Transcription
[Musique] Bonjour à tous, bienvenue pour cette nouvelle vidéo. Alors, ici, un nouveau cadrage, un nouveau matériel, un nouveau cadre. Bon bah, que dirais-je de plus, hein, si ce n'est que c'est merveilleux ? Je suis ravie de vous retrouver pour cette nouvelle vidéo. Ça me fait un peu bizarre parce que normalement je suis face à mon ordinateur, et là, je suis face à un écran de caméra. Bref, j’espère que vous allez bien en cette période.
Ça fait quelques temps que je voulais réaliser pour vous une vidéo au sujet de la dette énergétique. Alors, c’est quelque chose dont j’ai jamais parlé et qui pourtant est tellement, tellement visible sur Terre, dans les relations interpersonnelles. Alors, ici, c’est souvent un petit point, un petit point d’éclairage sur pas mal de nos relations. Donc, dans cette vidéo, on va parler des relations et de tout ce qui peut être conflictuel au niveau relationnel.
Quand je parle ici de dette énergétique, je vais parler de l’accumulation énergétique d’un ensemble d’informations dans le subtil qui s’accumule quand on échange avec quelqu’un, quand on est en lien avec quelqu’un, que ce soit à l’échelle de votre couple, à l’échelle de votre famille ou avec vos amis. Il s’avère que peut-être parfois vous avez déjà expérimenté des relations où vous vous sentez un petit peu en décalage, vous sentez une forme de malaise, un mal-être, une difficulté à être authentique face à cette personne, une difficulté à se regarder dans les yeux, une difficulté à échanger et à se comprendre, alors que dans le fond vous appréciez cette personne, vous avez même peut-être envie de passer du temps avec elle, et c’est pas forcément une personne qui, au demeurant, a fait quelque chose vis-à-vis de vous. Et ben, souvent ici, vous êtes face à un mécanisme de dette énergétique.
Alors, il s’avère que dans une relation interpersonnelle, c’est pas forcément de l’ordre du visible, mais tout dépend des relations, mais la majorité des relations qu’on entretient avec les autres sont à la base assez neutres dans l’énergie. On rencontre une personne pour la première fois, mais pas que. Il s’avère que parfois aussi on rencontre des âmes avant d’être des humains, hein. Ce sont des âmes. On rencontre parfois des âmes sur Terre que l’on a déjà rencontrées au préalable dans d’autres formes d’expérience, et il s’avère que parfois il y a une certaine dette à purger entre deux êtres qui existent déjà ou qui débutent, alors que nous nous rencontrons et que nous commençons à échanger énergétiquement sur des plans, ici, comprenez bien, par exemple, je vais vous citer pas mal d’exemples dans cette vidéo pour que vous compreniez bien.
Dans les relations interpersonnelles, parfois quand on est avec une personne, ben on peut interpréter une certaine forme de comportement à travers notre prisme, à travers notre histoire, à travers nos différents filtres. On va parfois interpréter des comportements comme étant des attaques, comme étant injustes ou comme étant irrespectueux vis-à-vis de nous-même. Je vous donne un exemple tout bête ici : vous êtes dans une relation avec quelqu’un et cette personne va, par exemple, vous dire quelque chose, et vous, à travers votre, votre prisme à vous, interpréter ça comme une attaque, alors que cette personne n’était pas du tout en train de vous attaquer. C’était peut-être maladroit de sa part, mais ça n’avait pas une intention d’être une méchanceté. Et ça, c’est quelque chose qui arrive assez souvent. Vous allez interpréter ça à travers votre prisme, le déformer, et imaginez alors que cette personne vous a voulu du mal, qu’à ce moment-là elle vous a manqué de respect, et qu’à ce moment-là elle a été un petit peu agressive ou un petit peu autoritaire, condescendante vis-à-vis de vous-même. Et donc, vous allez commencer à avoir une pensée comme ça qui va arriver et qui va commencer à tourner en boucle dans votre tête. Et en fait, cette pensée, il y a deux possibilités : soit vous allez l’alimenter, vous allez y croire, et bah ça va aboutir à quelque chose qui va pas être très sympa, soit assez rapidement vous allez remettre cette pensée-là en question et vous allez vous dire : « Non non, mais peu importe ce que je suis en train de vivre, je poursuis mon expérience et j’avance. »
