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Minute par minute La chute de DSK 2018

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Transcription

Bonsoir à tous et bienvenue sur W9. Je suis très heureuse de vous présenter le tout premier numéro de notre nouveau magazine, Minute par Minute. Ce soir, vous allez revivre l'affaire DSK, la chute du Français qui, en 2011, était l'un des hommes les plus puissants du monde.

Il y a 7 ans jour pour jour, Dominique Strauss-Kahn est arrêté à New York pour agression sexuelle. Une femme de chambre de l'hôtel Sofitel de Manhattan vient de porter plainte. Elle s'appelle Nafissatou Diallo. À la tête du FMI, le Fonds Monétaire International, DSK est extrêmement influent. En France, il est promis à un destin national. À un an des présidentielles de 2012, il est le grand favori des sondages. On le dit largement gagnant au second tour contre le président sortant Nicolas Sarkozy. Son arrestation est donc un immense choc, à l'étranger et chez nous.

Certains crient au complot, d'autres révèlent sa réputation furieuse et des comportements déplacés récurrents. Aujourd'hui, depuis l'affaire Harvey Weinstein notamment, les femmes osent dénoncer publiquement les agressions sexuelles dont elles sont victimes. À l'époque, ça n'est pas toujours le cas. Et ces accusations portaient contre Dominique Strauss-Kahn laissent les Français perplexes. Son procès va durer plusieurs semaines, relayées par la presse et les journaux télévisés du monde entier. Si la chute de DSK est exceptionnelle à plus d'un titre, le récit de ce soir est aussi... vous allez replonger dans cette étonnante agitation médiatique de l'été 2011, sans parti pris, avec les images d'archives et les commentaires de l'époque. Vous allez suivre cette histoire minute par minute. Et maintenant que les années ont passé, votre regard ne sera peut-être plus le même. À vous de juger.

Minute par Minute : La chute de DSK, c'est un documentaire de Thomas Reboulot et Jérémy Socle.

[Musique]

Et finalement, est-ce que vous êtes un homme libre ?

Dominique Strauss-Kahn : Dans cette période, aujourd'hui, je suis un homme libre que je n'ai jamais été, parce qu'aujourd'hui, j'ai la possibilité de dire à tous les chefs d'État, chefs de gouvernement de la planète, ce qui va et ce qui ne va pas.

Seulement à filtrer. La France me manque comme à n'importe quel expatrié. Des mots pas si anodins. Peut-être l'un des signes d'attachement à la France que DSK veut envoyer aux Français. Depuis qu'il est directeur général du FMI, il n'a pas le droit de parler de politique intérieure, ni de dire s'il sera candidat à la présidentielle en 2012. Les derniers sondages en font le grand favori au second tour. Il écrase Nicolas Sarkozy avec 61% d'intention de vote.

Je suis Amazonie par le sondage qui nous dit enfin, franchement, c'est formidable que Dominique Strauss-Kahn serait élu par 61% des voix. J'espère que très rapidement, il viendra pour être candidat, parce que la France a besoin de lui. Si on a un d'entre nous qui est mieux placé que tous les autres et qui est le seul à pouvoir gagner, ce qui me semble-t-il est le cas aujourd'hui, je voudrais qu'à chacun réfléchisse et se dise : est-ce qu'il faut se farcir, pardonnez-moi, une primaire où on se bat pour rien ou on offre des arguments à l'adversaire ? Ça, au moins, c'est clair. Il faudra y réfléchir à deux fois avant d'oser affronter de MicroScan. S'il vous plaît, et je peux vous dire, le patron du FMI coupera pas. Il y aura bien une question sur sa candidature.

Dominique Strauss-Kahn sur le perron de l'Élysée. L'image fait rêver ses partisans. Un peu plus d'un an de la présidentielle. Le Président, c'est une belle maison.

[Musique]

Et bien sûr, bonsoir à tous. L'information nous est parvenue il y a une vingtaine de minutes. Dominique Strauss-Kahn aurait été arrêté hier à New York. C'est annonce le journal américain, le New York Times, sur son site internet. C'est l'information choc, comme un coup de tonnerre. Dominique Strauss-Kahn, 62 ans, est donc inculpé aux États-Unis d'agression sexuelle, séquestration et tentative de viol. Elle, la nouvelle provoque un séisme.

Dominique Strauss-Kahn est arrêté alors qu'il se trouve dans un avion, prêt à décoller pour Paris. On nous a dit qu'il y avait en effet des problèmes avec la police, mais sans vous expliquer sinon, il s'agissait non. Et après, on a eu des retards donc au décollage. Donc on était, on a attendu 25 minutes avant de décoller. Elle est policiers viennent interpeller parce qu'une femme de chambre d'un hôtel de Manhattan porte contre lui des accusations très graves d'agression sexuelle.

[Musique]

Cette inculpation est d'ailleurs tellement étonnante que certains restent dubitatifs. Christine Boutin parle d'un piège dans lequel il serait tombé. Même idée de complot de la part de plusieurs élus socialistes. Je ne suis pas du tout, loin de là, un adepte des complots, mais j'ai encore en tête le fait qu'on avait promis à Dominique Strauss-Kahn le nucléaire dès qu'il ferait ses premiers pas de candidat. Si moi, j'étais dans une telle situation, évidemment, j'aurais d'autres choses à penser que d'attendre la première femme de chambre qui rentre à un moment donné. Donc moi, je n'arrive pas à y croire.

Il a été arrêté à New York ? Ah bon ? Pour agression sexuelle ? Oh, ça m'étonnerait. Pour moi, cette fois, c'est pas possible. On sait bien que c'est ça, guilhemian. Je ne pense pas qu'il ait pu être capable d'interagir. Très sincèrement, aujourd'hui, je suis choquée comme tout le monde, comme toutes les personnes qui le connaissent.

L'arrestation de Dominique Strauss-Kahn provoque évidemment une crise au FMI. Un Trump sur les détails de la affaire à New York, je ne ferai aucun commentaire et je vous renverrai vers l'avocat personnel du directeur. S à remplir ses responsabilités. Potentiellement un futur directeur du FMI. Je n'ai pas vraiment de commentaires à faire. Merci.

Dominique Strauss-Kahn est donc à l'heure actuelle entendu au commissariat de Harlem. L'un de ses avocats l'a rejoint il y a quelques minutes. Les chefs. OK. Merci. À notoriété et ça suffit.

[Musique]

Je suis encore bouleversé des images que j'ai vu ce matin. Je me réjouis qu'on soit dans un pays où, grâce à la loi sur la présomption d'innocence, on ne peut pas montrer les hommes et des femmes à ce stade de la procédure menottée. Je pense que c'est profondément humiliant et personnellement, ça m'a vraiment bouleversé.

Depuis longtemps, les images de ce matin est une cruauté insoutenable et j'avais, j'avais les larmes aux yeux.

Alors, pas de bruit parce que là, c'est, je crois que les Français sont sous le choc. Je crois que les événements qui se sont déroulés, les images qu'on a vu sont violents, brutales. Et voilà, l'événement est violent. Et Monsieur, est-ce que vous avez le message pour le système de justice américain ? Depuis ce matin, les Français découvrent le fonctionnement de la justice américaine. Ne fait que la police américaine est montrée Dominique Strauss-Kahn menotté devant les caméras du monde entier a surpris, a choqué bon nombre d'entre eux. Mais pour vous, rien d'étonnant à cela ? Dominique Strauss-Kahn a été traité comme n'importe quel justiciable. Vue de France, ces images sont extrêmement choquantes. Aux États-Unis, elles sont banales, elles sont quotidiennes et elles sont légales.

