Transcription
[Musique] et m [Musique] parmi tous les personnages remarquables qui ont marqué la naissance, c'est-à-dire le XVIe siècle, il y en a un de tout à fait extraordinaire, et pourrait-on dire presque plus extraordinaire que les autres, qui était Theophrastus Bombastus von Hohenheim, né à Einsiedeln en Suisse, et qui est beaucoup plus connu en fait sous son nom de Paracelse.
Ce qui est fondamentalement est un médecin qui se voue à la santé de tous ceux qui l'entourent, qui en même temps une sorte de vagabond perpétuelle, puisqu'on le trouve sans arrêt en route entre les différentes grandes villes de l'Europe.
Met donc Paracelse, médecin dont on peut dire d'une certaine manière que c'est l'annonciateur, sinon même le fondateur de la médecine moderne, puisqu'il mène des enquêtes tout à fait d'ordre scientifique en herboristerie afin de découvrir de nouveaux remèdes, qui ne renvoient pas aux catégories plus ou moins fantasmatique qui était celle de la médecine galénique, de la médecine pratiquée, et bien entendu du grand corpus philosophique d'Aristote que l'on retrouvait derrière cet exercice.
Mais Paracelse, en même temps, qui est un alchimiste tout à fait convaincu, qu'un astrologue tout aussi convaincu. Paracelse, qui encore est un théologien, même si par ailleurs il ne réclame pas ce titre, mais dont on voit l'ensemble des réflexions et des méditations tourner autour d'un certain nombre de mystères de la religion chrétienne.
Et ce qui fait évidemment son originalité et en même temps sa profondeur, c'est la manière dont à la fois son activité médicale, sa réflexion alchimique et astrologique, sa méditation théologique se rejoignent, se confondent, s'entremêlent sans arrêt et finissent par former un tout cohérent. Et un tout cohérent dont on sait qu'il a eu une énorme influence sur la pensée européenne en général, et plus particulièrement sur tout ce qu'il est convenu d'appeler le courant hermétique.
Et c'est pour ça qu'il semblait intéressant de venir à cette figure de Paracelse afin d'en percer le secret, en quelque sorte, et de comprendre quelle est son anthropologie, quelle est sa conception de l'homme, de l'homme tel qu'il est conçu à l'intérieur d'abord de ce grand tout qu'est la nature, qu'est l'univers, et en même temps par derrière l'univers, dans son rapport qui est celui avec les divinités.
Pour nous aider à découvrir cette figure extraordinairement mystérieuse, nous aurons avec nous aujourd'hui Lucien Brown, professeur émérite de l'université de Strasbourg, Pierre Duguet, professeur honoraire de l'université de Caen, Marie-Laure Colonna, psychanalyste, et Claude Metra.
Au moment de la Renaissance, nous parlons essentiellement de Renaissance dans les pays germaniques. Il n'y avait pas les spécialités que nous connaissons maintenant. Tout était dans tout, pour ainsi dire. C'est-à-dire, Paracelse, c'était à la fois astrologue, alchimiste, théologien, théologie, un peu théologie laïque, pour ainsi dire, mais il était tout à la fois.
L'attachement à Paracelse vient de l'étrange découverte que j'ai fait un jour du secret qui, au fond, est être la source de la pérégrination, de la longue promenade et puis, jante que Paracelse n'a pas cessé d'affronter autour des paysages qui l'avaient vu naître. Et c'est sur cette même, cette source profonde, il me semble qu'elle se situe dans une figure maternelle.
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Il faut rappeler que d'abord, il a perdu sa mère extrêmement jeune. Et d'autre part, que son père était le fils illégitime d'un homme d'une famille de bonne souche souabe. Et que donc, ce père de souche illégitime, s'il va garder une partie du patronyme, va s'installer dans une petite vallée à Einsiedeln, va perdre tous ses privilèges de caste. Et cet homme va l'élever Paracelse dans un grand amour mutuel, puisque justement, il a ce deuil de sa mère très tôt affronté.
Alors, il semble que dans ses commencements, Paracelse et voué à trouver dans ses pérégrinations un savoir qui lui permettrait d'approcher de cette figure maternelle, de combler ce vide qui était en lui, et qui était essentiellement dû au fait qu'à un moment donné, sa vie avait bifurqué. Une vie, et aujourd'hui, évidemment, c'est un thème qui intéresserait beaucoup la psychanalyse, autour de cette absence d'une figure maternelle qu'il avait essayé, qu'il allait essayer de combler en inventant, au fond, un féminin qui ne serait que lui.
Alors, on peut voir deux choses, c'est que d'un côté, Paracelse va développer un caractère extrêmement explosif, assez brutal envers tout ce qui peut concerner la loi, les docteurs, les philosophes traditionnels, tout ce qui peut représenter l'autorité du côté du père. Et par ailleurs, que ce manque de mère, au fond, va l'amener à prendre contact avec les sources les plus profondes de la mère divine. Et cette mère, ça va être d'un côté la mère nature, d'où il va trouver la perception de la lumière de la nature, de la lumière naturelle.
Ça va être aussi la mère église, dont il ne se séparera jamais, ça ne rentrera jamais vraiment en conflit conscient, en tout cas, avec ses recherches alchimiques. Et aussi, il faut ajouter, par rapport à son caractère très explosif, il développe aussi une compassion, pourrait-on dire, féminine très particulière, une compassion visionnaire qui va l'aider énormément, non seulement à être médecin, je dirais, mais aussi vraiment un médecin de l'âme, si côté rappeur avant la lettre.
Avec ces deux étages, ce que nous appelons notre nature. Il y a la nature des éléments, des quatre éléments, et puis la nature du ciel, du firmament, de notre ciel visible. Mais il y a au-dessus, il y a la nature dite éternelle, puis il dit à irin, et la nature éternelle, c'est la nature divine.
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L'homme doit chercher, mais la force qui le fera chercher émane des choses cachées. La manière de chercher lui viendra des mystères qu'il veut pénétrer. L'art est dans les choses. Il faut que la lumière soit d'abord en lui avant de se communiquer à la personne qui cherche. Pour chercher la vie éternelle, il faut être éclairé par celui qui la donne. Seul peut montrer le chemin celui qui fonde le savoir.
On ne trouve que ce dont on procède soi-même. Seul peut nous aider à scruter les mystères celui qui les connaît. Par les voit tous. Personne n'échappe à son avis. Ce qui est vrai des mystères de la vie éternelle est aussi des secrets de la nature. Pour chercher les trésors cachés de la nature, il faut être éclairé par elle. Cependant, elle instruit que ce qu'elle a fait naître à sa lumière.
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Quand on parle du ciel avec Paracelse, il faut toujours se méfier, faut toujours se demander de quel ciel. Parle-t-il ? Le ciel des planètes ? Ou est-ce un ciel supérieur avec des planètes encore, mais qui sont des archétypes, comme elles le seront chez Jung ? Maintenant, précisément, par exemple, lorsque vous parlez, lorsque vous parlez du ciel, Pierre Duguet, la pensée de Paracelse est assez subtile à suivre, parce que vous dites, il y a le ciel céleste, face à elle, et aussi, oui.
Mais il y a le ciel tel que nous le voyons au-dessus de nos têtes, et puis il y a aussi ce qu'il appelle le firmament intérieur, comme s'il y avait un ciel qui était à l'intérieur de notre propre âme.
