Transcription
Notre maison brûle et nous regardons ailleurs. Les calottes glaciaires dégoulinent. Quel degré de souffrance allons-nous infliger aux générations futures ? La végétalisation carbone s’impose partout comme une horreur. Renoncer à conduire une voiture ? Les militants écologistes ont imposé des restrictions, des taxes… mais il y a plus efficace. Faut-il arrêter de faire des enfants pour sauver le climat ? Nous allons tous mourir. La planète est finie. Il faut vite donner tout notre argent, nos droits et nos libertés fondamentales pour que nos gouvernements empêchent la Terre de littéralement bouillir.
Greta Thunberg est surdouée et pas du tout une marionnette clownesque du World Economic Forum et des COP annuelles du climat inutiles qui saturent les tarmac de jets privés full CO2. Mais eux, ils ont le droit, t’inquiète, parce qu’ils font partie de la solution. Les influenceurs bizarres qui commentent quotidiennement la météo, jusqu’à expliquer que le réchauffement climatique impacte plus les communautés LGBTQ+ ou qu’un avion a eu une turbulence à cause du réchauffement climatique, ont raison et sont très intelligents. Faire des enfants est un acte immoral qui détruit le monde, sauf si c’est par GPA après avoir changé 495 fois de genre et subi une opération remboursée par la Sécurité sociale de changement de sexe qui n’avait aucun intérêt puisqu’il paraît que le sexe n’a rien à voir de toute façon avec le genre. Vous avez un problème avec une seule de ces phrases, que dis-je, de ces vérités absolues ? Vous êtes un sale climato-sceptique de merde, probablement antivax, antiscience, pro-Poutine, misogyne et transphobe qui refuse de manger des insectes et du soja enrichi en microplastique hydrogéné parce que, en fait, vous êtes sûrement un gros raciste de merde. En gros, le tribunal moral absolu de la secte climatiste a décidé. La sanction est irrévocable et vous devez vous repentir vers la décroissance, quatre vols par vie et un crédit carbone mensuel à renouveler en suppliant vos nouveaux seigneurs, ceux-là mêmes qui impriment de l’argent qui n’existe pas pour vous inflationner la gueule comme des pourceaux, diviser par deux votre niveau de vie et ruiner votre santé. Mais t’inquiète, ce coup-ci je te le jure, ils font ça pour votre bien.
Le climat est devenu, comme bon nombre de sujets avant lui, un thème inattaquable et sacralisé par la terreur. Vous n’avez aujourd’hui d’autre choix que de souscrire à cette nouvelle religion qui vous a désigné vous comme coupable, mais qui, dans sa bonne grâce, vous propose une voie vers la rédemption. Dévier d’un millimètre de la doctrine et vous subirez insultes, censure et destruction personnelle et économique. Le résultat : des esclaves anxieux réclamant eux-mêmes leur chaîne, des zombies lobotomisés rendus hystériques qui défendront avec acharnement leur propre source de malheur, qui a pris la place spirituelle à laquelle l’être humain aspirait finalement naturellement. Mais les lois de Newton sont absolues : à toute force exercée s’opposera une force réciproque de même intensité. Ainsi, après quelques deux années d’ellipse, le guerrier de la Libération, muni de la plus puissante des armes, la vérité, est de retour pour vous délivrer de l’emprise du tsukiomi infini climatique. Dans cette vidéo, nous allons ensemble aborder objectivement et avec toutes les données disponibles, fournies par le GIEC lui-même, le sujet du réchauffement climatique. Vous retrouverez bien sûr les sources et les time codes en description. D’abord, en revenant durant deux chapitres sur l’état des choses et le fonctionnement des gaz à effet de serre, pour mieux analyser l’impact humain et les modèles de prédiction utilisés, comparer les annonces apocalyptiques et la réalité mesurée, pour finir par voir ce que représente réellement le GIEC et quelles seraient les conséquences du fameux objectif neutralité carbone. Cette vidéo va être longue, mais magistrale. Accrochez-vous et faites comme si vous n’aviez pas un temps de concentration limité à 9 secondes du fait de votre abrutissement programmé volontaire. Je suis le Raptor et je suis de retour pour anéantir l’escroquerie climatiste.
Chapitre 1 : État des choses. De quoi démarre-t-on ? Le GIEC, son organisation et ses rapports. Avant d’aller plus loin, il paraît nécessaire de poser ensemble les bases du sujet. La question climatique actuelle peut se résumer à ces trois questions : 1. Les humains peuvent-ils influencer le climat et si oui, comment ces influences évolueront-elles à l’avenir ? 2. Comment réagit le climat à cette influence par rapport aux influences naturelles ? 3. Quelle sera l’ampleur de cette réaction à l’avenir et quelle sera son influence sur l’écosystème et la société en général ? Plus on répond précisément à une question et plus la suivante sera précise, et à l’inverse, les incertitudes iront en s’amplifiant. Pour répondre à ces questions à l’enjeu crucial dans la gestion de la société, les gouvernements convoquent régulièrement des chercheurs pour apporter les réponses les plus satisfaisantes. Au non-initié, le plus connu est le rapport du GIEC, le Groupe intergouvernemental d’experts sur le climat, qui paraît tous les 6 ans. Le dernier, AR6, datant de 2021. Chaque publication de son célèbre résumé aux décideurs est accompagnée d’une couverture médiatique intense, presque nauséeuse, tant il est important pour l’avenir de la planète. Ce rapport est littéralement la parole scientifique divine, apportée sur tablette de marbre aux profanes que nous sommes. Ils sont le nec plus ultra de ce que la science du climat peut apporter à l’humanité, et dans l’ensemble, je vais vous surprendre, c’est le cas. À la base de ce rapport, c’est le Working Group 1. Il traite des aspects physiques du climat, de son évolution récente et de la façon dont il réagit aux influences humaines et naturelles. À partir de ces évaluations, d’autres Working Group prennent la relève pour essayer de prédire et de décrire l’impact à venir des changements climatiques et la réaction de la société. Vient enfin le fameux résumé à l’intention des décideurs qui se veut être une synthèse du tout. Comme le climat est une science à la fois très vivante et très vaste dont nous ignorons beaucoup de phénomènes, les rapports utiliseront un vocabulaire basé sur le niveau de confiance, de très faible à très grand.
Partie 2 : Les anomalies de température depuis 1850. Pour définir ce qu’est le climat, il faut dézoomer progressivement. On a d’abord la météo, la variation quotidienne du temps qu’il fait. On ne peut rien conclure de la météo car elle présente d’énormes variations en très peu de temps. Ensuite, on a la météo moyenne d’année en année, mais là encore, le recul n’est pas suffisant pour tirer une quelconque conclusion. Non, pour observer une véritable tendance, on doit reculer à une décennie au minimum, trois décennies dans l’idéal. C’est le climat, la moyenne de plusieurs décennies de météo. Donc, rien qu’à partir de ça, tous les bizarres qui commentent en permanence la météo d’une année sur l’autre pour nous rabâcher les oreilles sur le changement climatique sont des farceurs, pour ne pas dire des escrocs. Le climat est bien sûr régional, c’est-à-dire qu’il va dépendre d’un endroit à l’autre en fonction de la latitude, de l’altitude, de la proximité avec la mer, etc. Mais on peut malgré tout déceler des tendances globales, notamment par la mesure de l’élément clé : la température moyenne de la surface de la planète. En français, le terme anomalie est péjoratif. Il symbolise une chose qui s’écarte de la norme, quelque chose d’anormal. Mais en physique, le terme anomalie symbolise simplement l’écart entre une valeur mesurée et une valeur de référence. Pour constater les variations de température, il faut d’abord les mesurer. Aujourd’hui, cela se fait par satellite. Puis on utilise donc un graphique des anomalies moyennes des températures pour observer les tendances globales. Ici, on observe par exemple une hausse d’environ 1,1 °C depuis 1900. Mais si on veut être plus précis, on peut également distinguer plusieurs périodes d’évolution distinctes : + 0,2 °C par décennie entre 1980 et 2020, 0,05 °C par décennie entre 1940 et 1980, et + 0,17 °C par décennie entre 1910 et 1940. On considère que les influences humaines étaient très réduites, voire négligeables jusqu’en 1950. Les variations avant 1950 montrent que d’autres phénomènes ont dû intervenir, et même de façon dominante. Ces tendances sont bien sûr des moyennes, elles ne sont pas uniformes sur tout le globe ni sur toutes les saisons. Les terres se réchauffent plus vite que la surface de l’océan, les latitudes élevées proches des pôles plus vite que les zones équatoriales, et de façon générale, les températures plus froides la nuit et l’hiver s’élèvent plus vite que les températures plus chaudes. En quelque sorte, le climat s’adoucit. Mais remontons un peu plus loin grâce à la paléoclimatologie qui reconstruit indirectement l’anomalie planétaire de température des 1500 dernières années. On observe que des siècles de températures plus élevées ont précédé un petit âge de glace entre 1450 et 1850, avant de repartir sur un réchauffement plus rapide jusqu’à aujourd’hui. En remontant encore plus loin par l’étude des calottes glaciaires, on peut déceler dans les grandes lignes des changements climatiques sur des centaines de millions d’années. On observait déjà des variations brutales de température durant les 200 000 dernières années. Bien sûr, les données antérieures à l’apparition de l’homme n’ont pas grand intérêt puisqu’il s’agissait d’une autre faune et d’une autre végétation, mais elle montre bel et bien que de très puissantes forces naturelles impactent également le climat, et ça devrait rassurer tous les cas psychiatriques qui pensent que la planète va mourir dans quelques années à cause de la température. Mais une chose est certaine, il y a nécessité scientifique de comprendre avec précision ces influences naturelles si on veut identifier de manière fiable dans quelle mesure le climat réagit à l’influence humaine.
