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KARL ZÉRO: «EPSTEIN EST LE REFLET DU SYSTÈME QUI NOUS GOUVERNE»

OMERTA36:38

Transcription

Pourquoi Donald Trump ne veut plus en

entendre parler ? C'est parce qu'il est

cité dans les dossiers.

Bien sûr, c'est parce qu'il c'est c'est

évidemment parce qu'il est cité dans les

dossier

que sans bien réfléchir, mais il semble

que ce garçon en fait réfléchisse pas

très souvent. Je pense qu'il est atteint

de sénilité, moi. Euh donc parce que

faire campagne en disant je vais tout

raconter, tout libérer et puis une fois

élu, se rendre compte qu'on est dedans.

Il le savait. Il sait très bien ce qu'il

a fait dans sa vie.

Bien sûr.

Euh donc il sait bien qu'il va

apparaître. Et là alors il essaie de

bloquer puis finalement ça sort.

Bonjour à tous et bienvenue dans ce

nouveau podcast Expression libre.

Aujourd'hui, j'ai la joie de recevoir

Carl Zé. Bonjour Carl Z0 et merci

beaucoup d'être avec nous.

Bonjour.

Alors Carl Z Charles Donjou a énormément

changé comme vous le constatez, il a

changé de sexe et il a rajuni.

Carl Zé, vous êtes animateur de

télévision, vous êtes écrivain,

réalisateur également rédacteur en chef

de la revue L'envers des affaires. Vous

luttez contre la pédocriminalité depuis

plus de 20 ans et vous êtes aujourd'hui

ici pour que l'on parle de votre dernier

ouvrage dans la peau d'pstein. Et tout

d'abord, ma première question, c'est

pourquoi avoir choisi d'écrire sous la

forme d'un roman ? parce que le roman me

permet de pouvoir écrire tout ce que je

pense et tout ce que je sais sans

risquer les foudre euh d'une censure euh

qui pourrait être euh téléguidée euh par

des gens aux intérêts inavouables. Des

gens qui ont simplement pas envie qu'on

parle d'eux ou qu'on parle d'Epstein ou

qu'on établisse des liens directs entre

eux et Epstein. Chose que je peux me

permettre de faire parce que c'est un

roman. et un romancier. Alors

évidemment, c'est un peu clin d'œil de

dire c'est un roman parce que c'est pas

vraiment un roman, mais d'une certaine

façon, c'est un roman dans le sens où je

me suis vraiment mis dans sa peau. Donc

il y a à la fois l'excuse du roman, on

va dire, et puis il y a le fait de

d'essayer de me mettre à sa place et

donc d'essayer de penser comme lui.

C'est ça. C'était une vraie difficulté

de romancier et c'est un art auquel je

j'étais pas habitué. Je m'étais jamais

essayé à faire ça. Donc en fait

disons on on dit que il faut une grande

cuillère pour manger avec le diable et

là il fallait aussi un grand fusil pour

tirer sur les démons qui évidemment

quand quand on écrit autour de ça

finalement on y réfléchit, on y pense

beaucoup et on fait appel à des forces

qui nous dépassent un peu. Il faut bien

dire la vérité parce que derrière ces

affaires de pédocriminalité,

il y a toujours un peu l'ombre du diable

et donc ça fait un peu peur en même

temps et c'est déstabilisant par moment.

Euh donc heureusement, j'étais très

concentré, je l'ai écrit rapidement et

j'ai pu mettre un coup d'arrêt à ces

incursions euh euh

on va dire difficiles dans ma vie.

Bien sûr. Et justement en parlant de

l'échéance de l'écriture de cet ouvrage,

dans une interview il y a quelques

temps, vous avez indiqué avoir commencé

à écrire ce livre avant la publication

des 3 millions de documents. Mais donc

sur quelle source vous êtes appuyé ?

Bah en fait, j'avais je vais vous dire

c'est simple, j'ai commencé exactement

le 15 janvier.

