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L’Alchimie, tentative d’un savoir universel, par Pierre Lory

Soufi.tv1:25:27

Transcription

Où toutes sortes d'éléments culturels et philosophiques et religieux ont pu communiquer assez librement dans l'espace et par l'intermédiaire de cette langue. À l'influent, l'intérêt des intellectuels musulmans pour l'alchimie, qui étaient donc présentes en Égypte mais également en Syrie, s'est avéré extrêmement précoce. On trouve même une attestation de la traduction, non, je parle d'un instinct des insignes, le Panopolitain en arabe, dans l'année 6659. Comme le dit le manuscrit, à l'époque, Dumora Milla était le gouverneur de la science. Alors, cela paraît extrêmement, extrêmement ancien. On n'est pas assuré que cela soit vrai, mais en tout cas, c'est un indice que l'alchimie a été menée.

Toute première discipline à laquelle se sont intéressés les lettrés de langue arabe. Trois siècles plus tard, Nadim, qui est un bibliothécaire de Bagdad, qui a écrit un fascinant catalogue des ouvrages de bibliothèques qui circulaient à cette époque, a véritablement consacré tout un chapitre aux ouvrages d'alchimie qui circulaient donc qui était lui à l'époque. Et il est assez fascinant de constater qu'il y a eu tellement, tellement de livres qui avaient été composés à cette époque. Donc l'alchimie avait vraiment eu droit de cité et était le lieu d'intenses discussions, d'entre philosophique, scientifique et éventuellement spirituel également.

Alors, cette imposante littérature, elle a été encore imparfaitement connue. Il est dit qu'il y a des centaines de manuscrits qui existent un peu partout dans les bibliothèques du monde arabe, sans qu'on s'y intéresse. Il y a des textes en partie attribués à des auteurs antiques : Hermès, Pythagore, Aristote, Platon, Pseudo-Aristote, Pseudo-Platon, Pseudo-Socrate, Apollonius de Tyane. Ses écrits sont nombreux et importants, mais on ne sait pas très bien quelle est leur origine. Est-ce qu'il s'agit de traductions en arabe de textes grecs, ou bien plutôt de rédactions directes en arabe par des auteurs arabophones de textes qu'on a attribués à de prestigieux auteurs de l'Antiquité ? On ne sait pas. Mais en tout cas, on voit qu'il y a eu ici une pénétration des deux mondes culturels.

En tout cas, donc, les alchimistes, les alchimistes arabes ont été visiblement assez nombreux. On a attribué même une œuvre alchimique au prince Khaled Ibn Yazid, le prince Omeyyade. Khaled est le fils du calife Omeyyade Yazid, Yazid pardon, Yazid, qui s'était très mal conduit, qui d'ailleurs est mort peu de temps après. Lui-même était candidat au trône, et puis il a été évincé par son frère, comme ça arrive souvent dans des querelles dynastiques. Et comme il a été mis à la retraite anticipée, il était assez jeune, il se serait consacré à l'alchimie, ayant commandité la traduction de textes alchimiques de la part d'un certain Stéphane, un moine égyptien. Et il aurait à son tour rédigé des textes alchimiques qui, enfin, on ne sait pas s'ils sont authentiques, mais en tout cas, que l'on retrouve repris en latin, attribués au roi Khalid.

Quoi qu'il en soit, donc, l'alchimie a été pratiquée par des artisans, des intellectuels, et elle n'a pas seulement été une vision, c'est-à-dire qu'il n'y a pas seulement une traduction mystique des textes grecs, mais elle a été repensée dans le cadre de l'islam spirituel.

Alors, quels sont les principaux courants, disons, dans l'alchimie musulmane ? La tradition retient pour la période ancienne, je parle des premiers siècles, parce qu'après elle va bourgeonner. La tradition ancienne retient comme noms principaux parmi les auteurs, l'Imam Ja'far al-Sadiq, décédé en 765, qui aurait été un des grands maîtres de cette science, et son disciple présumé, Jabir ibn Hayyan. C'est un personnage dont l'historicité est un peu floue, voire contestable, mais en tout cas, il aurait vécu d'après les indications qu'il donne. Il aurait vécu comme disciple de Ja'far. Il aurait pratiqué l'alchimie en Irak, aurait fréquenté les vizirs abbassides, notamment Harun al-Rashid, et puis après, aurait vécu la fin de sa vie dans la clandestinité, au moment de la prise du pouvoir par les Buyides. Ces données ne sont pas très vérifiables, mais pour nous, ce n'est pas l'important. Ce n'est pas en train de faire de l'histoire, mais ce qui est fascinant, c'est l'ampleur. Il a malgré tout rédigé une œuvre qui comprend entre 2000 et 3000 titres. Cette œuvre colossale porte sur l'alchimie, mais également sur la médecine, la philosophie, l'astronomie, la magie. Et on voit que dans le monde intellectuel à cette époque, on ne faisait pas la différence entre les différentes disciplines. C'était effectué comme un lieu où tout faisait sens en quelque sorte. Et comme on va le voir, un alchimiste essayant de comprendre comment l'esprit se déroule dans la matière, c'est tout naturellement qu'il envisageait diverses disciplines complémentaires.

Les érudits contemporains, comme Muhsin Mahdi ou Paul Kraus, ont démontré que tout ce corpus immense n'avait pas été rédigé par un seul homme, mais par toute une école d'alchimistes irakiens et de tendances chiites, du IXe jusqu'au Xe siècle. Enfin, peu importe. Il n'en reste pas moins qu'il y a sans doute eu un noyau primitif d'auteurs, peut-être Jabir, qui ont repensé en quelque sorte ce que pouvait être le rapport entre esprit et matière. La littérature alchimique concernant toute une panoplie de très grands esprits. Il faut signaler au moins, pour mémoire, le grand al-Razi au Xe siècle, et le très grand médecin qui a aussi une œuvre alchimique importante. On raconte qu'il aurait commencé par l'alchimie parce qu'il croyait véritablement qu'on pouvait transmuter les métaux, et puis qu'au bout d'un certain temps, ça lui avait abîmé les yeux. Et il est allé voir un ophtalmologue qui l'a guéri, mais lui a demandé 100 dinars, 100 pièces d'or. Alors, quand il a vu le prix qu'il avait payé, il a dit : "Là, pour faire de l'or, il faut donner aux médecins par la fatigue et à l'alchimie." Et il est devenu médecin effectivement. C'est ce que maintenant. Mais il y a donc bien d'autres grands auteurs comme al-Tughra'i, qui a été un ministre en Iran au début du XIIe siècle, et qui aussi, près d'une doctrine très, très élaborée, ou encore au XIVe siècle, al-Jildaki en Égypte, qui a une œuvre colossale. Ce sont toujours ces gens qui font rêver, qui ont écrit des œuvres de milliers, de milliers, de milliers de pages. Quand on voit tout ce que Jildaki a créé, on se dit : "Mais il devait écrire 60 pages par jour, quelque chose comme ça." Enfin, bon, en tout cas, de très grands esprits, et qui montrent à quel point cette discipline de l'alchimie, plus l'astronomie, plus l'ensemble des sciences cachées, on appelle simplement les sciences cachées, mais ni science, ou des sciences plus, mais à l'époque, c'était des sciences de plein droit. Comment cela avait motivé des auteurs, et des auteurs qui étaient souvent, mais pas tous, souvent investis dans une recherche philosophique et spirituelle, et cela jusque, peut-on dire, à notre époque.

J'ai fait un court séjour, un séjour trop court en Iran en 1978, et j'ai eu la chance de rencontrer un alchimiste tout à fait traditionnel, qui s'essaie à la science, comme m'avait indiqué, et c'était un homme qui avait un laboratoire, mais véritablement comme à l'époque médiévale, qui faisait ses distillations. Et bon, j'aurais aimé rester, et en même temps, il fallait vraiment s'engager pour des années à son côté. Il avait une vie qui était une vie profondément, profondément spirituelle, c'est-à-dire pour lui, entre alchimie et vie spirituelle, il y avait une continuité. Il disait que lorsque il n'arrivait pas à trouver une solution à un problème purement environnemental chimique dans sa distillation, il était en prière, et puis il avait en rêve un message qui lui était donné, ou bien une autre fois, cette rencontre dans la rue d'un homme vêtu de noir qui lui dit : "Voilà la solution au problème." Enfin, ce genre de récit qu'on trouve à l'époque médiévale, mais qu'il a donc daté justement du siècle dernier, du XXe siècle.

