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Radioscopie - Eugène Canseliet

nicololo55:31

Transcription

[Musique] radioscopique [Musique] radioscopie Jacques Chancel. [Musique] J'ai une Cancelier bonjour.

En ces temps d'incertitude, je voudrais d'abord vous dire que je suis heureux de vous accueillir. Je disais donc, en ces temps d'incertitude et de certitudes pour beaucoup trop. Je parle de certitude pour tous ceux qui croient avoir raison. Je crois qu'il est bon de recevoir un homme comme vous, c'est-à-dire un alchimiste qui vit au-delà du réel, donc dans une forme de sacré et sans aucun doute, qui assure son chemin sur, sur d'autres territoires.

Alors, je sais bien, vous êtes alchimiste, et je me suis toujours demandé si vous étiez de ce temps. Peut-on appartenir à un temps lorsqu'on est alchimiste ? Oui, obligatoirement. Je ne serais plus de ce temps si j'avais trouvé la pierre, si je pouvais vivre sur, sur un plan qui n'est pas, qui n'est pas le nôtre. D'ailleurs, l'alchimiste, les études de l'alchimie, ses travaux reposent sur la quatrième dimension. Au fond, c'est là le secret de l'alchimiste, c'est cette quatrième dimension dont, d'ailleurs, parlait mon saint Paul, la profondeur.

J'ai bien fait de parler de sacré. Alors, ah oui, oui, bien sûr, le sacré, le sacré, c'est la profondeur, c'est la profondeur. J'ai reçu vraiment un flot de lettres me parlant de vous. Tout à l'heure, lorsque je suis arrivé, j'ai vu beaucoup de jeunes qui sont là derrière la vitre, et d'autres qui n'ont pas osé aller jusqu'à vous. Ils attendent de vous beaucoup. D'abord, ils sont curieux. Mais vous ne pouvez pas leur parler, car vous êtes tenu par le secret.

Oui, je ne peux, c'est-à-dire, je peux leur parler, mais je ne peux pas, je ne peux, je ne peux pas dire en clair tout ce que je sais. Si je savais tout, c'est-à-dire jusqu'au bout, je ne serais même pas ici. Je serais, je serais adepte. J'aurais trouvé la pierre. Je vivrais alors sur un autre plan que les jeunes gens. Que soit attiré, ce n'est pas moi, ou ce n'est pas moi qui les attire. C'est moi, en apparence, mais c'est l'alchimie qui les attire. Je vois bien, j'ai la, je vois bien quel attrait profond l'alchimie produit sur les jeunes gens. L'alchimie, ils sentent bien que c'est autre chose, c'est autre chose que ce dont il est question ordinairement, même à l'école. C'est aussi une école, mais différente tout de même, et ils sont attirés. Ça relève des universaux, ça, c'est cosmique.

Tenez, je vais vous donner un exemple. J'ai publié en 1926, ça fait maintenant un bon demi-siècle. D'abord, le Mystère des Cathédrales, ensuite, les Demeures Philosophes, tirés à 500 exemplaires. Ces deux éditions, il y en avait encore des exemplaires en dit après la guerre, encore en 1945. Il y en avait après plus de 20 ans, l'édition n'avait pas été épuisée. Soudainement, 56, on procède à une édition par souscription à 1000 seulement. J'ai pu obtenir 1000, tellement on avait peur que ce fut un four. On tire donc à 1000, numéroté, bien fait, très bien fait, avec quelques maladresses, mais où, en un mois, pas un mois, la souscription était ouverte, tout était, tout est parti en un mois. La vache n'avait jamais vu autant d'argent, et ce qui a fait d'ailleurs que je n'en ai jamais touché chez lui. J'attends toujours mes droits. Mais c'est une pièce maîtresse que ce livre. Ah oui, ce sont, j'oubliais d'éclairer ma lanterne, bien sûr. Ce sont les deux œuvres dont j'ai assuré l'édition. Elles ne sont pas de moi, elles sont de Fulcanelli. 15, 15. Oui, oui. Et j'ai cru moi-même en 1956, quand cette édition et ces deux éditions sont parties avec une telle rapidité, oh, je me suis dit, avec ça pour elle, c'est Bergier venait de lancer le Matin des Magiciens. Il y a là un intertitre, dirait Villiers de l'Isle-Adam, en Espagne, et ça a donné pour te de départ. Moi, je me disais tout de même, philosophiquement, oui, mais c'est, c'est un engouement, ça ne durera pas. Du tout. Le mouvement s'étend depuis 56, c'est-à-dire depuis 22 années. Le mouvement s'étend lentement.

N'avait qu'une sûreté, une certitude, et l'idée que l'on se faisait de l'alchimiste a changé. Oh, je suis très différent. Ce n'est plus le monsieur au chapeau pointu et à la robe constellée d'étoiles, n'est-ce pas ? C'est le scientifique, philosophe, par sur quoi, bien sûr, et avant tout même, philosophe. Mais pour certains, est-ce encore le mot charlatan que l'on prononce ? Je possible. Tout de même, moins l'alchimie traditionnelle, bien sûr. Dans les temps passés, sur tout à entraîner avec elle des charlatans, parce que, évidemment, jusqu'à ce que paraissent les deux Fulcanelli et plus modestement mes ouvrages pour, pour tout le monde, pour, pour le commun d'alchimie, c'était l'art de faire de l'or. Mais ça n'est pas cela, ça n'est pas cela. La possibilité de fabriquer du métal précieux est donnée par surcroît, mais il faut avant tout trouver la pierre philosophale.