Son plaisir, parce que les deux ciels, quand ils sont présents, ils sont à l'intérieur de l'homme aussi bien qu'à l'extérieur. Le grand monde est toujours en l'homme. Alors, le grand monde, le macrocosme, c'est ce que nous appelons notre nature. Et l'autre grand monde, c'est ce que nous appelons la surnature, mais que déjà apparaissent anticipant, me traite comme une autre nature, une nature transcendante.
Oui, mais en même temps, justement, ce qu'on se demande, c'est comment ces étages, je dirais, s'articulent exactement les uns aux autres. Souvent, des rapports d'analogie, ce sont des rapports de miroir, ce sont deux rapports d'analogie de miroirs. Nous avons des miroirs à tous les niveaux. Tous les esprits sont des miroirs, toutes les joies sont des miroirs.
Alors, ce qui caractérise Paracelse, c'est qu'il valorise le monde de la nature. Il y a la lumière, et la lumière de la nature est valorisée pour elle. Mais la lumière de la nature, ça n'est pas que la lumière de la terre d'en dessous avec ses métaux, ses plantes, ses éléments. Ça va être un ensemble qui comprend aussi bien le ciel et les astres, que justement les plantes, les animaux, les éléments et minéraux.
Puisque à des principes fondamentaux de Paracelse, ça va être ce qu'il appelle l' Elias terre, qui est composé de, il est la matière et évidemment d'astre, l'astre. Donc, c'est un ensemble, c'est une sagesse de la nature, c'est une sagesse de la part féminine de la divinité qui, en quelque sorte, s'est incorporée à la matière au moment de la création. Et que le philosophe, l'alchimiste, le médecin qu'est Paracelse, va essayer de révéler et de, comment dire, d'incorporer à son tour pour devenir un mage, au fond, au sens où les érudits ou les humanistes de la Renaissance entendaient un médium entre le ciel et la terre.
La nature, elle, est gouvernée par l'esprit, ce que tu veux me rappeler aussi le Spiritus Mundi, l'esprit du monde. J'hésite à traduire par l'homme du monde, parce que ça a déjà une autre connotation. C'est une sorte de second lieu où c'est lui qui dirige la nature, qui crée dans la nature. Et quand l'homme, au début, le premier homme a été créé par Dieu, mais ensuite, les hommes ont été créés par la nature.
Donc, le secret, tout ce monde, il l'astronome, il appelle astronomes, ils empoisonnent notre connectés, il agit en quelque sorte par délégation, et il assure son domaine propre. Alors, la nature qu'il gouverne, comme lui-même, c'est il est au fond le verbe, il est un verbe créé, avec qui parle, matic, profère sa parole, sa parole et le monde, mais il n'est pas le verbe au niveau le plus élevé.
Trois lumières rayonnent dans la totalité de l'homme. Chacune forme une doctrine. L'homme a été créé pour devenir parfait dans les trois doctrines. Par rapport à la plus élevée, les deux autres ne sont que ténèbres. Néanmoins, elles représentent les deux lumières du monde. À elles deux, elles sont la lumière de la nature que l'homme doit suivre, en même temps que la lumière de l'éternité.
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Le fait même qu'il est l'un des premiers, sinon le premier, à concevoir une science de la nature autonome, la lumière de la nature est autonome par rapport à la lumière de l'esprit, la lumière surnaturelle. Le fait d'avoir pensé l'autonomie de cette lumière naturelle aurait pu faire penser que l'homme peut faire route tout seul en connaissant la nature. Et il semblerait que son éducation chrétienne, parce qu'il était foncièrement chrétien, lui a fait retenir toute son éducation religieuse pour sûr compenser par le rappel à Dieu constamment cette espèce de tentation de l'homme de pouvoir se diriger en acteur autonome par rapport à la lumière surnaturelle, la lumière que le Christ a portée.
Parce qu'il dit d'ailleurs, les païens, par exemple, à ceux qui s'en vont, ont vécu avant la venue du Christ, avaient une science tout à fait pertinente et convenable, et ils n'étaient pas chrétiens. Il y aurait donc une espèce d'autonomie. Mais cette autonomie, c'est dangereux pour quelqu'un qui est chrétien, croyant. Et c'est pourquoi le rappel de Dieu constamment et de la lumière surnaturelle serait comme une sur affirmation, une surcompensation de ce qui deviendra ultérieurement l'autonomie de la science naturelle.
Et au XIXe siècle, l'opposition dans la raison et la foi, et que il y a peu de, déjà là en germe, et que pour éviter cette opposition ou cette incompatibilité entre la raison et la foi, il y a une sur affirmation de Dieu par rapport à la nature. Ça fait qu'il finit par dire qu'il y a deux sources : la révélation, la révélation par les prophètes, c'est-à-dire l'Écriture Sainte, et la révélation que nous avons par la nature.
Et sont à nouveau, l'homme passe à l'école de l'éternité. Il sera la voix de l'éternité en tout, comme l'homme élémentaire est la voix des éléments, et l'homme sidéral, la voie du firmament. Chacun de ces trois hommes parle selon le monde auquel il appartient et dont il reçoit la lumière. À son chant, reconnaît l'oiseau. Il faut respecter l'ordre de la création. L'homme élémentaire ne reçoit pas la lumière du firmament, et encore moins celle de l'éternité. Inversement, on ne saurait mettre l'éternité à l'école des astres ou des éléments. L'homme doit acquérir la science des éléments, ensuite, il doit être instruit des mystères du monde sidéral, enfin, il devra accéder à la connaissance des choses divines. L'homme deux fois né en a la faculté.
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Il va toujours flirté avec les taureaux d'eau. Si il y a un moment où il écrit, je suis chrétien, j'écris en païen. On ne peut pas mieux dire. Mais pour les alchimistes et pour Paracelse, il n'y a pas de différence, comment dire, de fond. Il n'y a pas encore d'opposition, il n'y a pas de conflit déchirant. Il n'y a pas encore de science contre la religion, contre les confessions. Et donc, il n'y aura pas d'opposition fondamentale entre la mère Église et la mère Nature.
Je trouve que ça, c'est extrêmement important. Il se sentira toujours, au fond, guidé par les lumières de l'Esprit Saint et la révélation chrétienne, et en même temps par les lumières de la nature, sans qu'il y ait, en tout cas consciemment, d'opposition. Bon, à ça, on pourrait répondre aussi que les oppositions, il les projette volontiers, puisque justement, il va se battre énormément contre les doctes et les sages officiels. Et par ailleurs, c'est, comment dire, ces batailles lui évitent peut-être des conflits déchirants à l'intérieur de lui.
Mais on pourrait dire que ces conflits, ils ne vont arriver que deux siècles plus tard, trois siècles plus tard, à partir du moment où la science et la religion, et la spiritualité se disent l'une de l'autre.
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Paracelse critique, autant qu'on peut l'être, sa grande hérésie, à mon sens, c'est sa manière de décomposer la Trinité. C'est vécu et théologien traditionnellement, le fond d'appropriation aux personnes divines. On perd, on attribue l'impuissance à l'Esprit Saint, la bonté, l'office, la sagesse. Paracelse attribue au Père la nature, mais la nature qui n'est pas la nature divine, et l'impur divine, elle est attribuée au Fils. Alors là, il y a une manière de décomposer la Trinité qui n'est pas lieu tout orthodoxe.
