Transcription
Vites, c'est l'objet. OK. Après vous avoir emmené en Corée du Sud, au Mexique, ou même en Australie, je vous embarque dans une immersion glaçante. Comme vous l'aurez compris, en Pologne. Rapprochez-vous. Il ne sera pas question ici de visiter les superbes mines de sel de Wieliczka ou encore la cité de Malbork, mais plutôt de vous partager des expériences plutôt horribles de certaines personnes qui ne mettront peut-être plus jamais un pied là-bas. D'ailleurs, des personnes qui, pour la plupart, n'ont sans doute pas passé de folle nuit sur place. Loin s'en faut, à peut-être dormir sur n'importe quoi. Est-ce que cela ne serait pas arrivé si elles avaient dormi sur un matelas Emma, qui est notre partenaire de la vidéo ?
Alors oui, parce qu'en fait, on est nombreux dans mon équipe à avoir ce type de matelas depuis déjà maintenant quelques années, et croyez-moi, les nuits ont été quand même changées. C'est un matelas, en fait, qui est équipé d'une mousse à mémoire de forme qui offre un soutien et un confort primé, et le tout en s'adaptant à votre forme corporelle et votre position quand vous dormez. Leurs matelas, d'ailleurs, sont dotés de la couche Ergocel qui aide à la circulation de l'air dans le matelas et qui vous évite donc de surchauffer quand vous dormez. Donc, c'est quand même plutôt agréable avec les fortes températures l'été, surtout celles qui arrivent là, par exemple. Leur matelas Original a été le plus vendu en France en 2020 et 2021, et leur matelas Hybride 2, celui-là là, en fait, il a été élu meilleur matelas de l'année 2023.
Alors bon, vous, si vous n'avez pas le besoin de changer de matelas ou que vous n'avez pas les moyens, il n'y a pas de souci. En fait, il y a plein d'autres produits que vous pouvez voir d'ailleurs sur le site, là, que ce soit des oreillers, des couettes, des micro-ondes, des congélateurs industriels, du linge de lit, et même des sommiers ou des canapés. Attendez, il y en a peut-être un ou deux entre eux, mais bon. En tout cas, en ce moment et jusqu'au 9 mai, bah, c'est les French Days 2024, et donc vous allez jusqu'à -50% sur le site Emma.fr. Et grâce à mon code promo, donc, bah, vous avez accès à 10% supplémentaire de réduction. D'ailleurs, autre bonus, la livraison et les retours sont gratuits, et vous avez le droit à 100 nuits d'essai et 10 ans de garantie sur les produits. Donc, bah, concrètement, si vous n'êtes pas satisfait, que vous ne dormez pas mieux, vous pouvez l'échanger, quoi.
Bref, nous retournons quand même à présent à nos histoires qu'on vous a dégoté sur Edite et auquel on a rajouté des voix off avec mon équipe pour une meilleure immersion. Bref, vous connaissez la recette. Et au programme aujourd'hui, une rencontre à la gare routière de Varsovie qui va très clairement déraper, un trajet en taxi qui vire au cauchemar, et un certain jeu du courage qui va traumatiser une gamine à vie.
Alors, je commence avec cette première histoire, assez courte, histoire de vous mettre en jambe. Et elle nous a été racontée par Sherles Widerer, c'est le pseudo. Voilà, regarde, il ressemble à ça. À quel moment vous le prononcez bien ? Bon, du coup, on l'a renommée Shirley. Et son expérience monte, en fait, au début des années 2010. Et à l'époque, elle voyage en Pologne avec une amie qui s'apprête à prendre un bus allant de Varsovie à Cracovie. Pour vous situer, la Pologne, c'est donc ça, et donc ça va de là à là. Et là, Shirley nous précise qu'avec son amie, elles sont, bah, toutes les deux noires de peau, et ce qui attire, en vrai, pas mal les regards depuis qu'elles sont là.
