Transcription
[Musique] Voilà, salutations à tous d'abord dans le Seigneur. Comme disait votre pasteur, de fait, il n'y a pas eu de thème qui m'a été demandé. J'ai donc pensé que nous pourrions peut-être étudier pendant ces quatre séances un petit prophète.
Vous savez que ce qu'on appelle les grands prophètes, c'est-à-dire Ésaïe, Jérémie, Ézéchiel, et on ajoute Daniel, bien qu'il n'ait que 12 chapitres. Puis, il y a les petits prophètes. Pourquoi les appelle-t-on petits prophètes ? Seraient-ils plus petits que les autres ? Non, tout simplement parce que les livres qu'ils ont écrits sont beaucoup plus courts. Ésaïe est le plus long des prophètes, 66 chapitres. Jérémie en a aussi à peu près une soixantaine, et Ézéchiel une cinquantaine. Par contre, les petits prophètes sont ainsi appelés parce que leur prophétie ne dépasse pas 14 chapitres pour le plus long d'entre eux.
Alors, parmi ces 12 petits prophètes, j'ai choisi peut-être le plus célèbre, ce prophète Jonas. J'aimerais que nous nous arrêtions sur le livre du prophète Jonas.
La parole de l'Éternel fut adressée à Jonas, fils d'Amittai, en ces mots : « Lève-toi, va à Ninive, la grande ville, et crie contre elle, car sa méchanceté montait jusqu'à moi. » Alors Jonas se leva pour fuir à Tarsis, loin de la face de l'Éternel. Il descendit à Jaffa, et trouva un navire qui allait à Tarsis. Il paya le prix du transport et s'embarqua avec les gens pour aller à Tarsis, loin de la face de l'Éternel.
L'Éternel fit souffler un grand vent sur la mer, et s'éleva sur la mer une grande tempête. Le navire était menacé de se briser. Les marins, effrayés, implorèrent chacun leur Dieu et jetèrent dans la mer les objets qui étaient sur le navire pour s'en alléger. Jonas, descendu au fond du bateau, se coucha et s'endormit profondément.
L'équipage s'approcha de lui et lui dit : « Pourquoi dors-tu ? Lève-toi, invoque ton Dieu. Peut-être que ce Dieu ne modérera pas à notre égard, et nous ne périrons pas. » Ils se dirent l'un à l'autre : « Venez, tirons au sort pour connaître celui qui nous attire ce malheur. » Ils tirèrent au sort, et le sort tomba sur Jonas.
« Quelles sont tes affaires ? D'où viens-tu ? Quel est ton pays ? De quel peuple es-tu ? » Il répondit : « Je suis hébreu, et je crains l'Éternel, le Dieu des cieux, qui a fait la mer et la terre ferme. » Ces hommes furent saisis d'une grande crainte et dirent : « Qu'as-tu fait là ? » Car ces hommes savaient qu'il fuyait loin de la face de l'Éternel, parce qu'il leur avait dit.
Ils lui demandèrent : « Que ferons-nous pour que la mer se calme envers nous ? » Car la mer était de plus en plus démontée. Il leur répondit : « Prenez-moi et jetez-moi dans la mer, et la mer se calmera envers vous, car je sais que c'est moi qui ai attiré sur vous cette grande tempête. »
Ces hommes ramèrent pour gagner la terre ferme, mais ils ne purent, car la mer était toujours plus démontée contre eux. Alors ils implorèrent l'Éternel et dirent : « Nous te prions, Éternel, ne nous fais pas périr à cause de la vie de cet homme, et ne charge pas sur nous le sang d'un innocent, car toi, Éternel, tu agis comme il te plaît. »
Alors ils prirent Jonas et le jetèrent dans la mer, et la fureur de la mer s'apaisa. Les hommes furent saisis d'une grande crainte de l'Éternel et offrirent un sacrifice à l'Éternel, et ils firent des vœux.
Le livre du prophète Jonas, Jonas, c'est un des plus anciens prophètes de la Bible, et il est cité aussi dans un autre texte du livre des Rois comme ayant prophétisé pour le peuple d'Israël. Il n'a pas prophétisé que pour Ninive. Jonas se dit en hébreu, et c'est un mot qui signifie tout simplement une colombe.
Jonas, la colombe, aujourd'hui, le prénom de Yona est donné à des jeunes gens aussi bien qu'à des jeunes filles. C'est un prénom masculin aussi bien qu'un prénom féminin. C'est le premier et le plus ancien des prophètes écrivains. C'est le plus ancien livre prophétique qui ne soit pas venu que ce livre du prophète Jonas.
Jonas a prophétisé dans un temps très spécial, un temps qui n'est pas sans ressembler par bien des égards à notre temps. C'était la dernière période de la splendeur d'Israël, la dernière période de gloire, et le dernier moment où Dieu allait aussi avoir compassion de son peuple.
C'était le moment où le danger araméen s'était retiré d'Israël, et on était dans une période de paix comme on n'en avait pas connu depuis très longtemps. En même temps, un autre danger apparaissait à l'horizon, supplantant le danger araméen, et pire encore, c'était le danger assyrien.
