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Pourquoi je ne serai JAMAIS FÉMINISTE (même "de droite")

Thaïs d'Escufon27:18

Transcription

Oui, mais c'est grâce au féminisme si tu peux bosser. C'est grâce au féminisme si tu peux parler sur YouTube. Sans le féminisme, tu aurais même pas de compte en banque ni le droit de porter un pantalon.

Ah, combien de fois j'ai pu les entendre ces phrases toutes plus stupides, les unes que les autres, répétées par des gens qui pensent me clouer le bec alors qu'elles ont été répétées par 15 perroquets avant eux. Je vais y répondre. C'est grâce au féminisme. Si tu peux t'exprimer sur les réseaux, tu devrais les remercier. Ah bon ? C'est le féminisme qui a inventé l'électricité, internet, les ordinateurs, les caméras, les plateformes privées. Il y avait des militantes en écharpe violette en train de poser les câbles sous-marins aussi. Je vais t'apprendre un truc de ouf, c'est la civilisation industrielle, pas le féminisme qui a rendu ça possible. Si je peux travailler, parler, produire du contenu, c'est parce qu'on vit dans une civilisation techniquement avancée, riche, stable qu'une majorité d'hommes ont construite, financé et protégé pendant des siècles. Mon micro, ma caméra et ma connexion ne sont pas des dons du ministère du féminisme. C'est le fruit d'une industrie, de brevets, de capitaux, de cerveau essentiellement masculin. Et tout ça tourne grâce aux hommes qui effectuent l'écrasante majorité des boulots pénibles. Mais curieusement, personne ne dit merci les hommes pour ça, surtout quand ils sont blancs. Moi, je ne suis pas une ingrate et le minimum que je puisse faire quand la société qu'ils ont construit me permet de travailler confortablement d'où je veux, quand je veux avec une connexion internet et un simple ordinateur et un petit café laté vanille, c'est de les défendre quand on leur crache dessus toute la journée plutôt que de me prendre pour une espèce de girl boss indépendante qui n'a pas besoin d'eux. D'ailleurs, si toi aussi tu veux cette vie et passer de personnage secondaire à personnage principal de ta vie, tu peux rejoindre notre communauté de jeunes entrepreneur VK Studio qui se motive et se tire vers le haut. Je te donne plus d'infos en description.

Sans le féminisme, tu n'aurais pas de compte en banque ni de salaire. Le grand classique, c'est pratique, ça évite de répondre sur le fond des critiques que je peux formuler envers le féminisme. Sous-entendu, tu devrais te taire parce que tu dois tout à celles qui ont lutté avant toi. Mais bah, ça ne tient pas debout non plus. Spoil alert, les lois évoluent parce qu'une société entière bouge, parce que des législateurs écrivent des textes, parce que des gouvernements, très souvent composé d'hommes les votes et les signes. Si vraiment le fameux patriarcat euh voulait garder les femmes prisonnières, il n'allait pas lui-même rédiger, voter et promulguer les lois qui leur donnent plus d'autonomie. À un moment donné, il faut choisir. Soit les hommes sont tout-puissants et maiavéliques, soit ce sont des crétins qui signent leur propre perte sans s'en rendre compte. Et surtout, c'est un argument contrefactuel. Sans le féminisme, tu n'aurais pas on sait pas quoi. La réalité, c'est que on en sait rien. On ne sait pas ce qui se serait passé autrement. On a qu'une timeline. Peut-être qu'on aurait eu les mêmes droits par d'autres voix, à un autre rythme avec d'autres acteurs. Donc non, je ne vais pas vivre avec une dette morale imaginaire sur le dos. Je ne vais pas dire amè à une idéologie parce que peut-être certains changements sont passés aussi et pas seulement par des gens qui s'en réclamaient. Je n'ai pas un compte à rendre au féminisme. J'ai un compte à rendre à la banque et des déclarations à faire à l'Ursaf. Et c'est déjà suffisamment pénible comme ça.

