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VOTRE SAVOIR FAIRE ULTIME POUR OBTENIR DES OS SOLIDES

Georges MOUTON2:27:38

Transcription

Bonjour à tous, bienvenue sur ce super webinaire : savoir-faire ultime pour obtenir des os solides, animé par notre ami docteur George Mouton. George, à toi, c'est parti.

Ben bravo David, tu as tu as dit ça sans trébucher, hein. Je ne sais même pas si je suis capable de de le dire. Je ne connais pas le titre par cœur d’ailleurs, mais euh je vais quand même vous vous avouer quelque chose. Bon, ça commence fort. On va boire un petit coup d’eau parce que on va se calmer un peu. Hop. C’est que j’ai lancé ce webinaire sur un coup de tête et le coup de tête, il est dans le le comment dire, l’annonce du webinaire. Donc je donne toujours à David un un une photo, une capture d’écran. Euh dans le temps, c’était des photos de de de lui et moi et de Goliath quand on quand il venait faire des promenades, mais il a plus le temps. Donc maintenant, les photos sont périmées. Donc on euh on on met des captures d’écran. Et alors, j’ai eu la la la folie de faire ce webinaire sur un coup de tête pour vous donner en capture d’écran ce résultat biologique. Faut que je m’arrange pour ne pas montrer le nom d’une patiente parce que c’était particulièrement extraordinaire. Donc ça c’est un cas réel. C’est une patiente à moi que j’ai commencé que j’ai pris en charge que j’ai vue pour la première fois le 25 octobre 2012. Et alors, vous avez ici les petits graphiques en couleur. Donc sur le côté, des voilà Goliath toujours aussi déchaîné. Qu’est-ce que tu veux faire Goliath ? Tu veux un peu aller te reposer dans ton petit dans ton petit panier ? 20 parce que franchement entre un chien un peu momifié il y a 2 3 mois et maintenant un chien hyperactif, on ne sait pas comment c’est possible d’avoir une telle différence en si peu de temps, mais je préfère le chien hyperactif que sur euh sur ces derniers moments comme on l’a bien cru. Enfin bon, il est de retour comme vous pouvez en juger.

Et donc ce qui m’a vraiment interpellé, ce sont ces ces petits graphiques, hein, euh ici sur le côté en regard euh des des des images évidemment de la structure osseuse. Donc toujours la même chose, hein. Vous avez une hanche, l’autre et puis la colonne lombaire. Euh au-dessus c’est euh la hanche gauche, puis au milieu la hanche droite, en dessous euh la colonne lombaire. Je vous ai pas mis, je crois sur votre annonce euh le le le premier graphique du dessus, mais ils sont ils sont tous les mêmes en fait, peu importe l’endroit. Allez, arrête de pleurer. Bon, il veut aller promener maintenant, faire. Et donc euh c’est assez sidérant parce que j’espère qu’on voit hein, mais bon de toute façon euh euh je vous mettrai tout ça évidemment dans euh le le documents joints ou du moins le lien vers ces documents sera joint euh dans la description de la vidéo qui correspond à ce webinaire une fois que que ce sera mis sur ma chaîne YouTube, je connais déjà, je peux déjà vous donner la date. Donc, ce sera le 30 mai, vendredi en 8 30 mai, tout ceci sera mis en ligne et vous aurez accès à tous les documents. OK, encore 9 jours de patience.

Et donc, c’est assez extraordinaire. J’espère que ça se voit bien David, ça se voit bien non ? On voit quand même les les petits points qui sont euh donc successifs sur une période une période de 12 ans, hein. Euh bon, je pourrais faire des partages d’écran, mais je vous avoue que j’ai un peu peur de de me de me euh euh de me perdre dans la technologie et surtout de me distraire avec les touches et cetera. Donc je vous montre parce que pour moi c’est quand même beaucoup plus relaxe. Et vous voyez les les petits les petits ronds noirs qui restent essentiellement dans la zone jaune coincée entre le rouge et le vert mais avec une très très grande tendance tout à fait remarquable de partir à la limite de la zone rouge. Je crois même que on est dans la zone rouge, on touche à la zone rouge pour la colonne lombaire, donc en 2012 et puis 13 ans après euh bah finalement pour pour ce même graphique lombaire, je crois je peux encore dire euh on se retrouve quasiment à la lisière de la zone verte. Donc on part d’une ostéoporose avérée. OK. et on termine par une densité osseuse normale. Voilà.