Sauf que souvent, bah toutes ces petites pensées-là, si ce sont des personnes que l’on côtoie assez souvent et que l’on voit à travers leur comportement des choses qui se répètent, et ben ces pensées, elles vont commencer à prendre beaucoup d’espace à l’intérieur de notre corps mental, et ces pensées, on ne sait pas forcément quoi en faire. Et puisque dans la réalité la personne continue à se comporter de cette façon-là vis-à-vis de nous, et ben on va commencer à se dire que bah oui, en fait cette personne ne nous veut pas du bien, effectivement elle a un comportement autoritaire vis-à-vis de nous, elle nous donne des ordres, elle est comme ça, elle est comme ça, et on va commencer à alimenter, alimenter, alimenter, alimenter. Or, ici, quand on va commencer à alimenter des pensées comme ça de séparation, et ben ce qui va se passer, c’est que ça va créer une agitation à l’intérieur de nous. Donc cette agitation, c’est ce que certains appellent l’émotion. Donc cette énergie en mouvement va commencer un petit peu à nous pénétrer, on va sentir une certaine forme d’agitation quand on va être au côté de cette personne, voire même, dans certains cas, quand cette dette commence à s’amplifier, même si cette personne ne vous parle pas, ne vous regarde pas, vous allez sentir un malaise quand cette personne passe la porte, par exemple, une boule dans la gorge, une douleur dans le ventre ou directement un rythme cardiaque qui s’accélère, alors que cette personne n’a rien fait.
Et donc ici, ça va commencer à s’amplifier, à s’amplifier, cette agitation qu’on ressent à l’intérieur, on va pas savoir comment la canaliser, on va pas savoir quoi en faire, et au bout d’un moment ça va continuer à grandir puisque on ne sait pas comment, comment le gérer, on cherche à l’arrêter, donc style de rien, bah on y résiste, et cette résistance inconsciente qu’on va entretenir à l’intérieur de nous-même, et bien par la suite va manifester des comportements et va valider des comportements dans la forme, si bien que par la suite les personnes à qui on a reproché d’être autoritaires ou d’être malveillantes ou d’être comme si ou comme ça, et bien ce sont littéralement les comportements qu’ils vont commencer à adopter. Et donc, puisque ces comportements vont être adoptés, et ben nous, on va les percevoir à nouveau comme une attaque, et à nouveau ça va remonter dans le corps mental, cette pensée va à nouveau tourner en boucle, cette croyance va à nouveau être entretenue, cette agitation va à nouveau surgir, et à nouveau ça va valider le comportement. Et au bout d’un moment, à force d’entretenir des relations comme ça où vraiment ça se, ça s’amplifie, ça s’amplifie, ça s’amplifie, et ben au bout d’un moment cette personne, vous allez plus savoir sur quel pied danser quand vous allez la voir, et au bout du bout du bout du bout, bah ça, ça cultive une certaine forme de dette énergétique vis-à-vis de cette personne. Peut-être vous n’avez même pas échangé avec cette personne, mais vous sentez un profond mal-être quand vous êtes à côté de cette personne, si bien que par la suite il y a de fortes chances que vous cherchiez une solution pour ne plus voir cette personne, pour ne plus avoir de, de lien avec cette personne. Sauf que parfois, bah il s’agit d’une personne comme un membre de notre famille, il s’agit parfois d’un partenaire de vie, il s’agit parfois d’un enfant qui est, par exemple, à l’âge de l’adolescence ou qui est un grand enfant d’une trentaine d’années ou des choses comme ça, et puis bah là ça devient un peu plus compliqué.