Alors, justement, vous l'avez dit tout à l'heure, je ne Consoli, vous êtes en recherche, vous n'avez pas trouvé. Non, vous l'avez dit. Oh, ben, pensez bien sûr, j'ai trouvé sur la route toutes sortes de choses extraordinaires, quoi. Je ne suis pas fou, je ne resterai pas à quoi. Pas, par exemple. Tenez, une chose qui est importante pour moi. J'ai été frappé en 74 par un infarctus du myocarde. C'est le vrai, quoi. On fait passer pour un infarctus. Non, non, le terrible, celui de la face antérieure du cœur. Eh bien, sans le sel de rosé, je ne sais pas si je serai comme je suis maintenant, débarrassé de, parce que j'ai tant entendu que dans les suites, les conséquences de l'infarctus, les séquelles, oui, il fallait appliquer la médication nitreuse. Il n'y a pas de secret, d'ailleurs, que la médication du cœur est souvent tirée des explosifs. Prenons la trinitrine, n'est-ce pas ? Eh bien, quand j'ai entendu cela aux intensifs, où on m'avait dirigé, j'ai pensé à mon sel de rosé, qui donne bien sûr un litre, mais qui doit être isotope. Je n'ai pas d'appareil pour le vérifier, mais c'est son comportement, dirais-je, physique et chimique, n'est pas du tout celui du salpêtre ordinaire, de l'azote de potasse. Pas du tout. Comment l'ai-je obtenu ? Par le mucus libère, c'est-à-dire le multish en latin, c'est le livre muet. Le livre muet qui ne comporte que des images. Il ne comporte que des images, mais il n'est pas pour autant, il est sans parole, bien sûr, mais il n'est pas sans vous. Il y a la voix symbolique qui est souvent beaucoup plus exacte que la lettre. D'un bout à l'autre de ces planches, l'extraction de la rosée en rapport également avec son action sur les adjuvants salins du grand œuvre par voie sèche. Enfin, là, c'est bien technique. S'il fallait la raconter à quelqu'un qui ne saurait rien de l'alchimie, qui n'aurait jamais eu envie de la découvrir, oui, comment pourrait-on dire la pierre philosophale ? Pour beaucoup, c'est la chose qu'ils ont, c'est la chose qui peut sauver tous les maux, c'est la chose qui te permet de fabriquer l'or, et peut-être même pour chacun d'entre nous, c'est la chose qui nous permet de nous préserver. Exactement. Une pierre philosophale, mais attention, la vraie pierre, celle que vous cherchez, c'est, c'est celle que les autres ont cherché, universelle. C'est celle qui assure une longévité extraordinaire à celui qui l'a reçu. C'est le don de Dieu. Adeptes, s'il reçoit le, il est, il est nommé à ce moment-là, on le dénomme adepte. Il a celui qui a atteint les sports aussi. Adeptes. Je ne suis pas adepte, malheureusement. C'est ce que vous me demandiez peut-être. La, oui, c'est cela, j'ai bien compris. Non, je ne suis pas adepte. Fulcanelli, il était lui, bien assurément. M'en fous, le Fulcanelli était, c'est alchimiste que vous avez rencontré lorsque vous aviez 15 ans, je crois, du côté de Marseille, et vous dites quelque part que lorsque vous l'avez retrouvé en 1952, il avait 113 ans. J'ai lu cela quelque part de vous. Et vous ajoutez même, il avait 113 ans, mais il paraissait mon âge. Et à l'époque, vous aviez donc 53 ans, puisque vous êtes né en 1899.

Alors là, bon, vous, j'aurais pas osé en parler, voyez-vous. C'est, vous n'ont pas que vous m'y contraignez. Oh, non, non, mais je m'y trouve poussé. C'est très vrai. C'était un beau vieillard, surtout quand il venait, je me rappelle souper à la maison quand j'étais à l'usine à gaz, la fameuse usine à gaz dont on entend parler. Ou sa vie, c'est toute une histoire. Tous, oui. Eh bien, c'était un vieillard, c'était un beau vieillard, mais c'était néanmoins un vieillard. Quelle surprise, quelle surprise quand je me suis trouvé devant lui, devant un homme qui avait mon âge. J'avais encore quand même, j'étais solide encore, 52. Oui, évidemment. Mais il avait vraiment 113 ans. Tu me reconnais ça ? Je me suis bien gardé de lui rendre la pareille. Oui, c'est pas pourquoi. Et il m'a dit, tu me reconnais ? En pensant, j'ai tant fait de portraits. J'étais, oh, je ne me donne pas, je ne me couvre pas doux, mais je m'y attendais pour faire un portrait académique. Eh bien, c'est un peu comme l'enfant, l'enfant qui prend de l'âge, qui devient un homme. On reconnaît l'enfant qu'on a connu dans l'homme qu'on retrouve, qu'on trouve soudainement. Même vous le reconnaissez. Mais l'inverse, le vieillard qu'on a connu, rien ne touche davantage à l'enfant que le vieillard, au fond, et qu'on revoit comme si il avait remonté le temps. Mais on reconnaît toutes sortes de choses du visage, les oreilles, la forme, l'implantation des cheveux grisonnant, certes, mais qui était noir. Bon, vous me direz, il a pu se tendre. Non, c'était bien lui, c'était bien lui. Je n'ai pas vu, puis voir s'il avait bien des dents nouvelles. Je vais loin, mais dans l'ensemble, quelle allure. Il est mort ? Non, non, bien sûr que non. Il a quel âge aujourd'hui ? Eh bien, souffrirait. Bah, il aurait 150, voyons. Je ne me trompe pas. Il était de sang de 1839. Je le suis. Il me l'a jamais dit, mais je l'ai, il me l'a dit en somme très incidemment. Alors, maintenant, ça lui fait donc 130. Mais le temps ne compte pas. Il vit dans le présent. L'adepte vit dans le présent. Le présent nous est refusé à nous.