Ninive, la capitale, était précisément l'univers, et il y avait une trêve, une sorte de trêve entre deux tempêtes qui allaient s'abattre sur le peuple d'Israël. Ninive sera la capitale de cet empire qui va causer, dans la suite des temps, comme on le voit quand on lit l'Écriture, des dommages considérables à Israël.
D'une certaine manière, on peut comprendre que Jonas n'avait pas tellement envie d'aller annoncer la Parole de Dieu dans cette ville. Jonas était un homme qui avait compris que Ninive et l'Empire assyrien, dont elle était la capitale, allaient devenir un ennemi terrible pour Israël. Par conséquent, que Ninive périsse, c'était certainement la meilleure chose que Jonas pouvait souhaiter.
Car si Ninive avait été détruite sur un plan humain, alors quel drame, quel malheur aurait été épargné au peuple d'Israël. Et ça, c'est le contexte de tout ce livre de Jonas. Jonas était un homme de Dieu, c'était déjà un prophète. Il connaissait le Seigneur. Il savait qu'une des plus grandes joies du Seigneur, c'est de pardonner.
Si vous relisez, par exemple, la parabole du fils prodigue, vous verrez qu'il n'y a pas de plus grande joie pour Dieu que de pardonner aux pécheurs quand ils se repentent. Jonas savait, comme il le dira plus tard au Seigneur lui-même, que « je suis un Dieu lent à la colère, miséricordieux et compatissant, et qui aime justement pardonner. »
La crainte qui était celle de Jonas, la raison pour laquelle il a refusé de remplir sa mission, la mission que Dieu lui confiait, c'était justement parce qu'il avait peur que les Ninivites se repentent et que, par conséquent, Dieu leur pardonne. Bien sûr, nous savons bien que la repentance de Ninive n'a été que le fait d'un moment, quelques années, quelques dizaines d'années peut-être, et puis redevenue cet empire cruel et sanguinaire que le reste des Écritures nous dépeint.
On peut s'étonner : pourquoi Dieu a-t-il laissé faire ? Pourquoi Dieu a-t-il permis à Ninive de subsister ? Pour accomplir ? Dieu ne savait-il pas qu'il allait devenir cet empire qui allait asservir, notamment son peuple d'Israël ? Mais Dieu n'est pas lié par des déterminismes. Dieu parie toujours sur le meilleur de l'homme.
Quand un homme se repent, quand une société se repent, quand un pays se repent, Dieu lui donne toutes ses chances. Autrement, il n'est plus dur.
La grande ville, au 19e siècle, au début du 20e siècle, les archéologues britanniques ont retrouvé les ruines de Ninive et ont pu avoir une idée de ce qu'était cette ville. Une ville splendide, une ville riche, une ville opulente, et une ville qui était protégée par de puissantes murailles. Ça veut dire que c'était aussi une ville guerrière.
Ninive, dans la Bible, est un symbole de la civilisation urbaine. Il faut savoir que la Bible n'est pas très favorable à la civilisation urbaine. Aujourd'hui, la société mondiale est essentiellement une société urbaine. Avant la Deuxième Guerre mondiale, 80 % de la population mondiale habitait dans des campagnes et 20 % seulement dans des villes. Depuis la Deuxième Guerre mondiale, la proportion est inversée. Aujourd'hui, 80 % de la population mondiale vit dans des villes, et que disent dans des villes, des villes gigantesques, des mégapoles, et 20 % seulement vivent dans la campagne.
La ville, pour la Bible, c'est quelque chose de très négatif. D'abord, le mot lui-même en hébreu, c'est comme ça qu'on dit « ville » en hébreu, ça vient d'une racine qui signifie « maudire ». La ville, c'est l'endroit de la malédiction. La ville est véritablement l'endroit de la malédiction.
Le premier constructeur d'une ville, c'est Caïn, qui est en fuite devant l'Éternel et qui cherche à reconstituer, humainement parlant, le paradis perdu. Puis, nous retrouvons d'autres villes qui sont des villes maudites, notamment Babel et sa fameuse tour. On retrouvera d'autres villes aussi qui sont marquées par ce sort de la destruction.
Elles sont sous la malédiction. Pourquoi la ville est-elle un lieu de malédiction ? Parce que là se concentre le péché des hommes. La ville, c'est un endroit où l'on essaie de constituer le paradis perdu. On essaie de donner à l'homme tout ce qui va pouvoir le satisfaire, mais c'est toujours un échec.
De la même manière que la ville de Babel avait été un échec, de la même manière toutes les constructions de villes sont toujours des échecs, parce qu'il y a cette malédiction de Dieu qui repose sur cette entreprise humaine, entreprise dont il est exclu.
Non seulement la ville est le symbole même du péché, mais la ville, c'est le dieu du plaisir. L'homme peut trouver tout ce qui peut satisfaire ses passions, tout ce qui peut satisfaire ses mauvais penchants, ses mauvais désirs. Mais c'est aussi un jour règne, non seulement le péché, mais aussi la violence.
Une des raisons des constructions de villes d'Antiquité, c'était de se protéger. La ville, c'est aussi le symbole de la guerre. Aujourd'hui, nous voyons les villes qui sont marquées par la violence, par ce qu'on commence à appeler de plus en plus la guérilla urbaine.
C'est quelque chose qui remonte aux origines de l'humanité. C'est aussi l'endroit où il y a la destruction, la révolte contre Dieu et l'ignorance de Dieu, au mieux la révolte, au pire. Enfin de compte, la ville est toujours destinée au jugement de Dieu.