Donc ici, moi, c’est quelque chose que j’ai beaucoup expérimenté dans ma vie, ce phénomène de dette énergétique. Je voulais vraiment vous citer un exemple concret. Alors, il y a eu beaucoup, beaucoup d’exemples dans ma vie, mais celui qui me vient vraiment, sans citer les personnes, les personnes que cela concerne, sans les citer personnellement, euh, je me rappelle très très bien notamment, bah du coup avec un de mes parents, que bah moi, depuis mon angle de vue, les comportements, donc là dans l’exemple, c’est les comportements de ma mère, j’avais vraiment l’impression que les comportements de ma mère étaient une certaine forme de rejet de mon être. Donc je percevais vraiment ça à travers le prisme du rejet qui était une blessure que j’avais à l’intérieur de moi, et j’avais pas conscience à l’époque qu’on percevait la vie à travers les prismes, et donc que cette vie, elle était forcément perçue de la manière dont j’étais et non pas de la manière dont elle se déroulait. Et donc, à l’époque avec ma maman, ça a été très compliqué au niveau relationnel, parce que peu importe les actions qu’elle avait, et je sais aujourd’hui que ça n’avait rien à voir avec ça, mais à l’époque c’est comme ça que je le voyais, j’avais toujours l’impression que toutes ces actions, sa manière de parler vis-à-vis de moi ou tous les, toutes les gestes ou quoi que ce soit qu’elle pouvait avoir vis-à-vis de moi, j’avais toujours l’impression que c’était pour me rejeter, pour me mettre à l’écart. Et donc j’interprétais ça, en fait, sans le savoir, à travers mon prisme qui déformait totalement la réalité, et je commençais à l’entretenir, à l’entretenir à l’intérieur de moi, ça générait de l’agitation, ça générait un malaise, ça générait des crises de colère, ça générait une certaine forme d’agacement, une difficulté à rentrer en lien avec elle, alors que bah finalement, plus tardivement, avec le temps, je me suis rendu compte que tout cela, en fait, passait à travers mes filtres et que c’étaient mes filtres qui déformaient profondément tout ça, et que l’identification inconsciente que j’avais développée avec ma personnalité blessée, et bien faisait que tout cela s’entretenait. Et donc, pendant des années, bah ça a été très compliqué. Par exemple, quand j’étais à proximité euh de ma mère, ben je pouvais me sentir mal à l’aise, je pouvais avoir mal au ventre, je pouvais avoir une boule dans la gorge, je pouvais un petit peu bégayer, pas savoir comment parler, pas savoir comment m’y prendre, et toujours avoir l’impression d’être de trop ou pas assez, de pas savoir comment me, me déposer dans l’espace, si bien que même à un moment je me suis dit : bon ben, on va arrêter de se voir, parce qu’en fait ça me fait tellement du mal. Et moi, dans le prisme de l’époque que j’avais, j’avais vraiment l’impression qu’elle me faisait du mal, et puis on s’entretenait là-dedans, parce que je suppose que elle, du coup, depuis son angle de vue, et ben peut-être qu’à travers sa vision à elle, elle percevait mon comportement comme étant quelque chose aussi qui était pas normal et qui pouvait être de l’ordre de l’irrespect ou de l’ordre d’une certaine forme de fuite ou d’un manque d’amour ou des choses comme ça. Et du coup, elle entretenait ça de son côté, moi j’entretenais ça de mon côté, et finalement bah ça crée de l’électricité entre les deux, si bien qu’on ne pouvait plus s’entendre. Voilà. Et donc, par la suite, évidemment, cette situation s’est résolue, et c’est aussi de ça dont je vais vous parler dans cette vidéo, mais avant de vous parler de ça, j’aimerais bien vous prendre un deuxième exemple également dans ma vie.