Sans le féminisme, tu ne pourrait même pas voter. On va en parler de celui-là. Déjà, il faut arrêter avec cette image dépinale où avant le féminisme, tous les hommes votaient et les pauvres femmes étaient les seuls exclus. Les féministes sont nuls en histoire et elles nous le prouvent tous les jours. Savais-tu que même parmi les hommes, certains votaient et d'autres non ? S'ils étaient propriétaires terrien ou non. la fortune, la classe sociale, parfois le niveau d'instruction, parfois le service militaire. En gros, pendant longtemps, une petite minorité d'hommes votaient et la grande majorité des hommes ne votaiit pas non plus. C'était une élite politique contre le reste de la population, hommes et femmes confondu. Mais évidemment, c'est moins vendeur et un peu plus subtil que le club des hommes contre les femmes. L'extension du droit de vote, ça s'est fait par étape. D'abord, plus d'hommes, ensuite vraiment tous les hommes et seulement après les femmes. Ça prouve quoi ? que le sens de l'histoire allait vers l'extension du suffrage en général, pas qu'une idéologie particulière soit propriétaire du bulletin de vote. Et puis tu veux vraiment qu'on fasse la liste des raisons pour lesquelles les hommes ont eu le droit de vote avant les femmes ? Service militaire obligatoire, impôt, responsabilité légale, pénale, économique ? C'est simple, celui qui paye celui qui part au front et qui prend les risques a son mot à dire sur la politique. Tu veux les mêmes droits, bah très bien, mais alors tu prends aussi les mêmes devoirs, pas juste le petit papier dans l'urne et les hashtags sur Twitter. Et même si on concède que des féministes ont milité pour le vote des femmes, ce qui est vrai dans certains pays, ça ne veut pas dire que sans ell, ça n'aurait jamais eu lieu. Encore une fois, c'est un argument contrefactuel. Sans nous, vous seriez encore au Moyen-Âge. On n'en sait rien. On sait juste que le suffrage s'est élargi dans un contexte beaucoup plus large. Industrialisation, guerre, transformation politique, mouvement populaire porté aussi par des hommes qui réclamaient plus de droits pour tout le monde. Et surtout, je peux très bien utiliser mon droit de vote pour voter contre tout ce que le féminisme promeux. Je ne suis pas obligé de signer un chèque en blanc idéologique à un mouvement qui aujourd'hui utilise ce droit pour dynamiter la complémentarité homme-femme et sa beauté cohérence de la société. Donc non, je ne vais pas réciter merci le féminisme à chaque fois que je mets un bulletin dans une urne. Les droits civiques et l'idéologie féministe, ce sont deux choses différentes. Je défends les premiers, je refuse la seconde.

Question suivante : sans le féminisme, tu n'aurais même pas le droit de porter un pantalon. Alors là, on a atteint un niveau de profondeur politique. Les vêtements ont toujours changé avec les besoins, les métiers, la technique, la mode, la guerre. Tu crois vraiment que si l'histoire avait été différente, on serait tout encore légalement condamné à la jupentelle par décret royal ? Et puis surtout si votre grande victoire c'est que je puisse mettre un jean, bon, ça en dit long sur la pauvreté du projet. Surtout si c'est pour ensuite militer pour l'outil de soumission de la femme qui elle le voile l'islamique. H allez, bouge de là le PNJ, j'ai une vidéo à faire.

Bon, quand je dis que je ne suis pas féministe, c'est pas juste une phase, c'est juste la continuité logique de ma vie. J'ai grandi dans une famille avec des schéma traditionnel, des rôles genrés. C'était assumé et très clair. Et devinez quoi ? J'ai jamais eu l'impression d'être en prison. Au contraire, c ces repères là, ils m'ont structuré, ils m'ont rassuré, ils m'ont donné un cadre. Je n'étais pas moins libre, j'étais même mieux orienté que beaucoup pour pouvoir faire des choix plus tard. On m'a appris qu'un homme ça protège, ça prend des responsabilités, ça apporte des choses lourdes. On m'a appris qu'une femme ça a une place spécifique au sein du foyer mais aussi de la société, une dignité, une mission, tout ce que le féminisme appelle des stéréotypes. L'horreur quasiment, le nazisme. Moi, je l'ai vécu comme une colonne vertébrale. Très tôt, j'ai vu que ce que je vivais à la maison, ça n'avait rien à voir avec le discours dominant. à l'école, la télé, dans les manuels, tout disait l'inverse que c'était un schéma d'oppression patriarcale. Et quand je rentrais chez moi, je voyais mon père qui avait ce rôle de protecteur qui nous permettait d'avoir du pain sur la table et ma mère qui adorait s'occuper de ses nombreux enfants. Alors, j'ai commencé à ouvrir ma gueule, pas quand c'est devenu tendance d'être antiw ou pour avoir des likes parce qu'une femme de droite, ça fait cliquer sur les réseaux. J'ai commencé au collège à 13 ans en 3è pendant le débat sur le mariage pour tous. C'était le sujet central. Partout, on en entendait parler. Alors même dans la cour de récrée, il y avait des débats qui s'organisaient entre deux ballons de foot. Je me souviens qu'on était deux contre toute la classe. Il y avait un autre garçon élevé dans une famille catholique comme moi et puis moi, comme par hasard, deux enfants élevés dans une famille nucléaire, c'est-à-dire un père, une mère encore mariée, encore ensemble et plusieurs frères et sœurs. Franchement, on était plutôt droit dans nos baskets hein, parce que le reste c'était quoi ? Des gamins qui répétaient ce qu'ils avaient entendu à la télé ou dans la bouche des profs et qui nous traitaaient déjà d'homophobes et de coincé. Et pourtant, moi je sentais autre chose que de la honte. Je sentais même cette petite montée d'adrénaline d'être seul contre tout, ce frisson de provocation. Il me faisait pas peur, au contraire, je blessais pas les yeux. Je ne cherchais pas à me faire aimer. Je cherchais à être cohérente avec ce que je pensais vrai.

