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Une vie, une œuvre - Nicolas Flamel et Le Livre des figures hiéroglyphiques

aKhemist1:24:31

Transcription

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Chaque corps humain porte en lui un livre caché. Ce livre, qui nous est accordé au jour de notre naissance, qui donc l'a écrit ? Les étoiles, qui sont le manteau de la nuit ? Le soleil aux entrailles rouges ? Ou la lune en quête de son feu ? Père du nul ne sait. Mais c'est un livre magiquement enluminé, qui peut-être raconte l'histoire que les dieux ont rêvé pour nous.

Cependant, pour la plupart des cœurs humains, le temps efface rageusement ou sournoisement l'éclat du manuscrit premier. Les caractères s'obscurcissent, l'histoire divine sombre dans l'oubli. Et ce fut peut-être là la racine de l'alchimie : sauver de la ruine ce livre somptueux qui nous fut donné un jour, et changer si radicalement notre relation au temps qu'aucune mesure ne puisse ternir la lumière du texte premier.

[Musique]

Ouais. Et l'aventure de Nicolas Flamel nous restitue magnifiquement l'étrange voyage alchimiste, où la légende et ses enchantements s'emmêlent en toute harmonie à l'âpre combat avec la réalité quotidienne. On dit généralement que Nicolas Flamel naquit vers 1330 à Pontoise, mais il y demeura sans doute peu et grandit à Paris, vers 1350. Il tient une échoppe de copiste dans la rue des Écrivains, près de la grande église de Saint-Jacques-de-la-Boucherie, dont aujourd'hui ne subsistent plus que la tour. Et très tôt, il devint le scribe privilégié des grands du royaume, en particulier du duc de Berry. C'est qui lui procura grande aisance, aisance encore accrue par son mariage en 1355 avec Pernelle, qui allait être la complice affectueuse, sa "chère hermétique".

Mais pour Nicolas Flamel, comme pour tous les inspirés, les constellations qui veillent sur la naissance ne sont jamais tout à fait innocentes. Elles laissent leurs traces non seulement sur notre corps, sur notre visage, mais aussi sur la relation qui va s'épanouir entre un être humain, la communauté et l'infini de la création. Et cette relation, c'est un signe. Et ce signe, c'est d'abord un nom et un prénom.

Il faut bien se remettre de ce que peut signifier à l'époque un prénom, un nom. Bien sûr, Flamel, et tout de suite tous les alchimistes entendent "la flamme", et la flamme d'Élie, c'est-à-dire la flamme du prophète Élie, ou de Ilia, l'artiste, patron des alchimistes. Mais aussi, essentiellement, un prénom. Ou déjà, depuis assez longtemps, fut le cas. Pernelle avait reconnu, à peu près, au moins en grec, puisque Nicolas, "aux vainqueurs du peuple", mais Nicolas, "vainqueur de la pierre". Donc, à une époque où l'on aimait reconnaître à travers les noms le destin, où chacun connaissait parfaitement la signification de son prénom, on comprend que quelqu'un qui est ainsi prénommé puisse commencer à s'orienter très tôt vers les recherches qui vont l'amener à vaincre les mystères de la pierre.

Alors, un prénom, c'est tout de suite à l'époque aussi, bien sûr, l'évocation des dates, des fêtes indissociables. Et ensuite, ça va avoir un sens surtout pour quelqu'un dont on sait qu'il va voyager, parce qu'il va pouvoir interroger tout le long de son voyage sur le sens donné. Il va, par exemple, avoir une dévotion spéciale, bien sûr, pour les églises Saint-Nicolas. Il va s'intéresser, par exemple, aussi aux confréries qui prennent ce saint pour patron.

Alors, pour Nicolas et pour Flamel, cela donne à peu près le dossier suivant : Nicolas, c'est d'abord à Paris même, le saint patron de l'éclair. Vous savez que dans la légende, on raconte que trois petites "l'air" ayant été mises au saloir, sont ressuscités par Nicolas. Donc, l'éclair du palais, dont la belle partie, puisque il était écrivain juré, l'éclair du palais fait essentiellement. La Saint-Nicolas, c'est le patron, vous savez, maintenant encore, le patron des écoliers. À l'époque, c'est l'éclair jaune. Donc, premier patronage.

Le second, c'est le rapport, et le rapport le plus de la chimie, le second, c'est le rapport au sel. Le sel, alliant sens ambigu, chimie, à la fois le sel à tel point qu'on a pu penser que "Élie artiste", c'était le sel artiste. Je dis bien, puis le fait de sceller, de sceller le vaisseau alchimique. Et là encore, nous approchons de Nicolas, car ce que l'on ignore généralement, c'est que Nicolas est le patron des bateliers, les bateliers de la Seine. Où Nicolas, comme patron, les notes parisiens, si on peut dire, il y a sur les ponts de petites chapelles à Nicolas. Et lorsque les bateliers passent, ils sont protégés dans leur voyage sur la Seine, sur la Saône, le Rhône, c'est souvent cité sur le Rhin, ils sont protégés par Nicolas, parce que dans la légende, on raconte, donc d'un Jean primitive orientale grec, de Nicolas, on raconte qu'il est apparu, et c'est très souvent représenté dans l'art, qu'il est apparu au cours d'une tempête pour sauver un vaisseau.

Donc, les bateliers, les bateliers, ceux qui font tout pour que finalement le vaisseau, et le vaisseau qui est déjà Paris, ne coule pas. Ce vaisseau qui doit flotter et ne pas couler, belle devise des Parisiens. Ce vaisseau, c'est en même temps le vaisseau de la chimie. Lorsque l'on nous dit que les alchimistes se réunissent autour du vaisseau de Notre-Dame, car c'est aussi un vaisseau que les constructeurs ont bâti, la maison "inverse", et que là, ils méditent dans cette île qui semble remonter éternellement face au courant de la Seine, et bien, ils commencent à être en quelque sorte les héritiers de cette extraordinaire confrérie très ancienne, puisque c'est la plus ancienne que nous connaissions à Paris, et l'égal romain des nautes, les marchands parisiens. Donc, toujours vu leur ville comme un vaisseau.

Et cela explique les deux grands moments des fêtes de la Saint-Nicolas, comme pour tous les grands saints de l'époque. Il y a saint d'été et saint d'hiver. Saint Martin d'été et Saint Martin d'hiver. Saint Jean d'été et Saint Jean d'hiver. Et dans le cas de Saint-Nicolas, on a donc Saint-Nicolas d'hiver, le 6 décembre, Saint-Nicolas d'été, le 6 mai. Pour le 6 mai, nous sommes dans un cycle très, très ancien, certain de la navigation. Déjà, on dit chez les Latins, on nous dit en Grèce, qu'au moment du lever des Pléiades, qui sont les constellations les plus importantes d'un calendrier, qui sont elles, les grands marqueurs du calendrier, au moment du lever des Pléiades, il y a le début, c'est l'ouverture, on l'appelle l'Antiquité, l'ouverture de navigation. L'ouverture de la navigation. À partir de ce moment-là, les navires sont véritablement protégés.

