Transcription
[Musique] Bienvenue chers téléspectateurs dans un nouveau numéro du programme "Hadith El Djazair". Ce soir, nous ouvrons un dossier brûlant qui a refait surface suite aux récentes déclarations du ministre français de l'Intérieur, qui ont suscité une large controverse, un mécontentement officiel et une condamnation de la part du ministère algérien des Affaires étrangères, qui les a qualifiées d'arbitraires et discriminatoires, ainsi que de déclarations constituant un abus de pouvoir, en plus de ne pas être fondées juridiquement et de ne reposer sur aucun fondement juridique français. Nous discuterons de ce dossier dans la rubrique "Événement et Discussion", puis nous aborderons dans la rubrique "Dossier du Jour" la popularité de la tête du pouvoir exécutif français, qui s'effondre considérablement selon un sondage d'opinion réalisé par l'institut Ifop et publié par le journal "Le Journal du Dimanche". Le journal a écrit qu'Emmanuel Macron et le Premier ministre François Bayrou trouvent leur popularité parmi les niveaux les plus bas, et ce, après l'annonce d'un plan d'austérité visant à économiser 44 milliards d'euros. [Musique] Bienvenue. L'Agence de Presse Algérienne a rapporté qu'une source responsable au ministère algérien des Affaires étrangères a exprimé son indignation face aux récentes déclarations du ministre français de l'Intérieur, faites au journal de droite "Le Figaro", dans lesquelles il a fait part de son intention de donner des instructions aux préfets français de ne pas tenir compte ou de ne pas prendre en considération les passeports algériens délivrés par les consulats algériens aux résidents algériens en France. La source a souligné que la délivrance de passeports est un droit légitime des citoyens algériens et que leur délivrance représente un devoir politique pour l'État algérien, ce qui signifie que l'État français doit reconnaître ces documents officiels sans discussion. La source a affirmé que ces déclarations françaises sont arbitraires, discriminatoires et constituent un abus de pouvoir, notant qu'elles contredisent les législations françaises elles-mêmes et portent une dimension politique injustifiée, en plus de ne pas être fondées juridiquement et de ne reposer sur aucun soutien juridique français. La même source a précisé que les passeports en question sont souvent délivrés à la demande des préfectures françaises elles-mêmes, où ils sont utilisés comme documents de référence essentiels dans les dossiers de demande de résidence. Par conséquent, le refus de les reconnaître constitue une violation flagrante des droits individuels des citoyens concernés. La source a conclu en affirmant que l'Algérie se réserve le droit de répondre conformément à ses intérêts politiques face à la poursuite de cette approche de la part des autorités françaises. Nous discutons de ce sujet, chers téléspectateurs, avec Monsieur Abdelrahman Saidi, écrivain et analyste politique. Bienvenue et merci d'avoir répondu à notre invitation, Monsieur. Nous avons également avec nous Mahmoud Kacri, membre de la commission des affaires étrangères au Parlement algérien. Bienvenue et merci d'avoir répondu à notre invitation, Monsieur. Bienvenue et merci pour l'invitation. Pour commencer avec vous, Monsieur Saidi, comment interprétez-vous l'indignation et les mots de condamnation d'un responsable algérien rapportés par l'Agence de Presse Algérienne concernant les dernières déclarations de Bruno Le Roux, le ministre français de l'Intérieur ? Au nom de Dieu, le Tout Miséricordieux, le Tout Miséricordieux. Merci pour l'invitation et aussi à mon ami et collègue Monsieur Kacri. Premièrement, nous enregistrons un certain nombre de points. Le premier point est que l'État algérien, par le biais de ses institutions, y compris le ministère des Affaires étrangères, traite les positions émanant des autorités françaises concernant l'Algérie, les citoyens algériens et les intérêts algériens avec réciprocité et sur un pied d'égalité. C'est un point précis. La preuve en est qu'à la suite d'une déclaration du ministre de l'Intérieur, qui est un responsable d'un ministère régalien, concernant les passeports et le non-reconnaissance des passeports délivrés par les consulats et les représentations algériennes, un communiqué a été rapidement publié en réponse. Car le communiqué est une déclaration, pas un communiqué, une déclaration, une intention, une expression d'une étape, une expression d'une mesure que la France pourrait envisager. L'Algérie a rapidement répondu à cette déclaration, l'a mise en garde, et a également traité sur un pied d'égalité, affirmant que cela viole les usages et traditions diplomatiques reconnus et le droit du citoyen algérien dans ces pays et dans tous les pays. D'une part, le deuxième point est que nous avons l'habitude du ministère des Affaires étrangères et des autorités algériennes, que l'Algérie est ferme dans sa réponse. Cela signifie qu'elle va droit au but, sans détours, et qu'elle cible directement le sujet visé par l'Algérie et répond en fonction de l'ampleur de cette cible. Cela signifie que la France attend de l'Algérie une position similaire, une position similaire, c'est-à-dire qu'il y a une offense à l'ambassade, il y aura un traitement similaire à l'ambassade, il y a une offense aux citoyens, il y aura un traitement de réciprocité, il y a des mesures à l'entrée à l'aéroport, il y a des mesures que l'Algérie prendra à ses aéroports. Si cela, depuis le début de cette crise, n'est pas une crise, et deuxièmement, le communiqué nous confirme quelque chose, c'est que la