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''L' amour vache États Unis - Russie'' par Emmanuel Todd au Dialogue Franco Russe

Dialogue F-R1:21:18

Transcription

[Musique]

[Applaudissements]

[Applaudissements]

Fait pas bon.

[Musique]

Je suis très ému aujourd'hui et honoré, comme il y a trois ans, d'accueillir ici Model Town.

Redire le plan campus, il y a trois ans, on a parlé de l'ouvrage qui s'appelle "Courant sur nous".

Il s'agit de l'histoire de différents pays, notamment de l'air aussi.

Et je cite une réalité : la Russie restait le seul élément d'équilibre capable d'empêcher que l'Amérique, ivre de sa victoire, ne commence à se pincer le maître du monde.

Je pense que ce soit justement, on va parler entre autres à Mars à la suite.

C'est très bien construit.

Est-ce que les États-Unis se sentent toujours les maîtres du monde ?

Je ne sais pas si je dois vous présenter Manuel, je devrais quand même puisque c'est la tradition.

C'est un trop Pologne, démographe, historien et prospectiviste.

Ça, c'est très intéressant.

Sauf qu'on va voir comment vous allez trop proches les dernières relations russo-américano-françaises.

Et c'est quand même un homme qui a prédit la chute finale, la chute de l'Union soviétique.

Enfin, c'est bien aujourd'hui, justement aujourd'hui, on soit à de Langourla.

Quelqu'un qui va nous dire toute la vérité à Franco-Russe.

Mais je dis "faites un chorus" ce jour puisque nous serons dire le Franco-Russe, nommé plutôt russo-américaines.

Le titre a été choisi par Emmanuel Todd : "L'amour vache".

Alors, parlez-nous de ce couple États-Unis-Russie.

Mais je vous remercie d'être tous là.

Je vais avoir l'air un peu égaré parce que j'ai passé la semaine à faire des gardes d'enfants de mes petits-enfants, car j'ai beaucoup de petits-enfants.

Donc, je suis un peu surpris de revenir dans le monde normal.

Alors, et j'ai une difficulté supplémentaire, c'est que d'habitude, quand on fait deux conférences, c'est reprendre du travail terminé depuis longtemps, un livre par exemple.

La conférence précédente que j'avais faite ici était quand même tirée d'un livre.

Là, en fait, pas du tout.

J'ai vraiment travaillé pour ce soir.

Je gère tout, j'ai commencé à perdre la géopolitique.

Et donc, je vais faire une conférence qui est plutôt dans l'esprit séminaire de recherche où je ne suis pas sûr de ce que je dis.

Ce sont des hypothèses à vérifier, ça risque d'être mal construit et foireux.

Et donc, je vous prie de m'excuser d'avance.

Alors, quand je dis séminaire de recherche, c'est parce que vraiment je me suis reposé la question du ressentiment occidental en général contre la Russie, qui est un sujet général.

On pourrait parler de la russophobie française, de la russophobie anglaise, de la russophobie suédoise, que je trouve la plus intéressante en Europe actuellement.

Lassé de la russophobie américaine, qui n'est peut-être pas la plus intéressante, mais qui est quand même la plus importante sur le plan stratégique.

Et dans une optique nouvelle, parce qu'avant, quand j'en parlais, c'était plutôt conduit, j'étais paralysé par un sentiment d'indignation.

J'ai fait une grande carrière anticommuniste quand même.

Puis je suis entré dans le métier en prédisant l'effondrement du système soviétique.

Mais je trouve que ce qui a été fait à la Russie après les fondements paisibles du communisme et la rétraction de puissance considérable de la Russie était simplement indigne moralement.

Mais l'indignation morale, ce n'est pas terrible pour faire de l'analyse.

Ça peut donner des résultats intéressants sur le plan moral, mais c'est un peu handicapant pour l'analyse.

Là, je trouve que le moment est venu, et un bon moment pour faire de la liste.

Parce qu'en termes de solidité intérieure et stratégiques, la Russie est revenue à l'équilibre.

C'est absolument clair que les Russes n'ont plus peur des Américains.

C'est ce qu'on a vu en Syrie.

Et donc, la Russie n'a plus besoin d'être aidée ici.

Et l'indignation ne sert plus à rien.

Donc, c'est des meilleures conditions pour réfléchir à ce problème de la question du ressentiment américain pour la Russie.

Alors, c'est la question du retrait des sondages Gallup de 1989, pas bonne opinion de l'URSS.

Donc, nous sortons de 60 ans de communisme totalitaire.

Bonnes opinions : 62% bonne opinion de la Russie en 2021.

Il y a quand même des élections, ce n'est pas parfait, mais il y a plus de 22% de bonne opinion.

Donc, je dirais que cette simple trajectoire est quelque chose de tout à fait étonnant.

Et le nœud est toujours là.

Donc, l'une des autres conditions qui fait que c'est intéressant de réfléchir maintenant sur la Russie, plutôt que sur la russophobie, c'est que parler de la russophobie, ça n'est pas parler de la Russie elle-même.

Mais là, ça devient vraiment intéressant parce que pour les Américains eux-mêmes, la vraie menace stratégique, c'est la Chine.

Je dirais qu'on pourrait s'imaginer que immédiatement le réflexe américain face à la montée en puissance de la Chine soit de refaire à l'envers ce qu'ils avaient fait, ce qu'ils avaient fait Nixon et Kissinger en s'associant à la Chine dans les années 70.

Mais peut-être ça viendra d'ailleurs, je ne sais pas, mais ce n'est pas du tout un réflexe naturel.

Alors que c'est presque, c'est même pas du niveau de parties d'échecs pour grands débutants.

Et pourtant, je sors Jay Lula dans les recherches actuelles.

Il y a un très bon bouquin de Steven World, qui hélas est un géopoliticien américain intelligent, qui décrit super bien la stupidité de l'establishment géopolitique américain.

Ça m'a fait très peur parce que j'ai découvert, en fait, désolé, je me suis plutôt consacré à la mise en boîte de notre establishment.

Je perçois plus directement la bêtise de nos dirigeants, nous en France.

Mais l'establishment de géopolitique américain, c'est une sorte de Bernard-Henri Lévy collectif sur le plan intellectuel.

C'est extraordinaire, et c'est ce que montrent si finement notre comment des types qui se sont toujours trompés ne sont jamais rectifiés.

Et lui est partisan de ce qu'il appelle, il veut plus d'interventions directes des États-Unis.

Les partisans de Duhour Short Blanc, c'était de trouver des alliés pour équilibrer.

Et c'est dans cette logique qu'il dit que l'Amérique doit intervenir.

Et dans ce livre, il va me dire par exemple qu'on pourrait être plus sympas avec l'Iran, ça serait un premier pas.

Et donc, ce type est capable de penser un renversement d'attitude envers l'Iran pour faire contrepoids à la Chine, mais pas à la Russie.

J'ai essayé de lui écrire pour lui demander pourquoi, mais je n'ai pas eu de réponse.

Voilà, donc c'est vraiment quelque chose de, je dirais, de tout à fait étonnant.

D'autant plus que c'est tellement facile de regarder autrement la Russie.

Ça aussi, c'est un grand choc dans ses recherches.

Moi, toute ma réputation est fondée de façon tout à fait légitime sur un coup d'œil que j'ai eu sur le taux de mortalité infantile soviétique entre 1971 et 1974.

J'étais tout gamin, j'avais 25 ans, j'avais vu que j'aurais un peu démographe.

Et j'avais vu le taux remonter entre ces deux dates de 22,9 à 27,9 pour mille.

Est-ce que tu es tout à fait extraordinaire ?

Et ce qui permettait de dire, mais il n'est pas vrai que la Russie, ou l'URSS plutôt, continue de progresser, quoique à un rythme plus lent, ce que disaient les rapports de la CIA.

Cette élévation du taux de mortalité infantile, qui mesure le destin des individus les plus fragiles dans une société, est vraiment très significatif.

J'avais réussi à convaincre la CIA quand même.

Deux journalistes de la sélection du Reader's Digest étaient venus pour savoir quelles étaient mes sources.

Je n'avais pas d'autres, peu de temps après, les Américains ont lancé des études sur la mortalité infantile soviétique, ce dont je suis très fier.

