Transcription
Bonjour. On jouera à toutes et à tous. Nous allons peut-être commencer cette journée et donc me revient d’ouvrir, au nom de toute l’équipe du répertoire des ventes antiques, cette cinquième journée de ce programme de recherche. Donc merci beaucoup à vous, à vous toutes et à vous tous qui sont réunis tôt ce matin ici, aux intervenants qui ont bien voulu partager leurs recherches, au président de séance qui veulent bien jouer ce rôle essentiel pour nous, parfois un peu un gras pour eux de tenir le rythme de la journée, mais en tout cas qui, par aussi leurs connaissances et leur regard extérieur, pourront beaucoup nous apprendre. Donc merci encore d’être là pour cette cinquième journée que nous avons organisée donc avec l’équipe du répertoire, une équipe donc constituée essentiellement de l’Inha et donc aussi de cette collaboration vraiment avec le musée du Louvre, présente depuis l’origine. Donc vous voyez ici l’équipe qui s’est constituée depuis 2011. J’ai eu la chance de voir de nombreux contributeurs, qui a eu la chance de de voir participer beaucoup de collègues, de jeunes collègues, des collègues aguerris qui sont venus donc enrichir avec leurs compétences, leur travail acharné, leurs échanges dans les discussions et enfin interventions. Ce programme donc, vous voyez une équipe qui est constituée donc de l’Inha, du Louvre, du département d’études et puis aussi du service des du numérique de l’Inha, qui a un rôle aussi essentiel dans ce programme, puisque, comme vous le savez, comme nous allons pouvoir le voir au cours de la journée, nous avons aussi un programme numérique, une base, nous avons aussi un site dédié à ce répertoire de recherche qui permettent de partager, comme on le fait aujourd’hui, les résultats de l’air à recherches. Et puis vous voyez aussi une équipe donc qui a évolué au fur et à mesure de ces de ces années. Cinquième journée, un peu plus de 10 ans déjà pour un travail assez au long qui est, et ça je pourrais le redire dans la journée, et qui s’est enrichi aussi considérablement, comme on se dit des apports des uns et des autres, mais aussi des moyens mis à notre disposition et des moyens aussi que le numérique apporte continuellement, non pas seulement pour rendre mais les résultats et les partager, mais aussi pour mettre à disposition énormément de ressources sur lesquelles on s’appuie et qu’on va pouvoir partager aujourd’hui.
Alors je vais laisser Cécile poursuivre pour présenter aussi bien l’avancée du programme et puis la problématique que nous avons choisie aujourd’hui pour cette cinquième journée qui s’attache plus particulièrement au sujet qui était vraiment essentiel au départ, de la question de la provenance. On a tourné un peu autour de ce sujet lors des journées précédentes, en s’attachant en particulier aux acteurs, par exemple, en s’attachant à différencier une différents lieux et là par pour saisir vraiment une des missions essentielles de ce programme de mission qui le programme, c’était de lui… Bonjour, bonjour à tous. Donc effectivement, c’est un programme long pour l’Inha, qui a déjà un peu plus de 10 ans et qui nous permet aujourd’hui, alors qui a pris forme dans l’Agora, la plateforme de numérique de l’Inha et qui est toujours en cours. Donc actuellement, il y a 25 ventes qui sont traitées dans le répertoire. Donc vous avez la liste ici, la dernière, la vente Noël des Vergers qui vient d’être mise en ligne la semaine dernière. Et donc pour toutes ces ventes, vous pouvez dans Agora retrouver toutes les données qui les concernent. Et nous avons également donc un site de Data visualisation sur lequel nous avons 9 ventes qui sont en cours de traitement et puis régulièrement on essaye de d’implémenter tout ce travail et donc c’est comme c’est vraiment un travail cumulatif et c’est l’accumulation de toutes ces données qui nous permet aujourd’hui d’avoir peut-être certaines réponses, en tout cas des visions un peu plus claires sur des questions que nous nous posions sur ce marché du 19e siècle. Ça nous permet notamment d’avoir une liste de ces ventes d’antiques, alors une liste qui est toujours provisoire parce qu’on finit toujours par retrouver quelques ventes qui nous avaient échappées, mais qui est maintenant à peu près stabilisée, je pense. Donc vous voyez un peu plus de 550 ventes qui ont été identifiées sur tout le 19e siècle à Paris. Donc alors donc vous y avez ici le nombre de ventes identifiées. Donc effectivement les ventes sont extrêmement variées entre des ventes généralistes avec quelques objets antiques et des ventes dédiées aux antiquités, avec évidemment un graphique qui change aussi beaucoup quand on voit le nombre d’objets vendus et vous voyez tout de suite évidemment les grosses ventes qui font la différence et notamment en 1836 la vente Durant qui explose le nombre d’objets vendus à cette année-là.
Donc dans la data visualisation, la dernière mise en ligne que nous avons fait l’année dernière, c’était cette carte interactive qui permet de montrer le parcours de ces objets depuis leur lieu de création jusqu’à leur lieu de découverte ensuite à Paris, les vents là où les ventes par lesquelles ils sont passés et jusqu’à leur lieu de conservation actuelle. Et donc évidemment cette question du lieu de découverte pour les objets archéologiques pour nous elle est essentielle dans ce dans ce dans cet effort de retracer le parcours des objets, mais c’est souvent en fait la donnée qui est la plus compliquée et la plus absente dans les données et notamment dans les catalogues de vente qui restent notre entrée. Donc en guise d’introduction, je voulais faire un petit tour d’horizon de ce qu’on trouve dans les catalogues de vente, de ce qu’on ne trouve pas et malheureusement souvent ce qu’on ne trouve pas c’est justement cette provenance archéologique, puisque dans la majorité des cas elle est complètement omise, mais on trouve quand même des mentions ici ou là et on les trouve sur tout le siècle. Des voyez une vente anonyme de 1816, on peut trouver un buste de Vespasien trouver sur la montagne de Fourvière à Lyon, on le trouve jusqu’à la fin du siècle, par exemple cette antanonyme de 1899. Vous voyez, vous avez un trésor des bijoux Romains trouvés à Coince dans le Loiret. Alors dès le début ce dont on se rend compte et comme vous voyez avec ces deux exemples, c’est que les provenances sont plus elles sont proches, plus elles sont précises, c’est-à-dire que quand ce sont des découvertes en France généralement on a une ville, une région, ainsi souvent, alors que quand on s’éloigne on va avoir des mentions très vagues, celles d’une région ou parfois juste d’un pays. Alors pourquoi est-ce qu’on trouve ces lieux de découvertes dans les catalogues de vente, encore une fois de manière souvent assez éparse? Alors il y a plusieurs registres. D’abord, c’est souvent une preuve d’authenticité. Vous le voyez par exemple dans cette vente anonyme de 1829, vous avez un Hercule présumé antique en numéro 110 et en numéro 114 un ossuaire antique en plomb qui est dit provenant des fruits récentes faites dans les ruines de l’ancienne maison. Et donc là une indication qui semble nous assurer que c’est bien un ossuaire tout à fait antique. Alors ce régime de la de l’authenticité est aussi souvent développé dans les avant-propos et les avertissements. Par exemple dans la vente Link 2844, je cite: “ces éléments d’une belle collection sont précieux à plus d’un titre, leur authenticité est incontestable car monsieur Link les a obtenu presque tous dans les fouilles qu’il faisait faire sous ses yeux en Grèce, en Égypte”. De la même manière on peut avoir même la mention de pièces d’ostenticité, par exemple dans la vente Perrier de 1856 où il y a la fin ce vase pain union déciderait retrouver près du Pirée par Monsieur Fauvel, ancien consul de France à Athènes et inédit (entre parenthèses, on remettra à l’acquéreur les pièces à l’appui pour l’authenticité de la provenance des pièces). Malheureusement, que ma connaissance en tout cas nous n’avons pas aujourd’hui… Alors cette provenance évidemment elle est un peu normalement attestée par les par les experts et les auteurs du catalogue et qui parfois se trouve en contradiction avec ce que dit le propriétaire de cette découverte. Et par exemple dans le catalogue Feder varie de Polski de 1868, c’est assez drôle puisqu’on voit ce conflit propriétaire expert. Donc là il fait ardent et Mannheim parce que vous voyez que au numéro 9 nous avons un Hercule assis qui nous est dit trouver à Veyme quand on de très mal quand on de Romarum en Hongrie et en note vous avez l’avis des experts qui nous dit: “cette pièce nous paraît du 16e siècle”. Et de la même manière un peu plus tard au numéro 277, un grand vase à tête de jeune fille trouvée à Tegline en 1866, une conservation parfaite, elle a encore une note nous dit: “si comme le propriétaire du vase il est réellement antique, c’est une pièce de la plus grande importance”, sous-entendu évidemment que les experts ne sont pas d’accord.
Alors cette provenance peut aussi être un argument de vente, d’anticipation de la rareté et on a par exemple, je vous ai mis deux exemples qui concernent les gîtes avec des avertissements qui nous disent que c’est le moment d’acheter puisque bientôt on ne pourra plus exporter des objets archéologiques. Donc vous avez ici dans la Banga star de 1834: “cette collection est en presque particulièrement composée d’antiquités dont l’exportation est aujourd’hui rigoureusement défendue par le vice-roi d’Égypte. On a lieu d’espérer que public instruit appréciera ensemble à haute importance des objets qui lui seront présentés et les sacrifices qu’il a fallu faire pour repérer leur translation en France”, ce qui est une mention un peu étonnante puisqu’on a presque l’impression que le fait que cette [Musique] sortie des objets sans doute fait de manière illégale est un argument en la faveur de la vente. Et on retrouve le même type d’arguments 30 ans après à la vente anonyme de 1863, toujours pour les objets égyptiens et qui nous dit: “disons aussi que quelques vastes que soient le champ où l’on cherche, la mine s’épuise, comme l’or en Californie, l’exportation des antiquités est interdite en Égypte, les fouilles ne s’y font plus qu’en vertus d’une autorisation spéciale du gouvernement qui en outre se réserve de conserver ce qui lui convient, c’est-à-dire ce qui a des qualités ou de l’importance et aussi du coup les antiquités sont devenu rare et cher en Égypte”, et donc évidemment un argument pour qu’elle atteignent les mêmes prix pendant la vente. Mais enfin c’est ces mentions vraiment des provenances archéologiques peut être aussi un argument de la nouveauté de ses objets sur le marché parisien et c’est notamment le cas quand tu arrives les antiquités chypriote à l’avant de Cesnola 2870. Vous voyez William Freneur a fait une longue introduction où il explique véritablement l’histoire des fouilles, il termine en nous tient la nouveauté du genre, la beauté et la rareté des objets qui jusqu’à présent font défaut au musée les mieux dotés sont les qualités qu’on ne manquera pas d’apprécier comme tel et comme elle mérite de l’être. Et la même année en 1870, c’est aussi le cas pour des objets d’antiquités classiques où on a des objets classiques et puis également la mention d’une nouvelle catégorie d’objets de base d’une industrie céramique presque inconnu jusqu’à ce jour trouver à Cappu et autour. Mais on le sait, la plupart des ventes où on trouve des objets d’antiquité en fait ce sont souvent des ventes un peu généraliste avec des objets d’art et de curiosité et on a des mentions parfois un peu étranges où on se dit que finalement évoquer un contexte archéologique en plus ici vous le voyez complètement dépourvu de tout trouver dans un tombeau, bon certes, et semble être un moyen de garantir de pimenter un peu les ventes et de participer à une certaine éclectisme dans ce qui est proposé. Alors est-ce que c’est finalement ce manque de contexte sert, c’est l’aveu en fait que ce manque de contexte évidemment enlève de l’intérêt aux collections et pour certaines prises de conscience des dégâts du marché qui enlèvent une la valeur des objets. Vous avez des cons on les décontextualisant et c’est ce que dit notamment Adrien Delon Perrier dans l’avertissement de la vente de Raoul Rochette en 1855 puisque il nous dit que ce savant connaissait l’origine de tous les monuments qu’il a composé, il y en avait fait au usage etc. des fragments de vase recueillies par les minions professeurs sur l’emplacement d’antiques ville de la Grèce et de l’Italie offrait un grand intérêt pour l’histoire de la céramique. On a aujourd’hui le regret de présenter au public c’est débris antiques sans les renseignements qui au point de vue l’édition en ferait la valeur.
Alors pour terminer cette introduction, je voulais parcourir avec vous un peu les titres de ces catalogues puisque c’est souvent en fait la porte d’entrée et un bon indicateur des arguments qui ont cours auprès des amateurs pour attirer leurs intérêts. Et là encore on a très peu de mentions qui mentionne qui parle directement d’archéologie. Alors évidemment le terme le plus direct c’est le terme des fouilles mais qu’on ne trouve qu’à 19 reprises. Alors d’abord ce sont les fruits Caninos 2834 puis 5 autres qui mentionne les fouilles faites en étrurerie. On a ensuite une vente anonyme en 1850 avec des antiquités de Falterona, l’aventure peintre Crissier de 52 c’est la Syrie et l’archipel grecque, une vingt anonyme de 53 c’est encore la Syrie et l’archipel grecque, en 54 la Cilicie, en 56 toujours Siri archipel grec, en 57 c’est fouilles de Capoecume, en 57 toujours la sirène laïque, en 63 les provinces de la Basilicate CAPI Capitanata Nola Capucci, en 77da Chypre, en 73 Chypre toujours, en 73 chiffres, en 75 encore Chypre, en 77 anagra et en 79 des fouilles de la Troade. Vous voyez déjà on a assez peu de choses et vous avez vu avec solution aussi des sites qui suivent évidemment l’actualité de recherche. Alors on a une mention d’objets découverts dans le titre, c’est à l’avant trop en 2842, des objets découverts en Attique et dans d’autres lieux de la Grèce. On a des mentions d’objets trouvés ou on a alors à cette fois-ci toujours Chypre en 72, ensuite Babylone théatique Grèce graisses Chypre graisses Égypte Orient et Siri et le trésor de Coince dans le Loiret. Et enfin on a une mention d’un trésor, un seul dans le c’est le catalogue de trésor de Chaource en 1888. Alors après on a des termes plus généraliste qui peuvent aussi en fait aller pour des objets tous types d’objets d’ethnographies notamment puisque ce sont des objets qui peuvent être donc arriver comme ici les objets arrivés récemment arrivé d’Italie ou des objets rapportés rapportés récemment d’Italie, des objets recueillis alors cette fois-ci en Espagne en 54, en grande graisse à tique et Asie Mineure, attique aziminer Athènes Félicie Syrie Chypre et Siri. Là encore la même évolution, on a le terme provenant de catalogues en 60, provenant d’Orient et en 62 provenant pour la plupart d’italiers de Sicile, originaire de la Perse du Mexique et de la Grèce pour cette vente de 1880 dans un étatisme assez étonnant et enfin des mentions d’envoi. Alors on en a déjà dans la vente de 1826 devenu 1828, des antiquités envoyées d’Athènes par le chevalier Fauvel et ensuite à la fin du siècle la mention des envois dans deux ventes de 98 et 99 de série Chypre et aziminer. On le voit, les titres souvent ne cherchent pas une précision extrême. Et pour terminer ce tour de de cette revue sur le siècle, on a enfin des mentions qui sont peut-être encore plus ambigu avec les titres de quelque chose. Alors on a d’abord les mentions de site mais qui sont des fabriques donc qui ne rendent pas exactement dans notre propos, mais sinon c’est à nouveau la mention des des deux grosses provenances qui vont véritablement changer le marché de là. Alors d’abord les provenances de Chypre, on en a déjà évoqué et ici vous avez en bleu le reste des provenances cypriotes que l’on peut citer et enfin Tanagra. Alors on a une seule fouille d’étanagrammes ils sont on ajoute tous les titres qui mentionnent le site de Tanagra. Vous voyez que on en a beaucoup et c’est une question avec évidemment une là encore une ambiguïté entre provenance archéologique ou style mais sur laquelle on reviendra plus tard. Et enfin le dernier site cité dans les titres c’est Mirina pour trois trois ventes. Donc on peut voir ici, je vous ai fait un diagramme, vous voyez donc les ventes et puis dans les différentes couleurs ce sont ces mentions de titres. Alors vous voyez que ça reste très minoritaire, on en a de plus en plus au fil du siècle et surtout on voit l’évolution, d’abord l’Italie, la Grèce, l’Orient des années 50 et qui reste jusqu’à la fin du siècle et puis ensuite Chypre à partir de 1870 qui véritablement arrive en masse et peu après Tanagra et également on a quelques provenances inattendues, Espagne, Mexique et puis de 13h qui viennent de France. Voilà donc voilà pour un peu un tour d’horizon de de cette présence des provenances dans dans les catalogues de vente et je vous propose maintenant de commencer nos travaux et on je pense qu’on va revenir au fur et à mesure de toutes les interventions sur différents cas d’études, sur certains de ces sites, sur certains des collectionneurs qui ont été plus particulièrement actif sur tel ou tel site.
Alors pour présider la première séance nous appelons Ariana Esposito qui nous a fait l’amitié de bien vouloir présider cette séance, donc qui est maîtresse de conférence à l’Université de Bourgogne et à cause de l’Est la parole. Merci. Bonjour à toutes et à tous. Donc je remercie tout d’abord les organisatrices pour cette invitation. J’ai j’ai plaisir d’être là aujourd’hui, c’est un programme de recherche très riche qui nous habitué à des journées d’études très intéressantes. Donc je ne doute pas que la journée d’aujourd’hui est le sera tout autant et donc j’ai ce rôle de modératrice de la session. Donc je m’excuse par avance avec les intervenants puisque je devrais un peu être de l’ordre de la maîtrise du temps et sans plus tard je verse je vous propose de démarrer d’emblé les travaux donc avec la première intervention et donc c’est avec l’intervention de Lionel Pernet et de de Giuli Paulucci. C’est Lionel qui intervient tout seul mais la communication elle est au nom de tous les deux. Donc Lionel Pernet qui est archéologue et spécialiste de l’âge du fer et de la période romaine et Giuli Paulucci, archéologue spécialiste des étrusques et le titre s’affiche à l’écran. Donc je vous laisse la parole du dossier. Enfin merci pour cette intervention. Merci beaucoup. Merci aux organisatrices pour d’avoir retenu cette présentation. Alors j’excuse en effet Giuli Paulucci qui peut pas être parmi nous aujourd’hui mais nous avons effectivement préparé cette communication ensemble, une communication qui s’organise en trois parties. D’abord quelques éléments de contexte pour rappeler la façon dont la collection des Vergers, François des Vergers a été constitué, puis quelques exemples pour montrer la dispersion de cette collection après la vente et pour terminer quelques éléments sur l’intérêt scientifique des pièces et les perspectives dans la reconstitution de certains ensembles puisque c’est un peu quand même un des objectifs aussi une fois qu’on a la provenance et de voir si on arrive potentiellement à proposer des des attributions plus précises pour pour les provenances des objets. Alors cette cette collection elle est bien connue, elle est mise en vente juste après le décès de d’Adolphe Noël des Vergers en janvier 1867, il avait 63 ans. Donc quelques mois après son décès, les 26, 27 avril à Drouot et vendu un importo un important lot d’antiquité et dans le catalogue a été préparé par Longperrier. Le catalogue comprend 276 lots qui sont bien décrits par des Vergers et dans le procès-verbal de la vente on a 185 lots qui ont été vendus et attribués, ce qui fait qu’il y a certains lots qui ont été vendus séparément et c’est une des premières difficultés pour reconstituer les circulations de ces objets, c’est la différence entre ce qui s’est passé à la vente et puis le catalogue qui avait établi était précédemment et le regroupement aussi parfois de certains objets au sein de ces de ces lots. Donc en quelques mots le catalogue de Longperrier, il se présente par classe d’objets. Le plus grand lot comprend des vases en bouquet rose, ensuite il y a des un peu de céramique et truffes ou corinthienne, un grand groupe de céramiques grecque à figure noir, quelques figures rouges, un petit groupe de céramique figurative qui ont été très très restaurées et quelques vases aussi qui sont des pastilles avec des des peintures modernes. Ensuite il y a un important lot de de céramique étrusque figure noir et puis des bronzes, quelques objets en dans d’autres métaux, du fer, de l’argent, des peintures d’Hercule un homme qui ont été acquises par par le Louvre dans la vente et puis des sculptures de sculpture de la Renaissance aussi tout à la fin [Musique] et la durée 8 ans jusqu’à la mort de François et elle est constituée de capitaux qui viennent de déverger et de son beau-père aussi qui était le fameux riche éditeur Ambroise Firmin Didot. Et donc dans les contrats consignés des Vergers François il était prévu aussi qui est un partage de ces collections pour le remboursement du coût de l’argent qui avait été avancé des et des fouilles et ça c’est tout un travail que vous connaissez peut-être ou sûrement qui est le cet ouvrage de de Jul ou par Lucci qui s’appuie notamment sur des documents qui sont conservés à Rimini à la bibliothèque Gambalunga de Rimini qui a hérité d’un fond d’archive important puisque des Vergers avaient une villa à Rimini, des archives qui sont restés à Rimini avec certains objets aussi et donc il y a des courriers, des journaux de fouilles qui permettent de reconstituer une bonne partie de l’histoire de ces fouilles. Alors on va traverser rapidement les grandes les grands sites qui ont été fouillés par par la société de de fouilles, c’est des sites qui s’organisent enfin qui sont autour de Cusi et de et de vous chie. Je passe assez rapidement parce que c’est pas l’objectif de la présentation et…
Ça a déjà été, déjà été publié ici, mais pendant ces 7 années – cette année, pardon – les riches nécropoles de Cusi ou François avaient déjà fouillé en 43-44, où il avait trouvé le fameux vase qui porte son nom. Et puis, en 46-47 aussi, quand il avait mis au jour des tombes peintes, notamment la tombe du singe. Donc, c'est des fouilles qui se sont déroulées aussi à POJO alto, où il trouve énormément de vase en bouquet rose, des céramiques à tique, des bronzes du côté de Pianchiano, là où travaille actuellement Giulio aussi, pas loin de Kiosi. Un certain nombre de fouilles du côté de Kianchan, on arrive à rattacher aujourd’hui un certain nombre d’objets qui existent soit sous la forme de représentation, soit – et je vais en parler tout à l’heure – des découvertes relativement récentes dans les collections de Lausanne, notamment ce qui a fait l’objet aussi d’une étude par rapport à ça, à sa restauration. Et puis après, il y a toute la négociation avec Alexandrine Bonaparte pour avoir des concessions et fouiller un certain nombre de tombes, dont des tombes célèbres comme la Coucoumella. Et ensuite, du côté de Pantheroto, toute une série de tombes. François est en concurrence avec le marquis de Campana aussi pour obtenir ces concessions de fouilles. Ça, c’est des choses qui sont aussi présentes dans la documentation. Et donc, en 56-57, la fouille de cet ensemble vraiment très célèbre et important, et la découverte de la tombe François avec toute une série d’objets qui, aujourd’hui, sont très dispersés, vous allez le voir à travers différents musées du monde entier. Voilà donc pour ce rapide tour d’horizon du contexte de fouilles dans cette collection François des Vergers.