Si vous allez au Musée de l'Arsenal à Venise, vous verrez une église Saint-Nicolas, puisque c'est une ouverture de navigation. Vous verrez bien entendu le "but centaure", la reproduction du "but centaure" qui marquait au 25 avril, jour de la Saint-Marc, l'ouverture de la navigation, avec la scène célèbre du mariage de Venise. On envoyait un anneau dans la mer, le mariage de Venise de l'Adriatique. Et en même temps, dans ce même musée, vous voyez sculpté sur bois une toison, car on emmenait pour protéger les navires des toiles, soit une toise montant directement, soit plus simplement, parce que ce qu'on conservait mieux, peut-être, une sculpture représentant une toison. Donc, il y a une véritable quête de la Toison d'Or qui s'instaure et qui se fait au moment du début de la navigation. Tout cela joue bien entendu sur le terme de vaisseau. Qu'est-ce que, qu'est-ce que l'alchimie, si ce n'est assurer une navigation heureuse à un vaisseau alchimique et à ce qui est contenu, aux gens qui sont à l'intérieur du vaisseau ? Donc, première date, le 6 mai.

Et puis, la deuxième, le 6 décembre. Qu'il y a, il y a au moins pour les pays nordiques, je pense aux pays de la Flandre, au Danemark, et bien, de ce jour-là, on dit aux écoliers qui arrivent d'Espagne, c'est-à-dire selon un trajet finalement que Nicolas Flamel a connu, puisqu'il a fait le pèlerinage de Saint-Jacques-de-Compostelle, aller-retour, arrive d'Espagne sur son bateau, Nicolas, et on fait venir un bateau, il est sur lequel il y a Nicolas, qui va commencer à distribuer des cadeaux à tous les petits enfants de Copenhague.

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Une nuit de l'automne 1356, Nicolas Flamel fit un rêve très étrange et qui a beaucoup à voir avec son activité de scribe. Dans son songe, il dit venir vers lui un ange, tout vêtu de blanc, qui lui tendit un gros livre à couverture de cuivre, tout fermé. Et l'ange lui dit : "C'est un ouvrage dont nul ne peut encore saisir le sens." Mais comme Flamel portait la main sur le manuscrit, l'ange disparut, emportant le livre et son secret. Et dès lors, la parole de l'ange allait hanter les jours et les nuits de Nicolas. L'ange, c'est d'une certaine manière notre double divin. Chacun entretient, comme il peut, son dialogue avec lui. Il semble que dans cette relation de Flamel avec son ange, c'est déjà toute une méditation ancienne et toute une intimité avec le ciel qui se manifeste. L'ange, c'est celui qui sait. Mais Flamel, lui aussi, est sur le rivage de la connaissance.

L'apparition d'un ange avec un livre incompréhensible sur le moment, et qui finalement est le livre, c'est une scène d'abord apocalyptique. Parce que dans l'Apocalypse, il apparaît à Saint-Jean l'Évangéliste, patron des écrivains, probablement que Saint-Jean l'Évangéliste, avec la fête au 8 mai, de Saint-Jean "Porte Latine", le patron des écrivains médiévaux. Ces Saint-Jean "Porte Latine", 8 mai, c'est-à-dire le martyre de Saint-Jean dans une cuve d'huile bouillante, qui rappelait aux écrivains la préparation de leur encre. L'encre est en fait à partir d'huiles, essentiellement d'encre. Et là, je pense que ce patronage, vous savez, explique par exemple l'extraordinaire aspect chimique de ce qu'on appelle le "portail", appelé le "Portail des Libraires" à Bourges. Au "Portail des Libraires", on retrouve vraiment "side". Donc, là, nous sommes, nous sommes déjà avec les écrivains.

Alors, la figure de l'ange, qui normalement dans l'Apocalypse présente un livre, un livre qui est incompréhensible, qui est scellé, et que Saint-Jean, patron des écrivains, va dévorer et va donc "incorporer" le livre. Ce livre va lui paraître doux comme le miel dans la bouche, et amer comme le fiel dans les entrailles. C'est-à-dire que c'est très nettement le début de la quête alchimique, dans la mesure où elle est proche de l'accès à la mélancolie. Quand on insiste sur l'amertume comme le fiel dans les entrailles, nous sommes là en plein dans la mélancolie. Que ce soit en tant qu'écrivain, là aussi, vous savez que toute la théorie qui se développe surtout à partir du XVe siècle, la théorie du "génie mélancolique", est en rapport avec l'écriture, d'une part, et l'écriture, puisque l'on insiste beaucoup sur les écrivains qui sont toujours dans le noir, mais qui aussi utilisent constamment l'encre, qui est noire, sont menacés constamment de ce qu'on pourrait appeler le "génie mélancolique", c'est-à-dire d'être, parmi bien d'autres, mais aussi d'être enfants de Saturne.

Cette apparition de l'ange, elle manifeste clairement à Nicolas Flamel qu'il est un de ces êtres prédestinés à qui le monde va se mettre à parler, de cette parole qui va être communiquée. Nicolas naîtra ses livres des figures hiéroglyphiques. Et il faut peut-être insister précisément sur le sens même du mot, car il s'agit là d'une connaissance que ne peut entendre que celui qui déjà sait. Oui, le sens même d'écriture sacrée suppose, d'effet, d'abord que c'est une écriture réservée. Et il faut dire que les écritures médiévales, déjà, ce statut, c'est déjà un art réservé, parfois un art et très tôt un art condamné, un art de type diabolique, puisqu'on utilise le noir. Donc, avec beaucoup d'ambiguïté entre le sort sur l'usage, on le sait, sur l'usage des encres noires. C'est pour ça qu'on essaie, par exemple, de aussi par la rubrique, par la couleur. Et un hiéroglyphe, même quand Rabelais, par exemple, mais après bien d'autres, reprenant l'expression "hiéroglyphe", dit que c'est une écriture que nul n'entend qui n'entend.

On passe à un tout autre registre, apparemment, c'est celui d'entendre. Et c'est bel et bien ce qui va se passer avec Flamel, c'est-à-dire qu'il n'entend rien, il ne comprend rien, car il ne sait pas lire le manuscrit qu'il va finalement tenir par hasard. Ensuite, eh bien, il ne sait pas lire. Il est quelqu'un qui est, par définition, sans l'être, et qui, dans la grande tradition de la Kabbale, de la tradition orale, sera obligé de faire un voyage où il rencontrera quelqu'un qui lui expliquera oralement le sens de ce qu'il a sous les yeux.

