Transcription
Bon, vous avez toutes et tous entendu parler de l'urbex, et vous en avez peut-être déjà fait vous-même, dans des endroits plus ou moins risqués. C'est une activité, en tout cas, qui se démocratise de plus en plus. Et d'ailleurs, peut-être que vous suivez des vidéastes spécialisés en partie là-dedans, comme par exemple le grand JD, Mami twins, Cyprien... Les gens passent quoi. Non, non, non. Donc, ce sont des explorations urbaines qui vont être au centre de nos histoires du jour. On est allé vous les dégoter sur Reddit, comme d'habitude, et on a rajouté des voix off pour une meilleure immersion.
Alors, des Urbex, bien sûr, on peut en faire partout dans le monde. Il y en a vraiment partout : des parcs abandonnés, des hôpitaux, des asiles... Les gens passent. Alors, parfois, dedans, vous avez des barrières physiques qui vous empêchent d'y accéder, et parfois, ce sont des obstacles, des barrières plus virtuelles quand vous naviguez sur le Web. Et justement, contre ces barrières virtuelles, peut-être que vous auriez besoin d'un VPN, comme à tout hasard, NordVPN. Je ne sais pas, je dis ça juste comme ça. Là, ouais, on sait pas.
Et justement, à quoi ça pourrait servir ? Et bien, ça pourrait vous intéresser. Vous pouvez, grâce à NordVPN, changer de position géographique et donc, bah, accéder à des services, des chaînes de télé ou même des programmes géobloqués. Par exemple, dès maintenant, en passant par Netflix US, vous pouvez regarder "L'incroyable Spider-Man : Across the Spider-Verse", qui n'est pas encore disponible en France, comme vous l'avez constaté. Donc, voilà, avec NordVPN, c'est possible. Mais c'est aussi possible dans l'autre sens, hein. Si par exemple, vous êtes, bah, à l'autre bout du monde et que vous n'arrivez pas à regarder "Le Meilleur Pâtissier" ou "Star Academy" parce que, bah, le pays l'autorise pas, bah, vous mettez votre VPN en France et hop, ça passe. En fait, il fera comprendre que vous êtes en France avec le réseau Internet et donc, bah, le programme sera débloqué.
Alors, en plus, NordVPN est équipé d'une protection anti-menace qui empêche, bah, les trucs qui collectent vos données de navigation à des fins commerciales de vous espionner. Et en plus de ça, bah, les sites de phishing, qui sont quand même assez dangereux, seront également bloqués. Et si vous avez un problème, il y a pas de souci. En fait, NordVPN dispose d'un service client qui est disponible 24h/24 et 7 jours sur 7. Et d'ailleurs, en ce moment, jusqu'au 29 novembre, et bien, l'offre exclusive vous permet de bénéficier de 4 mois offerts sur les abonnements de 1 et 2 ans. Donc, c'est garanti satisfait ou remboursé pendant 30 jours pour tous les utilisateurs. Ça se passe par le lien en description. Bref, vous connaissez un petit peu la formule. Et du coup, bon, bah, n'hésitez pas à checker ça après la vidéo.
Quant à nous, bah, on retourne là, dans le monde plus réel, plus abandonné, plus étrange. Et on s'embarque avec un programme chargé, parce qu'aujourd'hui, on va faire un petit tour dans une brasserie, une mine et un asile, tous abandonnés et tous avec leurs frissons.
Alors, cette première histoire est racontée par un certain Cardinal X, et on a renommé Carter. Et pour plus de précision, d'ailleurs, il nous raconte qu'il y a eu une sorte de préambule à son histoire du jour, qui s'est donc déroulé en deux fois. Il y a environ 6 ans. Alors, la première fois, c'était à la fin d'un été, et là, Carter et deux de ses potes, fans d'Urbex, sont allés explorer une immense brasserie abandonnée. Cette brasserie, d'ailleurs, comporte plusieurs sections et plusieurs bâtiments répartis sur des centaines de mètres carrés. Les Urbex, c'est gigantesque, hein. Parfois, les bâtiments principaux se trouvent du côté droit de la voie ferrée, alors que la partie brasserie où sont fabriquées les bouteilles se trouve sur le côté gauche. Bref, lors de leur première exploration, ils ont visité la partie gauche, donc, de la partie brasserie, avec la distillerie et tout ce qui touche à l'alcool. C'était cool, il y avait un peu de graffiti, pas de sécurité, et honnêtement, rien de bien effrayant.