Mais vous êtes au-delà du réel. Oui, parce que seul le merveilleux est vrai dans cette affaire. Ah, ça y est, vous avez raison. C'est une, c'est la vérité même. Il n'y a rien de plus vrai que le merveilleux. Et je vais plus loin. J'étais tout à l'heure sur le présent. Pour nous, les paroles que nous prononçons en ce moment, vous et moi, ne tombent pas si tôt de nos lèvres qu'elles sont dans le passé. Nous n'avons que le passé pour nous, et l'espoir, l'espérance, entre les deux. Le présent, mais n'existe que dans la conjugaison. Têtu, une sorte de coupure mathématique. Consomme.

Et vous pensez aux jeunes, Cancelier, que l'alchimie est partout autour de nous ? Vous la dites, par exemple, très présente et comme un ferment dans de grandes œuvres littéraires. Oui, l'univers, par exemple. Et vous m'avez bien lu, vous avez lu Fulcanelli, et je vous ai lu. Et non, parce qu'il y a vraiment toute une litanie d'interrogations en toutes ces œuvres. Et je me demande si vous viviez longtemps, vous, Eugène Cancelier, vous pensez que vous vivrez longtemps ? C'est, puisque vous êtes éternel, donc, enfin, dans votre esprit. Je ne trouve pas la pierre.

Alors, justement, historiquement, c'est prouvé. C'est prouvé. Moi, évidemment, j'ai la certitude, parce que, pourquoi ai-je tant de certitude ? C'est parce que j'ai été près de Fulcanelli. Comment se fait-il ? Tout à l'heure, enfin, nous n'en parlions pas ici au micro, mais nous disions quelques mots auparavant, tout à l'heure, et nous parlions de sa personnalité que je ne dévoilerai jamais. Ce n'est pas possible. Surtout moi. Ce n'est pas son nom, c'est un pseudonyme. Vous connaissez son nom ? Je le connais pas. Fabulecanelli, sur le feu, Hélios, Eliou, soleil, n'est-ce pas ? Il y a du noir, il y a du noir aussi dans son ordre. Non, pourquoi ? Non, il y a pas comme dans la chimie. Ah, c'est-à-dire que le grand œuvre commence par la période noire. Mais le grand, l'œuvre aux noirs, par exemple, dont a parlé cette personne, Yourcenar, Madame Yourcenar, Marguerite Yourcenar. Et je me rappelle même avoir donné mon sentiment sous la caméra, je ne sais plus, il y a bien longtemps. Mais ça n'existe pas. Puis son livre, il y a rien là-dedans. L'œuvre au noir, ça n'existe pas. Il y a l'œuvre au blanc, il y a l'œuvre au rouge. L'œuvre au blanc, si, celui qui conduit à la, à la médecine, au blanc, qui se rapporte, qui est, qui concerne spécialement les femmes. La grande médecine, c'est celle qui est au rouge. On atteint le rouge, mon pur, du pur, pur, rose. On comprend vite qu'il y a tout de même un langage de l'alchimiste. Il faudrait presque, si l'on veut bien conduire, bien se conduire, il faudrait presque faire l'analyse de tous les mots, parce que, d'abord, il y a tous les symboles. Ah oui, il faudra presque initié. D'abord, il faut dire que j'assure, c'est un art initiatique, c'est une initiation. Oui, à force d'effort. Ce qui est amusant, je vous parlais tout à l'heure du du livre muet que j'ai comme monté. Il n'avait jamais été commenté. Si, il y avait eu une hypothèse de fait dessus par du jaune, Spier, Dujols, qu'on prend, on veut qu'il soit aussi Fulcanelli, mais c'est pas lui. Mais non. De même, votons que que Jules Fulcanelli soit Champagne, Julien Champagne, dessinateur, menant, c'est pas possible. C'est un homme considérable. Je ne parle pas, mais pourquoi non pas parler tous les gens haut placés qu'ils l'ont connu à la fin du siècle dernier et au début de celui-ci ? Pourquoi personne ? Pour tant fréquentait-il assez chez Delesseps ? J'ai rencontré auprès de lui, pain levé, le rideau de Pierre Curie et de démons. Je me rappelle plus bien si c'est vraiment celui qui travaillait avec lui et Grassait d'Orphée. Ils le connaissaient bien. Ah oui, s'en doute. Avec connu aussi Mamous, Moutarde Pacha, ce diplomate philosophe qui était ambassadeur de Turquie à Berlin en 14, n'était pas frère du roi des choses, c'était le roi du frère, pardon, du roi, puis l'oncle de paralliances de Farouk. Oh, c'était un homme extraordinaire. Il m'a bien dit, j'ai vu la transmutation à Constantinople plusieurs fois.

