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Les 3 Pires Expériences en Australie !

Conte Fécond19:08

Transcription

On continue notre petit tour du monde et après vous avoir emmené en Corée du Sud, Brésil, Japon, Espagne, on file en Australie, un pays blindé d'animaux qui foutent quand même un peu la trouille, mais les humains sont clairement pas en reste. Et là, on vous a trouvé des histoires vraiment creepies. On est allé les chercher sur Reddit et on a rajouté des voix pour une meilleure immersion.

Et d'ailleurs, avant de filer de l'autre côté du globe, il y a un truc hyper important qui est en train de se passer aujourd'hui en France. Et c'est en fait mon expérience immersive horrifique qui se passe à Lyon, sur les pentes de Croix Rousse. C'est un grand projet que j'ai depuis 2 ans et là, la fin des travaux approche et bientôt vous allez pouvoir l'expérimenter en vrai. Ce sont des vrais locaux, hein, comme une sorte de manoir d'horreur, faut vous imaginer. Et là encore, pendant quelques temps, il y a une campagne de crowdfunding qui a lieu jusqu'au 22 octobre où vous pouvez participer aux préventes et acheter des places, par exemple, à des tarifs réduits, ainsi que des goodies terrifiants. Dedans, vous pourrez avoir accès à six packs différents. D'ailleurs, le premier commence à seulement 1 €. Donc allez voir ce qu'il propose, ça peut vraiment vous intéresser. Même à 1 €, il y a pas mal de contreparties exclusives. Et d'ailleurs, cerise sur le gâteau, ce sont les 33 packs VIP disponibles à seulement 666 € qui vous permettent d'avoir accès à des trucs assez inédits, comme les backstages de compte de la chaîne ici, de pouvoir même tourner votre propre compte, comme je suis en train de le faire. Bref, l'adresse de la page s'affiche en description, allez checker pour soutenir aussi la chaîne. Comptez, ça peut vraiment valoir le coup.

Et sur ce, nous on est partis cette fois-ci avec l'Australie, parce que nous allons voir des marcheurs blancs, un curieux magicien et un conteneur qui aurait dû rester fermé à tout jamais.

Alors, cette première histoire est partagée par un Purple Teacup One, qu'on a renommé Patrick pour que ce soit plus simple. Pourquoi Patrick ? Ça commence par P, en fait. Voilà. Alors, au tout début, peu après le lycée, Patrick est allé camper avec des amis un weekend. Là, le petit groupe s'est alors rendu dans le parc national de Fitzgerald River, dans le sud-ouest de l'Australie. Alors, bon, l'Australie, c'est un continent, donc imaginez que c'est immense, quoi. Et en tout cas, c'est un endroit très, très reculé. Il y avait un camping dans le parc national, mais on a décidé de camper au milieu de nulle part, histoire de pouvoir faire un peu plus de bruit et de pas déranger les autres campeurs. Alors, pour lui, il dit, hein, pour le décor qu'il a trouvé, c'est un truc typique de l'Australie qui fout un peu les jetons. On sait pas sur quel animal on peut tomber. Bref, il s'installe dans une belle clairière à côté d'une pente buissonneuse. On met un petit feu, la lune nous éclaire, on ouvre quelques bières. Bref, le décor est parfait et jusqu'ici, tout va bien.

Et vers 22h, ils entendent soudainement le bruit de personnes qui descendent de la pente à travers la brousse en direction de leur camp. On se met alors sur nos gardes, sans non plus flipper ou être inquiet. Après tout, on est dans un parc plus populaire, il serait pas non plus déconnant que les gens continuent de se balader même après 22h. Donc là, le groupe garde quand même les yeux rivés sur les bruits et d'un coup, il voit des gens en bas de la pente buissonneuse. Mais ils restent à la limite des buissons, ils ne pénètrent pas vraiment la clairière ou le groupe. Mais en tout cas, on distingue quand même que ces inconnus, ces silhouettes se collent les unes aux autres. Il est assez compliqué pour moi de bien y voir, car on a que la lune comme lumière, mais je crois distinguer six, sept personnes. Et curieusement, ils sont tous vêtus de blanc, de la tête aux pieds, et le reflet de la lune sur leurs vêtements leur donne une lueur étrange. Forcément, le blanc, ça se reflète bien, quoi.

