Transcription
Bienvenue dans "Raconte-moi en Nour", ta nouvelle série pendant ce mois béni de Ramadan, au sein du podcast "Coran de ton cœur". Moi, c'est AB, enseignante et éternelle étudiante du Coran. Cette année, je t'invite à marcher vers la lumière avec Sourate Nour. Cette sourate qui éclaire les cœurs, purifie les âmes et nous guide vers la clarté dont nous avons tant besoin face aux défis de notre époque actuelle. Raconte-moi en Nour, offerte par Allah pour éclairer ton chemin. Une lumière pour éclairer ta vie.
"Au nom d'Allah, le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux. [Ces versets sont une révélation d'Allah,] qui vous a fait descendre [le Coran]. Un livre [rempli] de sagesse. [Il vous a été révélé] afin qu'il vous sorte des ténèbres à la lumière, par la permission de votre Seigneur, [pour vous guider] vers le chemin du Tout Puissant, le Digne de Louange. Allah, à qui appartient tout ce qui est dans les cieux et sur la terre. Et malheur aux mécréants pour un châtiment sévère ! Ceux qui aiment la vie présente au détriment de la vie future, qui détournent [les gens] du chemin d'Allah et cherchent à le rendre tortueux, ceux-là sont loin dans l'égarement. Nous n'avons envoyé de Messager que dans la langue de son peuple, afin qu'il leur explique [le message]. Allah égare qui Il veut et guide qui Il veut. Et c'est Lui le Tout Puissant, le Sage. Et si ce n'était la grâce d'Allah sur vous et Sa miséricorde, [personne parmi vous n'aurait échappé au châtiment]. Mais Allah est Grand Accueillant, Miséricordieux." (Sourate Ibrahim, 2-7)
"Et quant à ceux qui lancent des accusations contre leurs propres épouses sans avoir d'autres témoins que eux-mêmes, le témoignage de l'un d'eux doit être une quadruple attestation par Allah qu'Il est du nombre des véridiques. Et la 5ème attestation est que la malédiction d'Allah tombe sur lui s'il est du nombre des menteurs. Et on ne lui infligera pas le châtiment par rapport à la femme si elle atteste quatre fois par Allah qu'Il son mari est certainement du nombre des menteurs. Et la 5ème attestation est que la colère d'Allah soit sur elle s'il est du nombre des véridiques. Et si ce n'était la grâce d'Allah sur vous et Sa Rahma, Allah est Grand Accueillant ou repentir et sage." (Sourate Nour, 6-10)
Am alaykum, j'espère que tout le monde se porte bien ici. Alors, on reprend la suite de notre série "Raconte-moi en Nour". Et nous étions arrivés, nous sommes toujours dans la partie de Az-Zina. Et là, donc, on passe à un autre cas de figure. Et là, c'est lorsque il y a accusation au sein du couple. Donc, déjà, il y a une différence. On parle de gens qui sont mariés. Et on sait que la punition quand les gens sont mariés, ce n'est pas exactement pareil. Je ne vais pas m'étaler sur ça parce que ce n'est pas le sujet ici, et d'autres passages dans les Ahadith en parleront mieux. Mais là, on parle de la phase d'accusation. On ne parle pas encore du châtiment. On parle de comment est-ce qu'on peut dire que quelqu'un a raison ou pas. Et donc, là, c'est un passage aussi essentiel, cette partie-là, parce que ça va mettre en lumière une problématique qui est grave, intemporelle aussi, comme la précédente partie. C'est le fait d'accuser sans preuve, et ici, particulièrement dans le cadre du mariage.
Donc, dans cette ayah, Allah évoque ceux qui portent une accusation contre leurs épouses. Une accusation qui est extrêmement grave puisqu'elle touche à l'honneur et à l'intégrité d'un être humain. Et lorsque l'accusation est portée, il y a deux cas possibles : soit elle est fondée et doit être prouvée par quatre témoins, soit elle repose sur une simple suspicion et dans ce cas, elle est rejetée. Et là, quand on parle d'un des conjoints qui accuse l'autre, la condition, c'est que cette personne a vu l'acte. Aussi, ça ne suffit pas de se dire "c'est le cas dans le cadre du mariage et donc je peux accuser". Et ensuite, il y a cette histoire de "il faut jurer par quatre fois qu'on a raison et cetera".
Là, ce qu'Allah Ta'ala cite ici, c'est clair. C'est-à-dire, il dit : "Celui qui accuse son épouse et il n'y a d'autres témoins que lui", c'est-à-dire qu'il fait partie des témoins, il est un témoin oculaire. Et là, j'ai pas besoin de redéfinir de quel témoin on parle, c'est quelqu'un qui a vu l'acte, qui a tout vu, qui a vu l'acte. Et donc, il se trouve que si l'époux a vu l'acte et il est le seul témoin, et donc cette chose est vraie, il y a au moins trois personnes ici qui savent la situation : les deux personnes accusées et le témoin oculaire. Donc, Allah donne une porte de sortie ici, parce qu'il y a un acte, mais cette fois-ci, la personne est mariée. Quand la personne n'est pas mariée et qu'il y a un seul témoin, ce témoin-là, en fait, il ne peut pas accuser cette personne publiquement. Il peut aller les voir et discuter avec eux. Et là, ça va dans un autre passage au Coran où Allah parle de si, voilà, il n'y a pas quatre témoins, mais il y en a, il y a au moins une personne qui a vu. Et donc, le but ici, c'est de, entre guillemets, gronder la personne dans son entourage.
