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Les 3 Pires Vraies Expériences en Métro !

Conte Fécond19:06

Transcription

Bon, si vous êtes parisien, il y a 99,9 % de chances que vous ayez déjà pris le métro. Après, si vous êtes à Lyon, à Londres, à New York et compagnie, il y a aussi du métro. Bref, un type de transport qui brase des millions de voyageurs dans les grandes villes tous les jours et qui peut-être vite anxiogène et propice à des mauvaises rencontres. Je pense qu'on est d'accord.

Et bien, rapprochez-vous car c'est exactement ce dont on va parler aujourd'hui. Des rencontres assez désagréables voire flippantes, faites par des gens n'ayant rien demandé à personne. On les a trouvé sur Reddit avec mon équipe et on a rajouté des voix offres pour une meilleure immersion. Bref, aujourd'hui, on va vivre une désagréable rencontre avec un religieux, mais aussi une rencontre très étrange avec une petite vieille assez dérangeante et enfin une violente confrontation traumatisante.

Alors, cette première histoire est partagée par une personne qui a encore une fois supprimé son compte Reddit. C'est une épidémie, j'ai l'impression. Bref, on n'a pas trop d'informations sur son identité, mais on l'a appelé Jasmine et elle nous explique qu'elle a vécu toute sa vie à New York et qu'elle a beaucoup d'histoires raconté, mais celle-ci est la plus marquante. Jasmine nous dit qu'elle vivait à l'époque dans un des quartiers les plus sûrs et les plus aisées de Brooklyn, près du pont Verazano pour ceux qui sont déjà allés là-bas. Voilà, ça ressemble à ça. Mais elle dit également qu'elle est au lycée et qu'avec ses potes, elle utilise de fausses cartes d'identité pour aller dans des bars. Bref, un soir, comme souvent, elle sort en ville pour aller boire un coup et là, elle se dirige vers la seule ligne de métro qui desserve son quartier après un gros quart d'heure de marche. Bref, la soirée se passe bien, rien à signaler et sur les coups de 3h du matin, le petit groupe décide de rentrer avec ses potes, donc tous un peu plus ou moins torchés. Ils prennent donc tous la même ligne de métro car ses potes vont dormir chez les grands-parents de l'un d'eux qui n'habitent pas loin de chez Jasmine. Histoire de pas se faire choper par leurs parents à cette heure-ci, ils ont préféré jouer la sécurité en disant qu'ils passaient tous la nuit chez un autre membre du groupe. On grimpe donc dans le métro qui se dirige vers nos quartiers et là encore rien à signaler. Puis mes potes descendent sept ou huit stations avant ma station car ils avaient une correspondance à prendre. Je me retrouve donc toute seule dans cette rame.

Bon alors, comme elle l'avait dit avant, Jasmine vit quand même dans un quartier très aisé et en vrai les gens n'utilisent pas trop le métro par ici. Donc en fait bah c'est pas si anormal qu'elle se retrouve toute seule, surtout à 3h du matin quand même. Visiblement à New York à 3h du mat il y a encore du métro. Bref, le temps passe. Ses potes sont descendus depuis deux trois stations et le métro s'arrête à un arrêt, sauf que là, quelqu'un monte dans le wagon de Jasmine et c'est un homme qui porte un sac à dos noir rembourré et là bah il s'assoit sur l'un des sièges du fond à côté d'une publicité placardée sur le mur. Vous voyez ce genre de pub qui sont protégées par une espèce de plaque de plexi quoi. Tout à fait normal quoi. Voilà. Bon, Jasmine essaie de pas trop le regarder, de pas trop lui prêter attention. Chacun sa life quoi. Mais en vrai, en vrai quand même quelqu'un qui monte dans un métro dans ce quartier à 3h du mat avec cette dégaine un peu étrange, c'est pas tout à fait normal. Après, il ressemble pas non plus à un sans-abri mais juste quand même à une personne un peu débrayée et qui n'a pas l'air d'avoir pris de douche depuis quelques jours, quelques semaines. Bon, là, Jasmine regarde juste son téléphone comme ça pour avoir l'air un peu concentrée pour essayer de pas trop jeter des coups d'œil à l'autre type. Finalement, mon attention est détournée parce que j'entends un drôle de bruit. Je le regarde alors du coin de l'œil et je vois qu'il a un gros marqueur permanent en main. Il commence alors à écrire sur la publicité en me souriant de temps en temps comme s'il voulait que je regarde ce qu'il griffonne. Instinctivement, c'est ce que je fais et je vois qu'il a commencé par dessiner un mec pendu entouré de plusieurs croix religieuses. Puis il a commencé à écrire des phrases sur la publicité. La fin est proche, payez pour vos péchés, le réveil est à nos portes.