Donc, on a essayé d'entrer dans le bâtiment principal situé de l'autre côté des rails. On a emprunté au moins trois ou quatre ponts et tunnels couverts, mais ils étaient tous fermés et impraticables. Donc, on est finalement rentrés chez nous, en restant quand même un peu sur notre fin. Mais quelques mois plus tard, je suis tombé par hasard sur un article en ligne qui montrait des photos de l'intérieur des bâtiments principaux. Bref, c'était beaucoup plus grand que ce qu'ils avaient imaginé de l'extérieur. Et à ce moment-là, il est hors de question de ne pas retourner pour Carter. En fait, il a énormément insisté auprès de ses potes, mais au final, ben, un seul était vraiment motivé pour y aller avec lui, ce qui est toujours mieux que d'y aller seul. Bref, le jour venu, ils arrivent sur place alors que le soleil est en train de se lever. Et effectivement, les lieux ont changé. Il y a présent une ouverture pour rentrer dans le bâtiment principal. Là, Carter entre donc dedans avec son pote, et il décrit ça comme incroyable. En fait, c'est gigantesque, encore mieux que sur les photos. Et il peut ressentir une sorte d'aura qu'il ne saurait trop expliquer.
Là, le duo commence à parcourir les lieux, mais au bout d'une demi-heure, il commence à se sentir un peu mal à l'aise, mais pour aucune raison rationnelle. Et ce sentiment a d'ailleurs été exacerbé quand ils sont arrivés au 4ème étage, dans une énorme pièce bizarrement en très bon état. Il y a de la moquette, de la belle peinture au mur, et aucun graffiti. Et de l'autre côté de la pièce, une petite porte qu'on a décidé d'ouvrir pour voir où ça mène. Une fois ouverte, on se retrouve dans un couloir très sombre, rempli de réservoirs de stockage massifs des deux côtés du couloir. Moi, je fais quelques pas dans le couloir et je m'arrête d'un coup, stoppé dans mon élan par une musique sifflante qui résonne en écho. En fait, ils le disent, c'est un sifflement qui est trop complexe et irrégulier pour que ce soit un cri d'oiseau ou d'un autre animal, mais il est impossible de comprendre d'où ça vient à cause de l'écho.
Là, Carter se retourne pour demander à son pote s'il a entendu ça, et il le voit alors avec les yeux ronds comme des soucoupes, complètement choqué. Donc, clairement, il a entendu ça. Alors, ça peut sembler stupide, mais ils ont tous les deux ressenti le besoin de continuer leur exploration, de parcourir ce couloir et de comprendre, bah, d'où vient le bruit quoi. Après, c'est qu'un bruit, hein, ça va pas les tuer a priori. Et à ce moment-là, bah, du coup, la curiosité l'emporte sur l'appréhension, et donc, il continue d'explorer.
Là, avec son pote, Carter continue d'explorer tout ça pendant deux bonnes heures, tellement c'est immense, tellement il y a de pièces. Et ils arrivent finalement dans le dernier bâtiment de la propriété, en passant par une sorte de tunnel souterrain. Et ça, c'est le seul endroit qu'ils n'ont pas encore exploré, et c'est là que ça va monter d'un cran. En fait, Carter voit de plus en plus de vêtements sur le sol, et il se dit que, bah, du coup, il y a sans doute des sans-abris qui vivent là dans ce bâtiment. Alors, là, cette nouvelle zone est en très bon état, ça a dû être construit plus récemment, et d'ailleurs, elle est un peu plus éloignée de l'entrée du complexe de la brasserie. Alors que j'arrive au bout du couloir, il y a une odeur très spécifique qui m'a frappé : celle de la fumée de cigarettes. Mais pas l'odeur des résidus de cigarettes qui peuvent être incrustés dans les murs ou dans les tapis. Non, non, l'odeur d'une cigarette qui vient d'être fumée. Sans trop de surprise, ça commence à me foutre la trouille, parce que je comprends qu'une potentielle rencontre est disponible à tout moment au détour d'un couloir. Mais encore une fois, comme si je voulais pas apprendre de mes erreurs, j'ai voulu avancer, car on était quasiment au bout de l'exploration, et ça faisait des mois que j'attendais ça.