On entrait dans la carrière de l'espionnage.

Voilà, alors bon, ça a marché, c'est un indicateur important et fiable.

Bon, alors maintenant, on a le contraire.

C'est qu'à l'époque, on avait des gens qui surestimaient la prospérité soviétique, même à l'Ouest.

Maintenant, je ne sais pas si vous avez vu hier dans Le Monde, c'est affreux, le niveau de vie qui baisse.

On réussit, c'est terrible, quelques indicateurs, etc.

Et pas beaucoup de choses en papier, un très gros papier de Beauvoir Vitkine, je crois.

Qu'est-ce qui se passe ?

Si on regarde ce qu'est devenu le taux de mortalité infantile russe, enfin, on peut continuer à suivre le même indicateur.

Donc, en 1990, il avait recommencé un petit peu à baisser, il était encore à 18,4 pour 1000 habitants en Russie.

Maintenant, en 2019, il est tombé à 4,9.

À 4,9, c'est moins bien que la France, 3,5.

C'est moins bien que la Suède et le Japon, qui sont les plus bas du monde, qui sont à 1,9.

Mais c'est moins que le taux de mortalité infantile américain.

Maintenant, c'était que sur cet indicateur central.

Si on prend simplement le destin des enfants nouveaux-nés dans leurs premières années, les États-Unis sont désormais en retard sur la Russie, sur la Biélorussie.

Je ne vous dis pas parce qu'eux sont à 2,7.

Ici, la France est en retard sur la Biélorussie.

Vous voyez, ce sont des indicateurs très simples.

Et si ça a marché dans les années 70, pourquoi ça ne marcherait pas maintenant ?

Alors, il y a un autre, je vous soumets ça, donc en fait pas pour ça, mais pour dire, c'est tout à fait étonnant la persistance d'un discours négatif sur la Russie alors qu'il est si facile de sortir des évolutions positives spectaculaires, y compris maintenant dans les années les plus récentes.

Alors là, je vais vous mettre, je voulais, c'est avec ma perplexité principale du moment.

Autre question démographique, l'un des autres indicateurs que j'avais utilisés pour écrire "La chute finale", qui est l'évolution du taux de suicide.

Alors, je n'avais pas eu directement à l'époque, j'avais fait une estimation par la surmortalité masculine, puisque les hommes se suicident plus que les femmes, etc.

Il a su remonter des bascules, c'était très, très élevé en Russie.

Et le reste, en fait, si on prend les séries de l'Organisation mondiale de la santé, dont je ne sais pas d'où elles viennent, on peut conserver l'idée d'un taux de suicide de la Russie assez élevé.

Mais si on prend les données qu'on trouve de l'OCDE, dont j'ai vérifié qu'elles viennent de la statistique russe elle-même, le taux de suicide russe serait tombé à 11,5 et serait lui aussi inférieur au taux américain, qui a monté parce que l'Amérique va très mal.

L'Amérique sera à 14,5.

Mais je donne cinq ans, Mathieu de recherche, si quelques-uns des réponses, il faut me le dire.

Personnellement, je ne vois pas d'où viennent les chiffres de l'OMS, puisque je suis allé chercher dans l'annuaire, dans la version anglaise de l'annuaire statistique russe, ces séries.

Je veux dire, si les Russes n'ont pas trafiqué leurs statistiques de suicide à l'époque soviétique, sûrement pas trop, comment elles le seraient maintenant ?

Ou alors vraiment, le monde perd son sens, y compris pour les démographes.

Alors, cette évolution, c'est vraiment très frappante quand on voit ce qu'est l'évolution de la mortalité aux États-Unis.

Ça, c'est très important parce que les choses que je vais dire, ce sont les rapports américano-russes.

Supposons qu'on soit capable de penser les deux pays de façon assez symétrique, au même niveau de critiques, en fait.

Et donc là, je sors de la lecture d'un très bon livre.

C'est un gosse, dit-on, des prix Nobel d'économie, qui s'appelle "Death of Despair".

Le futur, mais avec une 14 ans, et qui parle en fait de l'augmentation de la mortalité des blancs de 45 à 54 ans aux États-Unis.

Une augmentation de mortalité qui aboutit pour à l'échec collectif pour les États-Unis à des baisses d'espérance de vie.

Et qui s'explique par la hausse des suicides, des morts par empoisonnement, par excès d'utilisation d'opioïdes et d'alcoolisme.

Et des morts qui, en fait, reflètent la destruction de la classe ouvrière américaine.

Pas ça, ça s'étale sur toutes les années 2000.

Et on ne sait pas si c'est fini.

Et je n'ai pas tellement, je ne sais pas trop, en fait.

C'est quand même une évolution, fera monter.

Et ses six volets, j'ai sorti ces chiffres fondamentalement pour poser mon problème et pour poser la question de comment est-ce qu'on peut être confrontés à des évolutions aussi positives de stabilité du système social russe, alors que tout ce qu'on dit sur l'économie, etc., et d'évolution aussi négative des États-Unis.

Et comment est-ce qu'on peut continuer dans ce délire russophobe sans se poser de questions ?

Parce qu'il faut bien voir que si ces tendances se confirment, ça veut dire que le modèle social russe est en train de se rapprocher du modèle européen et que les États-Unis sont en train de s'éloigner du modèle européen de l'Ouest.

Donc, en fait, si ces tendances se confirment, on va vraiment vers une révision des attitudes traditionnelles assez radicales.

Parce que le jour du jugement dernier vient toujours.

La chute finale, président dans cet essai sur la décomposition de la sphère soviétique, a eu lieu.

Voilà, alors ce que je vais faire maintenant, ça va être le thème de cette...

Je vais présenter une thèse qui vous paraîtra peut-être, je ne sais pas, se dédire, aventureuse, loufoque.

Où je n'ai rien pris, bien comme produit avant de venir.

Je veux dire, dans la perception commune des choses, il y a l'idée qu'il y a eu un affrontement Est-Ouest entre l'Union soviétique et les États-Unis.

Et au sortir de cet affrontement, l'Ouest, les États-Unis, ont gagné.

Et que le système social soviétique, russe, en son cœur, a implosé.

Et donc, l'idée générale, c'est qu'il y a eu un vainqueur et un vaincu. D'accord ?

Je n'ai pas dit des bêtises, c'est bien l'opinion commune.

Alors, je ne vais pas dire que la puissance militaire américaine ne s'est pas fantastiquement étendue une fois que l'Union soviétique a implosé.

Mais ce que je vais essayer de montrer, c'est qu'en fait, le système social américain a aussi implosé à cause de la concurrence soviétique.

Et que même l'implosion du système social américain a plutôt précédé celle du communisme.

Et que ce que nous voyons maintenant avec la hausse de la mortalité aux États-Unis est un effet différé de cette implosion du système social américain.

Mais qu'on n'a pas perçu parce qu'on a continué d'utiliser les mêmes mots pour désigner des choses différentes.

Alors, les mêmes mots, ça va être la démocratie libérale, ça va être le capitalisme et tout cet or de choses.

Voilà, j'ai posé le défi.

Alors, ce que je fais, c'est que je vais étudier, j'ai dit au petit séminaire, donc ce n'était pas une grosse exigence de cohérence ou de construction, surtout après mes gardes d'enfants.

Il faut s'adapter.

Et donc, je vais un peu regarder l'interaction des systèmes sociaux américains et russes depuis la guerre et essayer de suggérer que ce que je dis peut avoir un sens.

Et c'est assez technique.

Vous avez alors, je vais d'abord voir ces systèmes en opposition, ce qu'ils ont dans nos positions, on sent son propos logique.

Ensuite, je parlerai d'un parallélisme d'évolution avec un décalage dans le temps.

Ensuite, j'ai vu créer une complémentarité.

Et je terminerai par ce qui me semble être un processus de destruction mutuelle des deux systèmes.

Puis j'ai travaillé quand même autre chose que venir faire du service après-vente d'un bouquin.

Alors, l'opposition des deux systèmes, pour moi, qui suis anthropologue, comme Irina l'a rappelé, elle est extrêmement simple.

Parce que dans les catégories familiales, les systèmes anglo-américains et russes sont deux types opposés.