Et voilà, Ninive est le symbole de toutes ces choses. Ninive, la grande ville, qui va devenir la capitale du monde ancien, la capitale de l'univers ancien, et par conséquent la ville d'où tout part et où tout converge. Ville dans laquelle il y a une population nombreuse, où il y a des animaux en grand nombre, mais où les hommes sont précisément comme des animaux.
Ils ne savent pas distinguer leur droite de leur gauche. Ils sont comme des enfants qui ne connaissent pas, ne savent plus faire la différence entre le bien et le mal. C'est aussi une caractéristique des villes, y compris de nos villes modernes. C'est l'endroit où on ne connaît plus, on ne fait plus la différence entre ce qui est pur et ce qui est impur, entre ce qui est bien et ce qui est mal. Tout se vaut, et par conséquent, là aussi, on est en marche vers le jugement de Dieu.
Et pourtant, il y a quelque chose de très paradoxal. La Bible commence dans un jardin, le jardin d'Éden. C'est vivre dans la nature. Et dans le livre de l'Apocalypse, elle se termine dans une ville, Jérusalem. Auriez-vous ça ? C'est le paradoxe.
L'homme, contrairement à la volonté de Dieu, a choisi de vivre dans des villes. Je dis : « Bon, puisque c'est comme ça, OK, c'est votre liberté. Vous faites usage de votre liberté pour votre malheur. Vous voulez vivre dans des villes, d'accord, mais c'est moi qui vous donnerai la ville. »
Et c'est une ville qui sera selon mes desseins à moi. Et cette ville, c'est Jérusalem. Jérusalem, la ville de Dieu. Jérusalem qui est en opposition avec toutes les villes des nations. Et toutes les villes des nations sont en révolte contre Jérusalem jusqu'à nos jours, parce que justement c'est la ville de Dieu.
Et si l'histoire commence dans un jardin, le jardin d'Éden, elle s'achève dans une ville, la nouvelle Jérusalem, qui est construite par Dieu, qui est don de Dieu aux hommes et qui récapitule toute l'histoire humaine. Oui, le jugement de Dieu finira par atteindre la ville, mais pour l'heure, Ninive va aussi être épargnée.
C'est une ville qui a été construite aux ordres de l'humanité. On dit ça dans le chapitre 10 du livre de la Genèse, par un roi qui s'appelait Nimrod, le révolté. C'est par conséquent le lieu de la révolte, le lieu du paganisme, de l'idolâtrie. Ça aussi, c'est une caractéristique des villes.
Aujourd'hui, on entre dans cette nouvelle forme d'idolâtrie et cette nouvelle forme de paganisme qui est en train d'attirer le jugement de Dieu sur nos cités, qu'un jour, comme les villes d'autrefois, connaîtront le jugement de Dieu.
Je voudrais évoquer ici un épisode qui s'est produit pendant la Deuxième Guerre mondiale dans la ville allemande de Darmstadt. C'était en 1944, c'est-à-dire à la fin de la Deuxième Guerre mondiale. Toutes les nuits, les principales villes allemandes étaient bombardées par les bombardiers alliés, qui laissaient derrière eux un tas de ruines, des milliers de morts, de blessés. C'était quelque chose d'absolument fantastique et véritablement terrible, ces bombardements de ces villes allemandes.
Mais bien sûr, c'était aussi le jugement de Dieu. C'était la forme que prenait le jugement de Dieu sur ce pays qui avait mis le comble du péché en persécutant son peuple. Comme on le sait, à Darmstadt, en 1944, un groupe de jeunes filles se rassemblait sous la direction d'une sœur plus âgée, qui était chrétienne.
La responsable du groupe était une chrétienne, et cette dame, cette demoiselle, essayait d'amener ces jeunes filles à une véritable rencontre avec le Seigneur. Dans ce contexte de cette catastrophe qu'était la Deuxième Guerre mondiale, elle essayait de montrer qu'il fallait se sauver de cette génération perverse. Mais le cœur de ces jeunes filles était endurci.
Elle avait beau les exhorter, rien ne se produisait. Un soir, elle avait été poussée à lire le livre de Jonas, et elle avait, d'une certaine manière, prêché sur ce texte : « Encore 40 jours, et Ninive sera détruite. » Elle leur disait que la seule chose qui pouvait épargner, c'était la repentance.
Or, la ville de Darmstadt se trouvait dans une situation semblable. La Parole de Dieu avait retenti depuis maintenant des mois et des mois, et rien ne se passait, rien ne se produisait. Vous continuez dans votre endurcissement. Si vous continuez comme ça, le sort de Ninive vous atteindra.
« Encore 40 jours, et Ninive sera détruite. » Elle les a quittées sur ces paroles. Ce soir-là, toutes ces jeunes filles sont rentrées chez elles, et cette nuit-là, l'objectif de bombardement des Alliés était justement la ville de Darmstadt. Elle a été totalement rasée. Pas une maison n'est restée sur une autre. Elle a véritablement subi le sort de Ninive.