France, à chaque fois, continue dans ce scénario. Ceci est un maillon d'une chaîne dans un scénario de ciblage de l'Algérie, des intérêts algériens et du ciblage des citoyens résidant sur le territoire français. Donc, cette question est devenue comme si la France n'avait plus rien à dire, plus aucun travail, sauf le sort de l'Algérie, la provocation envers l'Algérie, et la tentative de restreindre les intérêts algériens et de provoquer les citoyens résidant en France. Très bien, Monsieur Masoud Kacri, les déclarations du ministre de l'Intérieur, Gérald Darmanin, au journal de droite "Le Figaro", ont été qualifiées d'arbitraires et discriminatoires, et témoignent d'un abus de pouvoir, selon l'Agence de Presse Algérienne d'un responsable du ministère des Affaires étrangères. Qu'en dites-vous ? Naturellement, chère Madame. Le ministre français de l'Intérieur nous a habitués à de nombreuses sorties provocatrices envers l'État algérien, comme s'il n'avait pas digéré que l'Algérie soit un État pleinement indépendant qui a obtenu son indépendance grâce aux sacrifices immenses consentis par les martyrs. Sûrement, ces sorties, à chaque fois qu'il fait une sortie, concernent les relations entre deux pays, témoignent d'un désordre politique français, témoignent d'un manque de coordination au sein des institutions françaises elles-mêmes. Quand, par exemple, récemment, surtout dans l'affaire du diplomate algérien à la consulat, c'est une provocation de la part du ministère de l'Intérieur, car les consulats sont des entités souveraines et relèvent de l'État mère. Tout cela, peut-être, le passeport. Nous remarquons qu'aujourd'hui, je pense que c'est la politique de deux poids, deux mesures que la France applique. Ce sont des méthodes toujours provocatrices. Laissez-moi dire que parfois, le ministre français de l'Intérieur sort et dit qu'il faut que l'Algérie coopère avec nous pour toutes les questions, en particulier pour les citoyens présents et résidant sur le territoire français sans papiers. Aujourd'hui, l'Algérie a ouvert des canaux pour traiter, pour peut-être régulariser ces citoyens, et cela relève des prérogatives de l'État algérien, car le passeport est un passeport algérien, et c'est le droit de l'État, un document souverain pour l'État, et cela ne concerne pas la France, d'autant plus que ces citoyens seront identifiés, c'est-à-dire qu'ils seront identifiés. Quel est le diagnostic, l'identification de ces personnes présentes ? Est-ce que cela nuit aux intérêts français ? Au contraire, je pense et je crois fermement que cela ne nuit ni aux intérêts français ni aux politiques françaises, etc. Au contraire, cela identifie ces personnes, et c'est une prérogative souveraine de l'État algérien. Le ministre français des Affaires étrangères, Darmanin, nous a toujours habitués à ces sorties. Mais nous lui répétons une fois de plus : nous sommes un État indépendant et souverain, nous avons consenti des sacrifices pour cette souveraineté totale et inaltérable. Par conséquent, qu'il sache qu'il y a une réciprocité dans le traitement, car l'Algérie, et l'Agence de Presse Algérienne, ont rapidement clarifié la situation, affirmant que nous sommes un État souverain et que c'est notre droit naturel et nos affaires administratives naturelles. Les citoyens doivent être traités dans le cadre de la loi algérienne. Cela contredit également la législation française elle-même, les lois françaises. La France doit savoir qu'elle existe, et nous savons qu'elle est un État qui a des lois qu'elle doit respecter, tout comme nous devons respecter les autres. Nous appelons les autres à nous respecter. Par conséquent, aujourd'hui, nous sommes un État souverain. Nous constatons que ces sorties ne peuvent pas servir les intérêts bilatéraux communs, car le Président, le Président de l'État, Monsieur Abdelmadjid Tebboune, appelle toujours à la réciprocité et au respect. Mais il doit toujours y avoir des relations entre les États. Par conséquent, si nous voulons maintenir ces relations, nous devons être à la hauteur et nous respecter mutuellement et être dans une réciprocité de respect mutuel. Très bien, Monsieur Saidi, Abdelrahman, cette position hostile envers l'Algérie et la communauté algérienne résidant en France représente-t-elle l'ensemble du gouvernement français ou se limite-t-elle à un seul ministre, Gérald Darmanin ? Et y a-t-il une complicité de la part de l'Élysée ? En réalité, à ce niveau, nous pouvons dire que Darmanin agit seul. Il agit seul en tant que ministre de l'Intérieur et d'un ministère régalien dans un gouvernement, le gouvernement Bayrou, sous la présidence du Président de la République, Emmanuel Macron. Donc, de cette responsabilité partagée, cela signifie que maintenant, toute action qu'il entreprend, même en violation de la loi française ou des lois en vigueur en France, c'est la France qui porte la responsabilité de corriger les violations juridiques commises par un ministre. Je vous rappelle que Monsieur Kacri le rappelle, lorsque cet Algérien, Boualem, a été expulsé, l'autorité algérienne l'a fait revenir. Pourquoi l'a-t-elle fait revenir ? Parce que les procédures juridiques en France, les procédures en vigueur, n'ont pas été respectées. L'Algérie accepte le retour d'un de ses citoyens expulsé par des procédures juridiques et son droit de recours, etc., et il s'adresse aux consulats et revient. Vous ne pouvez pas prendre quelqu'un dans la rue, le mettre en détention, puis le mettre dans un avion et dire "rentre chez toi". C'est le chaos. Il y a des lois, il y a des conventions, il y a des accords de 