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Jour 4 : Vraiment Libre | Jérémy Pothin & David Théry

Jérémy Pothin1:01:33

Transcription

Bonjour et bienvenue dans le jour 4 de la formation VRAIMENT LIBRE. On va parler de pardon et le titre de ce jour 4 est : "Libre des bourreaux". Donc on va aborder ici le refus de pardonner, car lorsqu'il est question de délivrance, effectivement, le non pardon est aussi une porte d'accès à l'ennemi dans notre propre vie et c'est vraiment important de le comprendre.

En effet, parfois, on va s'opposer à des démons, on va essayer de les chasser, mais cela bloque, cela bloque vraiment. La clef réside dans le fait de pardonner. Alors il y a deux raisons qui sont importantes : la première, c'est que refuser de pardonner empêche Dieu de pardonner nos propres péchés - et on a vu hier que les œuvres de la chair, qui sont des péchés, sont le terreau, les portes ouvertes à l'ennemi - donc si nos péchés ne sont pas pardonnés, on a beau dire : "Seigneur, je demande pardon pour mes péchés", mais ils ne sont pas pardonnés, donc ça c'est vraiment important.

Et la deuxième chose, c'est que refuser de pardonner donne accès aux bourreaux dans notre vie. Qui sont ces bourreaux ? Un bourreau c'est quelqu'un qui torture : des chrétiens sont torturés dans leur corps et aussi dans leur âme par des démons, parce qu'ils refusent de pardonner. Alors vous allez dire : "Mais pasteur David, d'où est-ce que tu tires ça ?" On va donc aller lire ensemble un passage, mais avant cela, j'aimerais juste vous dire que lorsqu'on refuse de pardonner - et en général c'est pour des choses pour lesquelles on a des difficultés à le faire, parce que cela nous semble impensable de pardonner à la personne, qu'elle ne le mérite pas, qu'on a trop souffert, donc c'est souvent des choses graves, des choses qui ont duré longtemps, qui ont été répétitives, ou qui génèrent beaucoup de souffrances et c'est ce qui crée la haine, la rancœur, l'amertume dans nos vies et cela nous détruit : la haine pousse au meurtre et on a vu hier que l'esprit de meurtre c'est aussi les œuvres de la chair.

Et, ce qu'il faut comprendre aussi, c'est que la colère, qui se développe et à laquelle on ne met pas un terme, va donner une place à l'ennemi dans nos cœurs. Alors il est important, concernant la colère, de comprendre qu'elle naît d'un sentiment d'injustice, enfin c'est une réaction normale face à un sentiment d'injustice, quelque chose qui se passe et que vous ne trouvez pas juste : vous voyez quelqu'un qui passe à côté d'une vieille dame, la frappe et part avec son sac, vous êtes en colère, c'est normal, vous n'êtes pas en train de pécher, vous êtes normalement constitué. D'ailleurs, la Bible dit : "Si vous êtes en colère, ne péchez point", donc on fait bien ici la distinction entre la colère et le péché : l'idée c'est que lorsque mon cœur est complètement livré à la colère, il n'y a pas de maîtrise de soi et que, poussé par la colère, j'en viens à pécher. Par exemple si je poursuis cette personne et je la tue moi-même, je me fais justice moi-même, là je suis en train de pécher. Mais si, en colère voyant ce qui se passe, je décide d'arrêter mes activités, d'appeler la police ou de venir en aide à cette dame ou de faire un témoignage parce que j'ai la description de la personne, alors là j'agis correctement : la colère peut être ma motivation, dans le sens où je refuse d'être passif et de laisser les choses se dérouler ainsi, mais je ne suis pas en train de pêcher.

Jésus n'a pas péché quand il est rentré dans le temple et que, tranquillement, il s'est préparé un fouet pour chasser tous les vendeurs là dans le temple, en disant : "Vous faites de la maison de mon Père une caverne de voleurs !" On voit donc que Jésus n'était pas esclave de ses sentiments, agissant impulsivement, mais il a pris le temps de préparer son fouet. Cela ne veut pas dire que c'est quelque chose qu'il faut faire, mais on voit que la colère n'amène pas forcément un péché. Toutefois, elle peut être un terreau, une œuvre de la chair qui peut nous amener à pécher.

En revanche, je vais rebondir sur quelque chose que tu as dit au début, parce que là on parle de délivrance, c'est vrai que tu l'as dit rapidement : parfois, on prend autorité sur le démon, on est en train de prier pour que la personne puisse être libre, et on voit finalement que le démon ne nous écoute pas. Alors, on pourrait se dire : "Je manque un peu d'autorité" et les gens peuvent se remettre en question quand ils prient et dire : "Ecoute, j'ai beau essayer, mais il ne se passe rien, le démon est dur !" et du coup on donne comme un grade à un démon alors qu'en fait le problème est ailleurs. Alors il faut s'arrêter et penser au non pardon. Car le non pardon peut faire blocage, finalement. Tout comme dans la guérison où l'absence de pardon du malade le prive d'une guérison, mais on le voit beaucoup plus dans la délivrance, où le manque de pardon est vraiment une porte qui donne accès à l'ennemi et qui le sécurise dans le fait d'être là et de rester là. D'ailleurs, un conseil qu'on peut vous donner : si vous observez une résistance, ne criez pas plus fort, cela ne va pas changer les choses, au contraire il faut vous calmer, vous mettre à l'écoute du Seigneur et demander au Seigneur : "Qu'est-ce qui bloque ?" parce qu'il n'est pas normal que cela résiste car Jésus est tout-puissant, il a dépouillé les puissances des ténèbres. Donc la question c'est : à quoi s'accroche ce démon et comment est-ce que je peux défaire ce droit simplement ?" Et c'est beaucoup plus efficace.

Donc Éphésiens 4 : 26 nous dit : "Si vous vous mettez en colère, ne pêchez pas, que le soleil ne se couche pas sur votre colère et ne laissez aucune place au diable." Jésus est très clair aussi dans le Notre-Père, il va nous dire que pardonner aux autres est très important et il le mentionne à cet effet dans le Notre-Père : "Pardonne-nous nos offenses (et il ne dit pas simplement ça) comme NOUS AUSSI nous pardonnons à ceux qui nous ont offensés". On ne peut pas prier Notre Père disant : "Seigneur, pardonne mes péchés mais moi je refuse de pardonner", non cela va ensemble et le texte dit : "Pardonne-nous comme nous aussi NOUS PARDONNONS." Cela signifie que si je ne pardonne pas, je ne serai pas pardonné et Jésus, dans le cas où l'on n'aurait pas très bien compris, insiste à nouveau, à la fin du Notre Père, dans Matthieu chapitre 6 verset 14 : "En effet, si vous pardonnez aux autres leurs fautes, votre Père vous pardonnera aussi - votre Père céleste - mais si vous ne pardonnez pas aux hommes, votre Père ne vous pardonnera pas non plus vos fautes." Et ça c'est important de le saisir et, la première raison, c'est que le pardon de mes péchés est directement relié à la façon dont je suis prêt aussi à pardonner aux autres.