La famille traditionnelle anglo-américaine, c'est la famille, ce que j'appelle famille nucléaire absolue.

C'est depuis le XVIIe siècle au moins, proment avant, papa, maman, les enfants et rien d'autre.

Et sans règles d'égalité dans l'héritage, c'est ce qui distingue du modèle nucléaire français.

C'est un système très individualiste et qui nourrit l'individualisme du système social et qui explique toutes les qualités, le potentiel des systèmes anglo.

D'un quart, la flexibilité, le libéralisme politique et des choses comme ça.

Le système familial russe, c'est la famille communautaire.

C'est le père, les filles, par des paysans.

Je parle de la paysannerie, je ne parle pas de la suite.

C'est le père, ses fils.

Donc, c'est un système patrilinéaire.

Le caractère patrilinéaire se trouve toujours dans la façon dont on est nommé en Russie, en fait, dans un système de nomination.

Et puis les femmes et les diamants échangés comme des paquets entre des grandes familles paysannes.

Mais par rapport au système équivalent chinois, vietnamien ou serbe, toutes les régions qui ont produit du communisme, en fait, bizarrerie anthropologique, il y a un statut resté élevé des femmes malgré tout.

Donc, une tension dans le système, dans le système familial russe, qui est très patriarcal, autoritaire, égalitaire entre les frères, mais avec une position des femmes restée élevée.

Alors, en termes de valeurs, des entendus, c'est l'explosion, dans mon modèle, c'est l'explosion de ce système familial que j'appelle communautaire, pour nous simplifier la vie, qui explique l'émergence du communisme.

Parce que les valeurs fondamentales du communisme, si on les réduit, je ne suis pas spécialiste de l'idéologie dans le détail, l'analyse de l'idéologie, je la fais de façon boucherie, très simple : liberté sans égalité dans les systèmes anglo-américains, autorité, égalité dans le système russe.

Et projeté dans un moment de trouble et de décomposition sociale, ça va produire du communisme, un système totalitaire.

Et donc, le père de famille russe remplace, comme j'ai dû le dire la dernière fois, là je suis en mode routine sur la famille, ce n'est pas difficile pour moi.

Donc, on remplace l'autorité dans la famille par le parti, l'État.

Comme je dis rituellement, la succion soviétique, qui était le plus proche de l'état d'esprit de la famille, c'était le KGB, parce qu'il s'occupait des gens personnellement.

Voilà, donc on voit là, alors jusque dans les lits.

Mais je sais, j'avais été renseigné par une amie qui avait passé un stage de rue dans les années 70, à Divisé sur 10 à bord aux Neiges, qui était très, très surprise de retrouver d'être convoquée par le KGB, qui avait un rapport de son petit ami sur son comportement sexuel.

Oui, c'est ce que vous soit vous faisait allusion, CDSP séminaire, la complaisance, un léger.

Alors, vous voyez tout ce bruit, tout faire pour.

Et donc, il est évident que si on prend les systèmes anglo-américains, blancs américains d'une part, le système Bose ou pas, ils sont polis, remonte opposé.

Donc, une valeur commune, la valeur d'exogamie, de mariage à l'extérieur du groupe familial, et communes, et les distingue de la famille communautaire arabo-musulmane.

Et en fait, sans ça, c'est opposé.

Donc, par exemple, les Russes vont avoir en commun avec les Allemands la dimension autoritaire.

Les Français vont avoir en commun avec les Anglais la dimension libérale, des choses comme ça.

Mais vraiment, en termes de polarité, la liberté sans légalité et l'autorité avec l'égalité, on a effectivement deux systèmes opposés.

Il était vraiment bien fabriqué pour s'affronter, il n'y a pas de problème.

Donc, l'organisation du monde après 1945, nous, proposions d'anthropologues, est un très satisfaisant affrontement des deux, communistes contre libéralisme, en fait.

Alors, cela dit, si on commence d'entrée dans ce que j'essaie de faire, une sorte de logique systémique où on ne regarde plus les États-Unis seuls ou la Russie seule, mais les deux comme un système, on voit tout de suite qu'un monde comprenant un pôle communiste, autoritaire, égalitaire, et un pôle libéral, non égalitaire, est un monde équilibré.

Si on pense en termes, si ces deux systèmes sont en équilibre, la planète est équilibrée.

Donc là, on approche peut-être de ce que je verrai pas dans tout cela, partait suivante, mais jure de ce moment de bonheur d'équilibre qu'a été pour les deux systèmes sociaux l'essentiel de la guerre froide.

Alors, je continue, j'arrive à la rubrique parallélisme.

Non, non, je suis très content parce que d'habitude, c'est moi qui fais ces bruits.

Donc, c'est comme quand quelqu'un casse un verre, parce que lui, c'est moi qui casse les verres.

Voilà, parallélisme.

Alors là aussi, le parallélisme, ce serait celui de toutes les sociétés qui sont en développement.

Et c'est un parallélisme qui va être défini par l'évolution éducative dont mon modèle, les structures familiales, donne son ambiance, le rapport à l'égalité, à la liberté, ces choses-là.

Mais le mouvant, l'histoire, fondamentalement pour moi, c'est le mouvement d'éducation.

Je suis dans le petit que Condorcet, mouvement l'esprit humain.

Quelquefois, je me définis comme un néo-hégélien.

Statistiques, ce que je ne trouve pas ça, ne rigolez pas, mais dans des tabulations statistiques sur les taux d'alphabétisation.

Et donc, les deux pays ont traversé de façon décalée d'abord l'alphabétisation de masse.

L'alphabétisation, c'est important parce que c'est ce qui a créé le moment démocratique.

Sans ce l'alphabétisation de masse, avant même d'y arriver, c'est à ce moment où les sociétés ont senti que tout le monde allait être capable de lire et d'écrire.

Alors qu'on partait du Moyen Âge, une époque où seuls les prêtres savaient lire et écrire, même pas les nobles.

Dans mon souvenir, Charlemagne ne savait pas lire.

Et puis ensuite, les marchands, les artisans, à lire et écrire.

Et donc, tout d'un coup, cette chose qui passe est incroyable, se profile comme une possibilité.

Et c'est le moment où les sociétés sont capables de penser les hommes égaux, sont capables de penser en termes de citoyenneté.

Je suis le développement de l'alphabétisation universelle.

Je veux dire, ça fait partie des choses qui ont du bien, le suffrage, oui, c'est bien.

Bon, moi, j'ai passé ma vie dedans, donc, et d'ailleurs, je sais lire.

Donc voilà.

Et alors là, il y a décalage, puisque vers 1900, quand on voit les recensements, toute la population blanche américaine, masculine et féminine, est aussi d'ailleurs, est alphabétisée.

La Russie avait de ce point de vue-là un gros retard.

Mais si on regarde les recensements successifs, en partie le recensement de 1910, 197, on voit qu'avant même la révolution russe, la moitié des hommes jeunes, ça se mesure aussi par l'alphabétisation des conscrits, savaient lire en Russie.

C'est vrai que le communisme a systématisé, accéléré l'alphabétisation, surtout d'ailleurs en Asie centrale.

En fait, l'alphabétisation n'est pas quelque chose qui a été créée par le régime soviétique, c'est quelque chose qui a permis l'émergence du communisme.

Quand les gens, quand la moitié des gens savent lire et écrire, on a des révolutions.

Et puis on voit s'installer dans les divers systèmes l'idéologie Haddock.

C'est au moment où les gens savent lire et écrire aux États-Unis, une démocratie de type libéral égalitaire, d'une façon, je vais préciser, peut se mettre en place.

Et c'est au moment où les gens commencent à savoir lire et écrire qu'on a d'abord la révolution de 1917 et puis le rebond stalinien, comme une deuxième révolution à l'enseigne de la marche de la civilisation.

Alors là, j'ai dit ça, c'est très, très important pour la suite.

Il y a un mystère de la démocratie américaine qui est une démocratie réelle, mais qui a émergé certes dans des situations d'alphabétisation universelle, mais dans un système anthropologique et familial assez indifférent à la valeur d'égalité.

Et la valeur d'égalité, je ne suis pas le premier à le dire, je ne sais pas, mais peut-être ces mêmes dans chaque ville.

