Transcription
Pourquoi Donald Trump ne veut plus en
entendre parler ? C'est parce qu'il est
cité dans les dossiers.
Bien sûr, c'est parce qu'il c'est c'est
évidemment parce qu'il est cité dans les
dossier
que sans bien réfléchir, mais il semble
que ce garçon en fait réfléchisse pas
très souvent. Je pense qu'il est atteint
de sénilité, moi. Euh donc parce que
faire campagne en disant je vais tout
raconter, tout libérer et puis une fois
élu, se rendre compte qu'on est dedans.
Il le savait. Il sait très bien ce qu'il
a fait dans sa vie.
Bien sûr.
Euh donc il sait bien qu'il va
apparaître. Et là alors il essaie de
bloquer puis finalement ça sort.
Bonjour à tous et bienvenue dans ce
nouveau podcast Expression libre.
Aujourd'hui, j'ai la joie de recevoir
Carl Zé. Bonjour Carl Z0 et merci
beaucoup d'être avec nous.
Bonjour.
Alors Carl Z Charles Donjou a énormément
changé comme vous le constatez, il a
changé de sexe et il a rajuni.
Carl Zé, vous êtes animateur de
télévision, vous êtes écrivain,
réalisateur également rédacteur en chef
de la revue L'envers des affaires. Vous
luttez contre la pédocriminalité depuis
plus de 20 ans et vous êtes aujourd'hui
ici pour que l'on parle de votre dernier
ouvrage dans la peau d'pstein. Et tout
d'abord, ma première question, c'est
pourquoi avoir choisi d'écrire sous la
forme d'un roman ? parce que le roman me
permet de pouvoir écrire tout ce que je
pense et tout ce que je sais sans
risquer les foudre euh d'une censure euh
qui pourrait être euh téléguidée euh par
des gens aux intérêts inavouables. Des
gens qui ont simplement pas envie qu'on
parle d'eux ou qu'on parle d'Epstein ou
qu'on établisse des liens directs entre
eux et Epstein. Chose que je peux me
permettre de faire parce que c'est un
roman. et un romancier. Alors
évidemment, c'est un peu clin d'œil de
dire c'est un roman parce que c'est pas
vraiment un roman, mais d'une certaine
façon, c'est un roman dans le sens où je
me suis vraiment mis dans sa peau. Donc
il y a à la fois l'excuse du roman, on
va dire, et puis il y a le fait de
d'essayer de me mettre à sa place et
donc d'essayer de penser comme lui.
C'est ça. C'était une vraie difficulté
de romancier et c'est un art auquel je
j'étais pas habitué. Je m'étais jamais
essayé à faire ça. Donc en fait
disons on on dit que il faut une grande
cuillère pour manger avec le diable et
là il fallait aussi un grand fusil pour
tirer sur les démons qui évidemment
quand quand on écrit autour de ça
finalement on y réfléchit, on y pense
beaucoup et on fait appel à des forces
qui nous dépassent un peu. Il faut bien
dire la vérité parce que derrière ces
affaires de pédocriminalité,
il y a toujours un peu l'ombre du diable
et donc ça fait un peu peur en même
temps et c'est déstabilisant par moment.
Euh donc heureusement, j'étais très
concentré, je l'ai écrit rapidement et
j'ai pu mettre un coup d'arrêt à ces
incursions euh euh
on va dire difficiles dans ma vie.
Bien sûr. Et justement en parlant de
l'échéance de l'écriture de cet ouvrage,
dans une interview il y a quelques
temps, vous avez indiqué avoir commencé
à écrire ce livre avant la publication
des 3 millions de documents. Mais donc
sur quelle source vous êtes appuyé ?
Bah en fait, j'avais je vais vous dire
c'est simple, j'ai commencé exactement
le 15 janvier.
Et pourquoi j'ai commencé le 15 janvier
? parce que en fait j'avais un ami
éditeur m'avait proposé, il lance une
collection euh le roman d'un fait
d'hiver, on avait évoquer ensemble
d'autres pistes possibles et je lui ai
dit non, le plus intéressant à mon sens
compte tenu de ce que j'ai fait
justement depuis plus de 20 ans,
la lutte contre la pédocriminalité, ça
serait de faire la Ferpstein parce que
la Ferpstein, bah c'est un peu toutes
les histoires en une et à un tel niveau
qu'elle présente un avantage, c'est
qu'on ne peut plus la nier. C'est-à-dire
qu'auparavant, vous vous étiez pas né ou
à peine né ou ou toute petite, mais
quand on parlait dans ces lointaes
années de réseau pédocriminel, on nous
répondait "C'est un fantasme du
journaliste, ça n'existe pas." Euh et on
et toute la société faisait comme si on
ne touchait jamais aux enfants alors que
tout le monde avait autour de nous de de
soi ou dans des familles et cetera des
récits d'inceste de réseau de ou parfois
de curé ou parfois de bon et donc on
savait que ça existait mais on avait pas
le droit d'en parler et là arrive cette
affaire d'Epstein et il devient évident
que tout ce qu'on raconte tout ce qu'on
affirme depuis tant d'années est vrai.