Et Jésus va donner, un peu plus loin, une parabole dans Matthieu 18 et Jérémy va nous en parler maintenant, pour enfoncer le clou et même aller plus loin sur les portées spirituelles du non pardon, et c'est ce qui nous intéresse aujourd'hui avec ce titre : "Libre des bourreaux". Alors je vais lire une histoire dans Matthieu, chapitre 18, versets 23 à 35, c'est Jésus qui raconte cette histoire : "C'est pourquoi, le royaume des cieux ressemble à un roi qui voulut régler ses comptes avec ses serviteurs. Quand il se mit à l'œuvre, on lui amena un qui devait 10000 sacs d'argent. Comme il n'avait pas de quoi payer, son maître ordonna de le vendre, lui, sa femme, ses enfants et tout ce qu'il avait, afin d'être remboursé de cette dette. Le serviteur se jeta par terre et se prosterna devant lui en disant : "Seigneur, prends patience envers moi et je te paierai." Tout rempli de compassion, le maître de ce serviteur le laissa partir et lui remit la dette. Une fois sorti, ce serviteur rencontra un de ses compagnons qui lui devait 100 pièces d'argent. il l'attrapa à la gorge et se mit à l'étrangler, en disant : "Paie ce que tu me dois." Son compagnon tomba à ses pieds, en le suppliant : "Prends patience envers moi et je te payerai." Mais l'autre ne voulut pas et alla le faire jeter en prison jusqu'à ce qu'il ait payé ce qu'il devait. A la vue de ce qui était arrivé, ses compagnons furent profondément attristés et ils allèrent raconter à leur maître tout ce qui s'était passé. Alors le maître fit appeler ce serviteur et lui dit : "Méchant serviteur, je t'avais remis en entier ta dette, parce que tu m'avais supplié, ne devrais-tu pas toi aussi avoir pitié de ton compagnon, comme j'ai eu pitié de toi ?" Et son maître, irrité, le livra aux bourreaux jusqu'à ce qu'il eût payé tout ce qu'il devait. C'est ainsi que mon Père céleste vous traitera, si chacun de vous ne pardonne pas à son frère de tout son cœur."

On va bien sûr maintenant parler de ce que ce texte veut dire et je sais que, en le lisant, j'ai ressenti que certaines personnes ont dit : "Ouais mais Seigneur, moi je ne peux pas pardonner", certains ont cette réflexion - et on va en parler dans la deuxème partie de cette vidéo - souvent les gens disent : "Oui mais je n'ai pas la force de pardonner". Alors je demande souvent aux gens : "En fait, qu'est-ce que le pardon ?" et on se rend compte que les gens ont une mauvaise définition de ce qu'est le pardon et c'est pour cela qu'ils disent ne pas vouloir pardonner. Et quand on leur dit : "Mais donne-moi ta définition du pardon" [ et alors j'aime bien dire : "Ben moi aussi, si c'est ça, moi je ne veux pas pardonner" et cela déstabilise un peu les gens ], je leur dis que ce n'est pas cela le pardon. Et donc les gens comprennent qu'ils avaient une mauvaise définition du pardon. Alors on leur explique bibliquement ce que c'est et on les accompagne à vivre cette liberté. On va en parler, préciser ce qu'est le pardon et ce qu'il n'est pas, comment pardonner concrètement. Mais d'abord il faut que vous compreniez l'importance du pardon.

Concernant cette histoire, j'ai déjà parlé de la dette : on voit que le serviteur avait une dette de 10000 sacs d'argent (de 10000 talents) et c'est une somme énorme - pour avoir un ordre de grandeur : les impôts romains de la région étaient de 800 talents à l'époque de Jésus, au niveau de la région, 800 talents, et là on parle de 10000 talents ! Cela représente à peu près le budget d'un gouvernement ! Et 10000 était le plus grand nombre utilisé à l'époque. C'est quelque chose de l'ordre du milliard pour nous aujourd'hui, on utilise surtout le milliard, on ne va pas utiliser le trilliard, même si on peut, car dans notre génération, notre société, on parle plus facilement du milliard, comme s'il n'y avait pas au-dessus : pour eux, 10000 talents c'est un budget de gouvernement, cet homme a donc une dette de la valeur d'un budget de gouvernement et il ne peut rien faire ! Donc on comprend assez vite dans cette histoire que, finalement, il est impossible pour ce serviteur de rembourser cette dette immense, colossale.

Alors, comme il ne peut pas payer, il est jeté en prison. Mais ce qui est important c'est que le roi n'est pas en colère, parce qu'il s'agit d'un acte de justice : cet homme doit payer sa dette et comme il ne la paie pas, il va en prison. De la même façon que si votre banquier vous appelle parce que vous avez un découvert, il ne le fait pas en colère, il ne fait que son travail : vous avez une dette, vous devez rembourser votre dette - une dette contractée doit toujours être payée ! Et la dette que nous avons envers Dieu c'est la conséquence de nos péchés. Dans Romains, chapitre 6, verset 23, il est dit que "le salaire du péché c'est la mort". Le salaire c'est vraiment quelque chose de légal : on travaille, on a un contrat de travail où figure le salaire, l'ouvrier mérite son salaire, c'est un dû ! Vous n'avez pas besoin de supplier votre patron pour être payé, c'est un dû, vous avez un contrat, vous êtes embauché, vous avez fait vos heures, vous avez rempli votre tâche, donc vous avez le droit à votre salaire et il n'y a pas de négociation à chaque fin de mois ou à chaque début de mois. Mais le don gratuit de Dieu c'est la vie éternelle en Jésus-Christ, notre Seigneur. Donc quand Dieu punit le péché, il n'est pas en colère, il exerce simplement la justice, il applique les lois spirituelles. Romains 3 : 23 nous dit que "tous ont péché et sont privés de la gloire de Dieu", donc cette dette que nous avons envers Dieu, qui représente nos péchés, elle est énorme et, vu le nombre de nos péchés, on mérite la mort ! Tout ce qu'on a pu faire en paroles, en pensées, en actions, tout cela représente la dette qu'on a envers Dieu.

Ce serviteur, lui, il va en prison et ses biens sont vendus, sa famille est vendue au marché aux esclaves, et finalement il ne va jamais réussir à rembourser car, à partir du moment où tout le monde est vendu comme esclave, et que toi tu es en prison, comment peux-tu gagner de l'argent pour rembourser cette dette qui, de toute façon, est colossale ? Donc Jésus nous aide à réaliser ici que la gravité du péché c'est vraiment quelque chose de colossal et, quand bien même on travaillerait toute sa vie, en imaginant à combien se monte le budget de la France, peut-être quelques centaines de milliards, on ne pourrait rembourser. Imaginez qu'on vous dise : "Voilà, vous devez rembourser 100 milliards d'euros - si vous êtes en France ou de dollars si vous êtes au Canada ou ailleurs -vous diriez que c'est impossible, quand bien même vous travailleriez toute votre vie. C'est impossible. Et donc la vérité c'est qu'il est impossible d'effacer nos péchés et c'est important d'en prendre conscience : on ne peut pas effacer nos péchés de nous-mêmes, c'est pour cela que la seule solution au péché, la seule façon d'effacer notre dette, c'est de croire au sacrifice de Jésus qui, lui, a payé un prix qui est Le Prix Suprême : le Fils de Dieu a donné son sang, non pas de l'argent et de l'or, mais Il nous a donné Sa Vie ! Cela c'est la grâce !

Et bien, cette grâce, on va la voir dans cette histoire : le serviteur va se jeter au pied du roi, pour le supplier de lui faire grâce ; il ne va même pas dire : "Enlève-moi la dette", il va dire : "Donne-moi un délai." Et l'on peut aller lire dans Jacques, au chapitre 4 et au verset 6, où il est écrit : "Dieu résiste aux orgueilleux mais il fait grâce aux humbles". On voit ici que le serviteur vient avec humilité, il se prosterne devant le roi, il dit : "Aie pitié de moi ! Donne-moi du temps" et s'il le fait, c'est aussi parce qu'il sait que le roi va l'écouter, il connaît le cœur du roi et il sait qu'en négociant il peut avoir quelque chose, parce qu'il connaît la bonté du roi. Le roi est bien sûr une figure qui fait référence à Dieu, qui est prêt à nous sauver, prêt à nous pardonner et qui, tout comme le roi, a complètement effacé sa dette, non pas à cause de ses mérites, non pas à cause de ce qu'il a accompli, mais juste par pure grâce, une grâce imméritée. De la même façon, face à tous nos péchés, à nos manquements, Dieu nous pardonne non pas à cause de notre prouesse, de notre vie, mais juste par pure grâce, il nous pardonne. Il est écrit dans 1 Pierre 1 : 18-19 : "Vous avez été libérés de cette manière futile de vivre, que vous ont transmise vos ancêtres, et vous savez à quel prix, ce n'est pas par des biens qui se dévaluent comme l'argent et l'or, non il a fallu que le Christ, tel un agneau pur et sans défaut, verse son sang précieux en sacrifice pour vous."