Chapitre 2 : Gaz à effet de serre, importance et fonctionnement. 2.1 L’état d’équilibre. L’influence humaine sur la température est essentiellement liée à ce que l’on appelle l’effet de serre. Mais qu’est-ce que c’est exactement ? En fait, la température terrestre est le résultat du rayonnement solaire absorbé qui va être source de chaleur par rapport au rayonnement infrarouge émis en réponse, source de refroidissement, et en tenant compte de ce qu’on appelle l’albédo, c’est-à-dire la capacité à réfléchir naturellement la lumière grâce, par exemple, aux nuages ou aux glaciers qui agissent comme si, en gros, on portait un t-shirt blanc pour ne pas avoir trop chaud en été. On peut alors, à partir de lois physiques fondamentales, calculer la température moyenne terrestre qui en résulte : -18 °C. Heureusement, il existe un isolant puissant dans l’atmosphère : les gaz à effet de serre. Grâce à lui, la Terre congelée remonte de -18 °C à environ +15 °C de moyenne. Merci l’effet de serre. 2.2 De l’effet de serre. L’effet de serre fonctionne donc en interceptant la chaleur renvoyée par infrarouge pour la redistribuer en partie sur la surface de la Terre. L’air est composé d’un mélange très disproportionné de plusieurs gaz : 78 % d’azote, 21 % d’oxygène, et dans les 1 % qu’il reste, la plus grande partie est constituée d’argon. Mais en fouillant dans ce 1 %, on trouve les gaz à effet de serre. La vapeur d’eau, le dioxyde de carbone (CO2) et le méthane sont les plus connus, mais là aussi, ces gaz ont un rôle disproportionné et différent. La vapeur d’eau est le plus important des gaz à effet de serre. Sa quantité varie énormément selon là où on se trouve sur le globe et quand. La vapeur d’eau représente 0,4 % des molécules de l’atmosphère mais est responsable de 90 % de l’effet de serre. Le CO2 arrive en 2e position en étant responsable de 7 % de l’effet de serre. Sa particularité est que sa concentration est quasiment homogène sur l’ensemble du globe et surtout qu’elle peut être affectée par l’activité humaine, et ça, croyez-moi, on va vous le faire payer. Sa concentration était, en 2019, de 410 ppm (une sorte de pourcentage, mais pour millionnage quoi, partie par million) et augmente d’environ 2,3 ppm par an. Ces chiffres paraissent minuscules et il est légitime de se demander comment une évolution si faible pourrait jouer un rôle dans la capacité de l’atmosphère à intercepter la chaleur. 2.3 Influence humaine et naturelle. Pour mesurer facilement l’effet direct de l’ajout de CO2 sur l’effet de serre, il existe heureusement un outil : la spectrométrie. En gros, on va observer les longueurs d’ondes interceptées par le CO2 et à quel point cette interception va augmenter si on augmente le CO2. Bon, pour faire court, en gros, si la quantité de CO2 était doublée par rapport à aujourd’hui (ce qui prendrait des siècles au rythme actuel), l’interception de chaleur n’augmenterait pas du double, mais de 0,8 %. Autrement dit, l’évolution est ce qu’on appelle logarithmique et nous sommes déjà à quasi saturation. Cependant, même une hausse de 1 % de l’interception de chaleur peut avoir pour conséquence directe une hausse de 1 % de la température, c’est-à-dire en fait de 3 Kelvin (qui est l’unité de mesure cohérente), donc de 3 °C. Mais là, nous parlons d’effet direct. En réalité, l’augmentation du CO2 peut aussi entraîner certains phénomènes indirects, un peu comme une réaction en chaîne. Certains de ces effets vont renforcer le réchauffement climatique, tandis que d’autres, au contraire, vont le réduire. On appelle ça des rétroactions. Par exemple, les centrales à charbon de mauvaise qualité sont source de CO2, mais elles émettent aussi des aérosols, aussi appelés particules fines. Ces dernières sont très nocives pour la santé, mais ont pour effet d’augmenter la réflectance terrestre et de provoquer la formation de nuages, et donc contribuer en fait au refroidissement. Autre exemple contreintuitif : la déforestation remplacée par des pâturages augmente aussi l’albédo, donc finalement le refroidissement. Et pour donner un exemple contraire, la hausse de la température va, par exemple, contribuer à la fonte des glaces arctiques et donc à la réduction de l’albédo, ce qui va amplifier le phénomène de réchauffement. Ce graphique montre la résultante du CO2 et de ses rétroactions en termes de flux énergétique. On observe donc, en tenant compte à la fois des effets directs et indirects de l’émission de CO2, un bilan total positif en faveur d’un réchauffement. Mais ce qui ressort également de ce graphique, c’est que l’incertitude totale de ces estimations est de 50 %. Avec une telle marge d’erreur, et alors qu’on cherche à quantifier une activité humaine qui représente 1 % de l’énergie qui circule dans le système climatique, il nous faut absolument comprendre et observer les 99 % liés aux variations naturelles avec une précision extrême, c’est-à-dire non seulement être capable de connaître précisément l’impact de même la plus petite influence naturelle, mais d’être capable de les prendre absolument toutes en compte, ce qui s’avère être, vous allez le voir, un défi colossal.
