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Créer des vidéos sans effort : nos meilleurs hacks

Antoine BM24:09

Transcription

Moi, un truc qui m'a toujours frustré avec la vidéo, c'est qu'aujourd'hui, c'est le meilleur moyen de délivrer un message à une audience sur Internet. De loin, il n'y a rien de plus efficace. Mais il y a toujours une barrière technique. Ça veut dire qu'il y a des gens aujourd'hui qui ont un message super intéressant, des idées super intéressantes à transmettre, mais qui laissent leur place à des gens qui ont des idées moins intéressantes mais qui maîtrisent l'image, le son et la lumière. Et ça, pour moi, c'est inacceptable. Tu vois, c'est inacceptable et ça me rend fou. Le fait qu'il y ait des gens qui ne fassent pas de vidéo, pas parce qu'ils n'ont rien à dire, mais parce qu'ils ne savent pas comment faire de la vidéo, pour moi, c'est inacceptable. Je suis frustré qu'il y ait si peu de gens qui cherchent à résoudre ce problème-là.

Alors, pour moi, c'est le problème qui est au cœur des problématiques des créateurs de contenu qui ne sont pas des vidéastes ou qui ne viennent pas de la production. Aujourd'hui, énormément de youtubeurs sont des gens qui ont fait des études de cinéma, des gens qui viennent de la production vidéo, qui étaient monteurs vidéo avant. Et ce n'est pas normal. Ce n'est pas ça qui fait de bons créateurs de contenu. Ça fait de bons vidéastes, mais ça ne suffit pas à faire un bon créateur de contenu. Donc, je pense qu'il y a plein de bons créateurs de contenu en devenir aujourd'hui qui ne sont pas connus et qui ne peuvent pas partager à cause de ça.

Je me suis trouvé une mission : c'est d'essayer de supprimer cette barrière. Et la meilleure personne qui m'a aidé à faire ça, c'est toi, Félix, parce que tu es exactement dans cette catégorie et tu as trouvé la solution. Excellent, excellent ! Mais moi, je me relie à ce que tu dis. Ce que j'entends, c'est que tu as envie d'être vecteur du fait qu'énormément de créateurs puissent se lancer. On connaît tous des gens dans notre vie qui sont extrêmement pertinents, intéressants sur des sujets. Dans la vie, tu vas discuter au bar avec eux, etc. Tu as des super conversations et qui sont dans l'incapacité, finalement, de parler à plus de gens alors que ça mériterait.

Tu vois, on en parlait en off, mais on a un ami en commun, par exemple dans l'immobilier, qui a un discours qui est extrêmement pertinent, bien au-delà de tout ce qui est dit sur les formations immobilières, etc. Mais c'est quelqu'un qui est assez éloigné des outils technologiques, etc., et qui est coupé du levier que peut être Internet pour diffuser son message à des dizaines, centaines de milliers de personnes juste en parlant à une caméra. C'est extrêmement dommage. Je pense qu'on ne se rend pas compte à quel point, nous, peut-être un peu parce qu'on est là-dedans, mais à quel point ça peut être transformateur d'une vie de se lancer.

Ça fait combien de temps qu'on connaît des créateurs qui sont là depuis 10 ans, 15 ans sur Internet ? 10 ans, 15 ans à l'échelle d'une vie, ce n'est pas grand-chose. Mais quand tu acquiers un capital en termes d'audience, en termes de compétences à parler, etc., tu te retrouves à pouvoir diffuser ton message, à aussi mieux penser. Parce que le fait de transmettre tes idées, ça te permet de les structurer, de développer une philosophie plus développée. Et c'est dommage qu'autant de personnes n'osent pas.