est sourcé et donne même lieu à une
extraordinaire commission au Congrès aux
États-Unis, donne lieu à des passes
d'armes incroyable puisque
Trump avait promis absolument de de
libérer tous les secrets de la Ferpstein
pour être élu et puis une fois élu, il a
essayé de ne pas le faire et il a il a
fallu 6 mois pour qu'il décide que
finalement mais il a fallu que sa base
lui rappelle sa promesse, sinon il
l'aurait jamais fait et il l'a fait. Et
donc tout ça fait un ensemble
qui se prêtait bien à faire un roman. Et
là-dessus effectivement euh 15 jours
plus tard, le 31 janvier, boum 3
millions de documents. Oh là là là là,
c'est à la fois pour le romancier est
merveilleux, ça fait beaucoup
d'informations
mais complexe quand même.
Mais mais comment les traiter ? Comment
comment je peux pas lire 3 millions de
documents sinon rendez-vous dans 3 ans.
Évidemment de l'autre côté l'éditeur dit
allez on y va on y va on écrit et en
fait alors il faut savoir que la FETINE
moi je la suivais depuis le début et
j'avais consacré dans le numéro 2 de
l'envers des affaires.
Il était en couverture et il y avait
tout un dossier
dossier que j'avais fait quasiment tout
seul. Donc je connaissais très très bien
le dossier déjà.
À l'époque, on en parlait quasiment pas
en France quand il on en a parlé un tout
petit peu au début et puis après c'est
retombé euh alors que pourtant on sait
maintenant et on en est qu'au début
qu'il y avait évidemment un versant
français de la Ferpstein puisque il
passait 6 mois par an à Paris à venue
Foche à Saint-Trope sur la côte
et on sait qu'il avait beaucoup d'amis,
beaucoup de relations et
On on n parlait pas. Il a fallu 2 ans à
la justice française pour finalement
entendre Jean-Luc Brunel, le fameux
pourvoyeur de de de cher fraîche de de
jeunes de de jeunes filles à peine puber
qui se destinaient à être mannequin et
qui en fait terminait dans dans
leur système quoi en réalité de de de
prostitution et de pédocriminalité.
Donc comme j'avais longuement travaillé
dessus depuis ce temps-là, j'avais
beaucoup de mots clés ou de mots
d'entrée pour aller directement chercher
dans les documents
ben révélés ce qui m'intéressait pour
nourrir mon récit. Et en fait mon récit,
je dirais il était déjà bâti dans ma
tête et c'est pour ça que j'ai fait dans
la peau de moi je moi je Epstein parce
que je voyais comment ça fonctionnait et
c'est surtout ça au fond que je veux
raconter c'est comment ça fonctionne de
l'intérieur
comment fonctionne non seulement ce
système de de pédo, mais au-delà de ça
comment fonctionne le monde parce que
Epstein nous apprend aussi au passage
des choses sur le fonctionnement du
monde,
sur la manière dont les élites, les
puissants,
euh évidemment font fit de toute morale
et peuvent se permettre de faire
absolument n'importe quoi parce qu'ils
se jugent au-dessus de tout.
Et on comprend par exemple, ça faisait
longtemps que je me posais des questions
sur des groupes comme le groupe de
Bilderberg ou la trilatérale
d'Avos. Quel est le sens de tout cela ?
Et Epstein nous le raconte et là c'est
pas le romancier qui le raconte, c'est
Epstein qui le dit dans une interview,
il explique bah voilà, on s'est rendu
compte que dans nos démocraties, les
présidents sont élus pour 4 5 ans.
Parfois ils ont droit à deux mandats,
parfois pas. Mais nous, les hommes
d'affaires, les businessmans, les
propriétaires des de tout, on on peut
pas traiter avec des gens qui passent
comme ça à 4 ans et qui disparaissent.
On a besoin donc nous-même de gérer le
monde sans passer par ces gens-là. Et
donc, c'est ça aussi que raconte ce
livre.
