des lipides mais il y a une bonne capacité mitochondriale à les oxyder. Donc c'est tout à fait physiologique. Et euh le côté pathologique où il y a cette infiltration mais les mitochondries ne fonctionnent pas et là, on a une faible capacité oxydative de ces lipides et donc on a cette lipotoxicité qui se met en place. Donc retenez que la santé musculaire, on va souvent réduire l'évaluation à la quantité de muscles, mais c'est bien plus complexe que ça. Il y a la notion également de qualité et notamment quand on parle de qualité, mais c'est la capacité à contracter le muscle et la notion de fonctionnalité. Et dès qu'on vient intégrer ces autres dimensions pour évaluer la santé musculaire, on ne peut pas ne pas s'intéresser à la mitochondrie. C'est la santé mitochondriale et la santé musculaire sont intimement liés. Et d'ailleurs, comme l'a enseigné le professeur Castronovo pendant plusieurs, je ne sais pas ça fait combien de temps que vous enseignez, mais je pense ça fait plusieurs dizaines d'années, c'est pour ça qu'il en a fait un des il a fait de la mitochondrie, un des piliers en médecine fonctionnelle parce que la mitochondrie, elle impacte tout, votre santé musculaire, votre santé métabolique, votre santé neurocognitive.
Donc euh bah je pense que j'ai terminé. Je suis allée hyper vite mais je pense que je peux laisser la parole au professeur Castronovo. Euh Karine, ton micro est éteint.
J'ai dit merci Anne, c'était parfait. Merci beaucoup. Alors si vous souhaitez aller plus loin, je viens de mettre le
QR code déjà de la formation d'Anne avant de donner la main à Vincent. Vous verrez, on va encore aller plus loin. Donc si ça vous intéresse déjà, je vous expliquerai en suivant euh bah tout ce que vous allez retrouver dans la formation de d'Anne.
Euh mais déjà voilà, si vous souhaitez aller plus loin, vous pouvez scanner le QR code qui est en haut à gauche et vous arriverez sur sa page. Vous verrez toutes les descriptifs de tout ce que vous allez trouver dans cette formation. On voit à quel point c'est important de se former à la santé musculaire. En tant que professionnel de santé, on peut plus passer à côté et on peut plus passer au côté à côté non plus de la santé mitochondriale.
Et donc aussi, on a mis en place pour l'occasion un pack musculaire. Donc je mets aussi le QR code qui est là, vous pouvez le scanner si vous souhaitez y accéder et avoir la l'offre qu'on va qu'on a fait pour ce webinaire. Donc n'hésitez pas, c'est une offre santé musculaire aussi qu'on a mis en place et je vais excusez-moi, je vais laisser la place à Vincent. Ah voilà. OK.
Vincent, alors est-ce que tu peux mettre ton Hop ! Voilà. Oui, voilà. OK. Merci Anne, merci Karine. Bon, je vais aller encore plus vite que Anne. Donc en fait quand on parle de muscle et santé métabolique, on parle de muscle et santé mitochondriale. La mitochondrie, comme elle a dit, elle a raison et vous allez vous en rendre compte plus tard. Cette mitochondrie, elle est fondamentale pour la santé et euh comme je commence à dire et j'en suis persuadé, la médecine mitochondriale est la mère de toute médecine. C'est-à-dire qu'on ne peut pas être en bonne santé. Aucun système ne peut fonctionner si vos mitochondries ne sont pas performantes.
Alors, simplement pour vous rappeler que euh le muscle, c'est non seulement un organe fondamental, mais également c'est l'organe et le système qui a le plus de poids dans notre corps puisqu'il il représente 40 % du poids de l'homme, environ 30 % du poids corporel de la femme. Et donc les mesdames, vous devez rendre compte que comme vous en avez un peu moins, c'est absolument fondamental de bien l'entretenir car ce muscle est le premier organe qui contribue à l'homéostasie de la glycémie via bien sûr les mitochondries. Donc quand vous allez avoir un déficit mitochondrial, ce n'est pas étonnant que vous allez perdre du muscle et accumuler du gras. Puisque comme l'a expliqué et l'expliquera dans sa formation encore plus en détail à NUCA, et bien lorsque vos mitochondries ne fonctionnent pas bien, vous ne brûlez plus le muscle de part l'hyperculine. Donc si vous avez euh du muscle qui n'est pas fonctionnel, vous n'êtes pas capable de réguler la la votre glycémie. après un repas et vous allez souffrir d'hyperinsulinisme.