On connaît plein de jeunes qui se lancent sur TikTok, sur Instagram, sur des formats courts et qui sont extrêmement brillants et qui ont peur de YouTube en voyant ça. "Ah mais non, mais YouTube, c'est le truc sérieux, c'est la nouvelle télévision." Tu sais, comme la télévision où tu as le prompteur, la grosse machine, la grosse caméra qui vaut des dizaines de milliers d'euros, toutes les lumières sur le plateau. C'est devenu une télévision de l'information, quoi. C'est devenu intimidant, tout simplement. En fait, quand tu creuses un petit peu YouTube et que tu t'éloignes des Mister Beast et tous les gens qui ont rendu justement YouTube intimidant, tu te rends compte qu'il y a de la place pour plein de petits créateurs.

Tu te rends compte qu'il y a des créateurs qui ont franchi le pas à faire des vidéos simples, minimalistes, parfois avec les codes de TikTok, donc parfois filmés avec un téléphone et un simple petit micro cravate comme le tien, et qui, en fait, ont compris que ce qui était intéressant, ce n'était pas l'aspect visuel, ce qui était intéressant, c'était ce qu'ils avaient raconté. Tu as beaucoup de vidéos, notamment des témoignages de gens qui partagent leur expérience sur un sujet, des gens qui font des tutoriels, des gens qui partagent des idées un peu nouvelles, un peu différentes, qui marchent bien, en fait, sur YouTube.

Et en fait, justement, quand on enlève aussi tous ces codes des youtubeurs de l'hyperdynamisme, du montage super léché, etc., on peut voir combien de personnes y restent. Tu vois, c'est vraiment les gens qui sont passionnés par ce que tu as raconté, qui sont inspirés par ton message, et c'est les gens sur lesquels tu vas pouvoir avoir le plus d'impact. Donc, je pense à tous les gens qui sont coachs, tous les gens qui sont formateurs, les entrepreneurs, les gens qui ont un projet, un projet politique, un projet sociétal, n'importe quoi. Ce sont des gens qui vont pouvoir construire une audience de fans en faisant ça, tu vois, justement, juste en partageant sur Internet sans mettre beaucoup de filtres entre eux et leur audience.

Et toi, Félix, c'est intéressant parce que justement, tu étais un peu dans cette catégorie-là, des gens qui avaient beaucoup de compétences parce que tu t'es formé sur les problèmes des entrepreneurs depuis des années. Tu es au contact d'entrepreneurs au quotidien, une dizaine, une quinzaine d'entrepreneurs que tu accompagnes, donc tu connais très, très bien les problèmes d'entrepreneurs. Mais tu n'es pas quelqu'un qui vient du monde de la création de contenu, tu n'es pas quelqu'un qui vient du monde de la vidéo. Et pour toi, pendant longtemps, ce que tu me disais, c'est que tu ne te voyais pas te mettre devant une caméra et faire "Coucou, coucou les copines, bienvenue sur ma chaîne YouTube." Tu ne voyais pas faire ça.

Et donc, tu as trouvé un système. Et donc, on parlait de système, tu as trouvé un système qui fonctionne pour toi. Je te suis depuis longtemps, tu vois, mais j'ai toujours regardé un peu de loin. C'est-à-dire que tout ce que tu dis m'intéresse, notamment sur les questions de philosophie de vie, etc. Mais c'est l'aspect créateur de contenu, je me suis toujours senti éloigné en disant "Non, ce n'est pas pour moi." Et tu vois, un critère qui fait que ça me semblait assez éloigné, c'est que, par exemple, je pense que tu as un élan naturel. Je ne sais pas si on peut en parler, mais tu faisais du contenu déjà depuis longtemps. J'ai rencontré une de tes amis d'enfance qui nous racontait que tu faisais des journaux, comment dire, je ne sais plus, c'était au collège, au lycée, etc. Tu vois, moi, je n'étais pas du tout celui qui allait faire des vidéos, je ne sais pas quoi, un journal, etc.