J’ai aussi eu ça à l’échelle relationnelle, donc avec des amis notamment, où bah je me rappellerai toujours d’une personne que j’ai longuement côtoyée qui, à travers mes yeux, avait un comportement du type calculatrice. Voilà, j’avais l’impression que cette personne calculait tout et qu’elle faisait tout pour me faire du mal. Voilà, donc c’était ma manière de le percevoir. Sauf qu’à l’époque, à nouveau, je n’avais pas de recul, et j’étais persuadée que ce que je percevais était vrai, et qu’en plus c’était validé puisque j’y croyais, bah je le validais, donc je le projetais. Donc la personne se comportait exactement comme le produit de ma validation intérieure, sauf que cette gymnastique-là intérieure, je ne l’avais pas apprise à l’époque. Et donc je me rappelle de cette relation, pourtant on était super amis, mais on s’entendait vraiment très très bien, et puis il y a eu un moment où j’ai commencé, à travers certaines de ses actions ou certains de ses faits et gestes, j’ai commencé à interpréter ça comme une certaine forme de calcul. Vous savez, ces gens qui font exprès de mettre les choses à tel endroit pour t’embêter, ou qui disent ça, mais c’est pas juste, ils le disent comme ça, ils le disent avec une arrière-pensée pour essayer de te piquer, et j’ai commencé à apercevoir quelque chose de l’ordre de ce calcul-là. C’est arrivé dans mon corps mental sous la forme d’une pensée, j’ai commencé à me dire : « Oui, en fait, elle me juge, en fait elle m’aime pas, en fait elle calcule tout, en fait c’est pas vrai cette relation amicale, et cetera, et cetera. » Cette pensée que j’ai entretenue à l’intérieur de moi a créé une agitation à l’intérieur de moi, à nouveau, et cette agitation, je n’ai pas su la canaliser, je n’ai pas su comment faire, si bien qu’un jour je suis arrivée à un tel degré, j’étais arrivée à un tel degré d’agitation intérieure que la présence de cette personne était devenue insupportable à mes yeux, et j’ai dû me séparer de cette personne, j’ai dû lui dire : « Bah écoute, maintenant, va plus loin, parce qu’en fait je ne peux plus être à tes côtés. »
Et aujourd’hui, évidemment, avec le recul que j’ai sur la vie, je réalise tout ça, et je perçois tous les angles et toutes les croyances que j’ai alimentées à ce sujet-là pendant des années, avec de multiples relations interpersonnelles. Vous savez, j’étais, j’étais la personne qui ne s’entendait avec personne, en fait, et je suis sûre que certains pourraient se reconnaître là-dedans, dans vraiment ce côté un petit peu sauvage, un petit peu solitaire, un petit peu en retrait, toujours du mal à connecter avec les gens, toujours l’impression que les gens, en fait, me manipulaient ou cherchaient à obtenir quelque chose de moi, et qu’il n’y avait pas de d’authenticité dans les échanges interpersonnels, et je cherchais cette authenticité-là, sauf que je la cherchais à travers mes prismes, c’est-à-dire à travers ma personnalité, et donc évidemment je me perdais davantage, puisque, puisqu’on est sur une planète, entre guillemets, où tout est régi par le plan de la personnalité, et quand même beaucoup d’êtres sont encore pleinement identifiés à leur personnage, et qu’en fait les échanges entre les gens sont des échanges de personnage à personnage, où en fait chaque personnage va accumuler une dette, l’autre va accumuler une dette, puis après on s’entend plus, et bien c’est ça la vie sur Terre pour beaucoup d’entre nous, jusqu’au jour où j’ai appris à m’élever au-dessus de tout ça, et c’est aussi de ça dont j’aimerais vous parler dans cette vidéo.
Évidemment, après de multiples expériences où je commençais à me sentir un peu seule, hein, dans ma vie, et où bah finalement j’avais plus de lien social avec personne, et bah au bout d’un moment je me suis remise en question, et j’ai réalisé que on avait tous notre part, et que dans un échange avec quelqu’un, c’est 50/50, quoi qu’on, quoi qu’on, quoi qu’on en dise, en fait. Même si dans la matière on a vraiment l’impression que ce qu’il fait ou ce qu’elle nous fait est 100 fois pire que ce qu’on fait, il ne faut pas regarder que la matière, il faut aussi regarder ce qu’on fait sur les plans énergétiques. Et je n’avais pas mesuré à l’époque l’impact que pouvait avoir mes pensées, l’impact que pouvait aussi avoir mes comportements, par exemple du type, je vous cite un comportement que je faisais beaucoup avant, c’était quand je voulais valider une illusion, une projection que j’entretenais vis-à-vis d’une personne, par exemple : elle est calculatrice, elle me rejette, ou des choses comme ça. Pour la valider, pour l’entretenir et pour me sentir mieux, j’appelais des amis pour leur raconter. J’adorais passer du temps au téléphone ou en, en direct avec des gens. Je vous parle d’un passé révolu, mais qui est quand même assez récent pour pouvoir en parler pleinement. Je, je pouvais passer des heures à parler à des personnes, à leur expliquer la situation pour que vraiment ces personnes soient d’accord avec moi, pour que ces personnes puissent vraiment valider mon illusion, et comme ça on était deux, trois ou quatre à entretenir l’illusion, et comme ça c’était encore plus dur d’en revenir. Donc c’est quelque chose que j’ai beaucoup