Alors bon, vous savez Jasmine, c'est un peu une meuf quand même assez tolérante. Et là, elle se dit, "Bon, peut-être qu'un gars qui est super religieux, il pourrait écrire ça." Elle se le dit dans sa tête, ça lui passe par l'esprit. Mais quelqu'un qui fait ça dans un métro vide à 3h du matin, là il y a quand même un problème. Bon, elle a pas trop d'autre choix que d'ignorer la situation, mais elle ne peut s'empêcher de regarder quand même ce mec qui devient de plus en plus creepy. Mais alors qu'elle pensait que c'était terminé là, ben ce type super religieux écrit un truc glaçant sur la pub. Vérifie bien derrière toi en rentrant chez toi. Après avoir écrit ça, il se tourne vers Jasmine et lui lance un sourire glacial. Là, à ce moment-là, elle n'arrive plus à rester calme. Mais en même temps, ça n'arrange pas. Elle est à moitié encore bourrée logiquement et il y a ces troubles anxieux qui commencent à prendre de l'ampleur. Je décide alors de me lever et d'aller de l'autre côté de la rame pour mettre le maximum de distance entre nous. Surtout que le prochain arrêt est le mien. J'essaie de me dire que j'ai juste affaire à un cinglé et que tout se passera bien, qu'il ne m'arrivera rien. Mon métro s'arrête enfin. Je sors de la rame. Sauf que ce type sort aussi et on se retrouve donc à deux sur le quai. À partir de là, Jasmine se sent vraiment en danger et ce n'est même plus de la simple panique. Le mec, il est juste à quelques mètres d'elle sur le quai et il la fixe d'un regard assez vide même. Il ne sourit plus. C'est juste très très malsain. Là, Jasmine se met alors en marche parce que il lui reste une longue distance à faire avant d'arriver chez elle. Elle accélère le pas mais elle essaie de ne pas courir plus. Et sans surprise, bah les rues sont désertes. Il y a absolument personne et l'autre type continue de la suivre à bonne distance. Après ces quelques minutes vont paraître interminables, d'autant plus que tout ça se déroule dans un silence absolu. Et il ne hurle même pas en fait, il la suit simplement sans rien dire. On entend simplement ses bruits de pas. Finalement, j'arrive à proximité de chez moi et par réflexe, peut-être un peu bêtement, je décide de m'engouffrer dans ma maison, même si du coup maintenant il sait où j'habite. En réalité, j'ai pas vraiment le choix et j'ai pas d'autres alternatives pour être en sécurité.

Alors toujours paniquée, Jasmine décide de ne pas réveiller ses parents car bon, elle sait que sa mère risquerait de faire une crise de panique si elle lui disait tout. Donc elle se dirige discrètement vers une fenêtre qui donne sur la rue et là en regardant discrètement, elle voit encore le mec immobile juste à quelques mètres de sa porte d'entrée à fixer la porte sans rien dire. Il va rester comme ça près de 5 minutes dans cette même position avant de finalement partir en s'enfonçant dans l'obscurité. Et Jasmine termine son témoignage en disant qu'elle n'a aucune idée de ce que ce mec lui voulait. Pourquoi il l'a suivie à la sortie du métro ? Pourquoi d'ailleurs il l'a suivie jusqu'à chez elle pour finalement partir ? D'ailleurs, est-ce qu'il y a une chance qu'il revienne ? Bon, ça on ne sait pas. En tout cas, elle n'a pas témoigné suite à ça. D'après elle, c'était simplement un mec un peu dérangé qui souffrait peut-être d'une maladie mentale, qui avait peut-être mis tous ses espoirs dans la religion, on sait pas. Elle se dit que peut-être c'était juste un mec un peu foufou, un peu qui avait peut-être un peu picolé mais qui n'avait pas de mauvaise intention. On sait jamais quoi. Bon, en tout cas, elle n'a pas eu de problème.