Chapitre 3 : Impact entropique du CO2, calcul historique et anticipation. 3.1 Rapport entre émission et concentration. Après ces rappels, concentrons-nous maintenant sur le carbone, désigné comme le grand méchant diabolique qui va tous nous tuer, sur ses émissions et sa concentration dans l’atmosphère. Pour comprendre d’où on démarre, il faut comprendre une chose simple : la Terre s’est formée il y a 4,5 milliards d’années avec un capital fixe de carbone réparti dans plusieurs réservoirs. D’abord, on a la croûte terrestre qui contient la quasi totalité du carbone, environ 1,9 milliard de gigatonnes. Ensuite, ce sont les océans avec 40 000 Gt, puis les combustibles fossiles enfouis dans le sous-sol entre 5 000 et 10 000 Gt. Enfin, le sol et les êtres vivants avec 2 100 Gt, et l’atmosphère qui regroupe 850 Gt sous forme de CO2. Voilà pour les chiffres, c’est chiant, mais bon, vous les avez. Il existe un cycle de transfert naturel de carbone entre ces réservoirs, le plus connu étant par exemple la photosynthèse. Ces processus naturels sont puissants et différents selon les époques. Cette figure nous montre la concentration atmosphérique en CO2 en dézoomant sur plusieurs centaines de millions d’années en comparaison de la valeur actuelle. On observe que des périodes de plusieurs millions d’années à plus de 20 fois la concentration en CO2 actuelle ont existé, avec des variations naturelles positives ou négatives brutales. Cependant, ici aussi, il ne faut pas oublier que la faune et la flore ont aussi changé et que la vie s’est adaptée aujourd’hui à des concentrations faibles en CO2. Avec l’apparition de l’homme moderne il y a seulement 200 000 ans, autrement dit, encore une fois, pour les éco-anxieux pathologiques, la planète survivra très bien à une hausse du CO2, puisque c’est la routine pour elle en fait. Lorsqu’on brûle des combustibles fossiles, on rompt le cycle naturel de carbone en en ajoutant d’une manière qui n’était pas prévue, entre guillemets, dans l’équation. Un peu plus de la moitié de cet ajout est absorbée principalement par la végétation, et l’autre moitié vient s’ajouter dans l’atmosphère. Cette figure montre l’augmentation rapide des gaz à effet de serre émis ces dernières décennies. S’agissant du méthane, on estime à 25 % la part émanant de combustibles fossiles, les trois quarts restants étant liés à la vie bovine ou bactérienne. Même si les fous du climat vont nous dire que la vie bactérienne et les vaches sont probablement contre nature, contrairement aux pingouins bisexuels, plusieurs éléments prouvent cependant que l’augmentation récente du CO2 est due quasi intégralement à l’activité humaine. D’abord parce qu’elle correspond à ce qu’on pouvait attendre des quantités de CO2 émises en brûlant des combustibles fossiles, ensuite parce que son timing au cours des 10 000 dernières années correspond au développement de l’activité humaine au milieu du XIXe siècle et encore beaucoup plus à partir de 1950, et enfin, de manière encore plus scientifique, parce qu’on observe un allègement du carbone de l’atmosphère qui pourrait bien correspondre à l’ajout de l’isotope C un peu plus léger contenu dans les combustibles fossiles. C’est compliqué, mais en gros, c’est que ça confirme la règle. Dernière information très importante : le CO2 émis est persistant. 60 % des émissions d’aujourd’hui seront encore présents dans 20 ans, et entre 15 et 30 % dans 1 000 ans. C’est à partir de toutes ces informations de base que les scientifiques vont essayer de combiner diverses hypothèses pour prédire chaque facteur lié à l’émission de gaz à effet de serre, à l’émission d’aérosols et au changement affectant l’utilisation des sols. Et c’est déjà un pari sur l’avenir risqué, au même titre que, en 1900, personne n’aurait pu pronostiquer l’état de la technologie actuelle, la multiplication par 4 de la population mondiale et par 40 du volume de l’économie mondiale. Mais c’est là que le GIEC et ses RCP relèvent le défi et entrent en scène. 3.2 Les prédictions du GIEC. En raison de ces grandes incertitudes planant sur les prochaines décennies, le GIEC, ne pouvant pas formuler de prédiction précise, va travailler sur des RCP (Representative Concentration Pathways), des scénarios différents censés couvrir un large éventail de possibilités pour la population mondiale, l’économie, la technologie et bien sûr l’émission de CO2, avec un chiffre correspondant à chaque fois à la gravité du niveau d’émission représenté par le flux thermique en W/m². De RCP 2,6 W/m² au plus haut RCP 8,5 W/m², sachant qu’actuellement nous sommes environ à 2,2 W/m², à 50 % de marge d’erreur, je le rappelle. Ces différents RCP ne se veulent pas être des prédictions, mais des visions schématiques cohérentes, plausibles de mondes futurs distincts. Cette figure en illustre certains. Leur point commun à tous, d’ailleurs, est la prévision d’une forte hausse du PIB mondial et surtout du PIB par personne, signe finalement d’une plus grande prospérité personnelle en moyenne à mesure que la concentration de CO2 augmente, bien loin des prévisions de fin du monde qu’on peut entendre ici et là chez les psychiatriques de la secte du climat. Une analyse de 2020 révèle aussi que les scénarios de fortes émissions sont de moins en moins plausibles, ce qui décrédibilise les RCP délirants comme le 8,5, qui a pourtant longtemps été qualifié frauduleusement de « business as usual » si ça vous dit quelque chose, alors qu’il relève totalement de la science-fiction. Autre prévision curieuse : alors que l’émission de CO2 est la conséquence pourtant directe de la croissance et de l’augmentation du niveau de vie, le scénario RCP 2,6, celui qui va jusqu’à supprimer 100 % des émissions de CO2 en 2075, est celui qui prévoit la plus grande hausse du PIB, comme si plus on se privait de combustibles fossiles et mieux l’économie se portait. Ce qui semble extrêmement curieux, mais qui donne vraiment très, très envie de tout faire pour suivre ce scénario qui n’annonce finalement que du bonheur. Après, c’est toujours possible que le PIB explose non pas parce que vous deviendrez plus riche, au contraire, mais parce que de nouveaux milliardaires saisissant l’opportunité d’un tel scam vont faire leur beurre. C’est la seule solution que je vois pour un tel scénario. Pour redevenir sérieux, l’autre point commun est que, comme on pouvait s’y attendre, l’augmentation de la concentration atmosphérique en CO2 amène proportionnellement une augmentation de la température, plus rapide, l’effet de serre. Mais comment ces RCP peuvent-ils prétendre quantifier exactement le réchauffement, où et quand il se produira, prédire des changements du système climatique et comment il pourrait impacter la société et l’économie ? Sur quel modèle repose-t-il ? Quelles sont les hypothèses qui sont fixées et comment ? C’est ce que nous allons voir tout de suite, et croyez-moi, ça vaut le détour et vous allez comprendre pourquoi on ne vous en parle jamais dans les détails.
Chapitre 4 : Prédiction et modèle, intérêt et limite. 4.1 Modélisation climatique, le plus grand défi de simulation. Un modèle, c’est un programme de calcul informatique qui va réaliser une simulation à partir de données de départ. La plupart du temps, lorsqu’on nous parle de modèle, ça sonne « modèle mathématique, modèle physique ». Ça a l’air super carré, précis, une sorte de théorème implacable qui a juste besoin de connaître toutes les lois bien prouvées de la physique et puis paf, on lance, il nous sert une vérité scientifique absolue. Parce que là, VI, c’est de la physique, et la physique, ça se trompe très peu et on maîtrise. On aimerait se dire qu’on va entrer dans un super calculateur les données sur l’état actuel de l’atmosphère et des océans, formuler quelques petites hypothèses par-ci par-là sur les influences humaines et naturelles futures et prédire précisément le climat des futures décennies. Bon, c’est absolument pas le cas en fait, et c’est l’angoisse philosophique de ce monde. Plus on en apprend et plus on se rend compte qu’on en ignore. La science du climat, par ses interactions innombrables et parfois chaotiques, rend ce petit jeu extrêmement complexe. Et puis la prévision porte sur un avenir lointain, plus l’incertitude est élevée. Autrement dit, décrire le climat de manière précise reste l’un des plus grands défis de la simulation scientifique. Mais même si les modèles sont tous théoriquement faux, il n’en demeure pas moins intéressants et sont surtout notre meilleure arme actuelle pour essayer de comprendre comment le climat a évolué dans le passé, et si on y arrive, d’essayer même de décrire ses tendances futures. Alors comment sont donc créés ces modèles ? 