Et pourquoi j'ai commencé le 15 janvier

? parce que en fait j'avais un ami

éditeur m'avait proposé, il lance une

collection euh le roman d'un fait

d'hiver, on avait évoquer ensemble

d'autres pistes possibles et je lui ai

dit non, le plus intéressant à mon sens

compte tenu de ce que j'ai fait

justement depuis plus de 20 ans,

la lutte contre la pédocriminalité, ça

serait de faire la Ferpstein parce que

la Ferpstein, bah c'est un peu toutes

les histoires en une et à un tel niveau

qu'elle présente un avantage, c'est

qu'on ne peut plus la nier. C'est-à-dire

qu'auparavant, vous vous étiez pas né ou

à peine né ou ou toute petite, mais

quand on parlait dans ces lointaes

années de réseau pédocriminel, on nous

répondait "C'est un fantasme du

journaliste, ça n'existe pas." Euh et on

et toute la société faisait comme si on

ne touchait jamais aux enfants alors que

tout le monde avait autour de nous de de

soi ou dans des familles et cetera des

récits d'inceste de réseau de ou parfois

de curé ou parfois de bon et donc on

savait que ça existait mais on avait pas

le droit d'en parler et là arrive cette

affaire d'Epstein et il devient évident

que tout ce qu'on raconte tout ce qu'on

affirme depuis tant d'années est vrai.

est sourcé et donne même lieu à une

extraordinaire commission au Congrès aux

États-Unis, donne lieu à des passes

d'armes incroyable puisque

Trump avait promis absolument de de

libérer tous les secrets de la Ferpstein

pour être élu et puis une fois élu, il a

essayé de ne pas le faire et il a il a

fallu 6 mois pour qu'il décide que

finalement mais il a fallu que sa base

lui rappelle sa promesse, sinon il

l'aurait jamais fait et il l'a fait. Et

donc tout ça fait un ensemble

qui se prêtait bien à faire un roman. Et

là-dessus effectivement euh 15 jours

plus tard, le 31 janvier, boum 3

millions de documents. Oh là là là là,

c'est à la fois pour le romancier est

merveilleux, ça fait beaucoup

d'informations

mais complexe quand même.

Mais mais comment les traiter ? Comment

comment je peux pas lire 3 millions de

documents sinon rendez-vous dans 3 ans.

Évidemment de l'autre côté l'éditeur dit

allez on y va on y va on écrit et en

fait alors il faut savoir que la FETINE

moi je la suivais depuis le début et

j'avais consacré dans le numéro 2 de

l'envers des affaires.

Il était en couverture et il y avait

tout un dossier

dossier que j'avais fait quasiment tout

seul. Donc je connaissais très très bien

le dossier déjà.

À l'époque, on en parlait quasiment pas

en France quand il on en a parlé un tout

petit peu au début et puis après c'est

retombé euh alors que pourtant on sait

maintenant et on en est qu'au début

qu'il y avait évidemment un versant

français de la Ferpstein puisque il

passait 6 mois par an à Paris à venue

Foche à Saint-Trope sur la côte

et on sait qu'il avait beaucoup d'amis,

beaucoup de relations et

On on n parlait pas. Il a fallu 2 ans à

la justice française pour finalement

entendre Jean-Luc Brunel, le fameux

pourvoyeur de de de cher fraîche de de

jeunes de de jeunes filles à peine puber

qui se destinaient à être mannequin et

qui en fait terminait dans dans

leur système quoi en réalité de de de

prostitution et de pédocriminalité.

Donc comme j'avais longuement travaillé

dessus depuis ce temps-là, j'avais

beaucoup de mots clés ou de mots

d'entrée pour aller directement chercher

dans les documents

ben révélés ce qui m'intéressait pour

nourrir mon récit. Et en fait mon récit,

je dirais il était déjà bâti dans ma

tête et c'est pour ça que j'ai fait dans

la peau de moi je moi je Epstein parce

que je voyais comment ça fonctionnait et

c'est surtout ça au fond que je veux

raconter c'est comment ça fonctionne de

l'intérieur

comment fonctionne non seulement ce

système de de pédo, mais au-delà de ça

comment fonctionne le monde parce que

Epstein nous apprend aussi au passage

des choses sur le fonctionnement du

monde,

sur la manière dont les élites, les

puissants,

euh évidemment font fit de toute morale

et peuvent se permettre de faire

absolument n'importe quoi parce qu'ils

se jugent au-dessus de tout.

Et on comprend par exemple, ça faisait

longtemps que je me posais des questions

sur des groupes comme le groupe de

Bilderberg ou la trilatérale

d'Avos. Quel est le sens de tout cela ?

Et Epstein nous le raconte et là c'est

pas le romancier qui le raconte, c'est

Epstein qui le dit dans une interview,

il explique bah voilà, on s'est rendu

compte que dans nos démocraties, les

présidents sont élus pour 4 5 ans.

Parfois ils ont droit à deux mandats,

parfois pas. Mais nous, les hommes

d'affaires, les businessmans, les

propriétaires des de tout, on on peut

pas traiter avec des gens qui passent

comme ça à 4 ans et qui disparaissent.