[Musique]

Comment va votre client ? Il est fatigué, mais il va bien. Il a l'intention de se défendre et nie tout ce dont on l'accuse. Dominique Strauss-Kahn, avancée. Voici les chefs : agression sexuelle au premier degré, tentative de viol au premier degré, abus sexuel au premier degré, séquestration au second degré, agression sexuelle au troisième degré et attouchement non consenti. S'il vous plaît, signez. Des éléments préliminaires indiqués que tout porte à croire la version de la victime. Merci à vous, Maître Braffman. Merci, votre honneur. Mon client demande une libération contre un million de dollars, ainsi que la restitution de ses documents de voyage. En contrepartie, il vous assure de demeurer au domicile de sa fille à New York. Il ne quittera pas la ville de New York sans approbation préalable de la cour ou sans en avoir prévenu le procureur. La seule chose que je sois habilité à juger n'est pas de savoir si votre client est coupable ou innocent, mais de savoir s'il y a ou pas un risque de fuite. C'est la seule chose que la loi m'autorise à décider. Et quand j'entends que votre client était à l'aéroport JFK, à bord d'un avion sur le point de décoller, cela suffit à me faire douter. Cette théorie selon laquelle il se serait enfui de l'hôtel puis se serait précipité vers l'aéroport est complètement fausse. J'ajoute qu'il était à l'aéroport pour prendre un vol réservé bien avant les événements pour une réunion en Allemagne. Nous pouvons même présenter l'itinéraire à la cour. Je crois que c'est hors de propos, Maître Braffman. Nous avons convenu que les négociations entre les deux parties étaient inappropriées pour cette séance. C'est la décision de la Cour. Nous maintenons la détention. Pouvons-nous étudier les refus des vols ? Merci, Maître Brosman. Laissez-moi juste un moment, votre honneur. Dominique Strauss-Kahn devant la juge de la Cour criminelle de Manhattan. Un de mes ministres, visiblement éprouvé. Il demandait une libération sous caution. La juge a refusé et ordonne son incarcération.

[Musique]

S'est offert les services des meilleurs avocats américains. William Taylor est considéré comme l'un des meilleurs pénalistes de Washington, et Benjamin Braffman a quant à lui assuré, entre autres, la défense de Michael Jackson. Nous sommes évidemment déçus de la décision de la Cour. Je pense qu'il est important que vous compreniez tous que cette bataille ne fait que commencer. Nous croyons et nous prouverons que Monsieur Strauss-Kahn est innocent des charges dont on l'accuse. Nous pensons que son cas est très défendable. Nous ne croyons pas qu'il ait l'intention de fuir notre justice. Son but principal est d'essayer de laver son nom et de rétablir sa réputation. Et nous nous reverrons très prochainement. Merci beaucoup à tous.

[Musique]

On bouge pas. Elle, non, ta caméra. Juste un mot. Je crois que c'est une, c'est une épreuve collective très lourde que nous vivons aujourd'hui. Et c'est bien que les socialistes soient rassemblés, se restent unis. Je voudrais dire aussi que, passe à l'épreuve que subit Dominique et au déferlement d'images plus violentes les unes que les autres, je voudrais simplement rappeler qu'il a encore le droit à la présomption d'innocence et que ce n'est que vendredi qu'il pourra commencer à faire connaître sa vérité et à accéder aux droits à la défense que toute démocratie a le devoir de garantir.

Que va-t-il se passer dans les toutes prochaines heures pour Dominique Strauss-Kahn ? Est-ce que l'on sait où il sera incarcéré ? Rikers Island, c'est une île au large de Manhattan. C'est la plus grande prison de New York. Elle a plutôt mauvaise réputation. Il y a en tout 14 000 détenus. Le directeur du FMI ne bénéficie d'aucun traitement de faveur à Rikers Island, l'une des plus grandes prisons du monde à la réputation ultra-violente. Il a été placé sous surveillance anti-suicide dans une cellule individuelle et est contrôlé toutes les 15 minutes. Il prendra ses repas seul. Il restera escorté d'un gardien à chacun de ses mouvements. On dit qu'on lui autorise une heure de sport par jour. Enfin, on murmure qu'il aurait accès à des livres et qu'il pourrait lire la presse quotidiennement.

Ne pas libérer quelqu'un qui verse une caution importante alors qu'il n'y a pas mort d'homme, ça ne se fait pratiquement jamais. C'est une affaire qui appelle de la retenue, de la prudence. Moi, je me sens pas du tout atteint par le comportement scabreux de Monsieur Strauss-Kahn. Je suis désolé, ça touche que Monsieur Strauss-Kahn et éventuellement ses petits camarades du Parti Socialiste qui le portaient au nu. Il ne s'agit pas d'une affaire politique et je mets en garde la droite contre toute tentation d'exploiter politiquement cette affaire privée. Dans ces moments-là, je suis quand même, je dois vous dire, qu'on pense aussi à l'image de la France. Voilà. Imaginez-vous que 2035 puisse encore être candidat aux primaires du pays. On imagine rien du tout. Et de me poser aucune question là-dessus. Je n'imagine rien du tout. N'est pas pour me demander d'écrire l'histoire dans un sens que je ne connais pas par avance, pas plus que vous d'ailleurs. À celui de la défense de microscope. Je pense aussi, d'ailleurs, si ces faits étaient avérés, si ces faits étaient avérés, je pense évidemment à cette jeune femme qui, si la justice américaine, et c'est à elle de le dire ou de démentir, les vérifie, serait la première victime à devoir être reconnue dans ses droits.

On ne sait que très peu de choses sur la victime présumée de Dominique Strauss-Kahn. La femme de chambre qui l'accuse de tentative de viol n'a pas été vue depuis samedi. Il s'agit pour l'instant de l'unique cliché de la victime présumée de Dominique Strauss-Kahn. Une femme pour le moment, son visage, son nom : Nafissatou Diallo. Originaire de Guinée, cette femme de chambre de 32 ans est arrivée aux États-Unis il y a 7 ans. Elle vit dans le quartier du Bronx à New York. Dans cet immeuble, un appartement de 3 pièces que cette veuve partage avec sa fille de 15 ans. Et ce sont aujourd'hui ses proches qui parlent pour elle. Elle est très gentille, c'est une bonne personne. Pour le moment, je ne veux pas vous en dire trop sur elle, mais je sais qu'elle est en train de se remettre avec les avocats. Nous essayons de rester aussi discrets que possible. Ils s'adresseront directement aux médias. Vous qui la connaissez, que aucune attention de... On est très loin de ça. Personne ne pense à un complot. Ce n'est vraiment pas son genre. Elle a le sens de la famille. C'est une dame qui travaille très dur. Elle n'était là-bas que pour faire son travail. C'est donc complètement hors de propos. Toute théorie d'un complot n'est qu'une impasse. Merci à vous tous.

C'est dans ce contexte accablant pour Dominique Strauss-Kahn que refait surface un autre témoignage, une autre accusation, celle de la jeune romancière Tristane Banon. Il y a 4 ans, elle avait affirmé publiquement avoir été agressée sexuellement par Dominique Strauss-Kahn, mais à l'époque, elle n'avait pas osé porter plainte. Avec nous, Jean Quatremer. Bonsoir. Est-ce que d'autres affaires vont faire surface ? Déjà, depuis 2007, et personne n'en quitté le petit monde politique au médiatique savait que Dominique Strauss-Kahn avait des pulsions sexuelles hors du commun. C'était connu de vous-même aussi ? Jack Lang : Cette, cette aspect de... Je connais Dominique depuis... C'est un homme qui, en effet, n'est pas insensible au charme des femmes. Et est-ce un crime ? Mais je n'ai pas eu connaissance de ce type de de rago ou de rumeurs.