En fait, elle a été donnée aux États-Unis, si on peut dire, par le racisme.

C'est-à-dire que l'existence d'Indiens ou d'esclaves noirs a permis la définition d'une égalité blanche.

C'est absolument central.

Travailler sur les États-Unis, c'est travailler sur le racisme.

Je suis culturellement plutôt pro-américain.

La famille était réfugiée aux États-Unis pendant la guerre, du côté de mon père.

J'ai un nom dans nos grands-pères juifs viennois qui est mort à Los Angeles, où tout le monde a fini.

Lors de ce retour, toutes les branches de la famille ont fini par passer par Los Angeles, Hollywood, à diverses époques.

Donc, il ne faut surtout pas s'imaginer que je suis un peu, je vais devenir anti-américain.

Ça m'étonnerait, ce serait certainement pas un anti-américain banal.

Voilà, ce sera un anti-américain de l'intérieur des États-Unis.

Voilà, mais non, je déconne, ils sont quand même trop sympas.

Et le gouvernement américain, c'est autre chose.

Et donc, en fait, ce qui a rendu, je pense, la démocratie américaine possible, c'est la combinaison de l'alcoolisation de masse et de la désignation des Noirs comme portant la différence humaine.

On a appelé ça privilège blanc, rappelé la démocratie ethnique.

Mais il est tout, la suite de l'histoire des États-Unis montre que la démocratie américaine ne peut pas fonctionner correctement sans cette dimension raciale.

L'exclusion des Noirs, je vous demande d'accéder à la comtesse prix séminaire, parce que c'est trop rapide de dire ça comme ça.

Mais il y a une littérature, je ne sais pas, c'est des rayons des bibliothèques sur le sujet.

Je vous prie d'accepter l'idée que c'est quand même peut-être pas admis avec autant de force que je le dis là.

N'est-ce que personne n'oserait dire qu'il n'y a pas de rapport entre l'exclusion des Noirs par la grande époque et le sentiment d'égalité blanche maintenant.

Donc, c'est très important.

Donc, on a quand même différent.

C'est que l'on a une phase démocratique russe qui est un peu bizarre parce que cela prend la forme de l'émergence communiste et d'un système totalitaire, mais bien ancrée dans des valeurs égalitaires quand même au niveau familial.

Et puis, du côté américain, on a une phase démocratique qui est puissante, que les premières démocraties, mais une démocratie raciale, en fait.

Alors, ça a commencé, cette belle mécanique a commencé de ce tapage.

Et démocratique, je suis en train de dire que le communisme est l'apogée de la démocratie en Russie.

Je suis dans mes modèles, il faut être tolérant.

C'est plus compliqué, ce que je sois rendre ce soir devrait faire l'objet d'un livre de 300 pages que je n'écrirai pas.

En fait, vraiment, c'est un sujet pour 300 pages.

Moi, j'ai 70 ans, j'ai super pas le temps de faire de 300 pages sur ces sujets.

Alors, comment est-ce que ce système est ébranlé de façon parallèle et décalée ?

C'est quelque chose que j'ai analysé dans des tas de livres.

C'est que si l'alphabétisation universelle égalise et donne le sentiment à tous les habitants d'une société qu'ils ont quelque chose en commun, quel que soit leur niveau de richesse, quels que soient toutes les autres variables, eh bien, contrairement à ce qui était attendu, l'éducation supérieure, elle refera augmenter la société.

C'est-à-dire que l'éducation supérieure, maintenant, c'est quelque chose qui est complètement accepté, routine.

Mais que j'avais noté dans l'illusion économique français dans le 98, c'est-à-dire que sur l'effritement des valeurs égalitaires, l'émergence de politiques économiques inégalitaires est liée en Occident à la nouvelle stratification éducative.

Ça, maintenant, donc c'est un truc de routine dont, par exemple, je citais ce bouquin sur l'augmentation de la mortalité aux États-Unis, se livre la triste systématiquement l'évolution démographique selon le niveau de diplôme.

Et en fait, toute la hausse de la mortalité est encaissée par les gens qui n'ont pas de diplôme d'éducation supérieure.

Alors, les autres, il n'y a pas tellement de gains d'espérance de vie.

Mais c'est vraiment, c'est vraiment quelque chose d'accepté.

Donc, c'est très intéressant de voir à quel moment la proportion de jeunes d'une génération faisant des études supérieures a été suffisante pour, je dirais, effriter ou briser, commencer de briser le sentiment d'égalité.

Alors, comme GTA, je m'étais pris 50% d'alphabétiser pour les phénomènes révolutionnaires et d'entrer en démocratie à l'œil à la louche, avec l'expérience du chercheur qui a travaillé sur beaucoup de pays.

J'ai mis à 25% la proportion de jeunes ayant un diplôme d'enseignement supérieur.

Et l'atteinte de ce seuil de 25% et l'entrée en effritement de la démographie de la démocratie pour des raisons internes aux sociétés.

Et là, on va retrouver, mais déjà un peu raccourci, l'écart temporel entre les États-Unis et la Russie.

Donc, ça se passe aux États-Unis entre 1965 et 1970.

Et vous allez voir que la date, rue, c'est fantastique.

En fait, ça se passe, ce seuil de 25% a été franchi par la Russie entre 1985 et 1990.

Donc, si je dis que la hausse de la mortalité infantile est le symptôme d'une désagrégation du système soviétique, là, je dis, mais attention, ce qui explique la désintégration idéologique du communisme russe, c'est la stratification, peut-être c'est la stratification éducative qui est due au développement de l'éducation supérieure.

Je réutilise, rétention, jeu, comme on dit en cuisine, je réserve pour utilisation plus tard.

Alors maintenant, j'en viens à ce qui pour moi est le plus intéressant, le troisième point, cette analyse systémique ensemble de la Russie et des États-Unis, la complémentarité.

Et donc, là, j'en viens à Sedan B, ni de la guerre froide, première partie de ce moment où les deux adversaires exercent chacun sur l'autre une pression mutuelle bénéfique.

Dans un premier temps, je n'ai pas tellement parlé de la pression américaine sur la Russie, parce que comme la Russie était tapi en rattrapage, une bonne partie de ce qui marchait dans la planification, c'était simplement imiter ce qui avait été fait avant.

Donc, en fait, on n'a pas tellement à démontrer l'existence d'une influence américaine sur la Russie.

Une façon, le rattrapage des États-Unis ou l'Occident capitaliste était l'objectif officiel de l'Union soviétique.

Ce qui m'intéresse le plus ici, c'est la pression que l'Union soviétique et le communisme ont exercée, d'abord, je veux dire, de façon bénéfique entre 1950 et 1970 sur les États-Unis, en vérité, surtout l'Occident.

Et ça, ça a été dit ailleurs et autrement, mais c'est adéquat à cette pression.

C'est que la concurrence soviétique ou communiste, ou socialiste, vous appelez ça comme vous voulez, a obligé le capitalisme à se civiliser.

C'est-à-dire, l'État social merveilleux d'après-guerre, le New Deal de Roosevelt, repris et embellissant, après la guerre, c'est simplement, c'est la réponse à la concurrence du communisme.

Il n'était pas pensable de faire un capitalisme ultralibéral débile comme au XIXe siècle ou au début du XXe.

L'Union soviétique existante ayant des taux de croissance impressionnants et en voyant des fusées dans l'espace, tout ce genre de choses.

Donc, il faut bien, on s'est éloigné de ça, mais il faut se rendre compte que le communisme russe a exercé, j'aimerais, c'est le paradoxe ultime du communisme russe, qui était quand même assez dur pour les Russes, mais quand même, je ne rentre pas dans les détails.

Mais c'est que pour loin, ça a été tout bénéfique.

C'est extraordinaire parce que ça a permis la montée en puissance d'un État social avec le plein emploi, inquiets, les Yannis Mallat le soir, une Amérique responsable sur le plan planète, timbres, faisant le plan Marshall, relançant les économies de toute l'Europe occidentale, et notamment de l'Allemagne et du Japon, les deux adversaires dont j'aurai l'occasion de reparler.