Bon, alors maintenant, je pense qu'il est temps d'aller au point et de se demander qu'est-ce que, qu'est-ce que l'alchimie au fond ? Qu'est-ce que signifie la discipline alchimique ? Il faut distinguer ici deux versants : un versant qui est matériel et l'autre qui est proprement spirituel. D'un point de vue strictement matériel, l'alchimie se présente comme la tentative de transformer des métaux, des métaux vils, comme le plomb par exemple, en métaux précieux comme l'argent et l'or. L'idée de base étant que tout ce qu'il y a sur terre est vivant. Alors là, bien sûr, les animaux sont vivants, les plantes sont vivantes, mais dans cette optique-là, même les minéraux sont vivants. Et cette idée, très répandue dans l'Antiquité, était que les métaux croissent. C'est donc qu'il y avait une espèce de croissance des métaux, que les métaux imparfaits comme le plomb mûrissaient dans la mine et progressivement, s'ils étaient dans de bonnes conditions, devenaient de l'or. À ses dépens, on considérait que tout ce qui a existé sur terre est un composé de quatre natures : il y avait la sécheresse, l'humidité, la chaleur et le froid. Et ces quatre natures interagissent. Et le but, c'est donc des alchimistes, c'était si un métal est trop sec, trop humide, comme le plomb, le zinc ou l'étain, et bien dans ce cas, on essayait de compenser, de rajouter de l'humidité pour arriver à un métal complètement équilibré, comme l'or, qui ne rouille pas. Donc, la consistance de l'or montre bien que c'est un métal complètement équilibré. Simplement, l'alchimie se dit tenter de recréer le processus qui a eu lieu dans la nature, mais de façon beaucoup, beaucoup plus rapide et à volonté. C'était leur prétention.

Alors, bien évidemment, l'idée de fabriquer de l'or à volonté n'a pas attiré que les mystiques, ou peut-être, vous en doutez. Et il y a eu au cours de l'histoire de l'alchimie, bien sûr, des centaines et des centaines de laborantins qui ont essayé de fabriquer de l'or par intérêt, bien sûr. Et ça continue toujours à l'heure actuelle. Je me souviens que quand j'étais en Syrie, j'ai rencontré un professeur de l'université de Damas, un chimiste justement, qui a raconté que dans les années passées, à l'époque où il y avait le sinistre, frère du sinistre au président d'ailleurs, les frères Saint-Pierre Fabre, et qui, qui avait fait encercler la faculté de médecine de Damas et pendant trois jours, avait obligé les chimistes de l'université à appliquer des recettes alchimiques sous mitraillette. Évidemment, ça n'a pas marché. Les caisses de l'État n'ont pas trouvé à se renflouer, mais enfin, il y avait encore des gens qui croyaient à cela, et il y a toujours des gens qui croient cela. Et tout au cours du Moyen Âge, encore plus, bien évidemment. Et d'ailleurs, ça pouvait se terminer par des drames, parce que si un alchimiste se vantait de pouvoir faire de l'or, il y avait de même façon le sultan qui l'amenait en disant : "Bon, tu fais de l'or, je donne ce qu'il faut, mais je te dis de faire de l'or." Et alors, s'il n'arrivait pas à le faire, ça pouvait aboutir à la torture et à la mort. Il fallait là aussi rester, rester prudent.

Quoi qu'il en soit, bien sûr, l'alchimie dont nous allons parler n'est pas fondamentalement cette alchimie purement matérielle, c'est fabriquer des métaux, transmuter des métaux. Mais elle a un but qui n'est compréhensible que si on voit la perception du monde où elle s'inscrit. La perception est la suivante : il existe, il existe dans le monde une dimension extérieure, ce sont les phénomènes que l'on voit, ce sont les phénomènes matériels que l'on voit qui apparaissent à l'extérieur. Mais il existe également dans les phénomènes naturels, tous les faits naturels sans exception, une dimension intérieure, qu'on appelle "khalil", son intérieur. Avec tous les phénomènes de la nature sont le résultat, la progression, la propre section d'énergie cachée qui aboutissent à leur transformation. Il existe dans le corpus, il y a des liens. Il existe une sorte d'âme du monde, un souffle, une âme dans le monde, et c'est cette âme qui se déroule, se déploie dans le monde, chaque substance recevant des proportions différentes d'âme, plus ou moins puissants, plus ou moins lentes, etc. Et donc, il s'agira pour l'alchimiste d'essayer de comprendre l'intérieur, les aspects cachés des phénomènes naturels pour arriver à travailler dessus.

Concrètement, à quoi ressemblait ce travail ? Les auteurs le décrivent alors de façon variée, mais pour ce que j'en ai étudié dans les manuscrits de Jabir, ce sont des suites de distillations, des séries de distillations, souvent c'est un peu lassant d'ailleurs, à partir d'une matière première. On prend une matière première, mais qui n'est jamais définie. On ne vous dit pas : "Prenez ceci." C'est toujours cette fameuse pierre brute à l'origine, et qui est toujours mystérieuse. Et on verra plus tard pourquoi elle est mystérieuse aussi, parce qu'au fond, l'alchimiste travaille fondamentalement sur l'humain. En tout cas, il prend une matière et il la fractionne dans ses quatre éléments : l'eau, l'air, la terre, le feu. Donc l'eau qui est froide et humide, l'air qui est chaud et humide, la terre qui est froide et sèche, etc. Il prend chacun des éléments, il purifie chacun des éléments séparément, et une fois que chaque élément est séparé, purifié, équilibré, il rassemble ainsi, pratique si le mariage en quelque sorte des éléments deux à deux, et il obtient alors, c'est là le signe de son succès, il obtient la pierre des philosophes. Cette pierre, elle n'est pas une pierre, elle ressemble à une matière rouge, très rouge, et un peu comme de la cire qui fond sous les doigts. Et bien, expliquent les alchimistes, si on prend cette matière, quand on la projette sur du plomb en fusion, on obtient donc de l'or. Et quand même, bien surpasser ces descriptions, passer cette transmutation métallique assez hypothétique, parce qu'en termes de chimie actuelle, ces opérations ne peuvent pas aboutir. Ce qui nous intéresse ici, c'est sa dimension spirituelle qui existe, et je l'avais dit depuis le premier début de l'alchimie, il s'agissait pour les alchimistes de transformer leur être, leur personne.

Et alors, c'est un point très, très délicat, et savoir quel est le lien dans le travail alchimique, le laboratoire, la langue, les corps nus, tout ça, et ce qui se passe à l'intérieur même de l'alchimiste. Tout porte à croire que ce travail a mené une sorte de transformation du laborantin en quelque sorte, que ce qui se passait à l'extérieur influence sur ce qu'il y avait à l'intérieur de lui. C'est une question sur laquelle je ne pourrai pas trancher, parce que je n'ai pas pratiqué moi-même cette alchimie de laboratoire. Mais en tout cas, c'est ce qu'on déduit de la lecture de ces textes. Cette transformation par le travail alchimique est tellement prégnante et étonnante que le psychologue Carl Jung, il y a consacré des études, ils sont fort intéressants pour montrer comment l'évolution de la psychiatrie, faire ce qu'il appelle l'individuation, comment ça ressemble à une opération alchimique, c'est-à-dire, par la prise de conscience, par exemple, montre que les différents, la description des opérations alchimiques correspondent à une transformation de l'individu. Alors, bon, bien sûr, Jung est un psychologue, il n'est pas, on n'est pas, il est psychanalyste, il croit que ça s'applique très mal à lui, c'est ce qu'il professe, ce n'est pas la psychanalyse, mais enfin, en tout cas, il note en tout cas une comparaison entre les deux. Et même si les textes ne sont pas identiques aux textes arabes que j'ai étudiés, je pense qu'il y a quand même quelque chose de profondément vrai, à savoir que le travail alchimique dit vraiment beaucoup de choses sur ce que le spirituel donc essayait, tentait, disons, pour se rapprocher de la sagesse divine.