Le lendemain matin, au milieu de ce champ de ruines, ces jeunes filles se sont retrouvées autour de leur monitrice. Elles étaient toutes intactes, miraculeusement. Aucune n'avait la moindre égratignure. Elles ont dit à cette monitrice : « Tu avais raison, c'est véritablement le jugement de Dieu qui nous a atteints. »
Et ce jour-là, toutes ces jeunes filles ont donné leur cœur au Seigneur. De là est née une aventure tout à fait extraordinaire, qui a été un des rayons de lumière dans l'Allemagne nazie. Après la guerre, ces jeunes filles ont créé une communauté pour aider les rescapés de la Shoah et pour témoigner de la repentance de ceux qui, au sein du peuple allemand, prenaient conscience qu'ils avaient véritablement besoin de repentance pour que Dieu fasse grâce à l'Allemagne, comme il avait fait grâce à Ninive.
L'Allemagne était coupable, très coupable, certes, mais pas plus que Ninive. Si Dieu avait fait grâce à Ninive, pourquoi ne ferait-il pas grâce à l'Allemagne si l'Allemagne se repentait ? Cette communauté, qu'on appelle la communauté des sœurs de Marie de Darmstadt, continue jusqu'à ce jour à appeler à la repentance le peuple allemand et toutes les nations d'Europe, pour que le Seigneur détourne de le flot de sa colère.
Il y a aussi un autre point qu'il faut prendre en compte en ce qui concerne les rétributions de l'Éternel. C'est ce que la Bible appelle le comble du péché. Dieu avait attendu, patienté pour Ninive, patienté longtemps. Puis, il est arrivé à un moment où Ninive avait mis le comble au péché. Elle avait atteint le point de non-retour.
Le point de non-retour, c'est un terme d'aviation. Quand un avion a décollé de sa base et qu'il a brûlé plus de la moitié de son kérosène, s'il a un ennui mécanique, il ne peut plus retourner à sa base, parce qu'il n'aura plus assez de kérosène pour revenir. Quoi qu'il arrive, le meilleur ou le pire, il est obligé de continuer jusqu'à sa destination.
Pour la Bible, il y a un point de non-retour en ce qui concerne le péché. Lorsque le comble du péché a été atteint, alors le jugement de Dieu vient. Le comble du péché, c'est quelque chose que nous trouvons, par exemple, à l'époque du déluge. Là, nous voyons justement les hommes de ce temps-là. Ils étaient arrivés à un stade où la violence et l'immoralité étaient devenues telles que Dieu avait annoncé le jugement.
Dieu avait encore donné un temps de patience, puis le jour est arrivé où Noé est entré dans l'arche. Il en est de même avec ce qui concerne Sodome. Sodome était une ville pécheresse depuis longtemps, et Dieu avait laissé faire, parce que Dieu donne du temps. Dieu ne veut pas la mort du pécheur, mais qu'il se repente, qu'il vive.
Alors Dieu lui donne du temps, mais quand on a atteint le comble du péché, quand on a atteint le point de non-retour, alors le jugement de Dieu devient inévitable et imminent. Nous avons ça aussi pour le peuple de Juda au moment de la destruction de Jérusalem.
Il fallait que vous connaissiez ça. Lorsque le roi impie Manassé, un des derniers rois de Juda, le pire roi qui ait jamais vécu, a été tellement loin dans la rébellion contre Dieu qu'il a entraîné le peuple tout entier dans cette rébellion. Nous est-il dit dans le livre des Chroniques que, dans ce temps-là, la colère de Dieu est devenue sans remède.
Et même si le roi s'est repenti par la suite, ça n'a pas changé le jugement de Dieu. Le jugement de Dieu, c'était la destruction de Jérusalem et la déportation du peuple en Babylonie. Il y a un point de non-retour.
Quelquefois, c'est le cas pour Ninive à l'époque de Jonas. Pendant des dizaines d'années, Ninive avait manifesté sa rébellion, son péché contre Dieu, et Dieu avait laissé faire. Mais là, c'en est trop, et Dieu va donner à Ninive sa dernière chance. Dieu n'aime pas exercer ses jugements. Il préfère pardonner.
Nous l'avons dit tout à l'heure, et c'est pourquoi, quand l'endurcissement du cœur est tel, le jugement devient inévitable. Dieu ne le fait pas sans avoir d'abord averti les pécheurs. Alors, elle s'adieu, que nous n'ayons pas été avertis, nous ne savons pas. Mais là, toujours est-il que pour Ninive, c'est clair. Comme le dit le livre de Jonas, c'était pour elle le dernier avertissement.
C'était pour elle le tournant du destin. Si Ninive ne saisit pas cette occasion pour se repentir, c'est la destruction assurée. « Encore 40 jours, et Ninive sera détruite. » Voyez-vous, ce qui était vrai pour Ninive va être encore vrai aujourd'hui lorsque nos sociétés s'enfoncent de plus en plus dans le péché, comme on le voit maintenant, et notre France en particulier.
Elle est dans un état terrible, un état qui n'est pas sans évoquer celui de Ninive. On a maintenant fait en sorte que les homosexuels puissent se marier, et cela jusqu'au sein des églises. Des églises elles-mêmes ont accepté de marier des homosexuels. Pour la Bible, c'est le comble du péché. Nous avons dépassé le point de non-retour.