Ici, il y a un mariage, il y a un mariage, donc il y a une dérogation. Il y a un témoin oculaire. Et pour compenser les trois autres témoins qu'il n'a pas, et bien Allah Ta'ala donne une possibilité. Et on a l'impression que c'est facile et c'est simpliste, mais pas du tout. On se dit "Ah, faut juste que je dise que je jure que j'ai bien vu". Attention, attention. Ici, Allah Ta'ala propose : si l'époux ne peut pas produire ces quatre témoins, l'alternative est de jurer à quatre reprises qu'il dit la vérité. Et pour renforcer encore plus la solennité de son serment, il y a une 5ème attestation qui est exigée : c'est le fait qu'il invoque sur lui-même la malédiction d'Allah. Donc, Allah ici parle de "lana". Si jamais il ment. "Lana", c'est traduit par malédiction, mais c'est plus profond que ça. Il y a la malédiction, mais c'est surtout l'humiliation. Il y a quelque chose d'humiliant, d'avilissant dedans. Et ce procédé qu'on appelle "li'an", c'est un mécanisme juridique et spirituel qui était employé au temps du Prophète (paix et salut sur lui), qui permet de trancher un litige qui est très grave. D'accord ? Ce n'est pas le petit problème au marché ou à la caisse ou je ne sais quoi. Là, il y a plusieurs choses qui sont en jeu.
Et donc, il donne la possibilité plutôt à la femme de se défaire, en fait, de cette possible punition qu'elle pourrait avoir. Parce que si cet homme jure, une femme en face peut, parce qu'elle est fautive, avouer. Mais l'homme peut accuser, alors qu'il accuse et dire qu'il a vu alors qu'il n'a rien vu, par exemple. Il soupçonne quelque chose. Et là, donc, il n'a pas vu. Il a vu peut-être sa femme sortir de quelque part avec un homme, et cetera. Bref. Allah ici, vraiment, dans cette ayah, il protège les deux. Il protège l'homme contre une injustice qui est commise, et qui soit pas le dindon de la farce, quoi. Surtout s'il n'a pas quatre témoins, ça veut dire qu'il est censé accepter et continuer de vivre avec cette femme. C'est pour ça qu'ici, c'est particulier, c'est parce que c'est des personnes qui vont, qui sont mariées, en fait, qui sont vouées à rester ensemble quand même. Alors que quand des gens ne sont pas mariés, ce n'est pas les mêmes enjeux. Donc, en fait, ce serait une injustice pour lui de devoir rester avec quelqu'un, il ne peut pas l'accuser, il ne peut rien faire de ça, et il est censé accepter. C'est un processus compliqué.
Il protège aussi la femme qui est accusée à tort. Qu'est-ce qu'elle va faire ? C'est sa parole contre celle de son époux. Là aussi, c'est très compliqué. Et en plus, là, il n'y a pas de juge. Donc, la femme a la possibilité, si elle est innocente, parce que si elle n'est pas innocente, un homme qui a juré comme ça, en fait, si elle vient derrière dire quelque chose, c'est très compliqué. Allah ici, il appelle à l'intelligence émotionnelle des gens. De plus en plus, il va vers l'intelligence émotionnelle. D'accord ? Là, la femme qui est accusée et qui n'a rien fait, et bien, Allah lui donne la possibilité d'échapper à la sentence. Et donc, elle-même aussi peut jurer quatre fois qu'il ment. Regarde la tournure de phrase. Pour l'homme : "quatre fois qu'il dit la vérité", et ensuite "malédiction, humiliation d'Allah sur lui s'il ment". D'accord ? Donc, il doit d'abord, parce que c'est lui qui accuse, la personne qui accuse, c'est elle qui doit fournir les preuves. "Je dis la vérité", et si jamais la vérité n'est pas dite, alors appeler à la malédiction, l'humiliation d'Allah sur cette personne.
Dans le cas de la femme, comme ce n'est pas elle qui fournit la chose, ce n'est pas elle qui s'accuse elle-même dès le départ, c'est lui. Donc, elle va partir de ce qu'il a dit. Et donc, les quatre attestations qu'elle doit faire, c'est de dire qu'il est du nombre des menteurs. Donc, là, c'est assez explicite. C'est peut-être la seule fois dans un couple qu'une femme va dire à son époux : "Il ment". D'accord ? Donc, quatre fois, elle doit faire le contraire : "Il ment". Et appeler cette fois-ci à la colère d'Allah sur elle, "si il est du nombre des véridiques". S'il a dit la vérité. Donc, en gros, la responsabilité est mise sur la personne qui est accusée. C'est la personne qui est accusée qui qui risque, enfin, qui est le responsable principal au début. Et après, en fonction de ça, on se base sur l'accusation, et sur l'accusation, on dit : est-ce que c'est vrai ? Est-ce que c'est faux ? On t'a pas demandé de dire autre chose que ça, de dire : est-ce que toi, tu dis la vérité ou pas ? On parle de l'accusation.