Quand le roi remet la dette du serviteur, en fait c'est lui qui paye, parce que cette dette n'est pas effacée, dans le sens où il doit 10000 talents et que ces 10000 talents il faut les trouver ; on voit que c'est le roi qui va gérer finalement cette dette. Et bien pour Dieu c'était la même chose : nous avions une dette incroyable et Dieu nous a pardonnés, ça a été gratuit pour nous, mais ça ne l'a pas été pour lui car il a donné son Fils. Ce qui a été gratuit pour nous, le salut, a été payant pour Dieu au prix de la vie de son Fils et c'est important de comprendre que cette grâce est imméritée.

Je veux revenir sur le pardon : il y a vraiment un langage légal, presque commercial, dans les termes qui sont utilisés, car lorsque Jésus dit, nous pardonnons nos fautes" ou "nous remettons nos dettes", on peut traduire de ces deux façons, parce que littéralement c'est le mot "dette" qui est utilisé. Par exemple, dans Colossiens, chapitre 2, versets 13 à 14, dans la version Parole de vie, il est écrit : "Vous, vous étiez morts à cause de vos fautes et aussi parce que vous n'étiez pas des circoncis, mais Dieu vous a rendu la vie avec le Christ. Il nous a pardonné toutes nos fautes - donc là c'est le langage du péché - il a effacé le document de nos dettes qui nous accusaient - selon les versions est écrit : l'acte ou les prescriptions qui nous condamnent - mais là c'est le document de nos dettes, c'est donc comme un document qui stipule : vous devez tant (votre dette) et comporte une mise en demeure : il faut que tu paies ! Et c'était contre nous à cause des règles établies : donc il y avait des règles, on a enfreint les règles, on avait une dette, et Jésus a détruit ce document en le clouant sur la croix ! Donc la dette est remise en entier. C'est pourquoi il n'y a aucun péché qui soit trop grave pour qu'on ne puisse pas être pardonné, on ne peut pas avoir trop péché - au sens de répétition - pour que Dieu ne puisse pas nous pardonner, la grâce de Dieu est à la hauteur de nos péchés, elle est illimitée !

Aussi avant de pouvoir penser au pardon pour les autres, on doit commencer par mesurer vraiment de quel pardon nous avons bénéficié, de quelle façon Dieu nous a fait grâce : tu ne pouvais pas te pardonner toi-même, jamais tu n'aurais pu rembourser cette dette que tu avais envers Dieu, ça a coûté le sang de Jésus et Dieu t'a fait grâce, tu ne l'avais pas mérité. Jésus, même, a donné sa vie avant que tu le lui demandes. Donc quand tu mesures cette grâce, tu es émerveillé(e), tu adores le Seigneur, tu es bouleversé(e) devant cet amour. Et après, tu réalises que maintenant que tu es un(e) enfant du roi, tu dois aussi te comporter comme le roi et faire grâce. Dans cette première partie c'est ce que nous avons vécu en tant qu'enfant de Dieu, où nous avons été rachetés(es), nous appartenons à Jésus, et c'est lui qui a payé un Grand Prix : le prix du sang de son Fils, mais l'histoire continue et nous apprend que le serviteur finalement libéré de cette dette trouve quelqu'un qui lui doit de l'argent : 100 pièces d'argent. Lui devait 10000 et il rencontre quelqu'un qui lui doit 100, cela représente environ 100 jours de travail, donc il ne s'agit pas d'une dette qu'on ne puisse pas rembourser, contrairement aux 10000 talents qui, eux, sont impossibles à rembourser. 100 jours de travail ça l'est et on voit que cette personne qui lui doit 100 pièces d'argent va se comporter de la même manière qu'il s'est comporté avec le roi, lui disant : "Fais-moi grâce s'il te plaît, donne-moi du temps." Mais lui ne va pas du tout manifester de compassion, il va être en colère, il va le faire jeter en prison en lui disant : "Tu me rembourses !" et l'histoire se poursuit en montrant que les compagnons de cet homme ont été choqués de son comportement, le roi a appris ce qui s'était passé et ce serviteur, qui avait été gracié, finalement retourne en prison.

D'abord, le roi se met en colère ; ce qui provoque sa colère c'est que le roi lui a remis une bien plus grande dette, qu'il a montré de la grâce envers ce serviteur, une grande grâce, mais que celui-ci n'a pas agi de même alors que la somme due était bien inférieure. Le message que délivre cette histoire, c'est que Dieu nous a pardonné nos péchés d'hier, d'aujourd'hui et de demain, nous avons été sauvés, nous avons été sauvés à cause de la mort et de la résurrection de Jésus, et Jésus nous dit : "Mais si moi j'ai payé ce prix, à combien plus forte raison vous aussi vous devez pardonner, vous pardonnez les uns les autres, peu importe ce qu'on a pu vous faire (je ne dis pas que c'est facile), car ce que l'on vous a fait ne représente que 100 pièces d'argent, tandis que le prix que Dieu le Père a payé par son fils - pour reprendre cette image - c'est 100000 talents. Et Jésus va finir en disant : "Mais c'est ainsi que mon Père céleste vous traitera si chacun de vous ne pardonne pas à son frère de tout son cœur."

On voit que Dieu va être sensible aussi à la manière dont on va traiter les autres en terme de pardon, parce que Dieu considère que le plus grand des pardons il l'a fait, et il s'attend que, en tant que fils et filles du Roi, on ait le même comportement que lui. Donc si je me retrouve dans cette situation où j'ai refusé de pardonner, le Père me livre aux bourreaux - qui sont des êtres chargés de torturer les gens - car le manque de pardon donne accès aux bourreaux dans nos vies. Et Jésus est solennel, il le répète : "C'est ainsi que mon père vous traitera si vous ne pardonnez pas à chacun de tout votre cœur." Dans le verset 35, quand Jésus dit : "si chacun de vous ne pardonne pas", le temps qui est utilisé par Jésus implique que c'est possible. Et, en fait, celui qui est pardonné, Dieu lui donne la force de pardonner aux autres et c'est pour cela qu'on a dû insister d'abord sur le fait de prendre conscience de la grâce de Dieu envers nous, parce que c'est une fois qu'on se remémore de ce que Jésus a vraiment fait pour nous, qu'on peut véritablement pardonner. Et c'est pour cela aussi qu'il y a une mesure de pardon qu'on ne peut expérimenter quand on pardonne aux autres que si nous-même avons expérimenté le pardon de Dieu.