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Quant aux astres, ils incluent mais ne contraignent pas. Ils exercent une action bénéfique sur l'homme, qu'il rende capable d'exécuter toutes sortes d'ouvrages. Cependant, l'homme est libre de s'y soumettre ou de l'ignorer. Ou bien, il fait ce à quoi le Dieu des astres, ou bien, il ne répond pas à leur appel. Le firmament fait le fer à cheval dans l'esprit de l'ouvrier, mais le forgeron reste libre de le fabriquer ou de n'en rien faire. La nature incline l'homme suivant le dessin qu'elle veut réaliser par lui. L'homme répond ou non à son désir. La nature crée le mode d'avant secret, et il appartient à l'homme de l'exécuter. La nature ne fait qu'imprimer, et l'homme use de son don selon son bon vouloir.
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Il, dans la mesure même où il s'inscrit dans la tradition alchimique, quoiqu'il la renouvelle quand même très très sérieusement, est-ce que Paracelse, d'une certaine façon, n'est pas en train de rédiger ce qui serait la part d'ombre, en fin de compte, la part ignorée du christianisme ? Je veux dire par là qu'il y a quand même la volonté, en fin de compte, de régénération du corps, qui est de la matière, de salut, de rédemption même de la matière. Et d'autre part, l'ascension plus ou moins évidente d'une part féminine de Dieu, c'est-à-dire deux choses que, en fin de compte, le christianisme n'avait jamais voulu entendre parler.
Ah oui, c'est certainement d'autant plus que non seulement le christianisme ne veut pas en entendre parler, mais qu'en plus, il fusionne, pourrait-on dire, ces deux choses qu'ils rejettent : le féminin et le mal, dans une seule entité qui est identifiée à la matière. Il y a une sorte d'équation depuis l'interprétation de la Genèse, d'aveu, cause du péché originel, en quelque sorte, où le féminin, la matière et le mal vont être en même temps unis dans la même catégorie.
Et puis, reflet donc, les alchimistes qui, en quelque sorte, incarnent cette honte, cet envers du décor, ces coulisses de la dogmatique chrétienne, bien entendu, inconsciemment, ils sont inconsciemment, parce qu'ils n'ont pas de conflit conscient avec le christianisme, de quoi, de quoi ils s'occupent en manipulant comme ça les métaux, en souffrant des exhalaisons nauséabondes du soufre, par exemple, du plomb.
Il s'occupe littéralement de rédimer ce qui a été rejeté par les chrétiens. D'ailleurs, en général, ils disent que leurs pierres se trouvent dans les excréments, que c'est une chose qu'on peut trouver partout sur la route, que seul le sage peut la reconnaître, etc. C'est aussi un peu pour ça que j'ai insisté au début sur le départ de la vie de Paracelse, parce que je pense que c'est justement parce qu'il avait cette problématique personnelle de deuil profond au départ de la mère personnelle, et aussi d'un père rejeté par la société de son époque, qu'il pouvait à ce moment-là incarner littéralement, incarner au sens le meilleur du terme, et rédimer l'ombre de cette société.
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Il y a quelque chose, et qui prend du XXe siècle, tout au moins évidemment, est difficilement compréhensible chez Paracelse, dans la mesure où, au départ, je dirais, il est médecin, il se connaît, mais en même temps, on le voit alchimiste, mais en même temps, on le voit astrologue, mais en même temps, on le voit finalement quand même thérapeute au sens d'aujourd'hui, et en même temps, on le voit théologien. Mais c'est là justement, je dirais, l'exercice de chômage de ce sage autour de la Renaissance, qui peut conjuguer, un peu au sens où l'entendait Leibniz, après tout, les systèmes entiers de la matière la plus concrète à la matière la plus subtile, du plomb, disons, ordinaire, alors le plus subtil de la réalisation de l'alchimiste, à travers des réseaux de sympathie, de correspondance, de même que la minute, par exemple, fera un système entièrement structuré à travers des monades qui n'ont pas de fenêtre pour communiquer entre elles, mais qui vont correspondre, qui vont correspondre entre elles par des degrés d'affinités électives et par les degrés d'achèvement où elles se trouvent elles-mêmes.
Donc, moi, ça ne me dérange pas, peut-être parce que je parle en tant que femme, et aussi parce que je parle en analyste. Je n'éprouve pas non plus, je dirais, en tant qu'analyste, et les analystes, comme le disait bien Jung, sont les fils plus que spirituels des alchimistes, tant de dissociation entre ce qui peut être la vie de quelqu'un, ce qui peut être ses difficultés, ses épreuves, et ses organisations intérieures, son devenir, sa structure personnelle, sa personnalité, etc.
Il y a aussi un aspect tout à fait passionnant chez Paracelse, c'est son activité astrologique, d'une part en correspondance avec l'alchimie, mais sans le connaître déjà deux pièces à traiter l'incontinence entre les sept planètes et les signes fondamentaux. Mais surtout, parce qu'il considère que les astres ont à voir réellement avec la destinée de l'homme, sans être cependant d'une nécessité absolue. Et c'est surtout sa conception sur laquelle, au-delà du sur-maman visible, de la ronde objective des planètes telle qu'on la voit dans le ciel, il y a ce qu'il appelle le firmament intérieur dans l'homme, qui est comme l'image, en fin de compte, de ce cosmos.
C'est l'image, et c'est aussi, ça va être la structure psychique de l'âme de l'homme, en particulier, donc du microcosme relié d'une manière perpétuellement dynamique au micro ou macrocosme de l'univers. Alors, je crois que si on parle en termes de, en termes paracelsiens, on va dire qu'est-ce qu'une macrocosme et le microcosme ? Bien, ça va être justement la lumière naturelle qui va permettre de déchiffrer, à travers le Kairos, par exemple, d'une planète, quelle peut être la maladie de ce patient, et quelle peut être la thérapeutique utile dans ce moment-là, particulièrement.
Ou par exemple, quelqu'un qui va être affligé par Saturne, on va lui appliquer au contraire une thérapie reliée à Jupiter, c'est une chose assez classique par le biais des complémentarités. Mais si je parle en termes modernes, je vais dire, ce qui relie le macrocosme, la réalité physique objective, au microcosme, l'âme de l'homme, c'est le système des archétypes. Et dans ce sens, l'archétype, on pourrait dire, a un pied dedans et un pied dehors. Il est une unité sous-jacente à la réalité physique de la matière et à la réalité psychique de l'âme.
Donc, disons que 400 ans plus tard, nous sommes encore les héritiers dans cette, dans cette théorie psychologique, nous sommes les héritiers de cette formulation encore très, très imagée, évidemment, pas pensée sur le plan discursif de Paracelse, mais qui est opératoire. Et certainement, l'homme et la nature, ce n'est pas un être à part la nature, il est dans la nature, il est de la nature. Ce qui fait que un phénomène de la nature, un orage, par exemple, c'est aussi le, une colique en l'homme, c'est le même phénomène.
Ou le tartre dans le tonneau du vigneron, c'est aussi le calcul biliaire en l'homme. Et sous sa, correspond à ces faits que pour soigner, il part de cette correspondance entre le microcosme et le macrocosme pour dire que du moment que en l'homme, tout est nature, on peut utiliser aussi la grande nature et les éléments de la grande nature pour soigner la petite nature, le microcosme, c'est-à-dire l'homme.
À partir de cette vision de l'homme qu'il a, à partir de cette étagère, en même temps des différents mondes, si l'on peut dire, du sensible au suprasensible, dont il pose l'existence, on a l'impression en même temps qu'il y achète Paracelse, ou dit ouvertement ou non, mais qu'il y achète Paracelse une véritable réhabilitation du pouvoir de l'imagination. Entend la forme des images absolument. Et en tout cas, pour lui, il a du mal à distinguer entre ses imaginations, de même que la foi pour lui, c'est une forte imagination.