Très intéressant ici, comment Allah parle. Et là, il y a quelque chose d'intéressant, c'est pourquoi la différenciation entre l'homme et la femme ? Certains pourraient se demander pourquoi ce passage met en avant la femme accusée et non l'homme accusé. Et là, il faut comprendre que lorsqu'une femme est accusée publiquement, surtout, et bien, elle est bien souvent exposée à un plus grand danger que l'homme. C'est comme ce que je disais la dernière fois, son honneur, sa sécurité, sa place dans la société sont directement menacés. Contrairement à l'homme qui, même s'il est accusé, il conserve souvent un degré de protection sociale. Donc, Allah, c'est pour ça que j'ai dit, il y a des sourates du Coran, on a l'impression que c'est plus applicable aujourd'hui qu'avant, parce qu'aujourd'hui, c'est très, très, très évident. Ça, la réputation d'une femme et celle d'un homme, ce n'est pas pareil. Les femmes prennent cher quand même à notre époque, aujourd'hui. Mais ça signifie en aucun cas que l'accusation d'un homme est minimisée. C'est juste que quelque part, il a moins besoin d'arsenal et de protection qu'une femme. Donc, en réalité, ce passage, il met en lumière l'extrême gravité de l'accusation contre une femme pour insister sur la nécessité de ne pas lancer des accusations à la légère.
Donc, ici, il y a plusieurs bénéfices. Et là, j'attire l'attention aussi sur autre chose, c'est l'importance du serment en Islam. Ce passage, il nous rappelle une chose essentielle : jurer au nom d'Allah, ce n'est pas anodin. Parce que là, il a quand même fallu jurer quatre fois qu'on dit la vérité, et une 5ème. Tu as remarqué, quatre, ce n'est pas un chiffre au hasard. C'est pour parler, c'est pour dire, c'est pour remplacer les quatre témoins. D'habitude, en Islam, quand on jure, les gens font les choses par trois fois. C'est rare qu'il y ait un chiffre quatre comme ça. Donc, là, quatre fois, et une 5ème pour encore plus sécuriser la chose. Parce qu'une personne peut jurer qu'il dit la vérité, il sent moins le risque. Même si jurer de quelque chose qui n'est pas vrai, c'est grave, vis-à-vis. Mais on peut passer à côté, on peut se dire "Ah, c'est pas grave", parce que la voilà, la punition entre guillemets de jurer par quelque chose et qu'on ne fait pas, et qui n'est pas la vérité, c'est de jeûner pour compenser. Jeûner trois jours d'affilée, c'est trop facile pour quelque chose d'aussi grave. Donc, Allah rajoute encore une clause. Il dit : "Attends, attends, attends. Tu as juré, d'accord, mais peut-être que tu ne crains pas Allah, toi ? Peut-être que toi, jurer, c'est normal. Peut-être tu fais ça tellement tous les jours de jurer, jurer, que ça ne te, ça ne te traverse pas, ça ne te fait rien." Donc, on va rajouter quelque chose qui risquerait de te nuire si jamais tu dis faux.
Et là, c'est autre chose. Et c'est pour ça que je fais cet aparté, parce que trop souvent, on entend des gens dire : "Je jure que, wallahi". On commence souvent nos phrases comme ça pour des choses futiles. On le fait. Donc, quand on a l'habitude de le faire pour des choses futiles, ça nous paraît moins important et solennel quand on nous le demande pour des choses graves. Et normalement, jurer, c'est réservé à des choses solennelles, à des choses graves, à des choses importantes. En Islam, le serment est sacré. Allah ne blague pas, il ne plaisante pas avec ça. Le Prophète (paix et salut sur lui) ne jurait jamais sans raison. Chaque fois qu'il le faisait, c'était pour marquer l'importance de ses paroles. Alors, si Allah nous demande de jurer en son nom dans une situation aussi grave, c'est une preuve que la question est d'une extrême importance, d'une extrême solennité. Parce que celui qui jure faussement en invoquant Allah sur lui, et bien, il met en péril son propre destin. Parce que le Prophète nous l'a dit à plusieurs reprises, qu'en fait, il ne faut pas rigoler avec ça.