Et justement, en parlant de ces élites,
en janvier, beaucoup de noms sont sortis
et peu pourtant été condamnés. Comment
vous l'expliquez ?
Ah ben c'est même pas peu, c'est aucun.
C'estàdire, il y a des noms, il y a des
actes, il y a des victimes innombrables.
Mais à ce jour, que ce soit aux
États-Unis ou en France, il y a toujours
pas
la moindre condamnation.
Alors, on nous dit qu'en France, il y
aurait une enquête.
J'en doute un petit peu mais peut-être
après tout. Je pense que comme il y a eu
un moment d'émotion au moment de la
publication des dossiers, ils sont dit
"Ah là là, il faut lancer une enquête."
Alors, elle est double. Il y a celle sur
le sur les victimes et la
pédocriminalité et une volet financier.
Mais pour l'instant,
je doute que ça nous mène bien loin.
Quant aux États-Unis, s'il n'y avait en
fait les politiques et d'ailleurs qui
soient républicain ou démocrates,
les gens du Congrès pour aller exiger de
continuer l'enquête et exiger de
continuer à entendre les différentes
personnes. On a entendu les Clinton. Il
paraît qu'en juin, on va entendre Bill
Gates.
On va entendre bientôt la madame Noël
qui était la matonne qui s'occupait
directement d'Epstein en prison.
Donc c'est ça au moins ça continue. Pour
le reste on vient de voir que Trump a
viré Pam Bondi qui l'avait nommé à la
justice pour gérer la Fstein.
Oui.
Et il l'a foutu dehors. Je pense que lui
a envie de ne plus jamais entendre
parler de la Fstein. Donc c'est pour ça
qu'il se débarrasse au passage de Pam
Bondi. Enfin chez lui plus rien ne
m'étonne.
Et pourquoi Donald Trump ne veut plus en
entendre parler ? C'est parce qu'il est
cité dans les dossiers. Bien sûr, c'est
parce qu'il c'est c'est évidemment parce
qu'il est cité dans les dossiers euh que
sans bien réfléchir, mais il semble que
ce garçon en fait réfléchisse pas très
souvent. Je pense qu'il est atteint de
sénilité, moi. Euh donc parce que faire
campagne en disant je vais tout
raconter, tout libérer et puis une fois
élu, se rendre compte qu'on est dedans.
Il le savait, il sait très bien ce qu'il
a fait dans sa vie,
bien sûr.
Donc il sait bien qu'il va apparaître.
Et là, alors il essaie de bloquer puis
finalement ça sort. Euh alors on me dit,
j'entends ce qu'on me dit. On me dit "Ah
ben non, s'il y avait vraiment des trucs
sur Trump et ben l'administration
précédente Biden et Obama l'aurait
massacré, ils auraient tous sorti contre
lui." Et donc c'est bien la preuve qu'il
y a rien dedans, mais c'est méconnaître
la réalité de penser une chose pareille.
Parce que en vrai ces
administrations-là,
elles sont dans le coup aussi de ces
affaires-là. Il y a leur nom aussi aux
démocrates. Donc ils savent pertinemment
qu'ils y sont, que Trump y est. C'est un
même système. C'est très euh bipartisan
d'imaginer qu'il y a d'un côté euh les
méchants, de l'autre les bons. En
l'occurrence les méchants démocrates et
les bons pour Trump. Non, il y a des
méchants et des bons des deux côtés. Et
en réalité, même s'il savait très bien
qu'il y avait Trump dedans, comme il
savait qu'il y avait aussi Clinton et
plein d'autres, il y a parce qu'il y
avait quand même un peu plus de
démocrates que de républicains, euh bah
c'est pour ça que c'est pas sorti. Donc
c'est un mauvais argument de me dire "Ah
euh non, Trump est formidable d'ailleurs
non c'est pas vrai. Je crois que Trump
il est aux fraises
et cette affaire va au-delà justement
des idéologies politiques.
Bien entendu. Bien entendu. De de même
que il est bon entre
gens d'argent de se réunir plus ou moins
secrètement pour décider de ce que de la
géopolitique en réalité et de où vont
passer les gazoduc, comment on continue
à s'en mettre plein les fouilles et
comment on continue en fait à regarder
les peuples quels qu'ils soient de haut.