Ces mitochondries qui sont donc les convertisseurs de l'énergie chimique potentielle en monnaie énergétique utilisable, l'ATP sont fondamentales et lorsqu'elles ne fonctionnent pas bien, elles vont être responsables d'une résistance à l'insuline. OK ? Donc l'exercice musculaire et de nombreuses études le montrent, l'entretien de la masse musculaire d'endurance, c'est-à-dire les fibres rouges, celles qui sont riches en mitochondries. Pour ça qu'il faut faire exercice d'endurance par rapport aux exercices intenses et importants. Donc il faut absolument entretenir ces fibres rouges qui sont riches en myoglobines parce qu'elles doivent apporter l'oxygène à ces à ces mitochondries qui donc contribuent à la santé métabolique. Et donc on voit que il est important c'est de pouvoir maintenir son parc mitochondrial musculaire optimal pour pouvoir avoir un métabolisme optimal. Et lorsque vous ne faites pas d'exercice que lorsque vous êtes sédentaire et bien vous perdez cet organe de régulation parce que les mitochondries sont moins performantes et l'exercice musculaire contribue à entretenir le parc mitochondrial en favorisant la mitophagie, c'est-à-dire l'équilibre entre la dégradation des bactéries des mitochondries pardon les moins performantes et la la la genèse de nouvelles mitochondries à partir de celles qui le sont plus.
On voit que ces mitochondries ont besoin d'un ensemble de nutriments euh qui sont indispensables à leur formation. Elles ont besoin de vitamine D, elles ont besoin d'antioxydants, elles ont besoin de métaux, de minéraux, de sélénium, de zinc, de cuivre, de fer. Elles ont besoin d'acides gras saturés allongés qui contribuent à la fluidité. Et donc cet ensemble micronutritionnel doit être apporté malheureusement aujourd'hui le plus souvent. Euh notre alimentation est euh déficiente en ces nutriments. Donc la plupart de nos mitochondries n'ont pas euh la pitance qui euh devrait leur être fournie pour fonctionner de manière optimale.
Et ce qui est important également, c'est que on parle beaucoup du microbiote. Ce microbiote qui est un organe extrahumain qui contrôle l'ensemble de systèmes. Et bien vous serez peut-être pas étonné d'apprendre que ce contrôle c'est via la gestion de l'activité mitochondriale. En effet, comme vous savez et ma langue a fourché quand je parlais de mitochondrie, j'ai parlé de bactéries parce que en vérité les mitochondries sont des bactéries ancestrales qui ont gardé le même langage moléculaire et donc certains métabolites notamment bénéfiques comme le butyrate, l'acétate, le propionate, éventuellement le butyrate vont contribuer à faire fonctionner correctement ces mitochondries. Il y a un dialogue euh constant entre le microbiote intestinal et et le parc mitochondrial notamment musculaire. Et donc on a montré notamment donc qu'il y a cette disharmonie bidirectionnelle entre microbiote intestinale et mitochondrie. Et donc il est fondamental pour avoir un parc mitochondrial musculaire mais également systémique optimal d'avoir un microbiote optimal et également une activité mitochondriale optimale garantissant un bon microbiote.
Vous vous savez que pour avoir ce beau microbiote, il y a des règles simples comme de bien mastiquer et je n'arrêterai jamais d'en d'en d'en parler de cette mastication qui est fondamentale que tout le monde peut faire sans courant bien sûr mais on peut se faire implanter des dents ou utiliser un dentier ou éventuellement utiliser une moulinette pour prémâcher l'alimentation. C'est moins évidemment. Donc on voit notamment que lorsqu'on a un bon microbiote, on va avoir un parc mitochondrial optimal, mais également que l'exercice physique va contribuer non seulement à entretenir le le le parc mitochondrial mais également optimiser le microbiote. Donc on a vraiment un intérêt à entretenir en bougeant, en faisant une activité physique régulière, pas excessive. On verra que l'exercice trop intense peut-être dès leur OK. D'ailleurs, le voici.