La première apparition, le premier rêve, est une manière de mettre Flamel en position de Saint-Jean Évangéliste, patron chimiste. Il est là, face à un ange. Cet ange, cet ange, on le connaît dans l'Apocalypse, il tape "les anges forts", c'est-à-dire si on lit ceci en hébreu, nous allons vers la lutte d'Israël et de l'ange, et entre autres le moment où Israël est nommé Israël, avec la notion de force. Donc, on comprend que puisqu'il a été mis en position de l'Évangéliste face à l'ange fort, nous allons, il va obligatoirement se retrouver en face d'un manuscrit dont les lettres sont absolument incompréhensibles, c'est-à-dire d'un manuscrit qui ne pourra lui être expliqué que dans la tradition cabalistique d'intention juive. Et c'est pour cela qu'en fait, c'est un livre qui, à mon avis, ne doit pas être identifié à un ouvrage véritable, qui livre que tout de même, il affirme être un livre d'Abraham le Juif. Donc, on est là tout à fait dans le modèle. D'une part, il a été mis dans cette position, et ensuite, il ne comprendra qu'autant qu'il comprendra le sens de sa vision quasi apocalyptique et de la manière dont il est devenu, disons, Saint-Jean incarné par cette première vision.

Alors, Saint-Jean, qui comme tout prophète, va finir par écrire ce que l'ange lui a dit, mais que l'on voit en effet essayer d'entendre, parce que ce livre, il ne le dit pas. Et je crois que le fait qu'il l'incorpore est très important. Alors, d'autre part, on sait que Saint-Jean est immortel. Saint-Jean l'Évangéliste, il est immortel. Il n'est pas trop des alchimistes parce qu'il a transformé des pierres en or, et il est en compagnie, puisqu'il est immortel, il est en compagnie quelque part dans un lieu réservé, que l'on situe généralement à l'extrême nord du monde, enfin, des versions très, très diverses, et en compagnie des deux autres qui ne sont pas morts, Enoch et Élie. Saint-Jean, voici les immortels, tirés quelque part, généralement dans une île, et qui peuvent apparaître à tous ceux qui recherchent, d'une certaine manière, la vérité.

Non, la manière même dont Nicolas Flamel investit le manuscrit obscur, ou plutôt se laisse investir par lui, est décrite dans le "Livre des Figures Hiéroglyphiques" comme une pérégrination d'amour, pérégrination que partagent Pernelle et Flamel, autant amoureuse que moi, écrit-il, prenant un plaisir extrême à contempler ces belles couvertures, gravures, images et portraits. Ou qu'elle figure, elle entendait aussi peu que moi. Car ce qui éblouit Flamel, c'est que ces figures, apparemment liées aux opérations de transmutation métallique et de fabrication de l'or, sont à la fois dévoilement de la beauté qui est le vêtement, et peut-être le masque de la vérité. Et cette beauté, il l'a fait sienne en lui donnant forme à son tour. "Je fis peindre de plus naturel que je peux de mon logis toutes ces figures et portraits, un chemin pour être soi-même à la mesure de cette beauté."

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Voilà des gens qui vont réfléchir. Si on propose un "Livre des Figures Hiéroglyphiques", qui réfléchissent en figures, en images, pour quelqu'un de moyennement instruit, pas pour un écrivain qui a passé sa vie à recopier les manuscrits, parce que tout de même, il a passé sa vie à recopier. On sait qu'il avait une belle écriture, que son frère Jean était secrétaire du libraire de la plus grande librairie de l'époque, celle de Jean de Berry. Donc, c'est quelqu'un qui réfléchit en figures, des figures tout simples, et que tout le monde a en tête à l'époque, et qui, associés, prennent un sens.

La figure de l'ange de l'Apocalypse, la figure de l'ange, il est l'ange fort, c'est-à-dire Israël. Il est Jacob, qui prend ensuite, après sa lutte contre l'ange, le nom de "Force". C'est un sport lorsqu'il apparaît et qu'il donne à manger à l'écrivain, qu'il donne à manger un livre. Il apparaît, ses deux pieds sont comme deux colonnes. Une colonne repose sur la terre, une colonne repose sur la mer. Ces deux colonnes qui reposent sur la terre et sur la mer, elles marquent, puisque l'on sait que le pèlerinage de Saint-Jean va nous mener au bord de la mer, elles marquent la direction du pèlerinage. La chose là est relativement simple.

Et puis, après, en s'avançant le long de la Voie Lactée, je dirais même mieux, en naviguant le long de la volupté, puisque ce sont des gens qui vont être dirigés par les étoiles, exactement comme les marins, et qui vont commencer leur trajet, où le sait, généralement le départ se faisait au printemps, et même se faisait, on le sait, début mai. Le pèlerinage de Saint-Jacques se fait exactement au même, se faisait souvent de manière marine. À un moment, le retour se fait en partie par la mer. Donc, ce sont des navigateurs, ce sont des navigateurs sur terre, et des navigateurs d'un du vaisseau, qu'entre autres, pour un certain nombre, ils vont appeler le vaisseau alchimique.

Voilà, donc ils partent, ils partent avec la protection des objets, par exemple, la protection d'une coquille marine. Pourquoi mettre une coquille marine sur un chapeau ? Qu'est-ce que ça peut signifier ? Alors, dans le "Livre des Miracles de Saint-Jacques", on raconte qu'un chevalier avait été surpris par la marée montante et s'était retrouvé sous la mer, avait prié, et qu'il était ressorti couvert de coquilles. Ce chevalier, c'est bien entendu Saint-Jacques. Saint-Jacques est le patron aussi de l'Ordre de Saint-Jacques, et le patron de la Reconquista. Bon. Donc, ce chevalier qui sort comme ça, sous la protection des coquilles, qui n'a pas été noyé, cela veut dire que du moment que nous sommes couverts des coquilles de Saint-Jacques, nous ne serons pas noyés. Nous serons, nous dépendrons du feu de Saint-Jacques, même temps de compagnie.

Mais nous devons arriver à Saint-Jacques-de-Compostelle pour le 25 juillet, au moment du lever de la Canicule, c'est-à-dire au moment, à une date où l'on nous dit depuis l'Antiquité la plus reculée, que les gens qui naissent, et les textes astrologiques les plus anciens de toute la Grèce, les gens qui naissent le jour 2, entre 20 et 25 juillet, le jour du lever de l'étoile Sirius, ne peuvent pas être noyés. Il y a de longues discussions chez Cicéron, dans Cicéron, il y a de longues discussions. Il est possible que véritablement tous les gens qui sont dès la fin juillet ne puissent pas être noyés. Et bien, en fait, il est très important, en effet, si nous sommes, si nous vivons l'alchimie, que nous vivions comme une matière qui va surgir, dans les opérations vont commencer à se faire. On nous dit dans les anciens alchimistes qu'il faut commencer à faire les opérations au moment du lever de la Canicule. C'est là qu'il faut commencer les opérations de teinture, par exemple.