Et pour cette deuxième histoire qui se déroulera cette fois-ci de jour, il y aura beaucoup de monde, mais ce sera tout aussi traumatisant. Je vous laisse la surprise. [Musique]

Alors, cette deuxième histoire est partagée par Tidal Bazine 88. Ah, enfin un pseudo. Il n'a pas supprimé son compte, ça fait plaisir. Et son histoire à elle remonte au début des années 2020. Après, elle n'a pas donné son prénom, mais peut-être qu'elle s'appellerait Blanche. On sait pas, on l'appelle Blanche. D'accord. Et un été, bah l'un des amis de Blanche l'invite à passer quelques jours dans sa résidence secondaire. Voilà, Blanche accepte, elle est super motivée et avec ses autres potes, bah ils se donnent tous rendez-vous dans une station de métro de San Francisco pour partir ensemble. C'est plus simple pour leur trajet, quoi. Alors bon, comme il s'agit que d'un voyage d'un weekend, bah Blanche a foutu toutes ses affaires dans un sac à dos auquel elle a accroché un sac de couchage. Tranquille, j'aurais fait pareil. Bref, après quelques minutes dans le métro à attendre, elle est sûre qu'à cause de cette dégaine un peu trop routarde, on va dire, il y a beaucoup de gens qui l'ont prise pour une vagabonde, une clodo, on sait pas trop quoi. Du coup, elle se dit peut-être que ça la rend plus accessible, peut-être plus vulnérable ou ce que vous voulez dans ce genre-là. C'est vrai que lors de ce voyage en métro, j'ai fait plus de rencontres bizarres que jamais auparavant. Je me suis faite draguer par un mec qui avait trois fois mon âge. Je me suis faite hurler dessus par un sans-abri qui me demandait l'heure. Bref, un vrai plaisir. Mais la rencontre la plus bizarre de ce jour-là et probablement de toute ma vie, ça a été celle de cette dame en blouse d'hôpital qui s'est approchée de moi alors que j'attendais sur le quai pour changer de métro.

Après Blanche nous précise, elle n'est pas du tout à juger les gens qui ont des troubles mentaux. En vrai, la plupart de ses potes sont quand même dépressives d'une manière ou d'une autre et elle qui le dit. Donc en vrai ça va, elle est assez tolérante sur tout ça. Pourtant lorsque cette femme avec une blouse d'hôpital et un bracelet d'hôpital s'approche d'elle, bah son esprit pense directement à des films d'horreur où des personnes s'échappent d'un asile. Et là, dans le cas présent, même si elle ne le sait pas encore, bah elle n'est pas si loin que ça de la vérité. Bon, elle nous donne un peu plus de détails sur cette femme. Déjà, ça commence par le fait qu'elle est physiquement intimidante parce qu'elle est assez grande, assez large quoi, à côté un peu buffe quoi. Alors Blanche précise pas la taille qu'elle fait, mais l'autre nana, bon l'infirmière on va dire, elle fait au moins facilement 15 cm de plus et elle doit peser 30 kg de plus que Blanche au bas mot. Et ce qui marque le plus Blanche, bah c'est quand même la pilosité faciale de cette vieille femme, ce qui va mettre Blanche encore plus mal à l'aise. Quand elle a commencé à s'approcher de moi, j'ai regardé désespérément mon téléphone et j'ai essayé de faire bah comme si j'étais n'importe où ailleurs. En espérant qu'elle ne se dirigerait pas vers moi. Bien sûr, ça n'a rien donné et elle s'est assise juste à côté de moi. Elle m'a d'abord demandé si elle pouvait emprunter mon téléphone, mais je ne voulais mais vraiment pas laisser cette personne l'emprunter. Non seulement j'ai besoin d'économiser de la batterie pour retrouver mes amis, mais il y a récemment une série de vols de téléphone dans la zone. Bref, en tout cas, hors de question pour Blanche de prendre le risque de voir son téléphone s'envoler. Alors bon, elle lui sort une petite excuse genre elle a plus trop de batterie et tout en espérant que ça suffise à décourager la fameuse infirmière normande. Sauf que bah malheureusement son refus n'a pas fonctionné. Et donc l'infirmière se dit "Oh bon d'accord, elle en profite pour taper la discute." Là, elle demande à Blanche si elle voyage. Plutôt logique, hein, vu qu'elle se trimballe avec un gros sac à dos et un sac de couchage. La Blanche lui répond que mais en reste vague. Sauf que ben l'infirmière insiste, enfin l'infirmière, vous avez compris, c'est peut-être pas une infirmière, elle veut savoir où Blanche s'en va. Bon Blanche, comme elle est pas super douée pour mentir, à un moment elle se dit "Bon bah allons-y, je vais lui raconter." Et elle lui dit ce qu'elle a prévu pour le weekend. Bref, la fausse infirmière continue de lui tenir la jambe et sans transition, bah, elle explique à Blanche comment elle s'est retrouvée dans un établissement psychiatrique. Là, la raison, elle a fracassé son mari à l'aide d'un combiné de téléphone après une petite dispute. [Musique] Un peu too much. Ouais.