Et puis, il y a la position vis-à-vis d'Israël. Encore il y a peu de temps, la France a fait cette abomination de voter un texte à l'Unesco déclarant qu'il n'y avait jamais eu de temple sur la montagne de Jérusalem et que c'étaient tout simplement deux lieux saints musulmans. La France a voté cette illégalité. Ça veut dire se tourner contre Israël, touchant à la prunelle des yeux de Dieu.
Et s'il ne faut pas nous étonner si les choses vont mal en France, il ne faut pas nous étonner si nous voyons la violence. Et nous ne sommes qu'au commencement. Là, justement, nous arrivons à ce stade qui était celui de Ninive. Dieu donne à notre pays ces ultimes avertissements, ces ultimes remontrances.
Et si l'on ne saisit pas cette occasion, on n'en voit pas trop le début pour le moment. Eh bien, le jugement de Dieu deviendra lui aussi inévitable. C'est vrai pour les nations, c'est vrai aussi pour les vies individuelles de chacun d'entre nous.
Je parlais ici des jeunes filles tout à l'heure, allemandes, pendant la Deuxième Guerre mondiale, qui étaient avec des cœurs endurcis. Justement, Dieu avait envoyé ce terrible bombardement qui les avait quand même amenées à comprendre qu'elles étaient tant de prendre une décision.
Et Dieu aussi exerce des jugements sur les individus. Si nous ne saisissons pas les avertissements qu'il nous donne, et c'est pourquoi il est bon de ne pas méconnaître les avertissements de Dieu.
Dieu voit donc Ninive, la grande ville, enfoncée dans le péché, enfoncée dans la rébellion. Il voit cette ville qui atteint le point de non-retour, qui se trouve dans une situation telle qu'il n'y a plus d'espoir maintenant de l'avoir revenir à Dieu, à moins que quelque chose de véritable électrochoc lui soit donné.
Alors Dieu va employer les grands moyens. Il va saisir ce prophète, Jonas, et lui confier une mission, une mission très étrange. Que l'on sache, Jonas est le seul prophète qui était envoyé vers les nations. Tous les autres prophètes, sans exception, ont été des prophètes d'Israël.
Oh, ça ne veut pas dire qu'ils n'ont pas prophétisé sur les nations, sur le sort des nations, mais ils ne sont pas allés prophétiser dans les nations. Ils sont restés au sein du peuple d'Israël. Jésus a fait la même chose, parce que Jésus aussi était un prophète.
Il disait : « Il ne convient pas qu'un prophète meure en dehors de Jérusalem. » Jésus, mis à part l'épisode de la femme cananéenne, n'est jamais, que l'on sache, sorti des frontières d'Israël, si ce n'est dans son enfance pour aller en Égypte, et ça, c'était autre chose.
Par conséquent, Jonas reçoit cette mission : « Va à Ninive. » Voyez-vous, ici, cet envoi de Jonas vers Ninive est une preuve de l'intérêt que Dieu prend pour cette ville. Dieu ne va pas hésiter à déranger un prophète, le premier des prophètes écrivains.
Dieu ne va pas hésiter à violer, en quelque sorte, ce qui était une règle non écrite, mais une règle tacite, que les prophètes sont essentiellement envoyés à la maison d'Israël. Là, il va envoyer ce prophète vers les nations. Alors, on comprend que Jonas est surpris, surpris de cet ordre de l'Éternel.
Comment un prophète peut-il être envoyé vers les nations ? C'est le temps des nations, qui est un temps très particulier où, effectivement, Dieu, on verra, enverra des hommes de Dieu vers les nations, c'est-à-dire pendant le temps de l'Église.
C'est la culture, c'est « Allez, faites des disciples dans toutes les nations. » Vous serez mes témoins à Jérusalem, en Judée, en Samarie et jusqu'aux extrémités de la terre. Mais c'est parce que nous sommes maintenant dans la dispensation de la Nouvelle Alliance, cette alliance qui est ouverte aux nations.
Jusqu'alors, l'alliance était exclusive, elle ne concernait que le seul peuple d'Israël. C'est pourquoi c'est une dérogation que Dieu fait, en quelque sorte, en envoyant Jonas.
Il va devenir un signe, un signe de Dieu. Quand les habitants de Ninive, c'est très intéressant de noter que Jésus va envier Jonas. Quand ses contemporains lui demandent un signe venant du ciel, il déclare : « Il ne vous sera pas donné d'autres signes que le signe de Jonas. »
Car Jonas a été un signe pour les hommes de cette génération. Un signe. Que demandaient les contemporains de Jésus ? C'était un signe miraculeux. Pourtant, Jésus faisait pourtant de très nombreux miracles, mais ce n'était pas suffisant.
Il fallait un miracle plus spectaculaire que celui-là. Alors on demande à Jésus ainsi, pour démontrer qu'il est vraiment un envoyé de Dieu : « Je dis, il ne sera pas donné d'autres signes que le signe de Jonas. » Car Jonas a été un signe pour les Ninivites, sans faire aucun miracle.
C'est pourquoi, dit Jésus, au jour du jugement, les hommes de Ninive se lèveront avec cette génération et la condamneront, parce que cette génération a vu de nombreux miracles, et face à ces nombreux miracles, ils ne se sont pas repentis.
Tandis qu'au simple message de Jonas, qui n'a pas été attesté par des signes, par des prodiges, les gens de Ninive crurent. Par conséquent, ils devanceront les contemporains de Jésus dans le royaume de Dieu à cause de cette attitude de repentance.