On est maintenant à l'état de
semi-esclave. C'est ça la réalité de la
vie politique. Elle n'est pas politique,
elle est économique, elle est faite par
des puissances d'argent. et les et les
puissances politiques sont des petites
choses et qui sont bien souvent
inféodées d'ailleurs aux puissances
d'argent. Donc toute façon, ce combat
contre la pédocriminalité, il est c'est
pas du tout un combat politique. C'est
c'est il consiste à essayer d'obtenir
des avancées substantielles de la part
de politique, mais en réalité euh on n
pas plus de réponse à l'extrême gauche
qu'à l'extrême droite. On a pas de
réponse. C'est c'est toujours on avance
pas on avance pas du tout.
Donc il serait temps que tout le monde
se réveille.
Carl Zé, justement, vous en avez parlé,
certaines révélations ont montré qu'il
ne s'agissait pas uniquement d'un
financier, mais d'un homme au cœur d'un
réseau d'influence, souvent informé et
connecté à toutes les sphères de
pouvoir. Est-ce que vous qualifiez cette
affaire de tentaculaire ?
Oui, c'est c'est tentaculaire parce que
Epstein touche absolument à tout. Il
réussit dans la finance alors qu'il est
nul. Il est nul en finance. Il est c'est
un trader pitoyable. il réussit à faire
un pauvre système de ponzi qui
s'effondre, il a de la chance de pas
aller en prison et après en fait il
devient l'homme à tout faire d'un
milliardaire américain, celui Leslie qui
possède Victoria Secrète et à Bercri et
Fitch.
il gère sa fortune
et il dit euh moi je suis un un
conseiller qui ne prend que des clients
qui pèsent plus d'un milliard histoire
de montrer qu'il est très fort en fait
de client il n'a que les slee wxner donc
il va pas aller bien loin avec ça mais
quand même il va assez loin puisque
grâce à cela, il va pouvoir
non seulement avoir le manoir de
Manathan mais derrière l'île de Little
Saint James, le zoau orange, la maison
Palm Beach. Euh tout ça parce que Wexner
fait partie du méga groupe. Lequel méga
groupe est au service d'Israël et lui
fournit de l'argent pour pouvoir faire
son système de compromate.
Donc effectivement, il est lié à tout.
Il est lié à tout ce qui est puissant
puisque il doit surveiller ce qui est
puissant. Son rôle, c'est dès qu'il y a
la moindre possibilité de déviance
sexuelle chez quelqu'un d'important,
homme ou femme, mais la plupart du temps
homme, c'est de lui mettre, si j'ose
dire, dans les pattes, euh des des
jeunes filles, des petites filles, voir
des bébés. Donc et de filmer évidemment
comme là, mais de avec le son aussi et
ensuite de faire chanter les gens, c'est
c'est ça son véritable métier en
réalité. Mais Carl Z justement, qui lui
a attribué ce rôle ?
C'est c'est celui qui a eu l'idée de ce
rôle pour lui, c'est le père de Guillen
Maxwell, Robert Maxwell, qui était à la
fois un élu au Parlement britannique, un
homme d'affaires richissime, il avait
400 entreprises
et c'était en même temps un espion du
Mossade. Et il avait été auparavant, il
avait aussi travaillé pour le KGB.
C'était un homme extrêmement influent.
Euh il avait son rond de serviette chez
tous les présidents de la planète,
chez tous les hommes d'affaires du
monde, tout le monde était à ses pieds
et il rencontre le jeune Epstein et il
lui dit "Toi, tu as le profil pour faire
un bon agent israélien." Et il l'engage
et l'autre se retrouve à faire ça. Et
celle qui va avoir la bonne idée, c'est
Guillen, parce qu'ils sont déjà ensemble
et qu'ils ont des habitudes sexuelles
assez bizarre de se faire masser par des
petites filles, des jeunes filles.
Euh et elle elle dit "Bah, on va joindre
l'utile à l'agréable et on va faire en
sorte que c'est
d'étendre le cercle de nos relations et
leur faire partager nos goûts. Et puis
on filmera et puis on donnera ça au
Mossade. et le Mossade en fera bon usage
et tiendra comme ça les gens. Et après
quand il y a besoin dans le cadre d'une
négociation qu'elle soit politique ou
financière ou qu'importe de de rappeler
à quelqu'un qu'il est tenu, il s'en
charge.
Mais dans ce cas Carl Z vous appuyez
cette théorie comme quoi Jeffrey Epstein
serait proche du Mossade, du Krémelin,
de la CIA et cetera.
Euh alors c'est différent du Kremelin,
pas du tout. Il a essayé de il a essayé
de de voir Poutine par trois fois.
Oui, ce qu'on a vu. Ouais. Sans succès.