Plus tard, il y a eu en seconde rebelote, cours d'éducation civique, loi veille, avortement, droit des femmes, discours standard. Bon là, tout le monde est d'accord, tout le monde récite la même leçon. Et là bah je l'ouvre encore, je dis ben que c'est peut-être pas tout noir, tout blanc, j'exprime une nuance, je ne sacralise pas cette loi comme un totem intouchable. Bon, de toute évidence, j'étais là pour le coup toute seule contre le reste de la classe un lycée public. À la sortie du cours, je sors dans le couloir et là, il y avait un garçon, Émile petit, voilà, qui vient me voir et oui, je lâche son blaz. Bon bref, il me regarde et il me dit "Un jour, je te cracherai dessus, sale câau." Je devais faire quoi 1,50 et lui 1,80 ? La grande classe et mon harcèlement a commencé pour le restant de l'année. Yes ! Génial ! Bon bref, le lyc Pierre Paul Ricket pour ceux à qui ça parlerait. Bon, ça c'était pour l'anecdote et que vous me connaissiez un peu plus. Je n'ai jamais été féministe. J'ai connu d'autres repères, j'ai vu une autre manière de vivre les relations hom-femmes et j'ai constaté que ça fonctionnait mieux que ce qu'on nous vend aujourd'hui. À partir de là, j'allais pas avaler sans brancher une idéologie qui m'explique que ce que j'ai vécu de bon est en réalité une oppression. Et ça, le féminisme ne le supporte pas parce que si une femme élevée dans des schémas traditionnels dit qu'elle va très bien et qu'elle préfère ça à leur délire bizarre, ça fait un peu tâche. Le problème, c'est pas que j'ai pas compris le féminisme, c'est que je l'ai un peu trop bien compris. On essaie de me faire passer pour une traîtresse aux femmes, pour une vendue aux hommes, pour une fille qui aurait une misogénie internalisée. On adore les grands mots quand on a plus d'arguments. Alors que ce que je défense, ce n'est pas le confort de quelques hommes contre les femmes, c'est l'ordre, la hiérarchie, la complémentarité, la cohérence. Encore une fois, ce sont des repères qui m'ont construites et pas des chaînes qu'il faudrait briser.