Donc, c'est une manière, si vous voulez, ces coquilles, de se représenter un peu comme noyé d'avance, mais aussi poser la relation entre l'alchimiste, le feu, avec tous les dangers que comporte le feu dans tous les phénomènes de cuisson. Lorsque l'alchimiste court grand péril de se brûler lui-même, d'être consumé par sa propre quête. Voilà, seulement le propre du feu de la Voie Lactée, déjà, c'est historique. Et dans tout le Moyen Âge, le propre du feu de la Voie Lactée, c'est que c'est un feu nourricier, ce n'est pas un feu destructeur. C'est le feu que recherche l'alchimiste, c'est un feu nourricier. Et on sait même que c'est un feu qui nourrit, donc qui protège, ou qui rend immortel, essentiellement le poulet alchimique, ou le coq.

Et là encore, le long du pèlerinage de Saint-Jacques, voilà ce que l'on va comprendre. Puisque lorsque l'on arrive à Santo-Domingo de la Calzada, on aperçoit tous les pèlerins français. Il l'a fait lui-même. Qu'a-t-il fait ? Il a fait ce qu'il faut, c'est se remettre dedans ce qu'était un pèlerinage à l'époque. Quand vous arrivez à Santo-Domingo de la Calzada, on vous montre encore de nos jours, à l'intérieur de l'église, une grande cage où sont conservés des coqs blancs. Et on dit des coqs, c'est pas des poules, des coqs blancs. Et ces coqs blancs descendent d'un coq qui aurait été rôtis et qui pourtant, après avoir été rôtis, se met à chanter. Or, en faisant ceci, il sauve un pèlerin. Un pèlerin est faussement accusé, il est pendu. Les parents du pèlerin reviennent et disent : "Bon, maintenant, nous pouvons récupérer le corps." Ils vont voir le fils qui est pendu depuis quinze jours et qui dit : "Allez voir le juge, je suis toujours vivant." Le juge est à table, il a des fruits à coque rôtis, et il dit : "Votre fils aussi vivant que ce coq." Aussitôt, le coq bat des ailes, dans certaines versions, et envoie de la sauce sur le visage des juges, qui désormais, lui, ses descendants, et l'épreuve, thème extraordinaire. Et donc, aussitôt le juge fait dépendre le jeune homme. On garde les descendants de ce coq, et les descendants de ce coq sont des coqs blancs.

Et tout pèlerin gaulois, ganic, or son chapeau en passant à Saint-Denis de la Calzada, d'une plume molle, de ses plumes très molles de la queue des coqs, entre autres. Qu'est-ce qui va savoir lorsqu'il, lorsqu'il vous avez une plume molle de coq sur la tête ? Très important. Mais disons qu'il voulait savoir d'où vient le vent. Je suis même persuadé que suivre mon panel, où son panache blanc, a ce sens : "Je remonterai toujours face au vent. D'où vient le vent ? Je remonte." Ce qui pour l'alchimiste est fondamental. "Je suis face à l'esprit, et je le sais, car si jamais je me retourne, j'ai des plumes dans les yeux." Et ça, le sens d'une décence, mais c'est aussi le cri du coq. Car ce cri du coq qui ressuscite, c'est comme vous savez, l'expression est employée bien entendu dans Flamel, c'est ce que recherchent les alchimistes, l'œuf du poulet, l'œuf du poulet, c'est-à-dire le basilic. Puisque vous savez que le basilic provient de "tirua", le basilic provient d'un œuf de poule, ou d'un œuf de coq, puisque à sept ans, les coqs sont censés pondre un œuf. Que font les coqs qui pondent des œufs ? Les coqs qui pondent des œufs font comme une poule qui pond un œuf, ils chantent.

Et là, j'ai l'impression que ce que peut comprendre Flamel, lorsqu'il fait le ménage, essayons de reconstituer sa conversation, lorsqu'il rencontre ce juif qui va lui expliquer, m'a dit, qui va lui expliquer son livre. Et donc, on sait parler. Quelle est leur domaine commun ? La Bible. De quoi peuvent commencer à parler ? La Bible. Et en plus, le livre est illustré par des épisodes comme le massacre des Innocents, comme le serpent de Moïse. Est-ce qu'on aperçoit un serpent crucifié ? À partir de ces images, avec un juif instruit, on commence à parler de la Bible, on commence à parler de la Passion, on commence à s'opposer, peut-être, avec passion, sur le sens de la Passion.

Essayons d'imaginer. Je crois que c'est comme ça, un peu qu'il faut procéder. De ce que, le long de ce pèlerinage, ils vont bien faire. Lorsqu'ils sont à Santo-Domingo de la Calzada, ils commencent à dire : "Ah, ça y est, je suis allée acheter ma plume de coq. C'est un coq blanc, un coq qui pond des œufs." N'importe quel juif me dit : "Le coq qui pond des œufs, je le connais très bien. Il existe dans nos traditions. C'est un coq qui est entre ciel et terre, un "aimé scop blanc", qui est entre ciel et terre, qui s'appelle "Biazé", d'origine persane. On en parle dans le Talmud. Lorsqu'il prend un œuf, trois villes sont inondées par l'œuf qui se brise tellement il est au fond. On le connaît dans les Mille et Une Nuits. Et un coq dans la tradition orientale, il est mythique. Il est nommé le "rencontre cours" de son voyage. Le coq six, lorsqu'il bat des ailes, il sauve le monde de la sécheresse. S'il a arrêté de battre les ailes, brusquement." Voilà des choses.

Et puis, puisqu'on est avec des chrétiens, que même il s'agit, il d'un juif converti, le juif converti lui connaît des choses sur, par exemple, la tradition de la mort, et dont on dit qu'il y a, au moment de la mort d'un homme, trois signes, trois signes qui marquent la mort, et qu'en tant que le mourant, mais qu'il est le seul à entendre. Voilà encore le moment "entendre" qui réapparaît. Et bien, les choses que le mourant est seul à entendre, c'est donc le cri du coq six, qui est entre ciel et terre. Voilà un signe de la mort. Le second signe, c'est le son que fait un serpent qui dépouille sa tunique sans couture. Le voyant aussi dans le "Livre des Figures", nous apercevrons ce serpent qui est sur la croix, et qui est à la fois le serpent de briser, la façon dont le Christ annonce sa Passion. Voilà donc, deuxième signe. Et le troisième signe, c'est le bruit que fait un figuier stérile lorsqu'il meurt. Nous avons aussi, au moment de la Passion, l'épisode du figuier stérile, qui est maudit par le Christ parce que ce n'était pas le temps des figues. Voilà les trois signes.