La jeune femme pourrait donc donner une suite judiciaire dès aujourd'hui, 9 ans après l'agression dont elle affirme avoir été la victime. Vous imaginez que cet homme-là, les Français étaient prêts à lui confier les clés de leur pays, et tout d'un coup, son destin change complètement. Non seulement il ne sera jamais président de la République, mais peut-être demain, il ne sera plus rien du tout.

Dominique a quitté la prison de Rikers Island pour se rendre sous haute, dans l'enceinte du tribunal de New York. Nous attendons la venue de Dominique Strauss-Kahn pour sa seconde comparution de la semaine devant la Cour suprême de l'État de New York. Cette fois, il attend désespérément que les soins accordés une libération sous caution pour pouvoir repartir librement dès cet après-midi.

Reculez, s'il vous plaît, sur le côté. Reculez. Dominique Strauss-Kahn pour au moins compter sur le soutien de son épouse, Anne Sinclair, qui pourra enfin le voir. Elle ne l'a pas vu depuis le début de son incarcération. Elle propose de financer non seulement les frais d'avocat, mais la caution très importante qui a été proposée pour le faire sortir de prison. Elle l'aide de façon matérielle, l'aide évidemment de façon aussi psychologique. C'est une épreuve de plus pour Anne Sinclair, l'épouse de DSK. La journaliste est arrivée lundi à New York, bien décidée à organiser la défense de son mari, quoi qu'il lui en coûte. Une première demande de remise en liberté avait été refusée. Est-ce que cela peut changer ? En principe, il y a peu d'espoir que la justice américaine change d'avis à quatre jours d'intervention. Sauf que cette fois, le juge ne sera pas le même. Ensuite, la libération sous caution est la norme ici, dans ce genre d'affaires. Enfin, les conditions de sa résidence surveillée sont particulièrement draconiennes. Je dois dire que la perspective que Monsieur Strauss-Kahn puisse se téléporter en France et y vivre en tant qu'accusé d'un crime sexuel et en tant que fugitif est grotesque. C'est un homme dont le visage est connu de presque tous, j'exagère de beaucoup, sinon de la majorité des gens de ce pays. Et d'ailleurs, l'idée qu'il puisse vouloir vivre le reste de sa vie en tant qu'accusé d'un crime sexuel en France comme un fugitif est absolument ridicule. C'est un citoyen de France, un pays qui légalement n'extrade pas ses ressortissants. Et je m'oppose à l'idée que Monsieur Strauss-Kahn serait une sorte de fugitif en cavale. Il a suffisamment d'influence et de ressources pour ne pas avoir à être un fugitif en cavale, mais plutôt celle pour vivre une vie aisée, confortable, dans des endroits du monde qui sont bien loin de cette cour, évidemment, loin de la justice de ce pays. C'est un Dominique extrêmement grave, le regard un petit peu perdu. Il est à côté de son avocat, William Taylor. J'ai pris tous les éléments en considération et j'ai décidé d'accorder la libération sous caution avec les conditions suivantes : premièrement, comme proposer, l'accusé versera un million de dollars en espèces pour la caution. Deuxièmement, il versera une autre caution d'assurance d'un montant de 5 millions de dollars, garantis par sa maison ou n'importe quelle autre propriété que l'accusé ou sa femme possède aux États-Unis. L'accusé devra donner ses documents de voyage et le plus important, il se soumettra à la détention à domicile, comme indiqué dans les documents présentés à l'avocat de la défense, une adresse qu'il fournira à la cour et au public. Il sera sous surveillance électronique 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7, et sous la vigilance constante d'au moins un garde armé aux frais de la défense. On a enfin la décision. Le juge accorde à Dominique Strauss-Kahn sa libération sous caution. Ça veut dire tout simplement que le juge Michael Obus s'est rangé aux arguments de la défense de Dominique Strauss-Kahn, c'est-à-dire qu'il croit la défense quand elle dit que Dominique Strauss-Kahn ne quittera pas les États-Unis. C'était le point principal de ce débat. Mais il a aussi été fortifié de ces chefs d'accusation allant de la tentative de viol à l'agression sexuelle. Anne Sinclair sort de l'audience soulagée, serrée contre Camille, la plus jeune des enfants de Dominique Strauss-Kahn.

Mes collègues et moi sommes ravis que le juge ait pris cette décision. C'est un grand soulagement pour sa famille. Nous avons hâte de poursuivre la défense de cette affaire. La prochaine audience se tiendra le 6 juin. Il retourne à la prison de Rikers ce soir, et nous espérons qu'il sera libéré demain, mais nous ne savons pas encore où.

[Musique]

Sont sur toutes les lèvres. Profondément embarquées par l'événement, les Français se passionnent pour cette affaire hors norme. Et quand même, pas tous les jours que vous voyez une forme de ménage noir qui arrive à faire tomber quelqu'un du sommet de l'État. Entre amis, au boulot, à l'école, tout le monde en parle. En fait, tant qu'il n'a pas été jugé, je vois pas pourquoi on ne le laissera en prison. C'est pas normal. C'est toujours pareil, c'est une honte, c'est tout. On ne parle que de lui, on oublie cette pauvre femme qui a été violée. C'est une... J'entends beaucoup les gens parler et ils parlent plus facilement de l'histoire de DSK que de ce qui se passe dans le festival. Tous les ingrédients du bon scénario avec tout ce que ça peut comporter comme travail et puis les incidents dramatiques à la clé, quoi. C'est vrai que là, et à mon avis, c'est pas terminé. Mais aux États-Unis, permis aussi l'affaire et la libération sous caution de Strauss-Kahn provoque des réactions passionnées. Je n'arrive pas à croire qu'ils ont libéré. C'est vraiment choquant. Peu importe qu'il soit prince ou à la tête du FMI ou éboueur, c'est un crime. Je pense que c'est très bien qu'il soit maintenant détenu à domicile parce que si sa culpabilité prouvée, il passera du temps en prison et ce sera certainement une peine de 15 à 25 ans. Je ne supporterai pas de le croiser au supermarché, mais il reste innocent jusqu'à preuve du contraire. On est censé payer pour ses crimes. Bonjour Franck. Je n'aurai qu'une question pour vous : quand Dominique Strauss-Kahn va-t-il être libéré ? Et bien, Dominique Strauss-Kahn devrait quitter la prison de Rikers Island dans les heures, dans les minutes qui viennent. Et puis, il prendra la route, accompagné par des gardes armés, direction Manhattan, l'appartement qu'a loué son épouse Anne Sinclair, un appartement où il sera assigné à résidence 24 heures sur 24.

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L'appartement où va résider Dominique Strauss-Kahn se situerait dans ce qu'on appelle le "Upper East Side", c'est-à-dire, c'est un quartier aisé de Manhattan. Il s'agirait, en tout cas, ce sont des premières informations qui sont sorties du Bristol Plaza. Écoutez, il y a des rumeurs qui circulent depuis ce matin et qui sont assez contradictoires. En tout cas, ce que je peux vous dire, c'est que toute la presse est là, une centaine de journalistes devant ce Bristol Plaza, cet immeuble luxueux qui devait être la résidence de Dominique Strauss-Kahn. Mais les copropriétaires auraient refusé de louer de lui louer l'appartement en apprenant le nom du futur locataire. Et donc, ça remet tout en cause.