Bon, en tout cas, Blanche est d'un coup très heureuse de ne pas avoir prêté son téléphone parce que ça aurait peut-être pu finir de la même façon, on sait pas. Mais le problème, c'est que Blanche est quand même un peu prisonnière de cette conversation et elle essaie de désamorcer la situation en sympathisant avec elle, en parlant de son horrible ex-mari par exemple. La discussion continue encore et encore et elle me demande à nouveau de lui prêter mon téléphone pour me montrer une vidéo sur un site qui s'appelle World Best gore video ou un truc du genre, mais ça vous donne une petite idée de ce qu'on pouvait trouver dessus. Et là, elle me dit ensuite qu'elle est fan d'une vidéo en particulier qui montre un homme se faisant écraser la tête par un char d'assaut. Alors, sans trop de surprise, ce n'est pas vraiment une vidéo que Blanche avait envie de voir et encore moins avec une femme qui vient de dire quelques instants plus tôt qu'elle a défoncé son mari avec un téléphone. Alors, Blanche se sent quand même vachement prise au piège mais heureusement bah peu de temps après, son métro arrive à destination et là, elle monte à bord. Sauf que bon, l'autre dame, l'infirmière, elle monte également, elle décide de la coller. Là, elle continue d'essayer de discuter avec Blanche pendant tout le trajet et elle ne veut vraiment pas la laisser tranquille. Bon, Blanche essaie quand même de taper la discute pour ne pas paraître impolie et de ne pas la mettre en colère, surtout qu'il y a beaucoup de monde tout autour d'elle et elle se dit que ça peut vraiment déraper parce que en vrai elle commence vraiment à avoir peur pour sa vie là, mais bon elle essaie quand même de faire comprendre au fur et à mesure du temps qui passe que ça la met mal à l'aise. Mais la fausse infirmière, elle n'a pas l'air de comprendre, elle lâche rien et elle continue de parler encore et encore. Bref, quelques heures plus tard, la fausse infirmière se lève enfin pour sortir du métro. Elle me dit à ce moment-là qu'elle va voir son nouveau petit ami et qu'elle voulait l'appeler pour le prévenir. Raison pour laquelle elle a voulu emprunter mon téléphone. En tout cas, j'espère sincèrement que ce nouveau petit copain n'existe pas.

Bon, en tout cas, après ça, Blanche a encore quelques stations de métro. Elle rejoint ses amis et là, tout se passe bien, on va dire. Mais elle reste quand même assez marquée par cette expérience. On imagine qu'elle aura bien expliqué tout ce qui s'est passé. Ça faisait une belle anecdote mais bon, elle avait vraiment à ce moment-là fait tout pour que bah cette fausse infirmière reste calme, on va dire. Elle a bien conscience que il y avait quand même des bons soucis mentaux sous-jacents et que tout n'était pas encore résolu. Enfin, l'hôpital psychiatrique n'avait pas complètement fait toute son œuvre, on va dire. Et bon, vu comment elle était sapée avec sa blouse, il est possible qu'elle se soit échappée. Voilà. Mais bon, passons à un petit cran supérieur avec notre dernier récit où une New-Yorkaise va enchaîner beaucoup de malheur. [Musique]