Mais vous, jeune Cancelier, vous avez chez vous un laboratoire, un fourneau ? Vous vous êtes essayé, je sais que vous l'avez d'ailleurs, mais vous êtes essayé à la transmutation des métaux ? Vous avez trouvé ? Vous avez fabriqué un peu d'or dans votre vie ? Oui, en plus du reste. C'est trop long, c'est trop long. S'évaporiez pas un particulier. Oui. Ah bah, c'est une belle réussite de laboratoire, parce que, attention, l'or fabriqué n'apparaît pas par trace de grammes. Oh, il y a pas de secret. Je l'ai donné. J'ai donné le procédé, pas complètement, mais tout repose sur la surfusion. Quel mystère que la surfusion. Comment on y pense ton pas ? On parle, on parle de la bombe qu'on fabriquerait sur un fourneau. Hasard, faut pas rigoler avec ça. À partir d'un minerai qui n'est pas coûteux, il n'est pas coûteux. On peut tout faire, on peut tout faire, mais surtout pas dans la violence, pas dans la violence. Quel minerai employez-vous ? Je l'ai dit suffisamment, n'est-ce pas ? Disons, je vais encore répéter ce que j'ai dit, c'est le plomb philosophique, où l'antimoine philosophique. C'est celui qui sur les deux fabrique le mieux les mailles, le fameux émail. Les émaux du blason. On peut faire de beaux ces mots. Fall, alchimie, comme le disait René Halo, est tout de même la synthèse du savoir ésotérique. Mais oui, oui. Donc, on est ailleurs. Et vous, on est ailleurs. Vous savez que beaucoup ne peuvent pas vous suivre sur vos chemins. Est-ce parce que ils n'ont pas été initiés, ou par ce que il s'empêche d'être initié ?

Je vais vous dire ce que je crois, et c'est en réponse à ce que vous me demandez. Le, ça vient de l'individu, celui-là qui déjà est poussé par le désir de vrai, de travailler au fourneau. Je n'emploie même pas ce grand mot de laboratoire, ce plus chaud, plutôt les travaux qu'onex. Mais le grand ordre demande surtout un four. Je parle du grand œuvre par voie sèche. Eh bien, je disais, celui-là qui déjà le désir est touché par la grâce, par une grâce particulière. C'est une grâce très réellement. Et alors, vous essayez, pardon, c'est tellement, tellement vaste, tellement vasculer.

Alors, je voulais vous demander moi, oui, comment, comment regardez-vous votre chemin ? Parce que vous êtes né à Sarcelles, vous êtes fils, je crois, d'un maçon. Je ne sais pas si vous avez fait des études particulières. C'était un compagnon. Compagnon, vous voulez ? J'ai des études poussées, surtout auprès de Fulcanelli. Vous savez, ça n'était pas le baccalauréat, mais auprès de Fulcanelli, oui. Donc, il y a un enrichissement personnel. Oh, d'ailleurs, ce n'est pas pour rien. Je n'ai pas à craindre de le dire dans mes ouvrages, les mêmes répétés. Je ne suis qu'un vieil étudiant, sans plus. Je ne sais plus quel était le, je crois que c'est le père Chevreul qui disait ça. Je suis un vieil étudiant. Et il atteignait 100 ans, le vieux chimiste. Et vous étudiez toujours ? Ah, toujours. Oui. Bah, il faut bien. L'alchimie, elle pousse, car elle est universelle. L'alchimiste la voit partout. Et les diplomatiques, elles relèvent de la diplomate, de la diplomatique. Elle est dans le blason, elle est partout. Mais ceux qui vous écoutent, évidemment, dans la décoration, qu'elle ne soit peinte ou qu'elle soit sculptée, des cathédrales, des églises, qu'elles aient la bastiale, cathédrale, et dans les, et dans les demeures particulières. Vous avez, par exemple, les peintures extraordinaires du château du Plessis-Bourré. Vous les connaissez ? Non, mais je vous ai lu parler de cette belle salle du 15e siècle. Ah oui. Et vous avez trouvé les deux logis alchimiques. C'est là que c'est bien. Et vous comparez avec quelle, qu'autre chose ? Vous faites une comparaison par rapport à ce château ? Oui, parce que c'est, c'est du magnifique. Ce sont des, des petites peintures sur bois du 15e, mais dans un état de, de conservation extraordinaire. C'est un soffite, c'est-à-dire, c'est un plafond à caissons, à compartiments, en l'occurrence, quelquefois discuter comme un empire sur Boutin, à l'hôtel, l'allemand, à Bourges. Et vous avez trouvé le symbole, toujours les mêmes. Lequel ? Le même symbole, le même fil, et on retrouve les mêmes symboles ayant toujours la même portée. Ce fil d'Ariane à travers le labyrinthe, ce labyrinthe qui, d'ailleurs, était toujours figuré dans les cathédrales. On le trouve encore à Amiens et ailleurs.

Alors, ceux qui vous écoutent, Eugène Consolier, qui entendent ce que vous dites par rapport à Fulcanelli. Bon, vous dites, Fulcanelli, je l'ai rencontré, il avait 113 ans, il paraissait mon âge. Oui, je me suis exercé. Peuvent penser que c'est de la magie noire. Oh, non, oh, non. Ceux qui ne veulent pas, ça repart les ignorons. Alors, mais sont-ils vraiment, et comme le dit l'Évangile, qui ont des oreilles pour ne pas entendre, ni des yeux pour ne pas avoir ? Mais peut-on leur en vouloir de savoir regarder ? On ne peut pas en vouloir. Pourquoi ? Il faut, Christ lui-même appelle vers lui les tout-petits, parvenu sans Nathalie, parvuli, n'est-ce pas ? Eh bien, ce n'est pas des enfants. Ce sont ceux qui ont l'âme d'un enfant qui, l'alchimie, l'alchimie demande de l'attention, beaucoup de pureté. Oh, non, je ne veux pas me donner comme un être ineffable, non, non. Mais tout de même, tout de même, les opérations, vous ne pouvez pas alchimiquement, c'est-à-dire philosophiquement, les réussir si vous n'êtes pas au diapason. Vous matériels. Et voyez-vous, il n'y a pas de meilleur définition, ni le plus court, en même temps que celle que donne Martinus, Martin Rulan, dans son Lexique d'Alchimie, Lexicones Alchimie, n'est-ce pas ? Il lit ceci. Oh, c'est du latin. Je vais vous le dire en latin, mais c'est, on le comprend tout de suite quand on le sait pas. Alchimia est l'alchimie, un puri, séparation, la séparation de l'impur, impurice est un génitif à substanti, à puriorer, de la substance plus pure. Vous savez, il y a le génie de la langue là-dedans. Mais on comprend bien la matière, la substance, et la Chine. L'alchimie sépare le pur de l'impur. Oui, exactement. Parce que la substance jamais suffisamment pure. Et au fond, la pierre philosophale, c'est la matière, la matière poussée au plan spirituel. Parce que vous savez maintenant, si ce que dit la science, il y a dans la vérité, et c'est sans doute aussi à tension, ce qui ramène vers l'alchimie, c'est qu'on s'aperçoit soudainement que les anciens n'étaient pas aussi bêtes comme l'avait cru, et que les traités d'alchimie qui forment tout un corpus, une bibliothèque extraordinaire, qui malheureusement n'est pas entièrement traduite. Il faut autant que possible bien connaître le latin.