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Je n'aime pas l'idée qu'il vive ici près de moi. Je préférerais Lady Gaga. Je n'y vois pas d'objection. Il reste un être humain et il faut avoir un peu de compassion. On ne peut pas juste le crucifier. Un bracelet électronique, je ne le vois pas comme une menace de quartier. Je ne crois pas qu'il tentera quoi que ce soit.

Anne Sinclair a bien du mal à trouver un logement pour son mari. Elle avait d'abord loué deux appartements au Bristol Plaza. Une autre adresse a ensuite circulé, Maiden Lane, à quelques rues de Wall Street. Les journalistes y sont précipités, et les habitants aussi. Mais l'ancien directeur du FMI n'arrivera pas. On le dit ici, au 71 Broadway, un immeuble de 21 étages. Avec tous ces médias et cette attention, ça va être dur d'entrer, de sortir de l'immeuble alors qu'on est traqué en permanence. Excusez-moi, êtes-vous sûr qu'il est à l'intérieur ? Je partage à l'intérieur. On l'a dit. On m'a dit qu'il venait. On me demande juste mon opinion. Et qui vous l'a dit ? Quelqu'un veut faire une interview du bébé ? Il est très mignon ce bébé. De fonction qui appartient à la société chargée de sa surveillance. Il aurait comme plus proche voisin 8 ou 9 personnes qui, comme lui, serait en liberté conditionnelle. On sait qu'il est dans un petit deux pièces situé au 4ème étage, avec à gauche une vue sur une église et à droite sur Wall Street. Le propriétaire de l'immeuble confirme bien que l'ancien patron du FMI devrait quitter cette résidence d'ici deux ou trois jours. Public, une perte de temps et des efforts en vain. Je pense qu'il devrait choisir une meilleure adresse, comme les quartiers de banlieue. Le commerce.

L'endroit est déjà devenu très touristique. Beaucoup prennent des photos de la façade. Et j'ai même vu tout à l'heure un bus impérial qui transporte des visiteurs pour New York s'arrêter juste devant l'immeuble, et la guide s'est lancée dans des explications, racontant que l'homme dont on parle le plus sur la planète depuis une semaine réside désormais ici. On n'est pas venu là pour ça, mais voilà, c'est l'occasion, un petit pèlerinage. Je suis venue à New York pour découvrir New York et voir un petit peu le pays de mes séries télévisées. Et on arrive ici, et on a plein de... J'ai rien de poisson d'être de vivre une vraie série, un vrai film.

Dominique Strauss-Kahn, désormais assigné à résidence, prépare sa défense. Une chose semble acquise : l'ancien patron du FMI va plaider non coupable. Des faits qui lui sont reprochés. Il plaidera non coupable et en fin de compte, il sera acquitté. C'est ce qu'affirme Benjamin Braffman, l'un des avocats de Dominique Strauss-Kahn, dans une interview au journal israélien. Réaction d'hostilité, celle des associations féministes. Elles estiment qu'à l'occasion de cette affaire DSK, une forme de machisme s'est réveillée. Elles ont été choquées par les propos de certains. Ça n'a rien à voir avec la présomption d'innocence, évidemment, tout le monde est présumé innocent. Cela dit, ça ne suffit pas tous les propos sexistes qu'on a entendu, qui sont vraiment insupportables. "Troussage de domestique" de la part de Jean-François Kahn, du genre "il n'y a pas mort d'homme" de Jack Lang. Tout ça, ça me dégoûte à point. Je regrette, je fais une déclaration, je regrette de pas avoir la carte du PS pour pas la déchirer. Je comprends vraiment pas comment on peut penser qu'il puisse être président de la République. Il va valencer une enquête, il va payer des inspecteurs pour voir si cette femme n'est pas rentrée avec des faux papiers aux États-Unis. C'est un aiguille, il y a même pas besoin de la moindre inspection pour savoir que c'est un harceleur. Il est passé du harcèlement au viol, quoi. C'est tout. Est-ce que ce n'était pas un homme debout, y compris de gauche ? La manière dont des journalistes...

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Dominique Strauss-Kahn a quitté le logement qui appartenait à la société chargée de le surveiller pour une maison luxueuse de Manhattan.

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Direction Tribeca, là où habite des stars comme Robert De Niro, Cameron Diaz. C'est donc dans ce quartier que DSK a finalement trouvé un toit. Et quel toit. Visite guidée. Bonjour, je suis Robert De Niro. Bienvenue au 153 rue Franklin à Tribeca. L'entrée, la cuisine s'ouvre sur le salon pour plus de convivialité. La salle de bain avec une marche pour les enfants.

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A été rénové récemment par un célèbre architecte italien. La bâtisse compte 4 salles de bains et autant de chambres. 50 000 dollars par mois, soit 35 000 euros. C'est dingue. Je pense que c'est injuste. Vous savez, quand vous êtes riche, en fait, si c'était vous, moi, je ne crois pas qu'on serait dehors, on serait encore à la prison de Rikers Island. Je comprends que cela puisse choquer des Français face à ces chiffres astronomiques. Et en même temps, disons la vérité, Dominique Strauss-Kahn a le droit de se défendre. Sa femme est riche, et donc lui peut se permettre de vivre dans cet appartement. Dominique Strauss-Kahn nous a déjà beaucoup coûté. Nos agents de police surveillent sa maison 24 heures sur 24. Monsieur Strauss-Kahn devrait prendre son chéquier et se préparer à rembourser notre ville pour ce que nous coûte sa vie de palace. C'est une insulte pour le système judiciaire. Trop, c'est trop. Nous lui enverrons la facture.

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Camille, la fille de Dominique Strauss-Kahn, est déjà là. Arrivée un peu plus tôt. Quand son père s'engouffre à son tour. Rappelons que DSK a le droit de sortir que pour se rendre chez le médecin, au tribunal, chez ses avocats ou à un office religieux. Je vous demande à tous, s'il vous plaît, de respecter la vie privée de cette famille. Je sais que vous faites votre boulot, qui est de rapporter les nouvelles, mais ça n'est pas plus important que le respect des droits de Madame Sinclair, Monsieur Strauss-Kahn et de leur famille à l'intimité et au calme.

[Musique]

L'audience tant attendue de Dominique Strauss-Kahn devant la justice américaine. Elles sont arrivées en bus, souriantes et contentes de leur coup. Elles étaient une centaine. Au quotidien, ces femmes de chambre sont souvent invisibles pour leurs clients. Aujourd'hui, elles ont réussi à braquer sur elles les caméras du monde entier pour exposer leurs soucis. Oui, c'est un gros problème pour nous. Quand vous voyez des clients qui se présentent sans vêtements devant vous, ce n'est pas agréable. Ils pourraient être des criminels, ils pourraient être n'importe quoi. Nous devons être protégés. On ne va pas se taire, on va se faire entendre. Chaque fois que quelqu'un se comportera mal, on sera tout solidaire. Justice et respect pour tous.