Il y a pas que des objets de fouilles, il y a aussi des achats directs auprès de certains revendeurs, marchands d’art. Et dans les archives, on trouve une mention, par exemple, qu’en octobre 1855, un courrier de François des Vergers qui lui indique qu’il a acheté 5 vases en bucchero de dimensions considérables, qui ont été trouvés à Pérouse et qui ont été remis par un certain Agostino Nenchy, qui est orfèvre à Empoli. Et parmi ces vases, il y a deux hydries et une amphore qui ont intégré la collection des Vergers, qui sont les premiers numéros de la vente publique. Et un de ces vases est aujourd’hui conservé à Lausanne. Je veux pas rentrer dans les détails parce que c’est un travail inédit, mais un étudiant, Martin Barretta, a fait une analyse de ce vase où il s’est rendu compte – et on s’est rendu compte – que la quasi-totalité du vase était un faux. Il y a très peu d’éléments qui sont originaux dans ces grands vases, ce qui avait déjà en partie vu Giulio Paolucci dans ses travaux, mais qui est confirmé maintenant par ses analyses. Pour le brasero que je vous ai montré tout à l’heure aussi, une radiographie, dans le cas d’un autre projet de restauration, avait montré que toute une série d’éléments, de fragments de vaisselle en bronze, avait été intégrée dans l’objet. Et donc, on a affaire à – là, on n’a pas affaire à un faux, puisque c’est – il y a des éléments originaux d’un brasero étrusque, mais il est complètement reconstitué, et notamment avec des éléments de vaisselle en bronze qui vont manquer évidemment quand on va chercher à reconstituer les ensembles, et qui pose toute une série de questions aussi sur le type de restauration, des restaurations qu’on doit ou qu’on peut faire sur ce type d’objet, qui est un autre chapitre que je vais pas ouvrir ici. Voilà.
Et donc, à la mort de François en 57, c’est toute une saga en fait pour que des Vergers récupèrent une partie de son dû par rapport à cette collection. Les objets sont conservés à Livourne, là où habite François, dans sa maison, puis passent à les héritiers. Il y en a certains qui étaient restés à Volci, à Musignano. Et donc, en 58, des Vergers se rend à Livourne pour essayer de constituer un ensemble qui pourra lui être livré à Paris, mais ça va prendre un certain temps, puisque je l’ai dit tout à l’heure, les objets n’arrivent qu’en 66, très très peu de temps finalement avant le décès de des Vergers. Voilà donc, ça c’est le parcours des objets de la fouille jusqu’à cette première étape de Livourne, et puis la vente de Paris avec le catalogue de Longperrier. Et là, avec Giulio, on voulait vous donner quelques exemples de dispersion, en sachant que oui, elle a encore une diapo. Voilà la fin de cette phase de reconstitution de la collection avant l’envoi à Paris. On voulait vous donner quelques informations un peu chiffrées de où on en est aujourd’hui sur la présence, en provenance de ces objets, leur localisation actuelle. Donc, depuis 2015, on a la certitude qu’il y en a toute une série qui sont à Lausanne maintenant. Donc c’est la plus grosse collection finalement, au Musée archéologique, Musée cantonal d’archéologie et d’histoire à Lausanne. Il y a 107 vases identifiés comme provenant de la vente des Vergers qu’on peut rattacher au lot et au catalogue de Longperrier. Et puis après, une dispersion avec quelques éléments dans des grands musées, mais vous voyez qu’il reste encore, sur un total de 344 pièces – puisqu’il y a des lots, je le disais tout à l’heure, qui contiennent plusieurs objets – qui sont encore une bonne partie de ces vases sont dans des collections qui sont non identifiées. Il y en a au Musée Ingres Montauban, je l’ai pas mis ici, dans le… ah si, on l’a mis, pardon. Il y en a un à Montauban, une série aussi, une série importante, mais disons malheureusement, il y en a encore toute une partie qui sont soit perdus, soit non identifiés.
Alors quelques exemples pour la deuxième partie de la présentation sur la dispersion, pour vous montrer à quel point la collection est partie un peu tout azimut. Donc des objets découverts à Chiusi, on a toujours l’étape de Livourne, qui est celle de la maison de François, et puis ensuite la vente des Vergers à Paris. Et puis certains objets sont retournés à Rimini, comme les vases que vous avez ici sur la diapositive, en passant par Firmin Didot, qui vous vous rappelez avait financé la société de fouilles et qui a racheté une partie aussi des vases à la vente. Mais ensuite, c’est reparti dans la maison familiale, la maison que des Vergers avaient à Rimini. Certains objets sont aujourd’hui au Musée de Rimini. D’autres sont partis au British Museum, en passant par Paul Firmin Didot, qui est le fils de Hyacinthe, pardon, il y a Sainte… en fait, c’était le frère d’Ambroise, c’est pas le… c’était pas Ambroise Firmin Didot, il y a 5… c’était le frère d’Ambroise, l’éditeur, et son fils Paul a aussi acheté des objets à la vente à Paris, qui ensuite, par Castellani, sont arrivés au British Museum. Donc ça, c’est un des rhytons de la tombe François. On a aussi des objets qui ont été achetés par Eugène Piot, qui sont aujourd’hui au Musée royal à Bruxelles et au British Museum, toujours de la tombe François. Le fameux askos en forme de lion de la tombe François aussi, qui lui est passé par Camille Rollin, qui avait acheté une vingtaine d’objets à la vente, et ensuite, là, c’est aussi passé par Castellani pour arriver au British Museum, toujours la tombe François. Et puis une des nouveautés, c’est cet ensemble que cache Arnold Morel, faciaux, qui est directeur du Musée cantonal d’archéologie et d’histoire à Lausanne dans les années 1860-1870, qui est présent à la vente et qui achète donc… sans… représente au total 107 objets, dont une série assez représentative des bronzes, des figures noires et surtout du bucchero. Aujourd’hui, on sait aussi que le Musée de Lausanne possède un certain nombre d’objets de la tombe François, avec le lien avec les archives qui a pu faire… qui a pu faire Paolo… Giulio, pardon, Paolucci. Et on possède aussi une série importante de bucchero, une trentaine de vases en bucchero qui viennent, là en l’occurrence, de Clusium. Donc la collection lausannoise, aujourd’hui, dans l’état de la recherche : donc 30, une trentaine de vases en bucchero, on a 6, à la base 5 à ribales, donc être des deux ascoi, de coupe à figures noires que je vous montrerai tout à l’heure, de vases à figures rouges, une coupe de Calès, coupe à reliefs de Calès, une collection importante de céramiques à figures noires, 38 vases, des bronzes et quelques objets divers, dont certains qui sont en très mauvais état ou un peu aussi dont on a de la peine à remettre la main dans les collections du musée. Donc on est en train de travailler sur cet ensemble pour essayer de faire un catalogue plus précis, documenté encore mieux. C’est sans cette vase. Voilà pour la dispersion. Et je termine avec… un petit tour d’horizon de l’intérêt scientifique de cette collection François des Vergers.
François, donc, comme je l’ai dit tout à l’heure, le catalogue Longperrier comprend un groupe important de vases en bucchero des 7e et 6e siècles avant Jésus-Christ, de Vulci et de Clusium, qui inclut la quasi-totalité du répertoire formel de ces deux productions. Et Giulio a tiré l’attention sur des coupes assez inhabituelles avec un pied ajouré et puis des décors estampés de guerriers sur ce pied, qui sont présentes notamment dans les collections lausannoises. Donc voilà ce panorama de vases en bucchero, ici une sélection assez représentative des formes qu’on a à Lausanne : les cruches, les coupes… on a aussi, donc, dans la collection lausannoise, les alabastres, être jusqu’aux Corinthiens qui viennent de… qui viennent là de Vulci, dont un avec un décor un peu moucheté ou des décors animaliers. Et puis l’intérêt de la collection François des Vergers, c’est notamment donc les vases à figures noires. Il y avait une trentaine de vases dans le catalogue Longperrier, qui était là très principal de la collection aussi pour la vente, avec une amphore panathénaïque qui avait une double figure d’Athéna, mais qui en fait se révèle être un pastiche de différents vases qui proviennent de Vulci, qui ont été assemblés pour cette reconstitution que vous avez ici, qui est le numéro 99 du catalogue Longperrier, mais qui a eu ensuite beaucoup de succès dans les différentes représentations, très appréciées au 19e siècle. Elle est illustrée dans les Annales de l’Institut et par des Vergers aussi dans sa publication sur les tri… dans la classe qui accompagne la publication, dans lequel on a toute une série de pièces importantes provenant des tombes étrusques. Il y a aussi plusieurs kylikes, c’est des kylikes qui sont ornés de figures, de scènes figuratives ou de simples décors ornementaux, qui sont également de production grecque. Et puis on a des sujets dionysiaques sur des coupes, et notamment des kylikes qui sont conservés à Lausanne, les deux kylikes 106 et 107 de la vente. Il y en a encore une troisième, la coupe 108, qui est décorée avec des grands yeux aussi. Et puis je l’ai pas illustré ici, mais la coupe 114 sur laquelle on a un combat entre Héraclès et Kyknos, et une scène de boxe sur la coupe numéro 125. Pour les figures rouges, il y a beaucoup moins de vases dans la vente, mais il y a une belle kylix de Vulci avec un combat de Héraclès et Géryon, qui est connu par les archives notamment.
Et puis, dans l’intérêt scientifique évidemment de cette collection, il y a la question de rattacher des vases à des structures funéraires ou des contextes archéologiques précis, ce qui n’est pas évident du tout parce que François dit qu’il fouille à Pantheroto, que les objets proviennent de plusieurs tombes, donc la fameuse tombe François évidemment, mais il a aussi sorti des objets de la tombe des deux entrées, la tombe des tours, la tombe des sarcophages. Et aujourd’hui, c’est pas facile, en fait, ça demande de pas mal de travail en archives, de rattacher les objets à la bonne tombe. Et après, à l’intérieur de ces tombes, d’arriver éventuellement à reconstituer des ensembles qui viendraient de sépultures cohérentes. Donc ça, c’est un des objectifs aussi du travail. Maintenant qu’on a les objets de Lausanne aussi, de les rajouter à ces objets qui sont connus pour éventuellement essayer de proposer quelques ensembles. Là où ça marche le mieux, c’est évidemment pour la tombe François, qui est un peu mieux documentée, mais sinon, on a quand même de Pantheroto sans attribution précise de tombes. Des deux grands stamnoi qui était passé par Henri Lemaître – on n’a pas montré tout à l’heure – mais il avait aussi été actif pendant la vente des Vergers. Et puis l’hydrie, une hydrie achetée par Paul Firmin Didot, donc le fils de Hyacinthe dont j’ai parlé tout à l’heure. Je vous ai pas montré cette hydrie, mais elle avait été aussi acquise par lui, et ça, on sait que ça vient de Pantheroto. Et puis la nouveauté, grâce aux objets de Lausanne, c’est de pouvoir augmenter un petit peu les pièces qui proviennent de la tombe François. Et quand on rassemble les objets que j’ai présentés tout à l’heure avec ceux de Lausanne, on arrive aujourd’hui à un panorama un petit peu plus large des objets de la tombe François qui proviennent de la collection des Vergers, évidemment. Enfin, tout ce qui est connu, mais c’est ce qui provient aujourd’hui de… parce que ce qu’on sait qui vient de la tombe François de la vente des Vergers : donc le rhyton du British que j’ai présenté tout à l’heure, l’askos, et puis ces objets… voyez que la chronologie… c’est ce qu’on sait, on sait de la tombe François, mais que ça va du 4e jusque au 2e siècle avant Jésus-Christ, avec des objets qui sont aussi assez tardifs, et certains objets qui ont disparu, comme ce miroir qui vient aussi de la tombe François, qui est passé par la collection Gréau, qui est connue par un dessin, mais dont l’objet physique, pour l’instant, on a perdu la trace. Voilà, ça permet d’associer encore des objets en bronze et cette paire de pinces aussi… enfin, c’est des pinces du Musée de Lausanne qui sont aussi attribuables à la tombe François.
Alors en conclusion pour cette recherche qui est en cours, qui a… maintenant qu’on a terminé avec l’ensemble des… enfin, toutes terminées qu’on a… qu’on a fait un bon point d’étape avec la collection Muraille, qui est… qui était acquise par le MCH la même année en fait que la vente des Vergers, on va pouvoir revenir se pencher un peu plus précisément sur cet ensemble des Vergers, et puis avec Giulio, essayer de donner un catalogue le plus précis possible de tous ces objets, dont beaucoup sont encore pas localisés. Ils seront peut-être jamais… ils sont peut-être perdus aussi, mais pour ceux qui le sont, on voit qu’on arrive à les associer au moins à un des grands lieux de découverte, soit Clusium, soit Vulci, pas systématiquement, mais parfois, et puis parfois une tombe en particulier, en l’occurrence et en particulier la tombe François. À l’intérieur de cette tombe, c’est beaucoup plus difficile de retrouver des… avec les datations, on arrive peut-être à faire comme… déjà au moins des lots d’objets. Et puis ça permettrait, vu la grande dispersion dans différents musées du monde entier, de reconstituer au moins virtuellement, avec les outils informatiques qu’on a aujourd’hui, un certain nombre d’ensembles dans lesquels on pourrait associer aussi des dessins ou de la documentation graphique, dans le cas où les objets sont perdus ou sont plus… sont plus localisables. Voilà donc un petit peu les perspectives sur cet ensemble de la vente suite à la vente des Vergers. Merci beaucoup. Merci. [Applaudissements] Je crois bien que la discussion elle est plutôt reportée par la suite, ou vous préférez ? On peut voir s’il y a déjà des questions. Très bien. Oui, pardon. Plus simplement… Bon, c’est évidemment très compliqué, aux pièces qui sont parties avec lui, mais le problème avec mes prêts exportés en France en 1930… alors c’est pas vraiment connu, mais… pas au lit justement qui a travaillé dessus avait trouvé des photos de… ce qui m’intéresse, c’étaient des urnes. Il avait trouvé des photos de deux urnes. Or, il y a quelques années, j’avais vu d’ailleurs parallèlement aussi un rexwalley… c’était hasard, une semaine aux États-Unis, on avait vu passer en vente une urne, une urne assez… avec bon, splendide, avec des très belles couleurs etc., avec une inscription qui n’était pas connue et qui devait appartenir à cet ensemble. Donc ça devait… c’est parti de ces pièces qui étaient revenues en France, qui étaient rentrées, mais par le biais dans la famille Firmin Didot. Ensuite, bon je passe les générations, ça avait été mis en… ça avait été mis en vente. Et alors dans le détail, c’est très compliqué parce que on sait pas exactement quelle était la troisième urne dans celle que j’ai vu en vente par rapport à ce qu’on avait sur la photo. Il y avait la caisse, mais pas le… pas le couvercle. Donc il doit encore y avoir des choses qui… qui se baladent, mais c’est ça qui rend les choses très complexes. Alors à plus forte raison, ça devient très difficile de savoir de quelle fouille ça vient exactement, parce que bon, du coup j’avais regardé ces histoires de d’urnes étrusques, bah il y a eu plusieurs fois où des urnes ont été trouvées quelquefois avec des… des inscriptions du style « comme bellissime » et tout, et puis… tour, et donc des choses en assez bon état, mais c’est très difficile de faire correspondre à telle fouille. Il y en a qu’un de chez nous, il y en a des… d’ailleurs, mais bon… bien sûr, si on trouve des éléments… ce qui m’intéresse là, c’est que moi j’avais travaillé uniquement d’après ce qui était publié, et c’est vrai que Paolucci qui a eu accès à des archives en portugais, à ses archives du service des douanes italiennes, a trouvé d’autres éléments. Alors on peut espérer qu’on peut encore… qu’on peut en trouver, mais ça montre l’importance… alors en tout cas, sur un autre plan, bravo pour le… pour la tombe François, c’est absolument époustouflant. Merci. Parce que c’est vrai que tout le travail d’archives… moi j’ai aucun mérite, c’est vraiment lui qui a lancé ça, mais quand on s’est trouvé à Cortone pour l’expo sur l’écriture étrusque et puis qu’il a découvert qu’il y avait tous ses vases à Lausanne, c’est vrai que ça a ouvert un nouveau champ, mais ça résout pas tous les problèmes des 200 autres vases ou pièces pour lesquelles effectivement, des fois pour trouver la piste d’une seule pièce, c’est des années ou des mois de travail. Donc… et puis c’est les hasards des… des fois des informations qui remontent ou de choses qui ressortent dans des ventes, mais comme tu dis, pour faire le lien entre une description textuelle d’un vase et puis la pièce elle-même, d’avoir la preuve que c’est effectivement ce vase-là, s’il y a pas une documentation graphique à un moment, c’est quasiment impossible en fait, ou alors on part dans des… dans des hypothèses ou des conjectures sur lesquelles il faut vraiment être prudent. Mais ce qui est bien avec l’ensemble de Lausanne, c’est… il y a… c’est pas des pièces exceptionnelles, mais disons pour l’archéologie… après il y a aussi tous les vernis noirs là sur lesquels j’ai encore pas eu le temps de beaucoup travailler. Il faudra qu’on regarde, c’est pas des objets extraordinaires, mais il y a peut-être… peut-être plus de potentiel de reconstitution d’ensemble là que des belles pièces qui ont… qui valaient beaucoup, qui valaient beaucoup sur le marché, puis comme tu dis, qui ont pu… qui ont pu circuler passablement. Notre question… merci beaucoup Lionel pour cette belle présentation. Je voulais juste faire un point aussi sur le catalogue de la vente des Vergers. Dans ma communication sur les… je l’ai un peu réétudié, mais du coup je vais pas en parler parce que je n’aurais pas de trop le temps, mais j’en profite donc… du coup en effet, c’est ce qui est aussi visible, c’est que le catalogue nous aide pas du tout à retrouver les provenances. Il y a toujours écrit « soit trouvé à Clusium, soit trouvé à Vulci », et des dates comme ça. Et le seul… le seul… la seule mention de contexte, c’est « trouvé dans une crypte » en 1857 et 1850… voilà, 1855. Donc il y a vraiment eu un… ça c’est quelque chose qu’on va sans doute redire aussi dans le cours de cette journée d’études, mais un effacement aussi de tout l’aspect archéologique dans la vente, qui du coup nous permet pas aussi de recomposer des contextes, alors qu’on est quand même dans les années 60-70 et que il y a du côté de l’archéologie, de leurs méthodes de documentation, une appétence pourtant pour ça, tout à fait. Et des Vergers, c’est… c’est justement les ensembles archéologiques, et c’est un peu ce que tu disais Cécile par rapport à Rochette, c’est que étant décédé, il a pas fait lui le catalogue, en tout cas on sait pas à quel point il a participé au… à cataloguer ce qui voulait la vendre avant. Donc est-ce qu’il existe des listes que lui avait faites ? Il avait sûrement une bien meilleure connaissance que Longperrier après, qui reprend ça et puis qui… voilà, qui… qui fait avec ce qu’il a. D’ailleurs, c’est… c’est provenances dans le catalogue… on…
Perrier, je pense qu'il faut aussi être prudent. Ce n'est pas du tout à apprendre pour argent comptant, on n'est pas du tout sûr que ce soit correct. Donc, d'ailleurs, comment je me suis demandé est-ce que dans les archives, par exemple, de Rémi, c'est pas publié dans les travaux de de Giulio? Est-ce qu'il y a il y a des listes de préparation des ventes, par exemple? Non, enfin on les on les connaît pas. Alors, c'est dans certaines autres archives de de d'archéologues qui, ensuite, cette vente, cette vente, leur collection, on a ces listes de préparation dans le cas des ventes Caninos, par exemple. Mais si c'est un cas à part, je sais pas où l'ouvre dans s'il y a des archives, elle est là maintenant. Perrier, il y a pas de il y a pas de l'archive particulier sur des manuscrits en fait, de des notes de préparation pour ces pour ces catalogues. [Musique] Lorsqu'il nous reste comme archives, c'est les archives qui concernent l'achat des bijoux. Donc là, effectivement, il y a un lot de bijoux qu'on avait publié en 1987 au moment de l'exposition de cette nuit au Vatican. Et voilà, donc là on a les notes, la description, les notes, l'achat, la valeur. Après, je me souviens plus exactement, mais voilà ce qu'on a, mais il y avait rien qui était oui, mais il y a rien qui était probant, donc on sait pas très bien. Merci beaucoup.