Et j'aurais tendance à dire que le moment de la concurrence, l'aja, proche de mon sujet, avec des gros sabots, le moment de la concurrence russe a été le plus beau moment de l'histoire américaine.

Le bonheur d'être américain, happy days, la CPI, dont c'était le moment de la concurrence russe.

Donc, il faut voir que la puissance russe a été associée à un grand moment de bien-être dans la vie des États-Unis, avec une classe ouvrière prospère.

Le Maccarthysme, il était un peu anxieux, mais qu'est-ce que cette petite peur par rapport à la souffrière qui commençait à se penser classe moyenne ?

Et donc, tout ça est d'ordre, d'ailleurs, fait, en fait, ça a été dit mille fois.

Mais j'ai trouvé, je peux vous donner une version chez lui.

J'ai lu dans mes recherches, j'ai lu le dernier livre de Robert Goguen, ignoble néoconservateur complètement cinglé, dont le dernier bouquin s'appelle "De Joggeuses Barak".

Il me revient dans lequel il explique que sans la puissance militaire américaine, la démocratie est foutue.

Je ne pense plus que les États-Unis mocratie.

Je ne suis pas très inquiet, voilà.

Et il y a cette phrase extraordinaire : "Bien que nous ayons été soulagés de l'effondrement du communisme, l'ordre libéral mondial était florissant lorsque le communisme était l'ennemi", Kegan, néoconservateurs américains.

Alors, autour des îles et l'art, c'est un des États-Unis, il est moins efficace face aux contres-lumières.

Un peu plus haut, il y avait une raison, peut-être, attaque le communisme, émerger lui-même comme le libéralisme des lumières.

En fait, s'il y avait quelque chose de commun, quand même, entre les deux systèmes, je trouve ça assez beau comme conception.

Alors, je dirais que ce moment de concurrence a mené dans un premier temps à un épanouissement de la démocratie sociale américaine.

Et maintenant, j'en viens à mon quatrième point de mise en confrontation des États-Unis et de la Russie.

Mais en fait, cette concurrence a poussé le système social américain au-delà de sa limite possible et l'a fait basculer dans un autre chose.

Alors, d'abord, sur le plan économique, c'est un produit, ce mouvement, ouvrir cette classe, ouvrir épanouie avec des syndicats tout-puissants, a conduit les États-Unis à une baisse du taux de profit tout à fait considérable.

Avec CD 71 sur le Xbox World, qui est devenu ensuite juge à la cour suprême, n'est qu'un écran au Mexique.

Donc, il prône l'organisation du patronat pour réagir.

Et donc, l'Amérique a poussé au-delà d'elle-même.

Et comment dire, mais je dirais que le plus, et on sent que tout ça va mener à la révolution néolibérale qui a mené à un autre système.

Mais je dirais que le facteur le plus important, j'espère que vous n'aurez pas l'impression d'une vision trop particulariste du système social américain, c'est le rôle de la concurrence communiste dans l'émancipation des Noirs américains.

Ces terres, c'est très explicite.

Je veux dire, il y a dans l'émancipation des Noirs américains, il y a une partie, pour une part, c'est le mouvement éducatif des Noirs américains, l'augmentation du niveau éducatif.

Et non endogène, mais quand même, la gestion de la question noire américaine dans les années 50 et 60, jusqu'au 6e round, al 2009-75, a été très, très consciemment influencée par la nécessité de faire face à la concurrence idéologique communiste.

Et la vérité est que cette admirable, en un sens, je veux dire, se dire l'émancipation des Noirs aux États-Unis est une très belle histoire.

Mais c'est une très belle histoire qui, au stade actuel, n'a pas du tout abouti.

C'est-à-dire que ce n'est pas dans les sondages précédents, les comportements, et je ne vais pas rentrer dans les détails au petit séminaire.

Je ne trouve pas tout ce que je dis, j'avance trop vite.

Et nous écrirons trois livres sur la question pour le démontrer quand nous serons morts.

Mais il faut bien voir que si j'ai défini tout à l'heure le racisme américain et la mise à l'écart des Noirs comme ce qui permettait de définir l'égalité blanche, il est évident, c'est presque logique, que l'abolition de la fin officielle de l'infériorité noire va détraquer le système égalitaire américain.

Que ça va être un choc interne majeur.

Et est-ce que ce qui rendra la sécurité sociale impossible ou périmée ?

Parce que pour être dans un même système de sécurité sociale, il faut avoir le sentiment d'appartenir à une collectivité solidaire.

Et les Blancs américains ne se pensaient pas.

Je pense qu'on se passe toujours comme la même chose que de l'armée.

J'ai des très belles études d'aller, c'est un économiste italien qui est décédé, la sueur, et puis d'autres sur le fait que ce qui rend le libéralisme américain aussi virulent, ce qui rend les lois sociales globales aussi impossibles aux États-Unis, c'est la question raciale.

C'est l'incapacité de définir une conscience collective et un univers de solidarité collective indépendamment de la question raciale.

Alors, je crois que, en ce sens, ensuite, je ne vais pas reprendre tout ce soir des États-Unis.

Mais j'aurais tendance à dire qu'avec le néolibéralisme, dont on commence à se rendre compte qu'il a détruit le tissu social américain, même s'il n'a pas empêché une fantastique expansion militaire.

Parce que formellement et militairement, le système soviétique s'est effondré plutôt.

Oui, c'est ce que je distingue, le système politico-militaire du système social.

Et moi, j'aurais tendance à penser que la concurrence russe a fait imploser le système social américain.

Et l'idée est difficile à accepter, comme si au début, parce qu'on emploie toujours les mêmes mots.

C'est vrai que le système politique ne s'est pas effondré, mais si l'Amérique est forte encore, quand on voit les affrontements politiques actuels aux États-Unis, il reste constamment, si le système est complètement normal.

Mais il faut être capable de voir que le système social américain n'est plus le même.

Il est devenu autre chose.

Et que cette transformation, ça n'a pas été aussi violent que l'implosion du communisme, qui a créé des niveaux de souffrance instantanée beaucoup plus élevés.

Mais quand même, obtenir dans le pays qui était le plus riche du monde, qui, à la fin des années 20, produisait 45% de la production industrielle mondiale, obtenir maintenant une mortalité infantile absolument minable, plus baisse de l'espérance de vie, il y a bien eu destruction de quelque chose.

Je dirais au final, et puis c'est tellement facile de faire la liste de tout ce qui est cinglé aux États-Unis.

Vraiment, cher, prenez Abbas et prenez la hausse du taux d'incarcération aux États-Unis.

Donc, de gens qui sont en prison, puisque maintenant, il commence à monter en 1985, 1985, coordonnées révolution néolibérale.

Et puis, je ne sais plus, c'est fait cet Américain d'origine russe, très drôle, Orlov, un Orlov parmi d'autres, aux Anglais, qui avait parlé de parler, lui, en termes de concurrence américano-russe, qui avait une phrase très drôle, disait que les Russes, importants leaders avec leur programme très performant, Goulag, sont rattrapés par les États-Unis à partir d'une certaine date.

Et effectivement, en 2016, nous avons aux États-Unis 655 incarcérés pour 100 000 habitants, aux États-Unis, et 328 seulement en Russie.

Et les États-Unis sont le pays où le taux d'incarcération de la population, où les Noirs sont sur-représentés, bien sûr, le plus élevé du monde.

Oui, c'est ça, mais ça n'est pas cher, ça n'est pas une société normale.

Vous prenez, je dirais, la santé américaine, il y a un petit rapport quand même entre la santé aux États-Unis et les mauvaises performances en termes d'espérance de vie, etc.

Dans un pays normal, le niveau de développement comparable à celui des États-Unis, les dépenses de santé, c'est 10% du produit intérieur brut.

Aux États-Unis, pour ce résultat inférieur à ceux de tous les autres pays, les dépenses de santé, c'est 16,5% du produit intérieur brut.

Bon, je pense que si on prenait, je n'ai pas eu le temps de le faire, et je m'en excuse, les dépenses d'éducation sont beaucoup plus basses aux États-Unis.

Et quand on voit les performances éducatives américaines, je ne parle pas des universités de pointe qui recrutent des étrangers, on a tout va.