[Applaudissements]

On l'a à peine vu quelques secondes pour entrer, percevoir un visage que je dirais plutôt, quand même, marqué, fatigué. Ce qui va marquer, c'est la durée de l'audience. Ça a duré à peine 5 minutes. Le juge a d'abord appelé aux avocats de Dominique Strauss-Kahn, ses obligations, et puis il a posé cette question à Dominique Strauss-Kahn : plaidez-vous coupable ou non coupable ? Et là, et bien, DSK a chuchoté, à tel point que la plupart des journalistes n'ont pas dans un premier temps entendu sa réponse. Il a chuchoté "Not guilty", c'est-à-dire non coupable. DSK rejette sans surprise l'ensemble des sept chefs d'accusation dont il fait l'objet. Plaider non coupable, c'est accepter un procès.

[Musique]

C'est tout de même le coup d'envoi officiel de la bataille judiciaire entre la défense et l'accusation. Et c'est désormais que l'on va sans doute voir les couples voir.

[Applaudissements]

[Musique]

[Applaudissements]

[Applaudissements]

Bonjour. Au nom de Dominique Strauss-Kahn et de sa femme Anne Sinclair, Monsieur Taylor et moi-même souhaitons remercier les centaines, voire les milliers de personnes qui nous ont écrit et nous ont offert leurs encouragements et leur soutien depuis le début de cette affaire. Aujourd'hui, Monsieur Strauss-Kahn plaide non coupable. Il a affirmé quelque chose d'important avec éloquence. Il nie donc toutes ces accusations, et c'est ce que nous confirmons depuis nos premières déclarations. Notre version l'emportera lorsque les preuves seront révélées. Il n'y a eu aucun rapport forcé. Prétendre le contraire ne serait pas crédible. Merci beaucoup, et nous ne répondrons pas à vos questions. Merci.

Un des avocats de Nafissatou Diallo, la victime présumée, a très vite réagi à la décision de DSK de plaider non coupable. Écoutez Kenneth Thompson. Je suis Kenneth Thompson, et avec mon associé Doug Dove, nous représentons la victime de Dominique Strauss-Kahn. Certains d'entre vous dans les médias ont présenté la victime comme faisant partie d'un complot sinistre visant à faire tomber Dominique Strauss-Kahn. C'est complètement faux. La supposition de la défense selon laquelle le rapport était consenti ne tient pas debout. La victime veut que vous sachiez que toute la puissance, l'argent et l'influence mondiale de Dominique Strauss-Kahn ne suffiront pas à masquer la vérité sur ce qu'il a commis dans cette chambre d'hôtel. Elle est dévastée, elle souffre et elle est traumatisée par ce que Dominique Strauss-Kahn lui a infligé. C'est une horrible agression sexuelle sur une femme innocente. Elle est prête à témoigner. C'est elle. Ce qu'elle risque d'endurer durant le procès. Elle va venir jusqu'à ce tribunal, et elle va se tenir à la barre des témoins et dire au monde ce que Dominique Strauss-Kahn lui a fait. La réponse est donc oui. C'est un avocat à la réputation d'être accrocheur, qui ne lâche rien. Sa spécialité, c'est d'obtenir des millions de dollars de dommages et intérêts. Mais pour cela, il faudra que la présumée victime engage une procédure civile, c'est-à-dire qu'elle attaque elle-même Dominique Strauss-Kahn. Pour l'instant, nous sommes dans une procédure pénale, c'est l'État de New York qui attaque ici. Si elle fait ça, et bien les défenseurs de Dominique Strauss-Kahn vont tout de suite souligner qu'elle est motivée par l'argent, ce qui pourrait faire douter les jurés. Elle est celle par qui le scandale est arrivé. Pour Dominique Strauss-Kahn, on ne connaissait de Nafissatou Diallo, la femme de chambre de l'hôtel Sofitel, qu'une photo où elle était recouverte d'un drap. Vous allez voir son visage. La photo est publiée par le magazine Paris Match aujourd'hui. Elle aurait été prise à l'âge de 19 ans. Ce sont des proches de la jeune Guinéenne qui auraient fourni ce cliché au magazine français. Les avocats de DSK, eux, ne chôment pas. On connaît aujourd'hui le contenu de leur demande d'information adressée au procureur : documents sur la victime présumée et son entourage, et surtout les analyses ADN, comme les prélèvements sanguins, capillaires, toutes les traces ADN retrouvées dans la suite 2806. Objectif des avocats : trouver une faille pour exclure certaines preuves. Deuxième axe : les témoins. Les avocats de DSK veulent tout savoir sur eux, à commencer par la présumée victime. Si elle a un handicap mental, des troubles émotifs, des problèmes de drogue ou d'alcool. Le passé de tous les témoins potentiels, comme les employés de l'hôtel, sera aussi examiné. Elle a un côté là dans l'affaire DSK, puisque le procureur de New York a maintenant de sérieux doutes sur la crédibilité de la femme de chambre de Sofitel. A donc connu un spectaculaire rebondissement aujourd'hui. C'est un incroyable coup de théâtre dans l'affaire DSK. Elle aurait menti sur son passé, notamment pour sa demande d'asile. Elle serait soupçonnée également dans des affaires de blanchiment d'argent et de drogue. Les enquêteurs du Bureau du procureur de New York auraient découvert, selon le New York Times, 100 000 dollars sur son compte. Ils auraient également en leur possession une conversation téléphonique de Nafissatou Diallo avec un trafiquant en prison, passée le lendemain du viol supposé au Sofitel, conversation dans laquelle la jeune femme s'interroge sur le profit qu'elle pourrait tirer de cette affaire. You can, you can lie on yourself, you can lie on your declarations. Alors le procureur d'Irak n'est plus possible d'aller plus loin.

[Musique]

Audience imprévue. Dominique Strauss-Kahn est convoqué par le procureur. Que va-t-il lui dire ? Toutes les charges vont-elles s'effondrer ? Dans ce contexte, il est très probable que le contrôle judiciaire de Dominique Strauss-Kahn soit levé et sa caution restituée.

[Musique]

Tous les regards sont à nouveau braqués sur le tribunal pénal de Manhattan, provoquée par ce rebondissement dans le dossier.

[Musique]

La certitude d'une relation sexuelle a été corroborée par des preuves. Durant un laps de temps court dans cette suite d'hôtel, et qui suggérait fortement tout sauf une relation sexuelle consentie. Nous avons conduit de longues interrogatoires de la victime, de ses collègues, amis, sécurité, des officiers de police, et avons prêté attention aux enregistrements, preuves matérielles. Tout cela nous a amené à revenir sur notre position initiale et à réévaluer la solidité du dossier. Nous ne revenons pas sur les accusations. Nous nous concentrons toutefois avec la défense à rediscuter des éléments et des détails de l'affaire avant la prochaine audience du 18 juillet. Merci à vous, Maître Delors. La défense demande l'annulation de la détention sous caution et la libération de Monsieur Strauss-Kahn selon ses conditions, avec comme garantie qu'il vous laisse son passeport. Je comprends que les circonstances qui entourent cette affaire du point de vue des deux parties ont considérablement changé, et je le crois aussi. Monsieur Strauss-Kahn, comme je l'ai déjà dit, le but de ces mesures de sécurité étaient de m'assurer de votre présence aux audiences, sans rapport avec l'idée d'une punition, et je reconnais que vous vous êtes complètement plié à cette contrainte. À la lumière des récents événements, le risque que vous vous absentiez est nul. Évidemment, l'affaire n'est pas terminée comme cela a pu être dit. Votre présence sera attendue à la date prochaine, à moins que la Cour ne change de date, et je suis certain que vous viendrez. Mais pour le moment, il n'y aura aucune précipitation dans le jugement.