Quand je dis que je ne suis pas féministe, c'est que je ne suis pas même un peu féministe. Je ne suis pas féministe de droite non plus. Je ne suis pas féministe à ma manière. Je ne suis pas féministe mais pour l'égalité quand même. Non, je ne suis pas féministe du tout. Et non, ça ne fait pas de moi une femme soumise, idiote ou ingrate. Ça fait juste de moi quelqu'un qui a arrêté de répéter ce qu'on lui a appris sans réfléchir et qui s'est forgé sa propre opinion. Visiblement, en 2025, c'est déjà un crime. Si tu dis "Je ne suis pas féministe", on te répond toujours la même chose. Donc, tu es contre le droit des femmes ? Non, je suis contre le chantage intellectuel. C'est pas pareil. On va déjà commencer par une chose très simple. Le féminisme ce n'est pas penser que les femmes sont des êtres humains. Euh merci, on avait compris sans vous. Le féminisme c'est une idéologie. C'est une grille de lecture du monde avec des présupposés, des ennemis désignés et des objectifs politiques. Dans le logiciel féministe, le monde est divisé en deux camps. D'un côté, les oppresseurs, les hommes, le patriarcat, la domination masculine et de l'autre, les opprimés, les femmes, les éternelles victimes du système. Tout doit rentrer là-dedans. C'est binaire mais ça se croit nuancé et complexe. C'est pratique. Tu n'es responsable de rien. Tu es victime de tout. C'est c'est du marxisme en rose pour ceux qui auraient pas encore compris. À côté de ça, tu as autre chose. Les droits légitimes des femmes. Ne pas être violenté, pouvoir se marier librement ou ne pas se marier, avoir accès à la justice si on est agressé, voler ou humilié. Tout ça, c'est du bon sens. Mais le féminisme a fait un truc très malin. Il s'est collé sur ces droits-là comme une étiquette et il a réussi à faire croire que s'opposer à l'idéologie féministe, c'était forcément s'opposer au droit. Résultat, si tu critiques le féminisme, on te balance. Donc tu veux qu'on enlève le droit de vote. Tu trouves normal qu'on frappe les femmes ? Tu regrettes les mariages forcés ? Bon, calme-toi Simone. Reprends Xanax. Il y a eu dans l'histoire des civilisations non féministes où les femmes étaient respectées, protégées, entourées justement parce qu'on prenait au sérieux leur place dans la famille et dans la société. Et sans surprise, ces sociétés étaient à écrasante majorité occidentale et patriarcale. Ça vous embête ça, les vilains blancs ? Et aujourd'hui, tu as des pays ultra féministes en discours où on t'explique matin, midi et soir que la femme est libérée et où les femmes n'ont jamais été aussi exposées à la solitude, à l'insécurité, à la dépression, à l'hypersexualisation. Mais bon, faut pas le dire, ça aussi ça fait un peu tâche. Dire qu'on serait contre les droits des femmes parce qu'on n'est pas féministe, c'est comme dire euh si tu es pas communiste, c'est que tu es contre les pauvres. Si tu n'es pas écologiste, radical, c'est que tu veux brûler la planète. On voit tout de suite la grosse manipulation, mais avec le féminisme, ça passe crème. Moi, je vais même dire l'inverse, ce ne sont pas les antiféministes qui sont contre les femmes. Ce sont les féministes qui se prennent pour les porte-paroles officiels de toutes les femmes. Elle parle en disant "Nous les femmes, nous pensons que. Nous les femmes, nous voulons que." Euh non, tu ne parles pas en mon nom, tu ne parles pas au nom euh de ma mère, de mes sœurs ou même de mes amis. Le féminisme confisque la parole. Il décide qui est une bonne femme et qui est une collabo du patriarcat. Quelles sont les femmes que l'on défend et celles que l'on ne défend pas parce qu'elles décrivent le profil de leur agresseur par exemple. Quand j'ai subi une tentative de viol doublée d'une séquestration à mon ancien domicile du premier arrondissement de Lyon, silence total des organisations féministes. Et oui, parce que si tu sors du script, tu n'es plus une femme. Tu es une traîtresse. Moi, je fais exactement le contraire. Je rends leur singularité aux femmes. Je dis qu'une femme peut préférer un modèle traditionnel. Elle peut vouloir dépendre d'un mari plutôt que de l'État. Elle peut choisir d'être mère au foyer et ça ne fait pas d'elle une sous-femme. Bref, je ne dis pas que j'en ai rien à des femmes battues, violées ou humiliées. Je dis plutôt que je refuse un logiciel qui instrumentalise la souffrance de certaines pour imposer une grille de lecture complètement idéologique sur tout le reste. Ce que je veux, c'est une société plus juste pour les deux sexes. Que les hommes soient responsables, protecteurs, solides et que les femmes soient respectées, protégées et honorées. Je veux qu'on prenne au sérieux les violences réelles, mais pas qu'on s'en serve comme alibi pour déconstruire n'importe quelle différence ou hiérarchie.