On a besoin donc nous-même de gérer le

monde sans passer par ces gens-là. Et

donc, c'est ça aussi que raconte ce

livre.

Et justement, en parlant de ces élites,

en janvier, beaucoup de noms sont sortis

et peu pourtant été condamnés. Comment

vous l'expliquez ?

Ah ben c'est même pas peu, c'est aucun.

C'estàdire, il y a des noms, il y a des

actes, il y a des victimes innombrables.

Mais à ce jour, que ce soit aux

États-Unis ou en France, il y a toujours

pas

la moindre condamnation.

Alors, on nous dit qu'en France, il y

aurait une enquête.

J'en doute un petit peu mais peut-être

après tout. Je pense que comme il y a eu

un moment d'émotion au moment de la

publication des dossiers, ils sont dit

"Ah là là, il faut lancer une enquête."

Alors, elle est double. Il y a celle sur

le sur les victimes et la

pédocriminalité et une volet financier.

Mais pour l'instant,

je doute que ça nous mène bien loin.

Quant aux États-Unis, s'il n'y avait en

fait les politiques et d'ailleurs qui

soient républicain ou démocrates,

les gens du Congrès pour aller exiger de

continuer l'enquête et exiger de

continuer à entendre les différentes

personnes. On a entendu les Clinton. Il

paraît qu'en juin, on va entendre Bill

Gates.

On va entendre bientôt la madame Noël

qui était la matonne qui s'occupait

directement d'Epstein en prison.

Donc c'est ça au moins ça continue. Pour

le reste on vient de voir que Trump a

viré Pam Bondi qui l'avait nommé à la

justice pour gérer la Fstein.

Oui.

Et il l'a foutu dehors. Je pense que lui

a envie de ne plus jamais entendre

parler de la Fstein. Donc c'est pour ça

qu'il se débarrasse au passage de Pam

Bondi. Enfin chez lui plus rien ne

m'étonne.

Et pourquoi Donald Trump ne veut plus en

entendre parler ? C'est parce qu'il est

cité dans les dossiers. Bien sûr, c'est

parce qu'il c'est c'est évidemment parce

qu'il est cité dans les dossiers euh que

sans bien réfléchir, mais il semble que

ce garçon en fait réfléchisse pas très

souvent. Je pense qu'il est atteint de

sénilité, moi. Euh donc parce que faire

campagne en disant je vais tout

raconter, tout libérer et puis une fois

élu, se rendre compte qu'on est dedans.

Il le savait, il sait très bien ce qu'il

a fait dans sa vie,

bien sûr.

Donc il sait bien qu'il va apparaître.

Et là, alors il essaie de bloquer puis

finalement ça sort. Euh alors on me dit,

j'entends ce qu'on me dit. On me dit "Ah

ben non, s'il y avait vraiment des trucs

sur Trump et ben l'administration

précédente Biden et Obama l'aurait

massacré, ils auraient tous sorti contre

lui." Et donc c'est bien la preuve qu'il

y a rien dedans, mais c'est méconnaître

la réalité de penser une chose pareille.

Parce que en vrai ces

administrations-là,

elles sont dans le coup aussi de ces

affaires-là. Il y a leur nom aussi aux

démocrates. Donc ils savent pertinemment

qu'ils y sont, que Trump y est. C'est un

même système. C'est très euh bipartisan

d'imaginer qu'il y a d'un côté euh les

méchants, de l'autre les bons. En

l'occurrence les méchants démocrates et

les bons pour Trump. Non, il y a des

méchants et des bons des deux côtés. Et

en réalité, même s'il savait très bien

qu'il y avait Trump dedans, comme il

savait qu'il y avait aussi Clinton et

plein d'autres, il y a parce qu'il y

avait quand même un peu plus de

démocrates que de républicains, euh bah

c'est pour ça que c'est pas sorti. Donc

c'est un mauvais argument de me dire "Ah

euh non, Trump est formidable d'ailleurs

non c'est pas vrai. Je crois que Trump

il est aux fraises

et cette affaire va au-delà justement

des idéologies politiques.

Bien entendu. Bien entendu. De de même

que il est bon entre

gens d'argent de se réunir plus ou moins

secrètement pour décider de ce que de la

géopolitique en réalité et de où vont

passer les gazoduc, comment on continue

à s'en mettre plein les fouilles et

comment on continue en fait à regarder

les peuples quels qu'ils soient de haut.