Alors, mon espoir, c'est qu'en fait, il faille déflater les dépenses militaires américaines dans les mêmes proportions.

Quand on présente ces immenses, et que le niveau d'efficacité d'inefficacité de l'armée américaine soit équivalent à une efficacité du système de santé américain, du système éducatif américain.

L'une des choses que je vais faire dans l'année qui vient, c'est achever calculer un produit intérieur brut par tête réel en partant de données démographiques plutôt que de données économiques.

Alors bon, je crois que vous avez compris où je voulais en venir.

C'est-à-dire qu'il faut, alors, il y a des élections aux États-Unis.

Si on valait, si vous travaillez sur l'Europe et l'Union européenne, c'est très facile de démontrer que l'Union européenne n'est plus qu'un système démocratique ici.

On est dans un système libéral.

Regardez, je parle, personne ne va venir me chercher à la sortie.

Alors, bien entendu, le contrôle de la presse par l'argent devient aussi pesant dans un pays comme la France, aux États-Unis.

Mais la variable, la valeur libérale n'est pas touchée.

On peut s'exprimer, et c'est admirable, et je m'en félicite en tant que chercheur.

Mais l'idée d'égalité du corps des citoyens, d'un gouvernement qui fait ce que la population exige, et si on arrête de se dire que faire passer un message à des dirigeants, c'est pas juste voter, mais être dans un système de mœurs où ses dirigeants acceptent de faire ce qu'on attend d'eux.

Bon, c'est très facile de démontrer qu'en Europe, tout ça soit en Europe, comme le gouvernement n'a plus de pouvoir de création monétaire d'action économique.

C'est très bien qu'en France, on n'a pas le droit de le dire, à intervalles réguliers, à la division, on n'a pas le droit de dire si un type vous dit qu'un truc va être fait à l'échelle européenne, c'est que ça sera parfait.

Enfin, nous, en France, on vit dans un système démocratique totalement bouffon.

C'est facile, mais pour les États-Unis, j'ai eu plus de mal à accepter l'idée, à cause de l'élection.

Puis au risque de choquer, de toutes ces outrances verbales, de sa coiffure que je n'ai toujours pas digéré, Trump avait donné un petit espoir de regain démocratique.

Finalement, un truc aller contre le sentiment d'une montée en puissance oligarchique.

On verra, mais je crois qu'il faut être capable, en fait, il faut être capable de penser, comme il y eut cette stratification éducative partout.

Il faut être capable de se débarrasser de l'idée que le bon concept de comparaison, c'est le concept démocratique.

C'est ça que les gens s'envoient la figure.

La Russie de Poutine n'est pas démocratique.

Moi, je dis, l'Europe par démocratique, non.

Je pense que ça serait mieux de considérer que, compte tenu des stratifications éducatives, de cette différence entre gens qui ont choisi supérieur, maintenant faisons l'hypothèse, prenons comme axiome, plus tôt, allons-y lourd, l'idée que maintenant tous les systèmes sont oligarchiques.

Tac, il n'y a plus de démocratie, il n'y a que des systèmes oligarchiques différents selon le système.

Demeure, c'est alors, on pourrait faire des nuances.

On pourrait se dire, comme cela a été suggéré, que l'une des grandes différences entre la non-démocratie russe et la démocratie, la non-démocratie américaine occidentale, ce serait qu'en Russie, les gens savent ce qu'est leur système.

Il n'y a pas d'ambiguïté, il y a une conscience exacte de la situation en Russie.

Et que ce qui est spécifique à l'Occident, c'est qu'on vit une non-démocratie sans être conscient du fait qu'on est en démocratie.

Je pense que je pourrais en faire quelque chose sur le plan d'aller mieux.

Je pense que dans les cultures libérales, c'est difficile de se penser comme vivant dans un pays non démocratique.

Il y a un travail psychique à faire.

Et puis la confusion entre Douala et donc, mais c'est vraiment très intéressant.

Alors, je compte, je conclus, puis je vais en rajouter une horreur pour terminer quand même.

Alors, pourquoi cette fixation, cela réussisse ?

Et le sujet, en principe, c'est être capable, pour essayer de terminer en répondant de façon concentrée à la question que j'avais posée : pourquoi cette fixette américaine sur la Russie ?

La vérité, c'est que cette fixette américaine sur la Russie, qui n'arrive pas à se débarrasser, est évidente que la Russie n'est pas une menace.

C'est que, en fait, on ne peut pas penser l'histoire des États-Unis depuis la guerre sans la Russie.

Elle devient impensable.

C'est-à-dire que d'abord, les deux pays étaient alliés pendant la guerre.

N'oublions pas, je conclurai ultime là-dessus.

Et puis ensuite, la période de grande prospérité américaine a été associée à la concurrence russe.

Donc, la Russie est finalement un très bon souvenir, une sorte de nostalgie de la grandeur russe dans l'âme américaine, je pense.

Et puis ensuite, la Russie est associée à l'effondrement du système social américain.

Parce que les Russes ont regagné la démocratie, américaine a été détruite en grande partie par la concurrence du communisme.

Et donc là, c'est le ressentiment qui commence à comprendre le type de la conférence, l'amour vache.

Donc, nostalgie des jours heureux, ressentiment pour les horreurs qui se sont passées ensuite.

Alors ensuite, le pire, évidemment, ça a été après l'effondrement de l'Union soviétique.

C'est là que l'Amérique est devenue totalement cinglée.

Vous voyez, c'est parti dans tous les sens, des guerres complètement inutiles.

Donc, en fait, c'est un modèle qui tient, je pense.

Alors, je dois, je vais terminer sur je ne sais pas quoi à la source.

Il y a un empire américain dont on ne sait pas s'il durera encore, semble pas très bien parti, si j'ose y aller.

Ou ne va-t-il pas résister à la montée en puissance de la Chine ou de tout le monde, d'ailleurs, ou la déflation démographique ?

Mais en vérité, en principe, pour un Romain ordinaire, d'accord, on se met tous, on est dans la série, et on est un renard ordinaire.

Et comment est-ce qui a été constituée l'empire romain ?

Par les armées romaines, par des gars très durs à l'échelle cantonale dans le Latium, puis en montant toute l'Italie, et puis Carthage.

Oui, c'est quand même la ram et Rome, et la plupart des empires, l'empire mongol aussi, était conçu par les armes.

Mais en fait, un empire américain n'a pas du tout été constitué par les armes, en tout cas pas par les leurs.

Parce que si vous relisez, qu'elles gagnent, vous verrez très bien que l'empire américain, c'est le contrôle de l'Allemagne, du Japon, puissance industrielle.

Enfin, ils se parlaient tous.

Alors, le Japon était une quantité négligeable.

Le Japon, en 1928, c'était 2,4% de la production industrielle mondiale.

Les États-Unis, j'ai dit tout à l'heure, 44,8%.

La pièce de résistance, le vrai problème, c'était l'Allemagne, avec 11,6, 11,8% de la production.

Seulement dire, la crise de 29, et ainsi nous savons tous historiquement, l'armée allemande est quand même coriace.

Et ça n'est pas du tout les États-Unis qui ont combattu l'armée allemande, c'est l'armée rouge.

De revient, c'était le contrôle de l'Allemagne par la mairie sur toute la partie occidentale, le pôle principal du Cem erica Messer, les armées russes.

Donc, il y a quand même une escroquerie fondamentale dans la puissance américaine qui, au départ, a été fondée par la Russie.

Et cela, c'est le péché ultime, c'est ce qu'on ne peut pas dire.

Je crois que je vais arrêter là parce que je vais avoir l'air du type super sérieux.

Alors, je donne ma source en plus, c'est le truc mis en place par Piketty et ses copains, le web, ce ballet 1% supérieur, c'est 20% aux États-Unis et 20% en Russie.

Et en Europe occidentale, en général, 7, 12, 5%.

Et si on prend les 10% supérieurs, ça va être la même chose.

On réussit aux États-Unis, autour de 46, 47%.

Donc, c'est très intéressant, en fait.

Je ne sais pas si ça, quand je tends de valeur, ce n'est pas la même chose que la richesse.

Moi, je suis Piketty, non, mais quand même, sur les questions, mesure la richesse, ils sont quand même assez performants.