4.2 Comment sont créés les modèles ? Pour commencer, les modèles découpent le globe en petites cases. Ces cases tridimensionnelles ne vont pas être cubiques, mais plutôt en forme de galette, c’est-à-dire un carré de 100 km × 100 km, mais avec une épaisseur verticale beaucoup plus petite pour ne pas être un découpage non plus trop grossier. Bien sûr, le mieux serait de rendre les cases les plus petites possibles, mais cela augmenterait démesurément le temps de calcul par l’ordinateur sans même garantir en plus forcément plus de précision. Pour l’océan, on va utiliser des cases de 10 km × 10 km. Et en gros, un modèle va utiliser 1 million de cases pour l’atmosphère et 100 millions pour l’océan. Une fois le découpage fait, on va utiliser les lois fondamentales de la physique pour décrire ce qui s’y passe et comment chaque petite case interagit dans le temps avec ses petites cases voisines au niveau des échanges d’air, d’eau et d’énergie. Là aussi, le mieux serait d’étudier les interactions entre ces cases toutes les secondes, toutes les millisecondes par exemple, mais cela prendrait beaucoup trop de temps à l’ordinateur. Pour donner un ordre d’idée, en fixant une période relativement courte de 10 minutes, il faut plusieurs mois de calcul pour simuler le climat sur un siècle. Vous lancez la simulation et vous revenez 3 mois après. Enfin, ce temps de calcul va également dépendre de la richesse de la description de ce qui s’y passe dans chaque case et des interactions, c’est-à-dire leur physique. Les chercheurs vont donc faire des arbitrages entre ces différents facteurs pour obtenir à la fois un résultat qui colle le plus à la réalité possible et qui ne met pas non plus 15 000 ans à sortir. En gros, c’est comme si vous bossiez dans un poste de sécurité : il va falloir choisir entre ne pas quitter des yeux pendant toute la nuit les caméras de surveillance ou revenir checker de temps en temps pour voir si tout est OK, savoir combien de caméras vous allez mettre et dans combien d’angles différents pour être sûr de couvrir tout le terrain, mais pas trop non plus pour avoir tous les écrans dans votre champ de vision, et savoir après si vous allez mettre vos caméras en HD quitte à ce que le réseau soit saturé rapidement ou en 360p, mais au moins vous avez encore de la connexion pour aller sur TikTok. Vous l’aurez compris, la modélisation de départ est extrêmement complexe, contrairement à ce que prétendent les bizarres multicônes qui viennent nous expliquer que les modèles, c’est de la physique pure. Mais voyons maintenant jusqu’où vont les limites de ces modèles. 4.3 Limite des modèles. Dans chaque case, les chercheurs vont poser des hypothèses internes, les hypothèses subgrid. Ces hypothèses vont porter sur la composition de chaque case. Différente de 100 km × 100 km peut-être ? Il y a un moment T des montagnes dans cette case, de l’orage, des nuages, et quelles sont les implications sur la physique de la case à ce moment T ? Mais si les chercheurs vont se fonder sur des lois fondamentales de la physique et sur l’observation de phénomènes météorologiques pour fixer leurs hypothèses, ils vont aussi, et dans une mesure considérable, fixer leurs propres hypothèses. C’est pour cela que les résultats d’un modèle peuvent varier énormément selon les hypothèses fixées. Cela peut sembler être un détail de chipotage, mais pas du tout en fait. La seule fluctuation dans ces cases de la hauteur et de la densité de la couverture nuageuse est un grand facteur de modification de l’albédo qui peut avoir autant d’influence sur la chaleur que l’activité humaine qu’on essaie à la base de quantifier précisément. Autre problème avec ces hypothèses subgrid, c’est que pour les altitudes inférieures à 10 km, les zones de turbulence météorologiques sont très fréquentes, en particulier dans les régions tropicales, avec des flux verticaux d’énergie plus de 30 fois supérieurs aux influences humaines qu’on souhaite, je le rappelle, mesurer précisément et sur des zones beaucoup plus petites que les 100 km × 100 km de chaque case. Ces hypothèses subgrid posent donc déjà un gros problème qui pourrait être réduit en diminuant grandement la taille des cases, mais une simulation de 2 mois prendrait alors plus d’un siècle. On va pas lancer un ordinateur et revenir au bout d’un siècle. Ensuite, il faut initialiser le modèle en spécifiant l’état initial de l’océan et de l’atmosphère au début du processus de calcul. Cette initialisation requiert, vous l’imaginez, énormément de détails sur la température, l’humidité, les vents, la salinité marine, les courants, etc., etc., et tout ça dans chacune des 101 millions de cases dont on vient juste de voir les limites du fonctionnement interne. Le problème, c’est que même avec nos systèmes d’observation sophistiqués actuels, bah nous ne disposons tout simplement pas de ces détails. L’initialisation doit donc uniquement se faire dans les grandes lignes. Armé de tout ça, on peut enfin lancer notre modèle. Il sera jugé dans un premier temps sur sa capacité à retracer le passé correctement, et si c’est le cas, on lui fera confiance pour l’avenir, n’est-ce pas ? Bon, c’est là que la science devient en gros un TP de chimie de seconde où tu changes les points de la courbe en cachette pour avoir bon. Sans surprise, notre modèle ne va pas correctement retracer le passé, ce qui est normal puisqu’on ne comprend pas physiquement tout ce qui s’est passé et qu’on pose bon nombre d’hypothèses sur tout un tas de paramètres à toutes les étapes de notre modèle. Mais pas de panique, pas de panique, c’est l’heure du réglage. Le réglage, c’est en gros modifier toutes nos hypothèses pour que la courbe colle un peu mieux au passé, tout en s’assurant bien sûr, faut pas déconner, que ce conseil de la physique basique soit quand même respecté, faut pas abuser. Alors vous allez me dire que ce réglage reste scientifique parce qu’il permet d’ajuster les choses qu’on avait mal supposées, ce qui permettrait de mieux coller à ce qui se passe en réalité, mais qu’on ne sait pas encore vraiment définir physiquement. Bon, ça fait beaucoup de tâtonnements pour quelque chose qui a la prétention de prédire l’avenir, mais bon, soit. Sauf qu’en réalité, même avec des dizaines de réglages, il est impossible que le modèle corresponde à toutes les observations du passé. Mais de toute façon, même si on bidouille correctement les réglages pour retracer exactement le passé, ça resterait du bricolage et on ne connaîtrait toujours pas avec exactitude les lois physiques qui vont s’appliquer à l’avenir. Et puis bon, après ça, c’est moi, mais ayons un peu les idées mal placées : que se passerait-il si les réglages étaient réglés de telle sorte que… bon, c’est vraiment moi, soyons pas naïfs, mais les résultats collent à exactement ce qu’on aimerait obtenir, pour… mais vraiment, c’est un exemple de merde, moi je dis ça pour coller à un narratif bizarre qui serait dans notre intérêt à propagande climatiste. On commence quand même à accumuler beaucoup d’incertitude et d’imprécision pour, je le rappelle encore une fois, essayer de prédire les effets d’une influence humaine qui représente 1 % des flux énergétiques qui circulent dans le système climatique qu’on essaie tant bien que mal de modéliser. En regardant par exemple les détails de l’un des modèles climatiques les plus estimés produits par l’institut Max Planck en Allemagne (Dutch Qualitat), on s’aperçoit qu’ils avaient réglé un paramètre grid d’un facteur 10 parce que leur modèle ultra précis affichait en fait un réchauffement deux fois supérieur aux données observées dans le passé. Ils ont multiplié par 10 ! Voilà pour que ça colle. Quand on en est à multiplier la science par 10 pour que ça colle, normalement on essaie de faire un minimum preuve d’humidité, mais comme vous l’aurez remarqué, ce n’est pas exactement le point fort chez les scientistes du climat. 4.4 Un large éventail de résultats. C’est donc sans trop de surprise que les différents modèles vont aboutir à un vaste champ de résultats aussi différents qu’on a eu d’hypothèses arbitraires différentes. Pour donner un ordre d’idée de cette différence, la température de surface moyenne obtenue par les modèles varie de 3 °C, c’est-à-dire quand même trois fois plus que la valeur observée au cours du dernier siècle, valeurs qui sont censées, je le rappelle, décrire et expliquer. Mais bon, malgré tout ça, les rapports d’évaluation vont regrouper ces modèles et en faire la moyenne dans des CMIP (Coupled Model Intercomparison Project), comme si faire la moyenne de résultats aussi divergents était pertinent. Mais bon, passons. Chaque CMIP porte un numéro de 1 à 6 selon son ancienneté. Actuellement, on en est au CMIP6. Cette figure nous montre la comparaison du CMIP3 et 5 avec les observations du siècle dernier. À première vue, on pourrait avoir l’impression que ça concorde plutôt pas mal avec la réalité, sans doute grâce à des réglages bien gérés. Mais à regarder de plus près, on observe plusieurs problèmes en fait. D’abord, alors qu’on s’attendait à ce que les nouvelles générations de modèles donnent des résultats de plus en plus précis, on observe plutôt l’inverse. Autrement dit, plus on en apprend sur le climat et plus nos grids tridimensionnels s’affinent, plus les incertitudes semblent augmenter. Mais surtout, il reste un problème de taille : les CMIP n’arrivent pas à reproduire le fort réchauffement observé entre 1910 et 1940 et simulent en moyenne un taux de réchauffement moitié moins important que celui observé. Comme si les hypothèses n’étaient finalement pas si bonnes que ça. Cette période est pourtant clé pour comprendre le système climatique puisqu’elle a eu lieu avant l’explosion des émissions de CO2 à partir de 1950, et pourtant on a connu un réchauffement presque similaire au réchauffement actuel. Pire encore, le CMIP6, le plus récent, qui moyenne 267 simulations réalisées par 29 modèles différents créés par 19 groupes de modélisation climatique de différents pays, continue de mal décrire cette période de 1910 à 1940, mais décrit également très mal le réchauffement observé depuis 1950
Climat: On observe aucune tendance sur les EF1+ depuis 1950, et même une forte diminution des EF3+. Si on était autant de mauvaise foi que nos amis climatistes pathologiques, on pourrait aller jusqu'à conclure que le CO2 fait diminuer les tornades balaises. Mais vu que nous sommes intègres et pas totalement stupides, on ne le fera pas. Ce qui n'empêche pas les beauzau du climat de conclure l'inverse, alors que les mesures disent précisément l'inverse. Mais bon, on en est plus vraiment là à ce stade de la vidéo, vous le reconnaîtrez d'ailleurs. Le nombre de victimes aux États-Unis lié aux ouragans et aux tornades a été divisé par 10 en un siècle. Comme quoi, émettre du CO2 n'a finalement pas que des mauvais côtés.