Et Poutine n'a jamais voulu euh le
rencontrer. Il était agent du Mossade et
il était
encheville avec la CIA, c'est-à-dire
qu'il donnait des coups de main, il
pouvait leur filer des dossiers. En
réalité euh c'était un agrément entre
gens de bonne compagnie. Il était pas à
proprement parler membre de la CIA. Mais
la CIA savait très bien ce qu'il faisait
et il rendait des services à la CIA
exerçant sur les territoires américains.
C'est la moindre des choses. Alors, par
ailleurs, les documents qui ont été
publiés le 30 janvier dernier mettent en
évidence l'existence de complices et
notamment avec des éléments qui évoquent
un réseau de médecin. Est-ce que vous
pourriez nous en dire un peu plus sur
cette question ? les médecins. Alors en
fait, oui, quand on quand on doit gérer
un un grand nombre comme ça de victimes,
ces victimes peuvent
avoir des problèmes. Déjà, il y a le
problème de la contraception, il y a le
problème d'éventuels avortements, il y a
le problème de soirées ou de séances de
massage qui tournent très mal et où la
fille est esquintée. Il y a même le
récit de d'une d'une d'un jour où une
fille a été blessée, il a fallu
débarrasser la table de la salle à
manger et l'opérer directement sur la
table. Euh et il avait donc tout un
réseau de médecin alors a commencé par
le sien propre et puis des dermat et
puis des gynéco et puis
tout ce qu'il fallait autour pour que
ces filles soient en bonne santé ou ou
les les enfants.
Et pour continuer sur ces complices, en
février dernier sur les réseaux sociaux,
vous avez publié un témoignage. C'est le
témoignage de son ancien chauffeur et
garde du corps. Est-ce que vous pourriez
nous en dire un peu plus ?
Oui. Alors ça c'est alors il n'est pas
authentifié ce témoignage mais ce que
raconte cette personne
est tellement inimaginable
que pour moi elle est vraie. Euh parce
que il c'est dans les détails qu'on
qu'on que que on affine sa présomption
en fait ça de de de culpabilité en
l'occurrence et il donne des détails
tellement précis, tellement scabreux,
tellement horrible de ce qu'il a pu voir
euh
dans autour d'Epstein et de ce qu'on lui
demandait de faire et cetera que ça me
paraît difficile à inventer. Euh mais
j'invite les vous vous avez qu'à le
mettre en lien
le la vidéo et les gens iront le
regarder. Je vais pas déflorer ce qu'il
raconte
bien sûr. Mais donc ce témoignage a été
authentifié. Enfin, quelles sont vos
sources pour ce témoignage ?
Bah ce ce témoignage il est simple. Il
est celui d'un homme qui était chauffeur
garde du corps d'pstein et d'autres
célébrités. à un autre moment, il me
semble qu'il parle de d'une chanteuse
américaine pour lequel il a aussi
travaillé, qui elle-même est un peu
déviante, mais enfin rien à voir avec
Epstein. Et surtout bah lui raconte
un peu la la vie quotidienne dans l'île
de Little Saint James
avec ces ces ces sortes de weekend no
limit où où les gens ont le droit de
faire absolument ce qu'ils veulent, y
compris sans prendre s'en prendre aux
membres du personnel.
de Lîele, il avait 70 employés. Donc on
leur disait "Ah non, là si vous no
limites, vous vous planquez."
Mais ceux qui se planquaient pas, il
pouvaient aussi bien se faire violer ou
tuer par les gens qui étaient là sur
l'île qui étaient venus pour ça, qui
étaient les invités.
Mais ce qui est assez compliqué à
comprendre, c'est que oui, les élites
avaient certainement des intérêts suite
à du chantage et cetera à ne pas parler,
mais le personnel, qu'est-ce qu'ils
avaient à perdre à parler ? Euh la vie
la vie de
quand vous assistez à quand vous
assistez à ce genre de chos
euh vous le gardez pour vous. Euh déjà
regardez avec quelle difficulté les les
propres victimes
euh avec quelle difficulté elles ont pu
parler.
D'abord dans un premier temps, elles
n'ont été pas écoutées. Il y a eu un
procès. Elles n'ont même pas été le
premier procès, celui de 2008.
Donc il s'en est très très bien tiré. Il
a fait un an de prison tout en étant pas
en prison en réalité et les victimes
n'ont appris qu'il avait fait cette
année de prison qu'une fois qu'il était
sorti de prison. C'est dire c'est à quel
point elles étaient tenues au courant.