Jonas a été, par lui-même, une authentification de sa mission et de sa prédication. C'est à cause de cela que Dieu a fait grâce.
Jonas se leva, il s'en alla à Tarsis, port de la Méditerranée, et là, il va s'embarquer pour un bateau qui va à Tarsis. Si vous prenez une carte du Moyen-Orient, vous verrez que Ninive, par rapport à Jérusalem, par rapport à Israël, est à l'est.
On pense que Tarsis, c'était quelque part en Espagne. L'Espagne, c'était l'extrémité du monde connu. Ça veut dire que Jonas fait exactement le contraire de ce que Dieu lui demande. Ça veut dire qu'il s'enfuit de devant la face de Dieu.
Il ne veut pas répondre à la vocation que Dieu lui adresse. En cela, Jonas va être l'exemple même de ce que l'on pourrait appeler un prophète dévoyé. À l'époque de Jonas, un autre prophète intervient sur la scène d'Israël, un peu avant, presque contemporain.
Ce prophète, c'est Élie. Il y a un contraste saisissant entre ces deux hommes. Ils sont le pôle positif, lui, et le pôle négatif, Jonas. Tous deux ont reçu une mission, et d'une certaine manière, Élie aussi a reçu une mission d'aller vers les habitants du Carmel, où il va confondre les prophètes de Baal.
Les prophètes de Baal sont avant tout des prêtres païens. Par conséquent, là, il va y avoir cette confrontation. Mais Élie, contrairement à Jonas, ne va pas fuir sa mission. Tous deux sont appelés à annoncer des jugements de Dieu.
Le fait que Jonas ne le fasse pas, et Élie, lui, va rester sur place, tandis que Jonas va s'enfuir. Il est intéressant de noter aussi que les marins, qui sont des païens, les marins du bateau dans lequel Jonas a pris place, quand ils vont voir la grandeur de Dieu manifestée par la tempête apaisée, vont offrir au Seigneur un sacrifice et reconnaître que c'est l'Éternel qui est Dieu.
Exactement comme au moment du sacrifice du prophète Élie, les habitants de Tyr et les Israélites ont réalisé que c'était l'Éternel qui est Dieu après l'affaire du Carmel. Le peuple tout entier, après la tempête apaisée, est saisi d'une grande crainte.
Ils disent : « L'Éternel, devant lequel je me tiens. » Et ça, c'est une parole très importante : se tenir devant Dieu. Quant à Jonas, il se dira : « L'Éternel, devant la face duquel je m'enfuis. » Lui se tient en face de Dieu, il ne se déroule pas à la volonté de Dieu.
Par contre, Jonas, lui, s'enfuit. Il s'enfuit à Tarsis, l'autre extrémité du monde. Il n'a pas compris ce que David avait compris dans un psaume quand il dit : « Où fuirai-je loin de ton esprit ? Où irais-je loin de ta face ? Si je monte aux cieux, tu es là. Si je descends au séjour des morts, tu es là. »
Personne ne peut faire en sorte que je fuie loin de la face de Dieu. Quand même, il saisira, ou que Jacques, la main de Dieu va rejoindre Jonas au moment même où il pense lui aussi pouvoir fuir loin de la face de Dieu. Vous vous souvenez de cette parole aussi du Seigneur à Paul sur le chemin de Damas : « Il te serait dur de rejeter les aiguillons. »
Paul aurait pu être tenté, comme Jonas, de se dérober à la mission que Dieu lui confiait : « Va, je t'enverrai vers les païens. » C'est la même mission que celle que Jonas a reçue, lui, le Juif, le Juif pieux, le Juif pharisien, le Juif nationaliste, aller vers les païens.
Mais vous vous rendez compte, c'est une véritable révolution dans sa vie. On comprend qu'au moment où il a reçu ce message de Dieu, il y a eu de sa part, dans son cœur, une certaine hésitation. Le Seigneur réagit immédiatement en disant : « Il te sera dur de rejeter les aiguillons. »
Et là, Jonas va faire la meilleure expérience. Il descend à Tarsis, il descend à Jaffa d'abord. C'est quelque chose de négatif. Il descend loin de la face de Dieu. Il arrive dans cette ville de Jaffa, qui signifie « la belle ». La belle ville, sans doute, c'était une belle ville à l'époque.
Et là, il fait comme beaucoup de gens qui viennent et descendent dans les villes. Quand j'étais jeune enfant, élevé dans un milieu rural, dans un terroir protestant, il y avait une vie spirituelle dans mon enfance qui était bonne, qui était, disons, valable. Puis, c'était le début de ce qu'on a appelé l'exode rural.
Les jeunes ne trouvaient plus de travail dans les fermes, ils allaient dans les villes où il y avait du travail. Ces jeunes qui avaient fréquenté les églises, j'avais fréquenté les réunions quand ils étaient dans leur terroir, eh bien, se détournaient de la foi, parce qu'ils arrivaient dans les villes.
En Bretagne, on a un slogan qui dit ceci : « Vous savez, il paraît que Paris, c'est la plus grande ville bretonne du monde. » Un slogan dit ceci : « Les Bretons perdent la foi dès qu'ils mettent les pieds sur le quai de la gare de Montparnasse. » C'est un peu caricatural, mais c'est vrai.