On est maintenant à l'état de

semi-esclave. C'est ça la réalité de la

vie politique. Elle n'est pas politique,

elle est économique, elle est faite par

des puissances d'argent. et les et les

puissances politiques sont des petites

choses et qui sont bien souvent

inféodées d'ailleurs aux puissances

d'argent. Donc toute façon, ce combat

contre la pédocriminalité, il est c'est

pas du tout un combat politique. C'est

c'est il consiste à essayer d'obtenir

des avancées substantielles de la part

de politique, mais en réalité euh on n

pas plus de réponse à l'extrême gauche

qu'à l'extrême droite. On a pas de

réponse. C'est c'est toujours on avance

pas on avance pas du tout.

Donc il serait temps que tout le monde

se réveille.

Carl Zé, justement, vous en avez parlé,

certaines révélations ont montré qu'il

ne s'agissait pas uniquement d'un

financier, mais d'un homme au cœur d'un

réseau d'influence, souvent informé et

connecté à toutes les sphères de

pouvoir. Est-ce que vous qualifiez cette

affaire de tentaculaire ?

Oui, c'est c'est tentaculaire parce que

Epstein touche absolument à tout. Il

réussit dans la finance alors qu'il est

nul. Il est nul en finance. Il est c'est

un trader pitoyable. il réussit à faire

un pauvre système de ponzi qui

s'effondre, il a de la chance de pas

aller en prison et après en fait il

devient l'homme à tout faire d'un

milliardaire américain, celui Leslie qui

possède Victoria Secrète et à Bercri et

Fitch.

il gère sa fortune

et il dit euh moi je suis un un

conseiller qui ne prend que des clients

qui pèsent plus d'un milliard histoire

de montrer qu'il est très fort en fait

de client il n'a que les slee wxner donc

il va pas aller bien loin avec ça mais

quand même il va assez loin puisque

grâce à cela, il va pouvoir

non seulement avoir le manoir de

Manathan mais derrière l'île de Little

Saint James, le zoau orange, la maison

Palm Beach. Euh tout ça parce que Wexner

fait partie du méga groupe. Lequel méga

groupe est au service d'Israël et lui

fournit de l'argent pour pouvoir faire

son système de compromate.

Donc effectivement, il est lié à tout.

Il est lié à tout ce qui est puissant

puisque il doit surveiller ce qui est

puissant. Son rôle, c'est dès qu'il y a

la moindre possibilité de déviance

sexuelle chez quelqu'un d'important,

homme ou femme, mais la plupart du temps

homme, c'est de lui mettre, si j'ose

dire, dans les pattes, euh des des

jeunes filles, des petites filles, voir

des bébés. Donc et de filmer évidemment

comme là, mais de avec le son aussi et

ensuite de faire chanter les gens, c'est

c'est ça son véritable métier en

réalité. Mais Carl Z justement, qui lui

a attribué ce rôle ?

C'est c'est celui qui a eu l'idée de ce

rôle pour lui, c'est le père de Guillen

Maxwell, Robert Maxwell, qui était à la

fois un élu au Parlement britannique, un

homme d'affaires richissime, il avait

400 entreprises

et c'était en même temps un espion du

Mossade. Et il avait été auparavant, il

avait aussi travaillé pour le KGB.

C'était un homme extrêmement influent.

Euh il avait son rond de serviette chez

tous les présidents de la planète,

chez tous les hommes d'affaires du

monde, tout le monde était à ses pieds

et il rencontre le jeune Epstein et il

lui dit "Toi, tu as le profil pour faire

un bon agent israélien." Et il l'engage

et l'autre se retrouve à faire ça. Et

celle qui va avoir la bonne idée, c'est

Guillen, parce qu'ils sont déjà ensemble

et qu'ils ont des habitudes sexuelles

assez bizarre de se faire masser par des

petites filles, des jeunes filles.

Euh et elle elle dit "Bah, on va joindre

l'utile à l'agréable et on va faire en

sorte que c'est

d'étendre le cercle de nos relations et

leur faire partager nos goûts. Et puis

on filmera et puis on donnera ça au

Mossade. et le Mossade en fera bon usage

et tiendra comme ça les gens. Et après

quand il y a besoin dans le cadre d'une

négociation qu'elle soit politique ou

financière ou qu'importe de de rappeler

à quelqu'un qu'il est tenu, il s'en

charge.

Mais dans ce cas Carl Z vous appuyez

cette théorie comme quoi Jeffrey Epstein

serait proche du Mossade, du Krémelin,

de la CIA et cetera.

Euh alors c'est différent du Kremelin,

pas du tout. Il a essayé de il a essayé

de de voir Poutine par trois fois.

Oui, ce qu'on a vu. Ouais. Sans succès.