D'ailleurs, un des potes de Patrick, qui s'appelle Daniel, est giga tendu et il essaie, bah, d'apaiser la tension. Et il lance un appel amical au groupe : "Eh, comment ça va ? On est juste en train de boire quelques bières ici, c'est une belle nuit, hein. Qu'est-ce que vous faites ?" Sauf qu'aucun d'entre eux ne répond et ils ne bougent pas d'un centimètre. Il y a que le vent qui fait un peu bouger leurs vêtements, mais rien de plus. En tout cas, après quelques secondes qui ont paru interminables, un des membres du groupe émerge de la lisière des buissons et se dirige vers Patrick et ses potes. Il s'arrête à quelques mètres de notre feu de camp et il reste là à nous regarder. Mon pote Daniel commence à paniquer pour de bon. Il lui parle très nerveusement, mais je me souviens plus trop de ce qu'il dit à ce moment-là. Et après un temps super long, mais genre peut-être une minute, et bien, il finit par dire : "Ce mec en blanc, combien de temps allez-vous rester ici ?" Il nous dit ça d'une façon très lente, de sorte qu'on puisse pas distinguer son accent ou son ton, mais pour vous simplifier, c'était pas très amical.

Là, Patrick lui dit qu'avec ses potes, ils ont prévu de camper ici, de nuit, quoi, un truc comme ça. Mais il a un mauvais pressentiment. Voilà, pour des raisons évidentes, ils ont pas l'air d'être les bienvenus, quoi. Daniel, lui, n'arrive plus à parler et je lance à l'eurotype : "Oh, on va pas traîner, on part demain matin à la première heure." Je me retourne et je vois alors mes amis murmurer leur accord. Et quant au type en blanc, il ne dit rien et il continue de fixer le groupe de potes. Et là, bah, pendant ce temps, bah Patrick a l'occasion de voir ses vêtements plus en détail. Comme je vous l'ai dit, ils sont tout blanc. Son haut ressemble à un maillot de baseball ample et assez simple, mais fait d'une matière fine et tonnelle, ce qui est quand même très étrange, car la nuit est assez fraîche. Et justement, bah, on peut voir la respiration de l'homme à travers l'air froid. Donc techniquement, le gars, il serait un peu en train de se les geler, quoi, mais c'est pas le cas. Et j'entends alors les autres membres de son groupe qui se déplacent en traînant des pieds pour se rapprocher de nous.

Finalement, l'homme en blanc reprend la parole et il dit : "Vous partez demain matin." Et quand il dit ça, c'est pas une question, hein. Non, c'est une affirmation. Bon, là, Patrick commence à paniquer pour de bon, mais il essaie de se sauver la face, hein. Et il dit alors au gars : "Ouais, ouais, on part demain matin." Apparemment satisfait, le type fait demi-tour, il retourne vers son groupe, puis il remonte tous la pente et quelques secondes plus tard, disparaissent dans la nuit.

Une fois qu'il est parti, un silence glaçant entre Patrick et ses potes et personne ne dit le moindre mot jusqu'à ce que le groupe n'entende plus le moindre bruit de pas. Une fois descendus en pression, on se demande à quoi rime ce bordel, qui est-ce que c'était que ce groupe. Bon, ils essaient alors de se détendre, de remettre de la musique, de boire d'autres bières, mais ils sont vraiment secoués. Ils se sentent surtout surveillés. On est pratiquement sûr que le groupe n'est pas réellement reparti et qu'ils sont juste en haut de la pente à nous espionner pour on ne sait quelle raison. Bon, vous l'aurez compris, on n'est plus trop dans l'idée de déconner et de picoler. Du coup, on décide de s'enfermer dans nos tentes et de s'y cacher.