53. Précipitation, inondation et feu de forêt. Parlons maintenant d'une autre apocalypse annoncée à grand renfort médiatique: le réchauffement, qui serait vraiment que la faute du CO2 et des méchants humains. Cela intensifie le cycle hydrologique, ce qui va entraîner davantage de précipitations, donc d'inondations, et bon, les passages vont aussi faire exploser le nombre de feux de forêt. Ça, c'est cadeau. Commençons par les précipitations. En réalité, on a observé globalement une hausse de 0,2 % par décennie entre 1901 et 1950, et depuis, aucune tendance. Ce qui ne semble pas confirmer la théorie des médias, experts en tout, qui paraissait pourtant implacable. Cependant, l'analyse globale n'est pas forcément pertinente. Dans les faits, on observe en réalité une grande variation locale, avec les zones sèches qui deviennent un peu plus sèches et les zones pluvieuses qui deviennent plus pluvieuses. Par exemple, le lieu le plus sec de la Terre est le désert d'Atacama au Chili, avec 0,6 mm de précipitations annuelles, tandis que le lieu le plus humide est Mawsynram en Inde, avec 11 871 mm. 0,6, 11 871. Inutile de préciser, évidemment, que ces tendances locales diamétralement opposées sont des occurrences naturelles. On se calme doucement, la nature existe.
Concernant les sécheresses et les inondations, le rapport AR5 du GIEC exprime une faible confiance sur le sens de la tendance à l'échelle mondiale. C'est-à-dire qu'on ne sait pas dire si les inondations ou les sécheresses, dans l'ensemble de la planète, augmentent, diminuent ou restent stables. L'analyse, par exemple, de l'indice de sécheresse dans le sud-ouest des États-Unis montre de fortes variations annuelles depuis les années 800, bien avant toute émission de CO2 par activité humaine, avec parfois même des périodes de sécheresse bien plus longues dans le passé qu'actuellement. Là encore, on observe sur cette figure une diminution spectaculaire du taux de mortalité lié aux sécheresses et aux inondations. Enfin, pensons-nous sur l'évolution des feux de forêt et ses chiffres réels. Il est vrai que, de manière locale, une augmentation de la température, cumulée à une baisse des précipitations, va favoriser les incendies. Mais en réalité, la superficie des feux de forêt a diminué de 25 % entre 1998 et 2015. Ce déclin, d'ailleurs, est aussi lié à l'activité humaine, mais sous un autre angle, avec notamment des méthodes différentes d'agriculture et l'arrêt progressif de l'écobuage, des feux volontaires pour nettoyer un terrain. On avait parlé dans la vidéo sur l'Amazonie, remplacé par les machines qui émettent du CO2. Le problème, c'est surtout que l'écrasante majorité des feux de forêt sont le fruit de pyromanes, de feux de camp ou de brûlage de débris. Aux États-Unis, cela représente, par exemple, 85 % des feux de forêt. En Italie ou en Grèce, les pyromanes à eux seuls représentent plus de 50 % des feux de forêt, et en France, 40 %.
54. Espace vert et rendement agricole. Pour finir, parlons un peu des espaces verts et des rendements agricoles. En 2019, le *New York Times* titrait: "Le changement climatique menace l'alimentation du monde, réduit les rendements et fait exploser les prix agricoles". En 2022, *Le Point* et *Grand Journal* ajoutaient: "L'alimentation aussi sous la menace des désastres climatiques". L'augmentation atmosphérique de la concentration de CO2 est présentée comme un désastre agricole et forestier, une catastrophe qui détruit la planète et menace la vie elle-même. En réalité, le CO2 n'est pas un polluant, mais bien un fertilisant naturel pour la végétation. Et c'est logique, puisque la végétation repose sur la photosynthèse, c'est-à-dire la transformation de l'eau et du CO2 en oxygène et en glucose grâce à la lumière du soleil. À tel point que la période carbonifère, d'il y a 360 millions d'années, présentait 3,5 fois notre concentration atmosphérique actuelle en CO2 et fut la période géologique la plus végétale. Au contraire, il y a 20 000 ans, durant l'âge glaciaire, la concentration de CO2 était de 180 ppm contre 420 aujourd'hui, soit à peine 30 ppm au-dessus des 150 ppm, le seuil critique fatal à la végétation. En réalité, les rendements agricoles ont plus que doublé les 50 dernières années, avec un record en 2020 pour les céréales. Les zones vertes ont augmenté de 25 à 50 % durant les 40 dernières années, avec un gain de superficie de plus de 18 millions de kilomètres carrés en 33 ans, soit l'équivalent de 30 fois la France. En parallèle, le cours des céréales a chuté depuis 1900, mais il est très difficile de prédire les fluctuations à venir. Et si quelqu'un en est capable, alors qu'il mise tout son argent en bourse, qu'on en finisse avec les spéculations. Enfin, bien que la faim dans le monde ne soit pas prête d'être résolue puisqu'elle concerne aujourd'hui encore 10 % de la population, alors que nous produisons bien plus de calories que nécessaires pour combler les besoins de l'humanité (sachant qu'un quart de la nourriture est gaspillée), et bien, malgré tout, la mortalité liée à la famine a été divisée par 20 en un siècle. Finalement, la seule donnée de baisse de rendement a été émise par le GIEC, qui considère qu'au lieu d'une augmentation de 104 % du rendement de blé, par exemple, on a seulement eu une augmentation de 100 %. Oh là là! Ce qui est une analyse, en plus, prétentieuse et bien compliquée, qui se repose elle-même sur des modèles suspects qu'on a vus juste avant. Donc je résume: la montée des eaux, c'est le cas depuis 12 000 ans; c'était quatre fois plus rapide jusqu'à il y a 7 000 ans, et aujourd'hui, c'est sinusoïdal. Les ouragans et les tempêtes, ras le bol pareil pour les sécheresses, les inondations et les feux de forêt. Et la végétation a augmenté de la taille d'un sixième continent grâce au CO2. Cette histoire, qui était déjà bizarre, commence carrément à devenir exaspérante. Mais pourquoi et comment les informations annoncées peuvent-elles être aussi manipulées, détournées, voire carrément fausses, alors qu'il paraît que la science est claire et que les scientifiques sont tous d'accord? Nous arrivons au dénouement de cette enquête. Il est temps d'étudier le fonctionnement interne du GIEC. Et là encore, prenez un peu de sel, de sucre et d'acides aminés essentiels pour tenir le coup, parce que l'hypoglycémie risque de vous fracasser le cerveau.
Chapitre 6: Comment la science a été détournée.