Et Poutine n'a jamais voulu euh le

rencontrer. Il était agent du Mossade et

il était

encheville avec la CIA, c'est-à-dire

qu'il donnait des coups de main, il

pouvait leur filer des dossiers. En

réalité euh c'était un agrément entre

gens de bonne compagnie. Il était pas à

proprement parler membre de la CIA. Mais

la CIA savait très bien ce qu'il faisait

et il rendait des services à la CIA

exerçant sur les territoires américains.

C'est la moindre des choses. Alors, par

ailleurs, les documents qui ont été

publiés le 30 janvier dernier mettent en

évidence l'existence de complices et

notamment avec des éléments qui évoquent

un réseau de médecin. Est-ce que vous

pourriez nous en dire un peu plus sur

cette question ? les médecins. Alors en

fait, oui, quand on quand on doit gérer

un un grand nombre comme ça de victimes,

ces victimes peuvent

avoir des problèmes. Déjà, il y a le

problème de la contraception, il y a le

problème d'éventuels avortements, il y a

le problème de soirées ou de séances de

massage qui tournent très mal et où la

fille est esquintée. Il y a même le

récit de d'une d'une d'un jour où une

fille a été blessée, il a fallu

débarrasser la table de la salle à

manger et l'opérer directement sur la

table. Euh et il avait donc tout un

réseau de médecin alors a commencé par

le sien propre et puis des dermat et

puis des gynéco et puis

tout ce qu'il fallait autour pour que

ces filles soient en bonne santé ou ou

les les enfants.

Et pour continuer sur ces complices, en

février dernier sur les réseaux sociaux,

vous avez publié un témoignage. C'est le

témoignage de son ancien chauffeur et

garde du corps. Est-ce que vous pourriez

nous en dire un peu plus ?

Oui. Alors ça c'est alors il n'est pas

authentifié ce témoignage mais ce que

raconte cette personne

est tellement inimaginable

que pour moi elle est vraie. Euh parce

que il c'est dans les détails qu'on

qu'on que que on affine sa présomption

en fait ça de de de culpabilité en

l'occurrence et il donne des détails

tellement précis, tellement scabreux,

tellement horrible de ce qu'il a pu voir

euh

dans autour d'Epstein et de ce qu'on lui

demandait de faire et cetera que ça me

paraît difficile à inventer. Euh mais

j'invite les vous vous avez qu'à le

mettre en lien

le la vidéo et les gens iront le

regarder. Je vais pas déflorer ce qu'il

raconte

bien sûr. Mais donc ce témoignage a été

authentifié. Enfin, quelles sont vos

sources pour ce témoignage ?

Bah ce ce témoignage il est simple. Il

est celui d'un homme qui était chauffeur

garde du corps d'pstein et d'autres

célébrités. à un autre moment, il me

semble qu'il parle de d'une chanteuse

américaine pour lequel il a aussi

travaillé, qui elle-même est un peu

déviante, mais enfin rien à voir avec

Epstein. Et surtout bah lui raconte

un peu la la vie quotidienne dans l'île

de Little Saint James

avec ces ces ces sortes de weekend no

limit où où les gens ont le droit de

faire absolument ce qu'ils veulent, y

compris sans prendre s'en prendre aux

membres du personnel.

de Lîele, il avait 70 employés. Donc on

leur disait "Ah non, là si vous no

limites, vous vous planquez."

Mais ceux qui se planquaient pas, il

pouvaient aussi bien se faire violer ou

tuer par les gens qui étaient là sur

l'île qui étaient venus pour ça, qui

étaient les invités.

Mais ce qui est assez compliqué à

comprendre, c'est que oui, les élites

avaient certainement des intérêts suite

à du chantage et cetera à ne pas parler,

mais le personnel, qu'est-ce qu'ils

avaient à perdre à parler ? Euh la vie

la vie de

quand vous assistez à quand vous

assistez à ce genre de chos

euh vous le gardez pour vous. Euh déjà

regardez avec quelle difficulté les les

propres victimes

euh avec quelle difficulté elles ont pu

parler.

D'abord dans un premier temps, elles

n'ont été pas écoutées. Il y a eu un

procès. Elles n'ont même pas été le

premier procès, celui de 2008.

Donc il s'en est très très bien tiré. Il

a fait un an de prison tout en étant pas

en prison en réalité et les victimes

n'ont appris qu'il avait fait cette

année de prison qu'une fois qu'il était

sorti de prison. C'est dire c'est à quel

point elles étaient tenues au courant.