Quelques heures plus tard, aux aurores, le groupe se lève, il plie les tentes et il s'arrache d'ici le plus rapidement possible. Une fois dans la voiture et sur la route, on se détend enfin, si on peut dire. On repense quand même à la nuit précédente et on envisage toutes sortes de théories : des drogués, une secte, des satanistes. On dédramatise un peu et ça devient presque amusant maintenant qu'on est hors de danger. En tout cas, le groupe finit par s'arrêter quelques minutes plus tard dans une station-service pour manger un petit truc. Et là, Patrick commence à taper la discute avec le mec au comptoir. On lui raconte qu'on a croisé des gens bizarres hier soir dans le parc et ça l'intéresse beaucoup. Après avoir entendu notre histoire, je m'attends à ce qu'il se foute de moi, mais pas du tout. En fait, le gars leur dit : "Oh, c'était des religieux bizarres qui campent parfois dans le parc. Par contre, vous avez beaucoup de chance hier soir, hein." Ce qui m'a rendu livide, car il était vraiment premier degré. Sauf que ben, j'ai pas eu d'explication supplémentaire. J'ai raconté cette histoire à plusieurs reprises et les gens ont souvent eu des explications bizarres, en me disant que c'était des fantômes, des esprits aborigènes ou quelque chose du genre. Mais c'était pas le cas, c'était des vraies personnes en chair et en os, et on les a vu, il y avait rien de paranormal là-dedans. Le groupe a ensuite payé sa bouffe et il a quitté cette ville, se jurant en tout cas de ne plus remettre les pieds dans cette partie de l'Australie. Je suis tombé une fois sur une histoire similaire à la mienne sur Reddit, qui s'est déroulée aux USA, mais c'était pratiquement la même expérience. Et c'est en partie pour cette raison que je partage mon histoire ici, car j'aimerais beaucoup savoir si des personnes ici en Australie ont fait le même genre de rencontre. J'avoue que moi, je ne sais pas. Des gens habillés en blanc, ça me fait un peu penser au film Midsommar, que vous avez peut-être vu, qui est hyper intéressant pour un film ambiance horreur, mais bon, creepy effectivement.

En tout cas, s'il y a eu plus de peur que de mal, on va dire, dans cette première histoire, la seconde prend des proportions différentes. Alors, cette deuxième histoire est partagée par Jugerno Jay, et ça remonte à plus de 10 ans. Et à ce moment-là, il avait que 8 ans. Et lui, il a vécu trois rencontres assez effrayantes, mais parmi les trois, il y en a une qui est au-dessus de l'eau et qu'il a voulu raconter. Et c'est celle d'aujourd'hui. Alors, il s'excuse d'avance si le récit est un peu haché, car il se souvient pas de tout à 100 %. En fait, c'est sa mère, suite à tout ça, qui a rajouté pas mal de petits détails pour compléter l'histoire.

À l'époque, avec ma mère, mon père, mon parrain et sa copine Lisa, on est allé en Australie pour passer quelques semaines chez nos grands-parents qui habitaient là-bas. Donc là, direction un coin assez paumé, Yarram, au sud du pays. Je vous le montre sur la map, c'est juste là. Bah, c'est c'est perdu, quoi, franchement. Et ils sont complètement paumés dans une ferme. Et donc, à part quelques champs et une forêt, il y a absolument rien à des kilomètres à la ronde. Ma mère, qui est une passionnée d'ornithologie, nous propose à Lisa et moi de faire une balade dans la forêt à côté, vu qu'on est très branchés tous les deux nature, animaux, et cetera. Alors, comme je l'ai dit, hein, du coup, à ce moment-là, Jay, il a 8 ans. Et quand il va dans la forêt, il est émerveillé. D'ailleurs, il lui faut pas grand-chose, hein, pour être heureux. Il voit les arbres, les fleurs, les animaux, c'est ouf, quoi.