94, des accords de 2013, il y avait des accords concernant ces cas, et l'Algérie a travaillé avec eux. Vous ne pouvez pas venir et prendre n'importe qui dans la rue pour une raison quelconque, le renvoyer. Ce n'est pas la jungle. Il n'y a pas de jungle dans les relations internationales. D'une part, certains Français ont répondu à Darmanin qu'il ignorait la loi à ce niveau. Un ministre de l'Intérieur ignore les procédures. Cela signifie que la déclaration qu'il a faite n'indique pas qu'il connaît la loi, mais plutôt qu'il y a une tendance, une tendance à l'extrémisme, une tendance à la haine envers l'Algérie, envers les Algériens, une tendance discriminatoire comme l'a exprimé le communiqué. Donc, nous disons que nous ne sommes pas face à un cas rare, ni isolé, ni à des erreurs, ni à des cas d'erreur. Nous sommes dans une situation où vous avez dit qu'ils sont revenus, ils ne se sont pas arrêtés, ils ont seulement changé de méthode. Un nouveau scénario. Non, le scénario, avec vous, est revenu sur la scène médiatique. Nous avions un peu oublié les affaires avec eux. Cette fois, parce que Darmanin est revenu, j'ai lu son entretien dans "Le Figaro". Je n'ai jamais vu un Président de la République faire un entretien, nous avons entendu son entretien sur les questions internationales, il a une portée, une portée. Les questions internationales, mais pas toutes les questions. Les questions de politique intérieure, il parle de l'économie, de la vie sociale, il parle des questions de voitures, des questions de travail, et il y a des questions internationales. Il est naturel qu'un Président de la République parle des questions internationales, mais pas de toutes les questions internationales. Et la question du citoyen. Darmanin, le ministre de l'Intérieur, s'occupe des affaires intérieures, de la situation intérieure de la France. Tout l'entretien porte sur les questions d'immigration et de visas, Boualem Sansal, et les accords de 68, etc., et il y a des procédures. Et en plus, il a dit un mot, et c'est là qu'ils vont : "Je vais m'efforcer de le signaler au Président de la République, je vais le rencontrer et lui signaler que nous allons annuler l'accord de 68 qui donne la priorité aux immigrés algériens", même si l'accord a été vidé de sa substance, il n'y a plus ce qu'il était. Il a dit : "Je vais l'annuler". "Si nous ne l'annulons pas, regardez la campagne électorale. Si nous ne l'annulons pas pendant ce mandat, le dernier mandat de Macron, nous l'annulerons lors du mandat suivant." C'est-à-dire pendant son mandat. C'est un homme qui fait de l'Algérie une campagne électorale. C'est ça le cœur du problème pour Darmanin. Monsieur Kacri, y a-t-il une complicité de l'Élysée ? Comme l'a dit Monsieur Saidi, à l'échelle d'un ministre de l'Intérieur français dans un pays comme la République, la Ve République, ces comportements ne sont pas totalement isolés, mais il y a peut-être certaines sorties qui ne sont peut-être pas totalement coordonnées. Mais en fin de compte, il me semble que le gouvernement français et le système français, dans certains cas, sont soumis à des équilibres internes. Et c'est ce qui a conduit peut-être le ministre de l'Intérieur français à agir comme le ministre des Affaires étrangères, comme l'a dit Monsieur Saidi, que dans sa note, il ne parle que de l'Algérie, surtout des questions d'importance et d'intérêt commun, et ce n'est pas de sa compétence. Où est l'intervention du Président français ? S'il n'y avait pas peut-être de coordination et des choses qui pourraient exister entre eux, à mon avis, il y a des choses planifiées. Il pourrait y avoir une coordination totale, mais les détails seulement sont là où est la différence. Ces détails qui pourraient être coordonnés. Par conséquent, c'est une coordination totale. Il a agi, la première fois, il voulait diriger le parti républicain et il adoptait peut-être l'hostilité envers l'Algérie, que ce soit par le biais du nommé Boualem Sansal ou par l'affaire du consulat et le traitement de la montée en puissance. La deuxième étape, ou peut-être la stratégie, il veut diriger l'État français. Mais l'Algérie est un pays résistant, et c'est un pays qui traite sur un pied d'égalité. C'est ce qu'il doit savoir. S'il y a un traitement sur un pied d'égalité, alors bienvenue. Mais s'il y a d'autres choses, l'Algérie est un État pleinement indépendant, elle a sa souveraineté et elle a peut-être. Le développement récent qu'a connu l'Algérie ces derniers temps, que ce soit sur le plan économique ou sur le plan de l'investissement, la diversification de l'économie algérienne, cela ne leur a peut-être pas plu et les a amenés à cette agitation, et l'Algérie est ciblée par divers cercles, en particulier le cercle de l'extrême droite dont le programme est clair en ciblant l'Algérie. Monsieur Saidi, le fait de ne pas reconnaître un document souverain comme un passeport délivré par une institution d'un État, est-ce que cette mesure peut être appliquée concrètement sur le terrain ? Il y a des lois, je vous l'ai dit auparavant, que Darmanin dépasse les lois et ignore les lois. C'est comme s'il agissait comme s'il n'y avait pas un État indépendant devant lui, pas un État avec ses lois, et pas un État reconnu par le monde, et un État, pas n'importe quel État, un État avec ses capacités, ses richesses, son énergie, et l'État, si nous voulons en parler, ses fils, ses citoyens, ont contribué à la construction de la France. C'est vrai. Allez maintenant, regardez les fils des fils de l'Algérie et les fils des communautés arabes et musulmanes qui construisent en