Donc on a euh ces deux articles récents qui montrent que quand vous avez un exercice trop intense et surtout si vous n'apportez pas le support micronutritionnel aux mitochondries et bien vous allez abîmer tellement vos mitochondries que votre source de mitochondries performantes qui permet de remplacer celles qui sont détruites par mitophagie n'est plus suffisant et donc vous n'êtes plus capable de le remplacer et vous allez avoir un parc mitochondrial qui sera complètement détérioré. Et ça ça va entraîner un vieillissement accéléré avec des maladies métaboliques associées. Donc il est fondamental de bien nourrir votre parc mitochondrial en donnant non seulement les nutriments mais aussi en en en faisant travailler nos muscles qui vont entretenir ce renouvellement. Donc en faisant de la biogenèse, OK, et en faisant de la musculogenèse, donc à partir des cellules souches. Donc il est fondamental pour vivre longtemps en bonne santé d'entretenir son parc mitochondrial musculaire par ces deux activités.
Et donc on voit ici que finalement euh la cible les mitochondries musculaires au niveau nutriment mais également au niveau renouvellement par une activité physique régulière ludique si possible pour qu'elle soit régulière et bien c'est certainement un des secrets de la longévité. Et donc moi, j'ai été très vite, voyez, parce que en tant que directeur du laboratoire PIMO qui veut dire Professional Innovative Mitochondrial Optimization, et bien euh nous j'ai contribué à créer j'ai créé une gamme de nutriments qui vont apporter cet environnement optimal qui couplé à une activité physique régulière va contribuer à cet objectif de vivre longtemps en bonne santé. Et donc il y a euh le MitoMicro qui apporte des probiotiques et un cobiotique qui est la berbérine à faible dose. Le MitoElixir qui contient du resvératrol et euh de la génistéine qui sont des des stimulateurs de la biogenèse mitochondriale. Et ce MitoElixir est particulièrement intéressant pour la femme en périménopause parce que vous vous apprendrez plus tard que les œstrogènes sont importants pour stimuler la biogenèse et lors de la ménopause la chute importante va entraîner une sidération du parc mitochondrial qui n'aura plus cette stimulation de renouvellement et donc commencer vers 45 ans à prendre des agents comme de comme euh de la génistéine et du resvératrol a un intérêt démontré sur la prévention des complications qui sont parfois associées à la ménopause.
Ensuite, il y a un un complément qui s'appelle MitoBoost qui contient énormément de nutriments essentiels à la mitochondrie et notamment qui contient du CoQ10, de l'acide alpha-lipoïque, de la carnosine et cetera et voilà qui et alors si je peux revoir ma diapositive donc d'une pipe, voilà un dernier né qui a été justement plus pour pouvoir supporter les efforts physiques. C'est-à-dire le RGNR Power qui en vérité contient la carnitine, la vitamine B6, vitamine B6 qui est importante pour la synthèse de cette L-carnitine. Acide aminé conditionnellement essentiel puisque nous en produisons que 25 %. Carnitine parce qu'il y en a beaucoup dans la viande, beaucoup dans le muscle évidemment qu'on mange la viande, manger du muscle et donc cette carnitine elle est fondamentale pour pouvoir euh permettre au parc mitochondrial musculaire squelettique de consommer son carburant préféré, c'est-à-dire les acides gras qui génèrent deux fois plus d'ATP que la même quantité de glucose. Enfin, vous avez la vitamine D qui est fondamentale. Elle est trophique pour les mitochondries. Elle a multiples actions. Cette vitamine D doit être prise au minimum à 4000 unités par jour pour atteindre le taux santé pour le muscle qui est entre 60 et 80 voire 100 nanogrammes par millilitre. Et enfin, vous avez bien sûr et on en a parlé les oméga 3, c'est-à-dire oméga 3 longue chaîne, acide eicosapentaénoïque, acide docosahexaénoïque qui vont contribuer à la fluidité membranaire qui est tellement importante pour le fonctionnement de la mitochondrie. Je vous rappelle que l'endroit où on trouve le plus d'acide docosahexaénoïque, c'est la membrane intérieure de la mitochondrie qui en fait remplace le cholestérol qui n'est pas présent dans cette membrane qui a la même composition que les membranes des bactéries.