Maintenant, comment fait-on pour pardonner de tout son cœur ? Déjà, il faut comprendre que dans le manque de pardon il y a plusieurs choses : déjà il y a le fait de refuser de remettre la dette. Alors la personne continue de me devoir quelque chose, on attend d'elle quelque chose, qu'elle nous rembourse. Mais comment quelqu'un qui vous a violé peut-il vous rembourser ? Comment quelqu'un qui vous a trahi peut-il vous rembourser ? Comment quelqu'un qui vous a trompé peut-il vous rembourser ? Comment quelqu'un qui a mal parlé de vous, qui a sali votre réputation, peut-il vous rembourser ? Au final, on se rend compte que d'attendre de ces personnes qu'elles nous remboursent n'est pas possible la plupart du temps. D'ailleurs, quand il y a de grands procès suite à des meurtres d'enfants, des massacres, les gens arrivent au procès après des années d'enquête en disant : "On attend des vérités, on attend des réponses" et ils ressortent déçus, la plupart du temps, car peu importe la peine qui a été prononcée, peu importe les regrets ou pas de la personne qui a été accusée, les gens ne sont pas plus guéris et consolés. Pourquoi ? Parce que cette personne leur a pris quelque chose qu'elle ne peut pas leur rendre ! Si par exemple je te prends ta tablette, je peux te la rendre, mais comment est-ce que je peux te rendre ta réputation ? Ce n'est pas possible. C'est donc la première chose : quand on est dans l'absence de pardon, on attend toujours, donc on reste comme attaché à la personne parce qu'on attend d'elle la guérison, on attend d'elle la solution, alors qu'il n'y a que Dieu qui peut guérir nos cœurs.

La deuxième chose qu'entraîne l'absence de pardon c'est qu'il y a la colère, l'amertume, le ressentiment, la haine, le désir de vengeance. Et le désir de vengeance peut pousser au meurtre, et cela nous pourrit la vie, cela nous ronge. Donc, si on veut pardonner à quelqu'un, il y a trois composantes : d'abord il faut renoncer à l'amertume, à la colère, à la vengeance et ensuite il faut pardonner à la personne. Mais il y a peut-être des gens qui disent : "Moi, non, j'en veux à personne" et, parfois, on prie pour des gens [après on va aborder ce que le pardon n'est pas] et on dit : "Est-ce que tu en veux à quelqu'un ?" et s'ils répondent "non" on va dire : "OK, maintenant répète après moi : Saint-Esprit à qui est-ce que je dois pardonner ?" Et là, soudain, des noms arrivent ! En fait, on a tendance à oublier - parce que c'est un mécanisme déjà, et que les gens ont une mémoire sélective pour se protéger - et on pense alors que les oublier cela va nous permettre de vivre. Mais ce n'est pas la réalité, c'est comme une nourriture, un plat que vous préparez, mais que vous oubliez : la réalité c'est qu'au bout d'un moment ce plat va pourrir et cela va se sentir. Même à l'intérieur de vous, le fait de cacher cela, de ne pas le traiter, cela va créer toutes sortes de choses dans votre cœur : de la haine, de l'amertume, de la colère. On croit que cacher est un mécanisme de défense, mais ce n'est pas en la cachant que la chose va se régler, elle va être encore sensible, ce sera encore douloureux et il faut que ce soit traité !

Ce peut être subtile : par exemple on peut pardonner quelqu'un pour la chose qu'il a faite, mais aussi pour des carences, de la maltraitance, de la négligence. Récemment, il y a quelques jours, je parlais de quelqu'un et juste en évoquant son prénom je me sentais vraiment mal à l'intérieur, mais vraiment très mal, cela a duré plusieurs heures ; j'en ai parlé avec mon épouse et je ne comprenais pas pourquoi (bien que ce soit une personne avec laquelle je n'ai pas de relation) pourquoi je me sentais aussi mal juste en évoquant son prénom. Puis, en réfléchissant un peu, j'étais dans mon lit, le soir, avant de m'endormir et je réfléchissais, et je me suis souvenu de plusieurs offenses que cette personne m'avait faite et que j'avais "encaissées", je n'avais pas voulu répondre, ni réagir, mais j'avais encaissé ces offenses et, du coup, je les avais négligées, mais elles étaient là, elles s'étaient accumulées et, quand j'ai réalisé qu'il y avait eu des offenses, j'ai dit : "Seigneur, je les pardonne" et dès que j'ai pardonné, j'ai senti une libération - je pense que c'était surtout émotionnel, et qu'il ne s'agissait pas d'un démon - mais j'ai senti vraiment une libération émotionnelle. DOnc, parfois, on peut aussi avoir négligé l'impact d'une relation, l'impact des actions d'une personne dans notre vie, parce que c'est une personne d'autorité, ce peut être nos parents, il peut s'agir de carences, des choses pour lesquelles il n'y a pas vraiment de mots. Par exemple c'est plus facile de dire : "J'ai souffert parce que tu m'as frappé" que de dire : "J'ai souffert parce que tu ne m'as jamais dit "je t'aime". Pourtant la souffrance est là et il peut être nécessaire de pardonner. Et même, il peut être nécessaire de se pardonner à soi-même !

Quand tu as dit cela, j'ai eu une image : imagine par exemple qu'un de tes enfants vienne manger chez moi et passer quelques jours à la maison et que je ne lui serve aux repas qu'un petit pois et un quart de carotte, à chaque repas, quand elle va rentrer chez toi elle va dire : "Papa, j'ai eu très très faim, Jérémy ne l'a pas servi à manger." Tu vas m'appeler pour me demander ce qui s'est passé et je te répondrai : "Oui, je lui ai donné à manger", sauf qu'elle va dire : "Oui mais ce n'était pas suffisant !" Des gens disent : "Moi, j'ai souffert d'un manque d'amour de la part de mes parents, on ne m'a pas dit : je t'aime" et puis ils vont essayer de se consoler en disant : "Oui mais bon, ils me l'ont dit une fois" ou "J'avais à manger, j'avais un petit truc, ça va !" Certes, mais ce n'était pas suffisant, tu avais besoin d'une démonstration d'amour, tu avais besoin que ton réservoir émotionnel soit rempli. Ainsi, les gens ont tendance à trouver des excuses, à relativiser. C'est comme pour cette histoire que j'ai inventée : certes ta fille a peu manger mais elle n'a pas mangé à sa faim. Alors peut-être que il y a des choses que vous avez aussi vécues et que vous dites : "Oui, j'ai manqué de quelque chose, oui j'en ai eu mais je n'en avais pas assez et cela a créé des choses dans mon cœur." Et c'est juste de le dire, c'est important de le formuler.

J'aimerais que l'on parle maintenant de ce que le pardon n'est pas, on va aborder certaines choses car des personnes peuvent avoir une mauvaise interprétation de ce qu'est le pardon. Déjà il faut savoir que le pardon n'est pas le déni, il ne s'agit pas de faire comme si rien ne s'était passé. Des gens pensent que s'ils pardonnent, il faut qu'ils se disent que rien ne s'est passé et puis, en conséquence, ça peut vouloir dire aussi que la relation doit persister : par exemple un ami m'a vraiment fait du tort, je lui pardonne, donc je dois oublier ce qui s'est passé, devenir amnésique, et alors, forcément, comme j'ai oublié, il faut que la relation puisse renaître et les gens disent alors : "Je n'ai pas la capacité de pardonner", car dans leur esprit cela passe par l'oubli et ils pensent que la relation doit reprendre comme avant. Or ce n'est pas ça le pardon : pardonner ne veut pas dire oublier ! C'est important de le réaliser. Et parfois des gens vont dire aux autres : "Ah, ben tu n'as pas vraiment pardonné, sinon tu ne serais pas là à nous en parler." C'est faux : quelqu'un peut te faire du mal et tu lui dis : "Ecoute, tu m'as fait mal, je te pardonne, mais je n'oublie pas ce que tu as fait." Cela ne veut pas dire que j'ai de l'amertume, ni de la rancœur, je sais juste que ce que tu as fait ça me fait mal, je te pardonne, mais je prends du recul dans cette relation." Et cela est profondément biblique. Donc, le pardon n'est pas le déni.