France dans les projets et autres. Cela signifie maintenant, je vais le dire pour que tout le monde comprenne facilement : le non-reconnaissance d'un document souverain comme un passeport, et en plus, le non-reconnaissance de l'État. Lorsque vous ne reconnaissez pas un document souverain, cela signifie que c'est une chose grave. Et vous ne reconnaissez pas un ambassadeur ou un consul accrédité dans l'État français qui traite avec le ministère français des Affaires étrangères et qui traite avec l'État français. Vous ne lui reconnaissez pas le document qu'il délivre à son niveau consulaire, ou à l'ambassade. Vous ne le reconnaissez pas. Qu'est-ce que cela signifie ? Vous perturbez le travail diplomatique et vous perturbez la représentation de l'État dans votre pays. L'Algérie a une représentation dans votre pays, vous avez des intérêts ici, vous avez des entreprises françaises, des sociétés françaises qui ont des intérêts et qui traitent avec vous. Ces consulats de l'éducation. C'est une étape grave, ce n'est pas une chose simple. Cela signifie que la situation d'un immigrant sans papiers et son entrée en France de manière irrégulière, nous pouvons comprendre cela, et l'Algérie est compréhensive face à de tels cas, et cette calamité est une calamité internationale, cette immigration irrégulière est partout. Les pays se plaignent de cette immigration irrégulière, mais certains pays qui ont une politique sage et qui veulent construire un avenir prennent des mesures d'arrangement, des traitements pour ces questions. Les États-Unis se plaignent, mais vous venez par le biais d'une déclaration de Darmanin, comme si vous traitiez avec l'Algérie comme si elle n'était pas un État. C'est grave. C'est une question grave. Si l'Algérie traitait avec elle de la manière qu'elle veut, l'Algérie ne traite pas avec elle de la manière qu'elle veut. Elle traite avec elle par le biais de documents, d'accords internationaux, d'accords bilatéraux, conformément aux usages, conformément à cela. Et l'Algérie, dans le cadre de ces accords, traite avec toute situation difficile avec la France concernant les citoyens, concernant les intérêts, concernant le système judiciaire. Je poserai ma question à Monsieur Kacri. Ces mesures, selon vous, dans quelle mesure peuvent-elles affecter la situation de la communauté algérienne résidant en France ? Naturellement, ce ne sont pas seulement ces mesures qui affectent la communauté, mais aussi les sorties précédentes. Sûrement, il y a un manque de reconnaissance du passeport. Oui, cela affectera certainement et attirera l'attention de la communauté présente et la placera dans une situation de non-stabilité totale. Par conséquent, nous avons plus de six millions de personnes résidant sur le territoire français, et ce sont des citoyens, dont certains sont devenus français par acquisition de la nationalité, par exemple, parce qu'ils sont nés en France, etc. Par conséquent, aujourd'hui, ces mesures vont certainement affecter les membres de la communauté. La communauté est en France et la loi lui garantira son droit naturel dans la loi française, à moins que, comme l'a dit Monsieur Saidi, il n'ignore les législations et les lois françaises. Par conséquent, nous rassurons notre chère communauté qu'elle a derrière elle un État qui existe et qui la défendra, et qui nous défendra quoi qu'il arrive dans la diplomatie algérienne. Nous défendons le droit, nous défendons la loi et les institutions, et par conséquent, nous respecterons ceux qui nous respectent et nous traiterons nos affaires conformément aux procédures diplomatiques, juridiques et législatives existantes dans les protocoles du système international. Monsieur Abdelrahman Saidi, l'extrême droite en France s'en prend à l'Algérie avant les campagnes électorales et aussi au milieu des crises économiques, comme c'est le cas aujourd'hui. Sommes-nous simplement face à un ministre de l'Intérieur qui se présente aux prochaines élections présidentielles, ou cela est-il devenu une orientation générale et plus étendue, compte tenu de la situation économique fragile en France ? Les deux. Les deux. Il y a une envie ardente, pas une envie, une envie ardente. Cet homme est fou. Ce Darmanin est fou, obsédé par sa candidature à la présidence de la France. Et il a une ambition ardente, il ne la cache pas. Et ces campagnes qu'il mène, ces méthodes, ces mesures envers les pays, car il pense qu'il y a une large frange d'électeurs français qui se nourrit du discours raciste et du discours de discrimination, basé sur la France, ou pour les Français, et la vie des Français, et autres. Ils se vantent de cela, et une campagne acharnée contre les immigrés et contre la communauté, comme si elle leur avait pris leur emploi, leur subsistance, leur vie décente, et autres. Ces discours, deuxièmement, au nom de la préservation de l'identité française, pour eux, ces gens refusent l'intégration et créent dans la société française un processus de discrimination et un processus de déséquilibre, et la société ne ressent pas son identité et ne ressent pas sa personnalité. Donc, ils mélangent cette identité à l'intérieur, comme un conflit d'identités. Et eux, ils défendent, alors que toute l'extrême droite, ses dirigeants, leurs origines ne sont pas françaises. Beaucoup viennent d'Afrique du Nord, des pays de l'Est. Donc, le langage de la vantardise de la profondeur française n'existe pas chez les dirigeants du courant de droite. Deuxièmement, le courant de sécurité, depuis longtemps, n'a pas digéré l'indépendance de l'Algérie. Il n'a pas digéré l'indépendance de