Donc on est d'emblée dans le vif du sujet, par rapport au même à l'introduction tout à l'heure où il y avait toutes ces ambiguïtés par rapport au vocabulaire, qui va falloir effectivement faire un travail de philologie croisé, je voudrais dire, pour pouvoir mieux comprendre les domaines dans lesquels à chaque fois c'est mon venait utiliser, était utilisé. Donc on passe à la communication suivante avec Nicolas Peyrus, qui est d'autoron à l'École pratique, à l'École du Louvre, donc et qui a déjà réalisé un master qui a permis d'apporter un nouveau regard sur la collection d'antiquités étrusques du Musée national de Céramique de Sèvres. Et là, c'est le projet de votre thèse, n'est-ce pas, que vous nous présentez aujourd'hui?
Merci de ma thèse. Et je voulais d'abord vous remercier d'être ici pour pouvoir vous parler un petit peu de de mon obsession pendant trois ans, voire quatre. Monsieur Vilaine freneur et sous le rapport de la provenance archéologique, c'était le plus expéditif et aussi le meilleur rédacteur de catalogue qui est existé au 19e siècle. Sa science presque universelle de l'antiquité, sa connaissance ordinaire de l'archéologie du Haut Moyen-Âge, la sûreté de son savoir bibliographique, son énergie, tout lui permit ses tours de force qui consiste à dresser très rapidement et presque sans commettre d'erreur ridicule de grand catalogue d'objets inédits destinés à des ventes. Ce célèbre mot de Salomon Reinach qui suit de la nécrologie qu'il consacrer à Freneur en 1925 est souvent cité lorsque l'on évoque Frénault: "un œil qui observe les objets archéologiques et les décrit dans des catalogues savants et qui est amené à se confronter à la provenance archéologique avant tout".
Voici quelques éléments de biographie freneurienne: né en 1834 à Karlsruhe en Allemagne, Wilhelm Frechner suit des études de philologie classique aux universités de Fribourg-en-Brisgau puis celle de Bonn, et soutient enfin sa thèse à Göttingen. Attiré par les musées, le rayonnement intellectuel et artistique de la capitale française sous le Second Empire, il part s'installer définitivement à Paris en novembre 1859. Il obtient assez rapidement un poste de conservateur adjoint au Département des antiques et de la sculpture moderne du musée du Louvre, poste qu'il occupe de 1863 à 1870. Une fois septembre 1870 et la chute du régime impérial, il devient principalement rédacteur de catalogue et savant à titre privé, et il décède à Paris en 1925, à un très jeune âge de 91 ans. Cette longue activité de rédacteur de catalogue, alliant description précise et sciences archéologiques du savant, a fait sa célébrité et s'est révélé tout à fait prolifique. Pour comprendre la méthode Freneur, il faut se plonger bien sûr dans ses nombreux écrits, mais aussi dans ses archives concernées à Weimar en Allemagne, au Goethe-Archiv, et tout particulièrement dans la correspondance et son journal personnel rédigé en 16 volumes en gothique manuscrit et en allemand, allant de 1857 à 1922.
Dans le cadre de cette présentation consacrée à Freneur et à son rapport à la provenance archéologique sur le marché des antiques, on se concentrera sur quelques catalogues de vente en mettant de côté sa propre collection, les catalogues de musée et de collection particulière non destinées à la vente. Un fil conducteur peut nous guider: comme un homme de cabinet qui ne fouille pas, après entier de la provenance archéologique, peut-être sous la forme d'un triptyque de connaissances, d'ignorance et de silence. Commençons par la connaissance de la provenance et par son indication dans le catalogue. Le catalogue de la vente d'antiquités chypriotes issues des fouilles faites par Luigi Palma di Cesnola en 1868 constitue un cas d'étude intéressant, puisque Freneur il donne la provenance d'objets issus de fouilles récentes. Les objets arrivèrent à Paris au cours de l'année 1869, et en décembre Freneur se mit à la tâche pour décrire les objets chez le marchand expert Henri Hoffman, d'origine allemande comme lui, qui était chargé d'organiser la vente aux enchères des objets de chez Cesnola. Celle-ci se déroula les 25 et 26 mars 1870. C'est une vente au cours de laquelle Freneur acheta des lots pour le compte du musée du Louvre, comme cette jolie petite tête de femme en terre cuite chypro-classique. Acquisition qu'il fit en tant que conservateur adjoint assurant l'intérim de la direction du département après le départ de Longperrier au mois de mars 1870. Freneur était d'autant plus sûr de la qualité des pièces achetées étant l'auteur et le signataire du catalogue diffusé quelques temps avant la vente. Dans la préface de ce catalogue, Freneur donne quelques éléments de contexte archéologique pour certains des objets mis en vente. Bon, je vais vous citer de long passage, voici un peu de mots: "L'histoire des fouilles auxquelles nous devons cette remarquable série d'antiquités. Dans le courant de l'année 1868, un paysan du village de Dali, l'ancienne Idalium, paysan semi-à la recherche de quelques pierres de taille pour bâtir une petite maison – c'est ainsi que tout le monde procède dans ce pays depuis le règne des Princes croisés – en creusant le sol jusqu'à une profondeur de 2 mètres, il rencontre une dalle épaisse qui n'était autre chose que la porte d'entrée d'un tombeau taillée dans le roc et non encore violé. Deux ou trois vases d'une conservation parfaite étaient rangés autour des ossements humains que renfermait cette sépulture. Monsieur de Cesnola, informé de la découverte, fit continuer les excavations, et bientôt deux autres tombes avec des vases d'anciens styles furent ouvertes à proximité de la première. Après avoir obtenu un firman en règle, le consul américain à la tête de 50 ouvriers passa un mois entier à explorer ce terrain vierge. On put constater la présence d'une centaine de tombeaux remontant au premier siècle de la domination phénicienne. C'est de là que furent extraits, dans notre catalogue, sous les numéros 314 à 3808, et plus loin. Pendant qu'on a continué d'explorer la nécropole phénicienne, d'autres découvertes furent signalées à une certaine distance de là. Monsieur de Cesnola appelle la nouvelle série de tombeaux qu'il ouvrit 'le cimetière des riches', parce qu'il trouva dans chaque sépulture des bijoux en or, des scarabées égyptiens, des attaches en pierre précieuses ou d'autres objets de prix. Les feuilles d'or restant paix et les diadèmes funéraires que nous avons mentionnés sous les numéros 1 à 6, de même que la jolie suite de pendentifs, numéros 7 à 21, de fibules et de bagues, proviennent de ce second emplacement. Des sarcophages d'un seul bloc et sans couvercle contenaient les squelettes et les accessoires." Fin de citation.
Une question émerge: comment Freneur pouvait-il connaître ces provenances? L'une des manières de s'informer sur les provenances archéologiques pour rédiger les catalogues lorsqu'on est un homme de cabinet ne fouillant pas et qui t'en peut pas, elle a correspondance dans ce cas chypriote avec Cesnola. Olivier Masson, dans un article de 1990 paru dans les Cahiers du Centre d'études chypriotes, formulait l'hypothèse d'une correspondance entre Freneur et Cesnola. À ma connaissance, Freneur ne fait pas mention dans son journal de lettres de Cesnola qu'il aurait été directement adressé. Il semblerait que ce soit plutôt Hoffman qui entretint une correspondance avec Cesnola, qui devait lui indiquer les provenances des pièces, comme le suggère ces deux extraits de lettres que le marchand adressa à Freneur au cours de l'année 1871 et qui sont conservés à Weimar. Donc, dans une première lettre adressée du 13 mars, Hoffman mentionne: "Je ne crois pas que vous faites erreur au sujet des quatre têtes de Monsieur Lang, mais il vous serait facile de vérifier en ayant la complaisance de parcourir les dernières lettres de Monsieur de Cesnola que vous trouverez sans doute dans la chemise 'correspondance à classer'. Cette chemise doit être dans le premier carton vert en haut à gauche dans le meuble où est prisée la presse à copier." Deuxième mention, dans une autre lettre du 31 août 1871: "Monsieur Cesnola m'accable de correspondance plus ou moins agaçante. Il m'assure l'envoi de deux jolies têtes grecques, mais je n'ai pas voulu lâcher d'argent avant d'avoir votre opinion."
La correspondance avec les fouilleurs, collectionneurs ou vendeurs est donc une des manières que Freneur avait à sa disposition pour connaître les provenances archéologiques, devant croire sur parole les faits relatés par les correspondants. Les photographies, tout comme la documentation iconographique faite de dessins, aquarelles, relevés, calques des objets ou des sites que Freneur rassemblait patiemment, pouvaient donner des informations précieuses sur les provenances des objets. Freneur appréciait particulièrement les photographies, en en recevant, en achetant régulièrement tout au long de sa vie. Et le médium photographique accompagnait le catalogue de vente des antiquités chez Priam Cesnola de 1870. Pour connaître les provenances archéologiques de fouilles plus anciennes, Freneur s'appuyait sur la littérature scientifique. Il était possible de considérer comme une source relativement fiable. Prenons le cas de cette petite base en bronze dédiée à Collin Granus qui faisait partie des objets catalogués par Freneur pour la vente des bronzes Gréaux de juin 1885. Elle fut même achetée par Freneur à l'occasion de cette vente pour 405 francs avec frais pour alimenter sa collection personnelle, qui est aujourd'hui conservée à la Bibliothèque nationale de France. Si on lit la notice de Freneur dans dans son catalogue, la base a été trouvée dans le Rhin à Harnes, au Pays-Bas, de la même conservé l'orthographe allemand, et cette information est reprise d'un article du docteur Joseph Commelin publié en 1876 dans l'Archéologie, donc avec la mention en allemand "Bronzecase". Donc en français: "Petite base en bronze trouvée dans le lit du Rhin à Harnes". Monsieur Garth, Freneur remet même dans sa reprise de 1885 d'indiquer le nom apparemment du découvreur de l'objet ou de son ancien propriétaire, ce fameux Monsieur Garateau, sans doute pour ne pas froisser la suicidité, la susceptibilité de Julien Gréau.
Après avoir vu la connaissance et l'indication de la provenance dans les catalogues, voyons qu'à contraire l'ignorance et son corollaire, la non-indication de celle-ci dans le catalogue. Homme de science consciencieux, Freneur préfère ne rien écrire lorsqu'il n'était pas sûr de son savoir ou de ses informations. Parfois, il était difficile de donner des provenances aux objets, surtout ceux rassemblés par des collectionneurs privés qui ne savaient toujours pas quand les dix objets avaient été découverts ni où. Souvent les collections, notamment les collections parisiennes privées d'antiques, mélangent des objets issus de fouilles anciennes, passant de nombreuses mains, parfois issus de fouilles plus récentes, sans compter des faux. Freneur était aussi souvent pressé par le temps et l'argent, devant rédiger en quelques mois d'importants catalogues, généralement deux ou trois mois, voire un mois, voire même une semaine chez Hoffman, pour des collectionneurs privés qui souhaitaient vendre aux enchères leur collection, comme Jolie de Benville. Alors, sachant que la collection Jolie de Benville a même été vendue après le décès du collectionneur en juin 1893, ce manque de temps obligea Freneur à se concentrer en priorité sur la description des objets et à donner parfois une mention de fabrication, de style ou de pays ou lieu de provenance très vague et très inter, très libre à interprétation, comme par exemple pour le les sites 14 du catalogue Benville où le mot "graisse" conclut la description de la notice. Et on remarquera que pour les autres les sites de la page 8, aucune mention géographique n'est donnée, ce ne sont que des descriptions et des indications d'état général des œuvres. Il semblerait que Freneur n'avait dans certains cas, enfin même la majorité des cas, pas le temps de faire des recherches de provenance plus approfondie, soit de manière bibliographique, soit de manière plus épistolaire, ou en faisant appel aux souvenirs des collectionneurs ou alors ou alors papier personnel.
Entre ces deux situations, il en existe une intermédiaire: la provenance est connue de Freneur mais n'est pas indiquée dans le catalogue. En effet, il est arrivé à Freneur de faire silence sur la provenance archéologique de tel ou telle pièce, et les motivations, les raisons sont difficiles à cerner. L'un des exemples les plus marquants est la coupe en verre de Branteghem, qui est plus connue sous le nom de Morgan Cup. C'est l'une des plus importantes productions conservées de nos jours en verre camée de l'époque romaine. Comparée au début du 20e siècle, elle est encore tout à fait comparable au vase Portland du British Museum ou au vase bleu de Naples. Et Freneur fut l'un des premiers à avoir vu cette coupe, car elle appartenait à son ami, l'avocat, le collectionneur devenu sur le tard marchand d'art belge Alphonse van Branteghem (1844-1911). Dans l'une de ses très nombreuses lettres conservées à Weimar, celle du 30 novembre 1908, Branteghem informe son ami Wilhelm de la possession de cette coupe et donne le contexte de découverte tel qu'il était porté à sa connaissance. Je vous lis cet extrait de lettre: "Vous avez très certainement entendu parler du gobelet en verre gravé en camée comme le vase Portland. Je voudrais beaucoup que vous vissiez la pièce. Je ne doute pas que ce verre vous intéresse énormément. Lalique le trouve supérieur au vase Portland. Nos points de vue artistiques, question de taille, mise de côté et sa conservation est parfaite. Il a gardé toute sa transparence que le vase de Londres a perdu depuis qu'il a été brisé en 150 morceaux et recollé. Le sujet qu'il porte est des plus remarquables. C'est un sacrifice de Priape avec des détails tout à fait nouveaux. C'est le seul morceau de cette technique extraordinaire qui lui était propre en Py. Sa provenance est en effet Héraclée du Pont, où il était découvert en 1904 dans un sarcophage en marbre. Le sarcophage ne renfermait pas d'autres bibelots que le gobelet, sauf une petite bague en or avec une entaille commune. Le gobelet, d'environ 10 cm, se trouvait dans une niche ou cavité spécialement taillées dans le marbre pour le recevoir." Branteghem décéda en juillet 1911, reconverti en marchand de tableaux espagnols et plus ou moins encore endetté, possédant toujours cette coupe. Suite à son décès et sur décision de la Cour d'appel de Paris, la coupe fut mise en vente aux enchères à Drouot le vendredi 24 mai 1912. Freneur, collectionneur et grand connaisseur des verres antiques, fut chargé de la rédaction de la notice, un vrai produit made in Freneur: un texte descriptif complet accompagné de phototypies (donc c'est l'ancien nom pour des photographies), mais dans lequel il ne fait nulle mention de la provenance archéologique, alors qu'il la connaissait par cette lettre du 30 novembre 1908. Il s'agit d'un silence, et comment peut-on l'expliquer? Trois hypothèses: Freneur avait-il oublié le contenu de la lettre de Branteghem? C'est possible, il était âgé, mais avait pourtant la réputation d'avoir une excellente mémoire. Deuxième hypothèse: avait-il des doutes sur les dires de Branteghem quant à la provenance et la date de découverte? C'est possible aussi. Branteghem date la découverte de 1904, or une liste, une lettre de d'Urville de 1903 la mentionne déjà. Peut-être que Freneur, ne pouvant croiser les sources, préféra passer la provenance sous silence par prudence, se méfiant parfois de l'enthousiasme de son ami belge. Ou bien troisième possibilité: il s'agissait peut-être, dans une vente aux enchères publiques organisée spécialement et uniquement pour cette coupe exceptionnelle, d'éviter certaines difficultés juridiques induites notamment par le Règlement sur les antiquités de l'Empire ottoman du 21 février 1884. Ce dernier prévoyait en effet dans son article 8 une interdiction totale d'exportation à l'étranger d'antiquités découvertes dans l'Empire ottoman. Comme la découverte a été faite, on va dire au début du 20e siècle (1903-1904) dans l'Empire ottoman – c'est pas très loin d'Istanbul –, la coupe tombait en toute logique sous l'application de ce règlement. Et Freneur semblait être informé des différentes législations étrangères en matière d'exportation d'antiquité, connaissait probablement ce règlement de 1884. Sans provenance et sans date de découverte, les objets archéologiques exceptionnels pouvaient circuler librement. Mais ce ne sont que des hypothèses, il convient de rester prudent. La coupe fut achetée 60 000 francs par J. Pierpont Morgan pour le compte de John Pierpont Morgan. Elle gagna le Corning Museum of Glass en 1952, connu comme la Morgan Cup, la coupe Morgan.
Pour conclure brièvement, Freneur, savant spécialiste de l'antiquité qu'il connaissait par les livres et les musées, adopta une attitude ambivalente face à la provenance archéologique dans la rédaction de ses catalogues. Souvent contraint par le temps, l'argent, les volontés des collectionneurs et marchands, les règles parisiennes du marché des antiques de son époque, mettant parfois l'accent sur les lieux de trouvailles, donc la provenance, comme avec la vente chypriote de 1870; d'autres fois n'indiquant rien par ignorance, comme chez Benville pour certains objets ou même la plupart des objets; d'autres fois et dans de rares cas passant même cette provenance sous silence pour des raisons qui nous sont encore inconnues, comme avec la Morgan Cup. Il me semble qu'un trait commun se dégage de cette attitude: la provenance archéologique peut être considérée comme une information secondaire, voire le talon d'Achille des catalogues de cet homme. Freneur ne rien car ce qui prime c'est l'objet et sa description la plus complète, la plus objective possible. En d'autres termes, l'œil de l'homme de cabinet qui ne fouille pas est avant tout sensible à l'objet, pas nécessairement à sa provenance, celle-ci dépendant des informations véridiques, fausses, montées, transformées qui sont fournies par d'autres. Je vous remercie. Merci.