Une demi-heure après avoir commencé notre balade, on tombe sur des motos garées ici, au milieu de nulle part. D'ailleurs, dans la foulée, il tombe bien évidemment sur un petit groupe de motards, six ou huit, hein, de mémoire, qui sont en train de faire un barbecue. Là, l'un d'eux leur sourit poliment et la mère de Jay les salue de loin. Et là, un autre motard leur demande où ils ont prévu d'aller, pas de façon suspicieuse, hein, mais juste bienveillante, quoi, en réalité, quoi. Ils ont ensuite continué en disant qu'il campaient ici depuis deux nuits et qu'il fallait qu'on fasse attention si on s'enfonçait dans la forêt, parce qu'en effet, bah, il y a des gens qui tirent sur du gibier et surtout, bah, ces gens-là ont des chiens assez agressifs, invisiblement. Donc, voilà, les motards leur ont dit d'être prudents. Bref, on prend note du conseil et on continue notre balade.

Un gros quart d'heure plus tard, je repère une vieille grange au loin. Du coup, je me rapproche pour explorer un petit peu. Et pendant ce temps-là, sa mère et puis Lisa continuent de prendre des photos d'oiseaux. Alors, arrivé à quelques mètres de la grange, Jay voit trois gros chiens attachés à l'extérieur, des rottweilers plutôt agressifs. Ils sont littéralement enchaînés et n'arrêtent pas de s'agiter et d'aboyer bizarrement. J'y prête pas trop attention, parce que je suppose qu'ils sont là pour aider des chasseurs, vu qu'un motard a dit que les gens chassaient du gibier. Bref, à côté des chiens, Jay remarque surtout un matelas absolument dégueulasse avec des taches douteuses dessus. Et il n'est d'ailleurs qu'à 3, 4 mètres de ce truc, mais l'odeur est très, très forte, hein, et même insoutenable, on va dire.

Alors que je m'apprête à faire demi-tour pour rejoindre les autres, je vois un homme sortir de la grange. La vision de cet homme est la chose dont je me rappelle le mieux de cette journée. Il dit donc, c'est un mec très grand, genre 1m90, avec un costume à rayures bleues, mais surtout avec un chapeau haut-de-forme super étrange. Ses vêtements sont donc très usés et son visage est rouge tomate, comme s'il venait de finir une séance de sport. Et surtout, il a une barbe imposante qui fait flipper. Jay, bêtement, lui demande s'il est magicien. Il me répond simplement : "Non, je m'occupe des toutous. Tu aimes les chiens ?" Et Jay répond que oui, il aime bien les chiens. Et là, pendant ce temps-là, l'homme avec le chapeau s'approche et il vient jusqu'à sa hauteur. Il lui prend alors la main et il commence à l'emmener dans la grange. Et alors qu'il commence à m'emmener dans la grange, j'entends un cri derrière moi. C'était ma mère qui commençait à s'inquiéter que je ne revienne pas et qui était donc parti à ma recherche. Là, l'homme lâche la main de Jay et regarde sa mère droit dans les yeux, mais il dit rien du tout. Finalement, la mère continue à courir jusqu'à eux. Elle arrive à leur niveau, elle chope Jay par le bras et avec Lisa, ils font demi-tour illico pour revenir dans la forêt, pendant que le magicien est toujours fixe, juste à regarder.