Ça a été rapidement. J'espère que je vous ai donné l'appétit pour en apprendre plus sur la mitochondrie, la médecine mitochondriale et je suis très fier et heureux de vous annoncer que en mai euh euh je vais sortir mon premier livre de toute ma carrière et j'étais en train d'écrire les les les remerciements en disant que écrire un livre c'est une aventure mais aussi une responsabilité et probablement j'ai attendu ce temps-là pour être sûr que mes propos étaient justes et donc ce livre va être disponible en prévente et vous aurez les informations. Mais également, je pense que Karine va vous parler d'une formation que nous avons mis en ligne également qui est la Mitochondrial Academy qui va vous donner toutes les bases qui sont essentielles pour pouvoir agir sur la mitochondrie de manière juste et efficace en respectant un peu mon dogme, c'est-à-dire on ne peut agir efficacement justement que sur ce qu'on comprend et connaît. Et je vous remercie. Hop !
Merci Vincent, incroyable mais quelle chance de vous avoir eu tous les deux. C'était très complet. Je vais faire monter aussi Anne. C'était incroyable. Donc je vais rapidement présenter. Alors ça a été assez rapide justement par rapport à un demandé hein. C'était très bien. Tout le monde n'a pas fait ça hein. [rires] Ça y est ça char. Non, l'idée l'idée c'est vraiment de vous présenter ce que a fait Anne pour sa formation et vous aurez aussi le professeur Castronovo qui est dans sa formation. Donc c'est vraiment une formation qui est complète où vous pourrez maîtriser la santé musculaire. Donc avec ça a été un amuse-bouche, je dirais ce que Anne nous a présenté et ce que Vincent vous a présenté. Vincent l'a fait sous un prisme mitochondrial comme il l'a dit. On a créé la Mitochondrial Academy. Donc si vous voulez avancer et aller plus loin avec euh être les premiers dans être dans cette dans ce mouvement de la médecine mitochondriale, on vous invite évidemment à nous rejoindre. Mais pour le pour euh pour aujourd'hui, c'est vraiment de de de mettre en avant cette formation qui est une formation qui paraît indispensable pour les professionnels de santé.
Et donc, vous allez retrouver Anne a vraiment créé avec un pack e-learning, avec les outils, l'avantage du e-learning, c'est qu'on peut revenir dessus. Vous avez le temps de bien comprendre tous les éléments et vous verrez dans ce pack, il y a énormément de choses. Donc vous avez 700 slides, c'est énorme. Vous avez plus de 20h de cours, c'est tout petit. [rires] Vous vous aurez accès, on vous donnera tous les éléments. Il y a plus de 20h de cours. Il y a des quiz. Alors ça très intéressant. un quiz avant, un quiz après pour évaluer un petit peu où vous en êtes dans dans le parcours. Euh une bibliographie, vraiment une vision qui est systémique de la santé comme vous pouvez le voir avec ce que propose Anne. C'est très complet tout ce que j'ai pu entendre en plus d'Anne, tout comme de Vincent d'ailleurs, ils travaillent ensemble. Vincent Anne a fait les formations de Vincent et ils sont ensemble parce qu'ils ont cette même mon père spirituel ils ont la même rigueur scientifique et donc vraiment, c'est si on l'accueille ici qu'on vous propose aussi cette formation, c'est qu'on sait à quel point c'est riche. Je suis très fière de ma fille voilà [rires] donc vous allez me faire pleurer, ça c'est le moment émotion.
Et donc vous allez retrouver donc tous ces éléments les mécanismes biochimiques et physiopathologiques, l'approche étiopathogénique qu'on retrouve aussi dans les formations de Vincent parce qu'on sent bien là vous avez un petit peu vous vous rejoignez l'approche pratico-pratique très importante et donc pour ce webinaire donc on fait une offre donc l'offre au lieu d'être à 447 € il va être à 347 € donc vous avez le lien qui est en haut à gauche pour aller directement sur la plateforme et en savoir plus il vous suffit de le scanner si vous n'avez pas de téléphone vous pouvez nous envoyer un mail vous de toute façon on rend on vous renverra avec le lien pour accéder à cette formation, à cette belle formation. Donc dedans, il y a un pack outil que en fait, elle a déjà commencé à vendre Anne le pack e-learning, mais elle a ajouté, elle est venue enrichir avec un un pack outil où dedans vous allez retrouver un pack un programme d'entraînement qui paraît indispensable justement savoir comment bah mettre en place toutes ces séances d'entraînement pour pouvoir être bah beaucoup plus performant, mais aussi savoir parce que quand on parle de rien, bah savoir comment prendre mettre les choses en place, une aide à la consultation, des outils pédagogiques, comment quoi proposer en terme de protéines. Ça c'est toujours un casse-tête pour les patients et en même temps aussi pour les professionnels de santé de vraiment avoir des des contenus qui soient assez protocolaires. On sait vraiment à quoi s'en tenir en fonction de la de l'activité de la personne. Donc ça va vous permettre de gagner du temps, d'avoir moins de compte-rendus, des supports professionnels et avoir donné aussi à votre patient une grande autonomie.
