Transcription
Alors, le réseau trophique, c'est un ensemble de relations alimentaires de deux chaînes alimentaires au sein d'un écosystème. Donc, on va voir ici l'exemple du loup, donc le loup gris. Nous allons passer en revue un exemple simplifié de réseaux trophiques dans le parc de Yellowstone aux États-Unis.
Le loup en Belgique. Donc, le loup est exterminé environ une centaine d'années en Belgique, principalement parce qu'ils étaient une menace pour le cheptel, par exemple les moutons, les brebis. Et c'est donc il y a cent ans, on a éliminé, donc l'être humain a éliminé le loup de notre pays. Ce qu'on peut remarquer depuis, donc il n'y a pas que le loup qui a été éliminé dans les prédateurs, l'ours a été éliminé, le lynx également. Donc, la plupart des prédateurs n'existent plus. Seul l'homme est le prédateur restant dans notre pays. Dans ce qu'on a vu, c'est par exemple la population de sangliers, donc qui a augmenté en Belgique. Donc, souvent on a des problèmes avec les sangliers qui prolifèrent de manière anarchique et peuvent même se retrouver dans des endroits où l'homme vit et donc va créer des nuisances voire même certains dangers, par exemple sur la route. Donc, depuis quelques années, on essaie de réintroduire, du moins on voit le loup se réintroduire en Belgique. Donc, il y a quelques cas qui ont été décrits et donc on peut se poser la question : est-ce que le retour du loup en Belgique est quelque chose de positif ou négatif ? Qu'on peut penser par exemple négatif pour les troupeaux, mais positif peut-être pour l'écosystème dans notre pays.
Alors, pour répondre à cette question, on peut reprendre l'exemple de l'introduction, de réintroduction du loup gris aux États-Unis, dans le parc, la réserve naturelle de Yellowstone. Donc, dans les années 90, on a réintroduit ce loup et on a vu que finalement ils s'étaient bien réintroduits et on va voir qu'il y avait un lien avec le reste de l'écosystème. Donc, à la base de notre réseau ici, de notre écosystème, on va retrouver ce qu'on appelle des producteurs. Les producteurs, ce sont des végétaux chlorophylliens. Donc, ça tire vers principalement, on peut reprendre dans le cas du parc de Yellowstone, de l'herbe, des feuilles et des jeunes pousses d'arbres, des écorces ou des baies qui sont en fait des sources de nourriture pour d'autres animaux, par exemple le bison. Donc, cette petite flèche ici veut dire "manger par". Donc, le bout de la flèche bas, c'est l'animal qui va manger, l'être vivant qui va manger l'autre espèce qui est de l'autre côté. Donc, on voit que ces producteurs sont une source d'énergie et sont mangés par d'autres animaux. Donc, ces producteurs, ils fournissent du glucose, une source d'énergie à partir de CO2, donc du dioxyde de carbone. On a également à Yellowstone des élans. Donc, un élan qui va se nourrir de corses, de feuilles, de jeunes pousses d'arbres ou d'herbe. Le castor qui se nourrit aussi de feuilles ou de jeunes pousses d'arbres, des corses, et le coyote par exemple qui peut aussi se nourrir de b... il va pas se nourrir que de ça, mais il peut dans certaines circonstances se nourrir également de ces producteurs. Donc, tous ces animaux ici, c'est ce qu'on appelle des consommateurs. Donc, les consommateurs vont se nourrir des producteurs, mais peuvent également se nourrir entre eux. Donc, par exemple, on voit que le coyote ici peut se nourrir des élans ou de castors. Donc, on voit que le coyote est un prédateur, un autre prédateur. Donc là ici, lorsqu'on l'a réintroduit, c'est le fait que le loup est également un consommateur de bisons et d'élans. Donc, l'élan peut être servir de source de nourriture pour le coyote, mais pour le loup gris. Par contre, comme on le voit, le coyote peut également être une source de nourriture pour le loup gris. Donc, ce n'est pas fréquent, mais ça peut arriver. Le loup gris peut très bien se nourrir de coyote. Donc, on observe que celui qui va se nourrir des autres est appelé un prédateur. Les autres, donc ceux qui vont se faire dévorer, ce sont les proies. Alors attention, on voit qu'un prédateur comme le coyote qui va se nourrir de castors ou d'élans peut devenir une proie pour le loup gris. Donc, attention que cette position peut varier d'un animal à l'autre et il peut à la fois être prédateur et proie. Alors, à la fin, c'est pas représenté dans notre réseau ici, mais on retrouve également les décomposeurs qui sont souvent des micro-organismes, des bactéries qui vont se nourrir de matières organiques, organique morte, donc des cadavres par exemple ou des restes végétaux et qui vont les décomposer en matière minérale qui à son tour servira de nourriture pour nos producteurs. Donc, j'aurais pu refaire une flèche ici qui va par ici puisque nos producteurs vont se nourrir principalement des restes générés par les décomposeurs. Alors, tout ceci, c'est ce qu'on appelle un réseau trophique. Tout ceci c'est en fait les différentes chaînes alimentaires ou ses relations alimentaires au sein d'un écosystème. Donc, c'est le réseau trophique.