Merci. Donc là aussi on va voir s'il y a d'emblée des questions. Moi j'attache juste la tension sur l'importance du médium photographique, la prudence avec lequel on doit manipuler. Vous avez très bien raison de l'avoir souligné, puisque lorsque l'on bascule du dessin à la photographie, et bah voilà, on a on a tendance à croire que le médium en soit soit par son innovation, ça il y a un côté de véracité, mais là on voit bien qu'en fait il y a un aspect composition qui n'est pas très éloigné et de ce que l'on connaît par les planches autrement dessinées. Donc je pense que c'est un aspect tout à fait intéressant à souligner. Est-ce qu'il y a des questions? Oui, oui, je voudrais surtout d'abord souligner l'importance de ton travail qui apporte des vraiment des éléments qui étaient totalement inconnus. Puis, dans un sens, je te remercie de m'avoir fait part déjà de quelques quelques indications. C'est dommage que le mon catalogue des inscriptions du Cabinet des Médailles soit sorti, mais au moins j'ai quand même fait référence à quelques informations très précieuses que tu m'as tu m'as donné. Envie de moi, j'avais pas pu travailler sur les archives que tu es le premier vraiment à étudier en détail. Bon, mais simplement j'avais travaillé sur ce qui était relativement disponible, en particulier les cahiers les cahiers Freneur, et c'est vrai que dans ce que notait Freneur dans ces dans ces cahiers, bah il y a des choses qui sont un peu un peu contestables. Bon, je suis très simplement quand tu me concernait des lamelles en plomb avec une inception, une insécuatrice, et dans son cahier il met "trouvé acc en 1984". Alors ça doit être ce que lui avait dit le marchand, je sais pas si tu trouveras des des éléments, mais en tout cas c'est complètement faux, parce que alors il ne pouvait pas le savoir à l'époque, mais c'est des choses qui avaient été vues par pas oublier Danielson en 1884, et c'était dans la collection du chanoine Body. Alors, vas-y enfin allusion, mais le problème d'ailleurs c'est quand mon maître Lejeune avait publié les inscriptions de la collection Freneur du Cabinet des Médailles, bah il avait pas regardé ce qu'on disait Paoli et Danielson, parce qu'il le considérait comme des fous. Et c'est des choses qui ont été considérées comme des faux quasiment jusqu'à maintenant, qui figurent pas dans aucun manuel et biographie. Alors là, bon, c'est mais c'est un exemple parmi d'autres, mais ça montre l'importance de de contrôler tout ce qui est dit. Je pense que d'ailleurs une tu m'as déjà indiqué quelque chose, on croyait pour un miroir qu'il avait été acheté hors d'une vente aux enchères, mais tu as bien montré qu'en fait c'est plus compliqué, il venait de cette vie de cette enchère, mais un Freneur ne l'avait pas lui immédiatement. Donc bravo pour le travail que tu fais, et bon c'est vrai que le travail des archives dans Weimar, enfin surtout la lecture de journaux en allemand, est très complémentaire, parce que ça permet de comprendre comment sont rédigés des cahiers Freneur qui sont conservés à la BNF en français. Ça permet de comprendre aussi comme en fait pour lui c'est plus un inventaire de sa collection, parce que lui pour lui c'est un peu les conservateurs de sa propre collection. D'ailleurs, il appelle son musée le "Muséo-Floneli". Ça donne un peu le melon du du personnage, mais c'était c'était ou alors c'était comment le "Camisiriano", c'était l'autre nom qui se donnait à son musée. Enfin bref, parce qu'il habitait dans une rue Casimir-Perrier dans le 11e, dans le 7e. Bon bref, on s'en fiche en fait généralement, c'est qu'il disait voilà, ça a été trouvé à tel endroit, et l'année qu'il donne ensuite c'est l'année de laquelle il a acheté où il a rentré la pièce dans la…
Collection et pas du tout la pièce de la date de découverte ou des fois il donne des dimensions, par exemple OK 1904. Alors on peut croire qu’il a été au cœur en 1914. En fait, pas du tout, c’est Naaman qui lui a rapporté ça à Paris en 1904, et voilà, il est venu chez lui. Tenez, monsieur Frogner, je vous ai trouvé en Stacia, ça vous intéressait? Merci beaucoup. Voilà, c’est comme ça. Donc c’est c’est un travail très complémentaire. Bon, après il faut lire le gothique manuscrit allemand freinerien et aimer l’allemand, mais bon, il y en a 3500 pages, mais bon, en même temps, merci beaucoup pour cette communication. C’est vrai que on est très très reconnaissant qu’il y ait quelqu’un dont vous qui puissiez lire ces 3500 pages. Donc on compte énormément sur vous et en choix, enfin en tout cas, on est prêt beaucoup de choses, parce que c’est vrai que c’est vraiment une figure essentielle dès qu’on s’intéresse au catalogue de vente, et j’avais mis on ne cesse de tourner. Donc il y a eu déjà des articles, vous en avez cité quelques-uns, et qui permettent de mieux cerner le personnage et le rôle qu’il peut avoir. Mais c’est vrai qu’on ne cesse de s’interroger, en particulier par exemple sur son lien avec Hoffman que vous avez aussi déjà vu, et de mesurer qui, enfin lequel a le plus d’informations, lequel retranscrit les informations de l’autre. Donc là c’était intéressant que vous ayez que c’est bien Hoffman qui en contact avec Chris Nola. Effectivement, Hoffman et Hoffmann a énormément aussi de matériel et un acheteur important, un vendeur important et prenez refait des catalogues, et c’est vrai que donc on est à la recherche d’informations sur leurs liens, en particulier sur ce sujet de la connaissance, lequel on détient davantage, lequel comme un plus. Est-ce que ça vous avez l’impression que ce que vous avez déjà pu, enfin les lettres que vous avez déjà pu parcourir ou les échanges permettent d’en dire un peu plus? Vous l’avez évoqué là pour chaise. Donc là c’était le camp et merci encore. Après ça dépend vraiment des personnages, des personnes, comment résumer ça, parce que c’est un sacré, parce qu’il y a pas d’autres mots, faut le dire, c’est un foutoir. Non mais ils ont grosso modo à peu près les liens. Peut-être que freneur va avoir plus les liens avec les scientifiques, enfin tous les deux en tout cas ils ont les liens avec les Allemands, tous ceux qui parlent allemand. Donc quand veut vendre aux enchères à Paris, on passe par eux, des antiques. Donc généralement quand on a des fouilleurs allemands ou des collectionneurs allemands, même installés en Ukraine ou à Chypre, passent à préparer parce que comme ça ils font directement, il règle les ventes en allemand, même si les catalogues sont publiés en français, ils font les affaires en allemand parce que c’est plus rentable de vendre en France qu’en Allemagne. Après Hoffman était très introduit auprès des des musées, donc il avait les mêmes contacts que freneurs à Berlin, à Londres, à Copenhague. Ils avaient les mêmes contacts avec les collectionneurs privés, sur tout ce qui ne passait que par Hoffman pour vendre à Paris des choses, et preneurs connaissait très bien aussi tout ce qui est Vich. Donc c’est finalement un peu des clans. Bon, on prend de gamme que connaissait très bien Hoffmann aussi et se plaignait parfois dans ses correspondances de la comptabilité un peu olé olé d’Hoffman par rapport à Monsieur preneur. Ça a pas du tout ce qui me l’a fait monsieur Hoffman, elle s’est mélangé les pinceaux dans sa comptabilité, il devient gâteux quoi. Donc elle est touché, c’est quand même un cas assez particulier, et Hoffman aura quand même beaucoup de liens avec les marchands plus que frroner, et Hoffman va plus s’intéresser aux objets prenez en plus aux questions épigraphiques, enfin aux objets inscrits, parce que c’est vraiment plus sa spécialité, ce qu’il aime vraiment. Voilà, donc je sais pas si j’ai répondu à la question. Après il y a tout l’aspect, il y a tout l’aspect conversation aussi, ça c’est un point que j’ai pas parlé, mais en fait c’est généralement quand les fouilleurs ou les vendeurs viennent à Paris avec analyse rempli d’objets à Ben, généralement valait Hoffmann et froideur vont les rencontrer et parler avec eux dans les hôtels etc, ou dans les coffres des banques, notamment la banque impériale ottomane ou le Crédit Lyonnais, deux grandes banques qui permettaient de stocker les objets. Voilà, puis on avait des informations comme ça aussi directement par le Conseil, par les conversations qui vont qu’on a pas de trace, mais un preneur dit bon bah voilà, je j’ai aujourd’hui on a parlé avec un tel à tel hôtel, voilà on a déjà chez tel grec de telle rue pour voir des vases Hoffman acheter des vases gris Nicolas, pardon, et je voudrais vous vous dire un petit quelque chose à propos de renard. D’abord merci pour les lettres de Weimar, mais on a l’impression que Freder on pourrait le surnommer l’homme pressé, c’est-à-dire qu’il fait tout en quatrième vitesse, il est toujours en retard partout, et dans certains cas c’est assez intéressant parce que justement quand il fournit des provenances apparemment très tôt, il a ce genre de problème, parce que si je prends le catalogue de la vente du prince Napoléon à propos d’un vase qui se trouve maintenant dans la collection du tui, il dit acheter à Naples, c’est une pellicaine, mais en fait c’est pas vrai, ça n’a pas été acheté à Naples, ça a été acheté en 1865, c’est-à-dire pas longtemps avant puisque la vente Napoléon elle est de 1868, 3 ans auparavant le prince Napoléon l’a acheté à la vente pour Thalès, et donc il fournit une indication mais qui est totalement erronée. Parallèlement, dans l’introduction toujours de ce même catalogue, il fait allusion à des fouilles à Cumes, des fouilles réalisées en 63 en disant que le prince Napoléon a acheté des objets de ses fouilles, et on trouve pour un autre vase qui est dans la vente la mention qui est assez délicate du coup, qui est fabrique de Cumes, il ne dit pas précisément que ça vient de cube. Donc effectivement là on ne prend pas de risque, la seule chose c’est que si on va voir du côté de Cumes on ne trouve rien. Ça c’est un vase qui lui aussi est passé dans la collection du tui après le passé chez paravet, une petite merveille à relief, et en fait on a ignoré très longtemps d’où provenait ce vase de fabrique de Cumes. Le catalogue dit carrément cum la routine en 1941 reprend fabrique de Cumes 76 ngen dit qu’il soupçonne un pastiscio qui lui suspecte la mode gardiolo, mais quand l’absence d’une provenance il ne peut pas conclure. Quand j’ai publié les vases du tri en 2013, je me suis rangée aux avis suivant lesquels les différents éléments qui composent le vase étaient authentiques, mais il se trouve qu’il y a 6 ans je crois j’ai trouvé enfin doux, et en fait il venait de chez guardiologue et de la vie de personnes tout à fait compétentes, en l’occurrence François lisse Sarah et Martin de doyenne, c’est bel et bien un pasticcio. Donc on est un certain nombre à s’être mélangés les pinceaux, mais ce renard en fait partie. Je dois dire que c’est presque une satisfaction en fait, je tenais à vous le dire parce que le personnage est assommant par moment. Voilà, merci Nicolas, merci beaucoup mais pour cette information, mais après voilà, il est il n’est pas infaillible, il a écrit beaucoup de bêtises, mais il a écrit des choses très justes, mais après c’est catalogue de la vente du prince Napoléon. Bon, alors là c’est quand même c’est quand même un sacré numéro dans son histoire celle-là, parce que en fait comme j’ai dit en fait il faut lire preneur c’est surtout pour les descriptions, les provenances tout ça, c’est vraiment à partir des informations qu’il avait, et des fois ils disaient de travers, même s’il a une conscience archivistique, mais quand elle n’a pas le temps, il a pas le temps, donc des fois il mélange des trucs où il fait des raccourcis où il fait des fautes ou il n’en sais rien, donc il faut vraiment les lourds pour pour les pour les descriptions. Oui, alors l’avant du prince Napoléon il a fait ça parce qu’au départ il vous laisser reprocher de la maîtresse du prince Napoléon qui avait grandi à Heidelberg, enfin voilà, parce qu’il avait eu comment dire un petit coup de cœur pour pour la maîtresse du prince Napoléon, puis après bon il a trouvé ça pour il a trouvé le moyen de toujours être toujours au palais royal comme ça pour faire la description des vases, et bon ça c’est l’affaire amoureuse ne s’est pas faite, mais bon l’affaire l’affaire des vases s’est faite dresser le catalogue, le prince Napoléon était très satisfait. Le problème c’est qu’à moi avant la vente preneur pour des histoires d’honoraires à claquer la porte au prince Napoléon parce que le prince Napoléon s’est moqué de lui, enfin bref, soldat humilié et en lavante était très mal préparée en amont en catastrophe, il y a eu des erreurs d’imprimerie aussi, les freneurs s’en est plein après coup dans son journal en disant que voilà bah oui mais j’ai claqué la vente et puis tout le monde a dit qu’après la vente du prince Napoléon était un fou, bah oui bah ça a été mal préparé parce qu’il s’est fait virer, enfin il avait claqué la porte même à moi avant son petit caractère, enfin voilà, enfin c’est un personnage fascinant, complexe avec de multiples ramifications et la provenance chez lui elle est vraiment ambivalente. Voilà merci, donc nous allons marquer on pose de 20 minutes de 20 minutes, nous allons reprendre les travaux avec la prochaine communication. Bonjour de la discussion de l’introduction qui nous proposait, on démarre avec cette expression trouver un, donc je vous laisse la parole. Alors avant de commencer, je remercie les organisations et organisatrices cette journée d’études. Beaucoup de personnes ici présentes ont été mes professeurs à l’école du groupe lors des cours de la spécialité histoire de l’archéologie du monde grec. Pardon, vous m’entendez? Oui, merci. Donc j’espère être à la hauteur de la qualité de l’enseignement qui m’ont dispensé pendant ces années par cette modeste communication consacrée aux questions de provenance archéologie des collections de Julien grevo. Alors lors de l’Exposition universelle de 1878, le collecteur Julien gruau expose qui est désigné comme une tête de satyre ou de Pan en terre à modeler de grandeur nature qui a été apportée de smirn. L’auteur de cette partie dans l’ouvrage leur ancien à l’époque exposition de 1878 évoque les ou le débat que celle-ci provoque entre moderniste et antiquisant. Les uns proposent une natation essayant du 16e au 18e siècle, tandis que les autres concernent une natation antique. Très simplement, l’auteur conclut la question ne peut je crois être tranchée que par une enquête sur l’origine de la pièce suspectée et les amis de l’antiquité ne serait trop pressé monsieur Gréaud d’en faire une. Donc ce cap ponctuel illustre à lui seul l’importance au sein des collections des provenances archéologiques dans des questions aussi importantes que celles de datation de provenance. Alors de provenance sont aussi dans l’émulation et le développement des analyses stylistiques pour pouvoir y parvenir ou de regard que l’on porte sur une œuvre et ce pouvoir avoir des influences également sur le prix qu’elle peut atteindre au moment des ventes aux enchères. La question de l’origine de la pièce, autrement dit de sa provenance, serait donc un enjeu central tant sur le plan scientifique, historique, artistique, esthétique également financier quand il s’agit d’une vente. Toutefois, alors avant cela, je me permets un bref point biographique sur ce collectionneur pour reprendre l’expression effectueuse de glissage comme berger dans ses souvenirs, ce grand vieillard à barbe de fleuve que j’aurais tendance à dessiner comme illustre inconnu dans son nom et familier pour tous les professionnels des musées et de la culture aussi bien en France qu’à l’étranger puisque sa collection a été partie aussi bien en France à trois Paris Lyon ou en Europe Londres Berlin Copenhague et dans le monde, je pense notamment à New York, mais qui reste souvent connu que superficiellement et donc en effet parmi quelques zones d’ombre demeurcell concernant sa date de naissance. Aujourd’hui ce doute subsiste encore sur le site du CTHS, celui du Getty Museum ou même d’Agora pour lancer des que quelques-uns donc cette civilisation donc on voit souvent donc c’est 1810 on va apparaître parfois 1811, parfois 1812, et en fait cette association vient d’une date différente entre deux notices biographiques des catop de William frroner. La [Musique] en fait voilà donc la collection des bronze antiques donnent la date de naissance 112 et la collection de very antique de la date de naissance 1810, et je pense que parce que la collection de very antique a été plus diffusé, je pense que c’est pour ça que méchante c’est plus retenu que 1112, mais bon quoi qu’il en soit qu’on va avoir les archives départementales de l’Aube, l’acte de naissance confirme bien qu’il est né en 1812. Donc les seules sources biographiques plus ou moins complètes que l’on est à notre disposition sur les notices biographiques de William fromer au début de ces catalogues de collection et en particulier celle des bronze antiques, je cite aussi l’ouvrage de zapgreau qui était le deuxième fils de Julien Gréau qui a écrit donc une ce qui s’appelle une famille de vieilles bourgeoisie française ou de renseigne différentes donne différentes informations sur les différents membres de de sa famille. Donc toutes les catalogues de vente et d’exposition, les autres sources utilisées pour la présente communication sont les procès-verbaux manuscrits de la Société académique de l’Aube, les archives administratives des départements de monnaie médaille antique de la BNF, mais également bien sûr les minutes et dossiers de vente conservées aux Archives de Paris, les archives administratives du Musée d’Archéologie de Saint-Germain-en-Laye et enfin les Archives nationales dans les archives des musées nationaux. Donc hériter d’une manufacture de tissus de coton à 3 Julien Gréau prend la tête de l’entreprise avec son frère à partir de 1137, il y a alors âgé de 25 ans, il amasse une fortune personnelle importante qui va lui permettre de rassembler une collection au plus tôt, je préfère parler des collections au pluriel dans le domaine de l’archéologie du mot méditerranéen antique pour la plus grande partie, ce qui n’empêche pas de posséder des objets divers, des peintures allant du XVIIe siècle, des sculptures et autres objets du Moyen-Âge vont encore des temps modernes. Donc en 1807 d’une santé fragile et décide à l’âge de 55 ans de liquider ses fabriques pour se consacrer pleinement à ses collections, soucieux donc voilà d’intégrer ces des Parisiennes son époque, j’ai un Gréau n’en reste pas moins attaché à sa terre natale l’aube où il séjourne longtemps à la fois pour des raisons professionnelles mais aussi par ces diverses responsabilités des Lulu local et aussi participer régulièrement s’organisée par la société savante locale collectionneur et je vous montre cette rapide frise chronologique représentant un principal étape de la vie du hungry. Donc lui il parle de vraiment de deux étapes dans sa vie, la première partie la première moitié consacrée à sa carrière de mammifères que j’ai représenté ici en bleu et la deuxième partie qui est consacrée à sa à l’embrassement vraiment complet de sa vie de collectionneur, et c’est d’ailleurs à ce moment là où on voit émerger toutes les différentes ventes qui sont connues donc les cinq grandes fentes publiques de son vivant donc les ventes de monnaie médailles françaises en 67, les vents de monnaie grecques encore en 67, la vente de monnaie romaine en 1969, la vente de bronze antiques qui étaient très célèbre en 1885 et la vente de terre cuite en 1891. Alors donc ce rapide portrait atypique industriel collectionneur marchand conduit à aborder la question de processus de formation des collections et on en vient forcément ce confronter aux problèmes de l’origine des œuvres à s’interroger sur les provenances archéologiques d’une collection extrêmement imposante contenant plusieurs milliers d’objets. Donc mon approche sur la première sarkozyx sera donc plutôt conceptuel, il s’agit d’un travail en cours pour lequel je me suis heurté à des sources lacunaires dispersées à une bibliographie très silencieuse. Donc il a donc été nécessaire d’adopter une posture humble afin de réussir à saisir quelques éléments et donner des bases à de futurs recherches. Donc c’est pourquoi j’ai décidé de me concentrer sur quelques idées objets exemplaires qui permettront de mettre en exergue quelques axes saillants. Donc ce dégage trois mouvements dans mon étude correspondant aux grandes étapes de la vie d’un collectionneur à masser diffuser CD. Donc c’est c’est trois mouvements seront chaque fois questionnés par rapport au lien il y a la tension qui existe avec la notion donc de provenance archéologique. Alors donc comment devenir un collectionneur infatigable puisque ça se trouve beaucoup dans la presse de l’époque en qualifie souvent créé de collectionneur infatigable tant ses corrections sont imposantes. Donc ces deux biographes ont tous deux insisté sur un très précoce du gingréo pour les objets antiques. Donc freneur rappelle notamment les histoires du de son oncle maternelle le baron Sébastien charrois donc de ses résidences un soldat des campagnes napoléoniennes égyptiennes qui a bercé son enfant et donc pour assurer son statut de collectionneur et rafraîchissement des collections à sociabilité est un réseau et un réseau solide et primordial au sein de société du 10e siècle. J’ai un grillé on a bien conscience et après soin de l’entretenir, il a développé tout au long de son existence donc le réseau le plus important c’est celui que vous voyez c’est celui de la Société académique de l’Aube. J’ai un griot en devient membre donc en 1856 et son application dans la vie scientifique ne va pas se démentir une fois qu’il sera rentré je et c’est d’ailleurs aussi au sein de cette société où il va en fait on va voir en lui prendre en compte la notion de provenance en tout cas la provenance l’importance dans la région natale la région locale puisque il va être très vite il va écrire des textes de défense du patrimoine de sa ville au moment où on détruisait un peu toutes les anciennes fortifications. Donc il disait c’était mon immense témoin glorieux de leur patrie lyautisme et de leur fidélité avait traversé des siècles et ils portaient encore le caractère la longévity le temps les avait respectés le niveau des démolisseurs c’est à baissé sur leur tête la plupart ont disparu encore un peu et nous en fantaisie nous en sont réduits à chercher en vain déjà à jouer entre l’homophonie entre la cité antique de Troie et la ville de Troyes dans laquelle il vit pour faire correspondre donc la catastrophe qui pourrait arriver aussi on dispersait en détruisait tout ce patrimoine local. Donc la difficulté à la question des acquisitions de collection et liées primordial la question des provenances et glamfeurs en a conscience. Donc il évoque vraiment de manière directe dans un de ces catalogues de terre cuite consacré à géant greo. Donc je vais éviter aucune face en bras embarrassant de mon sujet le nom de Myriam me conduit par une transition naturelle à la question la plus arduche celle des provenances. Donc voilà, et donc il résumait ses problèmes de provenance notamment au contexte de fouille que souvent c’est des certaines la plupart c’était des fouilles on va dire accidentelle ou le paysan va la turque qui fouille dans son champ que ça vide s’y prend comme le pissen grec la tanaga il travaille clandestinement et ne dresse pas de portrait verbal de là une certaine difficulté à se renseigner. Donc je distingue trois types d’acquisition, le premier thé d’acquisition c’est vraiment donc les fouilles, les objets directement sortis de terre. Donc quand on pense à la formation des collections on pense dans un premier temps à celles qui sort directement de fouilles et à l’importance donc de collectionner à la source lorsque jeunes Julien Gréau commençait ses études à trois on raconte ce qui s’amait c’est déjà à chercher des petits bronze romains mais aussi des monnaies antiques des postules il était très culces à la tête radiée et on constate aussi que la volonté de collectionner serait un processus en pleine maturation depuis l’enfance qui ont été renforcés par ensuite lors de son activité manufacturée par des voyages professionnelles notamment dans le midi de la France les rencontrer Germain Jalabert qui était Président de la Commission archéologique de Narbonne et qu’il avait initié déjà à la collection. Donc les différents mémoires qu’il a publié qui a été publié dans les Mémoires de la Société Académique de l’homme montre ses centres d’intérêt en matière d’archéologie à l’échelle locale ainsi donc il écrit donc une étude sur l’hémismatique troyen 1166 et il publie encore un mémoire portant sur les fouilles archéologiques qu’il mène lui-même pour le compte de la société donc avec ce rapport sur la fouille à tomber le nez qui vont se révé la vrai dire assez décevante pour la Société académique bien qu’ils aient réussi à obtenir un financement du ministre de l’instruction publique. Donc voilà donc la description sommaire qui se faisait lors de ces verbaux là ce que je vous montre ce sont les traces des procès verbaux assez académique de l’Aube il se tient également au courant des fouilles sur le reste du territoire national comme le monde certain compte-rendus de la Société académique de l’Aube en 1578. Donc là il fait co assez ses collègues des découvertes à villardoin de 600 médailles antiques il fait aussi notamment des découvertes de figurines trouvées dans l’Allier et à chaque fois ce qui est intéressant c’est qu’il observe surtout l’analogie avec d’autres connaissances qu’il a pour pouvoir comparer c’est récentes découvertes avec d’autres plus anciennes donc de la société de Julien Greau découpe donc un réseau tentaculaire favorisé par les voyages les délégations auprès des divers congrès de société savante les rencontres qui favorisent la connaissance des fouilles en cours et donc la formation de sa collection entamée dans le courant des années 1840 comme l’écriture donc je cite ça réputation d’hommes de goûts et d’acheteurs infatigables étaient tel que pas une fouine se faisait en
France, ni à l'étranger, sans qu'il fut solliciter le premier d'y choisir ce qui lui plaisait. Il faut toujours un peu se méfier, peut-être, de la plume hyperbolique de Frôner, puisqu'elle logique mercantile lorsque il va vendre ses catalogues de collection. C'est catalogues de vente, mais c'est pas impossible en tout cas. Donc c'est l'intérêt pour les objets issus de fouilles archéologiques et confirmé par la description de Wemmer 1191, avec la citation que donc je projette ici, relative à la découverte des statuettes de Tanagra. Donc on parle des débuts, donc celle qui constitue la collection de Giraud viennent vraiment des débuts de 1500-13. On parle aussi des terres cuites de Chypre, donc des premières fouilles de cette Nolan également, donc de similaire avec Alfred Lawson qui dit donc en 5 contrôleur de la banque ottomane et qui les avait recueillis sur place. Donc il rencontre en 1977 société savante de toutes ces observations de l'émergence de ces statuettes sur le marché de la rentrantique et il évoque en donc deux ans plus tard le prix atteint parce que ça tue en salle de vente, ce qui montre qui se tient au courant des prix des objets qui intéressent, donc notamment donc dans 1577. Donc il fait une communication très rapide sur les fouilles opérateurs aussi, et ce qui est intéressant le prix environ 4000 francs et encore pour la collection de part elles sont vendues de 1150 à 2007, 550 francs. Mais bien sûr, donc on se trouve dans les fouilles, en fait on pourrait voir une sorte de un caractère d'authenticité, mais le marché de faux son ouvrage et ce que Wind of Warner a toujours démenti. Il a toujours affirmé qui avait toujours que des vrais. Donc voilà, je n'ai jamais vu de force ma conviction, rien n'est plus impossible que d'imiter à ce degré une terre cuite antique. Les imprétants qui existent des fabriques à Athènes, d'autres disent à Signes. Donc peut-être que là on a des traces, en fait sans doute des statuettes sont arrivés aussi par des marchands Antibes Grecs actifs à Paris comme triumpa philos notamment au lambross. Donc la deuxième est petit d'acquisition, donc c'est la maison de vente, donc un pack de confiance, j'entendicité, on s'attend à ce que ce qu'on nous vende c'est authentique.