Là, Carter et son pote changent alors d'étage, mais il a l'impression de sentir une présence sans pouvoir l'expliquer. Il passe alors la tête dans une pièce et il voit une pile de fringues et des chaussures au sol. Et sur le bureau, dans un coin, bah, il voit de la nourriture, mais pas de la nourriture qui a pourri, hein, plus de la nourriture qui a été ouverte dans la journée, sans doute. Sauf que, il y a personne dans la pièce. Là, bah, Carter commence pour autant à entendre un léger bruit de pas, sans savoir d'où ça vient. En fait, cette fois-ci, c'est la goutte d'eau de trop, et avec son pote, il se dit qu'il faut partir d'ici pour de bon, parce que il y a quand même un peu trop de red flags là. Le duo alors s'empresse de trouver un chemin pour sortir de là le plus vite possible. D'ailleurs, ben, en sortant, il continue de voir de plus en plus de nourriture à droite à gauche, toujours des trucs très récents qui ne sont pas moisis.
Il finit par sortir, et tout se passe bien, on va dire, parce que il termine en disant qu'il a beaucoup aimé cette exploration, et honnêtement, c'est quand même le meilleur qu'il ait fait. Mais clairement, il jure qu'il ne remettra plus jamais les pieds là-bas. Car, il a l'impression d'avoir échappé à quelque chose, sans savoir quoi exactement, et il n'a pas envie de le savoir. En tout cas, avec le recul, même si l'endroit était incroyable, comme il le dit, il ne pense pas que le jeu en valait la chandelle.
Concernant notre deuxième histoire, là, tout se jouera encore un peu plus sur le visuel. Alors, il y aura pas de bruit bizarre ou quoi que ce soit, mais ça ne rendra pas la chose moins flippante, bien au contraire.
Histoire nous est partagée par un certain Dirty Buzz, qu'on a décidé d'appeler Dylan. Et lui, son Urbex avec ses potes s'est déroulé au milieu des années 2010, alors qu'il avait 17 ans. Là, pendant ses vacances scolaires, lui et ses amis debex, comme il les appelle, se promenaient à vélo à la recherche d'endroits sympas à explorer. Et ce jour-là, bah, il jette leur dévolu sur une partie de la forêt qui abritait par le passé plusieurs installations en tout genre. Et c'est au détour du virage que Dylan et ses potes tombent dans une espèce d'entrée à même la roche. Et là, ils comprennent rapido, bah, en connaissant les lieux, que c'est l'entrée d'une ancienne carrière de ciment abandonnée. On décide alors de rentrer et de faire une exploration assez sommaire, car on a rapidement compris qu'il nous faudrait plus de matos pour aller plus loin, comme des lampes torches, mais surtout des masques.
Environ une semaine plus tard, donc, deux d'entre nous sommes revenus avec l'équipement adéquat et un appareil photo pour voir ce que nous pouvions trouver dans cette mine. On découvre alors une sorte de tunnel, sans doute le seul endroit pour descendre sous terre. C'est en réalité assez large, genre de quoi faire passer une voiture, quoi. Voilà, c'est l'heure pour eux de pénétrer plus profondément là-dedans. Et après quelques minutes de marche en pente, il tombe sur une espèce d'énorme grotte. Là, il y a des machines à foison, des anciens équipements rouillés, et plein d'autres trucs qui avaient dû servir à extraire du ciment. Alors, visiblement, en fermant cette mine, personne ne s'est dit que ça pourrait être intelligent de remonter tout ce matos. Bref, le groupe continue son exploration en faisant bien attention de pas se perdre, car quand même, ça ressemble mine de rien à un labyrinthe, quoi.