Donc on a aussi fait une remise de 50 € sur ce pack qui est à 297 € mais on fait une offre exceptionnelle. Donc cette offre exceptionnelle c'est le pack e-learning avec le pack outil. Donc c'est tout nouveau parce que ça Anne ne l'a jamais proposé. Et donc on est sur un prix à 594 € au lieu de 744 € donc avec en économisant 150 €. Donc vous pouvez flasher ce QR code, profiter de cette offre. De toute façon, vous allez recevoir un mail vous euh rappelant tout ça. Vous allez recevoir aussi les supports de cours de euh de Anne. Et nous pour l'occasion, on a sorti aussi un pack qui est un pack musculaire avec le MitoBoost et le MitoMicro. Vincent, si tu veux dire un petit mot sur MitoBoost MitoPower, pardon, si tu veux un petit peu dire un petit mot là-dessus sur ce pack. Le MitoBoost MitoPower offre aux mitochondries mitochondrial l'ensemble des nutriments qui le permettent de fonctionner au MitoPower notamment à prendre avant exercice par une marche une course parce que elle va optimiser la combustion des acides gras et épargner le glucose pour le système nerveux central. Et donc on va avoir un système euh qui non seulement protège avec le MitoBoost en donnant les nutriments protecteurs et fondateurs du fonctionnement de la mitochondrie, mais également oriente le métabolisme vers la combustion du gras. Et je vous rappelle que pour pouvoir euh combuster le gras, il faut ne pas avoir des exercices trop intenses. On doit se situer environ 60 % de la VO2 max. Merci Vincent.
Et Anne, est-ce que tu veux rajouter quelque chose sur ta formation justement, qu'on puisse en profiter un petit peu avant de prendre les questions ? On va prendre quelques questions aussi. Euh bah moi, j'étais ravie de créer cette formation et c'est vrai qu'on a on a décidé de faire on a proposé à trois experts, chacun dans leur domaine de participer. Donc professeur Castronovo qui va euh parler bah de santé mitochondriale. On a eu aussi David Donte qui d'ailleurs a créé le guide d'exercice de 12 semaines qui est coach sportif. qui nous a donc créé ce guide et qui nous a accordé à peu près 1 heure pour nous parler d'activité physique et Myriam El qui est d'ailleurs diplômée du MAPS, je ne sais plus en quelle année mais elle a validé le MAPS je pense il y a 2 ans et qui elle est une ancienne athlète de haut niveau et qui a créé sa propre gamme créé sa propre gamme de nutrition sportive on pourrait dire avec des compléments qu'on avait pas trop l'habitude nous de voir dans l'univers de de la micronutrition puisque on est vraiment centré sur la whey, la créatine, les pré-workouts, les post-workouts. Donc on est vraiment dans dans l'univers de la complémentation du sportif et donc avec son sa propre expérience de sportif de haut niveau et en plus maintenant cette casquette d'expert en micronutrition, j'ai j'ai trouvé vraiment euh intéressant de d'avoir ces trois experts qui sont venus m'aider à voilà à créer cette cette formation qui m'a demandé beaucoup de temps et d'énergie mais je suis très contente qu'elle soit terminée. En tout cas, profitez de cette offre parce que ce que je vous ai pas dit, c'est qu'elle elle est elle est active jusqu'à dimanche, donc vous allez recevoir des mails. Donc n'hésitez pas à en profiter. Vous avez vu à quel point c'est indispensable, c'est important et en même temps on peut pas s'en passer. Donc je vous invite vraiment à vous engager et à faire cette formation.