pratiqué, euh, qui était finalement un comportement qui, en apparence, était moins puant que de dire, que d’envoyer bouler quelqu’un physiquement, par exemple, mais qui était tout aussi, qui avait une tout aussi grande ampleur, qui avait un, un tout aussi grand impact dans l’énergie que le comportement que cette personne pouvait avoir vis-à-vis de moi. Sauf que moi j’avais l’impression que j’étais un peu mieux, et puis après je vous passe aussi euh toutes les techniques que j’ai pu utiliser de soi-disant : je vais me recentrer et amour, compassion, et en fait c’était pas de la compassion, c’était juste je me racontais mentalement qu’il fallait avoir de la compassion et que tout était juste, mais tout ça c’était mental en fait. Et tant que ça restait à l’échelle du mental, bah c’était bien, ça m’auto, ça m’auto-satisfaisait et ça m’auto-congratulait dans mon esprit, mais ça ne changeait rien dans la forme. Je validais par des schémas mentaux des enseignements où je me répétais des choses que j’avais pu entendre. Évidemment, tout le monde sait que on n’est pas la personnalité, tous ceux qui m’écoutent ici en ont conscience quand même, donc on peut se le répéter intérieurement, et c’est ce que j’ai fait pendant des années à l’échelle de mes relations interpersonnelles. Je me répétais mentalement : mais enfin, tout est juste, enfin tu vois bien que c’est le personnage de machin qui réagit avec le personnage de machin, tu vois bien que c’est une dette, et cetera. J’avais conscience de tout ça, mais en fait tout ça, ça restait dans la sphère mentale, et ça se parlait à l’intérieur de ma tête en permanence, mais du coup puisque ça se parlait et que ça continuait à se parler, et ben ça continuait à s’entretenir. Et j’ai mis du temps à le comprendre, parce que je l’ai pas compris mentalement, du coup je l’ai compris grâce à des expériences qui sont allées au-delà du mental, des expériences que certains pourraient appeler des expériences mystiques ou des expériences de grâce, moi j’appelle ça des expériences de présence. Bah grâce à ces expériences-là un petit peu transcendentales où on s’élève quelques instants, puis ces instants-là peuvent par la suite durer plus longtemps que de simples instants, bah au cœur de ces moments-là où on s’élève, on voit clair, et d’un seul coup c’est évident en fait. Et donc l’évidence qui en est sortie, et c’est ce vers quoi j’aimerais aussi cheminer dans cette vidéo, bah c’est qu’en fait effectivement c’est 50/50, c’est 50, et à l’instant où j’ai reconnu ma part, et ben ça a tout changé. Parce que pendant des années j’étais persuadée que c’étaient les gens inconscients qui entretenaient tout ça, et qu’en fait il entretenait ça lui-même parce que lui il avait pas de conscience, et moi j’avais conscience de tout ça, donc je ne l’entretenais pas. Et j’ai réalisé par la suite que conscience et présence n’étaient pas la même chose, et qu’on pouvait avoir conscience de quelque chose, le percevoir, en avoir conscience, mais pas forcément avoir suffisamment d’énergie et de présence à soi dans l’instant pour se désidentifier, pour se désengager de cette scène dans laquelle on est aspiré et dans laquelle on jette finalement des cailloux dans la mare, et ces cailloux ne font que faire grandir cette ampleur énergétique et ce, cette grande dette énergétique qui continue malgré tout à s’accumuler. J’ai mis un certain temps à le percevoir, que conscience n’était pas forcément égale à présence, et que c’est cette présence, cette énergie qui, lorsqu’elle se dévoile, m’amenait à un certain état de recul depuis lequel le personnage n’avait plus d’emprise sur mon état intérieur, et où ne nous faisions deux en fait dans la scène, il y avait ce personnage qui était à l’œuvre et qui continuait de manière archaïque à entretenir des comportements, mais il y avait également cette conscience, cette grande sagesse énergétique qui n’était pas que là au siège de mon corps mental, mais qui était là dans la totalité de mon être, ou plus particulièrement une partie de mon être arrivé à s’élever jusqu’à ce plan qui est plus divin que matériel, je dirais, ou de la forme. Et après progressivement j’ai appris à vivre les deux en même temps, en fait. Et ce grand cheminement a débuté par cette simple prise de conscience que j’avais également ma part de responsabilité, mais que j’avais beaucoup de mal à le reconnaître, parce que j’aimais à croire et j’aimais à entretenir l’idée que moi j’étais parfaite, que moi je faisais rien, que moi je vibrais haut, que moi je faisais un effort, mais que les autres, en fait, tout était de leur faute. Voilà. Et donc c’est quelque chose que je souhaiterais transmettre dans cette vidéo. Pour moi, vraiment le point de départ de toute cette dette énergétique qu’on va un jour purger, et ben c’est de se rendre compte que nous aussi nous faisons partie de cette dette, et que nous aussi nous l’entretenons, peut-être pas de la même manière que à travers les comportements ou les actions que l’on perçoit à l’extérieur de nous-même, mais peut-être d’une autre façon plus intérieure, plutôt liée à notre corps mental, à notre psyché. Et donc ici, rien que de prendre conscience de ça m’a déjà élevée intérieurement.
