Transcription
Bonjour, nous sommes le 16 mars, il est 18h. Je ne parle pas trop fort parce que [Musique] mes projets sont tombés à l'eau, figurez-vous. Je voulais profiter de la Golden hour parce que là, on est en plein jour. Je voulais shooter une petite vidéo dans la rue avec toutes mes bestioles, et mes projets sont tombés à l'eau. Alors, je vous explique tout de suite pourquoi, et la raison pour laquelle je suis à mon bureau. Mais du coup, j'ai pris des documents, on va faire ça ici. Et je ne parle pas trop fort parce que, en réalité, ce petit shooting dans ma rue s'est transformé en un remake du western mythique. Vous savez bien que je fais souvent des allusions western mythique dans quelques-unes de mes capsules, c'est une capsule de 28 à 29 minutes maximum, et aujourd'hui, c'est un remake du Bon, la Brute et le Truand, qui est évidemment un des plus grands westerns de l'histoire. Personne ne va contester ça, même si ça date il y a longtemps, mais c'est très difficile de faire mieux. Alors, je vous montre ce qui est devenu la version animale du Bon. Voilà le Bon, ça c'est du tout bon, tout tout bon. Un Goliath qui est en train de récupérer. La Brute, ça c'est une brute parce qu'il est très très puissant. Regardez ça, on a raté un bâillement mais monstrueux. Donc la Brute est en train de scruter les prochains oiseaux, ou voilà, et ça baille, et ça baille, ça baille parce que c'est tout ça, tout ça, pieute. Je ne parle pas trop fort pour ne pas réveiller Goliath. Et alors le Truand, vous savez qui est le Truand ? De toute évidence, le voilà, le Truand. Regardez ça, c'est pas un Truand ça ? Plus Truand que ça, il y a pas, parce que monsieur est chef, grand chef. Alors, il y a 2 minutes, il avait garfield dans la cuisine. Bon, il n'a plus, bon tant pis, parce qu'on le voit pas souvent. Et donc, je vais quand même démarrer, mais je parle toujours tout bas pour ne pas réveiller Goliath qui a besoin de beaucoup de repos, qui commence à aller mieux d'ailleurs. Voilà, il a, il est bien relâché là, il est bien détendu. Je pense qu'il va quand même se réveiller avant la fin de la capsule, j'espère.
Et donc, je vous présente le sujet du jour qui est euh ma façon de rebondir directement sur des questions qui me viennent d'un de mes collègues, un de mes nouveaux collègues. Donc forcément, ils ont davantage de questions parce qu'ils n'ont pas encore maîtrisé toutes les subtilités de tous les bilans que nous faisons en médecine fonctionnelle. Et alors, pour moi, c'est l'occasion de vous rappeler un bilan très important que je considère indispensable si on fait, si on se donne les moyens de faire un ensemble de tests pour donner des conseils, bon, tant sur le plan de la prévention et notamment sur le plan de la diète, que sur le plan de la correction de certains soucis, de certaines plaintes, et notamment l'inflammation, le fameux équilibre des oméga 3, des oméga 6, et puis de manière plus générale la diète, c'est le profil des acides gras. Et donc, on vient de me poser aujourd'hui des questions sur un statut des acides gras. Euh, bon, je fais attention parce que j'ai, j'ai pas pris le temps de euh de de de d'anonymiser les documents. On est un peu dans l'improvisation parce que si j'avais été en rue, j'aurais choisi un autre sujet que je peux vous présenter comme ça, de vive voix, sans documents. Je suis à mon bureau, donc je présente un sujet qui a besoin de documents, et ces documents, mais voilà, je viens de les imprimer. Donc vous voyez là, il y a un profil d'acide gras, et alors il y a pas besoin de vous le montrer de manière très détaillée pour voir que euh vous voyez les barres noires sont les résultats, en l'occurrence de la patiente. Il y a beaucoup de barres noires qui sont très élevées, qui sont vers le haut des normes, qui sont caractérisées par les rectangles de couleur, mais aussi