De cette affaire, vos équipes, sans aucun doute, continueront à l'enquêter. Et j'espère que la procédure se déroulera au mieux, comme il se doit, avec l'équité due aux parties concernées.

De la joie, du soulagement, mais aussi de l'émotion sur son visage, Dominique Strauss-Kahn est désormais libre. Il vient de remporter une première victoire judiciaire.

Depuis le 1er jour, elle parle d'une agression sexuelle infligée par deux ministres, à de nombreuses reprises, aux enquêteurs et à moi-même. Et elle n'a jamais, une seule fois, changé un mot de sa version. C'était vrai le jour où c'est arrivé, c'est encore vrai aujourd'hui. La seule défense que Dominique Strauss-Kahn a, c'est que la relation sexuelle a été consentie. C'est un mensonge.

[Musique]

Je veux rappeler à chacun d'entre vous qu'à chaque déclaration depuis les six dernières semaines, nous vous demandions, et nous demandions au monde entier, de ne pas avoir de jugement hâtif sur cette affaire. Et maintenant, je crois que vous en comprenez la raison. Nous savions depuis le début que cette affaire n'est pas celle qu'elle semble être. Et nous sommes absolument convaincus que, alors que nous avons aujourd'hui fait un pas de géant dans la bonne direction, que le second pas nous mènera vers un abandon de tous les chefs d'accusation.

Simple observation personnelle. Alors que nous nous apprêtons à célébrer le Jour de l'Indépendance dans notre pays, je crois qu'il serait approprié de fêter aussi, à Monsieur Dominique Strauss-Kahn et à sa famille, une indépendance retrouvée. Merci beaucoup.

Il n'est plus obligé de rester à New York. Il est libre d'aller partout aux États-Unis, mais il ne peut pas quitter le pays avant la résolution de l'affaire.

C'est pour la télé, mon pote. On ne t'entend pas. Vous m'entendez maintenant ? Non. Toujours pas, monsieur. Il faut peut-être changer de micro. Calmez-vous, il est en direct.

[Musique]

Soulève des doutes sur la crédibilité du témoignage de la victime. Et nous nous sommes tournés vers la défense pour éclaircir ses doutes, grâce à leurs informations, comme nous sommes dans l'obligation de le faire éthiquement et légalement. La défense des droits d'une victime d'agression sexuelle est une des priorités de mon bureau. Et en ce qui concerne le traitement de la victime, nous n'avons fait que lui apporter notre soutien. Et nous avons fait tout ce qui est en notre pouvoir pour préserver sa vie privée et sa sécurité.

[Musique]

Pour moi, c'est la justice à deux vitesses. Mais à mon avis, vu ce qui s'est passé, quoi qu'il arrive, il restera toujours un doute. C'est un coup de tonnerre qui se produit, mais cette fois-ci, pas dans le même sens. Il reste que si les charges contre Dominique Strauss-Kahn tombent, il leur a quand même été donné en pâture.

Je vais vous faire une déclaration au nom du Parti Socialiste. On fait là, j'ai toujours cru effectivement dans son innocence, parce que je connaissais Dominique Strauss-Kahn. Donc, c'est une très grande joie. Je sais aussi qu'une très grande majorité de Français, dès le début, ont refusé de croire à cette histoire. Parce que vous avez gêné votre collègue. Qu'est-ce que tout le monde est bien installé ? Évidemment, il y a eu un moment de doute. Mais au départ, très majoritairement, les Français n'ont pas adhéré à ce scénario proposé par la justice américaine, par les médias américains. Il y a, c'est l'ami de MicroScan qui s'exprime ce matin. Je voudrais dire que les nouvelles qui nous sont parvenues cette nuit de la presse américaine me procurent uniquement joie, comme à tous les proches de Dominique. J'espère de tout cœur que la justice américaine établira dès ce soir toute la vérité et permettra à Dominique de sortir de ce cauchemar. Et puis, je veux lui redire toute mon affection, que je lui ai beaucoup prodigué tous ces jours-ci, à lui, à sa femme Anne, et à ses enfants. Donc, il faut bien le dire, l'amour, il l'a soutenu. Et le courage à forcer l'admiration de tous. Parce que ça peut remettre en cause les primaires des partisans. Je voudrais juste vous dire que nous retenons une leçon de cet épisode, c'est que plutôt que l'emballement, la réserve et la sagesse sont de bien meilleurs conseillers. Merci.

C'est quand même dégage la voiture. Après avoir accordé son soutien à Nafissatou Diallo, la communauté guinéenne du Bronx est sidérée par les dernières révélations sur l'affaire. Si certains la voient désormais comme une menteuse, d'autres la soutiennent coûte que coûte. Quoi qu'il arrive, elle a notre solidarité, notre soutien indéfectible. C'est notre sœur, elle est de notre famille pour nous tous. Et le fait qu'elle soit traitée comme une prostituée, ça, ou de ce que vous en pensez, quoi.

[Musique]

Moi, personnellement, moi, je pense qu'elle ment. Et s'en sortir. Moi, moi, penser en tout cas.

[Musique]

Parce que je crois vraiment qu'il est innocent, sans aucun doute. Ça a ruiné sa carrière, et c'est très regrettable.

[Musique] [Musique] [Musique] [Rires]

Merci d'être avec nous. L'affaire DSK ne connaît donc pas de répit. Alors que l'accusation pourrait se dégonfler aux États-Unis, aux États-Unis, c'est maintenant en France qu'une autre histoire, ou présumée telle, resurgit. L'avocat de la journaliste écrivaine Banon a annoncé aujourd'hui que la jeune femme allait porter plainte dans les prochaines heures contre DSK pour tentative de viol. Elle dit avoir été agressée par DSK il y a à peu près 10 ans. Elle dit avoir pris sa décision avant les rebondissements de New York vendredi, mais elle dit aussi n'avoir pas supporté de le voir libre et souriant dans un restaurant ce week-end.

[Musique]

Ce soir, je voulais dire, elle le sera ce soir. Et le contre, le contre-peintre contre vous. Vous ne vous attendez pas à ce qu'on lâche. L'instruction m'a été donnée de déposer une plainte pénale à l'encontre de Mademoiselle Tristan. Exactement. L'instruction m'a été donnée par Mademoiselle Tristan. Nous allons déposer plainte à l'encontre de Monsieur Dominique Strauss-Kahn. Ce dépôt de plainte sera effectué par courrier demain pour tentative de viol.

Il avait dit qu'elle ne portait pas plainte. Donc, l'instruction, enfin, aux États-Unis, ça n'a pas terminé. Non, elle n'a pas dit ça. Je constate qu'au moment où la justice américaine va reconnaître l'innocence de Dominique Strauss-Kahn, et bien, la campagne, le temps de désinformation continue. Pourquoi ne pas attendre le 18 juillet ? C'est dingue. La question que vous posez, parce que je viens de vous dire que le timing américain ne mettait pas opposable. Donc, vous me dites, vous me désenparez un peu, parce que pour vous, l'issue, le 18 juillet, l'histoire sera finie aux États-Unis. Nous ne sommes pas ici pour parler de faits divers. Ça ne relève plus de la politique. Ce n'est pas parce que les choses ont légèrement évolué sur ce qui s'est passé éventuellement, que pour autant, ça fait de Monsieur Strauss-Kahn une oie blanche. Par conséquent, maintenant, ça suffit.

[Musique]

En fait, il faut que vous écoutiez ce que je vous dis. Bon, on va, on s'arrête. D'accord, on va s'arrêter parce que ça m'emmerde. En fait, ça m'emmerde. Ça fait trois fois que je répondais à une question.