l'Algérie. C'est une sorte de néo-colonialisme, c'est-à-dire un héritier du colonialisme, qui brandit le drapeau de l'ancien colonialisme, du colonialisme français, qui défend la mémoire du colonialisme. C'est une chose. Et en 2003, rappelez-vous, l'Assemblée générale française a voté une loi glorifiant le colonialisme, glorifiant. Jusqu'à ce point, chers téléspectateurs, une pause publicitaire et nous reviendrons après. [Musique] Bienvenue à nouveau dans le numéro de ce soir. Nous ouvrons le dossier de la crise politique, sociale et économique qui s'aggrave en France, et nous analysons les causes profondes de cette détérioration de la confiance populaire, et nous posons des questions cruciales sur la capacité du pouvoir actuel à sortir de ce tunnel sombre, surtout après un déclin de popularité majeur et sans précédent du Président français Emmanuel Macron et de son Premier ministre. Je souhaite à nouveau la bienvenue à mes invités, et je souhaite également la bienvenue à mon collègue Marwan Moubarak, qui est venu enrichir le débat avec d'autres informations. Bienvenue à vous et à vos estimés invités, chers téléspectateurs. La tête du pouvoir exécutif français est devenue la cible de la société française, après que leur popularité ait chuté à ses niveaux les plus bas depuis le début de sa mesure, selon une étude réalisée par l'institut Ifop et publiée par l'hebdomadaire "Le Journal du Dimanche". Seuls 19% des Français interrogés ont exprimé leur satisfaction à l'égard du Président Emmanuel Macron, et 18% à l'égard de son Premier ministre, François Bayrou. Selon un sondage d'opinion réalisé par l'Institut Français d'Opinion Publique, la majorité des Français sont mécontents de la performance du Président français Emmanuel Macron, les résultats étant les suivants : 81% mécontents, répartis en 48% totalement mécontents et 33% relativement mécontents. Quant au Premier ministre français Bayrou, la majorité des Français sont mécontents de sa performance, les résultats étant les suivants : 82% mécontents, répartis comme suit : 50% totalement mécontents et 32% relativement mécontents. Ce sondage intervient quelques jours après que le Premier ministre français François Bayrou ait présenté un plan prévoyant des économies de 44 milliards d'euros dans le budget de l'État pour 2026, par des moyens qu'il seul connaît. Près de 50% des personnes interrogées ont exprimé leur profond mécontentement à l'égard du chef du gouvernement, en particulier parmi les chefs d'entreprise et les partisans du Parti Socialiste, qui a déposé une motion de censure contre le gouvernement après la présentation du plan d'austérité. Tandis que 17% ont exprimé une satisfaction modérée et 1% une satisfaction totale. Le mécontentement à l'égard du Président français a fortement augmenté, en particulier parmi les artisans, les commerçants, ainsi que les chefs d'entreprise, les habitants des zones rurales et les socialistes. La popularité d'Emmanuel Macron n'a jamais chuté en dessous du seuil de 20% depuis son arrivée au pouvoir en 2017, malgré la crise étouffante des "gilets jaunes" qui a secoué le pays et pendant laquelle le chef de l'État a incarné une grande partie de la colère populaire. Il bénéficiait alors encore du soutien d'environ 23% de l'opinion publique française, tandis qu'il atteignait 21% après la chute du gouvernement Michel Barnier suite au vote de censure des parlementaires. La capitale du péché et des anges a goûté à Emmanuel Macron, et ses lumières se sont éteintes pour son Premier ministre, qui est également rejeté par le peuple et les milieux politiques. Alors, dans la Ve République, y a-t-il un homme qui fait l'unanimité auprès des Français ? C'est une question, et d'autres questions auxquelles vos deux invités devront répondre. Je vous rends l'antenne, Monsieur Masoud Kacri, selon le sondage, 82% des Français sont mécontents de la performance du Président français Emmanuel Macron, et 81% des Français sont mécontents de la performance de son Premier ministre. Des chiffres effrayants, n'est-ce pas ? Oui, ce sont des chiffres effrayants et très effrayants pour les Français, quand on voit que 81% sont mécontents du Président français. C'est une popularité, une grande popularité. La société française réfléchit, réfléchit d'un point de vue politique, d'un point de vue diplomatique, d'un point de vue économique. Il y a un déclin diplomatique, un déclin français au niveau européen ou au niveau mondial. Vous savez comment les États-Unis d'Amérique ont agi avec le Président français, vous savez comment les Européens ont agi. Tout cela est un déclin. Au niveau interne, les citoyens ont ressenti un grand déclin économique. Le Premier ministre français a parlé de 5000 euros par seconde de dette pour la France, et cela n'est jamais arrivé auparavant. Par conséquent, ce désordre qui existe en France, les "gilets jaunes" et la répression dont on parle, cela n'est jamais arrivé dans l'histoire de la France. Et si cette répression et peut-être ce traitement ont eu lieu pour un Français, il peut manifester dans une société qui prétend à la liberté, qui prétend à la démocratie, et à d'autres choses. Dans le cadre de la Ve République, tout cela a conduit au déclin et au mécontentement de la société française face à ce système existant aujourd'hui, que ce soit par le déclin économique, politique, diplomatique dans tous les domaines. Par conséquent, cela exprime un manque de stabilité dans le système politique dirigeant la France. Ce déclin de popularité, peut-être que tous ces facteurs et indicateurs pourraient conduire à des élections