Donc, en tout cas, je me sentais hyper éloigné du fait de construire des idées, de construire du contenu, ce côté un peu artisanal. Et en fait, c'est en prenant le problème à l'envers, c'est-à-dire en se demandant à quelles conditions ça serait impossible pour moi de ne pas faire du contenu. C'est-à-dire comment il est possible de faire du contenu d'une manière qu'il est impossible de rater. Tu vois, c'est un peu la question que je me suis posée par rapport à moi. Et je me suis dit "Mais tiens, j'avais testé un peu de faire du format court, je m'étais fait coacher aussi par Victor Ferry." Et tout, et j'avais vu vraiment le format court, le fait d'écrire, que c'était vraiment éloigné personnellement. J'avais peut-être une petite force, c'était le fait de parler plutôt en live avec des gens.

Je me suis dit "Bah tiens, je vais partir de ça." Donc, comment je vais faire pour faire du contenu ? Deux choses : un, il faut que ça demande le minimum de temps et d'effort et que je n'ai rien à faire qui me fasse chier. Et deuxièmement, partir de quelque chose de plus live. Et c'est comme ça que j'ai eu l'idée, par exemple, pour moi, de faire ce qu'on est en train de faire d'une certaine manière, mais c'est créer du contenu avec d'autres gens. J'ai commencé à faire des lives avec Victor Ferry, avec d'autres personnes, puis ensuite d'avoir recruté quelqu'un pour parler avec moi parce que je n'ai pas assez d'amis. Et là, tu vois, on fait du contenu aussi ensemble.

C'est aussi une manière pour moi de faire du contenu. Donc, pour moi, ça a été de miser sur les forces et d'avoir déclaré banqueroute. Tu vois, c'est-à-dire d'avoir, à un moment donné, tu sais, quand tu es trop surendetté, que voilà, si tu as pris des énormes dettes, tu as des recours auprès de la Banque de France pour faire faillite et pour potentiellement annuler une partie de la dette, etc. Et bien là, la dette YouTube, le mastodonte, se dire "Non, non, moi, ça, je fais faillite." Et comment je peux redémarrer d'une page blanche d'une manière qui demande peu d'effort ?

Et je sais que toi, tu as toujours été dans cette démarche. Moi, ça m'a beaucoup inspiré de voir que tu es toujours dans l'efficience. Comment tu vois ça aujourd'hui avec ton process de création en ce moment ?

Ouais, bah écoute, mon process de création est très simple. Je me lève le matin, je sais déjà quelle vidéo je vais créer parce que j'ai prévu une idée pour chaque jour à l'avance. Je me pose devant mon ordinateur, je fais un plan avec un outil qui s'appelle Ia Presenter. Ça, ça va changer la manière de créer des PowerPoint. On met les PowerPoint à la poubelle, c'est terminé, c'est merdouille là. Et on crée des trucs qui sont plus beaux que des PowerPoint et qui prennent quatre fois moins de temps à créer. En fait, le problème des PowerPoint, c'est qu'on demande non seulement de mettre du contenu dessus, mais on demande de formater le contenu pour que ce soit beau. PowerPoint, par défaut, c'est moche. Et si tu veux que ce soit beau, c'est à toi de faire le boulot.

Et donc, moi, je voulais un truc qui soit contenu dans une structure et où tu n'as pas à gérer l'esthétique. En fait, si j'ai à gérer l'esthétique, ça va me prendre un temps fou parce que je ne supporte pas qu'esthétiquement ce ne soit pas correct. Donc, il faut un outil qui te force à rentrer dans une structure qui est déjà prédéfinie à l'avance pour être belle. C'est pour ça que j'aime bien les mind maps, par exemple. Une mind map, c'est toujours beau parce que toi, tu as juste à mettre des mots dans une structure, mais ce n'est pas toi qui dessines la structure.

Et bien là, c'est un outil qui s'appelle Ia Presenter. C'est la même boîte qui fait Ia Writer, pour ceux qui connaissent, un outil pour écrire dans une fenêtre très minimaliste. C'est comme Word, mais en propre, quoi. Et c'est en Markdown. Donc, le Markdown, c'est un langage d'écriture, c'est comme le HTML, mais en gros, c'est avec des signes que tu vas mettre directement dans le texte. Donc, par exemple, pour faire un titre, tu vas mettre un hashtag plus loin le titre, et ça va faire un titre. Si tu veux faire un sous-titre, tu vas mettre deux hashtags et ensuite plus loin le sous-titre. Si tu veux mettre en gras, tu vas mettre des étoiles de chaque côté, ça va te mettre en gras, etc.