On était à peu près à mi-chemin quand je me suis retourné et que j'ai vu le magicien nous suivre. Là, il le dit tout de suite à sa mère qui se retourne et qui lui crie dessus au magicien. Mais le type, le magicien, ne dit rien du tout et il continue de marcher vers eux. À ce moment-là, ma mère se met à marcher de plus en plus vite, à deux doigts de courir, et moi avec mes petites jambes, j'ai du mal à suivre, jusqu'au moment où je trébuche. Donc, le mec arrive à nous rattraper et il m'attrape le pied. Là, par réflexe, Lisa, qui est avec eux, saute au visage du magicien et lui griffe le visage. Sauf que lui, il l'attrape, il la jette par terre. Sa mère enchaîne, elle tente de mettre un violent coup de pied dans les côtes du mec pour qu'il lâche Lisa, ce qui fonctionne. Du coup, on reprend alors notre course, mais on est rapidement essoufflé et on est obligé de faire une pause. En nous retournant, on a la mauvaise surprise de voir que le magicien s'est relevé et qu'il n'est de nouveau plus qu'à 50 mètres de nous. À ce moment-là, lui va se mettre à sprinter. Mais heureusement, quelques instants après, ben, le petit groupe retombe sur les motards qui continuent de faire leur barbecue et il leur crie alors à l'aide. Deux motards sont sortis de la clairière et ma mère leur hurle : "Cet homme a essayé d'enlever mon fils !" Le magicien stoppe alors sa course d'un coup et il fait directement demi-tour pour retourner dans la forêt. Là, les deux motards le prennent en poursuite pour essayer de le rattraper, mais ils n'y parviennent pas. Les autres motards du camp ont été incroyablement gentils et l'un d'eux m'a laissé m'asseoir à l'avant de sa moto pour me réconforter. Et Jay, d'ailleurs, termine son histoire en disant qu'il n'a jamais pu remercier le motard qui avait pris soin de lui, parce qu'à l'époque, en fait, il avait pas trop compris la situation. De mon côté, j'ai mis beaucoup de temps à m'en remettre, car même si j'étais petit, j'ai beaucoup de flashs très précis de ce qui s'est passé ce jour-là. Je ne sais pas et je veux pas savoir ce qui aurait pu m'arriver s'il était arrivé à m'emmener dans cette grange.

Histoire super étrange, mais c'est sans compter notre dernière et troisième histoire, encore plus dérangeante.

Alors, notre dernière histoire est racontée par Borakey 111, qu'on a décidé de renommer Raymond pour le récit. Et il l'a partagé cette histoire il y a déjà une petite dizaine d'années. En fait, lorsqu'il avait 19 ans, Raymond a bossé dans une entreprise qui gérait la main d'œuvre dans les zones rurales d'Australie, mais genre vraiment rural, voyez quoi. En gros, vous leur disiez quand vous étiez disponible et il vous envoyait dans une ferme isolée pendant quelques semaines pour y faire tout et n'importe quoi. Faut s'imaginer que c'est un travail difficile, mais bien rémunéré et qui peut être super amusant si on se trouvait dans un groupe de travailleurs sympas.

Selon les dires de Raymond, à l'époque, on m'envoie bosser sur une énorme propriété. Et quand je vous dis énorme, j'exagère pas du tout. Ici, on parle de plus de 15 000 km², c'est à peine imaginable. C'est à peu près à 9h de Sydney, avec une propriété qui se trouve elle-même à environ 40 minutes de la ville la plus proche. Bref, c'est littéralement au milieu de nulle part. Donc là, faut s'imaginer qu'ils arrivent sur une immense ferme, donc gigantesque. Un jour, la canicule bat son plein et Jérémy, le propriétaire de la ferme, donne donc un congé pour l'après-midi. Et il va voir Raymond et lui dit qu'il y a un grand lac dans la propriété qui est à environ 25 minutes de route. Comme Raymond, il a vraiment envie de se baigner, bah, avec, bah, le proprio Jérémy, ils prennent la direction du lac.