Et même là encore elle continue à
manifester parce que les noms ne sortent
pas. Il y a il y a quelques noms qu'on
connaît dit souvent. Il y en a beaucoup
plus que ça. Un réseau tentaculaire
comme ça, ça touche beaucoup beaucoup de
monde. Euh, j'ai oublié la question. La
question c'était vous aussi ? Bon, alors
une autre ?
Non, non, non. Bah, bien sûr. Non, c'est
vous bah vous y avez très bien répondu.
C'était pourquoi est-ce que les victimes
n'en ont pas plus parlé que ça ?
Pourquoi est-ce qu'on a pas entendu tant
de témoignages que ça ?
Ah oui, et vous me parliez du personnel.
Et ben le le personnel, il est il est
caché aux abris, hein. Ceux qui ont
trempé là-dedans, ils ont ils peuvent se
faire ensuite accusé évidemment de non
dénonciation de crime et cetera.
Évidemment qu'il y a des gens qui
étaient là et qui ont vu.
Bien sûr.
Et concernant les victimes, vous avez
également sur les réseaux sociaux et
certainement dans des interviews évoqué
le cas de Cathy Johnson. Un témoignage
quand même assez glaçant. Qu'en est-il
aujourd'hui de cette victime ? Mais
cette victime n'a pas été retrouvée euh
puisque c'est une victime. Donc elle a
été agressée sexuellement euh à
plusieurs reprises par un duo euh euh
un duo de choc Epstein et Trump. Euh
donc
c'est vérifié.
Ah bah c'est vérifié dans ce qu'elle
raconte. Raconte. Alors, peut-être
elle a quand même été jusqu'à déposer
trois plaintes successives euh deux en
Californie, une à New York et c'est
cette dernière plainte là de New York
qui en fait n'a pas été déposée puisque
la veille d'aller témoigner, elle a reçu
la visite dans un parking de
supermarché. Elle a été avec sa mère à
faire les courses de costaud qui sont
arrivés qui ont dit euh tu vas pas
prendre l'avion, tu vas pas aller à New
York et tu vas oublier de déposer cette
plainte. Et donc cette femme Cathy
Johnson a pris peur et a depuis
totalement disparu. Elle est rayée de la
surface du globe. On sait pas ce qu'elle
est devenue. Alors que son avocat dit
cette femme disait la vérité, je la
crois. Et je ne comprends pas
aujourd'hui que on reparle d'Epstein. Ça
ça se passait en 2016. Je ne comprends
pas qu'elle ne revienne pas pour dire sa
vérité. problème c'est qu'elle doit plus
être de ce monde hein parce que des
cadavres il y en a quand même beaucoup
dans ces histoires là
mais son avocat n'a pas essayé de la
retrouver
il a essayé elle est introuvable
et
et il a lui en plus elle était en
Californie lui exerçait en Floride et il
a fait venir en Floride pour que lui et
ses et ses associés
la débrief longuement pour voir si elle
racontait pas des conneries et cetera.
Il s'agit quand même d'un de quelqu'un
qui allait devenir président Trump. Il
allait devenir en 2016, en 2017, il
l'était. Donc il voulait vérifier que
c'était pas justement un montage, une
connerie venant des démocrates pour le
salir machin. Lui dit que pas du tout,
qu'elle était absolument crédible.
Mais de la même façon, ce qu'elle
raconte, c'est comme cet homme, cet
homme dont on parlait, le chauffeur
garde du corps là, ce qu'elle raconte,
elle ça ne s'invente pas. C'est
tellement grotesque euh ah parce qu'elle
elle décrit ça avec ses mots de de
presque d'enfant quoi. Donc ah non, pour
toucher mon pénis, tu dois mettre un
gant dit Trump.
C'est c'est des trucs qui s'inventent
pas quoi. Des trucs aberrants.
Et vous pensez pas que suite à des
pressions qu'elle aurait pu recevoir,
elle a pas juste changé d'identité ?
Ah, c'est possible ? Oui. Oui. Elle a
décidé de se faire oublier de Oui, oui,
oui. De changer d'identité, de pays, de
tête. C'est possible.
Tout est possible.
Et ce qui est aussi assez perturbant
dans cette histoire, c'est que les
victimes ensuite, enfin ces jeunes
femmes deviennent plus ou moins des
chasseuses de tête, si je puis dire ça,
et recrutent d'autres victimes. Comment
vous l'expliquez ?