Et donc, pareil, c'est une structure. Qu'est-ce que tu écris et qu'est-ce que ça donne avec l'IA ? Parce que moi, quand j'entends IA, souvent j'entends le truc qui va être difficile à utiliser. Tu sais, on l'utilise tous les deux, on a quand même mis beaucoup de temps à prendre le pli. Petite note de bas de page importante que je n'ai pas mentionnée, c'est qu'IA n'a rien à voir avec l'IA. En fait, c'est le terme en anglais. En anglais, on ne dit pas IA, évidemment, on dit AI, c'est pour Artificial Intelligence. Et donc, IA en anglais, ça ne veut rien dire. C'est juste le nom de leur boîte. Voilà.

Mais je suis d'accord que ça crée de la confusion. Moi aussi, au début, je me suis dit "C'est quoi encore un truc avec de l'IA ?" Et tout ça n'a rien à voir avec de l'IA. Voilà, il n'y a pas d'IA dedans, ça n'a rien à voir. Donc, c'est juste une structure. Et donc, tu crées ton texte en Markdown, tu mets quelques titres, quelques sous-titres, quelques photos, glisser-déposer et tout, c'est très rapide. C'est comme finalement faire un brouillon. Et une fois que tu as fait ça, bah tu mets des traits de séparation entre chaque titre et paf, ça te génère un magnifique PowerPoint avec des titres, des sous-titres, des photos, etc.

Tu arriverais à nous partager un visuel là ou c'est trop compliqué ?

Écoute, carrément. Ok, donc là, tu vois, j'ai à droite mon texte en Markdown, donc c'est juste du texte et des fichiers, donc des images en l'occurrence. Donc, c'est juste un texte, en fait. Et à gauche, j'ai mes slides qui ont été générées, non pas par moi, ce n'est pas moi qui les ai designées. Elles ont été générées directement à partir du texte que j'ai créé. Et donc, si tu regardes, ça fait un truc, tu as repris une structure de contenu ou tu l'as fait. C'est une vidéo, c'est une structure de vidéo de vente avec un appel à l'action à la fin. Et donc, tu vois, on a un joli dégradé de couleur qui devient de plus en plus foncé, qui change de couleur, etc. Et c'est super propre.

En fait, ça permet de faire des PowerPoint super rapidement, de manière élégante. Donc ça, c'est un outil que j'utilise en ce moment. Au début, j'ai mis un petit peu de temps avant de comprendre exactement en quoi ça consistait, comment ça marchait, mais maintenant je le maîtrise et franchement, c'est extraordinaire. Et l'idée, du coup, c'est quoi pour faire du contenu avec ? Parce que là, on a l'impression que tu vas nous faire un webinaire.

Juste un truc, il faut que je te montre un truc qui est génial avec cette app, c'est que le résultat est complètement responsive. Donc, c'est comme un site web. Donc, tu peux lui donner la taille que tu veux. Donc, par exemple, tu veux que ce soit vertical sur un smartphone, ça en vertical sur un smartphone. Et toutes les slides, en fait, vont s'adapter au format vertical. Et ça, c'est assez extraordinaire. Il n'y a aucun autre outil pour faire des présentations qui permet d'avoir ça. C'est vraiment propre à cet outil.