Et là, ce qui me vient en tête, c'est quand il dit aux parents : "Ne maudissez pas vos enfants, ne jurez pas, ne faites pas des choses comme ça sur les enfants". Parce que souvent, dans beaucoup de cultures, et bien, quand on est fâché contre son enfant ou quoi, et bien, les gens font des dou'as, je ne sais pas, ils font des dou'as, mais pas des bonnes. Que la malédiction soit, que ça t'arrive ceci, cela, parce qu'ils sont énervés. Et eux, si jamais un enfant revient et reprend son parent sur ça, il va dire : "Mais qu'est-ce que tu racontes ? Je ne le pensais pas. Tu sais très bien que c'est une parole, on ne le pense même pas quand on dit". Attention, le Prophète (paix et salut sur lui) a parlé précisément de ça, et il s'adresse aux parents. Alors, c'est pour dire que même dans une situation, euh, avec une autre personne, c'est important aussi. Il dit : "N'appelez pas la malédiction d'Allah sur vos enfants, parce qu'Allah exauce les prières". En fait, en Islam, Allah Ta'ala, il juge par l'intention. Mais ça ne veut pas dire qu'on peut dire ce qu'on veut, dire ce que je veux et après dire "Mais je ne le pensais pas". Attention, attention, attention. C'est assez clair.
Rasoul Allah (paix et salut sur lui) a dit : "Non, parce que tu ne sais pas à quel moment une invocation est exaucée. Tu ne sais pas ce qui se passe". Et pour chaque chose qu'on prononce, Allah, quand il parle de dou'a exaucée ou pas, il n'a pas mis en condition dedans l'invocation, enfin, le, il n'a pas mis en condition dedans, pardon, l'intention. C'est plus accepté, ça a plus de poids si c'est sur l'intention. Mais si on en croit ce que Rasoul Allah (paix et salut sur lui) dit, on peut être exaucé pour quelque chose, entre guillemets, qu'on ne pensait pas, mais notre bouche l'a prononcé. Et en plus, c'est gravissime dans le cas d'un enfant et d'un parent, parce qu'Allah exauce en priorité les invocations des parents pour leurs enfants. Qu'est-ce qu'on fait alors ? Et nous a formellement interdit de faire ça. Donc, au cas où on a des cultures où les gens font ça, et on peut, si, prendre une phrase qu'on a beaucoup entendu ou qu'on entend dans, voilà, dans nos pays respectifs, et qui fait partie de notre vocabulaire, et bien, sur Ramadan, on les enlève. Là, vraiment, c'est une prescription, il faut arrêter. C'est en fait, déjà, on est dans un monde, c'est déjà assez compliqué. On s'inquiète déjà assez de ce que nos enfants vont devenir, pour ne pas nous, sans vouloir le faire à mal, en plus, faire partie de ce qui ont causé des difficultés pour les enfants. Et en plus, souvent, quand les gens font ces invocations-là pour eux, ce n'est pas des invocations, c'est juste des paroles comme ça. Bah, c'est rarement des petits trucs, hein. C'est vraiment très méchant. On parle de son enfant comme en disant "chien", on appelle la malédiction, "qu'il t'arrive ceci, qu'il t'arrive ça". Je me dis, mais c'est, c'est quel Islam ? Après, on va se plaindre les, les bienveillants, ceci, cela, les violences. On va se plaindre des autres, mais nous, ce n'est pas mieux. Ce Ramadan, on arrête ça à jamais. On remplace par des bonnes dou'as. Tu es énervé quand ton enfant, tu as envie de hacker le cerveau, et invoque en bien. Déjà, ça va te faire baisser ta température, ça va calmer l'enfant, il ne s'y attend pas. Donc, voilà. Et ça marche bien. Moi, je l'applique, ça marche, ça fonctionne. Des fois, c'est, on a l'impression de passer pour un fou, mais ça fonctionne. Plus ton enfant t'énerve, et plus tu fais des hautes dou'as, demande-lui le plus haut degré du Paradis. Tu ne peux pas faire cette dou'a-là et continuer à t'énerver. C'est impossible. Dans ce cas, on est fou.