Donc l'histoire des acquisitions de la collection est un point délicat, et en effet les archives biographies sont sciences. Donc par exemple, la provenance le Pirée pour une tête Léonie de gargouille aujourd'hui exposé, mais ils étaient Beaux-Arts de Lyon et qui est la sœur des deux autres têtes garou qui se trouvent dans la collection de Suisse au Musée des Beaux-Arts de Paris. Et donc la consultation, donc oui, et j'évoque aussi donc toujours le sujet des prix atteints, principes photographe, la question que Gréau se déplaçait peut-être alors lui-même ou envoyer un tiers à toute la question pour les ventes en tout cas à propos de la vente d'Albert bar, on sait qu'il était au courant et on retrouve dans sa un de ces catalogues de vente un objet qui provenait sa tête cypriote de la vente de d'Albert. Donc la consultation à la Bibliothèque nationale de France d'un petit catalogue de vente de livres et il y a un partenaire et ingreo donc dispersé en 1977, peu de temps avant sa première vente officielle de monnaie permet de me comprendre les tenants aboutissants des acquisitions qu'il a pu faire. On y trouve des écrits scientifiques sur l'art ou les monnaies, de nombreux catalogues de vente pour la plupart à noter, et il sent que Green ne voyager pas à l'étranger pour trouver des objets, contrairement à d'autres figures connues comme j'aime Pio qui est connu pour ses voyages à l'étranger, un sondage dans les minutes et dossier des ventes d'antiquités dans le posséder les catalogues de vente jusqu'en 1967 conserver les Archives de Paris n'ont pas permis de le retrouver. Et ils pouvaient certes se faire représenter, mais sa collection était plus probablement directement acquise auprès de marchands de collectionneurs privés.
Donc dans son Mémoire l'École du Louvre devienne 2019 en garantie propose cette hypothèse en se fondant sur l'étude d'une grande statuette en bronze trouver en 1746 à Metz dans le dans la Moselle identifier comme Jupiter. Donc attaque de la vente Pourtalès c'est comme Neptune dans la cata de la vente gréo, la statuette avait été d'après les archives acquise par Jules Charvet collectionneur en numismate qui a pu jouer le rôle d'intermédiaire pour le compte de Julien Gréoux. De même, donc je vais être virose aussi dans son mémoire de l'école youv de 2009 se rend compte dans registre numéro 5 du musée d'arkogénational de la mention à qui a terminé son 1872 pour une statuette en terre cuite d'Apollon proposé que Julien en fait il y avait envoyé un tiers. Donc toutes ces hypothèses, donc il y a quand même le nom d'une personne moins connue sur qui est cette fonction intermédiaire, c'est certaine c'est bien sûr vilaine froner, puisque on trouve dans son journal donc écrit en allemand la mention notamment le 20 octobre 1980 de 1h à 3h30 de l'après-midi chez allemand où nous avons acheté des antiquités égyptiennes pour grue, donc pour Julien gréole, les richissements sa collection s'est fait essentiellement grâce à des intermédiaires, mais aussi à partir d'objets issus de fouilles de marchands antiques.
Donc les mentions de provenance dans la description d'objets de la collection gruau, donc tel qu'on les a retrouvés dans ces catalogues de vente sont rares après essentiellement si on trouvait à donc avec une mention plus ou moins précise, les provenances de notre collection ne sont pas non plus systématiquement mentionnaires a été plus que le souci de provenance que semble avoir cherché à constituer des collections on s'intéressant en premier lieu à la proche technique collection des objets en bronze en terre cuite conçue pour les usages spécifiques en suivant davantage un point de vue aide logique le mobilier d'habitation de toilettes mobilier funéraires un mot figurines par exemple dans les possibles acquisition si je parle des dons peut-être plus rares. Donc le cas des objets ressent donc par greo qui peuvent parfois porter la mention de la provenance comme par exemple dans les procès verbaux manuscrits académiques de l'aube le cas de médailles trouver à Bourbonne-les-Bains donc que le garde-mine le enfin qu'on lui avait confié et qu'il a ensuite automatiquement versé à la Société Académique de l'homme, mais il est possible que du coup des objets que des personnes avaient retrouvé lui est directement donné qu'il a décidé de les garder. Donc c'est une forme donc diffuser le rôle de la prenance archéologique au sein de l'exposition et de la publication. Donc la question la provenance archéologique ne joue pas seulement un rôle pour l'achat et la revente des objets également invoqué dans le cas des expositions qui permettent aux privées de se faire connaître. Je viens très vite pris conscience d'intérêt d'exposer ses acquisitions durant les expositions universelles et donc il va participer à trois expressions universelles 1155, 1167, 1178 étant la plus importante où on souligne qu'une salle entière la scène numéro 3 pour être précis et consacrée exclusivement à sa collection au palais au palais du Trocadéro, sachant que alors j'ai essayé de voir s'il y avait des une logique mythologique dans l'agencement des vitrines par rapport à des provenances, ça semble pas le cas, c'était plutôt typologique sauf pour le cas des statuettes de talagraques étaient rassemblés dans une seule vitrine.
Et donc oui j'ai repris aussi cette tête que je vous ai montré au tout début en accroche de ma communication puisque la question qui se posait des buts fallait être pris faire une recherche sur donc en mission 78 une recherche sur l'origine de cette pièce, peut-être qu'elle a pu avoir une réponse après entre le catalogue qui a suivi des terres cuites où en fait on précise ancienne collection de Monsieur Philippe Pucci consul de l'Autriche à smirn. Donc peut-être le fait de faire passer l'appartenance à une ancienne collection pour attester de la valeur de l'authenticité d'un objet. Donc là juste l'exemple d'une passion des 10 ans et différentes manières de présenter les provenance par honneur donc parfois certaines aucune provenance enfin juste la provenance de la ville, parfois la provenance de la ville et l'observation fait voilà subjective enfin propre à l'époque sur le beau style grec ou parfois style décadent une infirmerie récurrente mais souvent sans précision de provenance également si on a donc ce qui est aussi précieux c'est la provenance et la collection qui précédait et votre cas. Donc je reviens aussi sur ce cet exemple de Neptune ou en fait on avait contrairement à ce que je viens de montrer des notices qui étaient beaucoup presque envie de dire surchargé par rapport à ce qui était avant en renseignement vraiment abondance on a tout le début le concept de fou et exactement la date le lieu les conditions voilà et surtout les les collections successives.
Et donc dans ce troisième temps donc à propos de CD donc je suis quelqu'un de plutôt la part mère quand il de la provenance archéologique donc j'ai un gros cœur de faire des collections méthodiques les plus exhaustives allant la diversité la quantité la qualité il avait pour cette habitude de créer dans une thématique donnée souvent en fonction de la typologie une collection imposante qui est une fois jugée la plus complète était vendue donc à chaque fois il faisait rédiger par fournir un catalogue de sa collection rassemblant les informations techniques sur les objets mentionnant la provenance archéologique ou les anciens propriétaires quand ceci était connu ce qui était ensuite imprimé pour la propriété alors pour la postérité avec le profil que lui rapportait la vente de collection il utilisait cet argent pour poursuivre l'achèvement d'une autre et ainsi de suite infatigablement. Donc il a eu recours 5 fois à la vente volontaire de ses collections chacune ces 50 donc les minutes des dossiers de vente sont riches en information alors sur ce tableau donc les dates en Grèce enfin les dates sont celles réelles et celles qui sont entre eux réelles et celles qui sont pas enchaînées au début celle qui était annoncée par exemple la vente 1885 elle a dû être décalée parce qu'il y a des problèmes les obsèques de Victor Hugo qui ont forcé à décaler les dates. Donc voilà donc des ventes de collections à chaque fois de plus en plus importantes avec vraiment le paroxysme en matière de rentabilité l'avance de bronze avec plus de 288 de 180 000 francs et 190 000 francs pour la vente de terre cuite. Donc l'importance de la provenance c'est aussi important pour les musées parce que ça va orienter forcément leur acquisitions leurs achats.
Donc en ce qui concerne la présence des institutions donc notamment pour la première vente de monnaie de médailles françaises de mai 157 nous enlevant celle du musée de Saint-Germain-en-Laye qui était tout récent si je me trompe pas s'est arrêté de 1502 qui a fondé donc le musée d'archogénational et qui essayait justement de remplir ses collègues ces collections et cette vente monnaie médaille française était tout trouvé pour le musée et son portés aussitôt acquéreur pour des monnaie Gaulois enfin dites gauloise mais revengen voilà de même pour donc lors de la deuxième vente en novembre 1867 des monnaies grecques la consultation la feuille d'autorisation numéro 659 et département des médailles et antiques de Harry Potter impériale à l'époque témoigne du forêt intérêt qui lui porte que porte le conservateur sous-directeur donc Anatole chambouillet qui demande un crédit de 6000 francs et la carte finalement 55 monnaies sur 86 qu'il est intéressé pour une somme beaucoup inférieure à ce qu'il avait prévu de un peu plus de 2000 francs. Donc j'ai pas grossi mais en tout cas tout ce qu'il dit c'est vraiment l'urgence qu'il y a vraiment pas laisser échapper ces monnaies puisque ce qui l'intéresse c'est de combler les manques dans une collection dans une collection qui glissait déjà mais qui ne pouvait être déjà enchérie par de nouvelles exceptions à partir de donc des ventes de bronze et de 1191 aussi des terres cuites on constate la présence institution muselle nationale donc le musée du Louvre Saint-Jean musée de Saint-Germain le musée de Cluny le musée de Lyon [Musique]. Donc là aussi c'était un peu ce qui s'est passé la même manière c'est un peu un ordinateur on a l'impression qu'on regarde les archives un peu des étapes paniques au moment où il y a eu la vente de bons antiques de 1185 puisque le Louvre avait vraiment très peur de laisser à côté et demander un crédit exceptionnel pour pouvoir les acheter dans un cahier de 50000 francs dépenses de la collection grève.
Donc toujours dans cette importance la provenance archéologique que pour certains musées donc notamment ce serre courant qui est donc avec Kedi trouver à Lyon et automatiquement le musée aujourd'hui le nom c'est porté acquéreur tout de suite pour l'obtenir. De même le musée de Cluny avec cette mosaïque d'un Éros chevauchant un dauphin qui pareil donc trouver à Paris dans le voisinage des termes de cligny à tout de suite suscité l'intérêt et le musée de Communes est venu pour acheter que cette pièce il est reparti avec cette pièce voilà. Donc en plus des achats on peut mentionner en 1996 à la fin de la vie de Gréau quelques dons du musée au musée de sa ville natale où se retrouve aussi de la provenance son idée était de faire revenir à trois des objets des objets qui venaient donc qu'il avait conservé dans un appartement à Paris. Donc il va aller viser cet objet proviennent presque tous de trop de ces environs il serait beaucoup mieux placé dans notre musée de trois plutôt que de rester à Paris en tasser dans un coin sans que personne en profite.
Dans ma conclusion on peut en reprenant les différentes les différents catalogues de vente de sa collection arriva à relever toutes les mentions trouvera qui donne de précieuses éléments sur la provenance des objets malgré une importante marge d'improcision pour certaines et aussi beaucoup de Nancy c'est un tout petit extrait de tableau que j'essaie d'alimenter les mieux que je peux mais il voyait qu'il y a la majorité c'est non renseigné sachant qu'il y a des mentions Chypre Milan qui sont assez qui sont Italy otgypte par exemple qui sont assez va qui peut-être relève plus d'une observation stylistique plutôt qu'une réelle connaissance d'une provenance archéologique. Donc voilà donc en fait l'idée que finalement etj oui on peut c'est plutôt le lieu de création et pas le lieu de provenance en fait qui apparaît. Donc pour ouvrir le propos on constate que si le prestige une provenance archéologique peut avoir son poids et reste important dans les catalogues de vente de la collection greo force de constater que ces publications permettent de dresser un autre constat on a vu donc les crédit qui a été loué par le mur au musée du Louvre pour l'achat de la vente de bronze le pendentique ou en fait finalement je me pose la question c'est une question ouverte c'est peut-être la provenance d'une collection particulière remarquable et reconnue qui semble devenir un gage de valeur un argument d'autorité au moins aussi prestigieux aussi important que la provenance archéologique.
En somme ce que les catalogues de vente de gros suggèrent de même que les documents que j'ai pu consulter c'est que la provenance d'une collection substitue parfois à la provenance archéologique en tant que telle et les enquête mériterait bien sûr d'être étendue à d'autres collectionneurs mais il sent que cet élément est assez intéressant carrément l'évolution de la notion même de provenance de pub 19e siècle il est important entre l'émergence de la notion de collection le marché de l'art et le monde des collectionneurs et surtout l'intérêt de continuer à dépouiller les minutes et dossiers de vente les archives des sociétés savantes locales ainsi que les correspondances entre collectionneurs qui recèlent encore de nombreux enseignements sur la provenance d'objets que l'on peut retrouver dans les collections publiques et c'est donc un travail en cours mais j'espère avoir fini quelques éléments et indiquer quelques sources qui pourront servir à d'autres chercheurs. Je vous remercie pour votre attention. Merci [Applaudissements] pour cette intervention qui soulève plusieurs aspects intéressants déjà quelque chose dont on parlait pendant la pause avec Cécile dans la question justement de l'objet qui prime sur le contexte archéologique parce qu'on est encore dans son logique antiquaire de collectionneurs qu'on n'est pas encore dans l'essor de l'archéologie entre guillemets professionnels est aussi la question importante des réseaux via les intermédiaires en ce qui est forcément contribue également à la stratification entre guillemets des informations concernant la vie de ces objets est-ce qu'il y a des questions.
Merci pour cette intervention. C'était moi une question que une observation qui m'a frappé à vous écouter c'est que je pense on retrouve chez beaucoup de collectionneurs de l'époque c'est cette dichotomie que vous avez bien montré entre un souci archéologique quand on travaille sur le territoire local ou le collectionneur s'intéresse à l'archéologie locale et là se tient au courant des découvertes fait des comparaisons avec d'autres découvertes en France et la note vraiment les choses alors que quand il collectionne des objets venant d'ailleurs de d'archéologie méditerranéenne en l'occurrence en ce qui nous concerne du coup cette question n'est plus tellement importante pour lui et je trouve qu'on a vraiment il se joue comme si on n'était pas dans exactement dans le même registre entre l'archéologie locale très ancrée et des objets qui finalement sont des incarnés sont plus plus éloignés on va dire à l'échelle locale nationale parce que forcément le réseau il est plus immédiat on peut vérifier les sources on peut se rendre sur place etc pardon peut-être et les objets exotiques que oui effectivement il avait trois maisons quand même il allait à Paris aussi à Nemours qui était aussi sa du côté maternel en fait était attaché et bien sûr à trois donc en fait il faisait toujours c'est un peu pendule à trois temps où il faisait donc ses voyages et comme il y a personne cette société académique il était très au courant de toutes les dernières découvertes enfin parce que je vais me montrer dans les PV notamment on voit qu'il était très vite au courant des dernières découvertes du point de vue des ventes mais aussi pas que dans la région puisqu'en fait ces sociétés elles sont pas renfermées sur elle-même elle communique entre elles échanges en mer Morte entre elles donc ils sont très vite au courant ce qui se passe aussi en Aquitaine ou plus mais c'est vrai que les ventes pour vraiment à l'étranger justement ça paraît pas toujours donc il y avait vraiment cette mention de Tanagra parce que je pense à l'intéressait vraiment et je crois que les assommés aussi pas mal parfois avec ces choses-là mais là historiquement qui soit professionnel entre guillemets effectivement là tu as raison on mesure le décalage en fait entre les objets exotiques qui eux sont quelque part légitimés par l'appartenance d'autres collections par en provenance d'ailleurs c'est intéressant aussi le fait que la provenance soit plutôt la provenance du lieu de production que le lieu de retrouver ça sa région aussi la réflexion sur l'histoire de l'histoire de l'art et c'est très intéressant est-ce qu'il y a d'autres questions merci.