Et là, alors qu'elle cherche quel bus prendre, Shirley sent quelqu'un qui lui tape sur l'épaule. Là, elle se retourne et elle aperçoit alors un jeune homme souriant. Sauf que, bah, il pue l'alcool. Et rapidement, bah, sans sourire, la met mal à l'aise. Et d'ailleurs, ce mec explique alors à Shirley et à son amie qu'il les a vues près du marché, sauf que c'était à plusieurs pâtés de maisons. Et donc, bah, techniquement, ça veut dire qu'il les a suivies tout le long. Et tout simplement parce que il trouve Shirley très belle. Donc, il a pris son courage à deux mains, quoi, comme on dit. Et juste, c'est gênant, quoi. Je vais pas vous mentir. C'était quand même assez bizarre comme situation, mais bon, il était complètement ivre, tout en semblant inoffensif. Par réflexe, avec ma copine, ça nous a beaucoup fait rire. Sauf que lui, ça lui a pas spécialement plu.
Très rapidement, il a commencé à nous demander, bah, est-ce qu'on trouvait drôle ? Et il a commencé à dire des trucs hyper bizarres, comme le fait qu'il allait m'épouser. Bref, le mec continue en disant qu'il regarde beaucoup de clips de Hip-Hop, et il dit à Shirley qu'elle a le même physique que les filles qu'on peut retrouver dans ce genre de clip. Puis il commence, ni vu ni connu, à lui mater les fesses, avant de lui demander si elle serait capable de danser comme ces filles-là. Bah voilà, il est probable qu'il lui demande si elles peuvent twerker, quoi. Après, je sais pas le terme "twerker" en polonais, mais vous avez l'idée.
Alors là, Shirley, assez décontenancée quand même, elle lui dit que elle sait pas. Mais lui, il insiste en lui disant que pour lui, elle pourra quand même apprendre, c'est une question de volonté, quoi. Et suite à ça, le type insiste pour porter le sac à dos de Shirley qui avait posé à côté d'elle. Là, Shirley, elle lui dit qu'elle peut se débrouiller toute seule, donc non merci. Mais il décide quand même de prendre son sac. Et puis, dans la foulée, il soulève sa propre chemise pour lui montrer qu'il a un pistolet dans le pantalon. Il a probablement vu mes yeux s'écarquiller, car la chose suivante qu'il me montre est une pièce d'identité en polonais. Et là, il me dit dans la foulée qu'il est officier de police. Et puis, il enchaîne avec une phrase du genre : "Vous n'avez pas à craindre qu'on vous vole votre sac."
Mais à ce moment-là, les gens commencent tout doucement à monter dans le bus devant lequel on est depuis quelques minutes. Bon, à ce moment-là, son amie essaie de trouver une parade. Et elle demande au flic bourré, donc visiblement flic, s'il pourrait demander au chauffeur si le bus va bien à Cracovie. Et vu que, bah, il a toujours le sac à dos de Shirley, et bien, il va gentiment aller demander au chauffeur si c'est le cas. Et il revient voir les filles en leur disant que oui, c'est bien le bon bus. Le problème, c'est que ce flic bourré continue à leur tenir la jambe, alors que les gens sont en train d'embarquer dans le bus et que le bus n'a pas encore démarré. D'ailleurs, il leur dit que malheureusement, il ne pourra pas monter à bord avec elle, car il fallait acheter un billet en amont et que c'est à présent complet.
Et là, quelques instants après, alors que le bus s'apprête à démarrer, et bien le gars force pour demander une photo à Shirley, ainsi qu'un baiser. Et pour compléter le tableau, il veut l'ajouter sur Facebook. Et il lui prend directement le téléphone des mains pour aller vérifier directement, bah, sur l'application Facebook, bah, le nom de Shirley, quoi. Heureusement, elle, comme c'est un nouveau téléphone qu'elle a, ben, elle n'a pas installé Facebook dessus, ce qui perturbe un peu le flic bourré et qui finit par lui rendre en se rendant compte qu'il peut pas, il peut pas trouver son nom. Mais bon, vu qu'il avait quand même encore son sac à dos, je le rappelle, Shirley a accepté à contrecœur de faire la photo avec lui. Et il en profite d'ailleurs pour l'embrasser sur la joue, après avoir quand même essayé de l'embrasser sur la bouche. Mais bon, finalement, elle a réussi à récupérer son sac avant de monter à bord du bus.