Mais enfin, et vous l'avez appris comment le latin ? Aînés de petits mange la baie, potimange tout seul. Ah, non. Au début, j'avais le professeur, le calme, oui, à Charlemagne. Mais enfin, je lis seul. Oui. Et puis, à cette époque, à cette époque, un baccalauréat, échelette, latin, grec, vous savez, le, c'était un vrai baccalauréat. C'est ça. Ah oui, oui. Ce n'est plus le cas.

Votre avis ? Nous, j'en reçois des lettres. Oui. Enfin, je ne veux pas, je ne veux pas critiquer ce côté. Oui, enfin, que n'a-t-on pas dit sur l'alchimie ? Que le foie, j'ai entendu, c'est une variante de la sorcellerie. Et vous l'avez entendu comme moi ? Au joli, pas entendu, non, mais je le sais. D'ailleurs, Fulcanelli ne l'a pas caché. Vous avez vu, il fait un chapitre là-dessus. Oui. On ne comprenait pas bien. Je me rappelle, je me rappelle Noé, quelque chose en lui, c'est tellement considérable qu'on fait des digressions malgré soi. Enfin, nous dialoguons. Vous arrêtez au fait de me ramener sur la route, n'est-ce pas ? Oui. Mais je me rappelle avoir été au tribune, derrière un film de deux Co. Alors, il y avait un professeur là, non pas de chimie minérale, de biologie, mais un homme savant, puis courtois, très gentil, mais il croyait bien, n'est-ce pas, que l'alchimie, s'il allait rapidement, le maître dans sa poche. Mais l'alchimiste, il a fait de l'histoire de la chimie et de l'histoire de la médecine, qui n'est pas au programme. Et c'est pour ça que quand il a dit, mais c'est pas possible, à couper la ration n'existait pas, alors que j'y vais, la dépeint magnifiquement, jusqu'aux petites coupelles en cendres d'os, enfin, faites en réuni en mortier, quoi, avec de la gomme arabique, vous savez, les fameuses petites coupelles qui, qui font qu'on extrait l'or à l'état de pur, doux, l'argent même, oui, en par méthode directement. Puis connaissait l'incar, il connaissait l'incubation, le départ. Mais non, tout cela, il y avait pas de supercherie possible. Si je vous disais, si je vous disais que maintenant, on apprend mieux, on comprend mieux la chimie avec les ouvrages des chimistes anciens que ceux qu'on fait maintenant. Ils avaient poussé l'observation d'une manière extraordinaire. Voyez la chimie de l'aimer, par exemple, vu revu par baron. Cela, on sent que la chimie est vraiment très près de l'alchimie. Pour être un bon alchimiste, en fait, il faudrait avoir une connaissance très approfondie de toutes les chimies jusqu'au 18e siècle, puisque vous ne reconnaissez pas la chimie moderne, les découvertes de la physico-chimie. Ce qui est dommage. Et ça, oh, vous y viendrez sans doute. Vous connaissez peut-être même déjà la gnose de Princeton. Croyez-vous que ça ne vous fait pas dresser les cheveux sur la tête dès les premières lignes ? Quand on considère comme des enfants, les savants. Yanis, ils s'amusent comme des enfants. Quels jeux dangereux ? Il y a bien le jeu des enfants, le Ludus puerorum, dans les traités d'alchimie, mais ce sont des enfants sages. Et c'est pour montrer combien nous font la vérité même au laboratoire est obtenue dans la plus grande simplicité. Vous estimez donc que les savants sont les enfants fous ? Oui. RIC, c'est dangereux. Regardez, et même, il y a un manque d'honnêteté. On parle de toutes les pollutions. Pourquoi le parle-t-on pas, celle de, celle des ondes ? Croyez-vous que les ondes étaient là en attendant que les hommes fassent joujou avec joie, avec au niveau de la télévision, au niveau de la radio ? Non, à l'échelle de la terre, voir à celle du monde. Mais il y a les radars, mais il y a ces engins qui se promènent au-delà de la stratosphère et qui sans cesse, sans cesse, des ondes qui non seulement sont artificiels, mais parasitaires et troubles. C'est ce qui fait que nous n'avons plus de saison. On va chercher des histoires de cycles. C'était pire sous Louis XIV, presque pas. Mais non, ce sont les ondes qui font les météores. Le monde a été bouleversé. Ah, il est bouleversé, il est pollué à ce niveau. On ne parle que de celle, de celle que l'on voit, que l'on touche presque, on respire, on goûte. Mais c'est le, là aussi, compte. Quand je pense, jeune Cancelier, que vous êtes né à Sarcelles, que vous avez rencontré Fulcanelli, que vous avez fait la première transmutation. Il y a des signes. La berger, il était renseigné, mais il se trompe. C'est tout de même une vie des gens enrichie. Vous vous êtes fabriqué déjà un personnage. Il y a eu Fulcanelli. Vous pensez qu'on retiendra le nom de jeune Cancelier ? Je ne sais pas. Fulcanelli, les faces, non, peut-être pas tout à fait. Je suis son seul. Non, il y avait un livre que j'avais mission, et cela va, cela va avec l'oreille. Mission de publier. Cela a eu fait ou fermé la trilogie, mais il me l'a retiré. Nous arrivons maintenant à une période critique. Il avait pour titre, j'étais le titre était latin, mais très facile à comprendre. Finis Gloriosus Mundi, fin de la gloire du monde. Mais il l'a retiré. C'est dommage. Je lui donnais que quelques notes qui était en dehors du paquet. Le paquet contenant le manuscrit, manuscrit, alors vraiment était lui cacheté à la cire, en dehors, et sous un autre paquet se trouvait quelques feuilles volantes intéressantes que j'ai donné puisqu'elles étaient là à la main. Quand au texte lui-même, je l'ai rendu.