Donc, pour reprendre ce que je disais, le fait de jurer en Islam, c'est, c'est, c'est pas quelque chose à prendre à la légère. Donc, le fait qu'Allah Ta'ala emploie ça, c'est parce qu'il sait. Il sait que quelqu'un qui est au courant qu'Allah exauce, ne va pas se risquer à demander la malédiction sur lui. Faut vraiment être fou ou vouloir vraiment se battre avec Allah pour faire ça. C'est de la folie. C'est, je ne sais même pas si Sheitan lui-même s'essaierait à ça. On ne l'a pas vu dans le Coran faire des appels à la malédiction d'Allah sur lui. On ne l'a pas vu. Donc, attention. Et pareil pour la femme. Si elle est innocente, ce ne sera pas compliqué pour elle de dire voilà. Et si tu as remarqué, à chaque fois, la malédiction qui est attendue, enfin, la 5ème attestation, c'est toujours un truc sur soi. C'est-à-dire que la femme, l'homme, dans sa bouche, il n'y a pas "et qu'il lui arrive ça à elle", si jamais je dis ceci, cela. Non, c'est-à-dire : "Tu jures toi que tu as dit la vérité, et si jamais tu n'as pas dit la vérité, jure, jure et demande à Allah de te faire tel mal, fait sur toi". Et si tu es intelligent, personne ne veut du mal pour lui-même. Pareil pour la femme. Parce qu'elle, elle est accusée, on, pour elle, pourrait dire "et la malédiction sur lui", si jamais. Mais non. Allah dit : "Occupez-vous de chacun, s'occupe de son cas. Chacun jure pour sa tête". Donc, si jamais tu dis la vérité, à la femme, alors il n'y aura pas de mal, en fait, à appeler à la colère d'Allah s'il dit la vérité, vu qu'il ne dit pas la vérité. Mais si jamais il ment, je ne sais pas quelle femme aussi aura l'audace de d'appeler la colère d'Allah sur elle. C'est-à-dire que même si on a peur de ce que les gens pensent de nous et cetera, même si on veut garder la face devant les gens, et que ça nous pousserait des fois à mentir pour pas perdre la face, ça ne pourra pas aller jusqu'au degré de jurer que, en fait, enfin, de demander la colère d'Allah sur nous-même. Donc, attention à ça.
Ce passage est vraiment très, très intéressant. Et il y a autre chose aussi qui est marquant ici, c'est l'attestation, en fait, c'est les termes qui sont employés. Il y a un détail subtil mais révélateur. Quand l'homme fait sa 5ème attestation, il invoque sur lui, d'accord ? Donc, ce qui est traduit par "la malédiction et l'humiliation d'Allah sur lui". Alors que quand la femme fait sa 5ème attestation, elle invoque la colère d'Allah sur elle. Normalement, si tu es attentif, tu as dû remarquer : "Ah, ce n'est pas la même chose. Pourquoi lui ça, et l'autre ça ?" Donc, c'est pour ça que ce n'est pas forcément évident des fois de se contenter de la traduction et d'avancer, parce qu'en fait, entre malédiction et colère, à la limite, on peut regarder la différence, on peut remarquer, mais on ne va peut-être pas s'attarder dessus, alors qu'en arabe, on voit bien la différence : "lana" et "ghadab". Ce n'est pas la même chose.
Et là, encore une fois, c'est une grande sagesse d'Allah. Et il appelle ici aussi à notre intelligence émotionnelle. Pourquoi cette distinction ? Parce qu'elle correspond aux émotions naturelles de chacun. Un homme qui commet un acte grave redoute plus que tout au monde l'humiliation, la malédiction. Un homme a beaucoup de mal avec l'humiliation, plus que la femme. Ça ne veut pas dire que la femme n'a pas de mal avec, mais l'homme, plus vis-à-vis de sa femme, ça va être difficile pour lui. Et vis-à-vis de la société, vis-à-vis de sa famille, ça va être difficile. L'homme est plus sensible à la réputation, à l'admiration qu'on lui porte, au respect qu'on lui porte, que la femme. C'est un fait. Donc, là, quand il appelle ça, il appelle à ça. D'accord ? En gros, il appelle à ce qu'un homme redoute le plus. Donc, tu vois, là, cette 5ème attestation, non seulement, bah, parce qu'on pourrait dire, la colère d'Allah, bah, c'est grave aussi. Et "lana", c'est aussi grave, l'humiliation, la malédiction. En gros, les deux, c'est, voilà, c'est la peste et le choléra, quoi. Mais Allah est précis. C'est-à-dire, si tu accuses une femme à tort, tu vas payer le prix. Et je vais faire sentir ce que tu redoutes le plus : ta réputation, l'humiliation, le, comment les gens te regardent, comment les gens t'admirent ou t'apprécient. Tu vas goûter à ça, si jamais tu mens. Tu vois, il ne le punit pas par autre chose qui le marque moins.
Et regarde, pour la femme, une femme lorsqu'elle est trahie, ce qu'elle ressent d'abord, c'est une profonde colère. Ça ne veut pas dire également qu'il n'y a pas d'humiliation et cetera, mais c'est la colère qui est plus marquante. Et c'est la colère qu'elle ressent. Et c'est aussi la colère que son mari va ressentir si elle fait quelque chose à son mari. Ce qu'elle va recevoir de lui, c'est plus la colère d'abord. D'accord ? Que l'inverse. De la même façon, un homme qui trahit une femme, ce qui va recevoir d'elle, c'est, il va se sentir humilié, parce que c'est ce qu'elle aura tendance à donner. Est-ce que tu vois comment Allah utilise des termes qui résonnent profondément avec la psychologie de chacun ? Donc, pareil, une femme qui a tort, qui a commis cet acte, la 5ème attestation, c'est qu'elle doit appeler à la colère d'Allah sur elle. De la même façon que ce que son mari ressentirait, c'est la colère. Et une femme est très sensible à la colère de son époux. Elle est très sensible à la colère de manière générale. C'est difficile pour une femme d'accueillir la colère de quelqu'un, c'est rude par rapport à son statut. Alors que c'est plus difficile pour un homme d'accueillir de l'humiliation. D'accord ? Et les femmes sont douées dans leurs paroles quand elles sont blessées, pour avoir des mots qui sont plus durs que tout, humiliants. Faut dire ce qu'il est. Un homme, lorsqu'il est blessé, ce qui est dur, et c'est ce qu'il fait de bien aussi, qu'il fait beaucoup plutôt, c'est sa colère. La colère noire. On voit plus d'hommes rentrer dans une colère noire quand ils apprennent quelque chose qu'on leur a fait qu'une femme. Une femme, ce qui va la toucher, les émotions vont se mélanger, et c'est : "Tu m'as blessée, je vais te blesser aussi". Et ça va passer par mes mots, ça va passer par des gestes, des actes où tu vas te sentir humilié comme tu m'as humilié. Est-ce que tu vois comment Allah Ta'ala est précis ?