qui vont au-delà de ces rectangles de couleur. Donc on sort de la distribution statistique de plus ou moins de Sigma, hein, la fameuse courbe de Gauss quelque part, qui est mise ici non pas en courbe mais en colonnes. Il faut quand même se représenter ça. Et alors, il y a même toute une série de marques qui dépasse du cadre. Et alors bon, mon collègue était quand même assez perplexe avec tout ça, et je crois que c'est un des aspects qu'il n'a pas suffisamment perçu. Et donc ici, ben, remarquez, je lui ai répondu par courriel, hein. Enfin, ici on va avoir disons un complément de réponse, et puis je me rends compte que ce souci doit se répéter très souvent euh parce que en réalité, ici vous avez trop de tout, trop d'acides gras, et ça part dans tous les sens. Il y a que les oméga 3 qui sont pas si excessifs que ça. Donc c'est-à-dire, les, je vais pas montrer de noms parce qu'après je sais pas, je sais pas comment je peux flouter tout ça. Donc les oméga 3 qui sont les vers les zones vertes tout à droite, bon ceux-là ne sont pas très élevés, le PA est même légèrement déficitaire. Donc je vous dis tout de suite que le PA, acide docosahexaénoïque, l'acide gras à longue chaîne euh qui vient des huiles de poisson, hein, des huiles de poisson gras. Bon, on en trouve aussi dans les crustacés, dans les dans les dans les crevettes ou dans dans d'autres crustacés ou mollusques, mais enfin surtout les poissons gras. Et euh ce PA, lui, est trop bas, c'est le seul de tous qui est trop bas. Donc là, manque de poisson gras, ça c'est tout à fait clair. Et quand c'est le PA qui manque, et bien on perd euh quasiment l'acide gras le plus important pour lutter contre l'inflammation. Et cet acide gras doit être en rapport, doit être mis en ratio avec l'acide arachidonique qui est le 6e et dernier oméga 6. J'ai déjà parlé de ça, mais je vais en reparler parce qu'il y a des éléments nouveaux que je veux vous livrer aujourd'hui. On va être très concentré sur notre sujet vu que toutes ces bestioles sont très paisibles, calme plat, parlons médecine, pas d'animaux. Vous savez que je ne parle jamais d'animaux. Et donc euh cet acide arachidonique, dans le cas présent, je vous montre pas tout le temps le graphique, mais je vais finir par, j'aurais dû effacer ce nom, enfin bref, je pense pas que vous l'avez vu. Et donc l'acide arachidonique ici est à 230 %, donc il sort évidemment de la colonne, hein, qui de la, enfin de du rectangle qui définit la zone de référence basse et haute qui devrait euh rester en dessous de 136 %. C'est exprimé en pourcentage ici. Bon, c'est une façon d'exprimer et par rapport à une médiane, hein, par rapport à la moyenne des gens. Donc 136 %, euh si vous êtes au-dessus, ben vous sortez de la distribution gaussienne de plus de Sigma, et puis vous pouvez évidemment, dans le cas présent, sortir du cadre, ce qui est le cas pour l'acide arachidonique qui est à 230 %, et le cadre est limité à 200 %. Voilà, en face de ça, vous avez le PA, ce fameux oméga 3, et docosahexaénoïque euh qui est à 87 %, donc lui il est 13 % en dessous, euh ce qui est intéressant de voir dans un premier temps. Puis on parlera après de ces pourcentages globalement trop élevés, on réfléchira à ce que ça peut bien être. Et bien le ratio, donc qui est un ratio indicateur de l'inflammation, hein, acide arachidonique oméga 6 pro-inflammatoire divisé par le PA anti-inflammatoire, la note est salée, on est à 362. Donc ça c'est un ratio, donc il n'est pas question de pourcentage là-dedans, c'est un ratio. Donc il y a presque quatre fois trop d'acide arachidonique par rapport au PA, et ça on va en reparler, c'est d'ailleurs le cœur du sujet que je veux développer aujourd'hui. Donc voilà, ça c'est un profil qui trahit un terrain inflammatoire. Comment est-ce qu'on va améliorer ça ? Ce terrain inflammatoire est très important parce qu'il