Voilà, mais de toute façon, je pense que danser, danser, niveau digne héritier, c'est quand même deux fois plus que l'Europe occidentale.

Je n'ai pas l'explication au bout, mais je pense que ça a un rapport avec une dimension commune des systèmes.

Et qu'un Russe, qui est une dimension impériale, en fait, classe supérieure extrêmement puissante, ça puce rapport avec un bonbon impérial de l'histoire qu'avec des valeurs culturelles.

Les comptes, alors peut-être, j'ai dit n'importe quoi.

Oui, non, mais moi, je suis forcé de... Enfin, vous avez peut-être raison.

De toute façon, je ne fais aucune confiance aux chiffres économiques.

Pour moi, il n'y a que les chiffres démographiques.

Et si j'ai le choix entre démographiques et chiffres économiques, il n'y a pas photo.

Je pourrais moi-même vous dire qu'il y a des naïvetés dans la courbe de concentration des revenus dans le bouquin de Piketty.

Tenait chaîne, démolir tout seul, j'avais démoli tout ça.

Je vais faire un accès de masochisme, c'est l'effet des gardes d'enfants.

Je regardais la courbe pour la Russie et je voyais qu'il y avait des tendances pour l'époque stalinienne.

Je me suis dit, il est vraiment très fort politiquement, faire confiance aux chiffres de l'époque stalinienne, faut s'accrocher pour les mesures de justice et d'égalité quand le système marchait pas.

Vous voyez, donc voilà, peut-être, je ne sais pas.

Honnêtement, là, j'étais plutôt sur les années du passé.

J'ai parlé des États-Unis, j'ai pas parlé de la Russie ce soir.

Comme j'utilise la russophobie, c'est un truc qui arrive aux occidentaux, c'est une autre maladie à nous, ce n'est pas la maladie de la Russie, évidemment.

Mais là, je ne sais pas, ça va nous dire l'évolution qui vient, va nous dire beaucoup sur l'attitude des États-Unis vis-à-vis de la menace chinoise.

C'est-à-dire, mais en fait, donc si vous mettez dans un plan où si la Chine est vraiment la menace qu'on dit pour un certain nombre d'années, l'issue logique, c'est de s'entendre avec la Russie.

Ton intérêt, jeu politique à long terme, n'est pas la puissance chinoise.

Enfin, pour être un enfant, pour voir ça sur une carte.

Mais maintenant, si, et donc on devrait, moi, le seul pays du monde, on ne prenne vraiment au sérieux, c'est le Japon.

Ici, je suis tricard dans la presse et dans les médias d'État, ou même plus loin.

Mais au Japon, je n'exprime sur l'évolution des rapports internationaux dans les plus grands journaux, la télévision, c'est très gratifiant.

Et là-bas, je suis tout à fait sur une ligne jambes.

Ce qui est important pour le Japon, c'est de rester en bons termes avec les États-Unis, mais d'améliorer ses rapports avec la Russie, ce qui était la ligne AB, d'ailleurs.

En fait, c'est tout à fait l'attitude du Japon.

Je parle comme un Japonais.

Et donc, si j'en parle comme ça, c'est en fait, moi, j'ai longtemps vécu, peut-être je suis toujours dedans, avec l'idée que la paix du monde ne pouvait...

J'ai fait plein de conférences au Japon sur ce thème.

J'importe décalage, ce soit avec ça, je fais pas une petite crise.

Mais pour moi, la cellule des possibilités de la conférence et la paix du monde ne peut être assurée que par une bonne entente entre la Russie et les États-Unis.

Et ça, ça dépend des États-Unis au stade actuel.

Et s'il y a une telle menace, mais là, je ne sais pas, ils sont peut-être complètement givrés, ces livres que j'ai lus sur l'establishment.

Quand je parlais de BHL collectif, ce n'était pas vraiment une image, ils sont vraiment graves.

Et donc, je ne sais pas, peut-être qu'on n'est pas dans ce type, dans une époque de rationalité politique.

Regardez la France maintenant, le niveau de vie va baisser à toute vitesse.

Et tous les partis politiques fondation cher pour savoir s'il faut taper sur les Arabes et les Noirs.

Un jeu me persuader que les zemmouristes, c'est un effet secondaire du confinement, son plan mental.

Et donc, en fait, on n'est pas dans le raisonnable et rationnel.

Et là, je fais une sorte de basculement intellectuel parce que ces dernières années, j'ai beaucoup fréquenté l'imbécillité des élites françaises, qui sont quand même mon milieu d'origine.

Et d'arriver, si on peut dire, je ne sais pas pourquoi, je m'étais fabriqué l'idée que les Américains étaient les plus malins.

Lorsque je lis, je me dis, mais non, l'ultime percée intellectuelle, c'est de voir que l'Amérique est aussi cinglée, mais avec une armée d'une autre taille.

Dont je ne sais pas, mais ça va être super intéressant pour vous, les jeunes.

Je n'ai pas visité le pays.

Je suis allé faire deux fois de suite, j'ai fait le circuit du Collège français de Moscou, Saint-Pétersbourg, où Marek Halter faisait promener des Français.

Donc, je n'ai pas vu la Russie, non, non, non, mais il faudrait, il faudrait.

Mais moi, je ne suis pas un grand voyageur.

Oui, mais c'est une exception.

Alors, au parcours, je me souviens que j'avais été, la première fois que j'ai été au Japon, c'était juste après la première fois que j'avais été en Russie.

Et cela m'avait amené à Courcelles, Japon, comme un pays super européen à l'époque.

C'est super préparation dans la Russie romaine, en effondrement du communisme, capitale.

Puis ensuite, on fonce à Tokyo.

Mais non, il faudrait, il y a tellement de choses à faire.

Non, mais c'est, vous voyez, ces scellés, mais c'est là, je m'accroche à mes taux de mortalité infantile.

Alors, vérifier qu'ils sont corrects.

Donc là, j'ai vérifié sur toutes les sources présentes et infantile, pour moi, c'est plus sûr.

Il faut se faire des impressions des lieux avant de faire mon livre sur la chute du système soviétique.

J'avais été en Hongrie quand même, et on peut se balader en Hongrie, puis les copains analogues socioculturels.

Mais je n'avais jamais été en Russie, je ne parlais pas un mot de russe.

Quand j'ai prédit l'effondrement soviétique, c'était quand même super fortiche.

Et quand même, il ne faut pas avoir peur.

Et là, actuellement, je ne suis pas à jour, mais si ces taux de mortalité infantile et corruption ici, la baisse du taux de suicide est correcte.

En fait, j'ai la tabulation, l'a tiré de l'annuaire statistique russe pour toutes sortes de variables, y compris les maladies cardiovasculaires.

Si tout ça est vrai, on est au bord d'un basculement historique positif, quoi qu'on dise sur l'économie, l'importance du gaz, tous ces trucs.

Mais c'est un acte de foi, et qui est ébranlé ces jours-ci.

Parce qu'il y a un pays maintenant, je n'avais jamais vécu ça, dont les statistiques démographiques sont pourries, la Chine.

Alors là, la Chine, quand on a vu sortir le dernier indicateur de fécondité, dont je me demandais s'il était 1,57, était sorti 1,3 d'après le recensement.

Donc là, s'il y a des chiffres démographiques pourris, il est temps que ma retraite devienne plus active et que je fasse plus de garde d'enfants.

Mais on a maintenant, d'abord, il faut faire une dent, mais ça, ça fait partie du boulot.

Je devrais faire, mais ça bouge tout le temps sur un pays comme le Japon, qui est calé à 1,4 depuis des décennies.

Il n'y a pas de problème pour l'Allemagne, la même chose.

La France, il y a eu une petite chute, oui, l'Italie et ses 14, catastrophe taille Wade.

Et la Corée, c'est à peu près ça.

Tire la France, ça va pas mal jusqu'à récemment.

Les États-Unis, ça allait pas mal, en fait, ça a commencé à baisser aussi de façon très substantielle aux États-Unis.

Donc, ce qui est assez drôle, parce que les légers, les stratèges américains attendaient de l'effondrement démographique russe la solution ultime de tous leurs problèmes de rapport de force.