Bref, en tout cas, le fait d'être tombé sur ce flic qui n'était pas en service, parce qu'il était habillé en civil, mais qui était quand même bourré et puis armé, ça l'a clairement marqué. Après, quand même, selon elle, il précise, mais il semblait quand même pas mal inoffensif. Mais ça a suffi quand même pour lui gâcher un peu gentiment son voyage.
En tout cas, nous pour notre deuxième histoire, celle qu'il a partagé, n'aura malheureusement pas la même chance que Shirley dans son malheur. Et bien, cette fois-ci, on remonte en 2012 pour notre nouvelle histoire, et on passe cette fois-ci de Varsovie à Cracovie. Voilà, je vous resitue sur la map, c'est ici. Malheureusement, et comme souvent, son auteur a supprimé son profil. Donc, bah, à défaut, on va l'appeler Jennifer. Et à l'époque, bah, Jennifer se rend donc à Cracovie avec son mari. Et là, au programme pour elle, c'est la visite d'Auschwitz, le quartier juif de la ville, et l'usine de Schindler, qui est, bah, depuis devenu un musée. Bref, le jour de leur arrivée, après avoir déposé leurs affaires dans un hôtel du centre-ville, ils décident d'aller découvrir Cracovie. Et même si le temps est assez dégueulasse et qu'il bruine, il est hors de question de rester à l'hôtel. Bref, Jennifer et son mari visitent des marchés locaux, et ils mangent plusieurs spécialités locales également, avant de finir la soirée dans un bar où ils boivent quelques petits verres, et puis encore quelques autres.
Et là, au moment de rentrer à l'hôtel, ils sont quand même bien pétés. Et donc, ils décident de faire appel à un taxi. Voilà. Le problème, c'est que ce dernier ne prend que de l'argent liquide, pas de carte bleue, pas de trace, tout ça, tout ça, quoi. Bref, le mari de Jennifer dit au chauffeur qu'il n'aura qu'à s'arrêter à un distributeur automatique à proximité de leur destination, comme ça, bah, il retirera des billets et puis basta. Le chauffeur accepte. Et petite chose qu'il faut que je vous précise maintenant et qui aura son importance pour la suite : je n'ai pas de téléphone portable. Vu qu'on était à l'étranger, on a décidé de ne prendre que celui de mon mari pour ne pas payer trop hors forfait et des trucs du genre. Bref, notre trajet se déroule bien, on en a que pour quelques minutes, minute, et on arrive donc rapidement en face de notre hôtel. Il est sur une sorte de route à deux voies avec une station-service et justement des distributeurs automatiques de billets.
À partir de là, son mari fait signe au chauffeur de se garer pour qu'il puisse aller retirer donc de l'argent. Ce que le chauffeur fait. Et puis, à ce moment-là, le mari sort du toutou de la voiture. Et c'est à partir de ce moment que le cauchemar va commencer. Parce que à peine le mari de Jennifer sorti du taxi, le chauffeur verrouille toutes les portes de l'intérieur et démarre en trombe. Là, Jennifer, donc, se retrouve toute seule sur la banquette arrière avec quelques courses qu'elle a fait l'après-midi même, sans aucun téléphone portable, aussi, on le rappelle, et aucune idée de ce qui va se passer. Là, le chauffeur lui rejoint alors la route principale pour sortir de la ville à vive allure.
Alors, au tout début, en plus, Jennifer pensait un peu naïvement que, bah, il faisait juste demi-tour pour retourner vers son mari. Mais elle a bien vu que ce n'était pas le cas. Pendant ce temps-là, le chauffeur continue de bombarder jusqu'à ce qu'il soit sorti de la ville pour de bon. Jennifer, d'ailleurs, nous le précise, mais le chauffeur ne parle pas un mot d'anglais. Et quand elle lui demande ce qu'il veut, de l'argent ou autre, il ne comprend rien du tout. Elle commence alors à avoir très peur. Tu m'étonnes. Mais elle essaie quand même de se rassurer en se disant que c'est sans doute un malentendu. Mais rapidement, une fois arrivée dans la périphérie de Cracovie, elle commence à être terrifiée. Parce que en quelques minutes, on est passé d'une ville chaleureuse avec pas mal de gens dans les rues, un truc un peu chaud, quoi, à un décor quasi rural, sans lampadaire. Tout n'est que nuit noire, neige et glace.