La ville, c'est quelque chose qui tue. On cherche ce qui plaît. Il y a tellement de moyens de trouver du plaisir dans la ville, on oublie Dieu rapidement. Et Jonas, bien que prophète, lui aussi, connaît cette tentation.
Il était arrivé à Jaffa, et là, il avait mené avant son embarquement. Il avait mené la grande vie. On sait bien que les marins sont des gens qui ont une vie un peu légère. Il s'était joint à eux, un compagnon, quelqu'un d'assez... Il était démissionnaire, il était imposta, mais il était un bon vivant.
Il s'était mêlé à ces marins. Oh, il ne cachait pas ça. Désobéissant, il était dans une inconscience tellement grande qu'il n'était pas à dire qu'il fuyait devant la face de Dieu. Il n'avait pas vu qu'il concluait sa mission. Quel mauvais témoignage !
Or, nous avons dit tout à l'heure, pourtant, il était un signe pour sa génération. Il a été, oui, mais pas tout de suite. Ça, il était tout le contraire d'un signe, et il le deviendra dans le bateau quand il sera jeté par-dessus bord, mais malgré lui.
En attendant, donc, c'était un très, très mauvais témoignage. Combien de chrétiens aussi agissent de la même manière, ont un mauvais témoignage, parce qu'ils se mêlent aux gens du monde pour chercher les plaisirs avant toute autre chose, avant de s'arrêter aux choses de Dieu, avant de répondre à l'appel de Dieu, avant de répondre à la vocation que Dieu leur adresse.
Et ça, c'est une tragédie. Il y a tellement de Jonas aujourd'hui dans les églises. Il y a tellement de témoins qui sont des témoins démissionnaires, pas missionnaires, mais démissionnaires. De fait, cela nous amène à poser une question, une question importante : quelle est ta situation ce soir devant Dieu ? Qu'est-ce que Dieu t'a dit ? Qu'est-ce que Dieu a demandé de toi ? As-tu répondu à l'appel de Dieu comme Élie, ou bien cherches-tu à fuir à Tarsis comme Jonas ?
Il y a tellement, tellement de chrétiens qui sont descendus à Jaffa pour s'embarquer pour Tarsis, un voyage spirituel dont on revient rarement. Et ça, c'est quelque chose de tragique. Alors, si tu es dans cette situation-là, eh bien, tu risques de connaître le sort de Jonas, et peut-être le sort de celui-là.
Et voilà donc notre Jonas qui s'embarque. Le bateau des langues, l'Américain, c'est magnifique. Quelle belle croisière ! Ah, c'est vraiment agréable, tellement agréable. Jonas descend dans la cale du bateau, il s'endort.
Il nous est dit que Dieu fit souffler un grand vent. Et Jonas ne savait pas encore, et les marins ne savaient pas encore que ce vent venait de Dieu. Est-ce qu'il y a des rencontres dans ta vie ? Ça peut arriver, n'est-ce pas ? On peut s'interroger en disant : « Mais qu'est-ce qui se passe ? C'est bien, comment ça se fait que tout va de travers ? Logiquement, tout aurait dû aller bien, et en fait, tout va de travers. Qu'est-ce qui se passe ? »
Nous avons rencontré cela, bien sûr, aussi quand l'Évangile. Il y a eu un rencontreur qui a soufflé alors que Jésus et les disciples essayaient de traverser le lac, n'est-ce pas ? Ce n'est pas toujours Dieu que l'on va rencontrer. Souvent, c'est l'ennemi, c'est Satan.
Nous retrouvons un épisode un peu semblable à celui-là à la fin du livre des Actes, quand Paul est en route, justement par mer, vers Rome. Et là aussi, une tempête terrible va s'abattre, qui va se terminer par un naufrage. Ce n'était pas Dieu qui avait envoyé cette tempête-là, c'était le diable.
C'est vrai, c'est souvent le diable qui envoie les tempêtes. Et puis, on va les tempêtes souvent parce que, plutôt le diable, on va les tempêtes parce que nous sommes dans le plan de Dieu, et il veut nous empêcher d'accomplir le plan de Dieu, comme il voulait empêcher Jésus d'accomplir le plan de Dieu, comme il voulait empêcher Paul d'accomplir le plan de Dieu.
Quelquefois, c'est lui qui envoie la tempête, c'est lui qui envoie le vent contraire. Et là, il faut réaliser que c'est Dieu, que Dieu est contre toi. Il y avait la tempête dans la vie de Jonas, et cela avait été envoyé par Dieu pour souligner sa folie, pour le stopper dans sa folie et pour le ramener dans sa vocation et dans sa mission.
Voyez-vous, il y a ici une grande leçon pour nous dans cette histoire de Jonas. Arrivé à ce stade, nous allons nous arrêter là pour ce soir, et nous allons tirer plusieurs leçons de cette affaire de Jonas.
Dieu nous demande parfois des choses qui ne nous plaisent pas tellement. Je dirais même que souvent, ce que Dieu nous demande, ça ne nous plaît pas. Ce n'est pas ce que nous aurions choisi. Et la tentation est grande de regimber contre les aiguillons.