Mais vous l'aviez lu ? Ah, non, non. Alors vous-même, je ne consolier, je le sais, vous êtes, vous écrivez quotidiennement un journal. Le donnerez-vous après ? Car vous avez, vous n'avez pas trouvé la pierre ? Non, mais j'espère pas. Mais vous avez trouvé bien d'autres choses qui peuvent conduire à la pierre. Nous devons dire quelque chose. Nous conduisez d'ailleurs. Ce serait dommage que je ne le dise pas. Il y a que l'alchimiste, et qui est le véritable physico-chimiste d'ailleurs. Attention, travaille lui dans la, sans violence, sans violence. Il faut tout de même donner un certain coup de feu à certains moments, mais enfin, les gars aux manières qu'on emploie au prochain, dès qu'on emploie en physique ou chimie, disons ordinaires, ce n'est pas la violence. Et cette, qu'est-ce que je vous disais déjà ? Voyons, je voulais vous dire quelque chose. Oui, vous étiez parti, vous alliez me confier un secret, puis peut-être un signal mental. Esprit, c'est une, une foule de digressions, c'est difficile de, enfin, peu importe. Mais certains doivent considérer parfois, parce que vous êtes tellement loin, vous êtes tellement tailleur, vous êtes tellement peu avec le monde ordinaire.

Je ne le pense pas dans l'acception que l'on donne aux substantifs à l'ordinaire. Non, non. Mais il y a une certaine illumination tout de même, parce que il ne faut pas oublier, c'est très vrai, que tous, tous les traités d'alchimie le répètent à l'envie, le mercure des philosophes, qui n'est pas le mercure de nos thermomètres, c'est-à-dire le vif-argent. D'ailleurs, il l'appelle l'argentif, le mercure. Le mercure est un miroir dans lequel le philosophe voit toute la nature à découvert. Et c'est un peu vrai, et c'est vrai au pied de la lettre. On pourrait essayer de pousser la purification si loin qu'on arriverait, vous n'arriverez à percevoir à l'aide de la vue. Bon, c'est ce qu'on fait bien sûr déjà, mais les phénomènes seraient encore plus précis. Ainsi donner. Voilà quelque chose que j'ai constaté au laboratoire. Je me lis vrai à une séparation de quoi ? Eh ben, si, il a la séparation de la lumière des ténèbres. Au fond, il y a deux, le grand œuvre, c'est une ontogénèse, une autogenèse. Il y a un mâle, une femelle. Il faut qu'elle tous deux produisent un petit enfant. Le, la femelle et mercurielle, le mâle est igné. Lui, l'un est Mercure, l'autre est le Soufre. Le souffre, pas le soufre en canon, bien sûr, il le souffrant tout dans fleur, comme on trouvait, ou peut-être plus maintenant, chez les, chez les marchands de couleurs. Eh bien, c'est du rapprochement des deux, comme je vous disais, que naît un enfant chimique de la, de la pierre philosophale. C'est la pierre. Oui, oui, exactement. Mais c'est pour vous dire, ce n'est pas de la destruction, au contraire, c'est une synthèse. L'alchimiste travaille par son père.

Mais Eugène Casseli, à qui laisserez-vous cet héritage ? Oui, aurez-vous des dauphins ? Ah bah, j'ai ma fille. Je n'ai pas encore. Elle travaille avec vous ? Votre fille ? Je ne peux pas dire que oui. Tout de même, oui. Si, mais pas absolument, pas absolument. Ce n'est pas ça, ce n'est pas la disciple, ce n'est pas ça, ce n'est pas une élève. Il faut trouver l'individu.

Mais avez-vous l'impression d'avoir été compris ? Parce que vous êtes très accompagné, vous recevez des lettres du monde entier, on vous pose des questions. Quelle est la question qui revient ? Oh, bien, je suis très, c'est très logique. Je vous le disais tout à l'heure, je ne reçois, je reçois des, beaucoup de lettres, bien sûr, un courrier, un courrier énorme, mais avec zéro. Je n'ai pas zéro, zéro, zéro. Tout est bien dirigé dans le même sens. Je vois bien qu'il y a une excellente lecture, oui. Et c'est toujours dans le même sens de, du travail de, du grand œuvre, l'élaboration. Ils ont ça pour la plupart. Beaucoup aussi restent au niveau livretique, au niveau spéculatif. Ils s'espèrent dans une alchimie spirituelle. Je ne suis pas contre, d'ailleurs. D'ailleurs, sans spiritualité, il n'y a pas possibilité de réussite au laboratoire. Ça, c'est certain. Tel opération que je fais, une séparation, je la ferai très bien moi, devant un excellent chimiste, habile, rompu, rompu aux manipulations. Il aura le même creuset, les mêmes matériaux, c'est-à-dire les deux individus minéraux dont je vous parlais, le minerai brut d'un côté, le métal de l'autre, qui est mal, puis le sel adjuvant qui unit les deux. Tous sera bien mêlé. Il tentera la séparation. Il a réussi à, qui est parti d'un rire nerveux dans cette petite chambre du 6ème. D'ailleurs, c'était pas fait pour la ranger pour Mouilly de monter ses six étages dans les, d'un, d'un escalier qui déjà me coupait les gens, alors que j'étais solide. Oui, oui.