Puis par la suite je me suis rendu compte qu’une dette, le problème c’est qu’il faut la purger, et que purger une dette c’est pas genre quand tu veux comme tu veux et hop, tu te rends compte et hop, c’est fini. Maintenant, il faut un certain temps pour que ça se purge, et puisque ça a été entretenu pendant un certain temps, il y a comme une, vous savez, c’est comme une habitude, puisque on commence à avoir l’habitude de faire quelque chose, bah ça devient spontané d’agir de cette façon. Donc par la suite, même si j’avais eu cette prise de conscience que j’avais ma part de responsabilité dans certaines relations interpersonnelles qui étaient au demeurant totalement puantes et totalement soumises à ce principe de dette énergétique, si bien qu’on arrivait même plus à se parler, et ben ça n’a pas suffi, parce que la personne en face de moi, tout comme moi, on continuait finalement à avoir des réflexes archaïques liés à tous ces comportements qu’on avait entretenus avec le temps. Et donc ici, dans tout ce processus de désengagement, de dissolution de cette dette énergétique, il y a eu à chaque fois, dans tous les cas que j’ai constatés vis-à-vis de moi-même ou vis-à-vis des personnes que j’accompagne, j’ai toujours constaté qu’il y a fallu un délai, un délai au cours duquel ce qu’on vit là n’est pas forcément agréable, parce qu’en fait la personne va continuer à envoyer énergétiquement quelque chose que bien sûr nous ne savons pas comment gérer et que nous avons l’habitude de répondre énergétiquement d’une autre manière, si bien que la dette s’accumule entre les deux, et tout l’exercice va consister dans un premier temps à apprendre à ne plus répondre à ce que l’autre envoie, parce qu’il en faut bien un des deux qui arrête, parce qu’en fait si les deux continuent, bah ça ne peut pas s’arrêter. Donc ça demande énormément de force et de courage. Concrètement, dans la matière, ça ressemble à quoi ? Ça ressemble à développer une certaine capacité à fermer sa bouche, déjà pour commencer, ne pas répondre, puisque là de toute façon dans l’instant je suis en train de m’agiter, et tout ce que je vais dire, tout ce que je vais faire depuis le siège de cet état agité ne va faire qu’amplifier à nouveau cette dette, ne va faire qu’à nouveau la déclencher. Donc ça consiste dans la matière à apprendre à se taire, à apprendre à tourner le regard en dedans, à revenir à soi plutôt que de répondre à l’autre sous la forme d’une spontanéité archaïque. C’est apprendre à reprendre le dessus grâce à la conscience de notre être, reprendre le dessus sur toutes ces tentations archaïques et obsolètes qui nous parasitent en permanence. C’est faire un effort de conscience, en fait, et cet effort-là, il est, il se, au début dans la matière il se voit pas, parce qu’en fait dans la matière souvent des gens qui répondent pas, des gens qui ont le courage de tourner en dedans et peut-être de s’éloigner quelques instants pour processer, sont souvent perçus comme des lâches, sont souvent perçus comme des personnes qui n’ont pas d’opinion, qui ne donnent pas leur avis, qui ne rentrent pas dans le débat, qui n’alimentent plus le débat, et donc sont des personnes insignifiantes. Voilà, c’est souvent vu dans la société comme une preuve de faiblesse, alors qu’en fait c’est une véritable force, qui est celle d’apprendre à ne plus répondre aux différentes injonctions énergétiques de comportement, différentes injonctions qu’on peut ressentir et qui peuvent être dirigées contre nous parce qu’une dette a été enclenchée avec telle ou telle personne. Voilà. Donc dans un