touche toutes les membranes de toutes les cellules, toutes les membranes, ce sont celles des cellules, mais c'est aussi celle du noyau, celle des organites, celle des mitochondries, c'est partout, partout, partout, c'est énorme. Et donc pour corriger cette dérive inflammatoire, euh mon collègue très justement a dit : "Ou là, dans quoi est-ce qu'il y a beaucoup d'acide arachidonique ?" Euh dans les laitages, dans le beurre et dans les viandes rouges. Bon, il y en a aussi, faut quand même bien reconnaître euh dans une certaine mesure dans les œufs et les crustacés, mais bon les principales sources sont celles que j'ai citées en premier. Et donc euh le conseil euh consistait au départ à réduire les laitages, les viandes rouges. Bon, c'est assez classique de réagir comme ça, mais la patiente lui a rétorqué qu'elle n'en mangeait pas énormément. Alors, c'est toujours un peu une question de référence, de d'habitude, de relativité à ce que les autres font, à ce que l'on a appris enfant dans l'éducation familiale. Il y a jamais rien de fiable dans ce "manger beaucoup" ou "pas beaucoup", parce que c'est toujours par rapport à des habitudes qu'on a et qui elles-mêmes pourraient être décalées dans un sens ou dans l'autre. Donc bon, pas toujours se fier à ça, mais on va aussi tenir compte de ce genre de remarque, de dire : "Ben non, mais moi je ne, moi je comprends pas parce que je n'abuse pas de ces choses-là." Et on va ouvrir de nouvelles pistes pour expliquer chez quelqu'un qui n'abuse pas de ces aliments riches en acide arachidonique comment on peut obtenir une telle augmentation de l'acide arachidonique qui, comme ici, est en déséquilibre avec un manque de poisson gras, ben crée un terrain très inflammatoire qui pose problème, qu'on peut pas laisser comme ça, qu'il faut corriger ce ratio avant d'en venir à ce qui a pu, chez cette patiente, faire flamber l'acide arachidonique. Réfléchissons quand même étape par étape. La première chose que j'ai soulignée, c'est qu'il y a trop de tout. Il y a trop de saturés, il y a trop de mono-insaturés, il y a trop de trans, il y a beaucoup trop d'oméga 6, ça devrait dire parce que tous les oméga 6 ici sont très hauts, c'est tous les jaunes, OK. Et alors euh donc les jaunes qui viennent après les rouges. Et alors euh les oméga 3, ben soit il y en a pas tellement trop, ça se dit ça, tellement trop, hum, peu ou prou, bon enfin disons que les excès sont beaucoup plus marqués sur les saturés, les mono-insaturés, oméga 7, oméga 9, euh trans, oméga 6. Bon, chez les oméga 3, ben il y en a même un qui est déficitaire, un qui est pile poil sur 100 %, et deux qui sont plus hauts que la médiane, mais pas si hauts que ça, OK. Donc bon, il y a un déséquilibre oméga 6 sur oméga 3 qui d'ailleurs est calculé, il y a un autre ratio ici qui est donné par le laboratoire. Et donc le ratio 6/3 est tout au-dessus de 2. Donc voilà, on est trop aussi, et ça c'est courant évidemment, on sait que dans l'alimentation moderne il y a un excès d'oméga 6 par rapport aux oméga 3. Si j'ai le temps à la fin, je parlerai de ça aussi. Donc première chose à suspecter, et je ne rentre pas dans les détails du cadre, c'est pas une patiente à moi, je n'ai pas nécessairement tous les éléments pour en discuter, c'est pas un cas clinique que je vous déroule aujourd'hui, certainement pas un de mes cas cliniques que je maîtriserai de A à Z. Bon, ici c'est pas le cas, c'est un peu de la réflexion ouverte parce que je suis certain que que ce soit des professionnels de la santé ou des patients, vous êtes confrontés à des cas tout à fait similaires. Et quand tout est trop haut avec une exception ici qui est certainement liée à un déséquilibre dans l'alimentation, euh et bien il faut regarder du côté thyroïde, toujours, toujours, vous êtes directement là sur une piste thyroïdienne. Et d'ailleurs, j'ai fait