Alors, il y en a au moins un qui est entendu au moment de la Passion par Pierre. Et les trois signes, me semble-t-il, ce qui est peut-être plus important encore, sont corrélés. C'est-à-dire que ce que recherche l'alchimiste, c'est le basilic. C'est voir apparaître dans cette œuvre de poulet, sous l'effet d'une certaine chaleur, œuf de poule qui pond du début, mais qui va éclore au moment de la Canicule, voir apparaître donc dans cette poule ce qu'on appelle le basilic, c'est-à-dire un monstre mi-coq, mi-serpent, couronné, qui est très souvent représenté dans le manuscrit, en chemise bien antérieure à Flamel. Donc, voir apparaître brusquement ce basilic, mais le regard de ce basilic va provoquer la mort. Pour lutter contre le basilic, on met généralement un miroir, et le basilic, en voyant ce renvoi, le poison qui sort de ses yeux. Et il me semble que si, si l'on accepte de relire l'ensemble de Flamel très simplement comme ça, en se disant, et de manière sans être particulièrement savant, à l'époque, il vivait, il vivait ceci, entre autres. Qu'est-ce qu'ils vont comprendre ? Ils vont comprendre que lorsque l'on fait le pèlerinage de Saint-Jacques, on est amené à s'interroger sur l'identité de Jacques, à s'interroger sur ce que l'on trouvait plus ou moins dans les anciens textes, sur les ressemblances entre le Seigneur et Jacques. On est amené à s'interroger sur la parole qui va annoncer.

La visite des mages, qui est une étoile, s'élèvera de Jacob. Non, non.

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4e figure du livre des figures hiéroglyphique : un homme semblable à Saint Paul, vêtu d'une robe blanche, orange est bordé d'or, tenant une épée. Mieux, ayant à ses pieds un homme à genoux, vêtu d'une robe orange et blanche et noire, tenant un rouleau.

Willy à Del et Mal à quoi fait si aisé dire tout le mal que j'ai fait. J'ai été donné ce tableau pour te dire qu'il te faut blanchir mon corps, qui est à genoux, lequel ne demande autre chose, ce que tu accompliras par la position du lait virginal et par la décoction que tu feras des matières avec celui qui se séchant sur ce corps le teindra en même blanc, orange et dont est vécue sud lui qui prend les p.

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Quand tu auras blanchi, tu as vaincu les taureaux enchantés qui jeté feu et fumée par les narines et recule à nettoyer les tables pleines d'ordures, de pourriture et de noirceur. Jason à verser le jus sur les dragons de cole causse et tua en ta puissance la corne d'Amalthée, qui encore qu'elle ne soit que blanche, peut combler tout le reste de ta vie de gloire, d'honneur et de richesse. Pour la voir, il a fallu combattre vaillamment et comme un Hercule, car c'est à Kehl où ce fleuve humide, qui est la noirceur, et doué d'une force très puissante, outre qu'ils se changent souvent d'une forme en une autre. Aussi as-tu parachever, parce que le reste est sans difficulté avant que quitter entièrement la noirceur et se blanchir en la façon d'un marbre très reluisant et d'une épée nu flamboyante.

La pierre se vêtira de toutes les couleurs que tu sauras imaginer. Souvent elle se lie, qui firent à elle même, et souvent se coagulera encore. Et parmi ces diverses et contraire opération que l'homme végétatif, qui est en elle, lui fait part faire en même temps, elle deviendra orange et verte, rouge, non pas d'un rouge parfait, et jaune, deviendra bleu et orange, et jusqu'à ce qu'ils étaient entièrement vaincu par la sécheresse et la chaleur. Tous ces infinis couleurs finissant cette blancheur orange est admirable du vêtement de Saint-Paul, laquelle en peu de temps viendra comme celle de dp nu, puis par plus forte et longue décoction prendra enfin le rouge orangé, et puis le pare-feu rouge de lac où elle se reposera désormais.

Je ne veux pas oublier en passant de l'avertir que le lait de la lune, pas comme le lait virginal du soleil. Pense donc que les un baby sion de la blancheur demande, elle est plus blanc que celle de la rougeur et couleur d'or. Car, en pas, j'ai pensé faillir et luce fait sans Abraham juif. Pour cette raison, je t'ai fait peindre la figure qui prend les peignant la couleur kit est nécessaire. Aussi, c'est cette figure qui blanchit.

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1.

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De son voyage à Saint-Jacques-de-Compostelle, de son dialogue avec les Juifs convertis qu'il va rencontrer dans la ville de Léon, et qui veulent l'accompagner jusqu'à Orléans. Malheureusement, le Juif va disparaître et mourir. À partir de ce double périple, Nicolas Flamel va entrer dans l'intimité de ce livre énigmatique qu'il a reçues jadis et procéder à ses premiers travaux alchimiques. Et ainsi, ils vont obtenir une poudre de production. Lire cette poudre qui permet de transmuer le métal et il fait une première transmutation le 17 janvier 1383.

Oui, là, j'ai l'impression qu'il y a comme, comme toujours, les orages chimiques, il y a des invitations à entendre pour ceux qui entendent déjà. Mais sur nous, on ne commence pas une opération n'importe quand. Et le choix du 17 janvier, relativement clair. Nous sommes dans le jour de la Saint-Antoine. Il suffit de voir toutes les œuvres médiévales dédiées à Antoine. Antoine, c'est le feu, et c'est le feux d'hiver. C'est le feu, c'est Antoine qui est une maladie, mais c'est aussi celui qui, avec son bâton, fait jaillir le feu souterrain. On leur présente aussi, c'est aussi le mélancolique, puisque cette année, ermite vit avec sa lanterne et son bâton. C'est l'Hermite du Tarot. Alors, il y en a un qui est fêtée, donc le 17 janvier. Il s'agit donc d'Antoine, qui dirige le soleil au moment où il traverse la Voie Lactée en hiver. C'est le moment où cela s'engage à travers la Voie Lactée, donc où on va pouvoir commencer les opérations de chimiques, puisqu'il s'agit d'obtenir un mélange du feu du soleil et du feu contenu dans la Voie Lactée, dont nous savons donc que c'est un fonds nourricier. C'est ce que l'on appelle le feu artiste puros technique. L'un dans la tradition grecque, donc ça, c'est traverser au nord, et la traversée au sud se fait, et des gens comme Paul Conneally l'ont bien vu. Cet aspect-là se fait donc au 25 juillet avec la figure de celui qui porte l'enfant Jésus sur les épaules, qui supporter tout le poids, qui est Christophe, Saint Christophe, avec une tête de chien, images de la canicule, et qui est dirigé de l'autre côté du fleuve qu'il traverse, qui est la Voie Lactée, qui est dirigé par cinq du phare, sécu femme est toujours représentée avec sa petite lanterne en train d'orienter à traverser. Il suffit de regarder le 25 juillet. Au 25 juillet, les deux côtés de la Voie Lactée sont marqués, toujours ton, toujours marqué, mais ils prennent un sens particulier au 25 juillet, puisque de part et d'autre de la Voie Lactée, il y a le grand et le petit chien, Sirius et la Canicule.