Le chauffeur de taxi commence alors à me crier dessus encore et encore, mais je comprends pas le moindre mot de ce qu'il me dit. Le problème, c'est qu'il devient aussi assez violent, en me poussant, par exemple, pour que je reste au fond de mon siège sur la banquette arrière. Et même si je ne parle pas polonais, je me doute qu'il m'ordonne de fermer ma gueule. Puis, il a commencé à échanger au téléphone avec un autre homme. Le trajet se poursuit alors pendant 20 minutes, jusqu'à ce que le chauffeur atteigne une sorte de zone industrielle, sans aucune maison, que des entrepôts, des usines, des champs. Et le chauffeur, qui est toujours au téléphone, a l'air énervé. Et d'un coup, il raccroche avant de couper le contact de la voiture.
Dans son témoignage, Jennifer le dit, mais à ce moment-là, elle prie de toutes ses forces pour que sa vie ne s'arrête pas de manière aussi abrupte, quoi. Et que, comme elle le dit, elle a 34 ans, étant mère de jumeaux de 5 ans, elle n'a pas envie de se faire violer dans une zone industrielle avant de potentiellement se faire tuer. En tout cas, pendant 30 secondes, tout reste très calme, et seuls les sanglots et les supplications de Jennifer brisent le silence. Puis le chauffeur sort de son véhicule, s'approche de la porte arrière, l'ouvre, il attrape Jennifer et la sort de la voiture en la balançant par terre violemment, avant de prendre ses sacs de courses pour lui jeter au visage. Il remonte alors dans le taxi, il remet le contact et il démarre avant de disparaître au loin.
Alors, sur le moment, Jennifer se sent soulagée comme elle ne l'a jamais été, et elle est sûre à ce moment-là d'avoir échappé au pire, mais sans savoir quoi exactement. En tout cas, après s'être ressaisie, elle essaie de trouver un abri quelconque, parce que, elle le précise, il fait à ce moment-là -8°C et il neige énormément. "J'ai marché quelques mètres et j'ai trouvé un trou dans une haie. Je me suis assise, j'ai mis mon manteau et mes sacs autour de moi, et j'ai pleuré à chaudes larmes. Je n'ai aucune idée du temps que j'ai passé là, peut-être une heure, peut-être deux. Mais le ciel a commencé à s'éclaircir, et quelques voitures et camionnettes sont passées devant moi. J'ai essayé de faire des signes à certains, mais c'était inutile. Alors je me suis assise, étant gelée, et honnêtement, je pensais que j'étais en train de mourir parce que j'avais plus aucune force."
Puis, à ce moment-là, c'est le black-out. En fait, Jennifer l'apprendra plus tard, mais il semblerait que vers 5h du matin, elle était attalée sur la bande d'arrêt d'urgence. Et deux personnes qui allaient au marché avec leurs bétails se sont arrêtées pour la récupérer et l'ont ensuite chargé dans leur camion et l'ont enveloppé d'une veste tachée de boue de vache. Voilà, ils avaient rien de mieux pour la réchauffer. Elle, elle ne s'en souvient pas, mais visiblement, elle a essayé de communiquer en parlant surtout de ses enfants. Et du coup, bah, les deux gars qui l'ont récupéré ont pu savoir à ce moment-là à quel hôtel elle était grâce à une sorte de serviette de table qui était dans son sac. Là, les deux personnes l'ont alors ramenée à Cracovie, à plus de 30 km de l'endroit où ils l'ont trouvée.