En un mot, comme un sens, l'alchimie est une technique qui ne cherchait pas simplement à changer les métaux, mais à comprendre la sagesse divine, c'est-à-dire essayer de voir comment Dieu insufflait en quelque sorte son esprit dans la matière, et en observant l'évolution des métaux, on comprenait cet esprit universel. Et donc, c'est un travail d'une ambition énorme. Comprenez bien comment cela pourrait-il fonctionner ? Jabir explique très, avec pas mal de précision, qu'il y a au fond trois mondes. Il y a le grand monde, c'est l'univers, le grand monde avec les étoiles, les zodiaques qui, qui influent sur l'homme. Il y a cette idée que tout ce qu'il y a dans le ciel influe sur notre vie, et sur la terre, les végétaux, les animaux, les animaux. C'est le grand, grand monde, le macrocosme. Et puis, il y a le petit monde, le microcosme. Et dit-il, à la suite de toute une lignée de philosophes, l'être humain est un microcosme, c'est-à-dire que l'être humain est construit exactement sur le modèle d'une macrocosme. Point très important : l'être humain est un petit monde, il a en lui-même le ciel, et en lui-même les minéraux, et en lui-même les animaux, il en lui-même les anges. Enfin, il y a des pages magnifiques là-dessus. Mais le grand monde, on n'y a pas tellement accès pour qu'on puisse le comprendre. Le petit monde que nous sommes, on n'y a pas tellement accès parce qu'on ne peut pas s'observer soi-même comme comme on le fait. Donc, Jabir propose un troisième monde qu'il appellera la balance, entre le mésocosme, le monde moyen, qui est son laboratoire. Il dit comme ça : "En observant les règles, les déroulements de ce qui se passe dans le laboratoire chimique, eh bien, on voit à la fois, on comprend à la fois ce qui se passe dans les cieux et en nous-mêmes." Donc, à partir de là, l'ambition de l'alchimie, l'alchimie n'est non seulement de comprendre le monde, mais plus encore d'agir sur lui. L'alchimiste est comme missionné par Dieu pour agir lui aussi sur la création. Donc, il est aussi un régisseur. Il devient en quelque sorte co-opérateur de Dieu. Et s'il a la prétention d'être co-opérateur de Dieu, c'est parce qu'il se sent intérieurement transformé par sa science. C'est en ce sens-là que le nom chimique peut être vu comme une doctrine philosophique. On comprend bien qu'elle est beaucoup plus que philosophique. Jabir s'explique. Il dit : "On peut, on peut aborder l'alchimie en raisonnant simplement sur les matières, on essaie de réfléchir sur ce qu'on voit, sur les rapports entre l'esprit et la matière qui transforment ce qui se passe dans les corps nus, etc. Mais il y a une autre dimension qui est une dimension illuminative, quelque sorte." Et il dit par exemple : "Mais les alchimistes sont unanimes à considérer que cette science ne peut être obtenue que par celui qui s'isole dans les déserts, qui reste affamé de nombreux jours, jeune de façon soutenue, allume du fait accompli, des fumigations, des offrandes à Dieu." Donc, pour vraiment comprendre le but de l'alchimie, pour comprendre ce qui se passe dans les fourneaux, il faut faire ce que disait mon nom, chimiste, dit cependant notre dont je parlais tout à l'heure, il faut vraiment se mettre à la disposition d'une inspiration, parce que c'est vraiment hard. Cette aspiration, cette sorte de don d'élection divine peut permettre à l'alchimiste de comprendre, ou de la simplement du simple raisonnement. Comment cela a-t-il lieu ? Cela a lieu largement par les facultés imaginatives, mais pas les facultés imaginatives comme on entend donc par le français moderne, où l'imagination, c'est un peu, c'est la fantaisie, si les rêves, c'est quelque chose de complètement anarchique et qui n'implique pas de connaissances. Ici, l'imagination dont il est question, en tout cas dans les ouvrages de Jabir, c'est beaucoup plus ce que Corbin rappelait du monde imaginal, c'est-à-dire l'accès véritablement à un monde, un monde angélique, c'est-à-dire des images qui sont un intermédiaire entre le monde purement intelligible et abstrait divin et le monde sensible. Nous sommes. Corbin donc, lui-même a travaillé sur l'alchimie arabe, écrivait : "Nous avons essayé de minéralogie, une cristallographie, une botanique, une zoologie, dont les objets sont à utiliser et à étudier comme des miroirs. Les étoiles sont des miroirs où se rendent visibles les constellations du monde supérieur." Plus loin, il ajoute : "D'où l'importance de l'imagination comme faculté spirituelle indépendante de l'organisme, puisque si l'imagination est vraie, qui fait le lien entre l'opération alchimique et la transmutation intérieure, mais l'opération est nécessaire." Voilà donc, c'est ici qu'intervient ces actes d'imagination, de vision, de rêve, qui sont nombreuses. On en a reçu un verre, en insistant bien sur le fait que tous ces rêves, toutes ces visions ont du sens, que c'est elle qui implique un véritable enseignement. C'est un, on peut transmettre un savoir avec des mots, avec des concepts, mais aussi on peut transmettre un savoir par des images.

On peut, enfin, pour conclure cet exposé des idées alchimiques, insister sur le fait que si l'alchimie est tellement difficile à comprendre, si un jour vous ouvrez un autre texte de chimie, on a l'impression que ça n'a ni queue ni tête. Ils parlent d'une pierre qui est fluide, ils parlent d'un air qui est liquide et solide, que l'air est liquide. On a l'impression qu'il décrit quelque chose avec des termes qui nous paraissent absurdes. Et bien, c'est parce que profondément, fondamentalement, l'alchimie perçoit le monde comme une série de processus. Dans le monde occidental, disons, aristotélicien, on considère le monde en tant que substance fixe. Pour les chimistes, il n'y a rien de fixe, tout évolue absolument sans arrêt. Et tout ce qui est liquide peut devenir esprit, les liquides, c'est l'apport, il devient esprit. Ce qui est gazeux, un nuage, peut devenir liquide. De même, une pierre peut devenir liquide. Et donc, tout est sans arrêt réductible en quelque sorte à un esprit qui rentre dans la matière, ou à une matière qui se spiritualise. C'est d'ailleurs tout le destin humain qui va se résumer à ça : l'esprit qui rentre dans un corps, et encore qui doit se spiritualiser.

Alors, quand Jabir parle d'une pierre liquide, il ne parle pas d'une substance précise. Il dit qu'il parle d'une pierre qui est dans le processus de liquéfaction. Et donc, tous ces textes doivent être compris de cette façon-là, ce qui ne les rend pas plus faciles à lire, mais enfin, disons que c'est, il faut voir que c'est là une pensée profondément originale, que ce soit dans le cadre de la culture islamique ou dans la culture médiévale européenne. L'alchimiste est quelqu'un qui voit le monde différemment. Jabir a élaboré l'idée qu'à partir du moment où on comprend comment tout se transforme en tout, eh bien, il est possible de tout transformer en tout. Et alors, il avait lui la prétention, enfin, ça n'engage que ses propres dires, d'élaborer des plantes, voire des animaux, voire des humains. Alors, c'était des plans, peut-être marrant, la lettre, mais il affirme pouvoir créer des êtres humains. Donc, une espèce de structure dans laquelle il mettait tout ce qui était nécessaire pour la croissance d'un fœtus sous influences astrales et autres. Mais il avait la prétention de pouvoir créer des êtres humains, pour dire en tout cas, quel pouvoir cette science pouvait donner à celui qui, au fond, avait compris les règles fondamentales de la sagesse divine.

Mais bien sûr, tout ceci avait lieu dans le cadre islamique et avec l'idée qu'il s'agissait d'une science prophétique. L'alchimie est la plus grande de toutes les sciences. L'alchimie englobe toutes les sciences. Jabir, mais elle est elle-même une des virtualités des messages prophétiques. Elle a été enseignée en premier par le prophète Idriss, qui apparaît dans le Coran, et qui n'aurait été autre qu'Hermès, Hermès qui est un des pères, disons, de la science. À ces figures donc anciennes s'ajoute celle des grands sages : Socrate, Platon, Aristote, Galien, qui auraient été aussi inspirés par une sagesse prophétique, qui auraient été des figures prophétiques des temps anciens. Prophétique, oui, mais pas nécessairement des prophètes. Et bien sûr, tous ces gens, surtout ceux qui étaient des prophètes, pouvaient éventuellement avoir une connaissance alchimique sans pratiquer l'alchimie en quelque sorte, puisque leur sagesse était tellement élevée qu'ils n'avaient pas besoin de pratiquer l'alchimie. Ils écrivent un groupe d'alchimistes affirme que la science alchimique ne nécessite pas l'accomplissement des opérations de laboratoire. L'élixir existe dans la sagesse de ce que Dieu a créé. Ils disent que Moïse et les autres prophètes et les sages que nous avons mentionnés, n'ont pas fait de travail, mais que Dieu leur a révélé simplement la science de cette pierre. Voilà donc le savoir alchimique serait ici, découlerait de la sagesse divine universelle, et seuls les hommes plus ordinaires, à un degré moindre, auraient besoin de travailler en laboratoire pour obtenir cette sagesse prophétique. Les prophètes eux-mêmes, donc, ont été concernés par cette alchimie.

Ils donnent comme exemple l'interprétation alchimique du verset 262 de la sourate 2. Et quand Abraham dit : "Seigneur, montre-moi comment tu ressuscite les morts." Dieu dit : "Ne crois-tu pas encore ?" Il dit : "Mais que mon cœur soit rassuré." "Prends donc quatre oiseaux, coupe-les en trois, puis appelle-les, ils viendront à toi en courant." "Sache que Dieu est puissant et sage." Jabir interprète les quatre oiseaux comme les quatre esprits alchimiques : arsenic, mercure, soufre, ammoniac, et les quatre montagnes comme les quatre métaux. Il parle aussi de Moïse, qui a transmis un authentique savoir alchimique, et que ce savoir lui aurait été volé par Qârûn, dont il est question dans la sourate 28, qui aurait été très, très riche, aurait eu des trésors colossaux, précisément parce qu'il aurait volé les secrets de Moïse. Posséder moins, il ne faisait pas, il n'était pas inutile, bien sûr, de dire que ce sont des affirmations qui n'engagent que Jabir. Mais il y a comme ça beaucoup d'interprétations alchimiques des versets coraniques.