Excellent. Donc, l'idée, c'est de faire du contenu facilement. Comment tu le mets en place ? Tu vois, là, j'imagine que le contenu que tu as écrit, ça va t'aider à parler puisque c'est ton plan aussi de la vidéo. L'idée, c'est toujours pareil aussi, c'est de ne jamais faire le travail deux fois. Donc, quand tu fais un PowerPoint, c'est pour ça que je ne fais pas de PowerPoint pour mes formations, par exemple. Faire le travail deux fois, c'est d'abord tu fais le plan de ta formation pour toi et ensuite tu fais le PowerPoint pour tes clients. Donc, tu travailles deux fois. Moi, ce que j'ai toujours fait, c'est que j'utilise des mind maps. Comme ça, la mind map, c'est à la fois le plan que je crée pour moi et c'est en même temps mon support de présentation que je vais montrer à mes élèves.

Et en plus, ça va être un bonus puisque je vais l'exporter en PDF et l'inclure dans la formation. Là, c'est un petit peu la même chose. J'utilise en fait les slides comme support. Donc, moi, j'essaie de travailler sans script pour mes vidéos et j'essaie de travailler avec un plan qui est assez minimal. Je sais que plus j'écris de trucs à l'avance, moins ça va être naturel au moment où je vais m'exprimer. Donc, le but du plan, c'est juste de toujours savoir quoi dire. Hier, j'étais à un spectacle d'humoriste. C'est quelqu'un que j'ai vu plusieurs fois et à chaque fois, il revoit un petit peu son spectacle, il ajoute des blagues, il enlève des blagues, etc. C'est du stand-up. Et sur sa chaise, il a une feuille A4 avec quelques bullet points pour rien oublier. Donc, il a une quinzaine de bullet points avec tous les différents éléments de son spectacle. Évidemment que si il commençait à noter les blagues en entier, ça ne marcherait pas, ça ne pourrait pas fonctionner. Il perdrait ce côté naturel, il perdrait ce côté conversation. Ça fonctionne parce que c'est juste un pense-bête.

Et donc, je pense que quand on va faire des vidéos YouTube de manière efficiente et travailler sans script, il ne faut pas seulement travailler sans script, mais il faut travailler avec un plan qui est minimal. Donc, un plan vraiment pense-bête. Un truc qui peut être bien pour démarrer, c'est d'avoir des fiches Bristol. Le format de la fiche Bristol est parfait. Une fiche ou un iPad, tu vois, un iPad 10 pouces, c'est parfait aussi. Tu vois, le format, c'est juste ce qu'il faut pour faire un plan de vidéo de 10-15 minutes. Tu as pas mal de choses à dire et ça va être intéressant. Et en fait, si tu as besoin de deux fiches Bristol pour une vidéo de 10-15 minutes, c'est déjà que tu as marqué des choses.

Voilà, je vais te poser ces questions parce que moi, par exemple, dans le contenu facile que je fais avec le fait de parler à quelqu'un, j'ai juste les titres des sujets. Alors, je voulais te poser la question : si tu enregistres toi devant la caméra comme ça, tu as juste le titre de sujet, est-ce que c'est facile ou difficile ? Tu vois, si par exemple, tu n'as pas de plan, tu commences à parler comme si tu allais parler à un ami et à dérouler quelque chose, est-ce que c'est difficile ou pas ?

Alors, je peux le faire, mais je risque de partir dans tous les sens et à la fin, je vais me dire "Où est-ce que je suis allé ? J'ai perdu le fil de la conversation." Et d'ailleurs, c'est un peu ce qui se passe dans les podcasts. Tu vois, là, on a ouvert des... Je ne sais pas si tu as remarqué, mais on a ouvert des choses qu'on n'a pas refermées. Par exemple, tu as commencé à décrire ton propre process, tu n'es pas allé jusqu'à la fin. Ensuite, moi, j'ai commencé à décrire mon propre process, je ne suis pas allé jusqu'à la fin. Et ce n'est pas grave parce que c'est un podcast, mais c'est problématique quand tu as une vidéo où tu as une promesse et que dans la vidéo, tu ne réponds pas clairement à la promesse.