6.1 Les filtres successifs du GIEC: du rapport original au résumé pour les décideurs. Le rapport du GIEC, c'est plus de plusieurs milliers de pages super compliquées où des centaines de scientifiques de dizaines de pays différents vont tenter d'analyser et de synthétiser plus de 14 000 articles et études scientifiques. En clair, à moins d'être vraiment très très intéressé par le sujet et compétent intellectuellement pour encaisser 4000 pages d'analyse physique, personne qui a des choses à faire dans la vie ne va jamais prendre le temps de les lire. Mais heureusement, le GIEC nous propose un résumé à l'intention des décideurs, de 36 pages, qui, en gros, est censé contenir ce qu'il faut retenir de toutes ces analyses. Évidemment, 4000 pages chiantes de geeks de merde contre 36 pages compréhensibles... bon bah, c'est normal qu'on se base sur ce résumé dans tous les discours médiatiques et politiques. Normal. Mais quelle est la valeur de ce résumé? Pour répondre à cette question, on va analyser chaque étape entre la rédaction du tout premier rapport long et chiant jusqu'à arriver à ces 36 pages clé en main pour les bis que nous sommes. Enfin, surtout vous plus que moi. D'abord, le GIEC (Groupe intergouvernemental) et le gouvernement américain affirment férocement que leurs rapports d'évaluation sont dignes de foi car soumis à une révision rigoureuse avant publication. Parlons donc un peu de ce fameux processus de révision. Comme je vous le disais, les rapports vont d'abord s'appuyer sur une sélection de milliers d'articles scientifiques qui, pour être publiés, ont été révisés par des pairs (*peer reviewed*). C'est une méthode scientifique classique qui permet, dans l'ensemble, de repérer s'il y a des erreurs sérieuses dans l'étude et d'améliorer sa présentation. Mais qui, selon les scientifiques eux-mêmes, est loin d'être parfaite, puisqu'elle ne garantit en aucune manière l'exactitude de ce qui est publié et peut être, en plus, influencée par des biais personnels ou des conflits d'intérêts. Il existe de très nombreux exemples d'articles scientifiques bourrés de conflits d'intérêts, de recherches erronées et aux conclusions frauduleuses qui ont, malgré tout, été publiés, y compris dans des revues réputées. Et cela a été démontré. Inutile de vous rappeler le *Lancetgate* et le scam gigantesque du Rum 19, qui en est un exemple parmi tant d'autres. Malheureusement, pour corriger cela et garantir que les articles sélectionnés soient scientifiquement exacts, des scientifiques du monde entier, comme Steven Koonin, ont proposé la mise en place d'une *red team*, une équipe de scientifiques sans pitié qui serait chargée de confronter l'étude en la reproduisant de manière indépendante. Ce qui permettrait de renforcer la robustesse et la crédibilité du rapport qui synthétiserait uniquement les articles ayant passé le test. Cette méthode ultra-carrée est utilisée dans tous les domaines sérieux à conséquences importantes, par exemple en aéronautique, dans le spatial ou même dans les services de renseignement. Mais visiblement, le climat ne fait pas partie suffisamment de ces domaines sérieux à conséquences importantes, bien qu'on nous explique l'exact contraire. Puisque toutes les propositions de *red team* ont été rejetées. Bizarre, mais pas tellement lorsqu'on analyse la façon dont sont sélectionnés les articles scientifiques servant au rapport préliminaire. En fait, les hauts fonctionnaires des agences scientifiques et environnementales vont nommer et choisir eux-mêmes les auteurs scientifiques sur lesquels leur rapport va se baser. Ce qui implique que d'autres auteurs ou articles, pourtant eux aussi *peer reviewed*, seront écartés. Et ces auteurs sélectionnés ne sont en réalité pas soumis aux contraintes liées au conflit d'intérêt. Ce qui ne veut pas dire que tout ce qu'ils puissent publier est faux, mais qu'un auteur peut à la fois travailler pour une entreprise de combustible fossile ou, au contraire, pour une ONG climatiste et servir de base à la rédaction de ce rapport. Ceci constitue déjà un premier problème d'objectivité, mais c'est rien, vous allez voir. Ensuite, un groupe de nombreux experts du monde entier se propose volontairement de réviser le texte préliminaire. Mais, contrairement à la méthode du *peer review*, leurs remarques ici n'auront aucune valeur. Il n'y a pas d'arbitre ou de tiers parti pour juger qui a raison ou qui a tort. Non, l'auteur principal peut décider de rejeter toute critique sans aucun motif. C'est lui le boss. Ça, c'est de la science scientifique qui scientise. Et enfin, et c'est là que la magie opère, c'est l'heure du résumé à l'intention des décideurs. En fait, les versions finales des rapports vont être soumises à l'approbation du gouvernement et du Groupe intergouvernemental, qui est le GIEC. Autrement dit, le résumé n'est pas seulement à l'intention des décideurs, il est carrément sous l'influence des décideurs eux-mêmes. C'est un peu comme si tu te faisais ton propre cadeau de Noël, quoi. C'est un peu la loose, mais au moins, tu es pas déçu. Est-ce que c'est pas impeccable, ça? Je résume: un rapport préliminaire qui s'appuie sur des études dont les défauts pourraient être corrigés par une *red team*; la *red team* est refusée alors qu'elle est obligatoire dans tous les domaines sérieux; les études sont sélectionnées sans clause de conflit d'intérêt; bon, si des experts volontaires émettent des critiques, on peut les rejeter sans donner de raison; et ensuite, le tout est condensé en 36 pages fortement influencé, si ce n'est carrément rédigé par les gouvernements, à l'intention des gouvernements. Le processus est bien rodé, bien scientifique, bien consensus à 97 %. Et justement, parlons un peu de ce consensus.
6.2 Censure et pression politique, économique, personnelle. Vous avez probablement entendu qu'il y avait consensus sur la question climatique, jusqu'à 97 % des scientifiques, tous d'accord sur tout. Bon, d'abord, l'étude à l'origine de ce 97 % était un énorme scam qui a été discrédité après coup par la communauté scientifique et qui ne spécifiait même pas, d'ailleurs, sur quoi portait le consensus: sur le fait que le climat change? Oui, tout le monde le sait, c'est pas nouveau. Sur le fait que le CO2 est un gaz à effet de serre et que l'activité humaine émet du CO2? Oui, on est tous d'accord. Mais sur tout le reste, que ce soit l'attribution précise des raisons naturelles ou anthropiques, la pertinence des modèles ou encore l'apocalypse annoncée qui ne correspond à rien aux observations, il ne peut pas y avoir consensus. Et ne parlons même pas des solutions gigamerdiques qu'on va aborder juste après. Non, c'est une farce. Les stratégies de manipulation de l'information sont nombreuses dans les médias et suivent un schéma classique qui se répète sur bien d'autres thèmes différents du climat. La censure est, comme toujours, un pilier majeur qui repose sur un jeu pervers d'intérêts croisés d'acteurs de différentes catégories: les gouvernements et les politiques, qui en tirent plus de contrôle, plus de pouvoir et plus de taxes; les médias corrompus et totalement fanatisés idéologiquement, qui doivent capitaliser sur le fait d'être pertinents, et cela tous les jours, plusieurs fois par jour, et qui avaient le choix entre dire des choses vraies, complexes et chiantes aux spectateurs ou plutôt dire de la merde qui fait le buzz, parce que c'est bien plus efficace. Au passage, ils pourront se positionner du côté des gentils qui aiment le climat, la nature et les arbres, et en tirer quelques bons points moraux, des subventions et autres crédits ESG bien utiles, vu que leur incompétence cumulée d'année en année les a conduits au flop d'audience et donc au flop financier; les influenceurs clownesques, qui eux aussi en tirent de la notoriété monnayable sans prendre trop de risques en se positionnant du côté de la propagande, dans l'espoir de capter l'attention d'un public composé de flippettes, d'aficionados de leçons de tout genre, c'est-à-dire de gonzes à problèmes familiaux sous anxiolytiques et de geeks qui se font baiser en adoptant les mêmes idées que les meufs au profil psychiatrique calamiteux. Drôle de stratégie, un public de lâches qui se range par soumission dans le camp qui met les coups de pression tout en se pensant très intelligent, très renseigné, bien loin des cons de complotistes qui n'ouvrent pas un seul livre et qui sont de toute façon des fachos antiscience; les scientifiques eux-mêmes, qui en tirent un bénéfice sur leur carrière, leur financement, et qui éprouvent, il faut le dire, une ivresse du pouvoir qui confine à un certain sadisme à l'idée de se dire que