On va prendre quelques euh questions euh qui ont été posées durant le durant le webinaire, donc notamment avec Anne, à partir de combien considère-t-on qu'on a trop d'insuline chroniquement ? Alors ça, je pense qu'on va le voir durant ton durant ton pardon, euh j'ai faut qu'on te mette je vais enlever la la H supprimer comme ça on peut te voir. Voilà. Euh euh voilà, je pense que tu le en parles dans la formation, j'imagine. Al alors en fait euh quand on parle de trop d'insuline, c'est quand on sécrète de l'insuline de manière trop élevée et chroniquement. À ce jour, en biologie fonctionnelle, euh les seuls tests qu'on a à disposition en en on va dire en pratique courante, c'est de doser l'insulinémie à jeun, donc à un instant T. euh et de faire des calculs par rapport à la glycémie à jeun et ce qui nous permet de d'avoir euh notamment l'index HOMA IR qui permet de déterminer le degré d'insulinorésistance. Donc on va souvent utiliser cet index HOMA IR pour mettre en avant qu'il y a eu il y a un hyperinsulinisme chronique qui a mené à une insulinorésistance et le cut-off il est à 2.44 pour l'HOMA IR, mais on pourrait se baser uniquement sur l'insulinémie et dans les valeurs optimales santé qui sont proposées aujourd'hui euh aux États-Unis, on est sur des insulinémies au-dessus de 5. Je parle en unités internationales ou en micromol par litre, on doit être en dessous de 100 110. Ouais.
Alors après, j'ai une question qui de l'hyp l'hypothyroïdie fonctionnelle pour être précis de Thierry. Alors un moment donné, tu as dû parler de quelque chose. [rires] Déjà, on peut dire que les hormones thyroïdiennes sont fondamentales pour entretenir l'état d'activité du parc mitochondrial. Il y a les récepteurs hormonaux thyroïdiens dans les mitochondries. Donc il y a un effet génomique indirect et génomique mitochondrial direct donc génomique nucléaire et donc également les mitochondries sont importantes pour pouvoir dire des hormones thyroïdiennes. Donc il y a encore une communication. Absolument. Donc euh Oui, vas-y, vas-y. Non, non, non, je crois pas. Non, du cross qu'on essaie parler français, hein. Oui. Donc, communication bidirectionnelle entre les mitochondries et les hormones et la T3. Donc un un dialogue croisé, cross voilà pour ceux qui Exactement. Donc ce dialogue croisé. Et donc évidemment l'hypothyroïdie fonctionnelle, c'est quoi ? C'est c'est une hypothyroïdie où des patients ont des symptômes de fatigue et ont les paramètres que la médecine allopathique euh donne. C'est-à-dire on n'est pas hypothyroïdien tant que la TSH n'est pas en dessous de 4 quel que soit les symptômes. Mais vous avez raison, on peut avoir une T3 normale basse, une TSH normale haute, une T4 normale normale haute par exemple parce que on a un variant de la diodinase qui fonctionne pas bien parce qu'on a 4 en cellulaire et donc on doit traiter un patient ses symptômes et par des prises de sang. Mais ça, j'imagine que vous le savez bien.
Alors, alors je rajoute est-ce que je peux juste rajouter que par rapport au je pense que peut-être j'essaie de comprendre d'où vient la question et ça vient peut-être du moment où j'ai parlé de la théorie calories in, calories out que c'était une conséquence et pas une cause et que la cause profonde c'était un dérèglement hormonal notamment l'insuline. Et c'est vrai que j'ai cité les hormones thyroïdiennes. Alors oui, effectivement si on est en hypothyroïdie, on va avoir une diminution du métabolisme de base et donc forcément on va déséquilibrer la balance énergétique. Néanmoins, il faut pas non plus basculer en hyperthyroïdie qui nous ferait basculer en catabolisme musculaire. Donc le tout, c'est d'être en euthyroïdie. Voilà, la quantité optimale de T3 active. Mais ça encore une fois, comme disait Professeur Castronovo, c'est individualisé. Deux personnes ayant le même taux de T3 peuvent ressentir ou non des symptômes d'hypothyroïdie. On va prendre encore deux questions. Si jamais Thierry est encore là, et bien on pourrait mettre être plus précis sur le moment où en fait il a posé la question. J'ai aussi un mot alors ça va être aussi pas très précis. Quid des protéines en alimentation cétogène et en cibo. Euh je peux donner mon avis des protéines en alimentation cétogène. Alors en al en alimentation cétogène, on est dans des modèles qui sont fat low carb mais qui sont dits normaux protéinés. Donc on n'est pas dans des modèles alimentaires hyper protéinés. En général, on dépasse rarement 2 g par kilo de poids sain et par jour, ce qui n'entraîne pas de problématique au niveau de la néoglucogenèse qui est faite à partir des acides aminés glucoformateurs. Donc pour moi, il y a pas de problématique euh entre protéines et alimentation cétogène si on respecte cette notion d'apport jusqu'à 2 g. Et en cas de cibo, ben déjà, il faudrait préciser quel type de cibo ? Est-ce que c'est un SIBO à méthane ? Est-ce que c'est un SIBO ? Donc là, la question est un petit peu délicate. Je suppose qu'il parle du SIBO à sulfure d'hydrogène, mais je suis pas sûre. OK.