Et l'imagination, c'est la puissance du nord, mais elle relève de la magie. Imagination et magie ne font qu'un. Pourtant, il y a un jeu d'images de réciprocité de l'image entre ciel et la terre, entre Dieu et l'homme, ou et sa imagination, puisque le ciel lui-même imagine. Sais pas si vous avez vu le passage où il explique les prix de grenouilles. Bien, les grenouilles, elles sautent dans la terre, mais c'est celle qui agit comme un aimant.
Que la force de l'imagination, c'est la force de l'aimant qui se nourrit de ce qu'il était. Les grenouilles sont attirées par le ciel, et l'homme, à nouveau, les attire. La terre les attire, elles tombent sur la terre. Dans le ciel, une fois qu'elles ont été attirées au firmament, elles sont invisibles, et puis qu'elles redeviennent visibles lorsqu'elles retombent sur. Et bien, ça, c'est l'imagination du ciel. Mais la terre aussi, et imagine les éléments, imagine tous les esprits. Car tout le monde ici est peuplé d'esprits, tous les esprits imaginent, ils produisent leur image, président là-dessus.
On a l'impression que pour lui, à Pharaon, c'est bien la distinction que l'on faisait avant entre l'imagination mimétique, qui faisait que reproduire ce que nous avions sous les yeux, une imagination créatrice. On a bien l'impression que pour lui, l'imagination est d'abord et avant tout un pouvoir créateur, à la fois du principe divin, d'une part, et de l'homme, de l'autre.
Oui, mais avec ces dangers, parce qu'il parle beaucoup de l'imagination sous un angle négatif, commence par les envies, les fameuses enceintes, nous, et puis les monstres qui sont dont les images sont projetées au ciel par les hommes, et qui reviennent dans la vie des hommes. Le sperme des succubes qui est projeté sur le ciel et qui revient, qui fait des monstres. Et il y a tout l'aspect de l'imagination qui est diabolique chez lui.
Mais évidemment, il y a un aspect tout à fait positif, rien, notamment le désir de Dieu. Eh bien, le désir de Dieu fait que l'homme projette son imagination en Dieu. Vous êtes sa villa d'un terme, château, qui me semble extrêmement important, qui est le thème du désir en lien avec cette imagination. Or, on a l'impression là aussi que Paracelse est quand même quelqu'un profondément, et qui est, je dirais, un chantre du désir. Vaguement, toute la philosophie tient sur l'existence de ce désir, et de ce désir qui circule finalement entre Dieu, les créatures, anges, archanges, et annuel, qui est universel.
Oui, mais seulement, il était négatif. Côté positif, il y a le bien et le mal, c'est-à-dire que si l'homme n'est pas régénéré, il ne peut pas produire de bons fruits. Ça, c'est au niveau de la nature. Et puis, le désir au niveau de la régénération, niveau des choses saintes, de lumière, de la grâce. Désir, la lumière, et le désir à tous les niveaux, que c'est toujours comme l'aimant qui attire, sympa, tient, et qui sont nourris, qui sont grosses de sa matière, meurent.
500, ils sont nourris aussi torride les membres à vide.
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L'étoile qu'il a vu à Bethléem, avait vu à l'orient, était un signe. Comme le Christ, qui sur la terre avait l'apparence d'un autre homme, dans le ciel, on aurait dit une étoile parmi d'autres. Et de même que le Christ ne pouvait être retenu que par les siens, seuls les mages pouvaient savoir ce que cette étoile représentait. Il appartient aux apôtres de connaître le Christ, et aux mages d'interpréter les signes apparus naturellement au firmament.
L'étoile qu'est dans le ciel est prise dans un ensemble de forces. Le ciel, d'ailleurs, chez ciel, chez Paracelse, et le ciel, le ler, et le ciel, ça fait un ensemble invisible qui gouverne toute chose. Mais l'étoile que nous voyons dans le ciel n'est pas en tant que tel un objet d'influence sur moi. L'étoile, elle-même, elle est prise dans une force générale que l'on appelle l'astre, ou logis, stern, enfin tout ce que.
Alors, ça fait que ce qui est en moi, supposons le soleil et le cœur en moi, c'est la même chose. Les deux sont pris dans cette force d'ensemble que l'on appellera d'astre, de custine, ou là, mon cerveau, la lune, ou l'argent, le lors, le soleil, le cœur, enfin tout ça, c'est ce qu'on tenait, s'interpénètrent. Si je vois, et il prend souvent l'exemple des rois mages qui ont bu une étoile dans le ciel. L'étoile dans le ciel, c'est docile étoiles au fond de moi, puisque au fond, c'est la même force qui qui gouverne les deux.
L'astre en tant que tel est une espèce de cristallisation, l'inter d'une force qui n'est pas là, ce qui est enclos, blast, qui tombe en club aussi, ce qui est en moi, et qui correspond. Alors, donc, entre le cœur et le soleil, il y a une correspondance. Mais ce n'est pas le cœur et le soleil qui sont le plus intéressant en affaire, c'est ce qui tient ensemble le soleil et le cœur, mais qui est cette force astrale sidérale qui s'y dit, enfin, l'étoile, tout ça, qui tient ça ensemble.
Les éléments de l'ensemble, ce sont des choses visibles, mais qui ne se réduisent pas au visible.
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D'autre part, il y a quelque chose sur quoi insiste beaucoup Paracelse, et qui est ce qui nous paraît tout à fait étrange aujourd'hui, évidemment, qui est la magie. Tout en se rappelant qu'à la Renaissance, la magie est quelque chose de parfaitement acceptée, qui fait partie de l'horizon culturel, même. Alors que cette magie, elle est universelle. Et la nature, et miliciens, Dieu et magicien, création ex nihilo par excellence. La magie, Dieu et magiciens, et la magie aussi, j'étais à faire résigner quelque chose là où il n'y avait rien, tel que le fait par la parole divine, mais aussi par dans la parole de l'homme.
Elle est la magie de nos pensées, car pensées, paroles sont toujours intimement liées. Et Dieu a créé le monde, ou les mondes, par sa parole, et l'homme peut faire la même chose, car la parole, c'est ce qui manque à la nature. C'est pour ça que l'homme seul peut refaire la nature, il peut l'amener à s'élever.
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Non seulement l'homme est là pour rédimer la nature, et je dirais, l'homme est le lieu géométrique entre la nature et la divinité. Mais en même temps, il crée la divinité, comme s'il y avait une sorte de dialogue avec Dieu, dans lequel Dieu crée l'homme, mais l'homme, je dirais, le lui rend bien de tant de façons. Et où, en fin de compte, il y a co-création perpétuelle entre l'homme et Dieu.
Il y a une phrase de Paracelse, d'ailleurs, qui dit qu'il est en dessous de Dieu quand il est quand il est un adepte, et quand il est un fils de Dieu, et que Dieu est en dessous de lui quand il est dans son exercice de médecin, et que Dieu n'est pas dans son exercice divin. Donc, c'est une très belle phrase que Heidegger a commenté longuement pour expliquer que c'est justement là le danger d'une pensée alchimique poussée trop loin, parce qu'on peut arriver assez rapidement à des positions d'inflation qu'on verra dans les siècles suivants, dans quoi l'homme se fait une sorte de démiurge qui perd parfois un peu ses limites, et surtout s'irrite.