Ainsi, par exemple, le verset 17 de la sourate 13, il dit par Jabir comme la description d'une opération alchimique : "Il a fait descendre une eau du ciel, à laquelle les vallées servent de lit. Jabir : voilà le ciel de l'alambic, selon la grandeur, le flot des bords, un éclatant semblable à celui-ci, donc les légumes provenant de ce qu'on porte à fusion, comment dire, comment Jabir dans le feu pour fabriquer des bijoux et des ustensiles. Ainsi du raisin dans la parabole, la vérité, le faux légume, celui du métal fondu à 200 degrés, tandis que l'eau utile aux hommes de mer sur la terre. Insidieux propose des paraboles." Donc, Jabir voit la description de ses propres opérations. Ou encore, verset 269 de la deuxième sourate : "Il donne la sagesse à qui il veut. Et celui à qui la sagesse est donnée, vraiment, c'est un bien immense qui lui est donné. Mais les doués d'intelligence seulement s'en souviennent." Donc, une façon d'affirmer que la sagesse alchimique est donnée, que Dieu en donne à qui il veut bien l'accorder. Et de façon significative, Jabir affirme que Muhammad a eu lui-même un savoir alchimique. L'écrit un groupe d'alchimistes affirme que notre prophète Muhammad, paix et salut sur lui, a mentionné l'authenticité de cette science, mais le propos s'arrête là. Suit une mention de l'Imam Ali ibn Abi Talib, qui lui est présenté comme le principal initiateur de l'alchimie.

Alors, je passe rapidement sur l'idée que Jabir appartenait à un courant chiite ésotérique, que l'enseignement, la plupart des hommes, un enseignement exotérique, mais que les Imams avaient un enseignement ésotérique, dont celui de l'alchimie. Ainsi, il y a un long texte, enfin, le contexte, il y a un texte assez développé où Ali ibn Abi Talib est questionné sur l'alchimie. Ces textes de figure d'ancêtre, rapportés par al-Razi dans la mosquée de Koufa, en appelant al-Bayan, on demande à Ali ibn Abi Talib : "L'alchimie a-t-elle une réalité ?" Il répondit : "Elle existe, elle a existé, elle existe maintenant, elle existera." On lui demandera : "Quel était le commandeur des croyants ?" Il répondit : "Il se trouve dans le mercure, dans le plomb, le vitriol, le fer, le safran, le vert-de-gris, le cuivre, les trésors inépuisables de la terre." On lui dit : "Ô Commandeur des croyants, nous n'avons pas compris." Il dit : "Tu es une partie de terre, une partie de labourer la terre avec l'eau, et le travail est accompli." On lui dit : "Ô Commandeur des croyants, nous n'avons pas compris." Il dit : "Il n'a rien à ajouter à cela. Les philosophes anciens ont ralenti de plus, afin que les hommes fassent rien à la légère. Vous avez là un texte typique de l'alchimie tel quel." On ne sait pas du tout quoi en faire. Et quand on demande aux alchimistes pourquoi est-ce qu'ils sont toujours tellement, tellement abstraits, pourquoi est-ce qu'ils n'expliquent pas les choses plus clairement, ils disent : "C'est parce que ce savoir est tellement important que si n'importe qui s'en saisissait, il ferait des choses absolument, absolument dramatiques, soit qu'il produise, se met à produire de l'or pur à partir du mauvais vin, soit il transforme la matière là aussi pour des mauvaises raisons."

Alors, bon, il est question d'Ali souvent, de Ja'far al-Sadiq également, très, très souvent. En tout cas, vous avez cette idée que donc le Prophète a transmis un savoir aux Imams, et que ce savoir des Imams peut à son tour être atteint par celui qui pratique l'alchimie. Donc, si Jabir dit : "Celui qui comprend le message que je lui ai écrit, celui qui pratique l'alchimie, il rejoint le savoir de l'Imam, et il devient tel que l'Imam." C'est ce que Jabir dit explicitement. Il devient tel que l'Imam. Donc, il doit avoir ce savoir divin, pour ainsi dire, et donc, d'une certaine manière, l'alchimiste s'introduit à l'intérieur du savoir prophétique. Cette idée qui survit dans le chiisme, en même temps, contribue à l'affaiblir, parce que si on dit : "L'Imam est nécessaire pour faire qu'on, pour donner accès à la sagesse de Muhammad, mais qu'on dit en même temps, par l'alchimie, vous avez les savoirs de l'Imamat, on se demande pourquoi les Imams sont-ils encore nécessaires ?" Quel est le rôle des Imams ? C'est pour ça, je pense, que le chiisme, Jabir a contribué à sa propre disparition, sa propre abolition.

Je résume simplement ici, parce que ce que pensent les alchimistes en général, donc indépendamment des considérations imâmiques ou non, que d'une part, l'alchimie est un savoir révélé par Dieu, et que d'autre part, il joue un rôle pour apporter le salut aux hommes, à l'instar de la prédication prophétique. L'alchimie a un rôle salvateur, salvifique.

Alors, pour revenir à l'essentiel, le point donc, c'est d'arriver à la transformation de l'alchimiste de lui-même. Il y a certains passages de l'œuvre de Jabir qui affirment que la pierre philosophale, la parole, la pierre, la première matière, celle qu'il faut travailler, se trouve dans l'homme elle-même. Il y a un lien constant entre ce qui se passe dans le corps humain et la pierre qu'il s'agit de produire. La pierre philosophale. Jabir écrit : "Dieu a rendu l'homme parfait, comme il l'a enseigné, en faisant de la pierre travaillée dans l'alchimie une de ses propres parties. Cette partie permettant la complétude des autres." Alors, cette pierre, leur, parfois Jabir dit : "Cette pierre, c'est la bile, parfois c'est le cerveau, parfois c'est le foie, parfois ce sont les testicules." Donc, il y a des allusions au fait que ce qu'on transforme bien sûr, c'est une pierre extérieure, et d'une certaine manière, on transforme aussi le corps, le composite. Le but, explique Jabir, c'est d'arriver à la composition de ce qui doit devenir un homme complet. Et là, c'est un peu la finalité de l'enseignement de Jabir, à savoir que l'homme, les hommes tels qu'ils sont maintenant, ne sont pas le degré ultime de l'évolution. L'homme est appelé à évoluer encore à l'avenir. Il doit devenir un grand homme, va devenir un "insan al-kabir", le grand homme qui n'est pas encore. Et là, je vous passe les différences entre les opérations qui impliquent le développement dans l'homme ou dans le laboratoire d'un as, d'une sorte d'énergie vitale, ou bien d'un savoir, un esprit plus subtil qu'il s'agit de développer en lui. En gros, il y aurait donc deux alchimies, résume Jabir : une voie intérieure, "bâtiniyya", qui est un travail sur les énergies subtiles, le travail sur le rouge, où l'homme en quelque sorte est appelé, par des procédés un peu mystérieux, il faut bien le dire, à développer l'esprit en lui, à spiritualiser son propre être. Et puis, il y a une voie extérieure, "zahiriya", qui est fondée sur la transformation des minéraux, et qui serait une voie beaucoup plus, beaucoup plus lente, beaucoup plus indirecte. Si on peut résumer cette première composition, on peut dire que Jabir défend l'idée que l'homme est ce qu'il sait. Que la connaissance, pas simplement un contenu qu'on ajoute dans un faisceau, la connaissance donc, transforme véritablement l'être humain qui s'y adonne. Donc, l'alchimie s'appelle plus souvent "al-ilm", la science de la fabrication. Et le but ultime de la fin de la chimie, ce n'est pas de faire de l'or, je disais à l'instant, mais bien l'élaboration d'un homme nouveau, accompli, celui que Jabir appelle le grand homme. Du coup, il n'est pas étonnant que l'alchimie se place dans une perspective eschatologique. Jabir dit : "Nous sommes actuellement dans une période de ténèbres, l'ignorance vous enserre de partout, et il faut lutter." Donc, le numéro de la chimie, c'est de garder cette initiation dans une voie de lumière. Et viendra le moment où arrivera l'homme libérateur, ce que la tradition musulmane appelle le Mahdi, ce que lui, il appelle "Ba'th", qui veut dire "explication", la mise en lumière. Et cet homme viendra apporter la lumière à tout ce qui était caché, toutes les sciences qui étaient cachées, ésotériques, vont être expliquées au grand jour, et l'ignorance va disparaître. Et enfin, va se manifester le grand homme, c'est-à-dire ce pourquoi Dieu a créé le monde. Adam n'était qu'une petite ébauche, parfaite et faible, puis Dieu a permis que l'humanité se développe, et à la fin, tout à la fin, une nouvelle humanité va surgir, qui sera conforme aux plans, au projet que Dieu avait véritablement.