Alors après, on va en prendre la dernière. J'ai en fait la favorise-t-elle les lithiases rénales ? Vous voulez répondre Castro ? Je ne vois pas par quel mécanisme éventuellement trop de protéines on revit en mitochondrie. Si le parc mitochondrial hépatique n'est pas optimal, on va avoir une accumulation d'ammoniaque qui va altérer l'hépatocyte et les mitochondries. Donc quand on on a trop de protéines qui doivent être désaminées pour faire la néoglucogenèse et bien on risque d'avoir des problèmes même au niveau rénal. Mais je vois pas qu'il y a le lien direct entre et euh lithiases calcul d'oxalate ou autre. Et je pense qu'on peut rajouter que la vous savez, il y a trois types de euh et vraiment les qualités sont extrêmement variables entre une concentrée, c'est quand même celle qui est le plus souvent retrouvée dans les rayons, une isolat et une ou hydrolysât on est sur des peptides euh où là en général notamment la tolérance digestive est excellente. Donc il y a oui et oui je dirais mais c'est vrai que je n'arrive pas non plus à faire le chemin physiopathologique entre consommation de whey et lithiases rénales. Regardons ça.
En tout cas moi je vous remercie déjà tous les deux d'avoir été présents et de nous avoir fait l'honneur d'avoir cette masterclass parce que vraiment c'était dense, c'était très riche, c'est passé très vite parce qu'effectivement on avait un timing et que on aimerait toujours aller plus loin. Donc justement, j'en profite pour dire que si vous voulez aller plus loin, vous retrouverez Vincent, vous retrouverez Anne dans une formation, vous aurez le temps vraiment dans du e-learning, d'être chez vous, de pouvoir bah faire cette formation, d'avoir tous les contenus, 700 slides, c'est énorme avec bah toute la richesse que Anne transmet et que Vincent transmet. Euh vous pouvez aussi et bien mettre en place le avec le pack musculaire en même temps pour faire pour vous mettre une une routine euh bah dans un peu plus musculaire. Donc on a bien compris avec Anne qu'il fallait pousser de la fonte. Maintenant, il suffisait pas d'aller courir. [rires] Et donc euh moi maintenant, ben je vais y aller dès demain. Merci Anne, merci Vincent pour toujours bah tes présentations. Merci Anne de toute cette richesse. Vincent, peut-être un petit mot aussi. Ben, je voulais te remercier Anne pour l'enthousiasme que tu mets à animer nos interventions et merci à tous pour pouvoir vous intéresser à la santé de vos patients. C'est fondamental aujourd'hui, plus que jamais de pouvoir aller vers la santé plutôt que la maladie. Voilà. Bon après-midi à tous. Merci Anne. Un petit mot de la fin aussi. Et ben merci à à tous les deux. C'était très agréable ce moment passé ensemble même si c'était très court. Et ben merci à tous pour votre pour votre attention et donc ben à bientôt. Comme je dis toujours, le savoir c'est le pouvoir et grâce au professeur Castronovo, je pense que je n'ai jamais autant appris de toute ma vie. Donc merci à lui. [rires] Merci à vous. On vous envoie un mail, on vous redonne toutes les informations et pour les personnes qui se sont inscrites, vous pourrez avoir le support d'Anne. Voilà, belle journée à vous. Profitez bien et à bientôt. Au revoir.