Plus on avance dans cette vidéo, plus vous allez voir que ce n'est pas un détail de vocabulaire. Si j'ai pris la peine de m'attarder autant sur ce point, c'est parce qu'il est crucial. Trop de gens à droite tombent encore dans ce piège et se croient subversif en se disant porteur du vrai féminisme comme si le féminisme actuel était une dérive et que le féminisme originel, c'était génial. Ils se prennent pour de grands stratèges maquiavelléliens en pensant changer le sens des mots. Ils se trompent et ce qu'ils font ralentit considérablement la progression de nos idée. Alors, on va leur donner une leçon d'histoire et leur montrer que le poison était déjà dans le fruit. Comme je le disais, il y a un discours très à la mode chez certains à droite. Le féminisme aujourd'hui, c'est n'importe quoi, mais à la base, le féminisme, c'était bien. J'ai même vu des gens de droite scand make féminism great again. Ah bon ? Donc quoi ? Le féminisme originel serait noble, sérieux, pur. Et puis un jour, les vilains walkistes seraient arrivés pour tout pourrir. Le wisme, ce n'est pas une trahison du féminisme, c'est juste sa logique poussée jusqu'au bout. La première vague, on te la raconte toujours comme un truc hyper soft. Il suffragette, le droit de vote, l'accès à certains droits civiques. Les femmes doivent aussi avoir une voix politique. On dit comme ça, tout le monde est d'accord. Sauf que il y avait déjà à ce moment-là un présupposé très clair, c'est que si les femmes n'ont pas exactement les mêmes droits que les hommes, c'est pas parce que la société repose sur des rôles différents, mais parce qu'elles sont victimes d'une injustice structurelle. Donc dès le début, le logiciel c'est que différence égale injustice. Il n'y a déjà plus de place pour l'idée qu'une société puisse fonctionner sur la complémentarité et la hiérarchie. Si tu ne copies pas le modèle masculin, c'est que tu es dominé.

Ensuite, deuxième vague années 60 70, libération sexuelle, travail des femmes, contraception, avortement. Là, on passe à l'étape suivante. Il ne s'agit plus seulement d'entrer dans la sphère politique. Il s'agit de déconstruire toutes les contraintes qui rappellent que la femme est une femme. La maternité devient un poids, un problème à gérer. Le foyer devient une cage. Le mari devient un oppresseur potentiel. On te vend la libération, mais en réalité, on te propose une copie du modèle masculin. Carrière, indépendance absolue, sexualité sans attache, sans conséquence. En théorie, en pratique, ce sont les femmes qui payent la facture émotionnelle, biologique et sociale. Mais ça, bon, évidemment, ce n'est jamais imputé au féminisme. C'est toujours la faute du système magique. Puis arrive la fameuse troisème vague et tout le cirque wok, gender fluide, intersectionnalité, déconstruction de la femme elle-même. Là, beaucoup se réveillent et se disent "Ah non, là ça va trop loin. C'est plus du vrai féminisme." Comme si c'était un bug. Non, c'est pas un bug, c'est une mise à jour. Si tu pars du principe que tout est construction sociale, que toute différence est suspecte, que toute norme est potentiellement oppressive, tu arrives forcément à bah être une femme, ça ne veut plus rien dire. Chacun s'identifie comme il veut. C'est la conclusion logique. Quand tu sais la branche des rôles sexuels pendant un siècle, ne t'étonne pas de finir par détruire la notion de femme elle-même. Le fil rouge entre toutes ces vagues, il est limpide. Délégitimer l'autorité masculine, neutraliser le rôle spécifique des hommes, arracher les femmes à tout ce qui les reliait naturellement à eux. la famille, la dépendance, la loyauté, la complémentarité pour les recoder comme un groupe abstrait d'individus en guerre avec le patriarcat. Le discours des féministe de droite qui t'explique "Nous, on est pour le féminisme mais pas pour les délires de genre. Nous, on veut revenir au féminisme sérieux d'avant. C'est du fantasme. Le féminisme sérieux d'avant portait déjà la graine de la destruction actuelle. C'est comme dire la gauche c'était mieux avant." On avait d'ailleurs fait une vidéo il y a longtemps. Forcément avec le référentiel d'aujourd'hui, la gauche paraît moins folle qu'elle ne l'est aujourd'hui. Est-ce qu'elle était pas moins nocive ? Elle était juste moins avancée dans son projet de déconstruction. Le hisme, il n'est pas venu de Mars. Il vient des mêmes facs, des mêmes milieux, des mêmes présupposé basé sur l'égalité absolue. Les féministes de droite, elles t'expliquent qu'elles valorisent la famille, la maternité, les racines, qu'elles sont contre le wisme, qu'elles adorent les hommes viriles, mais avec le tampon moral du féminisme pour rester fréquentable dans le système quand même parce que faut pas déconner. Alors d'accord, elles ne disent peut-être pas tous les hommes, elles disent les hommes issus de société ultra patriarcale. Comme si c'était ça le sujet, l'autorité masculine et le père comme chef de famille. Non, le problème ce sont des hommes de culture différentes et qui ne respectent pas les femmes, pas le patriarcat. Le vrai rôle du féminisme de droite, c'est d'offrir une porte de sortie confortable à ceux qui n'ont pas le courage de rompre avec le mot féminisme. Ils sentent confusément que ça ne colle pas trop avec leur vision du monde, mais ils n'osent pas dire non frontalement. Alors, ils inventaire du féminisme qui serait compatible avec le respect de l'homme. Sauf qu'on ne sauve pas un logiciel en gardant ses présupposé, sinon c'est de la cosmétique. Le pire, c'est que le féminisme de droite, il désarme ton camp. Au lieu d'assumer une critique radicale de l'idéologie féministe, il la légitime en disant "Le féminisme est nécessaire, on va juste le corriger." Du coup, bah à chaque fois qu'on voudra remettre en cause le logiciel lui-même, on se fera attaquer par son propre camp. et j'en sais quelque chose. Attention, tu vas trop loin, tu donnes des arguments à la gauche, tu ne comprends pas le vrai féminisme. Résultat, on reste prisonnier du vocabulaire et des cadres de l'adversaire. Non mais on va réinvestir le mot féminisme, on va le retourner, on va en faire quelque chose de conservateur. Non, c'est comme rembobiner une cassette et espérer que le film sera différent quand tu mettras play. On ne réinvestit pas un mot précisément construit pour détruire ce que tu prétends défendre. C'est comme dire "On va faire un marxisme libéral ou un islamisme laïque ou un anarchisme proat." À un moment donné, il faut accepter qu'il y a des incompatibilités logiques. Le féminisme s'est construit en opposition à la vision traditionnelle des sexes, à l'autorité masculine et à la famille comme structure hiérarchisée. Faites-leur avaler le mot, ils avaleront la chose, disait Lénine. Ironique que ce soit devenu une stratégie de droite. Moi, je ne joue pas à ce jeu-là. Je n'ai pas besoin de me présenter comme féministe de droite pour défendre les femmes quand elles sont injustement traitées. Tout comme je défends aussi les hommes. Je n'ai pas besoin du label pour dire qu'un viol est un crime, que frapper sa femme c'est dégueulasse, qu'abandonner ses enfants c'est une honte. Je peux défendre des femmes et critiquer des hommes sans jamais valider une idéologie qui veut dissoudre l'ordre naturel entre eux. Donc on va être clair, tu ne peux pas être pour l'autorité masculine, pour la hiérarchie dans la famille, pour des rôles sexuels assumés et en même temps pour le féminisme. Tu peux mettre tous les guillemets que tu veux hein, ça restera contradictoire et à un moment donné il faut être cohérent.