allusion à ça dans une vidéo récente de cas clinique, mais bon quand je fais un cas clinique en 2h, comme quand je fais des webinaires en 2h30, euh bon tout le monde ne va pas capter tous ces éléments là. Ici la vidéo vise cette étude du statut en acide gras, et donc il y a beaucoup de gens qui vont euh prendre cette info qui est importante. Si vos acides gras s'envolent euh et que ça ne colle pas trop avec le questionnaire alimentaire que vous êtes bien obligé évidemment d'avoir au départ avant d'examiner un statut d'acide gras, il est évident que si vous ne savez pas ce que la personne mange, laissez tomber, hein. Bon, faites des petites discussions, parler des effets pervers d'une tasse de thé qui va détruire toute capacité d'absorber le fer, hein. Euh vaste, bon euh vaste fantaisie pour ne pas dire quelque chose de plus vulgaire. Et euh abstenez-vous de faire des tests. Bon, ici on fait un test, il faut le corréler à l'alimentation, et sauf si quelqu'un est vraiment en very very high fat diet, bon ce qui peut arriver, hein, qui n'est pas le cas ici, et bien vous retombez sur un métabolisme en berne, donc une métabolisation insuffisante des acides gras. Là aussi j'en ai parlé récemment, et j'en avais profité pour souligner le fait qu'un autre problème qu'une tendance hypothyroïdienne pourrait venir d'un manque de carnitine, de L-carnitine, puisque c'est la L-carnitine qui est indispensable pour que ces acides gras qui sont ici en excès puissent être transportés à l'intérieur des petites centrales énergétiques que sont les mitochondries. Et c'est là que ces acides gras sont utilisés à des fins de production énergétique. Et donc si vous n'avez pas de carnitine, les fours sont là, ils attendent leur pitance. Pitance, je vais pas utiliser le mot "pitance", un peu vintage ça, "pitance". Non, vous en direz, vous me direz en commentaire ou dans le live chat si vous trouvez que c'est vintage, "pitance". Je crois que je, je sais pas, ça ça me sonne bien aujourd'hui, hein. Ben ces mitochondries sont en manque de fuel, fuel, version française, et donc parce que le fuel est disponible à l'extérieur de la double membrane des mitochondries, mais il n'est pas entré. Voilà, pour entrer, il faut une navette, la L-carnitine. Il a Goliath qui ronfle, ça c'est bon, on voit qu'il a un bon sommeil récupérateur, qui est le but de cette sieste. Nous avons été aujourd'hui, ah oui, je dois vous dire ça, nous avons été aujourd'hui matin à Arlon. J'étais à une bourse philatélique avec Goliath, donc il est un peu fatigué. Et alors figurez-vous que je voulais vous montrer dans la vidéo un petit goûter, j'ai pris un, aujourd'hui j'ai pris un goûter à 17h30, 17h45, j'ai pris un goûter, je voulais vous le montrer tellement il était beau. Puis je me suis dit : "Oui, mais d'abord je vais pas vous le manger en pleine vidéo parce que je n'ai que deux mains." Et euh j'ai eu envie de goûter avant de shooter la vidéo, donner un peu comme ça de l'inspiration, et c'était deux avocats, deux magnifiques avocats parfaitement à point, très très bons, avec une huile d'olive de rêve, un petit peu de poivre de Sichuan qui n'est pas un poivre donc qui ne contient pas de pipérine. Il faut absolument que je vous fasse la vidéo sur les poivres. Vous me demandez si j'allais pas faire ça maintenant, mais bon pour ça il faut être dans la cuisine, et le spectacle est ici, je dois garder un œil sur mes bêtes. Et donc je me suis rabattu sur ce sujet-ci. Et alors j'ai évidemment mis du vinaigre de vin français, il n'y a pas de pub, pas de placement de produit, je paye mon vinaigre 20 000€, enfin bref, un délice, un délice. Alors ce que j'ai fait, c'est j'ai pris la photo, et je vous mettrai, vous aurez vu la photo qui sera dans la vignette de ma vidéo avec les avocats qui là, au moment où je vous parle, ils sont plus, ils sont dans mon estomac. OK. Bon