Et merci pour votre intervention parce que cette collection Gréau en fait permet de manier une sorte de justement ce que tu disais de local et d'une forme d'universelle c'est à dire est-ce qu'il y a pas une sorte de patrimoine où c'est l'esthétique et une forme de d'esthétique très large qui est défendu aussi quelque chose qui se rattrape à une sorte d'histoire locale et on voit dans le courrier où il a une attention de restituer un morceau de cette histoire locale en donnant ses objets au musée au musée de Troie et pas au Musée d'archéologie nationale à ce moment-là est-ce qu'il y a d'autres observations d'autres questions dans quelle mesure dans le catalogue gré quand il y a une invention de Tanagra est-ce que c'est vrai parce que c'est aussi l'époque où au circuit la défaut et il me semble aussi que la collection Gréoux était une des collections très connue pour le fait qu'il était dedans comme moi sur la question des faux c'est antique notamment la collection Gréaux oui oui enfin en tout cas j'ai pas trouvé de traces que gros lui en était inquiet je pense qu'il avait une confiance un peu aveugle en frôner ça c'est libre aussi peut-être de agencer un petit peu les catalogues donc oui après les en fait ce qui est intéressant c'est que on ouvre notamment ses conneries il y a des Tanagra qui sont fausses mais en fait il y avait des discussions qui étaient déjà en fait contemporaine à froner sur la société de certaines en fait donc oui tout à fait en fait voilà freneur lui pour lui en tout cas il a toujours enfin ce que je vois là peut-être qu'il est revenu après sur ces paroles je suis pas spécial mais lui en tout cas il a semblé est toujours nié et affirmée tout le temps avec un aplomb que non non il y avait aucune de fausses que avec son regard d'expert il en avait vu plusieurs il l'aurait reconnu tout de suite en un claquement de doigts si c'était une fausse très bien. Donc merci encore on va passer à la communication suivante récompensualiser le décontextualisé sous les pistes des Antilles du Musée royal de Mariemont avec Nicolas amoureux amoureuse c'est mon italienisme docteur à l'université et catholique de levant et conservateur depuis 3 ans des antiquités grecques et romaines musée royale de Mariemont merci merci beaucoup Alain à la collègue Ariane Esposito pour cette belle présentation avant de commencer j'aimerais exprimer mais plus vivre remerciements aux organisateurs de cette belle journée d'études vraiment qui qui nous offre aujourd'hui l'opportunité de d'examiner ensemble la place les places les rôles de provenance archéologiques sur le marché des antiques à Paris au 19e siècle. Alors dans ce contexte les antiques du Musée royal de Mariemont offre un champ de recherche particulièrement fécond ma présentation s'inscrit en fait plus largement dans le prolongement d'une enquête visant à retracer l'histoire des antiques et tenter de recontextualiser des oeuvres qui ne le sont plus alors d'emblée la question et les poser dans
Dans le titre, c'est une question qui est fondamentalement plurielle puisqu'elle fait référence à la fois aux travaux modernes, travaux récents pardon, en matière de recherche de provenance, mais aussi en même temps à des préoccupations parfois très contemporaines des acquisitions, en l'occurrence, que l'industriel belge a réalisées pour sa collection au tournant des 19e et 20e siècles. Donc, j'ai construit cette présentation en deux temps, en deux volets. Le premier qui va vous donner un peu le cadre des opérations et qui va se concentrer sur des études de cas et sur un examen de la typologie des provenances des antiques de Mariemont. Et la seconde partie, qui sera un peu plus consistante, elle va nous permettre d'examiner ce que j'ai appelé les provenances au fil du temps; donc en remontant le temps depuis les découvertes, depuis les descriptions de Franz Cumont jusqu'à la source archéologique, pour essayer de comprendre comment cette provenance, parfois en fait elle s'effrite au cours du temps, parfois elle a tout simplement perdu, effacé volontairement ou non, mais c'est autant de questions auxquelles on va être confronté dans cette présentation.
Alors, avant d'entrer dans le vif du sujet, je m'arrête très brièvement sur le pour vous présenter le contexte qui a rendu possible cette constitution d'une collection, donc il faut aujourd'hui partie du Musée royal de Mariemont. Quand je parle de collection, je me concentre sur celle dont j'ai la charge, on pourrait dire les antiquités gréco-romaines, essentiellement méditerranéennes. Il s'agit donc de rappeler la figure polymorphe de Raoul Warocqué, donc cet industriel philanthrope, mais c'est comme politique dernière présentant d'une dynastie de maître charbonnier, et bien sûr aussi bibliophile et grand collectionneur d'antiquités, à droite, éliminant le savant Franz Cumont, qui est véritable collaborateur de Warocqué et ami également de l'industriel, celui que Germaine Feder, dans la préface du catalogue des collections de Mariemont paru en 1950, définit comme l'âme des collections de Mariemont. L'empreinte du savant est forte et encore perceptible aujourd'hui lorsqu'on parcourt les salles du musée.
Dans les premières années du 20e siècle, les deux hommes nourrissent une ambition commune, celle d'offrir à la Belgique une collection majeure d'antiquités. En témoignent une lettre datée du 4 août 1904, dans laquelle Cumont décrit à Warocqué sa vision d'un musée d'antiques, précisant, je cite: «que l'antiquité ne parle nulle part une langue plus immédiatement compréhensible à tous que dans ces œuvres d'art». Ce document fait en réalité partie d'une abondante correspondance entre le collectionneur et le savant, bien étudiée par Marie-Cécile Bruwier, Marie-Françoise Stilliès et Hubert Van den Berghe, Pierre Rare donc il m'a précédé en poste conservateur des antiquités gréco-romaines à Mariemont. Ce fond d'archives est aujourd'hui numérisé, accessible en ligne à 100%, plus de 300 lettres échangées entre les hommes, les deux hommes, entre 1901 et 1916, et elle se focalise bien évidemment sur ces antiquités méditerranéennes auxquelles Warocqué était particulièrement sensible et attaché.
Avant de rejoindre son château, elles ont été ses antiquités rassemblées dans un petit pavillon, vous voyez ici à l'écran, à la façade néoclassique, en bordure d'un étang dans le domaine de Mariemont. L'édifice est appelé «bain romain» car il épouse la forme d'un bassin bordé de colonnes que l'on connaît, enfin on connaît l'intérieur grâce à une photo datée de 1904, publiée par Cumont lui-même, et on peut déjà reconnaître la collection de marbres rassemblés par Warocqué, mais également à l'arrière-plan, sur le mur du fond, les fameuses peintures de Bosco Reale, donc de la villa dite de Publius Fannius Synistor, fouillée entre 1899 et 1902.
Alors, la constitution d'une telle collection est passée par la participation, l'ancrage des deux hommes dans un vaste réseau, et ce réseau, il est essentiellement basé à Paris. En 100%, ils participent à des ventes publiques. J'ai déjà évoqué les fresques, 1903, la vente, des ventes, comment dire, les plus importantes, mais aussi la renommée de Warocqué, qui est passé, faut-il le rappeler, comme l'un des plus fortunés du Royaume de Belgique, mais aussi la renommée du grand savant qui a été Franz Cumont, et bien l'auront permis de bénéficier de contacts directs avec des antiquaires qui leur proposent et régulièrement des pièces de choix. Dans ce contexte, Cumont n'hésite jamais à appuyer l'acquisition de pièces qu'ils jugent d'importance, ou bien décliner celles qui ne le sont pas, ou pour lesquelles il a des doutes sur l'authenticité. Parallèlement à la constitution d'une collection d'antiques, d'antiquité égyptienne, mais surtout grecque et romaine, c'est la mort rapidement un projet de publication sous la plume de Franz Cumont, ce but qui aboutit, pardon, à 3 catalogues richement illustrés entre 1903 et 1909. Sur les 380 objets répertoriés entre 1903-1909, 212 sont référencés dans les catalogues de Cumont avec une indication de provenance. Cette dernière présente des variantes fondées sur un, de nouveau, un choix de vocabulaire que l'on peut classer en 7 catégories. Celle qui offre le plus d'occurrences, 65 au total, intègre la notion de découverte, il s'agit de la mention «trouvé à», avec un nom de lieu parfois moderne, ou très souvent nom de site antique. Viennent ensuite deux catégories qu'on peut en réalité, qui sont proches, mais qu'on peut clairement distinguer, vous le verrez très prochainement, c'est-à-dire provenance de points, un nom de lieu, où provenance indiquées. En quatrième position figure la liste des provenances communiquées directement par les vendeurs, du moins ce que Cumont précise dans son catalogue, avec des formules répétitives: «au dire du vendeur», «d'après les renseignements communiqués ou fournis par le vendeur». Et enfin, 20 pièces bénéficient de descriptions proprement archéologiques, c'est-à-dire que on n'a pas seulement un nom de lieu, mais on a aussi un contexte funéraire, contexte domestique etc., avec parfois des renvois à des publications contemporaines de la découverte ou des publications antérieures des pièces en question lorsqu'elles se trouvent dans d'anciennes collections. Puis il y a très peu d'occurrences qui évoquent des provenances possibles. Donc là, l'emploi du conditionnel se justifie par le savant, et également des anciennes collections, c'est-à-dire des objets pour lesquels on n'a pas de provenance, mais on a au moins dans le catalogue de Cumont le nom d'un ancien collectionneur. Donc il faut retrancher en réalité ces 15, ce nombre de 15, des 212 qui apparaissent donc en bleu dans le diagramme de droite.
Alors, à partir de ce constat, on remarque effectivement que lorsqu'on reprend la correspondance échangée entre Cumont et Warocqué, ou entre Cumont et l'humain avec les antiquaires, il y a chez le savant belge un souci de rechercher des traces de provenance des objets. On le lit par exemple ici dans une lettre datée de 1903, à propos d'une figurine en bronze d'Athéna, dont vous avez ici la photogravure, qui était proposée par un antiquaire grec bien, bien connu à Paris, Evangelos Triantaphyllos, que Cumont donc présente à, indiquant: «elle a été trouvée en Médinée». Dans le même document, on peut aussi lire qu'il compte interroger Trianta, donc c'est l'un de ses nombreux surnoms dans les lettres, parfois Trianta, ou parfois simplement «le Grec», il compte donc l'interroger à propos d'un buste que Warocqué et lui-même, Cumont, ont vu à Paris, sur donc la provenance, et ce qui apparaît donc à troisième ligne en partant du bas, donc sur l'extrait en bas à droite de l'écran. Et effectivement, on voit dans le catalogue, la provenance est un petit peu précisée: «aux environs de Nisi, près de Kalamata, en Messénie». D'autres documents soulignent cet intérêt pour les provenances archéologiques. Dans une lettre que j'ai récemment trouvée dans les archives du Raoul Warocqué, se trouve donc une lettre d'Evangelos Triantaphyllos, de nouveau, nous sommes le 8 janvier 1903, il est fait référence à une statuette de Pan en bronze qui a été achetée l'année précédente, c'est l'objet qui se trouve à droite de la lettre, et le Grec précise ceci, donc à, comment dire, à Cumont, donc l'espagnol, «à temps prochainement me dit-il les certificats de l'endroit exact où le bronze a été trouvé». Toutefois, dans le catalogue, la provenance n'est pas très précise et se contente d'attribuer le Pan comme provenant d'Arcadie. La provenance, la formule pardon, «provenance indiquée», ainsi utilisée pour évoquer les renseignements directement communiqués par les vendeurs, et on peut encore l'observer sur la même diapositive. Vous avez un petit bronze d'une Vénus Anadyomène. Effectivement, là on a Cumont qui écrit à Warocqué le 2 septembre 1902 où il précise: «le vendeur m'a dit que le bronze donc provenait de l'Otite», et c'est ce qu'on va retrouver dans le catalogue: «provenance indiquée Arcadie» pour le Pan, «provenance indiquée» pour la Vénus pour le second exemple. Et parfois la provenance indiquée est erronée, c'est le cas de cette figurine en argent achetée à Paris avant 1903. Franz Cumont cite l'Auvergne comme provenance indiquée. Toutefois, il corrige cela dans l'édition 1909 en mentionnant l'article que j'ai reproduit ici, un article d'Héron de Villefosse qui est pratiquement contemporain de l'achat, où l'on apprend que la figurine a été trouvée en réalité en 1902 à Saint-Honoré-les-Bains lors de travaux effectués près du chœur de l'église. L'objet passe rapidement sur le marché de l'art, et d'ailleurs Antoine Héron de Villefosse donc regrette que l'objet quitte le territoire national français, se retrouve rapidement en vente et atterrit en Belgique, donc chez Monsieur Warocqué, et il ajoute: «le vendeur a, ainsi qu'il est très souvent indiqué, une fausse provenance», et le cas est loin d'être isolé. En parlant notamment de cet objet, vous voyez ici reproduire à gauche un beau bronze représentant donc un Eros, acheté en août 1904. Cumont précise dans le catalogue de 1909, je cite: «cette statue aurait été découverte, au dire du vendeur grec, qui n'est autre qu'en fait que Triantaphyllos, de nouveau». Pourquoi on le sait? Parce que là j'ai retrouvé là aussi récemment un échange de lettres avec Warocqué et bien sûr un reçu qui atteste donc l'acquisition de cette Eros qui n'a qu'une seule aile, et c'est le seul de nos collections qui a cette particularité. Donc le vendeur grec, ce Triantaphyllos, qu'a-t-il dit à Cumont? Qu'il a trouvé l'objet dans la mer près de l'île de Patmos. Mais une photographie de ce bronze avait été envoyée déjà à Paris en 1894 par un négociant de Messène, communication de Salomon Reinach avec lequel Cumont échange de manière récurrente. Reinach publie d'ailleurs tous les bronzes de Mariemont dans ses répertoires, et donc il en conclut: cette pièce a probablement donc été trouvée à Tarse. Et là il part de la supposition qui implique que le négociant vend un objet qui provient du territoire d'où il était extrait, donc en l'occurrence, Tarse, et c'est une provenance qui apparaît d'ailleurs chez, chez Reinach lui-même.
Alors, je passe rapidement sur ces exemples de pitoïs, mais qui sont assez amusants parce que donc ce sont deux objets qui, d'après une lettre de, de nouveau, de Triantaphyllos, et d'après le catalogue, on comprend «provenance indiquée Toulon», ce qui est assez étonnant quand on regarde de quoi il s'agit. Cumont, grâce à son acrylique, leur attribue une provenance, du moins une production de Camille Ross, et là tout à fait raison, puisqu'en réalité lorsqu'on consulte les journaux de fouilles, donc des fouilles de Biotès, Salsman, on reconnaît l'un des deux pitoïs de Mariemont sur l'une des planches. La question à laquelle je n'ai pas encore de réponse, et comment l'objet, dont, qui est répertorié dans ce journal de fouille donc entre 1858 et 1865, se retrouvent ensuite sur le marché des antiques et puis à Mariemont, sachant que la majorité des pièces est aujourd'hui au British Museum. On pourrait multiplier les exemples qui illustrent à quel point les antiques de Mariemont émanent vraiment d'un réseau d'antiquaires bien ancré à Paris. Un dépouillement récent des lettres et des factures de Warocqué nous a permis d'identifier de nouveaux documents signés par ces grands noms: les frères, à gauche, les frères Chaise, dans ce reçu pour l'achat de deux bronzes le 29 mai 1903 à Paris. On est dix jours avant la grande vente des fresques de Bosco Reale aux Galeries Durand-Ruel. Au centre, Ferdinand Faré, issu aussi d'une famille bien connue qui a procuré notamment une centaine d'œuvres au musée du Louvre entre la fin du 19e et début du 20e, ou encore, à droite, autre personnage sur lequel je vais revenir, Félix Bienaimé Feu Ardant, qui signe une lettre accusant bonne réception du montant pour, je cite: «les objets que Warocqué a choisis». Si ces documents constituent des jalons importants pour retracer l'histoire des acquisitions, recréer le réseau de Cumont et de Warocqué, ces documents sont pourtant lacunaires. Vous comprenez très rapidement la difficulté d'identifier l'objet actuellement conservé à Mariemont. S'ajoute l'absence d'indications de provenance, celle-ci a pu être directement communiquée lors de la visite en galerie, mais passons de ces achats, on dirait, nous par contact direct aux ventes de collections, qui nous offre la possibilité d'examiner la place des provenances sur la durée en prenant le schéma à rebours, depuis la publication de Cumont jusqu'à la source archéologique.
Commençons avec un cas d'école, si je puis dire, l'urne étrusque portant le numéro B42, qui est un bon témoignage de, des vies d'un objet avant sa muséalisation définitive. La notice que lui consacre Cumont dans la première édition du catalogue est très complète, avec une certaine acribie. Le savant accompagne sa description de l'objet d'un commentaire qui précise son origine, je cite: «trouvé en 1871 dans un tombeau en tuf près de Capoue». Cette ciste contenait, lors de sa découverte, les cendres et quelques ossements. Des publications sont référencées, celle de l'archéologue allemand Wolfgang Helbig, qui est la seule source en réalité qui corrobore le texte de Cumont. L'urne a bien été trouvée dans un caveau, on trouve dans une nécropole de Capoue lors de travaux archéologiques effectués par Symaco Doria, donc un nom lui aussi qui n'est pas inconnu puisque le personnage exécute des fouilles dans la région pour le compte d'Alfred de Bourguignon, ce début donc du consulat des Pays-Bas, à Naples, grand collectionneur qui a rassemblé donc une collection majeure de vases antiques dans la seconde moitié du XIXe. L'urne est aussi connue par de beaux dessins publiés en 1879 dans les Monuments inédits publiés par l'Institut de correspondance archéologique. Ce que Cumont ne précise pas dans sa notice, c'est que l'objet passe en vente publique à Paris en mars 1901. Il s'agit de la fameuse vente de la collection Bourguignon qui rassemble donc, selon l'intitulé, des antiquités provenant de Naples. L'urne porte le numéro 207, est accompagnée d'une photogravure. On y trouve les références au texte de Helbig, de la vente, d'une que nous venons de voir, la provenance indiquait la même, Capoue, et le contexte archéologique n'est pas précisé puisqu'il n'est pas fait mention de la nécropole et encore moins du mobilier qui est associé que décrit pourtant Helbig. Nous savons aussi que l'objet donc est vendu pour la somme de 1000 francs, un résultat publié d'ailleurs dans la Chronique des arts le 20 avril 1901. L'objet a sans doute été acheté par un antiquaire parisien du réseau, documents et noir OK, et c'est une hypothèse que pareil confirmée. D'autres cas sur lesquels je vais m'arrêter. Pour cela, nous faut regarder vers une autre vente majeure qui elle n'a pas eu lieu à Paris, mais qui est intéressante parce qu'elle rassemble quantité d'antiquités qui sont passées par le marché parisien. C'est le cas de la collection de Léon de Somzée, dont la vente est organisée le 24 mai 1904. Cette vente a joué un rôle important pour Warocqué puisqu'il y acquiert, outre de beaux bronzes, une trentaine de marbres en une seule fois. Il place ainsi sa collection de Mariemont au même rang que celle des grands musées européens de l'époque. La vente a lieu donc à Bruxelles, regorge d'objets. On conserve de belles vues de la présentation de ces collections dans les catalogues publiés notamment par Fievez en 1904, quelques photos d'archives du lieu de cette collection. C'était un pratiquement un palazzo italien qui n'existe plus aujourd'hui à Bruxelles, qui est, qui a été totalement reconstruit dans le courant du XXe siècle, et une collection très riche puisque de Somzée avait quand même acquis en une seule fois les marbres qui se trouvaient au Casino Ludovisi à Rome, ou d'autres encore au Palais Spada. Et d'ailleurs l'une des pièces majeures est celle que vous voyez au centre ici de cette vue de la collection de Somzée donc dans l'hôtel bruxellois, c'est-à-dire le fameux, ce qu'on appelle l'arrêt Somzée ou effet Mariemont, donc cette copie romaine d'un original grec du Vème siècle avant Jésus-Christ, au Demeter, 30, et qui a donc appartenu à la collection Ludovisi des 733. Sur cette même photo de la salle d'Hermès, on reconnaît aussi un double Hermès, sa tête de satyre, trouvé lors des fouilles de la fin du XVIIIe siècle, exécuté par le cardinal Antonio d'Esquivel dans le Latium, au pied des monts Albins, à Alicia. Fervent collectionneur de sculptures romaines, il avait rassemblé une impressionnante collection conservée dans son domaine de Raixa sur l'île de Majorque. À la fin du XIXe, cette collection appartient au comte Ramón d'Esquivel. Fortuni, et les collectionneurs des grands musées européens commencent à s'y intéresser lorsqu'ils apprennent que le comte serait disposé à vendre une partie des œuvres. Il est effectivement été poussé par un besoin d'argent car il avait quitté sa femme pour sa maîtresse et sa femme avait dilapidé donc une partie de sa fortune. En 1891, dans ce contexte, Carl Jacobsen parvient à acquérir 12 marbres pour qui sont aujourd'hui à la Glyptothèque de Copenhague. Léon de Somzée achète quelques pièces dont l'Hermès en question, à tête de faune, vous voyez ici tel qu'il était présenté à la fin du XIXe à Majorque et qui rejoint donc la collection à Warocqué en 1904. Mais l'histoire ne s'arrête pas là. Sur cette photo figure un autre double Hermès, à tête de Zeus Ammon cette fois, qui faisait donc partie de la même collection et qui va terminer son parcours à Mariemont, bien que cela n'a jamais été signalé jusqu'à aujourd'hui. Est-ce que c'est dû à un effacement volontaire de son histoire ou bien une perte des informations provenance? La réponse est sans doute entre les deux, et je vous propose de restituer cette vie oubliée des rayons d'un marbre qui n'est pas sans intérêt.