En guise de conclusion, je voudrais quand même faire un petit clin d'œil sur les rapports entre alchimie et soufisme, parce qu'il y a beaucoup de soufis qui ont pratiqué l'alchimie.

Une autre qui en vain qu'ils n'ont pas fait, mais généralement l'attitude des maîtres soufis envers la Chine a été plutôt empreinte de méfiance. On ne sait jamais de ces choses. Et parce que nous avons des documents qui n'ont pas des documents historiques, nous avons des documents qui sont un jeu graphique.

Alors vous avez certains grands maîtres du soufisme comme Moïn l'Égyptien qui, vers 861, à qui on attribue une œuvre alchimique, qu'il aurait lui-même pratiqué l'alchimie. On a des traités qu'il aurait écrits, mais on ne sait pas si ces traités sont véritablement de lui. Tout cela peut être assez, assez douteux.

On venait de la ville des Abymes, qui était là, la ville même des alchimistes. Peut-être une tradition en Chine qu'on ne sait pas. Mais globalement, ce que disent les maîtres soufis lorsqu'ils abordent de chimie, c'est qu'il faut, il faut aller encore au-delà, parce que l'alchimie, y compris l'alchimie pour des bonnes choses, c'est encore un moyen. Il faut aller à Dieu directement et à Dieu seul.

Il y a un récit qui concerne votre Hassan al-Basri. Celui-ci aurait fabriqué de l'or pour une bonne cause, pour donner aux pauvres, et que cela lui a été refusé, parce que non, ce n'était pas à lui le savoir à qui doit être distribuée la richesse.

Une autre récit est aussi attribuée à Sa'id ibn al-Musayyib, au 9ème siècle, après la mort de Sa'id ibn al-Musayyib. Ses disciples vont voir son ermitage, une cabane très pauvre, et ils trouvent une jarre qui est complètement scellée. Alors, savoir s'il y avait de l'or, ils cassent la jarre, et dans la jarre, il y avait de l'or pur. Donc, il avait pratiqué l'alchimie, il avait trouvé l'or philosophal, mais en même temps, ça n'avait strictement aucun intérêt pour lui, si ce n'est d'avoir marqué qu'il avait compris cette façon que la sagesse divine avait laissé incorporer dans la création.

On pourrait citer des tas d'exemples en général. Donc, l'alchimie, quand elle est mentionnée, elle est mentionnée avec une certaine distance et parfois même avec une certaine méfiance. Quoi qu'il en soit, et je conclurai, donc, l'alchimie démarre mystérieuse, mais son succès ne s'est pas démenti, donc, jusqu'à nos jours.

Jaber disait que l'alchimie, en tant que science, est à la fois spirituelle, matérielle, philosophique, scientifique, et elle est la clé de la prophétie. Or, Tambo, ses agendas qui part, il écrit, qu'il écrit. Donc, c'est une voie d'accès à la vérité de l'homme qui dépasse les hommes, toutes les autres sciences et les autres voies spirituelles. Alors, c'est la prétention des alchimistes. N'en savons pas plus, mais disons que elle a quand même ceci d'exceptionnel, c'est son côté complètement universel qui surplombe tous les concepts confessionnels, qui surplombe toutes les voies scientifiques, qui surplombe même tout ce que l'esprit humain pouvait imaginer de ce qu'il comprend et entendu.

En France, on associe les sens, comprendre, peut avoir, sans, veut saisir, et aussi de comprendre, d'englober. Je remercie pour votre [Applaudissements] [Musique].

C'est d'accord, tout bêtement, d'un serment que je résume simplement. Ce mois-ci, il y a un parallèle absolu entre l'alchimie qui a été pratiquée dans le monde musulman et celle qui était pratiquée dans le monde médiéval. Vous le mentionnez, c'est les différences. Et deuxièmement, est-ce que dans le monde musulman, l'alchimie a été diabolisée comme elle l'a été en partie dans le monde, dans le monde médiéval ?

Oui, c'est très difficile à répondre parce qu'en fait, il n'y a pas une alchimie. Mettons, dans le monde musulman, j'ai parlé déjà de nombreux auteurs différents, à des époques différentes, et en Europe également. Vous avez énormément, non seulement de façons d'aborder l'alchimie, et aussi de façons de juger l'alchimie. Donc, il y a eu l'alchimie a été condamnée en Europe. Quand on voit le détail, en fait, c'est d'abord une inflation. Si un alchimiste arrive à fabriquer de l'or, dans ce cas, c'est l'effondrement total de l'économie. Mais sinon, il y a des, disons, des textes en alchimie médiévale qui ont une directive, qui ne sont pas condamnés, qui n'ont pas été condamnés en tant que tel. C'est plutôt l'aspect métallurgique qui inquiétait.

Mais bien sûr, il est clair que l'idée de salut, l'idée de sacrifice, a pas mal marqué la chimie chrétienne. Mais alors, vous avez, par exemple, dans les, je pense plutôt aux alchimistes, des visions sur le sacrifice de soi, qu'il faut mourir pour renaître à la vie. Ce sont des, ce sont des thèmes très prégnants. Ou bien alors, quand la pierre philosophale, et qu'on est pour parer à [Musique] un nouveau-né qui naît comme ça, de façon inattendue et virginale, à l'intérieur même du composé. Mais honnêtement, je ne connais pas assez l'immense littérature alchimique de langue latine pour opérer. Ce serait très, très intéressant. Et bien sûr, mais j'ai quand même l'impression qu'il y a quelque chose d'universel qu'on pourrait, qu'on pourrait utiliser.

Non, je ne pense pas. Je ne pense pas parce que les, les alchimistes de la littérature que nous avons, ils ne font que décrire une matière, c'est assez mystérieux. Et c'est assez mystérieux. Et donc, tout ce déroulement, les visions chamaniques, tout cela, on n'en trouve pas d'équivalent dans la littérature. On trouve des rêves, mais enfin, ce n'est pas, ce n'est pas du tout.

Question. Bonjour. Une question. Est-ce qu'il y aurait des liens entre l'alchimie dans son sens pictural et une alimentation qui serait basée uniquement sur des plantes ? Ça vous arrive, par exemple, déjà ?

Ni chaleur. Oui, honnêtement, parmi tout ce que, dans tout ce que j'ai vu, ils n'y font pas tellement, ils ne font pas tellement allusion. C'est ça qui est un peu gênant. Mais globalement, comme vous le savez mieux que moi, dans la littérature ascétique musulmane en général, il est recommandé de ne pas manger de viande. N'essayez pas, c'est juste une tendance. Il n'y a rien que j'ai lu qui soit, qui fasse penser au végétarisme. J'ai signé avec [Musique].

Vous avez fait une tension avec Crésus, enfin, Crésus, au cas où, 40 cas, à l'époque de Moïse, qu'il y aurait, d'après Bourse, quelques clins d'œil qui, dans le management de départ, et de la difficulté à trouver de l'essence, tellement c'était abstrus, volontairement, cette habitude de logique historique, culturelle bien ancrée, de la laisser sauter, bismillah, à l'asm segmentation, dans l'espace, la structuration, en national, et cetera. Et cette approche autre, qui essaie de reprendre le mouvement même de la vie dans la matière, c'est simple dans le processus. Et ses exploits, j'ai bien saisi. Mais ce qui m'a encore, peut-être que vous l'avez dans l'ancien, mais dans le grand hall, il est cité à l'époque de Moïse, d'affaires de sa mairie, et quand il redescend, il voit le veau nouveau qui mûrit, et les gens qui l'adorent, et c'est qu'ils ont trouvé leur Dieu. Comment tu fais la fête ? Il semblait à son frère Aaron. Et alors, d'après certains connaisseurs justement de cette matière un peu subtile, il aurait récupéré du sable de là où avait marché l'ange, d'où venaient les volumes, et là où il a marché, l'excuse de récupérer des traces et la malin la terre qui subsistent, et de la jeter dans l'eau, dans les journaux, pour que ça arrive justement à faire, quand vous avez dit, la matière solidifie, ou elle se solidifie.