euh voilà, ça c'était mon goûter, ça c'est du goûteré, hein, ça c'est pas du goûter dégoûtant, ça c'est du goûter goûteux. Bref, alors euh donc on a fait tout ça aujourd'hui, et c'est pour ça que c'est le repos des guerriers ici, enfin le repos de Goliath qui a quand même voyagé avec moi jusqu'à Arlon, Arlon, sud du Luxembourg belge. Bon ben c'est un bonheur d'ici, c'est pas le bout du monde, mais quand même euh euh voilà, j'ai trainé jusque là, et bon la petite bête est en pleine récupération et il lui faut dormir. Et quand on dort bien, on gonfle. Bon, j'avais dit que je ne parlais plus d'animaux, enfin quelle sale manie, hein. Alors donc, thyroïde insuffisante. Alors il faudra, d'ailleurs j'ai oublié de lui mettre dans son courriel, bon mais il va m'entendre, il va se reconnaître, je veux pas dire lequel de mes collaborateurs c'est, mais lui va très vite savoir que c'est lui. Je lui ai dit que j'allais faire une vidéo. Donc il faudra qu'il dose la L-carnitine, c'est quand même un dosage intéressant. On peut pas tout doser, les gens n'ont pas des budgets illimités. Ici je suis certain qu'il a prévu des tests pour la thyroïde et ce qui s'en occupe. Voilà, il faudra compléter avec la L-carnitine, et comme ça on comprendra un peu pourquoi il y a tous ces acides gras alors que ça ne correspond pas vraiment à ce que la patiente mange. Pas de café à 18h, de l'eau, hum. Bon, alors revenons au sujet principal, pas principal mais un sujet clé pour aujourd'hui parce que le temps passe très vite, comme toujours en bonne compagnie. Euh vous pourriez vous demander : "Bon, alors cet acide arachidonique, qu'en est-il si la patiente ne se gave pas de ces produits animaux riches en graisse saturée et riches en acide arachidonique ?" Et bien il y a les huiles, il y a les huiles riches en oméga 6, et cette patiente consomme, je pense, des quantités significatives d'huile d'arachide qui est une huile très riche en oméga 6. C'est pas la seule, la majorité des huiles végétales contiennent beaucoup d'oméga 6. Je crois que les plus problématiques à ce niveau-là, c'est l'huile d'arachide, l'huile de tournesol, euh l'huile de colza, hein, pas vraiment le meilleur choix. Euh et alors les huiles, enfin d'autres huiles, c'est plutôt aux États-Unis, je vais même pas les citer, des trucs absolument infâmes. On pourrait peut-être, l'huile de noisette contient beaucoup d'oméga 6. On pourrait peut-être plus facilement parler des huiles qui en contiennent moins ou peu, c'est jamais pas, il y a toujours de l'oméga 6 un peu partout, mais s'il y en a pas beaucoup, évidemment dans l'huile de lin qui est très très oméga 3, dans l'huile de chia, dans l'huile de caméline. Bon voilà, ça c'est des huiles que, que, dans le cas présent, vu qu'il y a pas beaucoup d'oméga 3, on pourrait laisser celles-là, mais les huiles oméga 6, il va falloir les virer parce que euh c'est probablement une source significative chez cette patiente de l'acide arachidonique. Alors que il y a pas d'acide arachidonique dans ces huiles-là, mais dans les familles aussi bien 3 que 6, vous avez donc ces fameuses enzymes qui transforment les acides gras du 1er au 6e, vous avez deux élongases, deux désaturases, ce qui est probablement en jeu ici. Et donc ça aussi c'est un, ce qu'on pourrait faire si budget il y a, dans un bilan de contrôle dans 4 mois, ça ça ça ça sent vraiment les désaturases hyperactives. Et donc pour ça, il faut faire, je sais pas, le bras qui tire parce que c'est bien beau de tenir ça, allez hop, pris mon cou, euh il faudrait faire le double génotype FADS1, FADS2, génotype très intéressant que je fais de plus en plus, alors que je l'avais un peu négligé, parce que si vous avez donc sur deux gènes, ce qui veut dire quatre copies puisqu'il y a deux copies pour chaque gène, une venant de chaque parent, quatre copies, si les quatre copies