En effet, de manière analogue à l'Hermès à tête de faune trouvé à Raixa, passé donc par les collections d'Esquivel et Somzée, cette sculpture est publiée dans le premier catalogue des antiques de Cumont, donc en 1903, sur la même page, le numéro est le suivant: B168, avec la simple mention «acheté à Paris, provenance inconnue». Pourtant, l'objet figure dans la vente d'une partie de la collection d'Esquivel, j'ai d'une partie, car encore une majorité qui est présente à Majorque. Cette vente a eu lieu à Paris le 11 juillet 1900 à l'Hôtel Drouot. Une quinzaine de marbres sont mis en vente avec plusieurs tableaux qui vont du XVe au XVIIIe. Le numéro 55 n'est autre que l'œuvre de Mariemont que l'on voit ici sur un des exemplaires du catalogue et sur un autre que j'ai pu obtenir grâce à la base de données Hartzales online que m'a renseignée chère collègue conservatrice Jean Coski qui est ici présente. Je remercie. On apprend donc que l'objet a été acheté par Félix Bienaimé Feu Ardant, un nom qui apparaît à plusieurs reprises, comme celui de Cannes, ça qu'on peut voir juste en dessous pour une tête d'Apollon. Mais ce qui est étonnant, c'est que la provenance n'est pas indiquée, contrairement à tous les autres marbres qui ont comme provenance Alicia. C'est sans doute un oubli involontaire des rédacteurs du catalogue qui renvoie en fait quand même en bibliographie au premier catalogue de la collection d'Esquivel, en particulier celui de Joachim Maria Bobert, Paris, paru pardon en 1845. Le double Hermès est bien recensé au numéro 69, auquel renvoie donc le catalogue, accompagné d'une planche. Jusque-là tout va bien. La courte notice renvoie au numéro 48, c'est à l'écran, et quand on va lire cette notice du numéro 48 qui correspond donc à l'autre double Hermès à tête de faune qui est aussi à Mariemont, et bien on nous dit que ce numéro, mais aussi le 69 qui nous intéresse et le 102 proviennent tous d'Alicia. En résumé, on a donc deux pièces probablement trouvées au même endroit, lors des mêmes fouilles, qui passent dans la collection d'Esquivel, mais qui suivent et qui illustrent à merveille ce double schéma que j'ai présenté en amorce de ma communication et qui illustre des mécanismes distincts. Donc la première passe par une vente directe et se retrouve entre les mains de Léon de Somzée dont la collection est donc dispersée en 1904. L'objet arrive à Mariemont avec une histoire presque complète grâce aux informations que publie Franz Cumont. Par contre, la provenance de l'autre sculpture est au contraire évaporée, je puis dire, au fil du temps, puisque l'on perd le nom du site, puis le nom de son collectionneur d'Esquivel, la vente, celle de Paris en 1900, qui l'emmène donc de Raixa à Paris, et enfin le nom de l'antiquaire Feu Ardant que Cumont ne précise pratiquement jamais en fait dans son catalogue. On peut identifier les antiquaires grâce à la correspondance uniquement, la correspondance. On n'a jamais Triantaphyllos, Faré, Kannesa qui sont mentionnés dans les publications, du catalogue. Et alors ce qui est assez amusant, c'est que Warocqué les expose l'un à côté de l'autre à l'extérieur, un sous le portique de son pavillon, donc les fameux bains romains, et ce sera encore le cas, ils vont être associés l'un à l'autre durant tout le temps de l'exposition au château de Mariemont, donc qui brûle en 1960. Aujourd'hui, le faux n'est exposé, le de Somzée est en réserve, à voir si la situation pourra évoluer suite à cette découverte.
Alors il y a d'autres exemples, j'ai pas le temps de m'attarder sur surtout les objets, mais qui sont intéressants pour notre, notre journée d'études aujourd'hui, en particulier cette eau de vitrine de la collection de Somzée qui rassemble des beaux bronzes et terres cuites de diverses collections. J'ai choisi deux exemples. Le premier sur lequel je passe rapidement, mais qui fait un écho avec, qui nous offre un écho intéressant avec la précédente présentation, c'est celle de cette figurine dite d'un Néron en mercure, trouvée à Santenay-le-Haut en Saône-et-Loire, qui a fait partie de la collection Gréau, une information reprise dans le catalogue de la vente Somzée qui renvoie lui à la collection Hoffman, par…
Laquelle il passe un exemplaire à noter du catalogue de la vente Hoffman de 1899, nous permet de connaître le prix: 680 francs et sans doute l'acheteur. Il faut sans doute y lire ça. Le parcours de l'œuvre peut-être retracé jusqu'à sa première mention, sa première notice dans le catalogue de la collection Julien Gréau. Donc on a déjà mentionné, rédigé en 1885. À travers toutes ces citations, le lot de provenance est le même et bien indiqué, et la notice de Franz Cumon, comment dire, rassemble une partie de ces informations, puisque on a bien évidemment la provenance qui apparaît, l'ancienne collection Gréau, et en référence dans la dernière ligne de sa notice: collection Hoffmann, collection Somzée. On a un schéma dans lequel la provenance est pérenne, si je puis dire. Il en va pratiquement de même pour l'autre exemple qui appartenu à une autre collection importante, celle de Michel Tiskevitch.
Donc vous pouvez ici admirer les belles planches du catalogue de Wilhemer. À partir de la notice de Cumon, il est possible de pister ce petit bronze sans ses provenir de Brest. Donc en tout cas, dans la mention par Cumon, de trouver à Brest, chien, mais qui en fait une répétition, c'est ce qui fait quand il se base sur une publication à catalogue, c'est là qu'il utilise la mention trouvée à, et qui est mentionné donc dans les catalogues de vente Somzée et Tiskevitch. Ce parcours est repris sur la base de données de l'Inha, un parcours que l'on peut compléter donc, puisque l'objet passe par la collection Somzée et va atterrir en fait à Mariemont. On sait que Somzée n'a pas acheté lui-même le bronze, comme on le sait grâce à un exemplaire à noter du catalogue: c'est un certain Yanski. Alors c'est intéressant, c'est que beaucoup d'objets achetés par Yanski atterrissent chez Somzée. Donc c'est sans doute l'un de ces intermédiaires, et on a le prix donc, il y a de 3900 francs avant d'entamer ce périple jusqu'à Mariemont.
La tête en bronze se trouvait donc dans la collection du célèbre comte et Paula, comme le surnommait les Italiens, se trouvait précisément à Rome, dans l'appartement situé au 24 rue de la, pardon, au 24 de la Vie avec les Gorillas. Donc un édifice qui donne directement sur la Piazza de la Trinita des Monts. Donc on est pratiquement en face de l'obélisque. On reconnaît bien l'objet sur cette photographie de Brugmann, datée entre 1896 et 1897, publiée dans un récent article par Cariola Casimir. Exact. Un examen, pardon, un examen de visu de l'objet a toutefois révélé une belle surprise: à l'intérieur du bronze a été fixé, collé, une étiquette de 6 lignes en italien. Les deux premières sont énigmatiques: 60 serait un numéro de catalogue peut-être, 429 dit Prats. Et donc là, je s'il y a quelqu'un dans la salle parvient à m'aider à la déchiffrer, je suis preneur. On peut être appris, mais rien n'est sûr. Ensuite, une courte description avec même a, donc tête en bronze qui est barré comme Elmo à chimie. Donc tête en bronze avec un casque, assis à signer de ce singe, bronze grecque, un lieu: Rome, une date: on n'a pas le jour, le mois: juin 1893. Et alors un mot en diagonale, sans doute une signature, là aussi que je ne parviens pas encore à déchiffrer.
La collègue Cariola Casimir Zak m'a gentiment transmis deux, trois lettres parmi la correspondance qu'elle a étudiée, donc entre tout ce qui est vite chez Freneur. Dans les deux premières, datées de 1893, on comprend que la date de l'étiquette doit être interprétée comme celle d'entrée de l'objet dans les collections de Tiskevitch, à la fin du mois d'avril. L'offre du collectionneur a été acceptée, c'est ce que dit Tiskevitch: je suis en pourparler pour un bronze important représentant une tête de jeune homme imberbe, etc. Par contre, ce qui est assez étonnant, c'est qu'il nous dit: très bel arc grec et trouvé près de Vérone. Alors quand même, entre Brescia et Vérone à vol d'oiseau, il y a 90, 100 km. On passe de la Lombardie à la Vénétie. Donc la provenance diffère. On a ensuite une seconde lettre, le 29 avril, qui est intéressante parce que là il nous dit tout ce qui est Beach, que l'offre était acceptée. Cela fera une belle et intéressante planche qu'on va de retrouver dans le catalogue de Freneur. Et enfin, troisième document, là on est en 1884, au moment où Freneur prépare le fascicule 4 dans laquelle la tête est publiée. Tiskevitch m'appelle, j'ai oublié de vous dire que la patine de la tête casquée de mars en bronzée noire, comme du reste toutes les patines de bronze trouvées à Brescia. Alors est-ce qu'il y a eu plus de précision sur la provenance entre temps? On l'ignore. Est-ce qu'il y a eu un amalgame, une erreur dans la rédaction par Freneur qui s'est donc qui est parti de cette dernière lettre et qui a donc indiqué trouvable chien? Difficile de, comment dire, de trancher cette question. Quoi qu'il en soit, c'est le catalogue de Freneur qui va étiqueter la provenance Brescia, provenance que vont répéter donc les catalogues successifs.
Je passe rapidement sur ce point parce que je suis déjà trop, trop bavard, mais ce qui c'est un cas intéressant d'un bronze là pour lequel en fait on a perdu la provenance. Un bon, beau petit bronze de Priape, B 47, publié par Rynac, avec comme provenant en fait aucune indication, si ce n'est la collection Rollos. Ok. En réalité, l'objet a fait partie d'une, d'une collection qui n'est pas très connue, celle d'Aine Rich, Joseph Haldenkirchen. Nous sommes à Cologne, deuxième moitié du 19e, rassemble une quantité d'objets qui ont presque tous des provenances essentiellement allemandes. Et en fait, dans la littérature contemporaine de sa collection, on a un article en allemand écrit par Auto Yann, intitulé Pris à Post. Il nous dit que le bronze provient de Bonne, qu'il associe donc à la localisation d'un ancien camp romain. Donc provenance qui est indiqué, qui est indiqué peut-être dans le catalogue de vente que je n'ai pas encore pu consulter parce qu'il est difficilement consultable. Ok. Le catalogue d'Osterwald à Cologne en octobre 1866. L'objet passe par Paris parce que comme on dit qu'il achète à Paris. Mais vous voyez qu'il y a un gap de presque une quarantaine d'années entre ce, cette découverte, ce catalogue. Et ce qui est amusant, c'est qu'en fait Rynac, qui a vu l'objet deux fois, il fait référence en 1898 à cette planche où il renseigne le prix, et plus tard que mon lui envoie une photo, il renseigne le même objet, mais l'information s'est perdue. Donc sans doute que en passant d'un catalogue, devant d'une collection au marché des antiques, peut-être entre plusieurs mains, la provenance disparaît.
J'en conclus donc pour être quand même dans les temps, en retraçant les parcours d'une partie des antiques de Mariemont. Donc, sommes parvenus à mettre en lumière une série de mécanismes dans l'utilisation ou la non, l'utilisation des provenances. Le parcours type d'une œuvre, donc c'est la ligne centrale supérieure, de sa découverte à ses ventes, en passant par l'intermédiaire de collection particulière, peut garantir la préservation de données de provenance, à la ligne verte. Au fil du temps, cette information peut s'effriter ou parfois être simplifiée. La région, voire le pays, remplace le nom du site. Parfois, elle se perd, c'est le cas du Priape qu'on vient de voir, c'est le cas du, de Samon, et il y en a d'autres, mais bien évidemment je n'avais pas le temps de tous les présenter. L'autre type de parcours, qui en fait le plus fréquent dans la collection de Mariemont, celui qui passe uniquement par des ventes de mains à main, donc pas en vente publique. Dans ces cas-là, la provenance elle est rarement précise, elle est souvent simplifiée, les mêmes, parfois inventés, perdus ou effacés. On l'a vu avec les pitoys de Camiros qui, qui proviendrait de Toulon, qui est plutôt le lieu de débarquement en fait des objets. Si le nom d'un site de provenance est à la fois synonyme d'authenticité, gage d'accroissement de valeur, au même titre qu'un passage pour une collection prestigieuse, force est de constater que le contexte archéologique et où l'endroit précis sont rarement connus. Ainsi, la pérennité des informations relatives au provenance est souvent dépendant d'un passage des objets dans les grandes collections autour desquels gravitent des savants, que ce soit Freneur pour la collection Tiskevitch ou ici, dans le cas qui nous intéresse, Cumon pour la collection Waroquet.
Même lorsque la provenance était passée par les marchands par le temps, le savant belge a tenté de restituer l'histoire de ses œuvres en recherchant leur trace dans les publications contemporaines qui sont ou de peu postérieures aux découvertes archéologiques. Il s'agit là d'un autre élément déterminant: l'objet lorsqu'il est vu par un savant sur le marché, lorsqu'il est vu chez un collectionneur, lorsqu'il est connu par une lettre, une photo, une étiquette, il devient, il peut donc être répertorié, localisable sur une carte, installer sur les épaules de nos prédécesseurs. Il revient donc à nous, chercheurs du 21e siècle, de raviver leurs histoires avec un accès de plus en plus large à des archives polymorphes, cela parfois en quelques clics. Je vous remercie de votre attention. Merci. Donc on voit tout d'abord s'il y a des questions pour cette très belle communication. Des questions de la salle? Oui, Christian. Une remarque. Merci beaucoup Nicolas pour cette belle présentation sur ce people, sur ce pittos Rodin, vraiment très, très intéressant. Je te note juste donc les recherches qui ont été et qui sont encore en cours en fait de notre collègue Anne Coulié du Louvre, qui a d'ailleurs acquis en fait aussi des, des archives, mais je, pour le Louvre, et je parle sous son contrôle de Françoise, de Françoise Gauthier, relative aux fouilles, notamment aussi des archives photographiques et aussi des lettres, des correspondances d'Auguste Salzmann, quand on connaissait déjà aussi sur, donc pour toute la recherche qu'elle avait fait Anne sur le lien entre Félicien de Saulcy et Auguste Salzmann, et donc ce serait peut-être une piste à creuser pour ce pittos. Revenant en parlant directement avec, avec, avec Anne Coulié, parce qu'elle a cette vision d'ensemble maintenant sur ces, sur ces, sur ces fouilles de, de Camiros. Et donc tu as évoqué aussi Biot, mais donc pour ces fouilles qui le publie en 75, c'est vraiment, c'est fou à lui, il fouille de Biot qui collabore, mais, mais d'ailleurs au British Museum maintenant, on a les archives des fouilles de Biot qui ont été financés par le British Museum, et voilà. Donc ce serait une piste, c'était juste pour, pour une piste à explorer pour retracer l'histoire de cet objet qui arrive dans les collections en quelle année du coup? En 19, avant 1903, on n'a pas plus de précision, si ce n'est la lettre de Triantaphyllos donc qui évoque le Toulon, et en fait c'est intéressant, c'est que le second pitos lui est mentionné dans les archives, savait déjà été répertorié par Germaine Feder en 1950, c'est l'autre, voilà, publié par Salzmann qui lui, au moment, les circonstances de son arrivée, là aussi, vendait aussi directement à Paris pour les bijoux, rien notamment, ils vendaient directement à Paris, c'est comme ça que quand un des frères Castellani ouvre son magasin à Paris pendant un an, il l'achète des bijoux directement à Salzmann qui ensuite sont diffusés, qui se retrouvent dans ses collections aussi du début du 20e siècle, la collection Guillou par exemple. C'est vraiment intéressant, mais si je l'ai pas cité, mais j'ai d'autres cas, on voit vraiment comment par exemple les frères Castellani ça qui au même, fournir même parfois directement à Naples à avoir, ok, avec des provenances en fait qui sont où simplifiés ou faux, c'est le cas de nos bijoux qui proviennent soit disement, soit disant pardon, de Bosco Reale, et en réalité, j'ai trouvé des dessins 1906 avant qu'ils arrivent à Mariemont. Mariemont, ils arrivent en 18, 1908, et en fait on sait qu'ils viennent d'une autre fouille, il a fouillé Torre Annunziata, donc une autre villa au sud de Pompéi. Donc là en fait, la voilà, quand on est dans ses rapports directs, on a, on a des cas d'objets où en fait on simplifie la provenance, ou alors on l'attribue Bosco Reale, mais avoir, ok, avait acheté quelques anneaux auparavant, les fraises qui venaient du moment droit. Donc sans doute c'est une manière de la tirer, lui dire ça vient de Bosco Reale. C'est intéressant pour votre collection effectivement, une étiquette qu'on retrouve déjà dès la première moitié du 19e siècle, et là ça c'est vraiment une pratique qui continue dans le marché pour l'information, une belle piste. Est-ce qu'il y a d'autres questions? Merci déjà pour cette présentation, parce que vous avez des collections absolument magnifiques à Mariemont, j'ai eu la chance de les voir il y a quelques mois. Je suis très content de vous parler de la bande des, parce que j'ai retrouvé dans le journal qui en fait c'est Freneur qui a fait le catalogue, c'est lent, c'est lui que d'habitude en fait il les a vu le 7 juin 1900, elles étaient exposées, enfin elles étaient entreposées dans un atelier d'un sculpteur espagnol nommé Recelo au terme à Paris. Le 8, il dit qu'il les a étudiées, décrites, puis après le catalogue a été fait assez rapidement, puis après c'était mis en vente. Donc là j'ai quelques mentions dans le journal, donc c'était encore un de ces nombreux catalogues attribués, attribués, affreux, excessivement, et puis ce qui est vite chez un. Merci pour les lettres, parce que ça refait ce que j'ai dit tout à l'heure, c'est vraiment, il croit sur parole ce qu'on dit dans les correspondances, donc il se pose pas vraiment de questions, et voilà, c'est le cas flagrant, donc il faut prendre avec, voilà, c'est pour, voilà, c'est pour dire, faut se méfier de ce que raconte les correspondants, ou prendre pour argent comptant, et voilà, avoir un regard critique toujours, parce que Freneur ne se pose pas plus de questions que ça. Voilà, merci beaucoup, mais c'est que ça vaudrait la peine de vérifier c'est sur les autres antiquités de tout ce qui est Beach qui sont aujourd'hui éparpillés dans le monde entier, on puisse trouver d'autres étiquettes pour essayer aussi de comprendre un peu qu'il a écrit, qu'il a rédigé, qu'il a signé aussi, est-ce que c'est un de ses secrétaires, est-ce que c'est le moment d'arrivée de l'objet, c'est vraiment des questions, et c'est intéressant de voir que là dessus la Provence n'est pas mentionnée, c'est le lieu de, de son musée personnel, est-ce qu'il est en dernière question? Non, merci beaucoup. On peut passer à la dernière communication de cette matinée [Musique], avec donc la communication de Poulet Rombies: étude d'embrasset en bronze de la collection du Tuileries, dispersion d'un mobilier funéraire. Donc conservateur, chef du patrimoine, responsable des antiques au Petit Palais. Merci d'être là, et merci aussi à deux personnes qui sont présentes ici qui m'ont mis dans ma chasse, celui que j'ai baptisé le facteur de Weimar, Nicolas Perru, qui m'a traversé renseignements précieux sur Vilaine Frenaire, qui a été en charge de la rédaction de deux catalogues de la collection du Tuileries.
