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Bonjour à tous et bienvenue sur la chaîne.
Aujourd'hui, on plonge dans un sujet brûlant qui fait trembler les équilibres stratégiques en Afrique du Nord et au-delà. L'Algérie est en train de se réarmer massivement avec la Russie, et parmi les matériels qui circulent dans les discussions les plus sérieuses, on parle du drone Kamikaze Guerand O2, connu aussi sous le nom de Shahed 136 en version iranienne, et surtout du chasseur de 5e génération Soukhoï Su-57 Felon. Est-ce du vent, des rumeurs ou une réalité qui est déjà en cours ? On va tout décrypter ensemble, étape par étape, avec les informations les plus récentes et les sources les plus solides disponibles à ce jour, décembre 2025.
D'abord, remettons le contexte. Depuis 2021-2022, l'Algérie a lancé ce qu'on appelle maintenant le plus grand programme de modernisation militaire de son histoire. Le budget défense a explosé. On parle de plus de 20 milliards de dollars injectés entre 2020 et 2025, et une bonne partie de cette manne va directement à Moscou. La Russie reste le fournisseur numéro 1 de l'Armée Nationale Populaire algérienne, avec environ 70 à 80 % des équipements lourds qui viennent encore de là-bas, même si on voit une diversification timide vers la Chine et parfois l'Europe.
Pourquoi maintenant ? Parce que la donne géopolitique a changé. Le Maroc, voisin et rival historique, a normalisé ses relations avec Israël en 2020 dans le cadre des accords d'Abraham, a reçu des drones Bayraktar et surtout les drones armés israéliens les plus avancés, sans parler des discussions sur les F-35 qui traînent toujours. Rabat a aussi signé avec les États-Unis un partenariat stratégique à 10 ans et s'équipe en missiles antichars Javelin, en HIMARS, en hélicoptères Apache. Bref, l'écart technologique se réduisait dangereusement pour Alger, du point de vue algérien. Il fallait répondre et vite.
Première partie de la réponse algérienne : les drones. Depuis 2023, des sources crédibles, notamment le site spécialisé Mena Défense et des images satellites analysées par des experts indépendants, montrent que l'Algérie a reçu plusieurs dizaines, voire centaines, de drones Guerand O2. Pour ceux qui ne connaissent pas, le Guerand O2 est la version russe du Shahed 136 iranien, celui qui a fait des ravages en Ukraine depuis 2 ans. C'est un drone kamikaze à très bas coût, environ 20 000 à 50 000 dollars l'unité selon les estimations, avec une portée de 1500 à 2500 km selon la charge, une vitesse de croisière de 150 à 180 km/h et une ogive explosive de 50 kg. Il vole bas, il est difficile à détecter par les radars classiques et surtout, il est produit en masse.
L'Algérie a officiellement reçu ses drones dans le cadre d'un contrat signé en 2023, mais les livraisons ont vraiment accéléré en 2024-2025. Des photos publiées par l'État-major algérien montrent des Guerand O2 en livrée algérienne avec l'immatriculation locale. On parle d'au moins 300 unités déjà livrées et un accord pour une production locale partielle à Ain Arnat ou à Béchar est en discussion avancée. Pourquoi c'est un game changer ? Parce que ça donne à l'Algérie une capacité de frappe profonde à très bas coût. Imaginez des essaims de ces drones lancées depuis le sud du pays vers n'importe quelle cible au Maroc, voire plus loin. Les systèmes de défense antiaérienne marocains, même avec les Barak-ER israéliens et les Patriot en discussion, auront du mal à tout intercepter quand ils arriveront par centaines.
Deuxième gros morceau, et c'est là que ça devient vraiment sérieux : le Su-57, le chasseur furtif russe de 5e génération. Pendant longtemps, on a dit que l'Algérie allait devenir le premier client export du Su-57. Les premières discussions datent de 2018-2019. À l'époque, Alger voulait 14 appareils : trois escadrons de 4 + 2 pour l'entraînement. Le contrat a été gelé à cause des sanctions sur la Russie après l'invasion de l'Ukraine en 2022, mais surtout à cause des retards de production du Su-57 lui-même. La Russie n'avait quasiment pas livré à sa propre force aérienne, seulement une douzaine d'appareils précis jusqu'en 2024.
Mais tout a changé en 2025. Depuis le début de l'année, la production a été multipliée. L'usine de Komsomolsk-sur-Amour tourne à plein régime. La Russie a livré 24 Su-57 à ses propres forces en 2024-2025 et surtout, elle a désespérément besoin de devises étrangères. L'Algérie, avec ses réserves de gaz et de pétrole qui ont explosé grâce aux prix élevés de 2022 à 2024, a les moyens et surtout, elle paye en cash, sans passer par les circuits bancaires occidentaux, ce qui contourne partiellement les sanctions.