Et même là encore elle continue à

manifester parce que les noms ne sortent

pas. Il y a il y a quelques noms qu'on

connaît dit souvent. Il y en a beaucoup

plus que ça. Un réseau tentaculaire

comme ça, ça touche beaucoup beaucoup de

monde. Euh, j'ai oublié la question. La

question c'était vous aussi ? Bon, alors

une autre ?

Non, non, non. Bah, bien sûr. Non, c'est

vous bah vous y avez très bien répondu.

C'était pourquoi est-ce que les victimes

n'en ont pas plus parlé que ça ?

Pourquoi est-ce qu'on a pas entendu tant

de témoignages que ça ?

Ah oui, et vous me parliez du personnel.

Et ben le le personnel, il est il est

caché aux abris, hein. Ceux qui ont

trempé là-dedans, ils ont ils peuvent se

faire ensuite accusé évidemment de non

dénonciation de crime et cetera.

Évidemment qu'il y a des gens qui

étaient là et qui ont vu.

Bien sûr.

Et concernant les victimes, vous avez

également sur les réseaux sociaux et

certainement dans des interviews évoqué

le cas de Cathy Johnson. Un témoignage

quand même assez glaçant. Qu'en est-il

aujourd'hui de cette victime ? Mais

cette victime n'a pas été retrouvée euh

puisque c'est une victime. Donc elle a

été agressée sexuellement euh à

plusieurs reprises par un duo euh euh

un duo de choc Epstein et Trump. Euh

donc

c'est vérifié.

Ah bah c'est vérifié dans ce qu'elle

raconte. Raconte. Alors, peut-être

elle a quand même été jusqu'à déposer

trois plaintes successives euh deux en

Californie, une à New York et c'est

cette dernière plainte là de New York

qui en fait n'a pas été déposée puisque

la veille d'aller témoigner, elle a reçu

la visite dans un parking de

supermarché. Elle a été avec sa mère à

faire les courses de costaud qui sont

arrivés qui ont dit euh tu vas pas

prendre l'avion, tu vas pas aller à New

York et tu vas oublier de déposer cette

plainte. Et donc cette femme Cathy

Johnson a pris peur et a depuis

totalement disparu. Elle est rayée de la

surface du globe. On sait pas ce qu'elle

est devenue. Alors que son avocat dit

cette femme disait la vérité, je la

crois. Et je ne comprends pas

aujourd'hui que on reparle d'Epstein. Ça

ça se passait en 2016. Je ne comprends

pas qu'elle ne revienne pas pour dire sa

vérité. problème c'est qu'elle doit plus

être de ce monde hein parce que des

cadavres il y en a quand même beaucoup

dans ces histoires là

mais son avocat n'a pas essayé de la

retrouver

il a essayé elle est introuvable

et

et il a lui en plus elle était en

Californie lui exerçait en Floride et il

a fait venir en Floride pour que lui et

ses et ses associés

la débrief longuement pour voir si elle

racontait pas des conneries et cetera.

Il s'agit quand même d'un de quelqu'un

qui allait devenir président Trump. Il

allait devenir en 2016, en 2017, il

l'était. Donc il voulait vérifier que

c'était pas justement un montage, une

connerie venant des démocrates pour le

salir machin. Lui dit que pas du tout,

qu'elle était absolument crédible.

Mais de la même façon, ce qu'elle

raconte, c'est comme cet homme, cet

homme dont on parlait, le chauffeur

garde du corps là, ce qu'elle raconte,

elle ça ne s'invente pas. C'est

tellement grotesque euh ah parce qu'elle

elle décrit ça avec ses mots de de

presque d'enfant quoi. Donc ah non, pour

toucher mon pénis, tu dois mettre un

gant dit Trump.

C'est c'est des trucs qui s'inventent

pas quoi. Des trucs aberrants.

Et vous pensez pas que suite à des

pressions qu'elle aurait pu recevoir,

elle a pas juste changé d'identité ?

Ah, c'est possible ? Oui. Oui. Elle a

décidé de se faire oublier de Oui, oui,

oui. De changer d'identité, de pays, de

tête. C'est possible.

Tout est possible.

Et ce qui est aussi assez perturbant

dans cette histoire, c'est que les

victimes ensuite, enfin ces jeunes

femmes deviennent plus ou moins des

chasseuses de tête, si je puis dire ça,

et recrutent d'autres victimes. Comment

vous l'expliquez ?