leurs conclusions peuvent influencer le monde et le contrôle des sociétés; les entreprises qui, en suivant la tendance, peuvent espérer tirer leur épingle du jeu avec des subventions, des crédits ESG, du profit et un transfert de richesse par capitalisme de connivence, et bonus, quelques bons points moraux avec un peu de *greenwashing*; et enfin, les ONG et associations qui, elles aussi, pourront bénéficier de subventions et de dons pour sauver la planète. Vous imaginez, les dons et les subventions qui disparaîtraient si jamais on se rendait compte que l'apocalypse n'était finalement pas vraiment justifiée. De l'autre côté, pour parfaire la méthode de la carotte et du bâton, toute voix ou opinion discordante s'éloignant un peu trop du narratif subira la censure, le shadowban, la marginalisation. Les scientifiques indépendants reçoivent des menaces, voient leur financement disparaître, leur contrat être rompu, leurs propres universités les boycotter et les harceler jusqu'à leur départ forcé. Exprimer une opinion divergente vous vaut automatiquement le qualificatif d'objectif de destruction sociale et économique, de climato-sceptique, de complotiste, de climatonégationniste, d'extrême droite. En tant que créateur de contenu, vous connaîtrez le sentiment unique que les autres créateurs n'ont jamais ressenti: de vous demander si votre vidéo sera supprimée tout de suite, si elle tiendra 24 heures, si elle sera shadowban et donc que tout votre travail ne sera probablement jamais vu, et combien de groupes Facebook de merde de religieux du climat partageront tous vos réseaux pour les signaler et vous harceler en DM, parce que le harcèlement, quand ça vient d'eux, c'est pas vraiment du harcèlement. Le sujet est devenu une religion. Il faut croire au-delà du rationnel et ne surtout pas discuter la parole d'évangile du GIEC, sous peine d'être désigné comme hérétique, d'être banni de la nouvelle société théocratique. Ne songez même pas à un débat, il n'existe tout simplement pas. Après tout, on ne débat pas avec les climato-sceptiques. Et puis bon, il y a consensus, et nous n'avons plus le temps de discuter. Il faut agir immédiatement, vite! Donnez-moi votre argent! Cette vidéo aurait pu s'arrêter là. La supercherie catastrophiste ambiante du climat est dénoncée, les trompeurs sont partis vicieusement d'une réalité observationnelle sur l'augmentation de la température globale que personne ne nie pour embrayer d'un coup sur des interprétations et des conclusions peu précises et hautement discutables, puisqu'elles reposent sur un système climatique dont les inconnues naturelles pourraient avoir autant d'effets que l'activité humaine, que nous estimons avec 50 % de marge d'erreur. À partir de là, et fatalement, les modèles utilisés sont incomplets et très limités, fondés sur des hypothèses insuffisantes et des ajustements arbitraires, parfois carrément réglés pour réaliser la prophétie qu'on aimerait démontrer. Ils ne parviennent pas à restituer le passé, même très proche, et produisent un large éventail de résultats peu fiables, quand ils ne relèvent pas carrément de la science-fiction. Les apocalypses annoncées et médiatisées à outrance sont mensongères et contredites par des observations concrètes. Et tout cela découle d'un résumé à l'intention des décideurs qui a franchi plusieurs étapes jonchées d'opportunités de corrompre son objectivité et sa crédibilité. Nous pourrions nous arrêter là, mais pour en finir une fois pour toutes avec la plaisanterie, il est venu l'heure de la dernière partie de cette vidéo, le masterclass, le clou du spectacle et surtout du cercueil du climatisme. Pour que la démonstration soit totale, il est l'heure de faire semblant que tout ce que j'ai dit dans les six chapitres précédents n'a jamais existé. Et oui, faisons comme si tout était nickel, carré, super précis, 100 % vrai, et que personne ne manipulait quoi que ce soit, parce que la corruption, les *fake news*, c'est un truc réservé aux pires dictatures et républiques bananières, c'est-à-dire le monde non occidental, quoi, hein? Il est l'heure d'étudier les solutions proposées, ou plutôt imposées, qui ont valu le procès pour inaction climatique de la part des beauzau infernaux qui fument la clope de dépression entre deux spectacles pour enfants et qu'on aimerait vraiment effacer de notre mémoire. Et comme vous allez vous en rendre compte, il fallait bien qu'une première supercherie accouche d'une seconde.
Chapitre 7: Neutralité carbone. Êtes-vous prêts?
7.0 Rappel d'effet. Pour rappel, la concentration atmosphérique de CO2 augmente chaque année d'à peu près la moitié de son émission, l'autre moitié étant captée par la verdure et les océans. Et comme cette concentration atmosphérique en CO2 stagne durant plusieurs décennies, voire siècles, avant d'être éliminée, réduire les émissions humaines de CO2 permettrait simplement de ralentir le processus et de le repousser plus ou moins légèrement. Pour l'arrêter et le stabiliser, il faudrait donc réduire à zéro les émissions de CO2 dans le monde entier. C'est la naissance de l'idéologie, brillante, de la neutralité carbone, aussi appelée *net zero*, et c'est un véritable défi de taille, puisque pour l'instant, seuls Haïti, le Yémen et le Malawi y sont arrivés. Et vous allez tout de suite voir pourquoi.
7.1 Les accords de Paris. Tout commence ainsi, aux fameux accords de Paris en 2015. L'accord fixe l'objectif de limiter le réchauffement à un niveau bien inférieur à 2 °C et décide d'entreprendre des efforts pour limiter la hausse de la température à 1,5 °C. Première question: de quel 1,5 °C parle-t-on? Parce que tout dépend de la référence qui est choisie. Si on choisit le début du XXe siècle, nous en sommes déjà à 1,3 °C. Si on prend 1950, ce qui semble être le cas, on en est à +0,8 °C. Si on prend la température moyenne en 1650, durant le petit âge glaciaire, on a déjà dépassé de loin les 1,5 °C depuis longtemps. Et au passage, l'humanité et la planète ont survécu et se portent plutôt bien. Et si on prend en référence l'an 1000, alors on est à seulement 0,4 °C. Ensuite, lorsqu'on parle de limiter le réchauffement, il est supposé, de manière implicite, que 100 % de ce réchauffement serait anthropique, donc vraiment 0 % naturel. Et donc, si on veut distinguer un réchauffement de 1,5 °C et un réchauffement de 2 °C, c'est qu'on est capable de le mesurer, de le prédire avec au moins 25 % de marge d'erreur. Bon, on a vu aux chapitres 3 et 4 que cette marge d'erreur était plutôt de 50 %, voire de 100 % dans les prédictions, sachant que ça augmente à mesure que les modélisations sont récentes. Mais tranquille, on a dit qu'on faisait comme si on savait. D'accord? Et enfin, le postulat considère, de manière implicite, que ce réchauffement de 1,5 °C est une catastrophe, une très mauvaise chose pour l'humanité et la planète. Bon, on a vu aussi au chapitre 5 que c'était pas vraiment le cas, mais mettons toutes ces objections de côté et supposons que tout ça est cohérent et justifié.
7.2 Le *net zero* et ses conditions. Pour limiter l'augmentation de la température à 1,5 °C, la seule solution présentée par le GIEC et les accords de Paris est donc que le monde entier réduise suffisamment ses émissions d'ici 2075 pour une limite à 2 degrés, et même d'ici 2050 si on est rapide pour une limite à 1,5 °C. Or, ce qui émet principalement du CO2, ce sont les énergies à combustibles fossiles. Il faut donc les abandonner quasi totalement dans les 25 à 50 années à venir, éventuellement avoir recours à de la géoingénierie, c'est-à-dire des innovations techniques qui permettraient soit de capter le CO2 dans l'atmosphère et de le transformer (et aujourd'hui, ces technologies ne sont pas assez matures, viables ni efficaces), soit de créer artificiellement, par exemple, des nuages ou de la pluie en balançant dans l'air des particules fines, par exemple, ce qui a déjà été testé et qui a abouti à une pluie acide en Angleterre, au passage, ou en recourant au *cloud seeding*. C'est comme ça que Dubaï s'est retrouvé inondé cette année, par exemple. Donc, jouer aux apprentis sorciers avec la météo, c'est pas encore pour tout de suite. Il va donc falloir tout miser sur la suppression des combustibles fossiles, ce qui signifie, en clair, passer au tout électrique ou presque. On imagine mal comment les bateaux et les avions fonctionneraient avec une batterie rechargeable, sachant qu'aujourd'hui, en fait, seulement 22 % de nos besoins sont électriques. Mais avant d'étudier ensemble les solutions nécessaires à un tel défi, il serait bon de se poser la question de sa pertinence: peut-on se passer réellement des énergies fossiles?