Sur les différents murs, Dylan voit toutes sortes de graffitis divers et variés, comme "Jordan était là", mais il y a également des initiales, des dates, des trucs plus ou moins douteux, des dessins de bite, mais également des "trois G". Bref, ça se faisait plaisir. Alors, à ce stade, la lumière du jour a disparu depuis quand même longtemps, et seule leur lampe torche leur permet de voir quelque chose. Par contre, l'air est tellement chargé de poussière que la lumière de leur vieille lampe de poche n'éclaire pas très, très loin, à seulement quelques mètres devant, vous voyez. On est également bien content d'avoir emporté beaucoup de masques pour pas se remplir les poumons de cette espèce de poussière ambiante. On décide aussi d'utiliser nos espèces de bâtons lumineux, F son petit pousser, car ça commence vraiment à être compliqué de se situer.
Le problème, c'est qu'après quelques mètres parcourus, leur faible lumière s'estompe aussi dans la poussière. C'est à ce moment-là qu'une dispute éclate entre nous. La moitié du groupe commence à trouver ça trop flippant, voire dangereux, et l'autre moitié, dont je fais partie, veut absolument continuer. Alors, après argumentation, tous ensemble, il décide quand même de tous rester unis, mais surtout de continuer l'exploration. Et du coup, ils essaient de garder leur sang-froid, mais il y a quand même une petite panique qui s'installe dans le groupe.
Puis Dylan et ses potes continuent leur progression dans la mine, dans un silence un peu glaçant. Là, ils n'entendent rien d'autre que leur propre mouvement et le goutte-à-goutte régulier de l'eau provenant de quelque part au fond de la grotte. Là, bah, Dylan l'avoue, hein, à ce moment-là, ils sont tous assez effrayés, mais il a l'impression que personne ne veut vraiment l'avouer aux autres. Et c'est bien sûr à ce moment-là qu'il tombe sur quelque chose qui va autant les intriguer que les faire flipper, parce qu'ils sont à ce moment-là nez à nez avec un nouveau tunnel creusé dans la roche. Sauf que là, il est en hauteur, donc il faut escalader ce qu'ils peuvent pour pouvoir l'atteindre.
Alors, c'est un tunnel dont l'entrée est couverte de graffitis. Là, vous le voyez derrière moi, en fait, c'est la photo qu'ils ont donnée, c'est la photo. Alors, autant dans la pièce de tout à l'heure, c'était pas déconnant d'avoir des graffitis, mais autant là, c'est quand même un peu bizarre. Pourquoi ici, quoi ? En tout cas, bah, Dylan et ses potes n'étaient pas les seuls à faire un petit Urbex là. Mais le problème, c'est que le champ lexical auquel appartient ce tunnel n'est pas hyper rassurant. Je vous fais la traduction, mais on voit écrit : "souffrance, douleur, fléau, maladie, dit enfer". Voilà, c'est ce qui est écrit.
Alors, bien évidemment, et c'est sans doute poussé par l'adrénaline, le groupe a décidé de s'engouffrer dans ce tunnel pour continuer son exploration. Et j'en aurais fait tout autant, c'est important d'aller au bout des choses, enfin, je suppose. Alors, c'est un tunnel qui est quand même très étroit, très petit, et donc, ils doivent ramper. On finit par déboucher sur une étrange chambre à moitié inondée. Il y a d'énormes pierres autour d'une mare, sur lesquelles se trouvent des bougies consumées. Partout, j'ai pas compté, mais je pense honnêtement qu'il y en a des centaines. J'ai alors levé les yeux et j'ai vu qu'il y avait de nouveau graffitis, cette fois-ci, de sortes de monstres effrayants. Et l'entrée par laquelle on était arrivé représentait une énorme bouche. Dylan nous avoue quand même qu'en regardant de plus près, la couleur rouge au mur ressemble quand même un peu à du sang, mais il n'en est pas certain. Pourtant, en réfléchissant, il se demande à quoi pouvait servir cet endroit : un endroit pour des rituels bizarres effectués par des satanistes de la région ? Un canular, peut-être plus vrai que nature, élaboré par une bande de gamins ?
On a voulu chercher un peu plus d'indices, mais honnêtement, on commençait à être à court d'adrénaline, si on peut dire. On a surtout commencé à beaucoup trop cogiter. Pris de panique, on retourne alors vite dans le tunnel et on rampe hors de ce trou de l'enfer. Bon, de retour sur le chemin principal, ils ont méchamment accéléré le pas et sont assez miraculeusement arrivés à retrouver leur chemin dans cette pénombre, quoi, pour pas dire dans le noir complet, parce que les lampes torches, c'était pas ouf. Et du coup, après avoir couru pendant pas mal de minutes, ils ont enfin revu la lumière du jour au loin, leur faisant clairement pousser un ouf de soulagement.