Est-ce qu'ils ont mentionné Aaron ? Oui, mais tout à fait. Nouveau, vous avez tout à fait raison de soulever la question de ce récit. Car lui, il en a eu une fille, effectivement, mention pour la raison suivante, c'est que nous, quand on pense la matière, on pense à quelque chose, quand on y pense, et c'est le socle de la réalité. Or, dans la perspective alchimique, la matière n'est pas ce qu'il y a de réel. La matière complètement inerte, c'est l'esprit qui est réel. Donc, l'œil de l'alchimiste se porte sur la façon dont l'esprit investit la matière. Et donc, face à ce veau, la poussière dont il a servi sa mairie, c'est tout à fait la matière en tant qu'elle est perçue comme porteuse de l'esprit. Il ne donne pas plus de détails, mais non.

Autre chose. Je suis arrivé, j'ai pris ce train. Alors, je ne sais pas trop si par rapport en France, mais j'avais entendu parler de culte à Nelly, avec y avait eu RDC, commencé un peu. Je quand se lie le gène, le gène, quand ceux qui non seulement est-ce que vous avez affaire à un des disciples à ce personnage ? Oui, il est même rentré, j'ai tracé lié, parce qu'il semblerait, d'après ce que l'on me dit, que c'est le dernier grand nom. Je n'ai pas été sondé, je n'ai pas pratiqué l'alchimie. Ceci dit, ça m'intéressait de le rencontrer. Donc, j'ai pu rencontrer quand cela. Il était très, très sage, et c'était peu, peu avant son décès. Je vous avoue que j'étais un peu déçu, mais pas juger les personnes, je ne suis pas pour juger les personnes. Et je me trouvais quelqu'un d'assez amer et d'assez anxieux. Et la, c'est amer et d'acier anxieux parce qu'il espérait trouver l'élixir dans la pierre philosophale, permis de transformer le plan nord, mais elle permet aussi, si on l'a dit, de prolonger la vie. Vaut tant pour plusieurs siècles, c'est ce qu'il dit dans la terre du Rhône chimique. Et lui, il semblait amer et anxieux parce qu'il n'avait pas trouvé cet élixir là. Et je veux dire, j'ai trouvé ça un peu dommage, parce que si l'alchimie était une voie spirituelle, ce n'est pas dire le fait de rallonger sa vie n'est pas un but vraiment ce qu'il y a de plus, ce qu'il y a de plus ancien, de plus noble. Parce que l'attention, quand vous avez dit, on était passé aux mains de n'importe qui, on aurait dit, frank, laisser notre a cédé pour l'alchimiste, l'homme, il est temps de venir, il n'est pas achevé.

Mais je ne sais pas où vous allez. Enfin, j'appelle ici beaucoup, c'est sûr, prophétique, Coran, etc. Est-ce qu'à un moment donné, il n'est pas tombé sur ce qu'il dit, nous avons créé l'homme de la meilleure facture. De savoir si vous allez juste multiplier par rapport à ça, est-ce que tu recherches ? Il a comment il a éludé ou comment il a interprété ? Si normalement, ainsi maîtriser la science, ne peut pas, il ne peut pas y échapper.

Pour répondre par des bandeaux, toute fille, on trouve ces jarres, auberge là, un peu la même idée qu'on trouve dans le reste du sophisme, à savoir que méditation sur le relief, qui dit très miséricordieux, a créé Adam selon sa forme. Par la stratégie, donc, Dieu n'a pas de forme. Donc, Dieu a créé Adam suivant sa forme, la forme que Dieu voulait. Cette forme qu'il voulait, c'est celle à la fois du macrocosme, c'est celle de l'homme, c'est celle de l'homme parfait, en quelque sorte, de la forme d'Adam. Dans le parc, queen d'Adam fondamentalement, c'est cette forme parfaite, telle qu'elle a été pensée par Dieu. Et bien sûr, les hommes que nous sommes n'ont pas réalisé encore cette forme parfaite. Donc, ce parfum de parc, oui, mais c'est encore à venir. Ce n'est pas bon. Donc, pour lui, dans le premier, ce n'est pas encore tout à fait ça. Et c'est pour ça, c'est pour ça que quand on voit le détail des commentaires coraniques, on dit, pourquoi Dieu a permis le péché ? Puisque tu as permis le péché, finalement, dès lors qu'il a mis Adam et sa femme dans le paradis avec les fichiers, les mario, donc, une certaine manière, c'est la volonté de Dieu. Et parce qu'une fois que Adam a transgressé, est venu sur la terre, l'évolution en vie, ce faire, Adam a pu croître, il a pu devenir véritablement un homme, et grâce à la transgression, donc, il peut accomplir ce projet des biens.

Et la question, bon, de par votre parcours universitaire et ses amis, sont effectivement bien dit que je n'ai pas pensé à ouvrir à un four, en balsa cas, ou à des expérimentations. L'autre, mais moyenne avec doc quand même, que j'ai vu, qui a été recensée professeur, qui se joint à justement, il n'est pas tout à fait dire au isigny. Il ironise un petit peu sur sur justement les finalités et desseins pratiques. Adl avérée de l'alchimie, et un gus comme ça, qu'ils savent de l'enfiler sens, et qui le défie, et qui après coup, et arriver à transformer devant tout le monde, qui est à ces couches des nôtres anecdote, où une personne est la même, une pièce en argent, et elle a touché, enfant milieu, et ses caisses et conservée au musée. Je pourrais vous référence, elle a touché les deux sens, sont mis d'eux, est particulier, c'est devenu en mai le trafic, dans un creuset, enfin, reposer en vue. Oui, c'est-à-dire qu'il y a eu tout un débat, mais dès le moyen âge, donc, dès l'époque islamique classique, est-ce qu'il est possible de transmuter les métaux ? Et il y a eu notamment un lycée, et moutier, n'a qu'à discuter de cela dans son hôpital, Shifa, il dit, non, ce n'est pas possible. Un métal a une essence d'un métal, et on ne peut pas avoir, il va être transmis, et on ne peut le jury, ses couleurs, on peut éventuellement changer son aspect, donc, pas à la charge et sans l'essence. Alors, c'est tout un débat entre ceux qui disent, la transmutation est possible, de transmutation est impossible. C'est très intéressant de voir tout ce départ, jusqu'à il montera donne aussi, là, il a pris parti à ce sujet. Mais donc, il y a les deux camps, les lecteurs, y ont été défendus. À l'époque moderne, avec les avancées de la chimie moderne, la transmutation par n'est pas envisageable. Je ne vois pas comment il pourrait être possible. Mais mais il y a quand même certains chimistes, un peu marginaux, un peu rebelles, qui affirment que si. J'avais lu un livre qui expliquait que à partir de poule, il avait montré que les poules pouvaient pondre des œufs en produisant plus de calcaire qu'elles n'en avaient. Alors, bon, ceci dit, je ne suis pas en mesure de vérifier, j'ai pas les tours. On peut lire des tas de choses, il faut pouvoir vérifier. Mais globalement, quand à la possibilité de transmuter des métaux, je dois dire, je suis dans cette équipe. [Musique]

Bonjour. Je peux les données d'un débat. Comment éduquer une fascination pour dina arrivé ? Alors, dans tous contre onze, ils avaient quelques temps. Or, s'il est bien compris, et demi la vie. Ma première question, et les communes de s'intéresser à la matière et un renoir se comporte 2000 - présente à mon avis un profond respect. C'est-à-dire que soit le moins envie de voir les nounous nos ténèbres, et c'est la première chose qu'il faut qu'il faut quand même aller voir, travailler, et ça me, et force est prendre des années, et peut-être même une vie entière. Donc, voilà, quand on parle d'alchimie, c'est-à-dire que ça implique quand même de descendre en soi, mais dans des aspects qui ne sont pas ceux que l'on est seul, quoi. Et c'était aussi ça qui fait peur au clergé, différents cargill, parce que du coup, on se retrouve aussi un peu maître le soi même dans certains, dans cette affaire, même si c'est très difficile, obligatoire. Les 8, 10 et 15 sport commence exactement. Enfin, tout le monde veut aller vers la lumière, mais que pour aller à la pop aurait pu deviner, vous commencez par les semences et même, et comme cela fut difficile, c'est la chose la plus impopulaire. Donc, voilà, je suis là des russes pour moi, qu'on n'oublie pas que la bmip me faire raser dans la production soit d'or matériel, pour ça, mais dans spirituel, c'est-à-dire de l'intérieur, ce qui est effectivement très vivant, mais que d'abord, s'implique quand même les ramener dans des marécages pour tenter de remonter leurs alliés, dans la prude à l'origine, à des choses difficiles.

C'est intéressant sur votre remarque, parce que ça répond partiellement à la question qui lui était posée tout à l'heure. Vous plongez de l'alchimie occidental, donc soyons et les sauts, ce qu'il avait étudié, en pas mal parler de cette question. Avait dans l'alchimie islamique, par contre, il est peu question des zones d'ombre, précisément. C'est comme si on n'était pas quelque chose sur laquelle, dans cet art des vols. Et là, ça fait quand même une différentielle importante avec, avec la littérature nadine.