Le pardon n'est pas la tolérance du mal, parce que le mal est mal et le pardon reconnaît le mal, mais il pardonne, il remet la dette. Mais c'est important de reconnaître le mal ! Parfois on dit : "Bon, je pardonne un tel pour tout ce qu'il m'a fait" : c'est bien, c'est une première étape, mais c'est important de préciser : je pardonne telle parole qu'il m'a dite et ce que cela a produit en moi, je pardonne pour la fois où il a fait ceci où elle n'a pas fait cela. C'est important, sinon c'est comme si on n'arrive pas à mettre des mots sur les choses. Il ne faut pas tolérer le mal et dire : "Bon, ce n'est pas grave, on vit avec ..." NON. Le mal est mal et, comme tu l'as dit, si la personne est toxique, on va s'éloigner progressivement parce qu'on ne va pas accepter de toujours être blessé. Mais le pardon ce n'est pas la tolérance du mal, le pardon n'est pas l'acceptation de la répétition de la souffrance. Effectivement, Jésus a dit qu'il faut pardonner 7 fois 77 fois, mais tu dois aussi avoir un regard global de la Parole de Dieu : quelqu'un te fait mal et tu pardonnes, mais cela ne veut pas dire que tu restes (parce que tu dois pardonner 7 fois 77 fois) et que tu gardes la relation. Tu me fais mal, tu me détruis, mais je reste là à accepter finalement la souffrance parce que c'est ça le pardon. NON. Ce n'est pas un permis pour recommencer ! Ce n'est pas : je te pardonne pour que tu recommences et que tu continues, je te tends ma joue gauche puis je retourne ma joue droite et puis je te tends ma joue gauche et puis je reste là à souffrir ! Ce n'est pas cela le pardon.

Pardonner ce n'est pas encaisser sans rien dire ! Ne pas penser ainsi : si je réagis, cela prouve que finalement je suis pas dans le pardon. Non, car cela fait mal et va faire mal à chaque fois, donc c'est normal que tu réagisses. D'aucuns diront : "Il faut mourir à soi-même", certes, mais on reste des humains et c'est important aussi de dire : "D'accord, je suis mort à moi-même, mais ça ne veut pas dire que je ne dois rien dire". Cela veut plutôt dire que je vais faire en sorte que ce qui a été fait ne vienne pas produire quelque chose de mauvais, comme la haine, l'amertume, la colère, qui m'amènerait à pécher. Mourir à soi-même ne signifie pas que l'autre peut dire tout ce qu'il veut et que l'on ne va rien répondre ! Non. C'est de répondre sans que cette réponse soit teintée par les œuvres de la chair. En fait, quand Jésus dit : "Tends la joue droite", il y a cette idée de grâce parce que le but c'est de représenter Dieu, donc quand Jésus dit de tendre la joue gauche, la joue droite, si on te frappe, il y a cette idée que Jésus aussi il a donné sa vie injustement et, donc, on représente Jésus de cette façon-là. Ce qu'il faut comprendre ici c'est l'idée de représenter Dieu envers des gens qui ne le connaissent pas, car les gens sont habitués à ce qu'on rende le mal.

Par le mal et là, toi tu pardonnes, donc ils ne sont pas habitués : tu représentes Dieu. Et pourquoi 7 fois 70 fois : c'est l'idée qu'il faut faire grâce aux gens et être aussi patient avec eux.

Mais prenons un exemple précis, celui d'un violeur : vous n'allez pas lui pardonner 70 fois 7 fois, vous n'allez pas attendre qu'il viole la même personne 70 fois 7 fois, pour finalement vous dire : bon, là maintenant, ça commence à faire trop ! Non, c'est trop dès la première fois ! Vous n'allez pas attendre 70 fois 7 fois pour appeler les forces de l'ordre pour qu'il puisse être jugé !

Mais si vous êtes dans une relation d'amitié ou surtout dans le couple ou avec vos enfants, vos parents, les relations font que inévitablement - puisque personne n'est parfait - il y aura des déceptions, il y aura des manquements, il y aura des choses pour lesquelles il faut être prêt à pardonner, parce que si on ne pardonne jamais aux gens, finalement on se retrouve tout seul, on ne peut plus jamais parler à personne.

Donc c'est important d'adapter le texte à la situation parce que sinon on se retrouve dans des situations où les gens disent : "Là, je dois pardonner" en pensant : je dois encaisser et c'est comme ça, je dois subir ma vie, Dieu me demande de pardonner. En fait, dans ce cas-là, ce n'est pas le pardon que tu vis, tu es en réalité en train de te détruire toi-même, car tu acceptes des situations toxiques.

Le pardon n'est pas l'oubli, ce n'est pas un lavage de cerveau non plus, parce que si tu oublies si, par exemple, tu te fais mordre par un chien, si tu oublies parce que tu lui as pardonné, le lendemain tu recommences à lui présenter ta main et il va te mordre à nouveau et chaque fois que tu croises le chien tu perds un doigt. Le fait de ne pas oublier te permet la prudence, tu es averti ; cela ne veut pas dire que forcément tu vas tuer le chien mais que tu vas te tenir à distance, tu vas mettre un écriteau "attention chien méchant", tu restes de l'autre côté de la barrière. Voilà pourquoi le fait de ne pas oublier permet aussi de se protéger.

Comprenez bien ce qu'on est en train de dire : pardonner ne veut pas dire oublier, pardonner ne veut pas dire qu'il n'y aura pas de conséquence au mal qui a été fait pour la personne, parce que nous vivons dans un monde où certaines choses sont condamnables par la loi, pardonner ne veut pas dire qu'il n'y aura pas de justice. Dieu peut pardonner mais en même temps il peut y avoir une justice qui est rendue.

Le pardon n'est pas l'option réservée aux faibles. Certains pensent que c'est pour les faibles, "moi je suis un gars dur" prétextent certains. Non, ce n'est pas réservé aux faibles, parce que cela voudrait dire que, finalement, le plus faible de tous c'était Jésus qui, lui, a pardonné au monde entier ! Bien au contraire, le pardon c'est pour les forts et il consiste à dire : "Je sais ce que tu as fait, ça m'a fait mal, mais je décide - tout en prenant en considération tout le mal que tu as fait - de te pardonner. Donc je vais quand même prendre du recul (je ne vais pas remettre ma main dans la gueule du chien, pour reprendre l'image que tu as donnée), je vais garder mes distances, je n'avais peut-être pas vu l'écriteau "attention chien méchant", je vais prendre des distances, mais je te pardonne, voilà, je te libère de cela et je me libère aussi en même temps."

Le pardon aussi n'implique pas forcément la réconciliation. Souvent les gens se disent : "Si je pardonne, il faut donc qu'on redevienne les meilleurs amis", mais ce n'est pas forcément souhaitable, vous pouvez tout à fait pardonner sans être en contact avec la personne. D'autant que parfois c'est impossible car la personne est morte, ou elle se trouve loin de vous, vous n'avez plus de contact avec elle. Mais surtout, il faut vraiment distinguer ces deux choses : vous pardonnez en fait pour vous-même, pour que Dieu vous pardonne, et pour être libéré du bourreau. Ensuite, pour qu'il y ait réconciliation, il faut que la personne soit digne de confiance, qu'elle vous donne des gages de confiance, qu'elle soit repentante, avec un fruit évident de repentance, et que les conditions pour que la relation revienne soient réunies. Par exemple, dans Romains, il est dit : "Soyez en paix avec tous les hommes, autant que cela dépende de vous" ; il y a des gens qui ne veulent pas être en paix et vous avez beau dire : "Oui mais je te pardonne, soyons en paix" mais ils ne le veulent pas. Alors on ne peut rien y faire.

C'est bien ce que tu as dit là : dans le sens où il y a repentance et fruit de la repentance ; c'est bien parfois d'être patient et de dire : "D'accord, il y a eu repentance mais si cette repentance est réelle, il va y avoir des fruits de la repentance" ; se demander si la relation peut se recréer, mais attendre les fruits de la repentance, voir s'il y a des comportements, quelque chose qui prouve, qui authentifie finalement cette repentance. C'est important.