Je vais pas vous mentir, le paysage est très austère. Il y a pas grand-chose, juste quelques buissons à droite à gauche. D'ailleurs, au bout d'une vingtaine de minutes, alors que Jérémy n'a pas dit le moindre mot, bah Raymond remarque qu'il commence à s'agiter. Là, Jérémy lui donne un coup de coude dans les côtes et il lui dit : "Tu vois ça là-bas, sous les deux arbres morts ?" Si vous êtes pas familier avec les paysages australiens, laissez-moi vous préciser que tout est soit brun, soit rouge, avec un minimum de verdure. Mais surtout, tout, tout est plat et fade. Et donc, quand il voit une grande structure angulaire bleue au loin, et ben, il tique, parce que ça fait pas partie du paysage, c'est anormal. Et là, bah Jérémy, le proprio, décide alors de faire quelques centaines de mètres qui les séparent de ce truc. Et arrivé à proximité, on réalise que c'est un énorme conteneur, genre les gros conteneurs posés sur les bateaux. Je regarde Jérémy et à voir sa gueule, c'est sûr et certain que c'est pas lui du tout qui a foutu ça ici. Et du coup, bah les deux s'arrêtent à une cinquantaine de mètres et ils coupent le moteur. Mais Raymond a un mauvais pressentiment. C'est difficile à expliquer, mais ce truc n'a rien à faire ici, donc ça n'annonce rien de bon, selon moi.

Jérémy veut aller voir ça de plus près, donc je le suis en étant assez anxieux. Au fur et à mesure, bah, que les deux sont plus proches du conteneur, les choses deviennent de plus en plus bizarres, car en fait, il voit un gros générateur diesel derrière le bâtiment et il y a une caméra de vidéosurveillance de chaque côté qui a détection de mouvement. Je commence vraiment à paniquer, mais Jérémy veut aller voir en argumentant que c'est sur son terrain. Et il décide de forcer le cadenas qui se trouve sur la porte. Et du coup, quand il réussit à forcer le cadenas, à le casser, et qu'ils ouvrent la porte, il y a une bouffée d'air froid qui leur arrive dans la gueule, alors que, on le rappelle, mais c'est la canicule, il fait super chaud à l'extérieur. Clairement, donc, c'était réfrigéré ou climatisé. Tout est sombre, mais je comprends rapidement que c'est une sorte d'installation informatique. Il y a des LEDs partout, avec le genre de bourdonnement qu'on entend quand il y a une salle de serveur qui fonctionne à plein régime. Et là, à tâtons, il finit par trouver un interrupteur et il découvre alors avec la lumière qui s'allume un bureau sophistiqué, donc vraiment pas un truc qui a été fait à la va-vite. Il y a littéralement des mètres cubes de disque dur et de serveurs le long des murs, parfois empilés sur deux ou trois niveaux. Et une dizaine de bureaux avec des écrans d'ordinateur sont disposés au milieu, avec des chaises de bureau à roulettes.

En fait, à ce moment, bah Raymond a l'impression de faire un rêve sans queue ni tête, car ça n'a pas de sens, quoi. D'ailleurs, il se dirige vers l'un des PC pour voir, bah, qu'est-ce qu'il y a dessus. Du minage de Bitcoin, un truc en rapport avec les cryptos, un truc en rapport avec le marché noir. Et là, d'un coup, je réalise qu'on s'est forcément fait cramer par les caméras. Donc, je demande à Jérémy qu'on se barre. Et d'ailleurs, justement, avant de partir, en essayant d'allumer l'un des écrans, bah, il voit des trucs dessus, mais il comprend pas ce que c'est. En fait, il y a des lignes de code et des trucs qui ressemblent à des téléchargements ou des envois de données, mais incompréhensible. Du coup, je décide d'aller au fond du conteneur, où il y a des espèces de caisses de rangement. Malgré ma peur, je décide de les ouvrir pour voir ce qu'il y a dedans. Et le bref coup d'œil que j'ai jeté ce jour-là me donne encore la gerbe aujourd'hui, parce que dans la caisse en question, il y a des tas d'affiches, de photos, ou même de DVD qui sont remplis de pornographie infantile. Je vous épargne les détails, mais c'était très, très dur. Ce qui me frappe encore aujourd'hui, c'est que tout est bien rangé dans des dossiers et des boîtes plus petites par titre. Et le fait que des gens soient aussi organisés pour ce genre d'horreur m'a glacé le sang.