Là, Dylan termine son témoignage en disant qu'il n'a jamais compris à quoi servait cette mystérieuse caverne, ce lieu bizarre abandonné qu'il a trouvé au fond. Même en faisant des recherches sur l'endroit, il y avait rien, tout était énigmatique. D'ailleurs, il nous dit qu'au final, c'est peut-être pas si mal de ne pas avoir trouvé de réponse, peut-être mieux comme ça. Alors, bon, ils n'ont pas entendu des cris de monstres, ni trouvé des membres d'une secte perdue. Non, mais le simple fait de mettre la main sur cette pièce enfouie dans une vieille mine abandonnée, ça a clairement suffi à les effrayer, lui et ses potes, voire même en traumatiser un peu certains, tel qu'il nous le dit à la fin de son témoignage.
Enfin, bref, pour notre dernière histoire, on part dans l'un des endroits les plus prisés de l'Urbex, où généralement, on n'a pas envie de faire trop de rencontres. Alors, pour cette histoire là, on n'a pas d'information concernant le témoignant qui a fait ça de manière anonyme, donc, on l'appellera Olaf, quoi. Pourquoi, je ne sais pas. Et Olaf commence en disant qu'il existe un ancien asile sur la côte Est des États-Unis, dont il taiera le nom, mais qui est très, très connu sur Internet et particulièrement sur Reddit. Lui, habitant cette zone aux États-Unis, Olaf a fini par trouver l'endroit et il y est allé plus d'une quinzaine de fois d'ailleurs sur les dernières années. D'ailleurs, il explique que c'était assez marrant, puisque à chacune de ses visites, il trouvait quelque chose de nouveau, tellement en fait, le complexe était étendu et massif. Mais par contre, il y a une chose qui n'a jamais été mentionnée dans les différents témoignages et qu'il n'avait jamais vu jusqu'ici. Et cette fois-là, qui nous intéresse, il est tombé, à peu près, comment mais sur un labyrinthe de tunnels sous le complexe qui relie chaque bâtiment.
Alors, c'est un réseau souterrain de tunnels pour la vapeur, l'eau, les égouts, l'électricité, et il pouvait, bah, se balader là-dedans debout, sans difficulté. En me baladant, je comprends alors que chaque partie du complexe de l'asile est reliée à ces souterrains via des trappes, et que si on va assez loin dans le tunnel, il y a même une trappe qui mène au petit bois qui borde l'île. Et petite précision, j'ai l'habitude de partir en Urbex tout seul, ce qui est complètement con, je l'avoue, car en cas d'accident grave dans une zone où le réseau téléphonique ne passe pas, c'est fini. Bref, des infos qu'il a pu rassembler, bah, ce complexe a été abandonné il y a maintenant plus de 30 ans. Comment vous dire, mais les tunnels sont dans un état catastrophique, certaines parties sont à moitié inondées, il y a des fuites d'eau partout, et surtout, il entend constamment les échos de ses propres mouvements et de ses propres pas, ce qui est assez flippant. Là, le fond est noir, juste pour vous dire que vraiment, il fait très, très sombre, et même avec une lampe torche très puissante, c'est pas évident.
Bref, Olaf décide de suivre le tunnel qui mène au bâtiment dédié au traitement de l'eau de tout le complexe. Et donc, il explore assez tranquillement les lieux. Mais au fur et à mesure qu'il évolue dans une partie du tunnel, il monte un peu plus en pression, et il met tous ses sens en éveil pour distinguer des trucs à droite à gauche, que ce soit des sons ou des objets. Et au bout de ce tunnel, il entre dans une grande pièce où se situent deux réservoirs d'eau de plus de 5 mètres de haut. Alors, il est fasciné par tout ça, et il ne remarque pas les quelques centimètres de boue assez dégueux au niveau du sol, jusqu'à ce qu'il entende quand même le "pck pck" de sa pas. Du coup, j'essaie d'observer la pièce comme je peux pour voir s'il y a quelque chose. Mais d'un coup, à sans doute 10 mètres, enfin, je sais pas, c'est difficile de d'estimer avec l'écho, j'entends ce bruit de "pck pck" de l'autre bout de la pièce. Et comme je suis immobile, je sais que ça vient pas de moi. J'éclaire la pièce avec ma lampe de poche et je vois rien, mais j'entends encore ces races de pas mouillés dans la boue.