7.3 Énergie, PIB, population: le monodélire européen. L'énergie est indispensable aux sociétés développées et en développement. Il existe un rapport direct entre la consommation d'énergie et l'espérance de vie, la mortalité infantile et le PIB par habitant. Si dans les pays développés la demande d'énergie est élevée et augmente relativement lentement, les pays en développement vont eux consommer davantage d'énergie à mesure que leur économie se développe. Cette énergie est requise pour les infrastructures, l'activité industrielle, la production de nourriture, d'électricité, les moyens de transport, etc., mais également pour améliorer les conditions sanitaires et réduire une mortalité infantile colossale comparée aux pays développés. Juste pour se rendre compte de l'importance de l'accès à l'énergie, la mortalité infantile des pays en développement est de 55 pour 1000 contre 5 pour 1000 dans les pays développés. Et un frigo américain consomme trois fois plus d'énergie qu'un africain en moyenne. Ajoutons à cela qu'il n'y a que 1,3 milliard d'individus dans les pays développés de l'OCDE, ce qui veut dire qu'il reste 6,5 milliards d'individus dans des pays dits sous-développés ou en développement, et que la population mondiale va augmenter d'un milliard d'ici 2050, pratiquement uniquement en dehors des pays développés. Ainsi, en combinant ces deux données, on estime que la demande d'énergie va s'accroître de 50 % d'ici 2050, avec la plus forte augmentation en Asie. Cette énergie sera vraisemblablement fournie, comme aujourd'hui, à 80 % par des combustibles fossiles, les principaux émetteurs de CO2. Bon, inutile de tourner autour du pot: en gros, au cours du siècle actuel, les émissions du monde en développement dépasseront celles du monde développé. À tel point que chaque fois que le monde développé réduira ses émissions de 10 %, à grand renfort de sacrifices, cela compensera moins de 4 ans de croissance du monde en développement. Par exemple, rien que si l'Inde devenait d'ici demain officiellement un pays développé, les émissions de CO2 mondiales augmenteraient de 25 %. À titre de comparaison, l'Europe entière, c'est 10 %, et la France, 1 %. Et devinez qui sont les petits coucous qui ont pris l'engagement législatif, sous peine d'amende, d'une réduction nette de 100 % de leurs émissions d'ici 2050? Indice: ce n'est ni l'Inde ni la Chine, qui vont d'ailleurs hériter, au passage, de toute notre industrie délocalisée parce que punie d'exister. Ce qui ne va faire que déplacer le problème du CO2 et appauvrir l'Union européenne au passage, sans même parler de souveraineté. La Chine émet déjà aujourd'hui davantage de CO2 que tous les pays de l'OCDE réunis. Et la Chine et l'Inde ont annoncé fermement qu'elles doubleront et tripleront respectivement leurs émissions de CO2 d'ici 2030, dans 5 ans, pour une construction massive de centrales à charbon notamment. Leur priorité étant, bien sûr, l'accès à l'énergie pour leur population, les problèmes de santé publique comme l'eau potable, l'hygiène, l'éducation et la mortalité infantile. La Russie, 4e plus gros émetteur, prévoit elle aussi des investissements qui augmenteront ses émissions. Autrement dit, même si, par miracle, l'Europe tout entière finissait au fond des océans pour que nous soyons une fois pour toutes débarrassés des hommes blancs, ciseleurs masculins, ennemis du climat, le CO2 resterait quand même en légende, et vous n'allez rien faire du tout, parce qu'on a dans la balance, d'un côté, des gens qui crèvent, et de l'autre, des petits cœurs climatistes avec des t-shirts "Just Stop Oil" qui se collent la main sur des autoroutes, attaquent des œuvres d'art pluriséculaires et qui mériteraient une vidéo dédiée juste pour les clashs. Mais là, on a vraiment pas le temps pour ces beauzeaux. La question est donc: pourquoi ces pays d'Asie, très méchants du climat, se tournent-ils vers des combustibles fossiles alors qu'il existe des énergies vertes qui émettent très peu de CO2? Réponse tout de suite.
7.4 Les fausses promesses de la transition énergétique. Avant toute chose, chaque pays va adopter une stratégie énergétique qui lui est propre, en tenant compte de son économie, de son niveau de développement, des ressources naturelles à sa disposition et plus largement de son climat propre. Par exemple, les choix énergétiques du Portugal, de par son emplacement géographique et son climat favorable, ne seront pas les mêmes que ceux de l'Angleterre, de la France ou du Japon. Les secteurs d'activité émettant le plus de CO2 sont, en général, le transport, l'électricité et l'industrie. Il faut des décennies pour mettre en place un changement structurel durable dans le système énergétique d'un pays. Ça ne se fait pas comme ça, d'un claquement de doigts. Cela suppose l'utilisation de méthodes de production fiables, matures, au rendement correct, au tarif accessible et capables de soutenir la demande avec moins d'un jour par décennie d'interruption. Ainsi, les trois critères les plus importants pour choisir sa source d'énergie sont le coût, la fiabilité et la conformité aux réglementations sanitaires et de sécurité. Mais comme on est en 2024, c'est stylé, nous allons maintenant également considérer leurs émissions de CO2. Énergie par énergie, actuellement 80 % de l'énergie mondiale provient des combustibles fossiles. L'énergie issue du pétrole et du gaz émet du CO2, mais surtout, elle est la moins chère, la plus répandue, la plus pratique et la plus abondante. Les réserves de pétrole connues sont de l'ordre de 1 120 000 millions de tonnes équivalents pétrole, soit un siècle de réserves, malgré le fait qu'on découvre de nouveaux gisements chaque année. Il est légitime, cependant, de s'intéresser à une future alternative efficace. L'énergie issue du charbon émet encore plus de CO2 et présente des problèmes environnementaux lorsqu'elle est extraite par raclage des sols, comme en Allemagne, plutôt que dans des mines naturelles. Mais son réel point fort, c'est son coût et sa facilité, sa rapidité à être mise en place, ce qui en fait l'option de choix pour les pays en voie de développement en course contre la mortalité et la pauvreté. Contrairement à l'idéologie suicidaire portée par les gogos du climat, type Extinction Rebellion, qui se prennent des balayettes à force de bloquer les gens qui ont, eux, un travail. Sur la 15 direction Sarcelles Pontoise, c'est bien l'innovation et la croissance qui ont permis une utilisation 44 % plus efficace des ressources entre 1965 et 2019. Autrement dit, faire des études d'ingénierie énergétique est, comme on pouvait s'en douter, plus utile qu'être un fils de pute qui collectionne les L1 de sciences sociales (ni scientifiques, ni sociales) pour espérer un revenu étudiant délivré par Mafalda la communiste épouvantable en CDI, pleine de gueule avec son t-shirt "Taxe les riches, dégueulasse", sachant que son gourou est millionnaire en euros et en surpoids évident, tellement qu'il n'a pas redistribué les fruits de son parasitage depuis une quarantaine d'années. À lutter contre le nucléaire... tout en prenant la réduction de CO2... l'énergie nucléaire, justement, est celle qui émet le moins de CO2. Elle est peu chère et idéale pour l'électricité. Seulement 440 centrales nucléaires fournissent 10 % de l'énergie mondiale, sachant que la France, lorsqu'elle était encore dirigée par des gens sérieux, a eu la très bonne idée de bourriner le nucléaire à 40 % de son mix énergétique, ce qui la rend non seulement autonome mais également le premier pays exportateur d'électricité en Union européenne. Son problème, c'est qu'il faut 20 ans pour mettre en place une centrale nucléaire et qu'en plus, l'électricité ne représente qu'un quart de l'énergie totale consommée, les besoins de l'industrie, de l'agriculture et des transports étant majoritairement alimentés par des énergies combustibles. Face à ce constat, les scammeurs du climat se sont donc dit que la solution était de passer au tout électrique, provenant non pas des méchantes centrales nucléaires, mais des fameuses énergies vertes qui produisent actuellement 4 % de l'énergie mondiale, avec pour objectif, en 2050, de passer de 4 % à 80 %. Voilà, ça semble très réaliste. Les énergies renouvelables, sur le papier, je suis d'accord, c'est très stylé: utiliser la puissance du soleil et du vent pour se fournir en énergie. Il y a un côté Pokémon et Avatar, le Maître de l'Air, une sorte de technologie utopique d'un futur ultra-avancé où l'humanité, les cyborgs, vivent en harmonie avec la puissance des éléments. Bon, vous allez le voir, en fait, c'est catastrophique et surtout pas encore mature, comme les meufs que détestent les streamers gauchistes à gueule de 40 ans avant l'âge et à l'hygiène de vie épouvantable. Et je vais vous expliquer pourquoi. D'abord, les énergies éoliennes et solaires sont des énergies intermittentes par nature, c'est-à-dire qu'elles nécessitent respectivement du vent et