[Musique]

Moi, c'est une affaire qui ne me concerne pas. Les enquêteurs, sur une plainte de Madame Banon contre Monsieur Strauss-Kahn, me demandent de dire ce que je sais. C'est ce que je vous ai déjà dit publiquement. Je vais leur dire, et je vous en donnerai le compte-rendu après. C'est aussi simple que ça. Vous ne connaissiez pas la nature ? S'il vous plaît.

[Musique] [Musique]

Ne travaillez pas comme ça. Si vous savez pas travailler, vous travaillez pas comme ça. Regardez, regardez là. Regardez la scène que vous offrez. Regardez votre comportement.

[Musique]

Et après, vous faites la radio. On va pas travailler avec les forces de police qui vous, qui vous font bobarage, enfin quand même. Là, en fait, sinon je pars. Sinon, je pars. Une audition, elle est faite, et je n'ai rien dit d'autre que ce que j'avais dit publiquement. Je n'ai rien à voir avec cette affaire, et je n'ai aucune manière en justice.

[Musique]

Comme tout le monde, sur le débat. Vous allez faire quoi là maintenant ? Votre programme, la suite de votre journée, c'est quoi ? Monsieur Hollande.

[Musique] [Musique] [Musique]

Donc, à l'état d'esprit, êtes-vous aujourd'hui ? Quelle est ta destination ? Vous voulez qu'on essaie, on peut vous aider d'une manière ou d'une journée.

[Musique] [Applaudissements]

Est-ce que, est-ce que demain, il y a une audience ? Demain, dans quel état d'esprit êtes-vous ? Très simple. Coup de théâtre à New York. Nafissatou Diallo sort de son silence et parle pour la première fois. La femme de chambre a accordé deux entretiens à des médias américains. Pour les avocats de DSK, à 8 jours de l'audience, c'est un coup de théâtre qui vise à manipuler l'opinion publique. La Guinéenne de 32 ans donne sa version très détaillée de ce qui s'est passé au Sofitel et dans la suite de l'ancien patron du FMI.

Bonjour, service de chambre. Comme la suite était très grande, j'ai dû le dire très fort et trois fois. Bonjour, service de chambre. Est-ce qu'il y a quelqu'un ? J'ai vu un homme nu s'approcher de moi. Il s'approche. Je suis désolé. Je suis désolé. Ça s'est passé tellement vite. Je me suis retournée et il m'a attrapé la poitrine. Non, ne vous excusez pas. Il m'a poussé dans la chambre, puis il a claqué la porte. Quand je lui ai dit : "Je ne veux pas perdre mon travail", il m'a dit : "Non, vous n'allez pas perdre votre travail." Et il m'a dit : "Vous êtes belle." Il m'a poussé sur le lit comme ça. J'étais assise comme ça, et toi, j'ai serré les lèvres, j'ai tourné ma tête en le repoussant. Il me disait : "Je ne pouvais rien dire parce que..." Il a fini dans ma bouche. Je dis la vérité. Je dis la vérité.

Et bien, elle s'exprime. Après tout ça, ce qui me paraît illogique, ce qu'elle dit me paraît un peu flou. Et je me demande pourquoi elle a autant attendu. Sur ce qui s'est vraiment passé, de l'argent, si c'était consenti. Croyez-vous vraiment que lorsque la découverte Dominique Strauss-Kahn complètement nue, elle a pu mettre en risque son emploi, renoncer à ses valeurs en tant que femme, et décider instantanément de coucher avec cet homme puissant, avec des hématomes sur ses parties intimes, des blessures à l'épaule et ses collants déchirés devant son supérieur ? C'est ridicule. Autre chose. Certains affirment que sa crédibilité, le problème quand on était de celle de Dominique Strauss-Kahn. La crédibilité n'est pas à sens unique.

Merci. [Applaudissements]

Mesdames, messieurs, bonsoir. C'est peut-être la fin de l'affaire DSK. C'est l'avocat de Nafissatou Diallo qui l'affirme lui-même. Ce matin, en arrivant au tribunal, Nafissatou Diallo, c'est sans doute déjà que les jeux sont faits. La femme de chambre a rendez-vous avec le procureur.

[Musique]

La vie, statu Diallo, va rester 12 minutes dans les bureaux de Saus Vans. Pas une de plus.

[Musique]

À la sortie, devant les caméras du monde entier, elle semble résignée. Et c'est son avocat qui prend la parole.

[Musique]

Le procureur de Manhattan.

[Musique]

À une femme le droit. Il n'a pas seulement tourné le dos à cette victime innocente.

[Musique]

Mais là aussi, fermé les yeux sur le rapport médical du baron et sur d'autres preuves matérielles de la fin. Si le procureur de Manhattan, qui est élu pour protéger nos mères, nos filles, nos épouses et nos bien-aimés, ne va pas se battre pour elle lorsqu'elles seront violées ou agressées sexuellement, qui le fera ? Merci.

Dans sa notion de non-lieu, le procureur explique que Nafissatou Diallo a beaucoup trop menti pour qu'il y ait un procès.

[Musique]

On a son ADN.

[Musique]

Si vous vous interrogez sur la crédibilité, vérifiez l'ADN. Pas vos finitions.

[Musique]

Elles seront sodomisées, elles seront violées, elles seront agressées sexuellement, et elles ne seront pas défendues.

[Musique]

Le tribunal, allégé par le juge Auguste, devrait confirmer cet abandon des charges contre Dominique Strauss-Kahn. Tout le monde s'attend ici à ce que le juge suive les recommandations du procureur, dont les services lui ont donc fait parvenir un rapport de 25 pages. 25 pages dans lesquelles les mensonges répétés de Nafissatou Diallo ont été écrits noir sur blanc. Les preuves assemblées au cours d'une enquête post-accusation compromettent gravement la fiabilité du témoin dans cette affaire. Nous ne pouvons plus croire à sa version des faits, au-delà de tout doute très raisonnable. C'est, je ne vois aucune raison de refuser cette demande de suspendre la procédure, à moins que la Cour d'appel n'accorde une sorte de suspension dans la présente procédure. Cette ordonnance prend effet, et le tribunal accepte la demande de rejet de l'acte d'accusation.

[Musique]

S'il y a bien eu une relation sexuelle hâtive entre les deux personnes, rien ne prouve que cette relation a été forcée. Alors, les chefs d'accusation, la tentative de viol, l'agression sexuelle, la séquestration, passent à la trappe. Et Dominique Strauss-Kahn est donc libre. Personne ne sera probablement jamais ce qu'il s'est passé dans cette fameuse suite du Sofitel.

[Musique]

Il va récupérer son passeport et il pourra, s'il le souhaite, rentrer en France dès qu'il en aura envie. Il n'en aura pas pour autant fini avec la justice américaine. Les avocats de Nafissatou Diallo ont déposé une plainte au civil le 8 août dernier. L'objectif : obtenir, réclamer des dommages et intérêts à Dominique Strauss-Kahn. Dans ce genre d'affaires, on est souvent à plusieurs millions d'euros. Mais c'est une procédure donc qui est bien différente et qui pourra prendre plusieurs années. Et Dominique Strauss-Kahn ne sera pas obligé d'assister aux audiences.