Arrivée sur place, elle remarque qu'une sorte de cellule de crise a été mise en place, qui regroupait son mari, la police de la ville, la police criminelle, ou même le propriétaire de l'hôtel. Et en tout cas, les deux personnes qui l'ont déposée sont rapidement interrogées avant de pouvoir se rendre au marché. En tout cas, Jennifer n'a jamais pu avoir leur nom pour essayer de les remercier plus tard. La police, quant à elle, a fait des prélèvements sur Jennifer, ils l'ont photographiée, et ils ont pris ses empreintes. Et pour terminer, Jennifer nous dit que, bah, le lendemain, ils sont quand même allés visiter Auschwitz, qui était quand même la raison principale de leur voyage à Cracovie. Et le soir, la police a emmené Jennifer à la station de taxi pour essayer d'identifier le chauffeur, mais en vain.
Bon, en tout cas, elle remercie Dieu ou n'importe quoi d'autre qui a veillé sur elle le soir de l'enlèvement, parce que heureusement pour elle, plus de peur que de mal. Mais [ __ ] quelle peur, quoi. En tout cas, s'il y a de quoi être traumatisé avec une expérience de ce type, imaginez le traumatisme que ça peut causer quand c'est vécu par une enfant.
Alors, cette dernière histoire est racontée par "Teef in the Shadows", qu'on va appeler Agatha, parce qu'on connaît pas son prénom, mais en tout cas, on sait qu'elle est polonaise. En tout cas, à l'époque, Agatha a 13 ans, et c'est le moment pour elle et sa famille de faire leur petit voyage annuel en Pologne, car ses parents, bah, du coup, sont originaires de ce pays. Bref, ils viennent tous les deux d'un petit village rural situé à 2-3h de Varsovie. Donc, c'est un endroit idyllique, entouré de forêts luxuriantes et de champs de blé, très sympa. En tout cas, dans les faits, et on est très loin là des grandes villes de nos deux premières histoires. En fait, on a plus affaire à un endroit où tout le monde se connaît. Bon, Agatha nous le dit, mais à l'époque, elle avait une sorte de petite réputation sur place comme étant la fille américaine qui vient ici chaque été. Même si elle est polonaise d'origine, elle habite quand même aux États-Unis. Et donc, bah, à chaque fois qu'elle arrive, tout le village est au courant : "Ah, c'est la petite américaine !" Et d'ailleurs, elle, bah, elle trouve ça très sympa, parce que elle a le sentiment d'être au centre de tout.
Et d'ailleurs, la personne qu'elle voit le plus dans ces moments-là quand elle est en Pologne, en tout cas, c'est un certain Tomek. Tomek est alors un drôle de type d'une vingtaine d'années qui bosse à la charcuterie du village et qui filait toujours un petit peu de reste à Agatha gratuitement quand ses grands-parents lui disaient d'aller chercher de la viande. Donc, le gars avait l'air un peu, un peu sympa, quoi. Plusieurs fois, il m'a proposé de me montrer l'intérieur de la cuisine, mais j'ai jamais accepté parce qu'à 13 piges, je voulais pas trop voir l'envers du décor. Même si je ne le savais pas à l'époque, Tomek avait la réputation d'être le fou du village. Il n'était pas inconnu des forces de police, car c'était un voleur. Mes grands-parents m'ont raconté quelques années plus tard que mon grand-père l'avait surpris plusieurs fois complètement bourré en train de faire n'importe quoi. Mais malgré tout ça, j'ai jamais eu de raison de le craindre ou de l'éviter.
Mais en tout cas, venons-en à ce qui nous intéresse le plus, là, c'est "Gra Odwagi". Alors, "Gra Odwagi", c'est une sorte de tradition du village qui pourrait se traduire par "le jeu du courage", et qui tombe là pendant qu'Agatha est sur place. Et il se trouve que ce jour-là, les enfants du village sont répartis en équipes et doivent retrouver certains objets cachés dans les bois ou tout autour du village. Donc, une sorte de chasse au trésor, en gros, quoi. Alors, faut le savoir, mais cet événement dure toute la journée. Et pour ce qui est de la partie courage, donc, du coup, du jeu, le but, c'est de trouver un objet en or qui se trouve plus profondément dans les bois et qui est gardé par des adultes armés. Alors, armés de pistolets à eau, mais armés quand même, c'est pas des kalachnikovs et tout, hein, calme. Et pour s'emparer de cet objet mythique, il ne faut pas que les enfants soient aspergés d'eau, parce que si c'est le cas, c'est game over.