Et ça, en fait, si tu n'as pas un plan structuré, moi, j'aime bien quand c'est cohérent, quand il y a... Tu vois, c'est ça que j'aime bien dans les mind maps, c'est que dans une mind map, ça ne peut pas ne pas être structuré. Tu ouvres un truc, tu as des sous-trucs. Dans le sous-truc, tu peux avoir des sous-trucs, mais tu es sûr ensuite de revenir en arrière et d'aller au truc principal, de fermer, de partir dans des nouvelles. Et moi, ça m'est arrivé de suivre des formations qui étaient impossibles à suivre parce que les gens ouvraient des boucles qui ne refermaient pas. Il n'y avait pas de structure.

Et donc, tu commences à prendre des notes, donc tu fais "Grand 1, tatati", ensuite tu mets des trucs, tu mets "Grand 2, tatata", et en fait, il n'y a jamais de "Grand 3". Ensuite, il part dans une boucle à l'intérieur du "Grand 2" et toi, tu es là, tu as fait ta structure, tu es coincé. Je peux pas, tu vois, ça explose à ce moment-là. D'ailleurs, est-ce que je peux faire un retour d'expérience là ? Parce que j'ai fait une formation pour toi et donc je me suis reconfronté. Je n'ai pas forcément l'habitude de faire des formations, du coup, je me suis reconfronté à comment je vais faire la formation, tu vois.

Au départ, je me dis "Bah, je vais faire le plus simple." Et au début, je me suis dit "Bah tiens, je vais prendre un iPad et je vais faire des formations dessinées." Après, je me suis rappelé que ce type de formations, c'était les plus difficiles à suivre pour l'audience. Tu entends le truc, tu entends le stylo, c'est horrible à regarder. Il y a machin, c'est moche, on n'arrive pas à lire ce que la personne écrit. Je me dis "Non, non, on va bazarder ça." Et j'ai commencé à faire un module où j'avais fait juste quelques notes et j'avais essayé de faire un plan, comme tu dis, juste pour faire des vidéos.

Et je me suis rendu compte que ça ne donnait rien du tout à l'enregistrement et que je partais dans tous les sens et qu'il y avait ce coup d'avoir l'impression de rater quelque chose qui était énorme et qui t'empêchait d'être naturel. Je me suis dit "Non, ce n'est pas possible." Et après, je me suis dit "Mais attends, je me suis souvenu de Tonton BM et des mind maps, que c'était la solution à tout." J'ai commencé à faire ma mind map et à l'enregistrement, mais c'était beaucoup plus simple, beaucoup plus fluide à délivrer.

Et je me suis dit "Mais c'est incroyable, c'est incroyable." Tu vois, que juste le fait de structurer ces idées de cette manière-là, ça soit beaucoup plus facile à structurer. Et j'ai fait le test à la fin où j'ai fait un module sans le structurer, mais en termes d'énergie personnelle pour la faire, j'ai... Je ne veux pas dire que j'ai l'impression de mourir, mais j'ai l'impression que ça me demandait beaucoup plus d'effort, tu vois. Et en fait, on se dit que peut-être que sur la mind map, on prend beaucoup de temps à la faire parce que, bah, tu vois, il faut fignoler des détails, etc. Il faut bien structurer les choses, donc ça demande du temps, c'est exigeant en termes de pensée, mais pas en termes d'énergie.

Parce que tu as le temps de le faire. Par contre, quand tu es en live enregistré, là, tu es dans une performance. Donc, si tout l'effort vient du moment où tu fais la performance, c'est terrible. Et d'ailleurs, ça demande un peu de temps, en effet, si tu veux formater ça joliment avec des emojis, avec des exemples, avec des screenshots. Évidemment, tu peux mettre des photos sur ta mind map, ce qui prend plus de temps. Souvent, ça va être d'aller chercher les images, d'ajouter les liens, etc. Mais concrètement, ça prendra toujours beaucoup moins de temps que faire un Word, l'exporter en PDF. Parce qu'encore une fois, Word, ça va être à toi de gérer le design du truc, la police des titres, les couleurs, les machins. Ça va être complètement linéaire et pas du tout structuré.