Tout à coup, j'éclaire un objet de forme humaine qui est noir, enfin, totalement noir. Il n'y a pas de différence d'ombre ou quoi que ce soit, on dirait juste une ombre sur le mur de béton. Olaf ne comprend pas ce qu'il est en train de fixer au niveau du mur. Est-ce que c'est vraiment quelqu'un ? Pourquoi une personne, en fait, s'habillerait tout en noir juste pour explorer les souterrains ? Et pourquoi ne bouge-t-elle pas lorsqu'elle est devant lui ? Bon, il fait un demi-tour instantané après s'être posé beaucoup trop de questions. Et là, il se met alors à courir sans savoir vraiment où il va. Il glisse d'ailleurs une fois par terre, puis deux, puis trois, puis il s'arrête de compter, puisque ses jambes n'arrivent pas à le tenir. Il s'explose d'ailleurs le poignet en se rattrapant mal, et surtout, il s'ouvre le genou sur, il ne sait quel truc par terre, mais il craint vraiment pour sa vie.
Donc, il passe par-dessus ses douleurs. D'ailleurs, si vous avez vu le film "28 semaines plus tard", bah, il a un peu l'impression de rejouer la scène du métro. J'avais surtout l'impression de vivre un cauchemar éveillé. Je n'ai jamais été aussi terrifié de toute ma vie. Je ne me suis même pas retourné une seule fois, et j'ai le cœur qui bat si fort que j'entends que ça. Donc, j'ai aucune idée de s'il y a quelqu'un derrière moi. En fait, en réalité, il n'a pas de raison rationnelle à ce qu'on le suive, et c'est ce qu'il est en train de se dire alors qu'il est en train de courir. Et puis, il y a de fortes chances que, bah, la silhouette noire qu'il a vu de l'autre côté, c'était un explorateur comme lui, qui a pris peur et qui s'est barré dans son sens à lui, enfin, dans le sens opposé.
Malgré tout, il continue à se barrer. Et alors qu'il sort dehors, il s'arrête pour de bon pour reprendre sa respiration et se calmer. Et il réalise enfin qu'à ce moment-là, il n'a pas été suivi. Après, peut-être que l'autre personne s'est juste cachée là où elle était quand elle a vu Olaf. Juste, elle était un peu pétrifiée par sa lampe torche. Difficile de savoir. Mais en même temps, il n'en est pas sûr. Qu'est-ce que c'était cette silhouette noire ? Donc, pour se rationner, il se disait que c'était sans doute un autre explorateur, et que lui aussi, il a pris peur, ou que, on ne sait quoi. Mais en vérité, il en a aucune idée.
Et s'il y a une leçon à tirer, peut-être de cette histoire, elle peut se résumer en une seule phrase : n'entrez pas dans d'étranges tunnels souterrains accessibles par des portes cachées sous des asiles abandonnés. Et si vraiment vous le faites, prenez plus qu'une vieille lampe torche, et surtout, n'y allez pas tout seul.
Bien, en tout cas, j'espère que ces histoires vous auront plu et qu'elles ne vous auront pas trop refroidi si vous pratiquez vous-même l'Urbex. C'est une pratique assez sympa, que quand même, moyenne, moyenne au niveau de la législation, du droit et tout, mais ça peut se faire à tout moment de la journée. Moi, je l'ai jamais fait le soir, c'était plutôt en pleine journée. Avant, j'habitais à Grenoble, il y a différents spots, de toute façon, il y en a partout. Je me souviens, il y avait une ancienne université abandonnée, une ancienne cimenterie abandonnée qui était immense, un ancien château. Ouais, enfin, en tout cas, n'hésitez pas à témoigner sur les expériences d'Urbex sympas que vous avez fait de votre côté. Et nous, on se retrouve, bah, écoutez, pour une prochaine vidéo. Et sur ce, je vous dis bonne nuit.