anticipées, et peut-être que ce gouvernement pourrait tomber dans les plus brefs délais par le biais du Parlement français. Très bien, Monsieur Abdelrahman Saidi, Macron et Bayrou, les moins populaires de l'histoire de la Ve République. Quelle est la symbolique de cela ? La symbolique est que le peuple français en a marre de ce gouvernement, il est mécontent des responsables français, du Président et de son gouvernement. C'est comme si, par opposition, il disait au gouvernement Macron et à Macron : "Dégagez, dégagez". C'est à travers cet échantillon de l'institut Ifop, un institut respecté, et j'ai lu cela, ils me l'ont envoyé, le sondage. Les critères de Marwan ont été détaillés, Marwan. Effectivement, mais il y a des détails sur la manière dont l'échantillon a été prélevé sur 1000 citoyens français de 18 ans et plus, de toutes les couches sociales, y compris les professions et les régions géographiques, toutes les régions. Cela signifie un échantillon de toute la France, c'est-à-dire complet, complet, et il y a une méthodologie, c'est-à-dire une crédibilité, une fiabilité. Il n'y a pas de sondages un peu... le sondage est... le gouvernement français et le Président français prennent 1000 comptes de ce recensement. Cela signifie 81% et 82%. Le gouvernement, cela signifie un échec, un échec total. Deuxièmement, je dis que cela a atteint 18% de satisfaits, 1% de très satisfaits, les autres sont relativement satisfaits, mais 1% de très satisfaits. Cela signifie que si nous regardons attentivement, ceux qui sont très satisfaits de Macron, il y avait 1% de très satisfaits, et ceux qui sont un peu satisfaits de Macron, 17%. Cela signifie maintenant, et son gouvernement, c'est-à-dire qu'il est, comme indiqué dans le rapport, ils sont moins populaires que les gouvernements précédents. Vous savez que les pays, en 67, et l'événement de 67 et le retrait de Gaulle, il n'y avait pas une telle popularité. Il n'a pas obtenu cette popularité que Macron a obtenue maintenant. Cela signifie que c'est une première dans l'histoire de la France et dans l'histoire du pouvoir français. Cela signifie, que fait-il ? Il n'y a qu'une seule chose que je ne leur conseille pas. Pour qu'une personne sorte de cette situation et soit réceptive au sentiment populaire et à l'opinion publique, c'est d'appeler à des élections présidentielles anticipées. Parce qu'au moins, cela donnera un nouveau souffle à cet État français. Mais je ne pense pas. Monsieur Kacri, le taux d'approbation de Macron n'est jamais tombé, comme l'a souligné Marwan et comme l'a souligné Monsieur tout à l'heure, en dessous du seuil symbolique de 20%, même au plus fort de la crise des "gilets jaunes" ou lors de la démission du gouvernement Michel Barnier l'année dernière. Selon vous, pourquoi la popularité du Président français a-t-elle chuté en dessous de 20% ? Naturellement, lorsque l'on constate ce déclin, cela signifie qu'il s'agit d'une accumulation, d'une accumulation d'une série de faux pas, d'une série d'erreurs commises par la France et commises, que ce soit au niveau de la présidence, au niveau du système, au niveau du gouvernement responsable, au niveau de l'ensemble du gouvernement. Le déclin au niveau du niveau de vie. Vous savez, Madame, que le niveau de vie a augmenté, le pouvoir d'achat du citoyen. Le citoyen français a ressenti peut-être l'inflation qui existe au niveau du niveau de vie français, et ils ont commencé à demander au gouvernement français peut-être des aides supplémentaires, afin que peut-être ces familles ne puissent pas réaliser un équilibre dans le cadre de vie. Par conséquent, toutes ces accumulations, à partir des "gilets jaunes" jusqu'aux agriculteurs, peut-être que vous connaissez l'affaire des agriculteurs français et ce que vous voyez, peut-être qu'ils ont reçu des doses ponctuelles, des doses instantanées, pour peut-être calmer la situation, mais cela n'a pas atteint le but ou les promesses qui leur ont été faites. Par conséquent, tout cela, au niveau économique, au niveau politique, il y a une déstabilisation, surtout ce que nous voyons et ce qu'il y a entre les partis politiques, ou même entre les partis qui, en particulier, "La France Insoumise" que dirige Mélenchon, toutes ces choses, la France Insoumise est devenue populaire pour son discours équilibré et peut-être pour le langage calme que Monsieur Mélenchon utilise pour la société française, et cela a réduit la popularité de Macron, la popularité de Bayrou. Tout cela dans le cadre politique, nous voyons que les tiraillements qui existent entre ces partis pour la course à la présidence, que ce soit en 2027 ou peut-être des élections présidentielles anticipées, c'est ce qui va conduire à tous ces déséquilibres que le gouvernement français a connus. Madame Saidi, selon vous, quel est l'impact du déclin de la popularité du Président sur la stabilité des institutions de la République ? L'impact du déclin de la popularité sur... Premièrement, c'est remarquable. Cela signifie que ce sondage a confirmé une réalité. Cela signifie que maintenant, ce sondage, et vous voyez comment la politique française, c'est comme une conséquence naturelle. Ce sondage confirme ce qui existe. Qu'est-ce que ce sondage confirme ? Il confirme qu'il y a un effondrement économique, par exemple, le volume de la dette. Laissez l'expert Kacri parler. Chaque jour, 5000 euros, le volume de la dette seulement. Ajoutez, deuxièmement, cette pression de 4 milliards, cela ne résout aucun problème économique. Deuxièmement, il y a une situation sociale, il y a un trouble politique. Le trouble politique