Et donc, moi, je ne comprends pas pourquoi tout le monde n'utilise pas les mind maps. Ça fait 10 ans que je dis aux gens de faire des mind maps et je vois encore des gens qui font des formations sans mind map et qui ont l'air de galérer. Et je me dis "Mais c'est moi, ça a été pareil que toi, un game changer." J'ai découvert quand j'étais étudiant, j'ai commencé à prendre mes cours sous forme de mind map et d'un coup, j'ai commencé à comprendre mes cours. Ce n'était plus juste des idées comme ça empilées les unes sur les autres, d'un coup, ça devenait un format complet et cohérent.

Récemment, j'ai suivi une formation de quelqu'un qui l'a fait sous format de slides, tu vois, des PowerPoint. On voyait que le gars avait bossé sur l'agencement, le design, le machin, etc. Et en fait, je me suis dit "Mais je trouvais ça hyper brouillon, en fait, en termes de structuration, en termes de manière de délivrer les idées." Et je trouvais que c'était pénible. Je me dis "Mais la mind map, c'est la solution à tout pour les formations."

J'aimerais juste qu'on ferme la boucle qu'on a ouverte tout à l'heure avec toi, parce que je sens la frustration des gens qui nous écoutent et qui se disent "Mais c'est quoi son putain de process là ?" Donc, est-ce que tu peux juste expliquer le process que tu as trouvé pour faire des vidéos facilement, rapidement ?

Ouais, alors c'est très simple. C'est-à-dire que je paye quelqu'un pour me faire parler. Donc, qu'est-ce qui se passe ? Dans la vie, quand je n'ai pas d'obligation, parfois, tu as des idées qui te viennent. Voilà, parce que tu fais autre chose, tu marches, tu penses à des trucs et là, tu as des idées, tu les notes juste dans un endroit simple sur ton téléphone, l'application Rappel du téléphone ou sur Notion, quelque chose d'extrêmement simple qui demande pas d'effort. Donc voilà, tu as des idées, etc. Donc moi, j'ai une liste d'idées, là, il y a une trentaine d'idées, tu vois.

Et ensuite, j'ai un rendez-vous sur mon calendrier avec le lien Riverside qu'on utilise là en ce moment pour enregistrer. Et je sais que je dois cliquer sur un bouton pour venir au moment d'enregistrement. J'ai la personne que j'ai embauchée qui est là, qui va me poser des questions, des fois faire des blagues, me relancer. Et rien que le fait de parler à quelqu'un d'humain, c'est beaucoup plus facile qu'à une caméra, tu vois. Même j'ai essayé quand même le truc de mettre une photo de quelqu'un pour parler, etc. Ce n'est pas du tout la même chose que d'avoir quelqu'un.

Alors là, évidemment, c'est un coût, mais par rapport au process, c'est excellent. Et une fois que c'est enregistré, paf ! Donc, on lance l'enregistrement, trois sujets, donc ça dure 1h20, tu vois, trois sujets avec Riverside. Quand je change de sujet, je mets juste un clip pour pouvoir aider les monteurs à mieux découper. J'ai vu que ça les aidait, donc juste quand on change de sujet, j'appuie sur un bouton pour que ça marque une petite étiquette. Et une fois que c'est terminé, je dis au revoir à la personne, etc. J'ai plus rien à faire.

Qu'est-ce qui se passe ? L'enregistrement va directement sur le cloud de Riverside. Les monteurs vidéo ont accès directement au cloud, donc ils voient qu'il y a des nouveaux contenus qui sont faits et qui vont commencer à les monter, etc. Et il y a un process avec un graphiste aussi qui est derrière, qui va faire les miniatures. Et moi, je ne fais plus rien. Je suis juste là une heure par semaine, 1h20. Et c'est dans le calendrier. Il y a des fois où je me dis "Ah, je n'ai pas envie, machin, etc." Tu vois, et ben j'y vais quand même. Et finalement, tu commences à parler et tu te rends compte que c'est facile, c'est simple.

