Transcription
Et c'est pour ça d'ailleurs qu'il y a beaucoup de résistance masculinistes sur ce sujet-là. Et donc après, voilà, je fais encore une autre proposition. Mais je suis bilingue, je parle à la fois en inclusive et à la fois la féminine universelle, ça dépend des, ça dépend des moments.
Alors, il y a beaucoup de choses qui ont été dites qui sont tout à fait inexactes. Voilà, trouvable. Alors ce qui s'est passé en fait, terrible. En face, non plus, hein. Mais moi, c'est, enfin, voilà, moi, c'est des faits. Là, j'ai donné, j'ai même pas donné mon avis encore, en fait. Ça fait partie du continuum des violences, sans cette propagande misogyne de base qu'on trouve dans la langue, qu'on trouve dans ce qu'on appelle des blagues sexistes qui sont en fait des humiliations misogynes qui ont l'air comme ça, si bily ou pas trop grave, etc. Sans cette propagande qui raconte que les femmes ne sont pas des personnes au même titre que les hommes, ne méritent pas la même considération, la même empathie. Sans ça, vous ne pouvez pas avoir les violences sexuelles et tout au bout de la chaîne, les féminicides. C'est impossible, en fait. Si les femmes sont des personnes humaines qui marient une tentative en les viols pas comme ça, comme c'est le cas aujourd'hui, c'est-à-dire massivement et de manière massivement impunie.
Il suffit de regarder, en fait, la différence où l'absence de différence justement de structure sociale entre des langues qui sont structurellement, en tant que système, très différentes. Par exemple, le français et l'anglais. L'anglais, c'est une langue qui est très, très peu genre. Elle est pratiquement pas genrée, à part pour les, pour les accords, la troisième personne. C'est compliqué, ça. Oui, c'est plus compliqué que ça. Mais il se trouve quand même que c'est une langue qui va très peu genre. En tout cas, pourtant, les pays anglo-saxons, pour la plupart, présentent pas une constitution sociale et politique complètement différente de la nôtre.
Si je dis "il pleut", j'exprime la même pensée, même s'il se fait par une autre langue. Ce n'est pas parce que je dis "du coup, elle pleut", ça vous dérangerait pas. Vous confondez votre pratique d'artiste et d'auteur et d'autrice. Ah non, mais c'est moi qui décide là, quand même. Non, ce n'est pas que ça me fait plaisir, c'est normal, ça, c'est mon métier. J'ai pas de testicule, je suis autrice. Voilà.
L'usage qui va décider si oui ou non les locuteurs ont envie de pratiquer l'écriture inclusive. Les locutrices, évidemment. Dans le masculin, si c'est un fait. Alors du coup, je vous encourage à aller voir en finir, à aller lire en finir avec l'homme aussi des lianes d'ailleurs. Et donc, en finir avec l'homme, en fait, elle explique que le mot homme toujours désigné les individus testiculés. Bien sûr que si. Et quand ils font la déclaration là, franchement, vous allez avoir du mal à lire le contraire. Quand ils font la Déclaration des Droits de l'Homme et du Citoyen, nous sommes bien d'accord que les femmes ne sont pas comprises dedans. À ce moment-là, elles n'ont aucun droit. Elles ne vont pas tarder ensuite avec le Code Napoléon à aller les perdre carrément. Mais même pire que selon ses régimes, le masculin n'est que le masculin, il n'a pas la capacité d'être neutre. Les mots qui désignent les hommes aujourd'hui dans l'usage n'ont pas la capacité de parler des femmes.
Et la raison pour laquelle on subit autant de violence, c'est bien qu'il y a une propagande qui fait qu'on n'existe pas dans nos propres pensées. Donc, en fait, des êtres humains européens de d'ouvrir à l'autre moitié du monde aussi et d'arrêter de nous faire croire cette immense arnaque selon laquelle les hommes auraient la capacité de désigner l'humanité alors que les femmes non. C'est du bullshit. Et évidemment, parce que c'est relié à la domination. On est quand même dans une société où il manque des centaines de millions de femmes sur la terre qui ont été féminicidées. Je veux dire, c'est ça le contexte. Donc, quitte à choisir pour que ce soit plus simple, ben mettons les femmes en avance, tiens, dans ton truc. Et puis le jour où les hommes seront violés massivement par des femmes de manière impunie, mais on en discute.
C'est un autre décidé. C'est à nous de voir. Encore une fois, c'est l'usage, c'est des usagers qui vont dessiner. Vous voyez bien que quand vous dites les usagers, on voit que des marques. C'est ça le cerveau humain. Si par exemple, je vous dis, quand je dis "les usagers", vous êtes la seule ici probablement à penser que je crois que des hommes. Ah non, non, mais il y a plein d'études qui prouvent que si vous dites "les ouvriers ont fait des grandes grèves dans les années 20", tout le monde voit que des mecs.