Ben, c'est-à-dire que au début que donc
elles sont utilisées pour des massages
qui sont euh évidemment des massage
sexuel et puis euh si elle s'avère
douée, il leur propose toujours moyenne
en finances euh puisque c'était ça la
grande habilité de son petit système,
c'est que les filles étaient payées en
fonction de la prestation et donc si
elles deviennent recruteuses, elles sont
payées au nombre de filles qu'elles
amènent. Donc elles ont même plus à
faire de message, elles ont juste à à
les convaincre. Alors au début c'est au
niveau de Palm Beach en Floride, donc
elles vont voir les petites à l'école.
Est-ce que tu veux te faire 100 dollars
facilement ? Ah ouais, bonne idée et
cetera.
et et elles deviennent comme ça. Et
alors les plus doués de toutes, c'est
comme Virginia Guiffre qui maintenant
est décédée,
c'est celle qu'on envoie aux quatre
coins du monde pour des clients hyper
importants, VIP, Prince Androu, tel
sultan, tel et elles font carrément
partie de la famille d'une certaine
façon. Euh papa Jeffrey, maman Guilène
et la petite Virginia. Et à un moment,
elle dit "Ça suffit", elle se barre euh
elle se bat en Thaïlande et ensuite de
là elle va en Australie où elle se
marie, elle renonce à tout puis elle
revient et elle fait un procès à Guillen
Maxwell en 2016. Procès qui se solde par
un accord et un échange d'argent. En
fait, Guillen la paye pour qu'elle se
taise et là, elle repart et puis euh par
la suite, bah elle a eu un accident de
voiture
h
et 4 jours ou 5 jours après, elle s'est
suicidée.
Et euh
ces ces jeunes femmes, on a quand même
l'impression qu'elles avaient un profil
assez similaire pour la plupart d'entre
elles.
Est-ce que vous pourriez revenir dessus
? profil des jeunes femmes, c'est que
c'était alors donc au début c'était à
Palm Beach et puis après il a fallu
étendre donc il fallait en trouver à New
York et puis après euh le système était
devenu plus grand et plus important et
les clients étaient des gens plus
importants. le chantage avait monté de
niveau et là, il fallait aller les
chercher là où elles étaient,
c'est-à-dire dans les pays de
l'Estellement,
hein, là où il y avait des jeunes
ukrainiennes, des jeunes russes, des
jeunes bulgares, des jeunes
qui rêvaient de devenir mannequins, qui
vivaient souvent dans des conditions
vraiment très très précaires et qu'on
qu'on on les achetait pas à leurs
parents mais enfin, on poussait on
pouvait aider un petit peu
financièrement dans la famille pour que
tout en disant on va on va on va faire
une carrière extraordinaire à cette
jeune fille évidemment
euh Jean-Luc Brunel avait une agence de
mannequins, il y avait d'autres agences
de mannequins qui rabattaient pour
Epstein euh donc on leur faisait mons et
merveilles et on nourrissait le système
avec des jeunes filles d'ailleurs qui
avaient un type physique hein souvent un
peu diapane
blonde vraiment prépuber comme ça un peu
le style David David Hamilton les
photographies de David Hamilton, je sais
pas si vous avez connu ça voyez le genre
qui d'ailleurs s'est suicidé parce qu'il
était dénoncé par Flavie
Flamédocriminel.
Donc c'est cet univers là. Et donc
en fait ce que je raconte après dans le
livre et qui est important hm
hm
c'est que euh quand ça devient vraiment
presque industriel son système, il y a
des demandes qui deviennent euh
différentes. Euh euh c'est-à-dire bon
bah il y en a qui sont qui veulent pas
de jeunes filles, ils veulent des jeunes
garçons.
Mais après, on commence à tomber dans
des âges beaucoup plus jeunes de proie
d'enfants. Ça peut être des 4 6 ans, ça
peut être des bébés, ça peut être parce
que le malheureusement une fois qu'on a
décidé de se débarrasser de toute morale
et ben on veut toujours plus. Et donc il
y a énormément de clients qui veulent
toujours plus. Donc ils vont demander à
Epstein de les fournir en enfant.