Et qui parle à l'exercice de la technique, par l'exercice d'une science coupée de la religiosité ou de la spiritualité, risque de s'anéantir lui-même ou de dévaster la nature. On pourrait aussi voir dans la pensée de Paracelse, pensée prolongement, une attitude, disons, de respect, de révérence, de protection envers la mère nature, y compris dans sa beauté, que les hommes d'aujourd'hui ont l'air de beaucoup plus oublier, littéralement.
[Musique]
Oui.
[Musique]
[Applaudissements]
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Nous avons essayé de comprendre lors de notre dernière rencontre qui était Paracelse, ce qu'elle est et ses idées, si l'on peut vraiment appeler ça des idées au sens d'un système philosophique, mais beaucoup plus peut-être qu'elles étaient ses intuitions, qu'elle était en fin de compte sa vision du monde, dans la profonde relation établie entre l'ordre divin, l'ordre des cieux, le firmament, comme il l'appelle, et l'ordre de l'humanité, qui est précisément doit retrouver cette étincelle du divin qui gît au fond d'elle-même.
Mais en fait, il ne s'agissait pas simplement d'une curiosité historique ou archéologique, comme on se sert beaucoup de l'expression aujourd'hui, mais ce qu'il faut bien voir, c'est que Paracelse, si l'on peut dire, a fécondé tout un courant de réflexion et de méditation dans la culture européenne, qui va se retrouver bien entendu au XVIIe siècle, où la médecine paracelsienne, la White and Chong qui est la sienne, va être absolument dominante pendant plusieurs décennies, mais où, de manière beaucoup plus lointaine, à travers encore l'œuvre de grands écrivains comme Thomas Mal, ou comme Ammann, à travers enfin les recherches d'un psychanalyste comme Carl Gustav Jung, on va voir sans arrêt cette figure de Paracelse être récurrente, en quelque sorte, dans notre horizon, horizons à la fois intellectuel et spirituel.
Et où ce qu'il s'agit de comprendre, c'est effectivement comment Paracelse a ainsi irrigué, en quelque sorte, des générations entières pendant plus de trois siècles derrière lui. Alors, pour essayer de comprendre cette perspective, d'en tracer les justes proportions, avec nous Lucien Brown, qui est professeur émérite de l'université de Strasbourg, Pierre Duguet, professeur honoraire de l'université de Caen, Marie-Laure Colonna, psychanalyste, et Claude Metra, écrivain.
4992, date de naissance, motive de Paracelse, c'est aussi l'apparition de Jérôme Bosch, l'apparition du Jardin des Délices. Or, le Jardin des Délices, tel que le voit Jérôme Bosch, c'est l'extraordinaire profusion d'un monde où l'homme est véritablement le créateur d'un royaume. Et c'est un royaume où, dans la fièvre ou dans la constance ou dans la patience que l'on voudra, de l'amour triomphe un art où le sexe est la ville arrive de concert, l'épanouissement de l'être humain. L'art se manifeste, quelque chose qui est vraiment le lien profond entre le corps et l'esprit, entre le visible et l'invisible, entre l'apparence et le non-apparent.
Et telle est le témoignage qui nous est livré par Jérôme Bosch, et je crois que ce témoignage aussi que nous livre Paracelse, cette idée du bonheur, cette idée de la possibilité que nous avons tous d'un coup d'être considérés comme les souverains, semblables au fond, mathieu, presque aussi grands que Dieu, puisque comme Dieu, nous sommes capables de crever des mondes, créer des mondes, et de créer dans ce monde tout ce qui peut donner. C'est cette naissance à l'intensité, à l'immensité du désir. C'est peut-être ce motif si important à la fois chez Paracelse et chez Jérôme Bosch.
Pour Paracelse, c'est bien le désir qui va le porter à ses immenses voyages. C'est bien ce désir qui va le seul à mener à marcher sans cesse sur cette terre, de manière à ce qu'il en puise la source, la ferveur. Et c'est ce désir aussi qui veut lui faire porter sur ses contemporains ou sur aussi champions qui l'ont précédée ou sur ceux qui ont suivi, un regard qui est un regard d'affection, un regard d'amour.
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L'homme n'a pas pour lui-même plus de destin que pour la vermine formée dans la crotte de cheval. On se rabaissant au rang de la bête, il pèche contre la nature. Qu'il sache qu'il est homme, et que sa vie doit être celle de l'homme. Dieu a créé le monde, mais c'est l'homme, à travers l'alchimie, quête d'une autre grande idée de la Renaissance avec l'astrologie et la magie, train par l'alchimie et transforme le monde. Donc, il est un peu Dieu aussi, c'est un démiurge en second.
Le vieux gréement de lui, l'homme, le transforme. L'alchimiste le transforme et crée du nouveau. Les verriers, les parfumeurs, les joailliers, les distillateurs, et créent des produits nouveaux. Ils transforment la nature. Ils sont un peu Dieu en deux. Et c'est là qu'il y a cette tentation de d'autonomie, de cette science nature, et de cette action sur la nature.
Mais là où avec Descartes, l'homme devient maître et possesseur de la nature, c'est à travers une représentation de la nature. Dans ce que chez Paracelse, au contraire, c'est une collaboration avec la nature. Il ne lui oppose pas, il est dedans, et à de l'intérieur, et transforme ce qui est déjà là.
Lorsqu'on regarde les influences de Paracelse, Marie-Laure Colonna, les médecins de la cour d'Angleterre, John Dee, Pierre, Hudson, Besson, veut passer le sien, on voit que quelqu'un que Michael Meier, à la cour de l'empereur d'Autriche, et lui-même paracelsien, comme si effectivement le paracelsisme, je dirais, avait envahi l'ensemble du milieu intellectuel, et où en même temps, les élèves de Paracelse.
vont dire. On dirait pousser ses théories. Je pense particulièrement à l'alchimie, évidemment, et à son grand Edel Kardon. Poussé ces théories jusqu'où ? Ah oui, parce que dans ce sens-là, effectivement, on va faire ensuite leur proche à part à 16. D'avoir été finalement plutôt plus médecin qu'alchimiste véritablement, et d'avoir cherché des eaux perdre et des techniques opératoires plus concrètes que de s'être livrées à, disons, qu'en termes de pluie, j'appellerais un processus d'individuation.
Donc, certainement chez Gerard Horn, on va trouver au contraire un accent beaucoup plus mis sur la transformation intérieure à travers ces fameuses phases d'œuvre au noir, d'œuvre au blanc, d'œuvre au rouge, ou de quatre reinitas, ces quatre grandes phases de l'œuvre qui se répètent en fait dans la vie de l'adepte, à la seule et qui vise à distinguer, sublimer la matière noire, cette fois à l'intérieur véritablement de l'âme de l'adepte, de sorte que ses passions, ses pulsions, ses désirs, sa volonté de puissance, et ses progressivement soumis au feu de cette œuvre noire qui est souvent sur le plan psychologique, on pourrait dire, de véritables crises d'angoisse, de d'angoisse de mort, de deux divisions intérieures ou de crises de mélancolie profonde. Qu'à travers ces phases de distillation, progressivement se crée quelque chose qui va être l'invisible soleil intérieur.
Dans la formulation par Étienne, on va soit pas s'ils appuient la pratique et la chimie d'alchimie, ça consiste à part faire mourir les choses pour les faire renaître. Alors, on a ce niveau de la nature, des lapins, agénésie, il faut que la mort sépare les éléments antagonistes, c'est comme ça qu'on réduit d'une plante un simple heurter ou n'importe quelle chose. Et puis, au niveau de l'art, du royaume de Dieu, au niveau de, enfin, je l'appelle mystique quand même, qu'est-ce que la transmutation ? Qu'est-ce que c'est cette nouvelle naissance ? Et c'est lui qui fait naître en nous un homme nouveau, un homme qui a un corps, un corps humain que raconte type, caché sous l'enveloppe de chair vile. Voilà un véritable alchimiste, et sa théorie de la régénération de l'homme. Et la médecine doit aboutir à cette régénération de l'homme, car être médecin, ce n'est pas seulement guérir telle ou telle maladie, c'est refaire l'homme, régénérer.