premier temps, c’est purger ça, et c’est le temps le plus difficile à vivre, parce que ça dure le temps qu’il faut que ça dure. Et à chaque fois que je vais repartir dans un comportement archaïque, parce que ça va être plus fort que moi, et ça aussi je peux en parler parce qu’il y a eu des moments avec des relations interpersonnelles, j’ai fait l’effort et je me suis dit : « Allez, c’est bon, maintenant je fais l’effort, je ne cède plus à la tentation, je, j’arrête de prendre mon téléphone, d’appeler mes copines pour leur raconter pour qu’elles soient d’accord avec moi, j’arrête d’entretenir mes pensées en boucle dans ma tête qui sont sans cesse en train de dire que cette personne est comme si, qu’elle est comme ça, j’arrête…
D'entretenir mes histoires, en fait, et je fais l'effort, tout simplement, concrètement, comment ça s'est passé. Je fais l'effort de poursuivre ma journée ; tiens, là, qu'est-ce que j'ai à faire ? Ah oui, là, il faut que je réponde à mes mails. Là, il faut que je, il faut que je sorte mon cheval. Ah bah, là, je vais aller promener mon chien. Bah, là, je vais faire une consultation avec du chemol, peu importe. Je poursuis ma journée et j'arrête de donner tant d'attention, tant d'énergie et tant de crédit à toutes ces histoires-là. Oui, c'est quelque chose que j'ai beaucoup fait, mais par la suite, il y a eu des rechutes. Il y a eu des rechutes parce que, évidemment, l'autre en face, c'est pas parce que nous on fait cet effort-là que l'autre en face, il va faire le même effort. Il faut savoir que dans les mécanismes de dette énergétique, il y a échange d'énergie et qu'en fait, quand on rentre dans une dette énergétique avec quelqu'un, on s'autoalimente dans la bêtise. Mais le fait d'être alimenté nous confère une sensation d'énergie, et cette sensation d'énergie est très agréable, puisque pour vivre sur terre, ben, il faut de l'énergie. Donc, derrière le mécanisme de la dette énergétique, il y a un mécanisme sous-jacent, bah, d'énergie, d'échange d'énergie. Et quoi de plus simple, quand on n'a pas d'énergie, que d'aller un petit peu toquer à la porte de quelqu'un, en utilisant tous les mécanismes de la dette énergétique, d'aller taper à sa porte pour aller tranquillement se servir chez cette personne, qui, on le sait, va réagir. Parce qu'à chaque fois que j'appuie là, elle me renvoie ça, et puis ensuite elle m'a renvoyé ça, moi je renvoie ça, et cetera, et cetera, et on se balance des balles. Mais ces balles qu'on se balance, bah, c'est de l'énergie. Donc, évidemment, en face de soi, c'est pas parce que soi on fait un effort que l'autre derrière ne va pas continuer par différentes tentatives à essayer d'envoyer comme ça, et au moins il va y arriver, au plus il va décupler son effort, et donc ça va être de plus en plus fort ce qu'on va recevoir. Et la tentation, alors, est assez grande de retomber dedans. Donc, on peut faire des allers-retours, et c'est vrai que moi, ce sont des allers-retours que j'ai fait à l'échelle relationnelle où, pendant 3 mois, j'arrivais à me restaurer, j'arrivais à prendre de la hauteur, j'arrivais à ne plus succomber à la tentation de l'histoire, à la tentation de machin. Puis, au bout d'un moment, cette personne, elle avait tellement extrémisé, entre guillemets, ses comportements, sa façon d'être, c'était tellement dans un extrême que j'ai fini par péter un plomb et que j'ai fini par recommencer, parce que la tentation était trop grande et que j'ai pas eu suffisamment de force à ce moment-là précis pour me prendre en charge et que ça a été plus facile de me décharger.