Bonsoir. Je suis bien compris la chimie de moins de 1000 milles de rennes. Donc, si on laisse de côté la partie d'elle point la toile, là, on n'a pas les accompagner. Comment dire, on s'est demandé si c'est, il me voit en plus tôt accepté ou pas la méthode chimique, chimistes, mais il me semble que pas seulement. Et la question est discutée, les grosses eu un chimiste, affiche une liste, et pas seulement sur les tables, mais c'est d'avoir dans son sens métaphorique, obligatoire de tous les voies spirituelles, des plus éblouissantes, plus tard, les chacun 20, tous les gens le pouvoir spirituel, n'importe où, je vais atteindre 100 essence. Donc, sa trace en location, les passages essentiels pour l'expression de notre sens total. Et on peut le voir comme ça. Moi, je parlais l'alchimie au sens exquis, trois, mais cette littérature alchimique que j'ai, que j'avais étudié en langue arabe, effectivement, on peut aussi voir que tout, toute voie spirituelle, je dois être en ce mois-ci. Ont effectivement, j'aimerais juste supposer Disney science, j'ai pas bien saisi comment par rapport justement ce que disait la trabi tout à l'heure, à la création de l'homme dans la forme parfaite divine.

[Musique]

Vous faites allusion à l'homme qui s'accomplit, rennes. Donc, ça, dans toutes les voies spirituelles, on est d'accord là-dessus, qu'on est tous assez à contempler. Donc, on peut aller à une perfection. Mais je comprends pas comment vous faites le parallèle avec l'humanité dans son camp fait. Qu'est-ce qui vous fait dire ça ? Honnêtement, je suis les textes écrits par Jalabert, et je ne sais pas très bien comment il voit la chose. Mais visiblement, on peut entendre l'homme parfait sur deux fautes, de deux termes. Soit des individus qui réalisent eux-mêmes la perfection humaine, c'est l'une des exceptions. Soit que l'humanité dans son ensemble réalise une perfection que vous, quand d'êtres humains, est véritablement parfait, mais quand il y a une totalité qui se crée et qui est porteuse d'une sagesse totale, que nous, on se considère comme des individus séparés, mais qu'au fond, un peu à la manière des plis roman gély, qu'une fois qu'on met tout le monde ensemble, et vraiment ensemble, communauté, on arrive à une sorte de exemple, un peu difficile dans le monde, qui en plus est divisé. En fait, c'est pour ça. Non, nous avons en soins dentaires de cette manière là. Gilbert écrivait au 10ème siècle, donc, c'était à une époque où il y a eu des guerres, et aux vendeurs, ils attendaient tous, enfin, surtout, c'est mon second plat, attendez la fin des temps. C'était l'époque de la prédication ismaélienne, la venue du Mahdi.

Oui, j'avais deux questions. D'abord, moi, j'aime bien le versant, peut-être optimiste, qu'à dix, me suis finalement, c'est bien cette part sur un optimisme à levier formidable, qu'en fait, on nous a tous les matériaux, il y a cette argile, et qu'on les propos racistes le soir, donc, fabriqué intérieurement et rayonner ainsi. Une question un peu provocation, que pensez-vous des alchimistes du web moderne ? Parce que finalement, il y a plein de la chimiste étendu dans tout, dans l'alimentation, les apprentis sorciers, noah chi, ce démon moderne, enfin, c'est justement la nuit. Mais il y a toujours été extrêmement ésotéristes, surtout pas, il faut surtout garder le secret de l'arcane, il faut surtout bien être bien pris dans ce qu'on fait, parce que on peut faire reproduire des résultats assez dangereux. Et donc, c'est tout le contraire de ce qui se passe maintenant, c'est tout entre elles. Alors, je crois pas que veut se reconnaître dans le monde d'autre part, c'est dont il parle, c'est quand même de l'importance de laisser l'esprit dans la matière. Ce n'est pas du tout le cas dans, dans la science contemporaine, lanta, on a complètement évacué l'idée que l'espèce accord pendant la matière, y compris dans les aliments, y compris dans les animaux, y compris dans les êtres humains, etc. Et ça, ce n'est plus pensé, même pu exprimer. Différence énorme.

Oui, enfin, c'était des petites communautés, mais disons que de l'arme, dans leur enseignement, acteurs de l'enseignement, il était extrêmement prudent. Et c'est une des raisons pour lesquelles leur distille, leur littérature est tellement codée. Si vous ouvrez un texte en chimie, qu'en l'impression de ne rien comprendre. Et sa maman.

Oui, oui, souvent des ingénieurs, des chimistes qui essaye un peu autre chose, qui qui tente le. Alors, j'en ai rencontré de temps en temps, mais oui, mais je ne suis pas du tout en mesure de dire s'ils aboutissent à quelque chose, à la fois matérielle, moins spirituellement, peut-être suivante. Ça fera l'écho, c'est juste pour rebondir ce truc monsieur tout à l'heure, sur la transformation intérieure. Dans le soufisme, l'élément clé de la transformation intérieure, c'est le maître, celui qui doit être capable de vous aider à plonger dans les ténèbres, justement, on ne va pas aller trop trop bien comme une miséricorde, parce que si vraiment on va plonger dans ces ténèbres là, on risque justement de ne pouvoir rien faire, puisque le prophète salla médias dit, si on vous montrera une partie de vous-même, vous ne pourriez même plus briller, vous pourriez plus rien faire, tellement que c'est ténébreux. Donc, les chiffres sont qu'une miséricorde et nous aident à traverser cette partie du féminin, du nettoyage, de la façon la plus miséricordieux que possible, et la plus simple possible. C'est au sens, ça, c'est au sens que ça rejoint de la même chimie, dans ce sens là, c'est-à-dire que le le maître spirituel est capable de vous transformer, de vous aider à vous à transformer ces ténèbres là en lumière, justement, accéder à cette finale. Et quand on questionne déchire sur les mains que m rituel, sur ça, ils le disent, il y a 60 parties dans le cœur, le four chimique, qui sont justement, donc, dans les maisons, vous aider à vous occuper, mais une partie de ce travail qui emploie, il va falloir, c'est obligé, on ne pouvait pas supporter. Donc, c'est pour vous donner petit intestin, on peut réussir quand même. Maintenant, la chine, ça va voir les corps, ce qu'on a ouvert un peu seul horizon, la musique du sophisme, vitalité, excuse aux terribles, la tradition de l'islam, justement, dans l'humaine, par rapport aux disciplines, tout un processus, a aussi l'excitation des innovations, d'étape en étape, et celle du stade d'arrivée de la maîtrise même. Mais quand je vous ai écoutés, j'étais sur lui que vous avez donnée comme ingrédients, comme élément de préparation, allez nom de désert, et jeune, et ça, oui, c'est un élément qui fait partie aussi, dans la tradition parité, à la tradition des maîtres, qui suivent les enseignements du prophète, de nos traditions, mais il y a d'autres éléments. Alors, est-ce qu'il y aurait d'autres éléments, d'autres aliments probiotiques, justement, à cette arrivée que vous aurez trouvé chez m, à part le jeune, les magnans, d'isolement, manger ? Oui, alors, il y a un élément, mais qui tape difficile à décrire, c'est justement la question du maître spirituel, dont il a été question. J'avais en tout 109, on n'arrête pas de dire, où m charge s'avère qu'on m'a dit, vont être jean faure sur lui, la paix a dit, et c'est or, jean ferrat est mort 765, Jalabert en 1810, sans doute, s'il a existé, donc, j'invite, je ne pouvais pas parler de nous, faut pas rentrer son maître, qui était, qui était mort depuis très longtemps. Donc, cela soit, dont on imagine, signifie qu'ils sont purement littéraire, dont on peut aussi imaginer, il se serait tout à fait dans la ligne de la tradition alchimique, un rapport que dans sophie, son appel rouler si, c'est-à-dire qu'il y aurait des liens par le biais de vision, vision, l'état de rêve, où le maître représenterait donc une identité issue du monde imaginales. C'est pour ça que je parlais de du monde imaginales, parce que c'est un aspect de l'initiation alchimique, qui est véritablement très, très important.