Et là, alors ça devient autre chose. Là,
ça devient des réseaux
de type mafieux plus. Les Roumains sont
très bons, les Ukrainiens sont très
bons. Euh et eux carrément ils enlèvent
des enfants euh où ils rachète les
enfants à leurs parents. Ils font la
même chose pour les organes. Donc le
faire pour des pédophiles. D'ailleurs,
bien souvent les enfants sont utilisés
d'abord pour des pédophiles puis ensuite
pour les organes. Bref, et là il rentre
dans un autre système
Epstein auquel il n'adhère pas au départ
parce que c'était pas lui qui
l'excitait, c'était les les les filles
de de 14 de 12 14 ans. pas les bébés,
pas ni les sacrifices, ni le mais il y a
il va se rendre compte petit à petit, ça
on le voit dans dans le livre, qu'il
existe aussi ce qu'on appelle un culte
pédosatanique
euh qui considère que tu es comme ça
lors de cérémonie rituelle des enfants
permet de devenir quelqu'un de
d'infiniment plus fort soi-même euh au
travers de de des rituels, au travers de
enfin, ils y croient, hein. Moi, ça me
paraît délirant, mais euh de champ, de
de tenue, de euh de ils boivent le sang,
enfin bon. Euh et lui, Epstein,
il va être obligé d'être l'organisateur,
le fournisseur et le participant, mais
sans y croire vraiment lui-même. Euh,
c'est-à-dire que dans cette population,
il y en a qui y croient vraiment. Euh,
c'est une comme une secte si vous
voulez. mais une secte qui recruterait
dans l'élite uniquement. C'est pas une
secte où il y a un un gars qui travaille
à la poste ou un facteur euh ben c'est
la même chose ou un conducteur de bus.
Euh
c'est c'est vraiment et puis autour de
cette de ce microcosme de secte, il y a
aussi des gens qui suivent
euh
en fait eux ils sont attirés justement
par le secret, le fait de partager
quelque chose d'incroyable et de
d'exceptionnel et d'un peu terrifiant et
scabreux sans bien en comprendre les
temps et les aboutissants, sans bien
mesurer la part que joue évidemment le
diable là-dedans. le bien, le mal. Non,
ils sont là pour s'éclater. Ils sont
très cons, ils sont surtout très
défoncés parce que évidemment tout ça va
te perdre avec l'usage massif de
drogues, que ce soit des drogues pour le
sexe ou des drogues de récréative comme
la coque ou bon. Donc
c'est un ensemble très lourd en réalité.
Et c'est pour ça aussi que j'ai fait un
roman parce que essayer d'expliquer
l'évolution d'Epstein lui-même par
rapport à ça,
sa réussite
incroyable et en même temps il vend son
âme au diable totalement. Il et et puis
aussi ce que j'essaie de faire ressentir
dans le roman, c'est le fait que il
passe 40 jours en prison. Donc c'est
comme un journal intime. Il écrit un peu
tous les jours et ça fait 40 chapitres.
Et petit à petit, il comprend qu'il ne
sortira jamais de prison, qu'il y aura
pas de procès et qu'il est là pour
mourir. Il est pas là pour être jugé. Il
est il est là parce que le meilleur
moyen de tuer quelqu'un
discrètement, c'est de le mettre en
prison.
Euh c'est si facile de se suicider.
D'ailleurs, dans cette histoire, tout le
monde s'est suicidé. Jean-Luc Bruenel
s'est suicidé, Virginia Guifre s'est
suicidé, Epstein s'est suicidé. C'était
un flux ininterrompu de suicide. Et donc
c'est ça aussi, c'est le le jeu
psychologique sur lui-même quoi, de se
dire au début, je vais appeler Trump, je
vais appeler Wood Barack, je vais m'en
sortir.
C'est pas possible.
C'est c'est une erreur. En plus, il est
il est mis en prison pour une affaire
déjà jugée en 2008 dans laquelle il a il
a fait son année de prison. il se dit
c'est il se dit c'est c'est une blague
et puis il déchante au fur et à mesure
des pages jusqu'à comprendre que voilà
euh d'autant que il a été agressé euh
au bout de d'une vingtaine de jours, il
est déjà agressé par son codétenu.
Mais malgré tout, l'administration va
dire "Ah non, c'est une tentative de
suicide." Alors que son son codétenu est
un un psychopathe qui a qui a étranglé
quatre Mexicain pour une histoire de
drogue, un ancien flic qui a dit quand
il a été incarcéré bien avant Epstein,
ah un truc que je déteste c'est les
pédophiles et on le met dans la même
cellule qu'Epstein. Bizarre.
Oui,
évidemment. Après, on le sort de la
cellule et c'est donc la nuit où les
gardiens sont endormi devant leur écran,
où il y a pas de caméra qui marche et où
euh on dirait que cette prison était est
complètement à volot qui meurt à nouveau
en se suicidant soi-disant. thèse à
laquelle je ne crois évidemment pas une
seconde. Tout démontre qu'il fallait pas
qu'il continue à parler et risquait de
parler et d'évoquer un peu ce que je
vous évoque là. Et c'est ça qu'il
fallait pas qu'on sache.