À ce moment-là, il recule immédiatement, il court vers Jérémy. Là, il a du mal à parler, à articuler, mais il lui dit : "Faut qu'on parte, parce que il y a, il y a ça." Il me fixe bêtement. Et après quelques longues secondes, j'arrive à me calmer et à tout lui expliquer. On a couru vers la voiture et on a bombardé pour retourner jusqu'à la ferme, parce qu'on avait pas de réseau et encore moins de téléphone satellite. En tout cas, une fois à la ferme, ils appellent les flics qui mettent à ce moment-là plus d'une heure à arriver. Ils débarquent quand même en 4x4 et Jérémy et Raymond monte à bord en quatrième vitesse pour lui indiquer le chemin. Il a dû se passer environ 2 heures entre le moment où on est parti du conteneur et le moment où on y est revenu avec les flics. Sauf qu'à notre retour, le conteneur était ouvert, mais surtout en feu. Alors, les flics avaient un mini extincteur, mais même en essayant de l'utiliser, ça n'a servi à rien. Le feu ne pouvait pas être calmé et surtout, dedans, tout était déjà cramé : les PC, les disques durs, les serveurs, et puis les les fameuses caisses.

Des heures plus tard, une fois l'incendie contenu, un rapport a été fait et rien n'a été retrouvé à part quelques traces de papier et de carton. Sans surprise, le mec qui avait accès aux caméras nous avait vu repartir et avait dû profiter de ce laps de temps pour emporter du matos et cramer le reste. En même temps, comme on a dit plutôt, quand votre propriété fait 15 000 km², allez savoir dans quelle partie le gars il peut se trouver. En tout cas, Raymond se demande s'il n'aurait pas mieux fait de rester sur place le temps que Jérémy retourne à la ferme. Mais en vrai, si l'homme qui était arrivé était armé, il aurait eu aucune chance. Je me suis intéressé de près à cette affaire, mais en l'absence de preuve réelle de l'existence d'un responsable, l'enquête n'a pas abouti. En tout cas, il a gardé contact avec Jérémy, qui lui a dit que le conteneur bleu était toujours au même endroit aujourd'hui, car c'était trop cher à déplacer et qu'il n'avait jamais revu quelqu'un l'approcher. Et il termine aussi en disant qu'il n'oubliera pas ce qu'il avait vu dans ses boîtes, ça restera gravé à vie.

Donc voilà pour ces histoires, j'espère que ça vous aura intéressé, peut-être que ça en aura fait réfléchir certains. Je ne sais pas. C'est vrai que l'Australie, on s'en rend pas compte, mais c'est gigantesque en fait. Déjà pour parcourir la France de haut en bas en bagnole, on en a pour peut-être 10h. Alors l'Australie, c'est 14 fois la taille de de la France. Regardez la taille de l'Australie par rapport à l'Europe, on pourrait mettre l'Europe toute entière dedans. Waouh, c'est ouf, quoi. Et ce qui n'a aucun sens, c'est que il y a cette taille-là et il y a que 26 millions d'habitants, c'est-à-dire plus de deux fois moins que la France, c'est du délire. En tout cas, pour tous les Australiens qui regardent la vidéo, des bisous. Et puis voilà, suggérez s'il y a des pays qui vous intéressent, on pourrait faire une vidéo, on serait ravi de pouvoir en parler à l'occasion. En tout cas, si vous aimez les expériences horrifiques et pas qu'en vidéo, n'hésitez pas à aller checker le petit lien en description sur la campagne qui est en train de se faire et là, cette fois-ci, c'est juste à Lyon en France. Et nous, on se retrouve pour la prochaine vidéo.