Alors cette dernière histoire est partagée par Stubble the Crone. Elle remonte à la fin des années 2010 et là bah on l'appellera Sandra pour un récit un peu plus fluide. Donc une troisième fille. Et au moment de nous la partager sur Reddit, elle précise que ça s'est déroulé plusieurs mois auparavant. Elle se sentait peut-être pas prête pour la raconter à ce moment-là quoi. Bref, à cette époque, elle est de retour à New York, sa maison comme elle l'appelle, et elle commence à se réhabituer aux trajets en métro pour se rendre au travail. Si vous avez déjà fait le métro de New York, il paraît que c'est quand même quelque chose. Bref, Sandra nous précise qu'elle déteste le métro et qu'elle le qualifie même de fléau de son existence parce que bon, il met à l'épreuve tout ce qu'elle déteste. La proximité avec des étrangers, un espace claustrophobique, des températures extrêmes, des odeurs pas ouf, je compatis. Bref, clairement un cauchemar et là ça va se confirmer avec un fameux dimanche soir. Ce soir-là, sur les coups de 19h, Sandra quitte une collecte de fond pour la lutte contre le cancer du sein. Là, elle prend le métro pour rentrer chez elle avec sa petite sœur. Heureusement, elles n'ont que quelques arrêts avant d'arriver, donc bon, c'est assez court. Bref, Sandra s'assoit dans un coin avec sa petite sœur et elle commence à bavarder tranquillement alors que le métro bah démarre. Quelques secondes plus tard, un homme noir de corpulence moyenne, vêtu d'un grand manteau gris et coiffé d'un bonnet, établit un contact visuel avec moi. Une fois qu'il avait capté mon regard, il s'approche directement de moi. Il se penche et très proche de mon visage, il me tend son bras comme pour me serrer la main avant de me dire "Bonjour, vous êtes très belle, comment allez-vous ? Quel est votre nom ?" Là, Sandra recule d'un coup étant bah quand même à moitié décontenancée et à moitié paniquée et elle lui lance alors d'un regard très confus qui veut globalement dire "Qu'est-ce que tu fous dans mon espace personnel ? C'est vrai que c'est chiant ces gens que tu connais pas qui viennent à 5 cm de ton visage. Mais poussez-vous quoi." Mais bon, elle lui secoue la tête de droite à gauche pour lui dire que non. Puis elle ne veut pas non plus lui serrer la main ni même lui parler. Sauf que ça, ce petit geste négatif, ça va pas du tout plaire au mec. Qui va péter un câble d'un coup comme s'il ne s'attendait pas à prendre un refus.

Alors bon, jusqu'ici ce mec qui n'avait pas l'air méchant. Il avait un ton assez doux, assez léger, mais là d'un coup il se met à gueuler sur Sandra. "[ __ ] tu te crois meilleur que les autres. Tu es qu'une merde sale [ __ ] ça fout le camp ici et tout ça." Il le hurle vraiment à plein poumons ce qui va alerter tout le reste de la rame et là bah le gars il l'a compris mais il continue quand même de gueuler, il avait l'air vraiment remonté, je sais pas ce qu'il avait vécu quelques instants avant, mais c'était le refus de trop peut-être. Là, il fait un geste de la main et là Sandra reste là à le regarder les yeux écarquillés en se demandant bah ce qu'il va faire. Son attitude est vraiment agressive mais il s'est ensuite arrêté de crier et à ma grande surprise, il est passé directement à ma sœur qui est juste à côté de moi. À ce moment-là, il recommence alors le même discours. "Wouh, tu es belle aussi. Je peux te serrer la main ?" en tendant son bras pour la toucher. Dans un élan de protection, je mets alors mon bras en opposition et je lui dis fermement qu'il n'a pas intérêt à toucher à ma sœur et qu'il doit dégager. Là, le type complètement fou donne alors un coup de poing dans la main de Sandra pour forcer le passage. Et même si elle a peur, ça la fait. Sandra se lève d'un coup, elle fixe le mec dans les yeux, elle s'approche de lui à quelques centimètres de son visage et elle lui dit "Ne touche pas à ma sœur, bordel !" À ce moment-là, son cœur bat extrêmement vite. Ça tape jusque dans ses tempes, mais elle se dit que ça va suffire et que le mec va comprendre et qu'il va la laisser tranquille. Mais c'est tout le contraire qui va arriver. Il bouscule alors Sandra assez violemment qui par réflexe va essayer de lui donner un coup de poing dans la mâchoire. Elle va réussir à le taper. Par contre, ça va vraiment pas avoir beaucoup de force et ça bah ça va rendre le mec assez furieux. Bon, c'est un moment un peu fou pour Sandra à ce moment-là, mais en quelques secondes, bah le mec réussit à la mettre au sol et à lui mettre des coups de pieds et tout en lui hurlant, "Je vais te tuer !"