Et pour parer, c'est dire que nous avons des facultés résonnant, nous avons des facultés d'organisation du savoir. Mais si nous avons utilisé le plus profond de notre être, c'est-à-dire cet espace de liberté absolue, d'errance mentale, pourrait-on dire, qui est au fond de nous, alors à ce moment-là, nous sommes livrés pieds des points à une force qui est à la fois nous et pas nous. C'est cette force qu'il appelle l'imagination. Et cette imagination qui va se déployer pour ouvrir sur des horizons qui ne sont pas encore connus jusque-là, mais qui vont découvrir des paysages où l'homme, le cœur de l'homme, va se sentir bien.
Alors, dans cet affrontement avec l'imagination, on sait à l'époque de Paracelse, comme aujourd'hui, que l'imagination comporte beaucoup de dangers, que par conséquent, elle peut provoquer des ruptures à l'intérieur même de l'être. Et le travail dont Paracelse va être le témoin, c'est de montrer au contraire, bien loin d'être destructrice, de semer dans le mental des désordres et des graines qui risquent de tourner à la confusion. Au contraire, l'imagination va ouvrir sur un champ qui est un champ de Dieu, la paix, un champ, d'une certaine manière, du repos, c'est-à-dire du repos de l'esprit, et surtout ouvrir un territoire qui, dans un certain mesure, peut être considéré comme un territoire paradisiaque.
Le firmament et la terre agissent différemment sur l'homme. Les astres, les éléments ont leurs maladies spécifiques et ils produisent les remèdes appropriés. C'est ce que le médecin doit savoir. Il ne doit pas confondre le ciel et la terre, ni pour les maladies, ni pour les remèdes. La médecine terrestre ne guérit pas les maladies astrales. Seul le firmament donne la médecine capable de guérir les maux qu'il a lui-même engendrés. C'est pourquoi, lorsque c'est le cas, le médecin doit savoir qu'il s'agit d'une maladie astrale, afin d'éviter de lui appliquer une médication d'ordre inférieur.
Et je crois plus, et grande préoccupation, enfin plutôt une de ses grandes intuitions, et c'est qu'il n'y a pas de rupture réelle entre les différents règnes du vivant. Je crois que ce grand souci de réconcilier à la fois dans l'homme et dans le regard que nous jetons sur le monde, cette unité profonde de la création, elle va amener Paracelse à recréer par tout ce qu'on pourrait appeler l'essence même de ce que vous avez appelé l'alchimie. Ce qui manifestement préoccupait Paracelse, c'est la possibilité de métamorphose. Avec son père, il était d'ailleurs un ingénieur des mines, et il emmenait tout le petit Paracelse avec lui dans sa ville, dans sa mine où ils travaillaient, le plus lumineux Trichine en Styrie. Et très tôt, force était signifié, s'est initié au travail des mineurs. Or, dans le travail des mineurs, travaillaient souterrain en général, si vous voulez, sur un coin de six, c'est une sorte de d'affrontement avec les entrailles même du monde.
Les idées du XVIe siècle sur cette manifestation sont liées, bien entendu, et là, aussi, elle affecte la certitude d'une époque que dans le plus on descend à l'intérieur de la terre, plus on s'approche de quelque chose qui est au fond le feu primitif. Ce feu primitif que je ne peux pas approcher sans danger, et si finalement chez le feu de la consommation, le feu du sacrifice, mais avec lequel il faut dialoguer. Et ce feu, c'est essentiellement un instrument de métamorphose. Pour Paracelse, descendant dans les entrailles de la terre, on descend dans les entrailles de la mère, la mère maternelle de celle qui nous a créés. Et dans un certain sens, je me demande, il la réflexion, la méditation de Paracelse, elle n'amène pas à s'interroger sur la relation que chaque être vivant, chaque destin peut avoir avec la mère primitive, avec sa propre mère, peut dire, à fonder au fond ce fait le vin dialogue avec ce monde.
Et entre et le mot souvent utilisé, ils angers dans l'époque, parce que il reviendra dans la prière, peut conduire la prière de la vierge Jésus, le fruit de vos entrailles, tête un bouquet très, très significative, très riche, très évocateur, un mot d'une grande beauté d'ailleurs, humain. Mais c'est en train, c'est aussi quelque chose, et comme la mine, comme le feu, quelque chose de manas, par conséquent, et ce coût peut le regarder en nous, puisque nous sommes à la fois père et mère, ayant en nous l'homme et la femme. Est-ce qu'on peut, sans danger, s'approcher de ce mystère féminin ?
Les phases d'œuvre au noir, d'œuvre au blanc et d'œuvre au rouge, ça va correspondre à différents degrés de cette grande conjonction qui est recherchée, disons globalement, entre les principes du féminin et du masculin, du haut et du bas, extérieur et de l'intérieur. Et donc, il va y avoir une première conjonction qu'il appelle unhuman thalys. On ne peut pas exactement traduire par union mentale ou intellectuelle, parce qu'il s'agit plus à ce moment-là de l'union entre l'âme et l'esprit. Donc, ça serait plutôt quand même quelque chose à la fois psycho, c'est-à-dire psycho-spirituel en quelque sorte. Mais là, à ce stade-là, les pulsions, les désirs, les instincts, le corps, entre guillemets, est encore tenu à part de cette réalisation. Et ça correspond aux figurations alchimiques, dans les images alchimiques, à l'œuvre au blanc, qui est souvent figurée par l'hermaphrodite primordial, qui est debout sur l'arbre des lunes, avec des images lunaires, des images nocturnes, des images qui sont très paisibles, introverties. Ce sont des images de méditation, d'états de sérénité, après toutes ses formes d'angoisse qu'on a vécu pendant la période de l'œuvre au noir. Mais ça n'est qu'une, disons, qu'une étape sur le chemin des conjonctions.
Et ensuite de ça, il va y avoir une seconde conjonction, qu'il appelle l'union corps, qui est l'œuvre au rouge, et dans laquelle justement le feu des instincts, des pulsions, des passions, de l'amour et de la vie, et de l'amour de la vie, est uni au produit de la première conjonction. Et à ce moment-là, on va trouver dans l'imagerie alchimique, l'hermaphrodite alchimique posé sur l'arbre des soleils, sur un dragon à trois têtes, tenant lui-même une coupe dans lequel le mercure, duquel le mercure sort. Et cela, on pourrait dire que le soleil s'est pleinement levé et que l'œuvre rouge est accomplie.
Et puis, il y a encore une troisième phase qui serait l'union sous une douce, et qui serait une phase que peut-être on atteint qu'aux alentours de la mort, parce que ça serait un moment dans lequel on est en phase de résonance complète entre l'univers du macrocosme et l'univers du microcosme. Et ce serait donc, à ce moment-là, effectivement, une divinisation quasi totale de la personnalité. Le mage, un sage, un porte-parole. J'ai l'image, c'était surtout dans le temps qu'ils étaient aujourd'hui, et d'abord, comme il y en a plus guère, mais c'est un sage. Il y a un mot de Paracelse, et des gains a repris dans un dixième titre de ses ouvrages, c'est vrai que là, ce n'a été pas comme on pourrait traduire en français, un espèce de résignation, de de nager selon, comme dirait Rimbaud, nager selon, selon le grand monde, s'intégrer dans le grand monde. C'est là la grande sagesse, et qui est peut-être l'une des leçons de la lecture de Paracelse.