est reflété par ces conflits, ces désaccords, et le non-vote du programme du gouvernement et du budget du gouvernement au Parlement français, l'Assemblée nationale. Ce chaos médiatique, ce chaos médiatique que l'on trouve dans les plateaux des chaînes françaises, c'est-à-dire un discours de désespoir, un discours de perte d'espoir, le blâme, la critique et les insultes envers les responsables. Tout cela contribue, deuxièmement, à l'absence de vision dans la politique étrangère. Vision de la politique étrangère. Nous voyons qu'en France, il y a eu un déclin dans de nombreux dossiers, à commencer par le dossier africain, le dossier de l'énergie, le dossier de l'Ukraine, dans de nombreux dossiers, dans les relations avec la Chine. Donc, nous disons que la popularité, maintenant, qu'est-ce qu'elle fait ? La France continue ainsi ? La France va vers la profondeur de l'identité. Donc, maintenant, il y a une réflexion, et j'ai entendu cela de la part de la classe politique, de certaines classes politiques sages, qui sont un peu responsables, mais sages dans leurs paroles, sages dans leur vision, etc., disent qu'il faut une opération de saut. Nous allons comme ça, un saut dans le vide. Il faut un saut et sortir de cette voie en changeant les institutions, car ces institutions, par des élections anticipées, par le renouvellement des institutions constitutionnelles françaises, par la reconvocation pour une vision politique : qu'est-ce que la France veut ? Qu'est-ce que la France veut en Afrique ? Qu'est-ce qu'elle veut dans ses relations internationales ? Qu'est-ce qu'elle veut dans de nombreux dossiers ? Est-elle un satellite de la politique américaine, indépendante ? Est-elle un satellite de la politique européenne, ou autre chose ? Est-elle un leader de la politique européenne ou un satellite de la politique européenne ? Il y a une action européenne, il y a beaucoup de... La France a dit, et une personnalité politique l'a exprimé dans son débat avec son débat avec l'Algérie dans ce débat. Toujours dans le contexte de la crise, elle a dit la vérité qu'ils n'aiment pas entendre : la France est dans une position très faible, dans une position de faiblesse, elle ne peut pas faire face à l'Algérie et trouver un équilibre avec l'Algérie. Elle manque d'équilibre. Elle ne peut pas trouver d'équilibre avec une autre puissance de la rive sud, qui est l'Algérie, et qui est l'un des pays pivots en Afrique. Donc, vous faites face à un État algérien qui possède ses capacités, qui possède son initiative, qui possède sa loi, qui possède ses moyens de relations internationales. Vous n'avez pas les moyens de relations internationales. Qu'est-ce que vous offrez aux pays en termes de relations ? Vous voulez interdire un passeport souverain, vous n'avez pas le droit de le faire. Donc, je dis, ils disent en français : malheureusement, je n'aime pas trop m'exprimer en français. "Il faut avoir les moyens politiques". Vous n'avez pas de politique, d'une part, et vous n'avez pas les moyens. C'est là le problème, dans la relation. Selon vous, Monsieur Kacri, le plan d'austérité annoncé par François Bayrou était-il nécessaire ou une mauvaise décision politique, comme le disent certains ? Ce n'est pas une mauvaise décision politique, selon moi, mais elle est nécessaire pour sauver peut-être le virus. Mais dans l'orientation générale, il y a peut-être de grosses erreurs. Quand vous dites à la société française, "supprimez deux jours de vacances", je n'aime pas le dire en français, "supprimez deux jours de vacances". Dans certains plateaux français, ils rient de ces choses. Ce n'est pas cela qui peut vous donner le substitut économique et vous donner une valeur ajoutée. Il y a d'autres ajouts qui peuvent venir. La France a perdu ses positions au niveau international, et surtout au niveau africain. Vous savez, Madame, le niveau africain, elle a complètement perdu sa position, et les richesses qu'elle exploitait en Afrique, comme le Mali, comme l'uranium du Niger, comme le Sénégal, comme les pays du Sahel, la Côte d'Ivoire. Les richesses qui étaient exploitées, les métaux précieux qui étaient exploités à partir de l'Afrique, elle les a perdus. Par conséquent, elle a perdu beaucoup d'argent au niveau du budget, du budget général du gouvernement français. C'est ce qui a causé le manque de stabilité, la déstabilisation. C'est-à-dire, c'est là que même certains plateaux français ont vu que le gouvernement français a peut-être envisagé d'annuler les vacances quotidiennes pour qu'il y ait un autre substitut dans l'économie française. Peut-être que toutes ces choses ont été signalées par des personnalités françaises influentes, comme Dominique de Villepin, comme Ségolène Royal. Tous ceux-là ont signalé qu'il y a une chute, que ce soit sur le plan économique ou sur le plan du poids de la France, que ce soit au niveau européen ou au niveau mondial, ou au niveau africain. Tout cela était peut-être prévisible à travers ces faux pas et leurs conséquences. Cette moquerie envers l'Algérie, est-ce que le citoyen français, à tel point qu'il ne fait pas la distinction entre ces provocations ? Cela conduit, comme nous l'avons dit précédemment, à un déclin du système de gouvernance, que ce soit le Président français ou le Premier ministre. Par conséquent, cela annonce une explosion au niveau politique français, il y aura un autre changement, il y aura de grands changements, et c'est ce que je prévois pour la société française : qu'il y aura un autre changement et une autre direction pour donner peut-être un nouveau souffle au gouvernement français