La tentation est grande de faire comme Jonas et de nous embarquer pour Tarsis, sans réaliser que, quoi qu'il en soit, quoi qu'il arrive, la main de Dieu nous rattrapera toujours. Et il y a un exemple concret à cela, un exemple contraire que nous devons suivre.
Il peut arriver parfois qu'étant hors du plan de Dieu, Dieu contrarie nos plans par des rencontres. C'est sa bonne main qui fait ça. C'est une bénédiction. Paul, tout à l'heure, avait reçu de Dieu une mission qui était semblable à celle de Jonas : aller vers les païens.
Et ça, c'était contraire à toute son éducation juive, c'était contraire à toute son éducation pharisienne, c'était contraire à toute sa culture. Or, dans son témoignage, roi Agrippa, Paul dira ceci : alors que lui aussi est arrêté par un rencontreur, quel vent au contraire, la vision qu'il a sur le chemin de Damas.
Ce n'est pas rien. Il devient aveugle, il y a cette grande lumière qui le terrasse, il tombe de son cheval. C'est un peu l'expérience de Jonas qu'il va vivre. Le Seigneur lui dit : « Faveur, je t'enverrai vers les païens. » Pendant plusieurs jours, Paul va être amené, trois jours, à se tenir devant Dieu pour comprendre le plan de Dieu.
Plus tard, roi Agrippa dira ceci : « En conséquence, roi Agrippa, je n'ai pas résisté à la vision céleste. » Oui, il y a parfois une vision céleste que Dieu nous donne. Et face à cette vision céleste, nous pouvons nous rebeller, nous pouvons résister à la vision céleste, nous pouvons regimber contre les aiguillons et devenir semblables à Jonas.
Et alors, comme Jonas, nous allons connaître des épreuves. Jonas avait connu des épreuves. Il a été jeté dans la mer, dans une mer en furie. C'était la mort certaine. Il était assuré de mourir, avalé par un grand poisson, trois jours et trois nuits dans le ventre du grand poisson.
Mais quelle épreuve ! Finalement, vomi sur le rivage par ce même poisson, comme une chose dégoûtante. Vous imaginez, au milieu des vomissures du poisson ? Mais c'était quelque chose d'épouvantable. Et là seulement, il va revenir dans le plan de Dieu.
Ça aurait tellement été plus simple, ça aurait tellement été si simple si Jonas avait obéi dès le commencement, n'est-ce pas ? Que des épreuves, il se serait épargné. J'ai été obligé de lui envoyer des épreuves qu'il ne voulait pas, parce que justement, Jonas avait résisté à la vision céleste.
Paul n'avait pas connu cela. Il avait connu des épreuves, mais il n'avait pas connu des épreuves envoyées par Dieu. Je les en donne dans la vie, d'ailleurs, toujours des livres. Mais Jonas, oui, il a connu des épreuves que Dieu aurait voulu lui épargner.
Peut-être que certains se trouvent dans des épreuves ce soir et s'interrogent : pourquoi ? Eh bien, peut-être justement parce que tu as résisté à la vision céleste. Peut-être convient-il de revenir dans la présence de Dieu, non pas fuir devant la face de Dieu, mais se tenir devant Dieu.
Comme il est Seigneur, si je me suis égaré, montre-le-moi. Si je n'ai pas suivi tes plans et tes desseins, montre-le-moi. Et comme Jonas avait fait la deuxième fois, eh bien, je suis prêt maintenant à remplir la mission que tu attends de moi.
Croyez-moi, cela vous épargnera bien des problèmes, bien des tracas et bien des épreuves. Si vous entendez la voix du Seigneur, puis vous confie une mission, un ordre, une vocation, quelle qu'elle soit, eh bien, le plus vite vous y rentrerez, le mieux ce sera pour vous, cela sera pour les autres.
Parce que Dieu n'aime pas envoyer des épreuves. Où es-tu ? Que fais-tu ici ? Est-ce que tu es dans le plan de Dieu ? Ou es-tu comme Jonas, en fuite ? Si tu es en fuite, reviens vite avant qu'il ne soit trop tard. N'attends pas que Dieu te ramène par des coups qui vont te faire très mal, mais reviens de toi-même dans le plan de Dieu.
Le Seigneur t'accueillera comme il a accueilli Jonas, et il changera la malédiction en bénédiction, parce que c'est toujours ce qui va se passer. C'est la plus merveilleuse expérience que nous puissions faire, les uns et les autres, en la présence de Dieu.
Nous allons prier. Seigneur notre Dieu, merci de cet exemple de Jonas qui nous enseigne tes voies, tes plans, ta pédagogie. Nous ne voulons pas être comme cet homme qui avait fui la mission que tu lui avais confiée, mais nous voulons, Seigneur, comme Paul, ne pas résister à la vision céleste.
Et si nous sommes enfuis d'une manière ou d'une autre, ramène-nous dans tes plans, dans tes desseins, pour, Seigneur, faire en sorte que la tempête se calme dans nos vies et que nous puissions retrouver ta grâce et être nous aussi des signes, non pas des mauvais témoins, mais des signes dans cette génération, des hommes signes, des femmes signes qui pourront interpeller ceux qui nous entourent, les amener à s'interroger aussi pour venir à la repentance, comme les villes étaient venues à la repentance.
Nous te le demandons au nom de Jésus. Amen.