Et en fait, maintenant, c'est la fécondité américaine qui fléchit, mais avec une énorme immigration.

Et ce qui est spécifique des États-Unis, mais qui, une fois de plus, les distingue de l'Europe et de la Russie, c'est une expérience, une expansion démographique rapide, la croissance.

Mais c'est autre chose, mais c'est par l'immigration.

La population est presque jeune.

Je dois travailler là-dessus, sur l'avenir des œuvres et mange.

Je serai à la toute puissance de la Chine pour des raisons démographiques.

J'y crois pas, j'ai jamais cru ça.

Ça ne va pas s'arranger.

Les États-Unis, je ne sais pas, c'est comme s'il y avait une course de vitesse entre l'expansion démographique et la baisse du niveau intellectuel.

Non, non, non, non, c'est super compliqué.

Je dis non, mais regardez, non, mais regardez, non, mais réfléchissez.

Quand on vous parle, vous dites, c'est simple à calculer, l'indicateur conjoncturel de fécondité, vous avez une variable qui est sûre, c'est simple à calculer et c'est très fiable.

Mais pourquoi on fait des enfants ?

Je vais vous dire le truc, c'était, j'étais en train, pour assez difficile, donc j'étais en train, quand je faisais le bouger, quel bouquin je venais d'écrire, une phrase ironique sur la fécondité de la population fortement religieuse en Israël.

Pas de malice, je suis largement d'origine juive, donc pas de malice de sauter là.

Et donc, j'avais écrit une phrase, un oui, toi, ironisant sur les quatre enfants par femme, d'accord ?

Que je dis, mais j'ai combien d'enfants, moi ?

Quatre, on est soit, je raccompagne à la porte un journal japonais chez moi qui me faisait, mais qu'est-ce qui fait que les Français ont plus d'enfants que les Japonais ?

S'ils pensent là, et je lui dis, ben, je sais pas, c'est quand même très compliqué de savoir pourquoi les gens décident de donner la vie.

C'est très, très compliqué, ou de ne pas la donner.

C'est en fait, c'est comme si vous demandez aux gens, c'est quoi le sens de la vie ?

Je ne sais pas si vous avez trouvé, envoyez-moi tout de suite un télégramme.

Et donc, je demande à ce jour, et Japonais, vous-même, vous avez combien d'enfants ?

Jeux protection and I, deux.

Je dis, pourquoi ?

Claque la mâchoire humaine qui tombe, il sait pas.

C'est vraiment un grand mystère.

Il y a des corps, et l'a.

Donc, par exemple, l'une des caractéristiques de la bonne féconde d'idées françaises, c'était assez sympa, c'est pareil en Scandinavie, c'est que le différentiel selon le niveau éducatif était faible.

C'est-à-dire que les ouvriers faisaient un peu plus d'enfants, les éduqués un peu plus d'enfants, mais s'il n'y avait pas de grosse différence.

Dans le monde anglo-américain, il y a eu des changements récents, puis d'autres changements que je ne connais pas.

Mais longtemps, la grosse fécondité était une spécialisation populaire.

Oui, mais ça vient d'eux.

Vous ne pouvez pas dire la pression.

Moi, ça serait ma résistance au concept d'oligarchie.

C'est que, il y a des structures oligarchiques, qu'il y a des pressions du système exercées par an.

Mais l'existence de ce groupe super animations, c'est aussi parce qu'il y a en dessous des mentalités collectives qui permettent.

J'avais parlé de l'atomisation.

Et je veux dire, la pression collective à la basse fécondité, au fait de mettre d'abord les études, est d'abord s'occuper des parents.

J'avais une amie japonaise qui pesèrent, oh là là, Emmanuel, tu veux savoir le néoconfucianisme avec une population qui vieillit, c'est l'enfer.

Donc, mais c'est les mentalités de tout le monde.

C'est Hitler n'a pas réussi à faire remonter la fécondité allemande, vraiment.

C'est là, vous allez voir comme le Parti communiste chinois, combien va voir de réussite pour la gestion de la fécondité, ayant abandonné la politique de l'enfant unique.

Vous allez voir, je le pouvoir et la conscience globale contre les conduites individuelles, c'est très compliqué, très compliqué.

Et bah, elles le sont pas.

Et donc, j'ai donné quelques chiffres globaux évalués, mais en fait, si vous regardez un livre comme "Où en sommes-nous ?", où il y a des graphes qui mesurent l'évolution du taux d'éducation supérieure par le groupe d'âge.

[Musique]

J'utilise pour tous les pays occidentaux une base de données dont je jette plus le nom en tête.

Et pour la Russie, je suis allé directement au recensement qu'un ami a aidé à traduire.

Mais j'ai bien précisé dans le texte que les données russes et autres n'étaient pas forcément comparables.

Fait, mais par contre, ce qui est toujours utile, c'est la dynamique dans un pays donné.

Le type, je veux faire de l'anecdote, présente absolument aucun intérêt, mais ça me fait plaisir.

C'est le copain qui m'avait trouvé ces données russes et d'un type qui s'appelle Alain Blum, démographe à l'INED, et très bien pensant, anti-Poutine, là, des emplois.

Je les ai vus, toujours peur qu'on s'engueule si on se voit.

Mais je l'avais agent, je crois qu'il était en réussit à ce moment-là.

Et je l'avais écrit pour lui dire, tu pourrais pas me trouver des données sur l'alphabétisation ?

Mais non, je pense, ça n'existe pas.

Je sais, mais regarde le recensement, j'ai des trucs parages.

Il dit, ah oui, ensuite, je les embête pour qu'il traduise tout, et à Bulles à Sion.

Voilà, d'accord.

Et puis ensuite, on va très bien.

Et ensuite, on lui a demandé son avis sur un des bouquins, je ne sais plus lequel.

Il a dit, Emmanuel Todd est un idéologue qui ne s'intéresse pas aux faits.

C'est pas beau ça, extraordinaire.

Je suis content de le dire en public, ça me fait du bien.

J'ai pris un côté vieille pipelette, mais c'est vraiment des documents précieux chez moi.

Et qui est une photocopie du recensement russe de 1897.

C'était l'époque géniale où les recensements des dépens bilingues en langue nationale, anglais.

Le recensement russe était en russe et en français.

Ça, c'est vraiment un bonheur.

Mais bon, c'est plus compliqué maintenant.

Mais vous avez raison, c'est très compliqué.

Mais en vérité, les statistiques de l'OCDE doivent parler de tous les pays occidentaux.

Mais dès qu'on parle de l'éducation supérieure, les comparaisons entre pays sont mnm.

Voir parler de la crétinisation diplômée, oui, absolument.

Ah non, alors là, eh bien, eh bien, voilà, c'est une question très intéressante.

Et donc, je suis content que vous lui posiez.

Attendez, excusez-moi, j'ai oublié d'éteindre.

En fait, cette question, je les pose, est qu'au stade actuel, que pour la France.

Donc là, je sais ce qui se passe sur le plan universitaire.

Je sais quels sont les systèmes de tri.

Je l'occasion, dans l'interview, de mettre en évidence le fait que maintenant, avec l'estampillé étatique donné aux diplômes des écoles de commerce, maintenant, on pouvait acheter un diplôme du supérieur en France.

Ça ne doit pas faire monter le niveau, juste comme ça.

Mais je n'ai travaillé que sur la France, hélas.

Après la lecture du bouquin de six feuilles mortes sur le board, l'establishment politique américain, ça m'a donné vraiment envie de m'intéresser à la crétinisation des diplômés aux États-Unis.

Donc ça va être, non messieurs de recherche, la Russie n'est pas accessible.

Je comprends l'anglais, j'arrive bien à voir si en anglais, le russe est impénétrable.

La seule comparaison que j'ai faite concernant les Russes, j'ai eu l'occasion de le dire, et Sabha, et on a su créer un voyage pour les services culturels français au Vietnam.

C'est que j'avais dit à France Culture, j'avais dit quand même, j'ai vu des diplomates russes et des gens du Quai d'Orsay, les Russes, c'est quand même un niveau supérieur.

Alors ça, c'est le genre de truc que le Quai d'Orsay ne pardonne pas.

C'est vrai qu'ils sont bêtes.

[Musique]