Des chimistes que j'ai pas rencontré à à Ispahan, monsieur Rasade Manage, c'était, et ça, c'était, il n'y avait pas de maître précis matériel, mais par contre, il était une espèce de rapport constant avec la lame au real, avec le monde imaginales, peut-être un peu ce qu'on pourrait acheter. [Musique]

C'est la lunette famille Rogers. Je suis très touché par notre expansion. Nous fait encore parler à Jean. Il me semble que la quête de l'alchimie, c'est l'interview de gravol. J'étais étonné d'entendre parler que le besoin de votre point de vue, comme quoi les maîtres soufis sourire plutôt inquiet, plutôt réservé sur ce sujet. Je me demandais s'il commune pour le disciple qui chemine dans le pacifique, via bien philosophale, palau le ou les noms de Dieu qu'il répété dans son cœur, plein de plans d'emploi, de désir, possession, de départ, zone de non reconnaissance, ils fraudent secondes sur la pierre philosophale du monde, et ça se transforme en génie. Qu'est-ce que est ce qu'on entend chine maître sophie cette situation ? C'est tout à fait légitime de l'interpréter comme ça. Moi, je me suis limité à la littérature alchimique au sens strict. Mais si vous allez dans les doctrines souris, par exemple, du meneur avis, on verrait effectivement ça. Les internes dans le sens que vous soutenez. L'audace a rédigé un très beau livre sur la biographie de dinara belarbi, où la quête du soufre et rose, mais soufre rouge, c'est précisément ce dont on parle, la pierre philosophale. Mais là, la pierre philosophale, c'est c'est l'homme parfait, en fait, c'est ça, c'est l'homme tel qu'il a réussi à simuler la totalité des qualités divines, si on veut dire ça. Et en ce sens là, c'est une interprétation spiritualiste de l'alchimie, qui correspond à ce que vous venez de dire. Les deux dernières questions citées. [Musique]

Entre son acte et richie, je voulais savoir si un lien avec déjà été fait indéniable prophétique et la sensation. Est-ce qu'ils ont déjà été analysés et pression a tenté de vous prendre à la lumière de la cen-sad chimiques ? Les des gens comme jamais, j'en travail ou les autres, ils font allusion, mais malheureusement, ils font allusion de façon complètement subreptice, ou alors de façon un peu inattendue. Donc, pas règlements. J'ai parlé d'Abra, il y a un mystérieux verset attribué à Jésus, j'avais écrit, donc, j'ai dit, lui aussi, a pratiqué l'alchimie. En effet, il a dit, celui qui n'a pas d'épée, qu'il achète une épée. Donc, bon, il y a là un aspect de codage. C'était une allusion à effectivement à verser, et un espèce de codage. Malheureusement, on n'a pas beaucoup de textes, rien qui me permettrait en tout cas de vous répondre, alors que la question et c'est tout à fait, en effet, tout à fait passionnante. Tout est possible. Est-ce qu'il y a une dernière question des gens qui se sentaient therrien de questions ? [Musique]

L'assemblée en temps, mais je suis pas sûr d'avoir bien compris à propos de Young, que vous avez dit, ça n'est pas tout à fait d'abc canalise. Voyez-vous expliquer ? Non, mais ce n'est pas la psychanalyse freudienne, c'est ce que c'est ce que je veux dire, c'est-à-dire que nous on considère effectivement, il y a un inconscient qui existe, mais il n'intervient pas du tout les rêves et les visions uniquement comme des désirs personnels refoulés, du tout, du tout. On peut dire chez lui, au fond, que là, les images qu'on a dans nos rêves nous parlent beaucoup plus de notre futur que de notre passé. Et donc, pour éviter la confusion des rumeurs, il parlait de psychologie des profondeurs. G, il se définissait pas comme psychanalyste, même s'il a été le disciple de Freud, effectivement.

Bonjour. Extérieur au comté de Kent, en fonction de ça, ce que j'avais plutôt ensemble, c'est plutôt un univers intérieur, seulement qui car plus sur l'extérieur, et que de travailler en Chine, j'ai vraiment la Chine, sens à travailler sur le métal, et en même temps, dans son évolution dans le métal, c'est vu aussi internement qu'ils changent. Quelles solutions ? Et j'ai pensé à ce que l'alchimie, c'est une pratique spirituelle, site comme les dis que ça va prôner dit que maman, il y a d'autres voies qui sont aussi la chimie, est quelque part, en fait, dans cette ce travail, cette dernière rendra, les 7,7 rouille, est peut-être finalement dégagé cette lumière pour pouvoir descendre dans les ténèbres, et gérer les ténèbres, justement. De quoi vous mettez le point avec eux, s'ils ont vraiment le nœud le plus central de l'alchimie, à savoir précisément ce travail, vraiment, si on fait ça, résout anciens, investissant complètement, peut être effectivement assimilables, dès qu'on se rapprochait à un absolu, essayer de voir face à face le lundi, il en quelque sorte, de voir l'invisible à travers le travail matériel, et donc, c'est quelque chose qui devient efficace. Malheureusement, comme je n'ai pas pratiqué vraiment, je ne veux pas en parler, mais mais c'est certainement quelque chose comme ça qui se dessine. Justement, ça nous rappelle notre réseau wifi, collecte avis, en fait, le ciel, et il avait raison, Remy, avait d'ailleurs, vadis, sa fille, Kim Hye Ja, rose, n'est-ce pas ? Là aussi, donc, ciment, qu'il avait une idée de l'importance de l'alchimie au niveau national, car l'auteur, justement, parlant de l'alchimie de transmutation, pour ma vie à moi, cela comme l'impression qu'on passait comme si les feux, et que la transmutation, c'est peut-être se dire, finalement, en fait, donc, aujourd'hui, aux choses, les devoirs, une note aux réalités, c'est une réalité qui ont suivi sa bonne chose, mais c'est finalement, en fait, si la transmission, c'est la perception de ce changement de perception, que finalement les choses ne dépendent que de nous, et qu'on peut agir sur l'exercice.

Une dernière question. Qu'il y ait une question, par exemple, est-ce que vous savez, pour prendre philosophale, si les alchimistes utilisaient des invocations ? Plus, c'est déjà. Bon joueur, je n'ai pas lu la moindre chose sur une liturgie qui accompagne le travail de travail alchimique, qui sont extrêmement discret là-dessus. Maintenant, ça n'empêche pas qu'il y en ait eu. Il y a en tout cas, ça n'empêche pas que lui-même était un adversaire extrêmement curieuse. Est-ce que c'est uniquement lui ? Est-ce que d'autres ne l'ont pensé ou c'est un projet qu'il a créé ? Se décolle jamais, jamais, jamais, c'est vraiment ça a été dans deux siècles des auteurs qui ont écrit et qui ont été suivis par la suite, c'est vraiment le la fondation et de l'alchimie de l'ange arabe. On retrouve la même chose des jeunes à qui j'ai donc jusqu'à nos jours. Il me revient sur cette part, c'est pas reconnaissable, il imagine chinoise, les publics et des traduits par Ethan Bureau, divisibles de Young a beaucoup travaillé et également sur le soufisme et créatif, qui s'appelle Corentin. Vous sentez la teinture, jeu unique, ils vont faire ça toute sa vie, énergie au sénat, mais il y a effectivement dans le liquide, quand on a porté l'équipe, cette baguette 50 billets, on met de côté parce qu'elle symbolise le fait qu'il y a toujours un dias denain connaissable. Et je trouve ça n'empêche pas que la lady gaga pièces comme la planche, parce que effectivement, je pense est important de symboliser le fait qu'il y a occupation du parc, et chaque fois quand même une part du mystère de football dassier. Une session le biberon risotto et de puissance. Il faut faire très attention par rapport à l'alchimie chinoise, où et quand même sidéré que l'alchimie chinoise a ceci de particulier, c'est qu'elle elle précise exactement quel travail sur l'homme. Vous avez les traités où le corps de l'homme avait comparé un four avec dix ans le ne pas du corps, les organes sexuels comme le feu, et puis l'abdomen, c'est comme le four, et c'est tout un travail pour changer l'homme lui-même avec des ingrédients et des médicaments. Donc, c'est encore plus précis, disons que dans les alchimies de l'islamic ou occidentale, mais d'une certaine manière, mais donc, j'avais un peu, j'écrivais matin, c'était un peu renseigné sur l'alchimie chinoise, c'est passionnant, mais c'est vraiment encore autre chose, encore autre chose, c'est qu'on peut être des concepts sans vraiment trop différents. Merci beaucoup, ce pire lobby. Merci à l'assemblée pour cette question. J'ai l'impression qu'on a des alchimistes qui devaient continuer à échanger de manière. [Applaudissements]

Donc, j'ai juste apporter à titre d'échantillon. Alors, vous allez me photographier. Oui, oui. Jamais fini. J'ai apporté deux livres. Le premier, c'est le livre de Riz Corbin sur l'infini comme art hiératique, où vraiment, il consiste un ouvrage un peu difficile à lire, mais très approfondi, notamment quand il fait l'analyse du sermon de radio, véritable patate bayonne. Et puis, j'ai commis un autre, un petit livre qui s'appelle Alchimie mystique en terre d'Islam, qui reprend cette question du grand homme, qu'est-ce que, qu'est-ce que le grand homme, quel est le but, et notamment le but et eschatologique de la [Applaudissements]

Oui.