Bref, Agatha se retrouve donc avec quatre de ses amis : Eva, Arek, Bartek et Pavel. Sacrée team, quoi. Là, leur stratégie est simple : récupérer un maximum d'objets en ville avant de tenter leur chance pour trouver l'objet en or une fois la nuit tombée, pour être plus dur à repérer, quoi. Bref, la journée se passe, l'équipe d'Agatha récupère une douzaine d'objets. Et alors que le soleil commence à se coucher, il est l'heure de passer aux choses sérieuses, et donc de choper le "Singral", l'objet doré qui se trouve au fond de la forêt. Bref, le petit groupe s'enfonce donc dans la zone boisée derrière la maison d'Arek. Et c'est donc lui qui a élaboré un plan. En fait, ce plan consiste à diviser l'équipe en deux. Donc, il y a déjà le groupe qui doit attirer l'attention des adultes et les éloigner le plus possible, tandis que l'autre groupe va se faufiler pendant que la vigilance est baissée pour récupérer l'objet d'or.
On s'enfonce alors à travers les arbustes, en suivant Arek, qui d'un coup nous arrête et met son doigt sur sa bouche pour nous dire de ne plus faire de bruit. Il nous montre à travers les buissons quatre silhouettes un peu plus loin qui sont serrées les unes aux autres et qui semblent chuchoter. Sans hésiter plus longtemps, on a mis en place notre plan d'action. Nos trois amis ont contourné les buissons et ont disparu de notre champ de vision, mais nous avons entendu leurs rires et les voix des adultes qui criaient pour les attraper. Pavel et moi avons regardé les adultes courir après nos amis, quittant tous la zone où ils se trouvaient. Bref, tout impatiente, Agatha s'apprête à sauter hors des buissons, mais Pavel la retient par l'épaule, car il faut s'assurer qu'il n'y a vraiment pas d'adulte. Et donc, il reste ici tranquillement à écouter attentivement les bruits.
Et d'un coup, ils entendent le bruit de quelque chose ou quelqu'un qui bouge de l'autre côté de la clairière. Mais comme il ne voit rien du tout, parce qu'il fait quand même nuit noire, ils attendent. Et finalement, Pavel voit quelqu'un, et il pointe alors avec son doigt une silhouette sombre accroupie derrière un arbre. Là, Pavel et Agatha suivent cette silhouette du regard, qu'ils voient se déplacer d'arbre en arbre, sans jamais se découvrir réellement. Bon, à ce moment-là, dans leur tête, ils sont en plein jeu. Ils disent : "Ah, c'est sans doute encore un adulte, il faut essayer de faire diversion." Et pendant ce temps, bah, l'autre ira courir pour récupérer l'objet en or. Sauf que, à ce moment-là, le duo entend du bruit pas loin dans les bois, avant de se rendre compte que c'est une autre équipe qui s'apprête à choper aussi l'objet en or.
Il voit alors ce nouveau petit groupe, he du coup, faire le tour de la clairière, mais ne pas trouver l'objet en or. À ce moment-là, rappelez-vous, la logique voudrait que la silhouette, qui est celle d'un adulte, se lève pour les asperger d'eau, parce qu'il les a vu, hein, c'est c'est obligé. Sauf qu'il ne le fait pas, il reste statique dans son coin. À ce moment-là, l'une des filles de l'autre groupe s'approche de l'arbre où se trouve caché l'adulte, mais elle ne voit pas le fameux adulte qui ne bouge pas, car elle est focalisée de son côté sur un objet qui semble être posé sur une branche pas très loin, qui est peut-être l'objet en or. Elle commence alors à grimper sur l'arbre pour choper le fameux objet.
Et ce qui se passe juste après va retourner l'estomac d'Agatha. Tout à coup, j'ai vu l'adulte surgir de derrière l'arbre, saisir la jambe de la gosse, et il commence alors à la tirer dans l'obscurité de la forêt. L'autre fille qui est avec elle s'enfuit alors en courant, et on se retrouve seule avec Pavel à quelques mètres, sans savoir quoi faire. On observe la scène, figée dans l'horreur totale, alors que l'adulte commence à couvrir la bouche de la jeune fille pour tenter de la faire taire. Mais avant que l'un d'entre nous ne puisse faire quoi que ce soit, Tomek est arrivé et s'est jeté sur l'homme. Et dans la foulée, Pavel s'est précipité pour aider Tomek, tandis que je courais dans l'autre sens pour appeler à l'aide.