Alors le 17 janvier 1383, n'est que la flamme. Elle va à partir de cette opération alchimique obtenir de l'argent. Et quelques semaines après, très exactement le 25 avril 1383, la transmutation alchimique qui demandera. Alors, il suffit de regarder l'année 1383. C'est une année très, très particulière. Et où le 25 avril va prendre un sens, parce que là, n'est que 1383, c'est des années qui arrivent tout de même assez rarement. C'est ce qu'on appelle une année antérieure, c'est-à-dire que Pâques est à la date la plus haute possible de Pâques. Pâques ne peut jamais échoir au 21 mars, parce que lorsque Pâques échoit au 21 mars, lorsque la pleine lune, la première pleine lune de printemps échoit au 21 mars, eh bien, on a décidé que ce serait toujours reporté au 22. Donc, 1383, Pâques est au 22 mars. Pâques peut aller jusqu'au 25 avril, c'est-à-dire que cette année, la Pâques, l'année donc, la Pâques réelle était donc au 22 mars, mais la dernière date possible. Nous sommes au 25 avril, et cela fait remonter entre autres, bien sûr, l'Ascension très haut. Et vous savez qu'il y a deux grandes fêtes d'érogation, c'est-à-dire des cérémonies avec procession. Or, il y a deux petits vers qui sont marqués au chantier des innocents qui disent : "Moult plaît à Dieu, procession si elles sont faites en dévotion." Donc, les processions, et entre autres les processions, ces petits formes, c'est-à-dire qu'il y avait cet ordre : la procession, les grandes processions de remerciement pour les biens de la terre, mais en même temps de protection pour les biens de la terre. Là où on faisait processionner à Paris, ailleurs, un dragon au bout d'une perche, ce sont les Rogations. Il y a les petites et les grandes nations. Et bien, les petites relations se sont celles de la Samare, 25 avril. Et lorsque, on est comme ça, comme ceci, à l'intérieur, on a une succession absolue des petites et des grandes processions, c'est-à-dire qu'on comprend dans le calendrier, et on comprend tout dans le calendrier antérieur, c'est-à-dire que des lois essentielles finalement du calendrier. Et je rappelle que l'alchimie, c'est inscrire l'ensemble des opérations dans une substance appelée temps. Je crois que sinon, on comprend très difficilement la chimie. Un ami me racontait que le chinois consiste à faire des opérations ou en interne les feux, mais on fait d'abord le feu de l'hiver, et puis après, on remonte au feu de l'automne, puis on remonte aux feux de l'été, et on remonte comme ça, on remonte le temps.

Oui, alors c'est très étrange que le 25 avril, qui est aussi la fête de Saint-Marc, se trouve associé. Alors, et Samar est aussi associée aux Lions, bien sûr, bien sûr. Et d'où l'importance de Léon ? Et certain que si la découverte se fait à Léon, on sait que ce que l'on recherche, c'est le Lion Solaire, c'est-à-dire le Lion du signe du Lion du 25 juillet. Ce que l'on fait lorsque l'on va à l'extrémité, aux extrémités de la Voie Lactée, et temps d'y parvenir le jour de la Saint-Jacques, c'est en effet découvrir le le feu dont le Lion et le M. Mais la figure du Lion, d'ailleurs, une grande importance en alchimie, soit sous forme de léon bérard, de lyon au lion verte. Il y a le soleil lorsqu'on représente l'i ouverts avec le soleil, c'est une ancienne image de la canicule. Assez curieusement, on sait qu'il y a eu sur le site du Lion une confusion entre le signe du Lion et le chien Sirius, le grand chien Sirius, qui est représenté avec le soleil dans la gueule ou le feu dans la gueule, et qui aboie des flammes. Et bien, là aussi, le Lion des gimmicks aboie des flammes. Et ce son, c'est là qu'il y a un certain danger, car lorsque le Lion déverse ses flammes sur la terre, il y a le risque, bien sûr, que la terre ne soit entièrement desséchée. Et donc, il faut équilibrer par le sud de la Voie Lactée, qui au contraire, est un feu donc nourricier. Je crois que c'est dans ce genre de d'équilibré certain, et c'est dans ce genre d'équilibre que que se situe ce site une Alger.

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Oui.

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On.

Le livre des figures hiéroglyphique, 8ème et dernière figure, sur un champ violet obscur, un homme rouge de pourpre tenant le pied d'un lion rouge de lac, qui a des ailes et semble ravir et emporter l'homme.

Explication de cette figure : Ce champ violet et obscur représente que la pierre a obtenu par l'entière décoction les beaux vêtements entièrement orangé et rouge qu'elle demandait à Saint-Pierre, qui en étaient vêtus, et que la complète et parfaite digestion, signifier par l'entière couleur orangée, lui a fait baisser sa vieille robe. Ranger la couleur rouge de lac de ce lion volant démontre qu'elle est maintenant accomplie en tout droiture et égalité. Qu'elle est comme un lion dévorant toute nature pure métallique et la changeant sa vraie substance en vrai et pur or, plus fin que celui des meilleure mine. Aussi, elle emporte maintenant l'homme hors de cette vallée de misère, c'est-à-dire hors des incommodités de la pauvreté et infirmités, et avec cl, le soulève glorieusement hors des croupissantes au d'Égypte, qui sont les pensées ordinaires des mortels, et lui faisant mépriser la vie et les richesses présentes, le fait nuit et jour méditer en Dieu et les saints, souhaiter le ciel empirer et boire les douces sources des fontaines de l'espérance éternelle. Loué soit Dieu éternellement. Tu nous as fait la grâce de voir cette belle et toutes parfaites couleurs de pourpre, cette belle couleur du pavot champêtre, du rocher, cette couleur syrienne et insolente et flamboyante, qui est incapable de changement et d'altérations, sur laquelle le ciel même et son zodiaque ne peut plus avoir domination. Des puissances dont l'éclat rayonnant éblouissant, semblant quelque façon communiquer à l'homme quelque chose de sûr céleste, le faisant quand il la contempler, connaître, étonné, trembler et frémir en même temps.

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Et.