Littérairement, il a écrit des dizaines et des dizaines de livres qui ne sont pas tous parvenus. Ce qui est intéressant pour nous, surtout du XXe siècle, du XXIe, et que cet accomplissement littéraire, il exprime dans sa source le fait que pour Paracelse, et c'était là un événement tout à fait moderne, tout à fait intéressant pour l'époque, c'est que au fond, c'est à la littérature, c'est-à-dire la chose écrite, si la littérature qui va donner un sens à sa vie. Et alors l'impression que c'est une démarche que l'on va retrouver chez beaucoup d'écrivains qui seraient même écrivains strictement contemporains, c'est que c'est l'écriture qui va dicter à Paracelse non seulement sa philosophie, non seulement son idée de la ville, indûment son image du monde et du devenir du mec, qui va le former lui-même, comme si au départ, il considérait que l'être humain, l'école embryon, périrent quelque chose de d'immature. Et pourrait-on dire que c'est vers l'écriture qu'il va sortir de cette immaturité et qu'il va devenir un être complet, un homme.
Alors que va être cet homme ? Eh bien, en s'épuisant comme ça avec l'écriture, en se collant et à l'époque, les choses n'ont pas tellement commode, parce que enfin, l'écriture, nous sommes au début de l'imprimerie, mais nous sommes encore dans des conditions de vie, des conditions de travail qui sont évidemment tout à fait éloignées de celles qui sont les nôtres aujourd'hui. On a l'impression que c'est dans cet affrontement avec la chose écrite que l'homme, petit et grand Paracelse, va se former. Alors, c'est très intéressant de voir comment, au fur et à mesure qu'il avance dans son œuvre, les figures qui vont peu près 7 seulement prennent forme, comme si dans le film elle-même de l'écriture et de la littérature, il y avait quelque chose qui naissait. Et que les choses, formes qui vont naître, qui vont surgir de cette imagination, vont être pour Paracelse les garants de son aventure personnelle.
Agit du point de vue de la réflexion profonde de Jacob, dans cette, dans cette route, cette se sent fonction, veut dire, de la de la définit, t on à la bière pression. Là, nous avons le Dieu inconnu, où le Dieu à connaissable, finalement, que dont Paracelse ne parle jamais, parce qu'il ne pas parler en fin de compte. Cette différence avec le Dieu révélé, et en même temps, cette idée qu'il y a le Dieu de la colère, si on peut dire, c'est-à-dire le Dieu qui doute, procès de ce que nous appelons mal. Et on a l'impression que là, il y a vraiment tout un corpus, hackers sont connus de réflexion qui vient de Paracelse. Oui, mais Paracelse ne parle pas de la colère de Dieu, et qui bien que Dieu crée le mal, il ne pousse pas le thème de la colère de Dieu, il ne pousse pas aussi loin que Mumm, parce que je veux, vont pas demander à un certain moment, s'il ne met pas le mal en Dieu et la colère de Dieu, c'est quelque chose, et elle se confond avec le diable.
Je crois ce qui ce qu'il y a des dispositifs chez Gerard Paracelse par rapport à bugs, et qu'il aime, il donne plus de prix à la nature, à notre nature. Un Paracelse, cas bum déprécie notre nature. Ben, au fond, et plus dualiste que Paracelse. Cas Paracelse, chaque chose à sa place, la nature et puis la surnature pour rappel, éviter l'éternelle. Chaque chose à sa place, et chercheuse à ça, à sa fonction. Il valorise beaucoup notre nature pour lui, notamment par une une éthique du travail qui ressemble un petit peu à celle de de lutte, et qui est fondée sur les aides prédestination, mais pas prédestination sens tu lui donneras Calvin, non pas du tout. Et je suis né pour être médecin, je suis né pour être fort, je sais bien, je dois assumer pleinement cette vocation.
Micky, il est d'abord médecin, certainement, mais je dirais qu'il est avant tout psychothérapeute, au sens de curateur de l'âme dans sa profondeur, curateur des énergies de la nature, n'est encore transformé. Et qu'à ce titre, ces énergies de la nature, là, on est dans la vision alchimique, elles se manifestent sur le plan d'esprit, sur le plan de la mpt, sur le plan du corps, exactement de la même manière. Les alchimistes ont une vision beaucoup, beaucoup plus optimiste que les pères de l'église à cette époque. Ils vont considérer que la souffrance en nous n'est pas du tout un châtiment de l'homme en fonction de ses péchés, mais que c'est la portion de la nature qui est encore inconsciente, c'est la portion de l'univers qui est encore en chaos, c'est la portion de l'âme qui est encore en devenir, que les chimistes, où le patient est en train de réduire. Et donc, il est pour revenir à ce que vous disiez tout à l'heure, l'alchimiste, où le médecin, où le philosophe, ces trois aspects de la même fonction. Il est co-créateur aux côtés des divinités. Il se disait quoi, joe, tori, dei, un co réellement, co-créateur aux côtés de la création en devenir. Et je crois qu'il faut ajouter aussi que cette création en devenir, c'est justement la partie féminine de l'ère de la divinité, qui représentait toujours comme en gestation permanente, alors que la sainte révélation chrétienne à cette époque est considérée comme figée, en quelque sorte, une fois pour toutes.
Est-ce venu qui nous donne faim et soif ? Non, car c'est notre corps terrestre qui boit et qu'ils mangent. Pour cela, il n'a pas besoin du firmament. Le corps terrestre et le corps astral sont l'image du couple humain. L'homme et la femme sont une seule chair, pourtant chacun garde sa nature propre. De même, le corps terrestre mange et boit sans aucune action du corps astral. Ce n'est pas le corps astral qui nourrit, mais lui-même et ce qu'il absorbe et la matière des éléments inférieurs dont il est constitué. Dans le couple, la femme mange pour elle-même et non pas pour l'homme, et réciproquement. Quand le corps terrestre désire les œuvres de la chair, c'est pour son propre besoin et non pas pour satisfaire le corps astral. C'est lui-même qu'il veut reproduire et non pas le corps astral. La génération est de l'ordre des éléments inférieurs, elle ne dépend aucunement du firmament. Tout ce qui se rapporte au corps terrestre vient des éléments matériels. Ce n'est donc pas Vénus qui excite le désir charnel, c'est la luxure des humains qui la nourrit.
Comment vivre avec cette image de la mère première qui est en nous ? Question n'est pas nouvelle. Elle sera reprise sous d'autres formes par la psychologie moderne. Et puis, disons que, elle est présente dans simplement dans la méditation de chaque être vivant. Ce que Paracelse essaie d'amorcer, c'est une méditation qui nous permette d'unir en nous le masculin et le féminin, c'est-à-dire d'ouvrir une autre génie véritable à partir de laquelle nous pourrons être enrichis à la fois par notre côté masculin et de leur côté féminin. Alors, je crois aussi que dans cette perspective, il y a le sentiment que l'écriture est un moyen de découvrir cette vérité profonde qui nous obsède, cette vérité du masculin et du féminin, d'entrer dans la familiarité de d'un monde où les ruptures seraient inconnues.