J'aime beaucoup ça. Il y a une subtilité aussi, c'est que de la même façon qu'Allah Ta'ala nous interdit à travers les enseignements du Prophète (paix et salut sur lui) de jurer, de, plutôt d'appeler, de faire des mauvaises invocations et d'appeler à la malédiction pour rien, comme ça, à ses enfants, pareil, on n'a pas le droit de se souhaiter du mal. On n'a pas le droit d'invoquer Allah en mal pour nous. On n'a pas le droit de dire : "Allah, je veux ça, je veux ça, fais-moi ça". C'est pas possible. On n'a pas le droit de faire ça. Et bien, regarde ici, quand tu liras ces normes, il y a quelque chose que tu remarques là, c'est que lorsque tu lis ces ayats, Allah, quand il parle de cette 5ème attestation, là, pour chacun des époux, et bien, il en parle à la troisième personne. Et on va rester nous aussi là-dessus. Allah n'a pas dit : "Et qu'il invoque Allah de points", et il cite ce que cet homme devrait dire. Que là, non, "soit sur moi, je le fais exprès, pas parce que j'ai peur". On doit pas faire des dou'as contre nous. Donc, si Allah avait mis des guillemets en disant exactement ce que la personne devrait dire, d'accord ? C'est comme Rasoul Allah (paix et salut sur lui) a dit : "Faites cette dou'a", deux points, "Allah, Allah, ouvre-moi les portes de Ta Rahma". Donc, il y a une citation. Et bien, ici, Allah n'a pas mis la citation. Il a dit : "qu'il invoque sur lui". Et nous, quand on lit, c'est ça qu'on lit. Et il faut surtout pas faire l'erreur de dire : "Regardez, si vous parlez à quelqu'un, si quelqu'un fait ça, alors dit : 'Que la malédiction d'Allah me frappe'". Faut pas le dire de la même façon pour les femmes aussi. Il dit : "Et elle aussi, donc, elle peut se dédouaner de cette accusation en faisant quatre attestations qu'il dit faux, qu'il ment, et la 5ème attestation, c'est que la colère d'Allah tombe sur elle, s'il dit la vérité". Là aussi, Allah ne dit pas : "Et qu'elle dise", deux points, "Que la malédiction soit sur moi si je". Moi, j'ai trouvé ce détail minutieux, je me suis dit : "Mais Allah est précis jusqu'au bout du bout du bout des doigts. Il n'a rien laissé au hasard". Donc, tu liras Sourate Nour encore et encore et encore et encore dans ta vie, je te le souhaite, et je te le prescris. Mais jamais, en fait, finalement, en lisant ça, tu vas invoquer euh cette dou'a-là. Tu n'auras pas la prononcer, parce que tu parles à la troisième personne. Alors qu'il y a plein d'autres passages où Allah met des guillemets et nous dit la phrase qu'on doit dire. Il cite ici, il ne cite pas. Il dit : "elle", il paraphrase. C'est magnifique. Donc, très, très beau passage.
La règle universelle qu'il faut retenir ici, c'est qu'il faut pas propager des accusations. Tu vois, ce n'est pas à prendre à la légère. Au-delà de cette règle spécifique, Allah nous enseigne une éthique de vie : ne jamais colporter d'accusation sans preuve. Et maintenant, tu sais ce que sont les preuves. Faut voir. Et là, ici, on parle de Zina, mais dans la vie, de manière générale, on peut transposer ça à autre chose. On ne peut pas dire de quelqu'un qu'il a volé, alors que tu ne l'as pas vu en train de voler. Tu ne peux pas supposer, tu ne peux pas supposer que cette personne a pris ça, a fait ça, si tu ne l'as pas vu. Ça aussi, c'est quelque chose sur Ramadan que j'aimerais qu'on conscientise. Il y a beaucoup de choses qu'on va conscientiser et qu'on se dit : "En fait, plus jamais, ce n'est pas possible, il y a trop d'enjeux, je causerais trop de tort en faisant ça". Et moi, est-ce que j'aimerais qu'on me fasse la même chose ? Est-ce que j'aimerais ? Et bien, la plupart du temps, quand les gens accusent sans avoir vu, même si la personne l'a fait, la plupart du temps, il y a un préjudice qui va être causé, parce que c'est, c'est horrible, en fait. C'est souvent des situations, il y a des quiproquos, il y a des malentendus. Et on ne peut pas se contenter de nos suppositions. "C'est sûr qu'elle a fait ça, parce que je l'ai vu ici, je l'ai vu là. C'est sûr que lui, il a volé ça, ou il a fait ça, parce qu'il a fait ci, il a fait ça, il y a des traces sur lui et tout". Est-ce que tu l'as vu faire ? Oui. Là, on va discuter. Non ? Alors, tais-toi à jamais. Pareil pour, euh, d'autres situations.