Après ce qui m'a semblé être une éternité, deux personnes du métro ont couru vers nous et ont chopé le gars. L'un d'eux a crié au fou furieux, "Laisse-la tranquille mec, c'est quoi ce bordel ?" Quand je lève les yeux, je vois plusieurs passagers horrifiés qui nous fixent tour à tour. L'adrénaline circule à balle dans mes veines et tout est lumineux à mes yeux. Ma vision est bizarre et je me sens complètement engourdie. Bon, alors que Sandra arrive un petit peu à reprendre ses esprits, elle entend le conducteur qui dit dans les haut-parleurs que le train va s'arrêter en urgence. Là, une fois le métro arrêté, le fou furieux se fait alors balancer dehors par d'autres passagers. Là, il va ensuite se relever dans le but de revenir dans la rame et en essayant de taper contre la porte. Et pendant ce temps-là, il continue d'insulter Sandra en la fixant droit dans les yeux. Et après d'interminables secondes, les portes du métro se referment et il enferment à l'extérieur. Et le gars a l'air tellement fou avec des yeux tellement injectés de sang qui sont presque rouges. Et il continue à répéter le même refrain à Sandra. "Je vais te tuer." Et puis le wagon s'éloigne de la station et à ce moment quelqu'un pointe du doigt le sol. Et là Sandra remarque que bah le fou furieux a laissé tomber son téléphone portable lors de la bagarre. Elle le prend et elle voit que il est déverrouillé. Et par consolation, on va dire, bah elle commence alors à regarder dedans et là, elle se rend compte qu'elle a accès à tout. Par exemple, maintenant, elle connaît son nom, ses pseudos sur les réseaux sociaux, ses selfies, tout. À force de parcourir les SMS, je me rends compte qu'il est sans doute dealer de crack ou quelque chose du genre, ce qui expliquerait en partie la façon dont il a pété un câble quelques minutes plus tôt. Ça me secoue encore plus parce que j'ai l'impression que je viens littéralement d'échapper à un fou ou en tout cas un mec sous substance.

Bref, quelques jours plus tard, Sandra se rend au commissariat pour porter plainte. Vu bah toutes les informations qu'elle a là, elle se dit "Bon, tu vas rentrer dans l'ordre, les flics vont être compréhensibles, ça va aller." Sauf que pas du tout. Déjà la première chose qu'on lui dit alors que elle est en train de remplir un rapport, c'est que s'il s'avère que vous avez volé ce téléphone à ce type, vous allez avoir beaucoup d'ennuis. Le flic balance donc en pleine gueule de Sandra qu'elle a volé le téléphone à un inconnu dans le métro. Et le flic continue à lui dire qu'en fait, elle aurait monté une sorte de plan pour essayer de faire tomber un pauvre type. Elle ne comprend pas. Elle était là juste parce qu'elle s'est fait agresser. Bref, elle essaie de garder son calme et elle explique que de toute façon bah elle a le nom du mec donc ils ont qu'à regarder. Et là la seule réponse qu'elle reçoit du flic, c'est que bah ils ont déjà trouvé plusieurs personnes qui ont le même nom dans le système. Je leur dis alors que j'ai toutes les informations spécifiques dont ils auraient besoin dans le téléphone. Le flic m'a alors répondu que ces informations ne peuvent pas être utilisées parce qu'elles n'ont pas été obtenues grâce à un mandat. Ils finissent par me confisquer le téléphone portable et rien de plus. Allez, du coup pas dégoûtée, vous imaginez bien. Sandra repart chez elle avec comme seul souvenir une énorme ecchymose sur sa cuisse qui avait triplé de volume depuis.

Bon les mois passent et quelques temps plus tard un officier bah se rend chez Sandra avec des photos d'hommes noirs à l'apparence extrêmement similaire. Bon en tout cas là aucun n'a pu être identifié avec certitude comme étant son agresseur. Mais bon ensuite bah elle n'a plus entendu parler de lui ni même par l'espèce de plainte qu'elle a déposée ou même sur les réseaux sociaux. Et parfois Sandra se demande ce qui se serait passé si cet épisode qu'elle avait vécu s'était passé de nuit quoi. Alors qu'elle aurait été seule. Peut-être que là le gars complètement fou aurait réussi vraiment à arriver à ses fins, on va dire.

Et bien voilà, du coup pour ces histoires sur le métro. Alors je sais pas si c'était votre cas, mais c'est vrai que comme on a tous probablement vécu déjà des expériences dans le métro parce qu'on l'a pris le métro. Moi, j'ai vécu 26 ans à Paris, je l'ai pris des milliers de fois. Il nous est tous arrivé peut-être certains événements un peu bizarres ou ce genre de choses. Enfin voilà, racontez-nous vos propres expériences, ça peut être marrant et enfin marrant ou pas en tout cas. Et nous on se dit à la prochaine vidéo.