afin qu'il retrouve ce qu'il a perdu pendant cette période où la France n'a pas vu cela dans son histoire, dans cette chute et dans cette dépréciation économique qui existe, et dans l'absence d'argent qui pourrait être versé dans les budgets, que ce soit au niveau du budget général du gouvernement ou au niveau général du gouvernement français. Monsieur Saidi, certains disent qu'après de nouvelles mesures d'austérité, le pauvre deviendra plus pauvre, et la plupart des classes moyennes tomberont également dans la pauvreté, mais les riches deviendront plus riches. Qu'en pensez-vous de ce scénario ? Non, ce discours est relatif, en réalité. Il est relatif. Généralement, dans le monde de l'économie, et je ne suis pas un expert en économie, mais ce que je sais des experts, c'est que les plans extraordinaires et les plans d'austérité ne sont parfois pas à long terme. Il est vrai qu'ils ne doivent pas être à long terme et qu'ils doivent être des solutions pour stimuler l'économie, pas pour suivre la situation. Comme l'a dit l'expert Kacri, il a parlé aux agriculteurs, il a parlé et résolu le problème pendant un an ou deux, et le problème revient. Les plans économiques, comme nous disons, "des plans d'action", c'est une opération de sauvetage. Ce n'est pas un plan d'austérité. C'est une opération de sauvetage où le peuple supporte des difficultés pendant une période de temps, un an, deux ans, trois ans, quatre ans, puis sort vers la normale, commence à retrouver sa santé. Mais je pense que le problème économique français est plus profond qu'un plan, qu'une mesure ou qu'une situation extraordinaire. Il est plus profond. Et l'expert Kacri l'a souligné, et c'est connu. Lorsque nous regardions les ressources financières qui entraient dans la caisse française, nous trouvions 400 milliards de dollars. Ce chiffre, il est possible qu'il soit inférieur ou supérieur, je n'ai pas 400 milliards de dollars. Cela venait d'Afrique, venait de ces pays que vous avez mentionnés. Donc, 400... La France, chaque crise qui la touchait, elle avait cette aisance car elle avait une source externe. Par exemple, la France est le premier pays en or, alors qu'elle n'a pas de mine d'or. Ces mines sont en Afrique. Le premier pays en uranium, elle exporte de l'électricité. 30% de l'électricité française vient du Niger, d'Arlit, de la mine d'Arlit, de l'uranium. Donc, les matières premières... Je veux dire, je ne pense pas que le plan de la France, la France, le volume de la dette qu'elle a, est un volume qui paralyse toute économie pour se déplacer. Donc, que fait-elle ? La France a demandé à l'Union européenne, à l'Italie, à l'Espagne, de demander un soutien financier pour sortir de... car son taux, l'Europe ne lui a pas fourni cet argent. L'Europe ne lui a pas fourni cet argent. Deuxièmement, la France est devenue dans le monde, que ce soit en Amérique, dans le monde asiatique, ou même en Afrique, les pays ne sont plus attirés. Qu'est-ce que la France offre ? Qu'est-ce qu'elle offre ? Elle n'offre rien. Maintenant, elle a une crise profonde, profonde. Les cris que nous entendons, les lamentations, expriment la profondeur de ces crises. Et les dettes ont tellement accablé la France qu'il est difficile pour elle de sortir économiquement. Monsieur Kacri, selon vous, dans quelle mesure les politiques fiscales et financières d'Emmanuel Macron ont-elles contribué à aggraver la colère populaire, surtout quand on se souvient qu'il a accordé de nombreux avantages aux grandes institutions actives sur le marché boursier de Paris, ou ce qu'on appelle le CAC 40 ? Oui, c'est ce qui a accablé le citoyen français par les augmentations d'impôts qu'il a connues sous Macron. Chaque fois, il y a des augmentations d'impôts considérables. Par conséquent, comme l'a dit Monsieur Saidi, il y a peut-être peu de propositions et de solutions possibles qui peuvent conduire à une croissance de l'économie française. Elles sont rares et inexistantes. Les méthodes que nous pouvons connaître et que nous connaissons toujours, auxquelles les gouvernements ont recours, sont l'augmentation des impôts. Par conséquent, cela a conduit au mécontentement de la société française et au mécontentement de toutes les institutions, et a conduit à un effondrement économique existant en France. Par conséquent, les grandes entreprises, comme nous le savons, qui existaient en France, sont parties. Elles sont en Chine, elles sont au Bangladesh, elles sont dans de nombreux pays. Ces grandes entreprises, oui, au Pakistan, etc., toutes pour échapper, pour augmenter les impôts, et surtout les impôts qui peuvent être imposés aux entreprises. Tout cela affectera certainement l'économie française. Tout cela affecte la question de trouver un substitut, un substitut peut-être à cette chute et à ce déclin économique existant. Par conséquent, elle a eu recours aux méthodes faciles et connues : augmenter les impôts, supprimer deux jours de vacances, etc. Toutes ces choses ne sont peut-être que des doses ponctuelles qui ne peuvent pas conduire à des solutions à long terme ou à moyen terme pour sauver l'économie française. Monsieur Masoud Kacri, membre de la commission des affaires étrangères au Parlement algérien, merci beaucoup d'avoir répondu à notre invitation. Merci beaucoup à vous, Monsieur Abdelrahman Saidi, analyste politique et écrivain. Merci d'avoir répondu à notre invitation. Merci, chers téléspectateurs. Nous sommes arrivés à la fin du programme "Hadith El Djazair" pour ce soir. Restez fidèles à la chaîne Algérie International, car nos informations continuent. Au revoir. [Musique]