Alors voilà, on a réintroduit notre loup gris à Yellowstone et on a pu observer des différences dans ce réseau trophique, dans cette complexité. Ici, c'est un réseau qui est très simplifié. Il faut savoir qu'il est plus complexe que ça. On va voir que les relations peuvent être complexes en effet. Donc, en réintroduisant le loup gris, premièrement, comme c'est un prédateur qu'on ajoute, on a vu que la population de coyotes a diminué puisque maintenant il pouvait se faire dévorer par le loup. Et deuxièmement, le loup gris se nourrit également des élans qui est une source de nourriture pour les coyotes. Donc, par compétition, en mangeant sa source de nourriture, en étant une menace pour le coyote, la population de coyotes a diminué sur le parc. Cette baisse de population a entraîné une augmentation de la population de castors, alors tout simplement parce que le coyote est un prédateur et qu'en le diminuant on permet aux castors de mieux se reproduire. Alors, le castor est important puisqu'il va former, mais le long des cours d'eau, des barrages avec des troncs d'arbres etc. et fournir un milieu favorable pour certains poissons, pour certains poissons, pour certains oiseaux. Donc, on voit que ça peut avoir un impact positif pour d'autres espèces. De l'autre côté, on va voir que comme je l'ai dit, si on a déjà une compétition pour la nourriture, on a également une compétition alimentaire entre le bison et les élans. Donc, ces deux animaux, ces animaux sont en compétition pour la source de nourriture, le producteur qui est l'herbe. Bon, le bison n'avait pas de prédateurs. En réintroduisant le loup gris, on a diminué la population de bisons puisque maintenant il pouvait se faire dévorer par le loup et ça a entraîné une augmentation de la population des élans, donc principalement parce qu'on voit qu'un de ses prédateurs a diminué ici, mais également parce que l'herbe est devenue plus disponible pour l'élan qui a pu mieux se nourrir. Donc, on voit que ces relations sont plus ou moins complexes. Donc là, c'est très simplifié, mais on voit qu'un effet sur une espèce, sur un consommateur, c'est d'avoir un effet sur d'autres animaux ou cet écosystème. Donc, on voit que la régulation de certains permet une autre régulation pour les autres. Donc, retenez que l'introduction ici du loup gris a entraîné une nouvelle régulation de l'écosystème. Donc, c'est important d'avoir ce genre de prédateurs et c'est pour ça qu'on peut penser que la réintroduction du loup en Belgique peut être positif puisque en amenant un prédateur au sein d'un écosystème alors qu'il avait disparu, on obtient une régulation qui est beaucoup plus naturelle de notre écosystème avec une diminution de certaines espèces et une augmentation d'autres espèces qui étaient menacées.
Alors, ce qu'il faut retenir, c'est que le réseau trophique est un ensemble de relations alimentaires, chaînes alimentaires au sein d'un écosystème. Les producteurs sont des végétaux, des êtres chlorophylliens à la base de la chaîne alimentaire. Les autres animaux sont des consommateurs, se nourrissent de ces producteurs, mais peuvent se nourrir entre eux également. C'est ce qu'on appelle par exemple la relation prédateurs et proies. Donc, les prédateurs vont se nourrir des proies. Pour finir, la matière organique morte, par exemple des carcasses d'animaux ou autres, sont transformées en matière minérale par les décomposeurs qui vont transformer cette matière en matière minérale, à son tour source d'énergie, de nourriture pour les producteurs. Donc, retenez que ce réseau trophique, il y a des relations qui se font et que si on perturbe un de ces éléments, on perturbe inévitablement les autres également.