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Alors, pour la Samare avec le Lion, revient en quelque sorte à Venise. Et c'est sûr que l'or s'obtenait essentiellement la forme de marques d'or. Et où le cmem, c'est l'homme. Très étrange comme, comme les choses fonctionnent. L'époque et tant que l'on n'aura pas fait un nouveau vocabulaire des à peu près dans lesquelles fonctionnent toute la pensée médiévale, et surtout la pensée unique, je crois que l'on ne pourra pas progresser dans la compréhension de ce système. Partons du mot marc. Donc, la Saint-Marc, le 25 avril. En même temps, début mai, on a un Saint-Marc ou qui guérit les écrouelles. Mais lorsque vous allez dans l'abbaye Saint-Marc, où on vous montre le blason de l'abbaye de Saint-Marc, où c'est sur fond de gueules rouges, des marques d'or. Mais notre part, les maux de gorge, c'est-à-dire les écrouelles, ceux marqués par des marques d'or, car vous savez que les plaies purulentes, bout d'un moment, avec les croûtes qui apparaissent, ont un aspect doré. Donc, veille, il y avait tout ce jeu constamment. Et 25 avril, sûrement ce sens. Mais c'est aussi les Rogations. Et tout Toulouse est que les Rogations prennent la place de l'efsf équivalent d'errobi d'ahlia latine, au cours desquelles on sacrifier une chienne rousse pour lutter contre les effets de la canicule. C'est ce que l'on appelle encore de nos jours la lune rousse. Et bien, les opérations de purification de la matière se fout. Puisque des roses sont un pur, ou les roues sont un pur, la purification de la matière se fait fin avril, début mai. Vous savez que la rosée de mai, donc du moment la lune rousse, cette rosée, et on sait qu'elle peut soit brûler, soit détruire, soit purifier, ce qui est tout à fait normal. Et bien, de nos jours encore, j'ai connu des gens qui sortent et la nuit de mai avec des traits nasse, des rames, c'est-à-dire une des chiffres qui récupère elle a peu de rose et comme ça, et qui s'ennuyait le visage. Pourquoi ? Pour protéger des taches de rousseur, c'est-à-dire pour empêcher que nous soyons brûlés par le soleil, qui va multiplier ses effets au moment de la canicule, surtout si nous allons faire à partir du début blé le pèlerinage de Saint-Jacques.

Dans la relation qu'il a avec les éléments, à travers les opérations alchimiques, Nicolas Flamel évoque constamment la présence de sa femme Pernelle à ses côtés, comme si cette figure féminine était là pour endiguer la force destructrice du feu, ou du moins donner à ce feu cette sorte de tendresse qui est nécessaire à la transformation des éléments.

Oui, on indique même qu'elle est veuve. On insiste sur le fait qu'elle est veuve. Je crois qu'il faudrait là aussi associé librement sur le nom de Pernelle. D'abord, c'est le nom. Elle est associée à Saint-Pierre lorsqu'elle est représentée dans l'iconographie. Pernelle, elle est associée à Saint-Pierre. Donc, là, de manière un peu peut-être trop claire, c'est l'invitation recherche de la pierre. Je dirais trop clair dans la mesure où on a, on a par exemple, tout une iconographie de la Transfiguration où l'on aperçoit le Christ et la transmutation et la Transfiguration, cette image fort proche où l'on aperçoit donc le Christ au moment de sa Transfiguration sur le Thabor, et il est en présence de Jacques, de gens, qui sont deux fils du tonnerre, ou en Guest, Jacques, Jean, Pierre. Et là, de manière très, très évidente, je pense un vitrail par exemple de Saint-Nicolas-de-Port, qui est une merveille chimique. Et bien, comme au-dessus, on a la figuration de Moïse et Elie, et Elie est en dessous du feu, Moïse en dessous de l'eau, et on a la pierre au milieu, provenant de Moïse et Elie, et en dessous Jacques, Jean, et puis sa pierre. Donc, là, on a le sentiment que c'est finalement quelque chose qui la limite de dix. On l'a peu près sur Pierre, et Pierre étant évangélique, on va le poursuivre un diminutif. C'est un diminutif. Pernelle. J'aimerais le relire avec des thèses d'époque, avec des chansons d'époque sur Peyronnel. Une Peyronnel, une Peyronnel, c'est la petite pierre. C'est la petite pierre. Et c'est aussi, on le sait, le nom de la petite vierge, la Péronnelle. On voit très bien dans les chansons de l'époque, la Péronnelle qui sautille, et cela, bien entendu, le nom de Jeanne d'Arc, et la Péronnelle plus loin. Mais j'avoue que, il faudrait voir du côté de Pontoise, lieu de naissance de Flamel. Il faudrait avoir du côté de Péronne et du Perron, car le Perron en alchimie, le Perron dans les romans de chevalerie, cet endroit où, dans les romans de chevalerie, au milieu de la forêt, il y a un Perron. Péron, Merlin, père d'Arthur, pas seulement la pierre montoir, c'est-à-dire la pierre sur laquelle le chevalier peut poser le pied. Toutes ces pierres dont on dit que sur lesquelles on dit que Jeanne d'Arc a posé le pied, c'est à Chinon. On y tient la pierre. Voilà la pierre. Péronne, le Perron, le Pérou. Puisque au moment de descendre, la Péronnelle avait comme par hasard besoin d'une pierre. Un père, on sait si vous voulez, au milieu de la forêt, une pierre qui est sortie du sol, qui est née dans le sol, qui jaillit, ça et sur laquelle généralement, il y a une fontaine. Côté jeu, arrête, verse et défier, verse un peu d'une coupe et aussitôt, et des éclairs bouvante à l'un chevalier noir qui arrive, celle qu'on retrouve dans l'ensemble les remets en jeu. C'est le lieu du défi. Donc, le père, c'est le lieu du défi, le lieu du gué, le lieu de la rencontre. Et là, le lieu où c'est lui qu'est-ce que c'est que ce Perron, ce Perron, cette Péronnelle, c'est la pierre où Jacob s'arrête et où il aperçoit les anges qui montent et qui descendent. Les anges ne montent et descendent que sur un perron, sur une personne, sur place. Alors, il faut tout de même rester sur Saint-Pierre. D'abord, parce qu'il possède les clés, parce qu'on l'a trop mis du côté de l'écriture, en l'opposant à Jean qui serait du côté de la parole. C'est qu'il y a une tradition, surtout maçonnique, qui dit que la religion de Jean, c'est la religion de l'esprit, alors que s'oppose à la religion de Pierre, qui serait la religion de la lettre. Il faut pas oublier tout de même que la reconnaissance de Pierre comme Pierre sur l'église, c'est le moment où il a reconnu le Christ comme Dieu vivant, que à Pierre est offert le pouvoir alchimique, part à Pierrette ou faire le pouvoir de lier et délier. Ce but que ce qui ne peut se dire que Solvay et quoi vous là. Alors, je crois que la Saint-Pierre, à travers Pernelle, est présent comme pour indiquer la voile chimique va suivre Nicolas Flamel. Et il est très intéressant de constater que il y a un thème qui va revenir très vivement depuis les premières opérations alchimiques de déco là jusqu'au terme de son existence, et qu'il va faire graver, sculpter dans les diverses professions dont il va faire décorer un certain nombre de sanctuaires parisiens, c'est le thème du massacre des innocents. Qui s'inscrit au fond dans la tradition des rois mages, puisque le massacre des innocents, c'est deux derniers épisodes, le dernier chapitre de l'histoire magique. Le massacre des innocents, c'est la recherche du sens dans mon vierge. Qui est-il ? Il le dit, il le dit. Qui est pour certains des gens qu'il a interrogés, des alchimistes, l'opération abominable par excellence, mais indispensable, et qui n'est pas tellement minable dans la mesure où, sans hésiter, et les romans de chevalerie, je pense à la Quête du Saint Graal, parle d'une effroyable coutume, une coutume à laquelle finalement, ce qu'ils sont en train de rechercher le Graal, se plient, qui est une coutume consistant à arrêter toutes les jeunes filles vierges, toutes les pucelles qui passent près d'un château, alors tirer du sang et en moindre une princesse lépreuse, car on a annoncé un médecin, a annoncé que cette princesse ne serait guérie que par le sang d'une jeune fille, d'une pucelle vierge de fait et d'intention. Alors là, vous savez qu'en alchimie, essentiellement, on veut purifier les métaux. Pour purifier les métaux, il faut le retirer leurs menstrues que l'on voit apparaître à la surface et que l'on supprime généralement peu à peu, qui apparaît sous la forme de rose. Alors ça, c'est le premier thème qui est donc celui de la purification, qui apparaît avec le sang d'innocents. Le second est celui de la royauté, c'est-à-dire que le massacre des innocents a un effet absolu, c'est qu'il va faire que l'enfant Jésus, qui à ce moment-là échappe par son voyage en Égypte, par la fuite en Égypte, va être obligatoirement désigné comme le roi, puisque c'est le seul survivant de sa classe d'âge. Et les apocryphes me racontent constamment que Jésus s'était amusé les enfants comme les jours où il aime beaucoup jouer au roi. Nous faisons encore, on désigne par me les enfants un roi, et tout ce qu'il fait, on est obligé d'y aux billes. Et bien, on raconte donc qu'il avait ainsi désigné un roi, et que ce roi était Jésus, et qu'il jouait parfaitement son rôle, ce qui le prépare bien sûr à son rôle messianique. Mais c'est le roi des enfants, c'est le roi de l'est, qui se traduit par balle et nick, c'est ce que recherchent les alchimistes. Comme on dit, là aussi, le massacre des innocents va jouer dans cette perspective. Et enfin, le massacre des innocents est en plein, nous sommes le 28 décembre, la date du massacre des innocents. Il faut peut-être rappeler quelqu'un qui connaissait très bien les traditions chimiques, comment ce l'extraordinaire roman qui s'appelle Notre-Dame de Paris, Victor Hugo. Un 28 décembre, en pleine fête des fous, et avec les cris des innocents, les innocents. Mais nous sommes alors le mot innocent, il y a encore bien sûr cette connotation, c'est-à-dire de la fête des gens qui vont d'autant plus recueillir de souffle d'esprit dans la matière qu'ils sont innocents. Les innocents étant les fous. La théorie de la folie et de l'inspiration à l'époque étant que ce sont des tuyaux vides qui directement permettent en innocence, et ce à un innocent dans de phu quy directement permet au souffle venu d'en haut de pénétrer dans la matière.