Ça c'était pour mon petit coup de gueule. Quand on critique le patriarcat, on critique aussi la civilisation européenne qui s'est bâtie sur ce modèle. Alors évidemment, tous les patriarcats ne sont pas enviables pour les femmes, mais le patriarcat occidental a permis le féminisme. Et franchement, bah c'est un peu là toute l'ironie. Toutes les femmes de la planète ne se sont pas réveillées un matin pour dire que s'occuper de sa famille, c'est une oppression. Le féminisme, c'est un produit de luxe de l'Occident, d'une civilisation déjà riche, stable, industrialisé avec des infrastructures, du droit, de la sécurité. Un état providence construit en immense majorité par des hommes. Il prospère dans les pays où tout ce qui est vital est déjà pris en charge. La sécurité, l'énergie, les routes, les hôpitaux, la police, l'armée, les transports. Bref, en gros, là où tu peux passer ta journée à parler de mail gaz pendant que d'autres font tourner l'électricité et empêchent les gens de s'égorger dans la rue. Vous n'avez qu'à observer que systématiquement, là où s'épanouit le féminisme le plus radical, ce sont des métropoles occidentales, des pays ultra sécurisés où il y a Uberit et où les facs sont bondés. Regardez ensuite où les femmes ne défilent pas avec des pancartes kill all man. Là où tu es emprisonné, si tu enlèves ton voile, tu es excisé et j'en passe. En fait, plus les hommes sont civilisés, protecteurs et encadrés par le droit, plus on les traite de danger public. Tandis que là où un homme peut encore te faire disparaître en forêt, les grands discours sur la masculinité toxique se calment tout de suite. Et franchement, c'est ça qui est le plus rageant. Les féministes prennent l'empathie masculine pour de la faiblesse et en profitent pour exiger toujours plus. Elles interprètent le fait que les hommes ont accepté de partager une partie de leur pouvoir par sens de la justice comme on leur a arraché ce qu'il nous devaient. Résultat, plus les hommes cèdent, plus on leur explique que ce n'est jamais assez. C'est comme si un passager insultait le chauffeur de ne pas conduire droit, tout en oubliant que bah sans lui, la voiture ne bouge pas d'un centimètre. Si tu peux militer, tweeter, manifester pour déconstruire la famille, c'est parce qu'il existe encore des hommes qui se lèvent pour faire tourner tout ce que tu considères comme normal. Si tu déplaces le féminisme dans un contexte sans richesse, sans infrastructure, il s'écroule instantanément. Il y a pas de mon corps mon choix là où il n'y a pas de système de santé. Il n'y a pas de grève de la maternité là où sans natalité ton groupe disparaît. Le féminisme a besoin de l'Occident pour respirer. Il a besoin d'une civilisation masculine avancée qui accepte encore d'être insulté sans répondre par la force. Il prospère précisément là où les hommes ont été les moins toxiques et paradoxalement ce sont les hommes blancs que les féministes détestent le plus. Donc non, le féminisme c'est pas la libération des femmes contre la civilisation occidentale et ses hommes. C'est un parasite accroché sur une civilisation déjà construite par eux qui leur explique ensuite qu'il n'était qu'un obstacle. Et cette ingratitude, elle est franchement insupportable. Comment tu peux te dire patriote et féministe après ça ?