On évoque tout cela mais on reste toujours dans le cadre de la délivrance, parce que David et moi avons vu un grand nombre de personnes qui finalement n'arrivaient pas à être délivrées de certaines choses facilement, de démons, d'esprits impurs, car cela était relié à un non pardon. C'est pour cette raison qu'on veut insister sur ce sujet-là.

Donc qu'est-ce que le pardon ? Pardonner c'est abandonner la vengeance (qui dit : tu m'as fait mal, mais t'inquiète pas, au prochain virage je vais m'occuper de toi), c'est dire : je ne vais pas avoir cette attitude-là, je ne vais pas me venger. On voit des fois toutes sortes de films qui mettent en scène quelqu'un à qui on a fait du mal et le film raconte comment il va se venger lui-même, il va tuer tout le monde, et l'on regarde ces films - ces films d'action - en disant "waouh !" mais c'est vrai que la plupart des films d'action tournent autour de la vengeance [ et je suis pas en train de critiquer ces films d'action, j'en regarde], mais c'est vrai que quand tu prends du recul, tu comprends l'idée derrière : la justice de ce monde ne règlera rien, alors fais justice toi-même ! Mais là, le pardon, c'est de dire : "Je pardonne et je décide de ne pas me venger et d'accepter de laisser Dieu faire justice." Et quand on laisse Dieu faire justice, c'est aussi accepter la justice que Dieu va appliquer et accepter aussi le temps de Dieu pour que cette justice se fasse. Parfois on dit : "Seigneur, je te laisse faire justice, mais si par contre tu pouvais aussi ....." et puis on rappelle à Dieu ce qui s'est passé et on aimerait finalement que Dieu devienne un peu notre serviteur dans la manière dont il va juger. NON. En fait il faut faire confiance au Seigneur !

Il est écrit, dans Lévitique 19 : 18, "tu ne te vengeras pas et tu ne garderas pas de rancune envers les membres de ton peuple, mais tu aimeras ton prochain comme toi-même. Je suis l'Eternel." Donc abandonner c'est aussi abandonner la haine, la colère, l'amertume. Cela se voit. Quand des gens s'adressent à d'autres et qu'il y a manque de pardon à leur égard, cela se voit, même si ni amertume, ni haine, ne sont là, car le corps réagit, le langage corporel est clair : on voit que la personne change, on voit qu'il y a quelque chose qui prend place, la personne est gênée, on voit qu'il y a des choses qui n'ont pas été réglées.

Dans Éphésiens 4 : 26-27, il est écrit : "Si vous vous mettez en colère, ne péchez pas (on l'a cité souvent ce verset) si vous vous mettez en colère, ne péchez pas. Que le soleil ne se couche pas sur votre colère et ne laissez aucune place au diable." Pardonner c'est dire : "Je te pardonne" mais aussi "J'abandonne la haine, j'abandonne la colère, j'abandonne l'amertume et je décide de ne pas me venger. Avec tout ce que tu m'as fait, je devrais rendre justice mais je laisse Dieu s'en occuper." Et si Dieu veut faire grâce, il le fera, mais c'est entre les mains de Dieu : "A moi la vengeance et la rétribution" dit l'Eternel, et l'on est dans cette logique-là.

Donc pardonner c'est accepter de ne pas récupérer ce qu'on m'a pris, c'est devoir vivre un deuil. En revanche, je vais pouvoir être consolé par Dieu et c'est ça qui est important : cela me accès à la consolation du Seigneur et la guérison.

Quelques conseils pratiques maintenant concernant le pardon : n'attendez pas qu'on vous demande pardon pour pardonner. Parfois, les gens disent : "Tant qu'il ne me demande pas pardon, moi je ne pardonne pas, c'est à lui de faire le premier pas." Alors il se peut que vous ne pardonniez jamais parce que vous rendez conditionnel à la demande de pardon de l'autre, donc à sa repentance, votre bien-être à vous. Or, rappellez-vous que vous ne pardonnez pas pour lui, vous ne décidez pas qu'il mérite d'être pardonné, vous pardonnez pour vous, pour être libéré de cette offense. Tu vois si, par exemple, quelqu'un a 80 % de tort et l'autre en a 20 %, on pourrait dire que c'est celui qui a 80% qui doit demander pardon d'abord, alors que pas du tout : si c'est toi qui a fait 20 % vas-y, demande pardon même si tu dis : "Mais cela va donner l'impression que c'est moi qui avais 80 % et lui 20 % alors que c'est moi qui ait 20 %." En fait, on n'est pas là à faire des comptes, tu agis pour Dieu, tu le fais pour Dieu !

Pardonner n'est pas une émotion, ce n'est pas un sensation, tu ne te lèves pas un matin en disant : "Ah, j'ai envie de pardonner aujourd'hui !" Non, la vérité c'est que la personne a une dette envers toi et tu n'auras jamais envie de pardonner. Pardonner c'est un acte de la volonté, c'est une décision. C'est comme rembourser une dette : si tu as un prêt, avec des mensualités, tu dois aller à la banque ou dans un commerce payer ta dette, payer ce que tu dois, cela n'a rien d'émotionnel, ce sont des chiffres, des billets ou un chèque, c'est une décision, tu le fais, tu signes, c'est réglé ! N'attends pas d'en avoir envie et fais le d'abord pour toi, pas pour l'autre, fais-le d'abord pour toi.

Il peut être nécessaire de pardonner souvent, surtout quand on est proche avec certaines personnes, mais ce n'est pas forcément ça qui va nous amener des démons, le pardon est une démarche de foi : c'est croire que, alors que je libère la personne, Dieu va agir dans mon cœur et notamment, par rapport à ce texte, Jésus va me libérer des bourreaux. Et là, on en arrive vraiment au sujet, la raison pour laquelle on a fait toute cette vidéo et surtout pourquoi on vous explique tout cela. Dites-nous dans les commentaires si cela vous a aidés à mieux comprendre le pardon.

Maintenant que vous avez une meilleure perspective biblique de ce qu'est le pardon, cela rend davantage possible le fait de pardonner car, peu importe ce que la personne vous a fait, vous pouvez lui remettre sa dette sachant que c'est Jésus qui va s'en occuper, qui va s'occuper de lui, et surtout Jésus va s'occuper de vous, il va venir guérir votre cœur et vous libérer du bourreau.

Parce que pour montrer ce qu'est le non-pardon, j'aime bien prendre deux images : le non pardon c'est comme boire du poison et croire que c'est l'autre qui va mourir. Tu sais : "Je ne pardonnerai pas" mais en fait non, c'est toi qui es en train de boire le poison et ça va te détruire, toi en fait, c'est comme jeter une goupille et garder la grenade dans les mains, en disant : "Je t'ai jeté la goupille", non, car cela va t'exploser en plein visage, le non pardon. Tandis que le pardon c'est libérer un prisonnier et, finalement, se rendre compte que ce prisonnier c'était aussi nous-même : on était prisonnier de l'offense et c'est important de se le rappeler.

David, dans ce cas-là, pourquoi on a parlé de délivrance et de non pardon ? Est-ce que tu peux nous donner un exemple où l'ennemi a eu un accès à cause d'un non pardon ? As-tu un témoignage ?