Parce qu'en fait je suis conservateur des antiques au Petit Palais, c'est vrai, mais la réalité était jusqu'à 2021 que je suis le conservateur des antiques de la collection du Tuileries, puisque la collection du Tuileries est une chose qui existe. C'était une des clauses imprescriptibles du lait qui a été fait à la ville de Paris en 1902, une collection qui ne devait jamais être mêlée à autre chose, qui devait s'administrer et s'augmenter par ses propres moyens, fournit au nom de deux, trois collectionneurs: Héloïse, Eugène et Auguste Duthuit, légué à la ville de Paris sous ses conditions, portant toujours le nom de collection du Tuileries. Et il se trouve que jusqu'à 2021, ce sont les fruits des immeubles et actions léguées par les Duthuit qui ont permis d'accroître l'ensemble de la collection de vingt œuvres [Musique], puisque la collection est entrée intacte, que pour les Antilles qu'on sait qu'ils sont rentrés, ils ont commencé à rentrer dans la collection à partir de 1865. Les débuts de la collection eux sont de 1832. Il y a eu quatre publications sur cette collection, deux d'entre elles sont lacunes. La première est liée à une publication de gravure, il s'appelle Souvenirs de l'exposition de Monsieur Duthuit de 1869 à Paris. La deuxième publication date de 1878, elle est liée à une présentation qui a eu lieu lors de l'Exposition Universelle, la première de la Troisième République au palais du Trocadéro, pour les antiques. Les mentions sont de François Lenormand. Et ensuite nous avons deux catalogues, l'un paru en 1897, le second en 1901, la mort d'Auguste Duthuit étant assituée à l'été de 1902. Or ces dernières acquisitions sont effectuées en 1901, pour les deux derniers, c'est Vilaine Frenaud qui en est chargé. Mais bizarrement, il y avait quelque chose que je soupçonnais depuis longtemps, et grâce aux lettres que m'a communiqué Nicolas, je sais maintenant que d'une part ces deux publications ne sont pas exhaustives, et que d'autre part Frenaud a beaucoup travaillé sur photo. Il y a donc des choses qui n'apparaissent pas dans ces publications et qui pourtant sont dans la collection, et notamment vous avez raté du polynauguration. Si j'ai mis ce carton, c'était bien pour spécifier que quand le Petit Palais a été inauguré par le Président de la République en décembre 1902, en premier figurait la collection du Tuileries, et ensuite les collections municipales. Si je dis ceci, c'est parce qu'à l'heure actuelle donc la collection d'étude est toujours au Petit Palais, mais elle s'est fait beaucoup plus discrète, c'est-à-dire qu'elle est tellement énorme qu'elle s'est fondue dans le paysage. Or cette pièce a priori n'est pas une pièce extrêmement glamour, c'est un bracelet en bronze, pas d'or, pas d'argent, avec des bulles. Les bijoux à bulles, on les associe bien volontiers aux Étrusques, on a l'habitude d'en voir, mais en général on les voit de cette manière là, c'est-à-dire sur des gravures beaucoup plus récentes, en particulier du quatrième siècle. Le problème que j'avais, c'est que en fait ce bracelet a été présenté à l'exposition du Trocadéro en 78, et Lenormand lui a quand même consacré quelques lignes, pas beaucoup. Il y est dit qu'en fait il s'agit d'un bracelet composé d'un film mince pour B en cercle auxquelles sont enfilés 5 bulles creuses. Comme toute personne préparant un catalogue, il est intéressant d'essayer de savoir quelle est la datation d'objet, et pour ce faire de trouver des points de comparaison. Le petit problème, c'est que les courriers qu'adressaient Auguste Duthuit qui vivait en Italie à son frère qui résidait en France, parle de beaucoup de choses, de la provenance de certaines pièces, mais jamais de ce bracelet. En revanche, nous avons le plaisir grâce à lui de savoir comment il a acheté, c'est le début de la chasse. La deuxième personne qui m'a aidé dans ma chasse, c'est Maëlle Flamand qui fait un mémoire de Master 1 au Louvre sur les Duthuit et les Castellani, parce que leur terrain de chasse sont les mêmes. Alors comme dit très bien Auguste Duthuit: faire une collection ça n'est pas difficile, il suffit de connaître tout ce qu'il y a dans les collections privées et tout ce qu'il y a dans les collections publiques. Et effectivement c'est imparable. Maintenant nous savons également, toujours grâce à Auguste Duthuit, que ils achètent ce qu'on ne trouve ni au British Museum, ni au Cabinet des Médailles, les trois principaux, British Museum où Alessandro Castellani vend énormément, et sans passer du coup, et bien pour trouver un point de comparaison pour une pièce de ce genre et avoir une éventualité de la dictée, ça devient compliqué. Nous savons que les Duthuit achètent à des ventes, mais nous savons aussi qu'Auguste Duthuit achète ce qui provient de fouilles récentes, il se tient au courant de ce que l'on trouve. Donc quand on a épluché le British Museum et qu'on a constaté qu'effectivement il n'y a rien de comparable au Louvre non plus, pas plus au Cabinet des Médailles, on se dit et bien maintenant nous allons éplucher le bouleau des vacances pommade, et nous allons aussi regarder les monomincties inédites. Et ben voilà, la planche. Le Covid a eu de gros avantages, c'est que ça a donné des moments de méditation tout à fait intéressant, parce que nous savions que ayant exposé en 1878 avec la manie des fouilles, ça devait avoir été trouvé pas si longtemps que ça auparavant. Donc pour un point de comparaison, nous en avons doré de l'avant un sous vos yeux, mais ce n'est pas le bracelet que nous avons dans la collection du dessus. En revanche, nous avons un ensemble où on trouve un collier très similaire avec ses bulles accrochées. Non seulement on a un collier, mais on a aussi un pendentif, on a également un cercle massif et une pièce composée de deux disques, ainsi que deux étranges pièces qui sont des sortes de sunnil, nous dit El Big. Puisque cette planche est commentée par El Big dans le bloutinho de 1875, dans une latte qui l'envoie à cause, et cette lettre est passionnante pour nous parce que nous avons véritablement une parenthèse entre le bracelet qui malheureusement n'est pas reproduit et l'ensemble qui se trouve ici. On va enfin pouvoir commencer à jouer avec les contextes et les datations, et ça va être extrêmement drôle, parce que nous apprenons grâce à El Big que cet ensemble de pièces a été mis au jour à Thiers, que malheureusement il était déjà décontextualisé, c'est-à-dire que on l'avait déjà sorti du tombeau d'où il provenait. La lettre qui s'intitule Observation pour la preuve, je vais vous le faire en français, je vais vous éviter la prononciation: Observation sur la provenance du décor géométrique, puisqu'il l'associe à une série de poteries à des corps géométriques. Donc il dit: regroupez sur la planche 24 à, pardon, regroupez moitié de la grandeur nature ces objets généralement en bronze provenant de Cher Vétérin. Il manque un rapport exact sur la trouvaille, mais l'oxydation égale sur tous, ajouté au fait qu'il forme un ensemble ornemental de caractères stylistiques identiques, permet de conclure avec une certitude suffisante qu'il proviennent du même tombeau. Donc avec toutes...
Les précautions d’usage et avec beaucoup de méticulosité, il confirme qu’il s’agit bien d’un ensemble, mais que cet ensemble, il a déjà perdu son contexte. Aurait-il en cours de route perdu également quelques éléments ? On peut s’interroger sur la question, parce que à qui avait été fait ? Suivant le principe habituel, vous avez des concessions de fouilles. On est dans les États pontificaux, mais plus en 75, mais le principe est resté le même, c’est-à-dire que l’État a premier choix et ce qui n’est pas retenu pour l’État passe sur le marché romain. Pour 1870, on sait qu’on a une personne qui a une concession de fouille qui s’appelle Francesco Martinetti, qui est très actif dans le commerce archéologique à Rome et qui est depuis très longtemps un proche d’Auguste Dupuis, qui a acheté beaucoup de choses provenant de… diabétique à Martinetti. Donc ce n’est pas un constat simple.
Maintenant, on va apprendre également que la planche représente simplement une partie de ce qui a été trouvé. Parce que pour certaines pièces, notamment une coquille qui nous intéresse tout particulièrement, qui est le quipréa Isabella, caractéristiques de l’océan Indien, nous indiquer le pays d’après Monsieur Bol, percé d’un anneau de bronze attaché à une pièce de fer. Il y a cinq exemplaires de ce type. Vous pouvez voir sur la planche, à chaque fois on a représenté une pièce, mais pas la totalité bien sûr. Il y a deux pièces que… elles… vivent… qualifie de sorte de sonnaille. Ça, c’est la pièce qui est indiquée en bas, puisque bien entendu, je crois que je vous ai même fait un détail… non, je croyais… tant pis. Donc je vais vous montrer la… cette sorte de sonnaille qui est elle aussi une pièce très inhabituelle. Il y en avait deux. Cet ensemble, il est tout à fait fabuleux, il est tout à fait remarquable, et on peut le dater en fait, notamment par la présence de ces fameux coquillages, la présence de traces de rouille de la fin de l’âge du bronze et du début de l’âge du fer. C’est encore plus intéressant, ce sera de voir tout à l’heure, mais vous les verrez de façon fugitive, je crois, les coquillages.
Alors, résumé, et nous allons passer tout de suite à ceci, cela… la question c’était : elle big parlait de cet ensemble, il parlait du contact, mais il ne disait pas qui s’était porté acquéreur de la pièce, de l’ensemble. Alors, hypothèse de travail devenue réalité : qui était susceptible à la fois de fournir des dessins précis au Bottino et également d’acheter l’ensemble ? Alessandro Castellani, qui revenu dans les États pontificaux à partir de la fin des années 70, progressivement fait ce qu’il avait fait ailleurs et notamment à Naples. Il prend un monopole sur le marché local, au grand dam des gens comme Tiche et Martinetti. Et en fait, on en trouve l’assurance dans une opération tout à fait intéressante, puisque Alessandro Castellani a une manie… il travaille beaucoup à l’international et en quantité, oserait-on dire qu’il est dans les ventes à la déco et les ventes en masse ? Lui, il préfère vendre en masse, et nous savons qu’il a… a organisé une exposition, assis la Delphine, en 1867-68, couplée avec les bijoux de la maison Castellani. Donc il a bien entendu fait éditer un catalogue, quand il le faisait, pas… ou c’était assez rare, puisque déjà à Paris il avait l’habitude de présenter aux expositions industrielles, aux expositions universelles, et avant une vente, catalogue. Ça, c’est la vente de 1867.
Alors ce qui est intéressant en l’occurrence, c’est qu’on va retrouver très précisément, mais décrits en anglais, ce que Elbig avait écrit en italien. Sauf que… qu’est-ce qui est indiqué comme provenance ? Et pourquoi, en fait ? Si on regarde bien, parce que bien sûr il s’agit d’une section spéciale du catalogue. À l’époque, les musées américains sont en train de se monter et sont tout à fait subtils d’acheter une tranche historique complète sur un site. Or, dans ce catalogue, nous avons du Pouls, bien indiqué la préhistoire, et nous arrivons de la préhistoire jusque… jusqu’aux objets les plus rares, les plus recherchés que sont les systèmes et les miroirs du début de l’époque, et les… mystique. Et bien évidemment, ce qui est visé, c’est la vente en bloc d’une valeur historique inestimable. Malheureusement, ça n’a pas eu lieu, l’achat ne s’est pas fait. Maëlle Flamand qui est donc… pris son miroir sur Castellani est allé un peu farfouiller pour voir pourquoi les conditions n’étaient pas bonnes aux États-Unis, et bien on était en pleine crise économique, politique, pas d’argent, et c’est une crise qui commençait à secouer tous les gens susceptibles de collectionner. En France, comme vous le savez, c’était un peu ça quoi également. On ne savait pas si l’Exposition universelle de 78 aurait lieu, on était en pleine crise de régime. Donc échec de la vente, disparition du mobilier en 78. Allez, centre… au Castellani participe à l’Exposition universelle à Paris, mais on dit… on y retrouve pas ce mobilier, il est pas présenté. Vous voyez, je vous avais fait un détail… maintenant, aucune indication sur la date de l’intervention, malheureusement, mais je pense qu’elle a dû avoir lieu dans les années 80. Donc regardez bien les détails, regardez bien la découpe des charnières, la croûte, parce que c’est une patine croûteuse, on trouve sur ces bulles… alors pourquoi je vous montre ça maintenant ?
Alors, je viens de vous montrer cette jolie… comme vous le savez, Alessandro Castellani est mort en 1883, et il y a eu après sa mort, devant… après décès en 84, une à Rome, l’autre à Paris. Dans le catalogue de Paris, dans l’introduction, la vente à Paris a eu lieu après celle de Rome. Il est bien précisé que il ne s’agit pas en gros de laisser pour compte de la vente de Rome, mais que pour une bonne partie il s’agit d’une collection qui avait été mise de côté, qui se trouvait dans l’hôtel particulier qu’il allait acheter à Paris dans le but d’être vendu… en bloc, un grand musée européen. Donc ce ne sont plus les États-Unis. Alors, qu’elle pouvait être le grand musée européen ? Plus interroger, parce qu’Alessandro Castellani avait signé pour être le pourvoyeur quasi exclusif du British Museum, et que parallèlement la composition de la collection mise de côté spécifiquement pour ce musée était radicalement différente de ce qui avait été présenté aux États-Unis. On y trouve des bijoux, mais pas énormément. On y retrouve, par rapport à Philadelphie, l’ensemble de cistes de pré-est remarquables, et si on cherchait, il y en a 12 avec leur contenu, mais il en avait déjà vendu au British Museum et les bijoux aussi. Alors est-ce que ça pouvait être le British ? On peut en douter, on n’a pas encore la réponse. On leur a peut-être… grâce à Maëlle Flamand, grâce à Nicolas Perru ou à d’autres, parce que vous êtes invités à joindre la chasse… un seul objet, c’est 5 ans de recherche, étant donné le nombre… même si la partie antique de la collection est petite, c’est un sport qui se pratique à plusieurs.
Donc dans ce catalogue de la vente Castellani, qu’est-ce qu’on va retrouver en 84 ? Ah, je passe trop vite… numéro 313 : deux coquilles de bronze suspendues à une torsade à mulet. Et voici un reste du mobilier de Cerveteri devenu de… pré-nesse. Cette fois-ci, il n’a plus du tout de provenance. Et ensuite, au numéro 333 que vous avez pu voir tout à l’heure sur le dessin des… donc en fait de tout ce mobilier, il ne reste plus que deux pièces totalement dépourvues de provenance. Et de ces deux pièces, Maël a essayé d’identifier les acquéreurs. Nous n’avons pas les noms, en revanche nous avons une indication précieuse qui nous est fournie par l’auteur, chantre d’un manuel sur la préhistoire, qui parle d’une boucle de ceinture ajourée en la comparant à une pièce acquise par son ami Gabriel de Mortillet à la vente Castellani. Malheureusement, là s’arrête la piste pour cette plaque de ceinturon, et c’est fort dommage. Je vous remonte notre joli bracelet, et je vous montre maintenant le collier, de la plaque dessinée par Elbig, de même que je vous invite à regarder le coquillage avec sa dorsale… ce qui… qui pré… n’est pas un coquillage, c’est bien nous qui prêt… à ça… oui, elle est en bronze. C’est la reproduction en bronze du coquillage, type de pièce que l’on va retrouver… alors généralement pas du côté de Cerveteri, mais on en trouve effectivement dans les sépultures des débuts de l’âge du Fer, ce qui nous permet à nous, non pas de conclure que le bracelet du dessus vient bien effectivement de Cerveteri, quoique ce sont quand même des pièces qui se fabriquent manuellement, et la découpe des charnières est tellement identique… je vous remonte la croûte que j’adore… je regrette de ne pas l’avoir connu, qui est… qui était sur la pièce en question, et la parenté morphologique avec ce mobilier qui continue ses voyages, parce que lui n’est pas passé par d’autres… il avait été donc vendu degré à gré à Paris, très probablement par Alessandro Castellani, et donc tiré de cette merveilleuse collection qu’il destinait tout entière à un musée.
Parce que Maël a découvert qu’en fait, d’une part le Musée des Antiquités nationales… théologie nationale, je ne sais plus comment on l’appelle maintenant, avait acheté des pièces à Castellani pendant la période qui est 82-83, que à la même période Alessandro Castellani avait proposé deux pièces qui se sont retrouvées l’une dans une vente dans… savante posthume à Rome et l’autre dans sa vente posthume à Paris, qui sont toutes les deux passées dans la collection d’étude. C’étaient deux pièces que les… Duty voulait… le miroir Strozzi où on a un signe avec une bulle tout à fait charmant, et le miroir à relief qui est absolument magnifique que Castellani avait… soufflé. Et parallèlement, un acteur en ivoire qui n’a cessé de faire le yoyo entre la France et l’Italie. Donc ce qu’il avait proposé à Paris, l’acteur s’est retrouvé à Rome, quant au miroir qui lui a voyagé de son côté, s’est retrouvé à Paris. Tout cela à une époque où, en théorie, ce qui était… assez… dans son hôtel particulier était destiné à une vente unique. On regrette infiniment que sa mort inopinée le prive d’un si joli coup commercial. Je vous remercie. Merci, et maintenant je peux dater le bracelet du cuit. Merci beaucoup. Donc on ouvre aux questions ou remarque, observation… Christian, c’était juste une remarque. Merci Paulette pour cette belle cas d’école. C’était juste une remarque pour le collier avec les boules. On a parlé récemment avec Susanna Sarti qui a… qui a dans le cadre des… d’une rencontre qui s’est déroulée à Viterbe… les chroniques serres et peine, et elle… elle a écrit un article assez récemment sur les… sur le fait que c’est… c’est peut-être… c’est colliers de… enfin que l’on prend pour des… pour des… pour des colliers avec ces petites… occupent… voilà… serait lié en fait à des… peut-être des parures de chevaux. Ce qui est intéressant pour le contexte archéologique. En effet, là on a donc une petite… la taille… elle fait du… enfin ça c’est une taille de bracelet, mais pour ces grands colliers, peut-être qu’on pourrait attribuer ça… c’est quelque chose qu’on trouve dans des tombeaux de préférence féminin, surtout avec la présence de quipréa, des tombeaux qui ne sont généralement pas des tombes au courant. On trouve aussi dans le pistolum avec un type de torsade de bronze très proches, sauf qu’on peut pas dire que ce genre de choses soit une influence, on peut dire que c’est contemporain. Il y a vraiment une période où c’est lié à un… sensatiel.
Alors maintenant le rôle de ces… 15… qui est beaucoup plus complexe, parce que effectivement l’iconographie qui nous les montre au quatrième, troisième siècle avant Jésus-Christ et pas sur des chevaux… bracelet en haut du corps ou du bras, pardon, et le collier. Alors là c’est plus compliqué, parce qu’en règle générale effectivement, mais sont des colliers à une bulle, le plus souvent on les trouve par exemple, comme vous avez pu le voir tout à l’heure très brièvement je crois, avec le miroir Strozzi au coup d’un signe, mais on les a trouvés aussi sur les chevaux et les… du temple de la Rade et la Rétina, et ça n’a pas du tout l’air d’être un harnachement, parce que le harnachement… ils en ont un lien avec l’iconographie musicale. En fait, parlant de balles… est assez particulier comme instrument dont je n’ai pas trouvé d’équivalent jusqu’ici. Ça m’évoque… mais ce n’est qu’une évocation… ce qu’on peut obtenir par la suite avec des crottes, et il est tout à fait… c’est normal, c’est moi qui le dit… tout à fait convaincant que ces pièces ne soient pas des dépendentifs, mais qu’elles soient un peu précisément dans un cadre particulier à pratiquer une musique qu’on retrouve par la suite. Parce que ce qui est assez fascinant avec ces pièces, ça vaut aussi pour la TVA, c’est-à-dire qu’en fait on a des découvertes archéologiques qui nous emmènent pour des pièces traditionnellement étrusques, mais pas connu au bout du compte vers les années 700 avant Jésus-Christ où on trouve une tradition avec toute une série de ce que je ne saurais qualifier d’accessoires bien en place et installé, lié à des pratiques qu’elles soient musicales, qu’elles soient culturelles, qu’elle soit sociale… de toute façon elles sont les trois forcément… que l’on va retrouver au quatrième siècle avant Jésus-Christ, parce que là elles sont représentées. Donc une pièce comme celle-ci qui ne semble pas intéressante répond en fait à deux des critères du dessus : elle est intéressante pour la technique, parce que c’est une technique très particulière qui est décrite… il y a deux façons de faire les… et elle est intéressante aussi sur le plan civilisationnel. C’est le deuxième axe développé dans la collection. La seule chose, c’est que quand Auguste Dupuis a fourni des renseignements sur des pièces qui présentaient au Trocadéro en 78, il en a fourni sur d’autres, mais pas sur celle-ci. Ceci dit, elle était dans le catalogue, donc elle était jugée suffisamment importante d’une part pour être présentée, d’autre part pour être indiquée dans le catalogue. Et ce qui est fascinant, c’est de voir que dès la base… mais c’est une pratique qui est extrêmement courante, parce que là on a remonté le fil d’une certaine manière, mais c’est assez pratique quand on a une date de début et de fin. Je ne dis pas que ça rend la chasse moins facile ou plus difficile, c’est quand même compliqué, ça fait cinq ans… plus la chance incroyable de retrouver l’ensemble à l’exception de la plaque de ceinture ajourée et de voir… ce qui m’a permis d’être pratiquement sûr… parce que comme vous le savez, on peut jamais dire totalement sûr que ça vient du même endroit, que c’est la même chose, mais les sections sont vraiment identiques, le mode de fabrication est complètement le même et la patine telle qu’elle existait aussi. Donc voilà ce qu’on peut en dire, et on peut dire que cette pièce qui n’a l’air de rien… partir logiquement, elle est extrêmement importante. Heureusement que les collectionneurs ne se contentaient pas d’acheter… est-ce qu’il y a une autre question ? Vraiment merci beaucoup, c’était… c’était vraiment passionnant. Merci à vous. [Applaudissements]