Alors vous parlez à différentes reprises, et vous en avez parlé, je ne conseiller, le grand œuvre. Comment pourrait-on le définir ? Eh bien, le grand œuvre, c'est une série d'opérations. C'est une sorte comme, c'est une sorte de balai niçois, et tout est bien, et tout, c'est l'art de musique, d'ailleurs, il l'appelait l'art de musique, les anciens. C'est la grande harmonie. Il faut rester dans l'harmonie. C'est pourquoi l'alchimiste, et j'y reviens, travaille en accord avec le cosmos. Et c'est pourquoi aussi, nous sommes tant les alchimistes, et tout de même, j'en ai pas mal qui travaillent et qui s'y entendent déjà, et qui, bien sûr, certains n'y croyaient pas au début, s'aperçoivent que dès l'instant que le ciel nocturne n'est pas serein, qu'il est agité, qu'il est encombré, à fortiori s'il est complètement couvert, ne permet à rien, sinon de rester dans la chimie toute simple. La chose pour accomplir le grand, le grand œuvre, elle est tout, elle est forcément en soi. Ah oui. Ah bah oui. Voilà. Nous revenons, vous avec vous, enfin, vous me faites revenir à l'alchimiste spirituelle. Il faut cette nécessité d'harmonie, d'intimité avec la matière, sinon, c'est vraiment le combat du chevalier du dragon, et c'est dangereux, c'est dangereux, parce que il faut rendre la matière philosophique. Il y a une assassin qui est très longue et qui change tout et qui n'était pas connu. Mais c'est dans l'alchimie expliqué sur ces textes classiques. Je n'ai rien donné qui ne soit vrai. Ah oui.

Mais je ne conseiller, vous n'avez pas, c'est dommage. C'est un acte d'optimisme, parce que quelqu'un qui serait triste pourrait aller dans ses profondeurs et ont peur, par exemple, de perdre les vies et s'inventer à ce moment-là d'autres univers, il ne plus avoir peur de quitter ce monde. Oh bah, il ne faut pas avoir peur de quitter ce monde, bien sûr. Ah, ça peut le conduire à cette conception qui est la bonne, à savoir la transpigration de l'âme. Et rien ne le prouve davantage, rien ne prouve davantage la vérité de la transmutation, de la transmiguration, pardon, de la transpiration, qui est une transmutation, bien sûr, mais enfin, disons plus, et celle à laquelle croyait et nos ancêtres les Gaulois, c'est bien César qu'il rapporte.

Vous pourriez écrire un autre ouvrage, enfin, qui serait la suite du Fulcanelli, qui pourrait avoir pour titre les nouvelles demeures philosophes. Y a-t-il de nouvelles demeures à ton frère Fulcanelli maintenant ? Bien, il connaît tout, c'est bien, puisque l'adepte reçoit la science infuse et la, le don. Il entre, et sur le plan divin, si celui et que nous ne pouvons pas percevoir, ni atteindre, surtout, on ne peut pas se faire l'idée de Dieu, plutôt con, mais non, c'est pas possible. Oui, c'est cette conception, et c'est bien pour ça, voyez-vous, et que je ne comprends pas, c'est ici, là, l'universalité de l'alchimie, de caractère d'universalité. C'est cette campagne insidieuse qui s'installe, qui certainement va s'intensifier, de nous imposer la crémation. Rien de plus. En ride, il faut, c'est une alchimie, attention. Il faut que nous passions pour que la mort soit une naissance. Il faut passer par la dissolution, qui est toujours accompagnée d'une putréfaction. C'est le noir, la vraiment, et c'est pourquoi c'est valable. La crémation est un non-sens pour vous ? Oh, absolument. Joliment, l'église même, l'Inquisition irrépulia beaucoup d'ailleurs. On est, on peut être avant, mais c'était le supplice de l'hérétique. Vous savez qu'elle était défendue par l'Église, lorsque c'était vraiment celle du Christ, par l'église actuelle, qui permet tout, bien sûr.

Mais vous dites quelque part que l'alchimie et la clé de la franc-maçonnerie. Vous êtes franc-maçon ? Non, je ne suis pas maçon. Je ne suis pas franc-maçon. Non, non. Je suis frère d'Héliopolis, chevalier, frère de la communauté, la fraternité. Fraternité, oui, oui, c'est ça. Frère chevalier d'Héliopolis. Il faut que je, que j'accompagne toujours ma signature, surtout lorsqu'elle a un petit caractère de salamite, bien sûr.