Le mot de rédemption, si vous voulez, est ici tout à fait capital. Pourquoi ? Parce que Paracelse, et même si à beaucoup d'égards, il était quelque peu éloigné de la tradition chrétienne, Paracelse est quand même profondément marqué par l'appartenance au christianisme. Le monde est sous le regard du péché originel. Nous sommes tous chassés du jardin et tous nous avons envie de retourner dans le jardin. Et Paracelse est un ce qui nous dit, le jardin, vous êtes ouvert, le jardin vous est accessible à condition que vous le vouliez vraiment. Et vous pouvez retrouver tous les oiseaux du paradis, pour nous ces grandes fleurs multicolores qui garnissaient les allées du jardin, à condition que votre imagination soit facile, forte, pour que les choses qui n'étaient jusque-là que incréées deviennent créées. Autrement dit, le monde est en pointillé, le monde n'est pas achevé. Mais si notre imagination est puissante, que notre force, c'est notre volonté est grande, alors nous avons la possibilité de sortir de l'imprécision, de sortir du wagon des formes qui vont devenir des chefs, des formes véritablement susceptible du troc, de se transformer et de constituer un monde, de constituer une création.
Tu vas, je crois d'ailleurs que le poésie roman, partie figée dans la poésie romantique allemande, était un thème qui reviendra souvent. Sans niche, neutrons, une sorte d'appel extraordinaire Zarathoustra, au monde pressentant créateur. Et pressentir le créateur, c'est quoi ? Je crois que l'impôt rachel, c'est tout à fait précurseur de Zarathoustra, la mesure où il dit, il une image très forte, très vivant, très puissante de ce que vous souhaitez, et à ce moment-là, les choses vont se plier à votre désir. Maître mot, non, présence, maître mot, que ce désir qui va veut devenir cher, dans la mesure où imagination sera suffisamment forte. Ce qui est de leurs mains et leurs clones à ses devoirs, comme l'influence de Paracelse s'est étendue à travers les siècles, dans la mesure où on peut dire que toute une partie de la philosophie aux romantiques de la nature, de la science romantiques, telles qu'elles se déploient dire en Allemagne, est temps pour une bonne part fondée sur les idées par à celle-ci, et justement de cette lumière de la nature qu'il s'agit de de faire exprimer, de mettre en conjonction avec la lumière divine.
Et puis, en plein XXe siècle, je dirais, on voit tout un courant de la psychanalyse, précisément l'œuvre de Carl Gustav Jung, qui d'une certaine manière, on renoue avec Paracelse, et qui même l'étudie, et l'étudier de très près. Jung, d'une certaine façon, c'est beaucoup plus d'anti-fia Paracelse. Jung, c'était un homme qui avait la même intelligence extraordinaire que Paracelse, il avait aussi une grande compassion, très visionnaire, envers et analysant, et ses patients. Il avait aussi un caractère épouvantable, et on peut, c'est bien comprendre qu'il se soit identifié, pas uniquement du point de vue intellectuel, mais également du point de vue de sa personnalité, avec cette très grande figure de la de la civilisation de de cette région du monde, en tout cas, de ces tests de l'Europe.
Ce qui est désolant, je dirais, c'est que sur le fond même de la théorie, on voit comment dans la la dynamique de l'inconscient qui le gilbert, qui est qu'il bâtit, qu'il découvre, ils y ont justement, mais sans arrêt l'aspect sûr, on doit tenir la perle aspects matériels et physiques, la paix scientifique, je dirais, d'une madone, d'une manière et d'autre part, on doit tenir l'aspect psychique et spirituel, et on doit les mettre en conjonction l'un avec l'autre, en considérant qu'il y a une lumière de l'ordre de l'esprit, et qu'il y a une lumière de l'autre de la nature. Oui, alors jeté n'était pas tout à fait ça comme ça, parce que pour moi, dans la lumière de la nature, il y a énormément d'esprit justement. La lumière de la nature, c'est une lumière de sens qui se trouvait à travers le dévoilement des processus psychiques dans l'ombre, à l'intérieur de nous, dans l'ombre personnelle, dans cet inconscient, disons pour aller vite, au sens freudien du terme, et puis dans l'ombre des archétypes, dans ce qui n'est pas encore révélé de l'âme.
Comme je le disais tout à l'heure, parce que l'humanité est encore une très jeune humanité, et qu'elle a probablement un très long à venir encore devant elle. Et je ne dirais pas que you'll be on doit faire cette conjonction, je dirais qu'il constate que ça se fait au fond, et que dans un processus psychiques telles qu'il voit, tel qu'il le voit se dérouler à l'intérieur de lui, d'abord parce qu'il est son propre champ d'expérience, et à l'intérieur de ces patients, il se rend compte que lorsque le processus se déroule au mieux, ces conjonctions se font, conjonctions en conjonction, mouvement de régression, comme vous le dites, à des mouvements de des mouvements de progression qui mettent ensemble des opposés dans une forme de conflit, en général porté au rouge, à la conscience, là, dans des formes de conflits assez douloureux, jusqu'à ce que quelque chose de nouveau apparaissent. Et quand je dis quelque chose de nouveau, c'est quelque chose que ni l'analyste, neil analysant, ne peuvent absolument pas savoir par les moyens de la connaissance habituel, c'est toujours une surprise tout à fait étonnante de voir qu'est-ce qui va se passer après une conjonction de ces principes opposés, qu'est-ce qui va surgir, dans quel registre la libido va aller s'épanouir d'une manière ou d'une autre. Il y a un an aspects comme ça extrêmement prenant, justement dans le des cours du processus d'individuation, de voir vers quoi cette lumière de la nature, vers quoi cette lumière du sens veut aller se tourner en quelque sorte, qu'est-ce qu'elle veut aller éclairer.
Le vin fait sortir de la bouche des hommes des paroles que de même, il n'aurait jamais prononcé. De même, la force du ciel pousse au dehors ceux qui étaient enfermés au dedans de l'homme ou de toute chose. Sans cette force qui excite son désir, l'homme seraient trop paresseux pour se marier de loin. Sa nature n'y suffirait pas. Il serait impropre au mariage. Il faut donc que dans l'existence de chacun, il y ait cette énergie qui le stimule. Elle touche tous les hommes, mais il n'agit pas sur tous les hommes de la même façon. Elle n'est efficace que selon la destinée de chacun. Il y a beaucoup d'appelés, mais peu d'élus. Cela veut dire qu'il n'est pas donné à chacun de faire ce qu'ils aimeraient. Pour chaque activité, il y a un nombre déterminé de prédestinés. C'est ce nombre que la force céleste par son impulsion, impression a pour mission de remplir, ainsi que chacun trouve son lot suivant ce dont il aura été rendus capables. Que chacun fasse ce qui lui est donnée de faire.
Ce que murmure plus profondément Paracelse, et qui pour moi, si vous l'êtes, une vérité absolue, mais d'évidence, 25e au fond, j'évoque ce livre des commencements, j'évoque ce livre sur lequel est inscrite peut devenir du monde. Mais ce livre, c'est quoi ? C'est un poème. Autrement, pour Paracelse, c'est l'idée que je nourris par rapport à cette œuvre, si vous voulez, que la seule vérité, la seule réalité, c'est celle de la poésie. Et par conséquent, les vrais constructeurs du monde, faisons parce qu'il gratifie, sont pas ceux qui l'organisent, ce sont les poètes, ce sont des chanteurs, de tous les musiciens. Le jardin des délices est un jardin où la musique règne, mais très haut, par conséquent, tous les gens chantent, ils chantent la gloire d'être vision.