[Musique]

Tout le monde est prêt pour faire un plan. Nous ferons de notre mieux pour répondre à vos questions. On peut se comporter d'une façon inappropriée, mais cela n'a rien à voir avec un crime. Et cette affaire a été traitée comme s'il s'agissait d'un crime, alors qu'il n'en est rien. Enfin, j'aimerais dire ceci, le dire publiquement et avec fierté. C'est un jour extraordinaire, un événement extraordinaire de voir un procureur se tenir dans un tribunal public et rejeter un acte d'accusation après avoir estimé que la plaignante ne méritait plus d'être crue. J'exerce mon métier dans cette ville depuis 35 ans, et je crois n'avoir jamais vu ça. Après une accusation.

Abandonné une famille innocente, et il a refusé à une femme innocente le droit d'obtenir justice dans une affaire de viol.

[Musique]

La loi dans notre pays exige des preuves irréfutables pour une condamnation dans une affaire pénale. Pour priver l'accusé de sa liberté, sa culpabilité doit être prouvée au-delà de tout doute honnête.

[Musique]

C'est trop ambigu. Genre, en France, il y a beaucoup d'histoires à son compte. Donc, plus aux États-Unis. J'estime que c'était quelqu'un qui a quand même une notoriété. Et la moindre des choses, même si bon, c'est sa vie privée, c'est vrai, mais il y a une image à avoir. Et j'estime que ce qu'il a fait, ça se fait pas. C'est toujours difficile de savoir ce qui s'est passé entre deux personnes dans une chambre alors qu'il n'y a pas de témoin. Moi, je peux pas accepter ça en tant que femme. C'est vrai qu'on peut avoir quelques doutes d'un côté comme de l'autre. Donc, je saurais pas vous dire. Mais en tout cas, ça a des décisions du procureur maintenant.

[Musique]

C'est la fin d'une épreuve terrible et injuste. Je suis soulagé pour ma femme, mes enfants, mes amis, tous ceux qui m'ont soutenu pendant cette période, en envoyant aussi des lettres, des emails. Il faut qu'ils sachent que leur soutien a été très important. J'ai hâte de rentrer dans mon pays, mais j'ai encore quelques petites choses à faire avant de pouvoir partir. Et je m'exprimerai plus longuement quand je serai de retour en France.

[Musique]

Alors, c'est quoi le sujet ?

[Musique]

Bonjour Madame Aubry. Bonjour. Un petit mot du bonheur, du soulagement, sortir de ce cauchemar. Et puis, laissons-lui, laissez-lui le temps de revivre, le temps de s'exprimer quand il voudra, comme il voudra. Voilà. Je pense à lui, et je pense à Anne Sinclair très fortement. Moi, j'avais été la première à m'exprimer sur sur cette affaire, en rappelant le principe de la présomption d'innocence. Je crois qu'aujourd'hui, une page importante se tourne pour lui. Les socialistes continuent à être au travail, bien évidemment. Et en même temps, voilà, on partage aussi ce bonheur pour lui et pour sa famille. Vraiment que cette page se tourne. Malgré la dureté de l'épreuve, en tant que citoyenne, en tant que membre du Parti Socialiste, et en tant que femme de gauche, je suis très mal à l'aise, pour ne pas dire que je trouve cette explosion de bonheur très indécente.

[Musique]

Des charges très probables. Maintenant, il est libre et libéré. Et donc, c'est à lui de savoir comment il va utiliser ce temps qui lui est donné maintenant pour être utile à son pays. Mes petits camarades de la rue de Solférino font des bonds de cabris en disant : "C'est formidable, on va pouvoir le retrouver, et il va pouvoir jouer un rôle dans les semaines et les mois à venir. Nous avons besoin de lui." Mais de qui se moque-t-on ? Moi, je suis un ami de Dominique. Donc, je lui préconise de se reposer. Je pense très sincèrement que Dominique Strauss-Kahn paiera un jour ou l'autre. Il paiera. Pas de triomphalisme, mais tout de même, un large sourire.

Ce matin, il y avait encore un peu d'agitation devant sa maison new-yorkaise. Plus pour très longtemps, au grand soulagement du voisinage. Ça a été bruyant et dérangeant, dangereux aussi avec toutes ces motos qui roulaient trop vite pour mon petit garçon. Je suis content que ça se termine. On doit passer à autre chose. Il se met le matin de ses propres affaires. Les voisins de Dominique Strauss-Kahn ne sont pas les seuls aujourd'hui à se réjouir de ce départ imminent. Soulagement également d'une partie de la presse américaine. Et comme souvent, le New York Post n'y va pas avec le dos de la cuillère. "Good riddance", autrement dit, "Bon débarras", titre le journal.

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C'est avec un large sourire que Dominique Strauss-Kahn, avec son épouse Anne Sinclair, traverser rapidement l'aéroport JFK, sans faire la queue, devant des dizaines de passagers surpris.

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À 7h05 ce matin, Dominique Strauss-Kahn fait ses premiers pas sur le sol français, toujours avec le même sourire.

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Avant de monter en voiture, Dominique Strauss-Kahn n'oublie pas de remercier les hôtesses d'Air France qui l'ont accompagné.

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Est-ce que vous estimez que la justice américaine a été particulièrement violente à votre égard ? Comment vous dire ? J'ai eu peur. J'ai eu très peur. Quand vous êtes pris dans cette sorte de, les mâchoires de cette machine, vous avez l'impression qu'elle peut vous broyer. J'ai eu le sentiment, j'étais piétiné, humilié, avant même de pouvoir dire un mot. Et dans cette affaire, j'ai vécu des choses violentes, oui, des attaques terribles. Et j'ai beaucoup perdu, même si d'autres, dans d'autres circonstances, ont pu parfois perdre plus que nous.

Le rôle de votre femme, Anne Sinclair, a semblé déterminant. Est-ce que sans son soutien, à la fois personnel, moral et évidemment financier, tout ça, ce serait passé de la même façon ? C'est une femme exceptionnelle. J'aurais pas résisté. Je n'aurais pas résisté à tout cela sans elle. J'ai une chance folle de l'avoir à mes côtés. Je lui ai fait du mal, je le sais, je m'en veux. Mais vous savez, elle n'aurait pas été comme cela à mes côtés, elle n'aurait pas soutenu de cette façon là, si dès la première seconde, elle n'avait pas su que j'étais innocente.

Il y a une plainte pour viol aussi déposée contre vous en France par Tristan Banon. Vous avez été entendu à votre demande par la police en début de semaine. Quel est votre version des faits et comment cette affaire va se dérouler selon vous ? Comme témoin, j'y ai dit la vérité, que dans cette rencontre, il n'y avait eu aucun acte d'agression, aucune violence. Je ne leur dirai pas plus.

[Musique] [Applaudissements] [Musique]

Là-dedans, absolument rien. J'avais tout à fait, pour ainsi dire, tout. La seule chose qui a attiré tout.

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Ça, on ferme. Et pour qui, on n'a pas d'autre. Des Tristan Banon, parce que je vous jure que c'est pas drôle aujourd'hui d'être prison Banon.

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Je vous remercie tous ceux qui m'ont soutenu à travers le monde. Je remercie tout le monde. Je remercie Dieu. Que Dieu vous bénisse tous. Merci beaucoup.

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Comment imaginez-vous maintenant votre avenir ? Je suis candidat à rien. Et dans ces conditions, je vais d'abord me reposer. Je vais retrouver les miens. Et on verra.

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Voilà, vous venez de suivre minute par minute la chute de DSK. Merci beaucoup d'avoir inauguré avec nous ce premier rendez-vous. On se retrouve très bientôt pour un deuxième numéro. Je vous souhaite une excellente soirée et à très vite donc sur W9.

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