sont efficaces, vous avez un véritable moteur pour transformer le début de la famille oméga 6 qui est l'acide linoléique qui est un acide gras essentiel qui ne vient que de l'alimentation. Ici il est à 109 %, donc il est bon, il est pas, il est pas si mal que ça, surtout que tout est haut, donc c'est un des moins hauts de toute la, de tout le statut. Mais alors derrière ça, vous avez ces enchaînements d'enzymes qui transforment les acides gras, en l'occurrence on parle des oméga 6, et alors vous avez Delta 6 désaturase et puis Delta 5 désaturase. Et alors bon, on a pas les six, on en mesure toujours quatre, toujours les mêmes que c'est les plus intéressants, le numéro 2 qui est le GLA, l'acide gamma-linoléique, euh puis le numéro 3 qui est le DGLA, l'acide dihomo-gamma-linolénique, et puis bon on en passe un ou deux, on se termine avec l'acide arachidonique. Et bien euh ça doit carburer. Donc je pense que les désaturases chez cette patiente sont hyperactives. Donc on a quatre copies euh accélérantes, ça se dit accélératrices, euh vous jugerez, vous mettrez des pouces rouges, OK, si j'invente un nouveau terme. Euh on passe de 109 pour le premier à 108 pour le second, 286 pour le 3e, donc c'est l'acide arachidonique qui est à 230, ben il est amené par des choses non animales, des choses végétales qui viennent qui jouent avant, et probablement notamment par l'acide linoléique, mais aussi par tous ces oméga 6 qui s'infiltrent vicieusement dans des aliments auxquels on ne pense pas toujours. Et donc des jaunes d'œuf mal sains, industriels, elles sont bourrées d'oméga 6, alors que des jaunes de poule qui picorent l'herbe de la cour de la ferme, mais c'est plutôt des oméga 3 dans l'herbe et dans et dans les vers de terre. Tout ça c'est riche en oméga 3, alors que ce qu'on donne à manger aux poules de ferme industrielle, ben c'est de l'oméga 6, et l'impact sur les oméga des jaunes d'œuf peut varier 10 fois vers l'oméga 6 quand on choisit mal, et inversement vers l'oméga 3 quand on choisit de bons œufs. Alors il y a pas que les poules nourries aux graines de lin parce qu'évidemment ça ça amène les oméga 3 dans les jaunes, mais il y a aussi les poules qui mangent quelque chose que les poules devraient manger. Voyez parce que si on donne des mauvaises choses aux poules euh et qu'on ajoute un peu de grain de lin, ben moi je suis pas certain que le résultat est si bon que ça. OK, j'ai des doutes. Donc ce qu'il faut faire, c'est manger des vrais œufs de vraies poules, et on aura pas ces contributions oméga 6 qui n'ont l'air de rien, mais qui qui qui qui s'ajoutent les unes aux autres parce que notre alimentation où les animaux mangent mal font que nous mangeons mal, et c'est ça qui amène aussi les oméga 6. Donc quand on a des excès d'oméga 6, quand on a des excès d'acide arachidonique, il faut ouvrir le débat. Il y a pas que les viandes rouges, il y a pas que les laitages, il y a pas que le beurre ou le gras, il y a plein d'autres trucs qui jouent, et c'est un vrai problème de société industrielle, hein. Donc c'est un vaste débat. Alors aujourd'hui, dans le cadre d'une capsule, on va pas tout couvrir, on on on soulève des sujets qu'on va peut-être approfondir plus tard dans d'autres cas cliniques plus fouillés ou dans un webinaire. Alors il me reste que quelques secondes, alors il a bougé entre-temps, regardez, on va laisser dormir, hein, pauvre Goliath. Regardez, il est super relaxe, ça me fait plaisir. Et alors je finis avec vous sur la vue, la vue de ce petit chat, puisque on a des animaux complètement inertes. Alors voilà, voilà la Golden hour que vous n'avez pas eue, je suis désolé, mais bon c'est pas moi qui dirige ici, c'est tous les animaux qui, regardez ça, bouh. Je vous finis sur Palou, c'est un adorable chat, et je vous dis à vendredi prochain. Merci, à la prochaine, salut, salut, salut.