Il faut qu'on apprenne à muscler notre langue pour des bonnes choses, et qu'on la mette au repos pour des choses qui ne nous apportent rien. Il y a trop gros à perdre. Il y a un trop gros risque à parler pour rien, à parler sans connaissance, sans preuve. C'est trop grave. Et vraiment, je n'ai pas envie, le jour du jugement, chacun va lire son livre. Je n'ai pas envie qu'aucun de nous ouvre son livre et trouve ces bêtises là-dessus. On a accusé sans preuve. Et nous, souvent, on dit : "Et après, on passe à autre chose". Le pire, c'est quand on parle derrière la personne, et la personne ne sait même pas qu'on l'a accusé de quelque chose. "Oui, lui, c'est un menteur. Elle, c'est une voleuse. L'autre, elle a fait ci. L'autre, elle a trompé. L'autre, elle a fait ça". Et nous, on parle, et on oublie. Et le jour du jugement, imagine juste cet instant-là, tu ouvres ton livre, et là, tu vois cette action que tu as faite, que toi, tu avais oublié depuis. Tu l'avais oublié. Et non seulement cette action, elle est là, et tu vas payer toutes les conséquences, parce qu'en fait, tous les autres malheurs qui découlent de cette action-là, tu vas le voir écrit aussi, à cause de cette accusation que tu as portée contre cette personne. Toi, tu l'as fait derrière, tu penses qu'elle n'est même pas au courant. Et bien, cette personne, il lui est arrivé ça, sa famille, ceci, ceci, cela. Et tu vas prendre, tu vas payer les intérêts. Riba. Rappelle-toi, il n'y a qu'Allah qui a le droit de payer des intérêts. Lui, pour une bonne action que tu as faite, il a le droit de te rendre plus. Pour une mauvaise action que tu as faite, il peut aussi te facturer plus, si ta mauvaise action a eu des conséquences fâcheuses sur des fils d'Adam, sur cette terre, ou des filles de Hawa, sur cette terre. Donc, c'est comme chir, payer. Et ça, c'est un conseil. Vraiment, celle qui te parle là, moi, je le prends pour moi en premier. Ce n'est pas des, on ne donne pas de leçons ici. On lit tous le même Coran. On est tous des serviteurs d'Allah. Personne n'est à l'abri. Donc, que ce soit moi, que ce soit toi, que ce soit la personne du coin, que ce soit ta famille, que ce soit les personnes avec qui tu as des problèmes, personne ne vaut la peine qu'on remplisse notre livre de compte de futilité. Personne ne vaut la peine, en gros, qu'on se prenne une place comme ça en enfer. Personne ne vaut la peine qu'on n'ait pas notre ticket d'entrée vers notre maison au Paradis. Personne ne vaut la peine qu'on n'apparaisse pas sur les listes du Paradis. Personne, personne, personne n'en vaut la peine. Alors, je ne donne pas ces occasions aux autres. D'accord ?