Donc, vous faites partie quand même de certaines sectes ? Non, pas de certaines sectes. Une, c'est même pas une secte. C'est la, ce sont les vrais, je crois. Ils sont invisibles. Ils se qualifient d'invisibles parce qu'ils se communiquent sans se réunir. Ils communiquent entre eux sans avoir de réunions, puisqu'ils sont omniprésents. Ils ont l'ubiquité, l'ubiquité divine. Ils sont dans le présent. Oh, ce que donc, il choque. On parle bien de ça. Mais l'alchimiste est croyant. Il l'est d'ailleurs par la force des choses. Oh, profondément. Il faut avoir la foi pour entamer le grand œuvre, puisque c'est lui, le grand œuvre, qui va vous apporter la certitude que Dieu existe. L'alchimie, mais c'est l'accord de la science, l'accord réputé impossible de la science et de la religion. L'alchimiste et la science, avec une grande S majuscule. Son jeu de mots. Oui, oui. Mais il a un souci de l'existence, un besoin de l'existence qui l'éloigne forcément des banalités. Vous ne vous préoccupez pas des, des petites choses de la vie. Vous êtes ailleurs. Oh, il y a le temporel qui a ses exigences. C'est une chance que de pouvoir profiter de ce bonheur d'être ailleurs. Non. Oui, ça vous conduit d'ailleurs très, très vraiment. Il y a un ailleurs.

Si je vous disais, si je vous disais quand j'ai rencontré Fulcanelli en 52, là, j'ai eu la preuve, la preuve visuelle. Le sable qui crisse sous les chaussures, les enfants qui jouent, leurs ébats, qu'il y a toute une société qui vit en ce moment, une société pas formée comme ça, j'entends, une société humaine qui vit sur un autre plan que le nôtre. Et ailleurs, où près de nous ? Près de nous, près de nous, ça, c'est certain. C'est une certitude. C'est-à-dire que nous avons des planètes près de nous. On cherche les planètes très hautes, très loin. Mais là, les fameux, ils ont ce qu'on appelle les ovnisons. Qui fait ça ? [Musique] Pas de voyante. [Musique] Ce sont des nœuds lumineux qui, c'est le chahut des ondes qui fait ça. Mais je le sais bien, puisque à la manière de l'éclipse de l'une, par exemple, qui s'inscrit à la surface du bain. Mais nous avons de ces éclairs. Je suis certain qu'on regarderait au ciel en même temps que apparaît cette sorte de coruscation dans le creuset. Bon, vous verrez l'ovni.

Mais je ne consolier, vous isolez parfois que les chimistes n'arrivent pas à vous comprendre. Mais vous ne faites rien pour les aider, pour les aimer ? Parce que vous avez écrit une fois, les chimistes sont des alchimistes ratés. Je suis bien certain. Ça, c'est pas possible. Je l'ai écrit. J'ai dit qu'il n'est pas vu ce que je vois, tout au moins en partie. Ce n'est pas possible. Ou alors, ils ne sont pas curieux. Ils ont peur, peut-être. Ah, c'est possible. Surtout pas troubler, ne pas perdre le petit, la petite chair sur laquelle on est assis et qui comporte des appointements grâce ou des émoluments grassouillet. Et comprenez-vous, il y a le côté humain, temporel. Oui, celui-là, duquel je n'ai hier à me préoccuper. Non pas que je, que je suis rabon de tout, mais il me faut si peu. Il faut rappeler quand même, si peu. Il faut rappeler tout de même, consolier, que c'est un initiatique que l'on appelle alchimie, avait déjà de l'importance en Chine, et cela plusieurs siècles, plusieurs siècles avant le Christ. Six siècles moins dans le Christ. Ce n'est pas une invention de Fulcanelli, comme de Saint-Germain. Ah, le condo, mais il avait certainement la pierre. Mais oui, mais oui. L'histoire aujourd'hui, ça nous là, c'est une super de Saint-Germain. Mais lorsqu'il surprenait le vieux duc de Richelieu, et qui lui rapportait ce qui s'était passé il y avait quelques 60 ans, et il lui nommait les officiers de qualité qui était avec lui, le vieux duc, mais prie bien sûr, et lui disait, mais vous y étiez donc ? Vous parlez, vous paraissez avoir 45 ans. Mais je suis contemporain Jésus-Christ, lui disait-il. Mais forcément, vivant sur le plan du présent, vivant dans le présent, ils ont obligatoirement connaissance du passé et de l'avenir, qui tous deux, ils sont inclus. Enfin, vous avez une chance sur moi. Je ne consolier, parce que vers 2050, vous êtes sûr que vous reviendrez dans ce studio parler avec quelqu'un qu'à ce moment-là m'aura déjà remplacé. Oh, c'est pas une certitude. C'est moi, je ne vends pas la peau de l'ours avant de l'avoir tué. N'est pas question de meurtre au niveau alchimique, bien sûr. Mais tout de même, le chemin et la bêtise, la, l'ignorance des hommes empêche précisément qu'on se livre tranquillement à l'alchimie. Nous nous rencontrerons autre fois, je ne conseiller, parce que les minutes passent trop vite. C'est seulement un commencement de conversation. Nous avons passé 60 minutes ensemble. Je voudrais passer 59 minutes. Alors, je voudrais vous rappeler les rendez-vous de la semaine prochaine. Lundi, nous parlerons du yoga avec Yanisbet. Mardi, je recevrai un jeune journaliste que vous connaissez peut-être si vous regardez la télévision, brillant Patrick Poivre d'Arvor. Mercredi, nous parlerons des jeux, justement, avec un agrégé d'histoire, mais des jeux, des jeux curieux, les significations avec Gérard Vincent. Beaucoup d'hermétisme dedans. Je ne peux pas croire qu'il ne l'ait pas remarqué. On verra. Je dis critique musicale, Claude Samuel, et vendredi, nous passerons le relais, puisque après Eve Ruggieri et Jean-Christophe Averty prendront cette place à cette même heure pour les mois de juillet et août. Et puis, si vous en avez le temps, rendez-vous demain soir, demain vers 20h30 pour le grand échiquier avec Herbert von Karajan et l'Orchestre Philharmonique de Berlin. Eugène Cancellier, merci. Il est maintenant 17h. C'est moi qui vous.