Alors, par exemple, parfois, on prie pour quelqu'un et puis la personne vit une manifestation démoniaque (si on est dans une conférence ou alors dans une réunion ou dans un entretien elle nous dit qu'elle vit telle situation) et là on va prier et il se peut que là le Seigneur nous monter [on a parlé du discernement des esprits] que c'est lié à un manque de pardon ou qu'il est nécessaire de pardonner ou qu'il y a de l'amertume et, alors, on pose la question et la personne va dire : "Ah, oui, il y a telle personne" ou dire : "Ben, non" ou alors par exemple un cas fréquent : ça m'est arrivé récemment de prier pour plusieurs personnes qui avaient des maladies auto-immunes - et une maladie autoimmune c'est le système immunitaire qui agit contre le corps, qui se détruit lui-même - il y a beaucoup de gens qui souffrent de la haine de soi, qui se haïsent eux-mêmes, alors il y a plusieurs niveaux, on a un complexe, on ne s'aime pas, les gens commencent à avoir des mauvaises pensées contre eux-mêmes, après ils commencent à s'insulter dans la glace, ils commencent à se traiter de toutes sortes de noms, cela peut aller jusqu'à la mutilation. Et, parfois, quand on pose la question : "Mais est-ce que tu t'aimes ?" les gens disent : "Ah, non!" "Est-ce que tu t'en veux ? Est-ce que tu as besoin de te pardonner ?" et souvent les gens répondent : "Ben, oui!" Et j'ai vu plusieurs personnes ainsi qui vécu des changements, des transformations, après s'être pardonnées elles-mêmes. Et il y a aussi même des gens qui doivent pardonner à Dieu ! Certes, Dieu ne pèche pas, mais des fois on en veut à Dieu pour quelque chose dont il n'est pas responsable et on alors développe une amertume, une colère, une rancune envers Dieu, qui nous ronge. Il faut donc aussi relâcher ce mensonge là dans le pardon.

Jérémy, tu me disais que tu avais prié pour quelqu'un il y a quelques temps et qu'il y avait eu ce problème précisément en raison du non pardon.

Oui, j'avais été invité à prêcher et en fait j'avais discuté avec des pasteurs et leaders qui n'étaient pas encore ouverts à la délivrance et ils me parlaient d'un cas : le cas d'une personne, cas assez compliqué, la personne était dans les œuvres de la chair, dans l'impureté sexuelle, dans la colère, dans ce genre de choses, alors qu'elle était mariée elle commettait l'adultère, tout à fait assumé, en plein libertinage et puis son comportement est devenu assez agressif dans l'église et puis il y avait eu plusieurs rendez-vous pastoraux et les deux pasteurs me disaient : "On n'en peut plus, on ne sait plus quoi faire" et je leur ai dit : "Il se peut qu'il y ait besoin de délivrance" et comme ils n'étaient pas très ouverts, ils m'ont dit : "Ecoute, on n'y croit pas trop" mais comme la relation le permettait, je leur ai dit : "Ce que je peux faire c'est d'être là avec vous, peut-être pour un prochain rendez-vous et puis on voit." Ils ont donc accepté que je vienne. Au prochain rendez-vous, on l'écoute, ils acceptent que je sois là, puis je l'écoute parler et je vois aussi qu'il a de la colère, de l'amertume aussi, toutes sortes de sentiments mélangés, et puis j'ai mis de côté finalement tout ce qui concernait l'impureté sexuelle, tout ce qu'il racontait et je me suis concentré sur ce problème de non pardon, parce que c'était vraiment la chose qui ressortait, on voyait de l'amertume contre certains pasteurs, contre certains leaders, contre les gens de sa famille, et à ce moment-là j'ai senti que Dieu me demandait de confronter le nom pardon et c'était le seul moment où j'ai parlé, cela faisait déjà 20 minutes, une demi-heure, qu'on était là avec ces deux pasteurs, moi-même et cet homme, et je lui ai dit :" Je crois que ton problème c'est un manque de pardon" et quand j'ai dit ça, tout en sachant que je savais très bien ce qui se passait dans le monde spirituel ( je savais très bien qu'il avait besoin de délivrance) et donc quand je l'ai déclarée, cette parole était comme imbibée d'une certaine révélation de ce qui se passait dans le monde spirituel, et les esprits impurs le savaient, et à ce moment-là, à peine avais-je prononcé cette parole que la personne a commencé à trembler de tout son corps, il voyait qu'il était pas au contrôle de ce qui se passait et ça a commencé à s'accentuer au bout de 10 ou 15 secondes, c'est devenu incontrôlable et les démons se sont manifestés. C'était un chrétien et les pasteurs, eux, ne croyaient pas en la délivrance, encore moins au fait qu'un chrétien pouvait avoir un démon et, du coup, ils se sont un peu retirés en disant : "Ecoute, Jérémy, gère le cas s'il te plaît", donc j'ai commencé à gérer, à prier pour lui, à défaire ce qu'il y avait à défaire et puis après on a fait cette délivrance, on l'a accompagné ensuite et on lui a expliqué tout ce qu'on est en train de vous dire sur la réalité du pardon et du non pardon, en quoi consiste le pardon, puis on l'a accompagné aussi à renoncer aux œuvres de la chair, pour pouvoir ensuite faire une délivrance qui perdure - le but n'est pas juste de faire une délivrance pour faire une délivrance, c'est être sûr que la personne désire marcher en nouveauté de vie. Je cite ce cas pour vous dire que finalement juste le fait d'évoquer cela a suffit pour que les démons se manifestent. Et on pourrait parler d'autres cas identiques : on voit qu'en règle générale les gens ne veulent pas le dire quand on demande s'il y a un problème de non pardon, parce que les gens ne veulent pas s'ouvrir aussi facilement, parce que c'est douloureux, s'il y a du non pardon ce n'est pas simplement : "Ah, j'ai oublié de fermer la porte", c'est quelque chose qui est profondément émotionnel et si tu essaies d'ouvrir, quand ce quelque chose en lui va sortir, cela va être vilain, moche, c'est pourquoi, en règle générale, les gens disent "non" parce qu'ils ne veulent pas ouvrir ce dossier, parce que c'est trop douloureux. C'est pour cela qu'il faut être guidé par Dieu, il faut accompagner les gens, leur expliquer que le non pardon peut aussi bloquer des choses.

Il faut aussi comprendre quelque chose d'important : c'est qu'il risque de se produire une réaction en chaîne, c'est-à-dire que la personne vit quelque chose de blessant, une offense traumatisante, une trahison, une blessure, quelqu'un lui a fait du mal, elle refuse de pardonner ou ne réalise pas qu'il est nécessaire qu'elle pardonne, parce qu'elle est dans le déni ou elle a juste accusé le coup et essaie d'oublier, peu importe, donc il n'y a pas eu de pardon, d'où l'introduction, l'influence des bourreaux dans sa vie, bourreaux qui sont des démons qui poussent la personne dans les œuvres de la chair, œuvres de la chair qui, se développant, détruisent la vie de la personne et invitent d'autres démons et la personne se retrouve au bout d'un moment avec des problèmes d'un autre niveau qui, eux, sont très visibles parce que le manque de pardon n'est pas visible sur le visage, alors la personne souffre plus de ces choses-là que du manque de pardon. Aussi, quand on essaie de s'attaquer à cela pour délivrer la personne de ses problèmes, on n'y arrive pas, justement parce que l'origine de tout cela est le manque de pardon. Mais quand on vient guidé par le Saint-Esprit, c'est beaucoup plus efficace, car on arrive à la source et, après, cela débloque tout. C'est un peu comme un château de cartes : vous enlevez la carte du dessous et tout s'effondre. Parfois, on essaie de lutter contre la dernière couche, cela demande beaucoup d'énergie, mais ne marche pas parce que le lien est en dessous et c'est pour cela que le pardon est vraiment important.