Et une ayah qui est très intéressante, c'est après avoir parlé tout ça, c'est donc la dernière. C'est le début de la. Allah va le répéter souvent dans Sourate Nour. Donc, retiens ça. Donc, c'est : "Et si ce n'était pas la grâce d'Allah sur vous et Sa Rahma". Je te le dis tel qu'il faut l'entendre, parce que quand c'est traduit, on entend : "Et si ce n'était pas la grâce d'Allah, voilà". Mais il faut le comprendre avec trois petits points, parce qu'Allah dit : "trois petits points". En gros, "si ce n'était pas", c'est comme si Allah te disait : "Ça, si ce n'était pas la grâce d'Allah et Sa Rahma, et le fait qu'Il soit donc celui qui pardonne, pardonne, pardonne, pardonne, c'est ça Tawwab, c'est quand on le fait plusieurs fois, Tawwab, et Hakim, sage". Juste trois petits points. Et là, Allah ne dit pas là. En fait, cette ayah, elle reprend tout ce qu'il a dit depuis le début. Il dit : "Si, en gros, c'est comme s'il s'adressait à tout le public, là, tous ceux qu'on a cités : ceux qui ont commis Az-Zina, ceux qui ont l'habitude de le faire souvent, ceux qui le font occasionnellement, les témoins, ceux qui accusent sans témoins, l'époux, la femme, les gens qui assistent à tout, ceux qui colportent, vous tous là, si ce n'était pas ma Rahma, ma grâce, et le fait que je sois grand pardonneur, encore pardonneur, encore pardonneur, et Hakim, sage et juste, vous savez même pas ce qui vous attendrait si ce n'était pas ma Rahma". Voilà. Et dans ces ayats, on a des sentences, ça parle de coups de fouet, ça parle d'invoquer contre nous si on dit, si on accuse à tort. Donc, Allah, il est en train de dire ça : "C'est ma Rahma, ça fait partie de ma Rahma. Remerciez-moi d'avoir ces possibilités de réparation ici-bas, parce que si c'est fini, c'est une autre histoire". Et j'aime beaucoup en fait cette tournure. Allah ne cite même pas finalement le reste. Il dit : "Si ce n'était pas, si ce n'était pas". Tu sais, c'est un peu comme quand quelqu'un te fait quelque chose et tu as décidé de pardonner, ou tu as décidé de ne pas lui donner l'heure et de ne pas, bah, tu es en train, tu vois, il y a un truc où tu te dis : "Si je me retenais pas, ou tu te dis : "Si je n'avais pas reçu une éducation de mes parents, une certaine éducation, ou si je craignais pas là, ou si je n'étais pas musulman ou musulmane". Ah, tu sais pas. C'est un peu ça qu'il faut entendre. Allah dit : "Il ne vaut mieux pas que tu saches". Si tu étais dénué de tous ces facteurs-là, ma Rahma, voilà, où ma fadl, donc ma grâce, ma Rahma, mon pardon, ma ma sagesse, ma ma Hikma. Si ce n'était pas ça, là, il vaut mieux pas que je te dise ce qui risquerait de t'attendre". Et là, il parle comme j'ai dit, de tout, tout le monde, là. Et ça fait du monde. On a l'impression que tout le monde est cité. En vrai, ceux qui ont commis l'acte, ceux qui ne l'ont pas commis, ceux qui ont assisté, ceux qui sont témoins, ceux qui écoutent les nouvelles et qui les rapportent, ceux qui ne stoppent pas le, la nouvelle avant qu'elle devienne virale, tout le monde là, tout le groupe là, vous tous là, je vous ai à l'œil. En gros, si ce n'était pas le fait qu'il ne cite pas, c'est pour dire que sa colère, ou ce qu'il, ce qu'il réserverait à quelqu'un à qui il n'a pas appliqué sa Rahma, et tout ce qu'il a cité, peut-être que nos oreilles ne pourraient même pas entendre ça. Notre imagination ne pourrait même pas se, comment dire, se projeter sur le risque, en fait. Donc, c'est une Rahma d'Allah de n'avoir pas cité. Et dans un peu plus loin dans la sourate, il va répéter ça aussi. Et cette fois-ci, il dit d'autres choses. Là, il cite. Donc, c'est pour dire que là, l'acte est tellement grave, tout ce qu'il a cité sur cette page, c'est de A à Z, c'est tellement grave que, en fait, vous n'êtes pas prêts à ce qu'il vous attendrait si ma Rahma n'était pas là. Donc, n'abusez pas de ça. Faites attention. Évitez de vous mettre dans une situation où vous allez savoir ce que c'était les trois petits points qu'Allah nous préserve. Donc, très, très belle, très, très belle ayah, où finalement, chaque détail, chaque mot, chaque passage ici est est important.
Et donc, on a fini la première partie, la première partie qui traite de Az-Zina, de ce grand fléau de société, ce grand chaos dans la société. Et donc, à l'épisode suivant, on va parler d'un cas pratique, et qui va ouvrir la deuxième partie, et c'est la calomnie dont a été victime notre mère Aïcha. Donc, je te laisse avec ces questions que tu dois te poser de manière individuelle, qu'on doit tous se poser ces questions-là : quand j'entends une accusation, quelle est ma réaction ? Est-ce que je suis de ceux qui écoutent et répètent, ou je suis de ceux qui stoppent immédiatement la propagation du mal ? Ça, c'est très important, parce que c'est comme l'épisode que j'avais fait sur la médisance. Ne pas colporter une rumeur, c'est protéger l'honneur de son frère, de sa sœur en Islam. C'est un acte de, immense, en fait. Et surtout, c'est éviter d'être compté parmi ceux qui participent à un acte que l'Islam considère comme un des pires fléaux de cette société. Qu'Allah Ta'ala nous protège contre l'injustice, contre la turpitude aussi, parce que c'est cette turpitude qui est citée dès la deuxième ayah de cette sourate. Et, et, et pas à noter le fait qu'Allah le cite dès le départ, ça nous fait un effet de choc. Là, si par exemple, tu regardais un film en dessin animé, tu as une scène choquante dès le début, et pendant tout le reste, tu vas essayer de comprendre pourquoi cette scène, elle était là depuis le début, et tu vas finir par le comprendre aussi. Amine.