Et en fait, tu commences à faire des vidéos, même si je sais que, tu vois, même si j'ai une migraine, même si je ne suis pas bien, etc., il y a mes vidéos qui vont être faites. Et le truc qui est incroyable avec ce système, c'est qu'il y a trois vidéos qui sont faites chaque semaine, alors que je n'en publie pas trois par semaine. Donc, à chaque fois, il y a une avance. C'est-à-dire que là, il y a peut-être 6 mois de contenu, en fait, parce qu'en une semaine, ça fait trois semaines de contenu, comme je publie une vidéo par semaine.

Ok, incroyable. Et tu as la monteuse derrière qui récupère les vidéos, qui les découpe en plus petites vidéos parce que c'est évidemment un long enregistrement, un peu comme on est en train de faire ici. Et derrière, tu as le mini maker qui bosse aussi dans la boîte, qui fait une belle miniature et qui programme tout ça. Donc, tu vois, là, c'est un process dans lequel tu peux investir de l'argent. Ça doit coûter, je pense, autour à peu près de 3000 € par mois, tu vois, pour un process comme celui-ci.

Après, le fait, tu vois, d'avoir un process aussi light, ça demande aussi plus de temps au montage pour les monteurs de faire. Mais je pense que pour des gens qui débutent, qui n'ont pas forcément le budget, c'est aussi un excellent process. Tu peux probablement faire le montage toi-même, mais en fait, le montage, tu as tout le temps de le faire. Ce qui est compliqué, c'est le moment de la performance, c'est le moment où tu dois délivrer le message. Donc, plus tu te facilites en amont, c'est-à-dire par exemple juste des petites bullet points comme toi tu fais, c'est probablement mieux, tu vois, avoir quelqu'un qui est là.

Et ensuite, de peut-être soi-même passer plus de temps sur le montage. Mais le montage, c'est comme le jeu des petits chevaux. C'est-à-dire que le jeu des petits chevaux, je ne sais pas si tu connais, peu importe, tu sais que tu arriveras au bout. Alors, tu seras peut-être pas le premier, mais tu es sûr d'arriver jusqu'au bout. C'est qu'une question de temps, c'est qu'une question de jeter les dés. Les petits chevaux, ils avancent, ils avancent, ils avancent jusqu'à la fin, tu vois, tu ne peux pas rater. Et là, c'est pareil, le montage, il suffit que tu passes plus de temps potentiellement et ça te permet d'être sûr d'y arriver.

Et ça, c'est ça le premier truc à faire, c'est d'être sûr d'y arriver. Parce que quand tu n'es pas sûr d'y arriver, tu n'as pas envie de le faire. Très inspirant. Mais évidemment, après, moi, ce que je vois par exemple dans ton parcours, c'est que tu as réussi un peu à préciser un peu toutes les étapes. C'est-à-dire que tu sais où trouver des musiques, tu vois, tu sais faire des miniatures faciles, efficaces, etc. Tu connais comment mettre la lumière, etc., faire un setup simple. Tu vois, moi, j'ai aussi un setup simple, ça me demande 2 minutes de l'enregistrer.

Alors, je pourrais améliorer avec les compétences, etc. Et je pense qu'avec le temps, après, tu commences à développer des compétences qui te permettent de rendre chaque aspect de l'activité simple. Mais au début, il faut faire banqueroute. Il faut mettre son énergie sur le plus important, sur délivrer le message. Quand on est à l'école, le prof, il produit des nouveaux cours toutes les semaines, tu vois. Il n'y a pas de raison qu'on soit incapable de parler d'un sujet pendant 10-15 minutes à une fréquence qui est relativement régulière, tu vois.

Ouais, je te rejoins totalement. Et je pense que c'est une des clés, tu vois, si tu veux produire du contenu régulièrement et durer, c'est de systématiser toutes les petites choses, toute la friction, en fait, d'éliminer un maximum de friction entre toi et ton public. [Musique]