Il y a pas 50 modèles possibles pour organiser les relations entre les hommes et les femmes. Il y en a deux qui tiennent à peu près debout et puis il y en a un troisième mensonger qui est exactement celui que vend le féminisme. Le premier modèle c'est le modèle égalitaire strict. C'est le modèle que les féministes prétendent défendre officiellement. Dans ce modèle, les hommes et les femmes ont exactement les mêmes droits, mais aussi exactement les mêmes devoirs, les mêmes risques, les mêmes responsabilités. Il y a pas d'excuses, il y a pas de passe droit, pas de "Oui, mais moi je suis une femme." Tu veux l'égalité ? Très bien, tu vas jusqu'au bout. Concrètement, ça veut dire quoi ? à service militaire ou service de défense obligatoire pour tout le monde sans distinction, même exposition aux métiers dangereux, aux travaux physiques, aux situations de crise. Ça veut se battre pour faire des quotas dans la politique ou dans tout autre métier avec un certain statut hiérarchique. Et par contre faire des quotas chez les éboueurs, on les entend plus beaucoup hein. Même durée de travail, même pression, même sanction en cas de faute, même taux de prison, même peine, pas de traitement de faveur devant le juge parce que vous comprenez, elle est mère de famille. Bref, ça veut aussi dire pas de quota, pas de parité forcée, pas de discrimination positive pour faire monter artificiellement les chiffres. Tu postules à un poste, tu es prise ou non sur compétence. Point. Il y a pas de "Ah, il manque une femme sur la photo." Bon, dans ce modèle, il n'y a plus de protection pour les femmes. Si une femme veut faire la guerre, elle fait la guerre. Si elle veut être PDG, elle assume d'y sacrifier sa vie privée comme un homme. Si elle veut une sexualité sans contrainte, elle assume les conséquences psychologiques et physique comme un homme. Ça veut dire que les hommes n'ont plus d'obligation implícites de se sacrifier davantage, d'être galant avec elle, de prendre les risques à leur place, de les surprotéger. Là, pour le coup, l'égalité, elle est réelle. Si à la limite elles étaient cohérentes et qu'elle défendaient vraiment ça, bon, c'est pas ma vision mais OK.

Sinon, il y a le 2è modèle, c'est le modèle traditionnel assumé, celui que je défends. Dans ce modèle, les hommes et les femmes ne sont pas égaux au sens abstrait, ils sont différents et complémentaires. Les hommes ont davantage d'autorité, de pouvoir, de décision, de responsabilité légal et financière. Ils sont censés porter le poids principal, donc la protection, la sécurité, les ressources, la stabilité. Ils ont plus de droits sur certains plans mais aussi plus de compte à rendre. Et en échange, les femmes bénéficient d'une protection particulière, d'une considération spéciale, d'un statut valorisé et d'une forme de privilège assumé mais qui va avec des devoirs et des limites. Ça veut dire que l'homme, il a le dernier mot dans le foyer sur les grandes décisions parce que c'est lui qui porte la charge maximale si ça tourne mal. Dans les institutions, la majorité des postes de pouvoir est masculine parce que ce sont les hommes qui globalement prennent les risques à sur la sécurité et doivent répondre de ce qui est décidé. Ça veut dire que la femme, elle a une place centrale dans la famille, l'éducation des enfants, mais qu'elle ne joue pas au même niveau sur tous les terrains. Elle n'est pas niée, elle est pas effacée, elle n'est pas en concurrence permanente avec l'homme. Dans ce modèle, on assume aussi la différence de traitement. On attend plus de courage, de prise de risque et de sacrifice chez les hommes, de loyauté, de stabilité et de sens du foyer chez les femmes. Ce n'est pas injuste, c'est structuré. Celui qui porte plus a plus d'autorité. Celle qui est davantage protégée a davantage de devoirs et comme ça, on ne fait pas semblant d'être interchangeable.