Ben, c'est-à-dire que au début que donc

elles sont utilisées pour des massages

qui sont euh évidemment des massage

sexuel et puis euh si elle s'avère

douée, il leur propose toujours moyenne

en finances euh puisque c'était ça la

grande habilité de son petit système,

c'est que les filles étaient payées en

fonction de la prestation et donc si

elles deviennent recruteuses, elles sont

payées au nombre de filles qu'elles

amènent. Donc elles ont même plus à

faire de message, elles ont juste à à

les convaincre. Alors au début c'est au

niveau de Palm Beach en Floride, donc

elles vont voir les petites à l'école.

Est-ce que tu veux te faire 100 dollars

facilement ? Ah ouais, bonne idée et

cetera.

et et elles deviennent comme ça. Et

alors les plus doués de toutes, c'est

comme Virginia Guiffre qui maintenant

est décédée,

c'est celle qu'on envoie aux quatre

coins du monde pour des clients hyper

importants, VIP, Prince Androu, tel

sultan, tel et elles font carrément

partie de la famille d'une certaine

façon. Euh papa Jeffrey, maman Guilène

et la petite Virginia. Et à un moment,

elle dit "Ça suffit", elle se barre euh

elle se bat en Thaïlande et ensuite de

là elle va en Australie où elle se

marie, elle renonce à tout puis elle

revient et elle fait un procès à Guillen

Maxwell en 2016. Procès qui se solde par

un accord et un échange d'argent. En

fait, Guillen la paye pour qu'elle se

taise et là, elle repart et puis euh par

la suite, bah elle a eu un accident de

voiture

h

et 4 jours ou 5 jours après, elle s'est

suicidée.

Et euh

ces ces jeunes femmes, on a quand même

l'impression qu'elles avaient un profil

assez similaire pour la plupart d'entre

elles.

Est-ce que vous pourriez revenir dessus

? profil des jeunes femmes, c'est que

c'était alors donc au début c'était à

Palm Beach et puis après il a fallu

étendre donc il fallait en trouver à New

York et puis après euh le système était

devenu plus grand et plus important et

les clients étaient des gens plus

importants. le chantage avait monté de

niveau et là, il fallait aller les

chercher là où elles étaient,

c'est-à-dire dans les pays de

l'Estellement,

hein, là où il y avait des jeunes

ukrainiennes, des jeunes russes, des

jeunes bulgares, des jeunes

qui rêvaient de devenir mannequins, qui

vivaient souvent dans des conditions

vraiment très très précaires et qu'on

qu'on on les achetait pas à leurs

parents mais enfin, on poussait on

pouvait aider un petit peu

financièrement dans la famille pour que

tout en disant on va on va on va faire

une carrière extraordinaire à cette

jeune fille évidemment

euh Jean-Luc Brunel avait une agence de

mannequins, il y avait d'autres agences

de mannequins qui rabattaient pour

Epstein euh donc on leur faisait mons et

merveilles et on nourrissait le système

avec des jeunes filles d'ailleurs qui

avaient un type physique hein souvent un

peu diapane

blonde vraiment prépuber comme ça un peu

le style David David Hamilton les

photographies de David Hamilton, je sais

pas si vous avez connu ça voyez le genre

qui d'ailleurs s'est suicidé parce qu'il

était dénoncé par Flavie

Flamédocriminel.

Donc c'est cet univers là. Et donc

en fait ce que je raconte après dans le

livre et qui est important hm

hm

c'est que euh quand ça devient vraiment

presque industriel son système, il y a

des demandes qui deviennent euh

différentes. Euh euh c'est-à-dire bon

bah il y en a qui sont qui veulent pas

de jeunes filles, ils veulent des jeunes

garçons.

Mais après, on commence à tomber dans

des âges beaucoup plus jeunes de proie

d'enfants. Ça peut être des 4 6 ans, ça

peut être des bébés, ça peut être parce

que le malheureusement une fois qu'on a

décidé de se débarrasser de toute morale

et ben on veut toujours plus. Et donc il

y a énormément de clients qui veulent

toujours plus. Donc ils vont demander à

Epstein de les fournir en enfant.