Donc, ici, toute cette, ce mécanisme-là, il prend le temps qu'il prend. C'est percevoir comme un jeu, comme un jeu littéralement, c'est plus simple quand on perçoit comme ça. Et qu'est-ce qui se passe à terme ? Au bout d'un moment, bah, au bout d'un moment, et ben, c'est comme si la dette est purgée. La dette est purgée, il y a plus de pensée vis-à-vis de cette personne, il y a plus de mécanisme. Par exemple, si je prends l'exemple de ma maman, il y a plus jamais dans ma tête un mécanisme du type un jugement ou quoi que ce soit vis-à-vis d'elle. Ça n'existe plus, en fait. Il y a plus rien, en fait. Il y a que de l'amour, en fait. Et ce qui est beau du coup, bah, c'est que du coup, quand il n'y a plus que cet amour, et bien c'est de là où le miroir de la conscience peut se dévoiler. Et ce miroir de la conscience, c'est quoi ? C'est la possibilité pour la personne qui peut-être est encore dans sa dette, bah oui, parce que toi tu purges ta dette, mais l'autre est peut-être encore en train d'essayer d'alimenter de et de s'alimenter à travers ça. Sauf que ce miroir de conscience, c'est ce que Jésus appelait tendre l'autre joue, voyez, quand il disait : « Je me fais battre et au bout d'un moment je vais tendre l'autre joue. » Il a jamais dit tendre l'autre joue pour prendre une claque de l'autre côté, en fait, c'était une allégorie, c'était une métaphore pour dire tendre la joue, le miroir de la conscience. Et quand ce miroir de la conscience se dévoile, parce qu'on n'est plus atteint par tout cela, parce qu'on s'élève au-delà de tout cela, et bien alors l'autre, la seule chose qu'il peut percevoir, c'est ce qu'il est en train de faire, et c'est souvent une magnifique prise de conscience pour l'autre, qui peut parfois générer plusieurs réactions chez l'autre. Notamment, parfois, l'autre, il a pas, il a tellement peur du reflet de lui-même qu'il perçoit dans le miroir, sachant que c'est pas lui-même, c'est souvent un trait de personnalité qui prend possession de son être et qu'il perçoit alors dans ce jeu de miroir. Parfois, c'est tellement agressant pour cette personne, c'est tellement fort qu'il part en courant. Oui, ça c'est possible, mais dans tous les cas, il y a quand même des cas et des moments, et on peut pas généraliser, où la personne, en se voyant, va prendre conscience de quelque chose et ça va alors l'aider à elle-même s'élever. Et c'est pour ça qu'un miroir de conscience en éveille 10 000, comme disait Gandhi, parce qu'il suffit d'un miroir pour que tous les êtres qui nous entourent puissent alors se reconnaître à eux-mêmes en percevant dans ce jeu de miroir ce qu'ils ne sont pas pour mieux reconnaître l'essence de ce qu'ils sont. Et c'est ça la beauté de tout ce processus, voilà. Et c'est de ça dont je voulais vous parler dans cette vidéo. Donc voilà un petit peu tout le mécanisme de la dette énergétique qui nécessite du temps et du courage, un certain effort de conscience, une certaine force intérieure, mais qui par la suite offre le plus grand des cadeaux. C'est ce qu'on appelle derrière l'amour, la compassion, mais au sens pur du terme, c'est-à-dire vraiment inconditionnel. Aujourd'hui, je peux en témoigner, puisque c'est aussi quelque chose que je vis aujourd'hui. C'est, je dirais pas dans toutes mes relations, mais dans la majorité d'entre elles, il y a beaucoup d'amour, et c'est vraiment peu importe les comportements, peu importe ce que la personne, comment elle tourne en rond, les personnages qu'elle emploie, et cetera, il y a vraiment quelque chose de l'ordre d'une compassion naturelle qui n'est pas de l'ordre d'un raisonnement où tout doit être juste ou ah là je vois que machin, il y a rien dans la tête, en fait, c'est vide, c'est vide. Il ne reste que cette sensation aimante, que cette sensation de chaleur, que cette sensation, je dirais pas de lumière, mais de d'incandescence qui éclaire autour de soi et qui apaise tant de cœurs en souffrance sur terre actuellement. Voilà, mais tout cela c'est le fruit d'un cheminement à travers lequel la force a été cultivée grâce aux expériences que la vie m'a invité à vivre et que j'en suis sûre vous invite également à vivre aussi. Voilà, je vous remercie beaucoup pour votre écoute, et puis ben je vous dis à très vite pour une prochaine vidéo. Bisous bisous [Musique]