Alors, où en est-on vraiment ? Selon plusieurs sources concordantes, dont le magazine russe Voenno Promyshlenny Courier, l'agence TASS a publié un communiqué discret en septembre 2025, et des informations confirmées par le site algérien Mena Défense. Un contrat ferme pour 14 Su-57E, la version export, a été signé en juin 2025 lors d'une visite discrète du ministre algérien de la Défense à Moscou. Le montant, on parle de 2 à 2,5 milliards de dollars pour les 14 appareils avec armement, formation et soutien logistique. Les premiers appareils seraient déjà en cours de livraison. Des photos floues prises à l'aéroport de Boufarik en octobre 2025 montrent des caisses énormes avec le logo de Soukhoï, et des pilotes algériens ont été vus à plusieurs reprises à la base de l'APT en Russie pour formation sur Su-57 depuis 2024. On parle d'une première livraison de quatre appareils avant fin 2025 et le reste en 2026-2027.
Qu'est-ce que ça change concrètement ? Le Su-57, même s'il n'est pas au niveau du F-22 ou du F-35 en furtivité pure selon les experts occidentaux, reste un appareil extrêmement performant. Super-croisière, radar AESA, OLS-35, "Belka" capteurs infrarouges répartis, missiles hypersoniques R-37M à 300 km de portée, et surtout le missile R-77M qui peut engager à plus de 200 km. Avec ça, l'Algérie passe d'une force aérienne basée sur des Su-30MKA très performants mais de génération 4+ à une force capable de contester la supériorité aérienne dans toute la région.
Et ce n'est pas tout. En parallèle, l'Algérie a commandé des systèmes S-400 supplémentaires, des Pantsir-S1, des radars longue portée en version mobile, et même des discussions sur le système S-350 ou des éléments de défense antimissile. Bref, on assiste à la constitution d'un bouclier à deux axes et déni de zone sur tout l'ouest du pays.
Maintenant, posons la question qui fâche. Est-ce que tout ça est crédible ? Oui, pour plusieurs raisons. D'abord, l'Algérie a les moyens financiers. Ses réserves de change sont remontées à plus de 80 milliards de dollars en 2025 grâce aux hydrocarbures. Ensuite, la Russie a un besoin vital de clients solvables. Et enfin, l'Algérie n'a pas le choix face à un Maroc qui s'équipe à marche forcée avec l'aide américaine et israélienne. Ne pas répondre serait accepter une infériorité stratégique durable.
Mais il y a aussi des limites. Le Su-57 reste un appareil complexe avec un historique de problèmes de moteur et de furtivité. Les sanctions compliquent la maintenance et surtout, l'Algérie mise tout sur un seul fournisseur, ce qui la rend vulnérable si jamais les relations avec Moscou se tendent.
En résumé, oui, l'Algérie est en train de se doter des Guerand O2 en quantité industrielle, et oui, les Su-57 arrivent lentement mais sûrement. Ce n'est plus une rumeur, c'est une réalité en cours de déploiement, et ça change complètement la donne militaire au Maghreb. Le rapport de force qui penchait dangereusement vers le Maroc depuis 5 ans est en train de se rééquilibrer, voire de basculer à nouveau.
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On continue parce que derrière ces contrats, il y a aussi une dimension politique énorme. L'Algérie renforce son axe avec la Russie au moment où Moscou est isolé par l'Occident. C'est un signal fort envoyé à Washington, à Paris et à Rabat : Alger choisit son camp. Et ce camp, c'est celui des BRICS, de la multipolarité, de la résistance à l'hégémonie occidentale. D'ailleurs, petite info bonus : lors du dernier sommet Russie-Afrique à Sotchi en 2025, l'Algérie a été désignée comme le partenaire stratégique numéro 1 de Moscou sur le continent. Et ça, ce n'est pas rien.
Autre point important : la production locale. L'Algérie ne veut plus être seulement un client, elle veut produire. On a déjà l'usine de montage de Su-30 à Ouargla. On aura bientôt une ligne pour les Guerand O2, et des discussions sont en cours pour une participation à la production du Su-57 dans une version simplifiée. Ça s'appelle la profondeur stratégique.
Et pour ceux qui disent : "Où sont les drones iraniens, les Su-57 russes, c'est de la camelote ?" Regardez ce qui se passe en Ukraine. Les Guerand O2 saturent les défenses ukrainiennes tous les jours, et le Su-57, même en petit nombre, a déjà effectué des missions réelles au-dessus de l'Ukraine avec des missiles de croisière tirés hors de portée des S-300. Ce n'est pas du jouet.
Alors oui, il y a des faiblesses. Oui, il y a des retards, mais l'important, c'est la tendance. Et la tendance, c'est que l'Algérie est en train de redevenir la puissance militaire dominante en Afrique du Nord, comme elle l'était dans les années 80-90.
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Et on va aller encore plus loin parce que derrière tout ça, il y a aussi la question du Sahara Occidental. Plus l'Algérie s'équipe, plus elle peut soutenir le Front Polisario, pas seulement politiquement, mais potentiellement avec du matériel de pointe. Imaginez des Guerand O2 aux mains du Polisario, ça change tout. Et puis, il y a la Libye voisine, le Sahel, le terrorisme. Avec ces nouveaux moyens, l'Algérie peut projeter sa puissance bien au-delà de ses frontières. Bref, on est à un tournant historique, et vous êtes en train de le vivre en direct avec nous.
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On se retrouve très bientôt pour une nouvelle analyse. D'ici là, restez informé, restez critique, et à très vite. Ciao !