Une fois arrivé au village, Agatha crie de façon incontrôlable, et il lui faut articuler pour bien faire comprendre qu'elle a besoin d'aide. Plusieurs hommes se précipitent alors dans la forêt. Alors qu'Agatha se jette dans les bras de sa mère, ses amis, donc Arek, Eva et Bartek, s'approchent prudemment d'elle pour savoir ce qui s'était passé, et surtout pourquoi Pavel n'est pas là. D'autant plus que, en discutant avec ses amis, en se calmant un peu, Agatha apprend que le jeu était terminé depuis déjà un bon moment quand ils avaient fait diversion, parce qu'il était trop tard. Et donc, ça veut forcément dire que le fameux adulte qui était caché ne faisait pas partie du jeu.
Bref, une dizaine de minutes s'écoulent, et tout le monde revient de la forêt. Là, Agatha va leur demander ce qui s'est passé. Pavel alors explique que Tomek, donc le fameux boucher de 20 ans, a tabassé le mec en question, mais qu'il a réussi quand même à s'échapper. Mais dans la foulée, il y a quand même quelque chose qui cloche. Et Agatha se demande où est la fameuse fille qui s'est échappée. Quand elle a vu son amie se faire attraper, on voyait la fameuse fille dans la clairière en train de grimper pour essayer d'attraper un objet. Et là, à ce moment-là, la fameuse silhouette l'attrape. À ce moment-là, l'amie de la fille, du coup, dans le groupe, s'en va en courant pour prévenir le village. Sauf que cette fameuse fille qui s'est enfuie pour prévenir le village, et bien, elle n'est pas revenue.
Et justement, alors qu'Agatha leur demande : "Mais où elle est ?", et bien, tout le monde la regarde sans rien dire. À ce moment-là, elle dit : "Mais tout le reste devient un peu flou dans sa tête." Elle se souvient retourner voir ses parents pour leur demander où est cette fille, mais c'est mélangé aussi avec la foule de gens qui hurlent le nom de la gamine en essayant de la faire sortir de sa cachette. Avant que les adultes demandent aux enfants de rentrer chez eux pour retourner eux, les adultes du coup, en fourgonnette en 4x4 vitesse pour essayer de faire une dernière fouille. Et cette histoire, c'était il y a pratiquement 15 ans, et depuis, en fait, cette jeune fille qu'ils ont cherché de tous les côtés n'a jamais été retrouvée.
Alors, Tomek, donc le boucher, était l'un des principaux suspects qui était soupçonné de faire partie d'une sorte d'opération d'enlèvement, mais ça n'a finalement rien donné. Et en tout cas, encore aujourd'hui, Agatha se sent coupable de ne rien avoir fait en étant restée dans son coin, alors qu'elle avait vu l'une des filles se faire agresser et l'autre partir en courant. Et d'ailleurs, parfois, lorsqu'elle voit une fille avec des tresses, bah, ça le renvoie directement à cette nuit-là, où elle a des flashbacks de ces tresses qui tourbillonnent autour d'elle pendant que sa silhouette disparaît de son champ de vision. Et d'ailleurs, c'est sur ces mots qu'elle termine son témoignage en disant que cette fameuse fille qui a disparu s'appelait Dorota.
Bien voilà pour ces trois histoires sur la Pologne. N'hésitez pas à me dire celle que vous avez préférée. Et vous, si vous êtes déjà allé en Pologne et vous avez vécu des choses intéressantes, des anecdotes ou autre, pas forcément horrifique, n'hésitez pas à les partager en commentaire. Moi, ça m'a pas dissuadé de visiter ce pays qui a l'air vraiment très charmant. Sinon, et voilà, tout simplement. Sur ce, moi, je vous souhaite une très belle nuit et je vous dis à très bientôt pour la prochaine vidéo.