Alors, on aimerait maintenant vous proposer de prier et d'abord demandez au Saint-Esprit : je vais donc vous guider dans la prière mais je vais vous expliquer, avant de faire la prière, comment vous allez prier. Tout d'abord, demandez au Saint-Esprit s'il y a des personnes à qui vous devez pardonner et là, il est probable qu'il y ait des gens pour qui vous direz : "Oui, c'est vrai, je dois lui pardonner", mais il est probable aussi qu'il y ait des gens qui reviennent, des visages, des prénoms qui viennent à votre esprit, des situations qui vous reviennent en mémoire pour lesquelles vous pensez : "Ben non, je ne pense pas". Alors, demandez pourquoi vous devez lui pardonner : parfois cette personne a fait plusieurs choses et vous lui avez pardonné certaines de ces choses mais pas tout ; parfois, vous avez juste oublié en pensant : "Non, mais c'est bon, c'est pas grave, je laisse tomber parce que je l'aime bien" mais donc vous n'avez pas pardonné pour ces choses-là, précisément. Alors, si le Saint-Esprit vous le révèle, faites-le, vous n'avez rien à perdre de pardonner à quelqu'un une fois de plus, vous ne pouvez pas trop pardonner quelqu'un. Deuxièmement, vous allez pardonner la personne spécifiquement pour ce qu'elle vous a fait, ce que cela a produit dans votre vie et ensuite renoncez à l'amertume, à la vengeance, et ça va libérer votre vie de l'emprise des bourreaux.

Alors je vous invite à faire cette prière maintenant avec moi : Seigneur Jésus, je suis devant toi et je veux te remercier de m'avoir pardonné(e) de tous mes péchés alors que je ne le méritais pas, merci pour ta grâce infinie envers moi, merci de m'avoir sauvé(e). Je te prie de me révéler, Jésus, à qui je dois pardonner parce que je te prie de pardonner mes péchés comme je pardonne aussi à ceux qui m'ont offensé(e). Qui sont ces personnes, Seigneur ? Montre-moi ! Il y a peut-être un ou plusieurs prénoms qui remontent dans votre esprit et vous pouvez faire pause dans cette vidéo, justement pour prendre le temps, et cela peut s'étaler aussi sur plusieurs jours, se faire à plusieurs moments, ou bien dans des rêves, cette nuit, s'il y a des noms qui vous reviennent, des situations, dire : "Oui c'est vrai, il faut que je pardonne à telle personne et c'est OK. Là maintenant, voici la prière, vous allez dire : "Seigneur Jésus, je suis devant toi maintenant et je décide de pardonner (et là vous dites le nom de la personne) pour ce qu'il m'a fait (et là vous dites ce qu'il a fait ou qu'il n'a pas fait, si c'est une carence), ce qu'il a dit, prenez le temps de dire les choses, et ce que cela a produit en moi : je me suis senti(e) blessé(e), sali(e), souillé(e), trahi(e), abandonné(e), pas aimé(e), rejeté(e), humilié(e), et maintenant dites à Jésus : Seigneur, je renonce maintenant à mon amertume, à mon droit à la vengeance, je refuse de persister dans le ressentiment, et je te prie de bénir cette personne, parce que Jésus a dit :"Bénissez ceux qui vous font du mal', je choisis de lui pardonner aujourd'hui, je lui remets sa dette envers moi et je te prie, Jésus, de me libérer des bourreaux et de venir guérir mon cœur, au nom de Jésus. Amen !

Seigneur je prie maintenant pour chaque personne qui regarde cette vidéo, s'il y a des esprits impurs qui ont pu avoir accès aux vies de ces personnes par le non pardon, par la haine, par tout ce que le nom pardon a pu développer, je te prie maintenant même de venir les éclairer [et si vous ressentez des choses, on vous l'a expliqué déjà, commencez à prier, prenez autorité maintenant si vous ressentez des choses]. Pour certaines personnes, comme David l'a dit tout à l'heure lorsqu'il a donné son témoignage concernant cette personne pour qui le seul fait d'entendre son prénom provoquait chez lui une sensation de malaise, il n'avait pas besoin de délivrance - parce qu'il n'y avait pas de démon - c'était juste une libération, même émotionnelle, donc pour certaines personnes vous allez vivre une libération émotionnelle, pour certaines personnes vous allez vivre une sorte de liberté, une oppression va partir, pour d'autres personnes ce sera d'être libérées d'un démon. Laissez-vous conduire par le Saint-Esprit : Saint-Esprit, viens révéler les choses, je te prie Saint-Esprit que tu puisses accentuer maintenant même, dans le nom de Jésus, ta présence, ton onction dans la vie de la personne qui regarde cette vidéo, et Seigneur vient mettre en lumière ce qui est caché, viens éclairer, Seigneur, ce qui est dans le noir, afin de démasquer les plans de l'ennemi, de démasquer maintenant tout esprit mauvais, esprit démoniaque, qui a eu accès à ses vies par le non pardon. Et, alors que vous avez demandé pardon, si maintenant vous ressentez des choses comme on vous l'a expliqué, vous sentez que vous devez (alors que vous avez déjà demandér pardon) vous savez que vous devez prendre autorité sur ce que vous ressentez, sur ce qui est à l'intérieur de vous, autour de vous, faites-le ! Dites : "Seigneur Jésus, je prends autorité sur cet esprit mauvais, j'ordonne à cet esprit mauvais maintenant même de quitter ma vie, dans le nom de Jésus ! Tu sors maintenant même, dans le nom de Jésus ! Tu n'as plus aucun droit sur ma vie, j'ai un droit légal sur toi, j'ai autorité sur toi, je t'ordonne dans le nom de Jésus : tu quittes ma vie, tu quittes mes pensées, tu t'éloignes de moi maintenant ! Merci Jésus, gloire à Jésus ! J'ai demandé pardon et je suis libre maintenant de mes bourreaux, dans le nom de Jésus ! Et, alors que vous êtes en train de prendre autorité sur vos bourreaux, à prendre autorité sur ces choses, ces choses vont commencer à partir : certaines personnes parmi vous, vous ressentez déjà qu'il y a quelque chose qui prend place et si vous devez mettre pause, mettez pause sur cette vidéo et laissez-vous conduire par le Saint-Esprit qui est au contrôle de toute chose. Je déclare la liberté de Christ maintenant ! Soyez libre maintenant même, dans le nom de Jésus, soyez libre maintenant même dans le nom de Jésus ! Gloire à Jésus ! Le Saint-Esprit est en train d'agir et même si cette vidéo n'est pas en direct, il y a quand même une précience de Dieu qui est là, qui nous fait ressentir ce que Dieu va faire et je sais que là beaucoup de gens sont en train de vivre une délivrance, un relâchement, une guérison émotionnelle, il y a quelque chose de surnaturel qui est en train de prendre place, nous bénissons maintenant, nous bénissons ce que Dieu est en train de faire, dans le nom de Jésus ! Amen.

Il y a Jésus qui dit que cet homme est jeté en prison et livré aux bourreaux et il dit : "L'Esprit du Seigneur est sur moi, il m'a oint pour libérer les prisonniers", alors maintenant j'ouvre la porte de votre prison, parce que vous avez pardonné vous pouvez être libre, vous êtes libre, je déclare que vous êtes libre, la porte est ouverte, vous pouvez sortir et le bourreau ne peut plus vous retenir parce que vous avez pardonné, vous êtes affranchi(e)s. J'ai cette image : parfois, dans certains films - je n'en ai jamais vu en vrai, car je ne connais personne qui est allé en prison - mais on ouvre la porte de sa cellule et alors la personne sort, il y a des couloirs avec des portes intermédiaires qui s'ouvrent, qui se referment derrière elle, et au bout d'un moment elle arrive à la dernière porte, qui est vraiment la porte de la prison en tant que telle, et elle se retrouve dehors, c'est la rue, c'est dehors : c'est cette porte aussi qui s'ouvre pour vous maintenant pour une nouvelle vie, une vie de liberté ! Il y a des choses qui étaient impossibles pour vous, vous étiez limité(e), vous étiez comme dans cette prison, et là maintenant toute votre destinée est devant vous, c'est cette liberté glorieuse des enfants de Dieu qui s'ouvre à vous. Je vous bénis maintenant, au nom de Jésus. On vous dit à demain. Amen. Soyez bénis.