Et là, alors ça devient autre chose. Là,

ça devient des réseaux

de type mafieux plus. Les Roumains sont

très bons, les Ukrainiens sont très

bons. Euh et eux carrément ils enlèvent

des enfants euh où ils rachète les

enfants à leurs parents. Ils font la

même chose pour les organes. Donc le

faire pour des pédophiles. D'ailleurs,

bien souvent les enfants sont utilisés

d'abord pour des pédophiles puis ensuite

pour les organes. Bref, et là il rentre

dans un autre système

Epstein auquel il n'adhère pas au départ

parce que c'était pas lui qui

l'excitait, c'était les les les filles

de de 14 de 12 14 ans. pas les bébés,

pas ni les sacrifices, ni le mais il y a

il va se rendre compte petit à petit, ça

on le voit dans dans le livre, qu'il

existe aussi ce qu'on appelle un culte

pédosatanique

euh qui considère que tu es comme ça

lors de cérémonie rituelle des enfants

permet de devenir quelqu'un de

d'infiniment plus fort soi-même euh au

travers de de des rituels, au travers de

enfin, ils y croient, hein. Moi, ça me

paraît délirant, mais euh de champ, de

de tenue, de euh de ils boivent le sang,

enfin bon. Euh et lui, Epstein,

il va être obligé d'être l'organisateur,

le fournisseur et le participant, mais

sans y croire vraiment lui-même. Euh,

c'est-à-dire que dans cette population,

il y en a qui y croient vraiment. Euh,

c'est une comme une secte si vous

voulez. mais une secte qui recruterait

dans l'élite uniquement. C'est pas une

secte où il y a un un gars qui travaille

à la poste ou un facteur euh ben c'est

la même chose ou un conducteur de bus.

Euh

c'est c'est vraiment et puis autour de

cette de ce microcosme de secte, il y a

aussi des gens qui suivent

euh

en fait eux ils sont attirés justement

par le secret, le fait de partager

quelque chose d'incroyable et de

d'exceptionnel et d'un peu terrifiant et

scabreux sans bien en comprendre les

temps et les aboutissants, sans bien

mesurer la part que joue évidemment le

diable là-dedans. le bien, le mal. Non,

ils sont là pour s'éclater. Ils sont

très cons, ils sont surtout très

défoncés parce que évidemment tout ça va

te perdre avec l'usage massif de

drogues, que ce soit des drogues pour le

sexe ou des drogues de récréative comme

la coque ou bon. Donc

c'est un ensemble très lourd en réalité.

Et c'est pour ça aussi que j'ai fait un

roman parce que essayer d'expliquer

l'évolution d'Epstein lui-même par

rapport à ça,

sa réussite

incroyable et en même temps il vend son

âme au diable totalement. Il et et puis

aussi ce que j'essaie de faire ressentir

dans le roman, c'est le fait que il

passe 40 jours en prison. Donc c'est

comme un journal intime. Il écrit un peu

tous les jours et ça fait 40 chapitres.

Et petit à petit, il comprend qu'il ne

sortira jamais de prison, qu'il y aura

pas de procès et qu'il est là pour

mourir. Il est pas là pour être jugé. Il

est il est là parce que le meilleur

moyen de tuer quelqu'un

discrètement, c'est de le mettre en

prison.

Euh c'est si facile de se suicider.

D'ailleurs, dans cette histoire, tout le

monde s'est suicidé. Jean-Luc Bruenel

s'est suicidé, Virginia Guifre s'est

suicidé, Epstein s'est suicidé. C'était

un flux ininterrompu de suicide. Et donc

c'est ça aussi, c'est le le jeu

psychologique sur lui-même quoi, de se

dire au début, je vais appeler Trump, je

vais appeler Wood Barack, je vais m'en

sortir.

C'est pas possible.

C'est c'est une erreur. En plus, il est

il est mis en prison pour une affaire

déjà jugée en 2008 dans laquelle il a il

a fait son année de prison. il se dit

c'est il se dit c'est c'est une blague

et puis il déchante au fur et à mesure

des pages jusqu'à comprendre que voilà

euh d'autant que il a été agressé euh

au bout de d'une vingtaine de jours, il

est déjà agressé par son codétenu.

Mais malgré tout, l'administration va

dire "Ah non, c'est une tentative de

suicide." Alors que son son codétenu est

un un psychopathe qui a qui a étranglé

quatre Mexicain pour une histoire de

drogue, un ancien flic qui a dit quand

il a été incarcéré bien avant Epstein,

ah un truc que je déteste c'est les

pédophiles et on le met dans la même

cellule qu'Epstein. Bizarre.

Oui,

évidemment. Après, on le sort de la

cellule et c'est donc la nuit où les

gardiens sont endormi devant leur écran,

où il y a pas de caméra qui marche et où

euh on dirait que cette prison était est

complètement à volot qui meurt à nouveau

en se suicidant soi-disant. thèse à

laquelle je ne crois évidemment pas une

seconde. Tout démontre qu'il fallait pas

qu'il continue à parler et risquait de

parler et d'évoquer un peu ce que je

vous évoque là. Et c'est ça qu'il

fallait pas qu'on sache.