Lors du souffle premier qui a inspiré à Nicolas Flamel le livre des figures hiéroglyphiques, nous ne possédons authentiquement aucun témoignage. Et la version qui venait jusqu'à nous est une version qui date du 16ème siècle, contemporaine par conséquent des quêtes de Rabelais. Et on a pu se demander dans quelle mesure ce n'est pas à travers un certain nombre d'éléments proprement légendaires, le fort aux écrits, que ces composés ce livre, ou peut-être un autre enfant de Pontoise, je veux parler de Béraut Hall, de Merville, a eu sa part dans l'élaboration définitive du livre tel que nous le connaissons aujourd'hui. Cela supposerait une relecture du grand livre, une alchimie qui est le moyen de parvenir, libéral de Vermine. Ça supposerait la re lecture de la première phrase, le Béraut Hall du verbe une, que je cite de mémoire. Et bien, il exactement la première phase, et ce fut en l'air, en l'hebdo man, en l'hebdo had an, la semaine, etc. Et il y a une page entière avant qu'il évoque une tourbe de philosophes réunis pour discuter de la, pour discuter de quoi, presque utd grand secret, une taupe de philosophes dans lequel on voit apparaître Rabelais, Démocrite, tous les chimistes qui se sont réunies. On sait pas si cela recouvre des personnages de l'époque. Donc, la première phrase du moyen de parvenir est une phrase calendaire, c'est-à-dire que cherche à définir par tous les moyens ce qu'est le temps. C'est savoir que pour ses hommes, le temps est replié sur lui-même, empilé sur lui-même, et qu'il va y avoir une correspondance, oui, une cohérence à chaque fois que l'on évoque une date. Là, je pense que nous parviendrons à l'éclairer. L'essentiel, c'est au fond de penser que dans cette fin du 14ème siècle, qui voit Nicolas Flamel accomplir ces travaux alchimiques, l'esprit a circulé quelque part dans ce quartier des écrivains, dans les environs de la Tour Saint-Jacques ou de l'église Saint-Jacques de la Boucherie. Que cet esprit a trouvé en Nicolas Flamel, où un homme qui portait le nom de Nicolas Flamel, une terre sur laquelle il a pu fructifier. Et c'est sur cette terre qui est poussé comme une plante magnifique, le livre des figures hiéroglyphiques. Et qu'importe les masques, qu'importe les masques qui ont pu recouvrir là, là où les figures de ce qu'était véritablement Flamel, car on insiste beaucoup tout le long la tradition, finalement, lorsqu'il veut apparaître dans l'histoire, il va s'appeler Élie le Verdoyant dans la tradition soufie, et il va le 6 mai faire parvenir à ceux qui l'attendent une lumière verte. Il va s'appeler aussi Élie, lorsqu'il apparaît à la Kabbale avec Simon. Et j'irais jusqu'à dire qu'il va oser dans la tradition occidentale s'appeler Flabbé.

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Oui.

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Oh, c'était Nicolas Flamel et le livre des figures hiéroglyphiques. Une émission de Clodogame B et Claude Metra. Prise de son et mixage : Jean-Louis Boissonnade et Jean-Charles Diéval. Réalisation : Claude Jeunetti.

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Oui.