Et enfin, on a le troisème modèle. C'est le modèle féministe, celui qui mélange les avantages des deux sans assumer les coûts. C'est très simple. Modèle traditionnel quand ça arrange les femmes. Modèle égalitaire quand ça arrange les femmes. D'un côté, on garde des avantages de la vision traditionnelle. On veut être protégé, on veut être cru, on veut être ménagé. On veut que la société tienne compte de notre vulnérabilité physique, de la maternité, des émotions. On veut des protections remboursées. On veut que l'homme soit un vrai homme quand ça nous arrange. Qu'il paye l'addition, qu'il sécurise, qu'il soutienne, qu'il soit fort. Et de l'autre, on veut les privilèges du modèle égalitaire. La même place que lui partout, la même voix surtout, le même pouvoir de décision, la même hiérarchie sans devoir de se soumettre à un cadre masculin. Et tu le vois même jusque dans la vie de couple. Je veux qu'un homme décide, qu'il sache où il va, qu'il soit solide, mais pas question qu'il ait le dernier mot. Je suis indépendante, je ne veux pas d'autorité sur moi. Tu es contrôlant, tu es toxique. Et puis dans le monde du travail, c'est "Je veux le même salaire qu'un homme pour le même poste, mais je veux qu'on tienne compte de mes grossesses, de mes horaires, de ma charge mentale et dans le droit. Je veux qu'on me croie davantage parce que je suis une femme, mais je veux qu'on dise qu'on est égau devant la justice." Voilà le faux troisème modèle. C'est celui qui dit que les hommes doivent rester des hommes à l'ancienne avec le sens du devoir, de l'honneur, du sacrifice. Mais nous les femmes, on va adopter le comportement le plus confortable des deux systèmes en fonction des situations. Ce modèle est intellectuellement indéfendable, mais il est très confortable. C'est pour ça que ça produit autant de frustration, de ranqueur et d'instabilité. Tu ne peux pas construire quelque chose de solide sur un cadre aussi contradictoire.

Pour sortir de la confusion, je propose trois règles très simples. Tu peux les prendre comme des filtres. Si une idée, une loi, un discours les viols, c'est qu'il est dans le camp du féminisme et pas celui de la cohérence. Première règle, on assume les différences de nature entre hommes et femmes. On arrête de faire semblant qu'on est identique, qu'on a les mêmes forces, les mêmes fragilités, les mêmes désirs et les mêmes priorités. Deuxième règle, celui qui porte le plus de responsabilité a le dernier mot. Si tu attends d'un homme qu'il protège, qu'il paye, qu'il prenne les coups, qu'il soit le pilier en cas de crise, alors tu acceptes aussi qu'il ait une autorité réelle dans le foyer et dans la société. Pas d'autorité sans responsabilité, pas de responsabilité sans autorité. Et la 3è règle, aucun droit sans devoir en face, ni pour les hommes ni pour les femmes. Tu veux un droit, tu acceptes la charge qui va avec. Tu veux être cru, tu acceptes d'être responsabilisé si tu mens. Tu veux la liberté totale de ta vie sexuelle, tu acceptes les conséquences. Tu veux le confort matériel, tu acceptes les sacrifices que ça suppose. Fini les droits magiques. Tomber du ciel sans rien rendre en retour. À partir de là, le choix est limpide. Soit tu restes dans le camp du féminisme avec ses contradictions, son chantage moral, sa haine, larvée de tout ce qui ressemble à une hiérarchie ou une différence. Soit tu bascule dans le camp de la cohérence. Tu assumes que tout ne se vaut pas, que les hommes et les femmes ont des places différentes, que certaines choses sont au-dessus de ton petit confort individuel. Donc voilà, je ne suis pas féministe par respect pour la réalité, par respect pour ceux qui ont construit le monde dans lequel je vis et par respect pour les femmes qui sont capables de prendre un autre rôle que celui de victime. Maintenant, c'est à toi de choisir. Et si tu as envie de reprendre le contrôle sur ta vie, le VK Studio t'ouvre ses portes. Tu pourras apprendre une vraie compétence, une vraie méthode et faire partie d'un vrai réseau. Le lien est en description.