Et donc ça c’est une une patiente que je suis de manière très fidèle, sans discontinuer depuis lors. Euh c’est c’est une femme adorable, vraiment super gentille, qui vit en Afrique du Sud, mais j’ai connue à Londres, qui a beaucoup habité en en sa famille il y a encore de la famille en Belgique. C’est comme ça. C’est comme ça qu’elle m’a connu à l’époque. Je l’ai soignée beaucoup à Londres et maintenant elle est elle est elle s’est retirée en Afrique du Sud. Elle a malheureusement perdu son mari lors du Covid. Il est décédé d’un Covid assez foudroyant. Euh Goliat, qu’est-ce qu’il y a ? Allez, viens. On va encore faire une tentative. Mets-toi, mets-toi là, mets-toi là. On dort un peu. Et donc elle collabore très très bien. Donc elle suit toutes les directives et cetera. Donc c’est un peu le cas clinique qui m’a vraiment marqué. Et donc on est on est parti à l’époque bon je n’ai je n’ai plus euh les documents de d’encyclométrie osseuse de 2012 mais c’était une ostéoporose avérée. Donc ostéoporose c’est le T-score qui est au-dessus enfin qui est qui est plutôt en dessous. euh qui est minimal de -2,5 et et en et en de ça, ça c’est ostéo ostéoporose et ostéopénie c’est un T-score entre -1 et -2,5. OK ? Et donc bon, vous savez que je ne suis pas du tout fan des T-scores. Ça, je vous renvoie au webinaire précédent, celui du mois de novembre et c’est d’ailleurs un peu à cause de cette proximité avec le webinaire de novembre dernier qu’il est assez surprenant de me voir revenir sur ce sujet mais je vais prendre des tangentes. Vous me direz c’est souvent le cas. Bon OK.

En tout cas, je vais prendre des tangentes parce que il y a des aspects que je voudrais approfondir et on n’a pas eu le temps de le faire en en novembre euh 2024 dans ce webinaire qui je crois était le 7/8 de la saison précédente parce que je fonctionne avec des saisons comme tout bon feuilleton Netflix. Et alors ce que je vais quand même tout de suite faire notamment pour vous qui êtes ici ce soir et qui n’avez pas la description de la vidéo puisque vous êtes en live. Ceux qui verront ceci sur YouTube auront l’accès dans la description de la vidéo. Je le répète encore une fois parce que il y en a qui se rendent pas compte qui passent à côté. Je vous mets dans le chat le lien vers le webinaire de novembre qui contient une tonne d’informations. Donc on va pas redire ce qu’on a dit en novembre. Donc, il y a des choses où je vais vous arrêter éventuellement parfois dans certaines de vos interventions voire dans des questions. Je vais renvoyer à ce qui a été dit en novembre parce que ce webinaire de novembre a couvert énormément de sujets. Je vais d’ailleurs un peu reprendre les conclusions qu’on qu’on a tiré du webinaire. Ce que je vais pas vraiment reprendre en détail ce soir parce que ce serait vraiment double emploi, c’est la longue liste de substances. Typiquement, je crois que c’est quand même essentiellement des substances. Et puis alors à la fin, il y a aussi des euh des approches de santé naturelle. Bon, comme la gémothérapie et la mycothérapie. Donc on a mis on a mis une liste avec tout, mais là-dedans c’est quand même euh cette toolbox est largement composée de de de nutriments ou de Évidemment, il y a aussi des choses plus plus larges ou des aliments comme le les bouillons d’os ou le collagène, euh les protéines, les oméga 3. Bon voilà, c’est une liste fourre-tout mais qui est intéressante pour se dire tiens, est-ce qu’on est pas en train d’oublier quelque chose ? Alors je vous dis quand même que si quand vous irez regarder cette toolbox, vous vous rendez compte qu’il y a des choses qu’on a oublié d’y inclure, ben dites-le, j’irai la la compléter. D’ailleurs, cette toolbox va aussi être en en lien dans la description du webinaire de ce soir. On va la remettre évidemment la Toolbox, mais on pourrait peut-être encore l’améliorer quoi. Qu’on l’a déjà amélioré. Ça c’est pas la c’est pas la toolbox du soir du webinaire. Il y a eu des interventions et moi quand j’ai des interventions que je trouve pertinentes et bien je corrige. Je vais sur sur mes systèmes informatiques, j’y arrive. Aussi étonnant que ça puisse paraître et je corrige ou je complète. Parfois je corrige parce que parfois il y a un truc qui ne devrait pas y être ou qui pourrait être amélioré qui pourrait être mieux exprimé et alors en général je complète. Ici, on a complété quelque chose. Donc, ce n’est pas tout à fait la toolbox d’origine. Elle est un petit peu un petit peu améliorée, mais euh rien de majeur.

Alors, par contre, dans cette toolbox, si si vous voulez, la partie supérieure, c’est les grands thèmes et ça ça va être le fil rouge de ce soir. Alors, je ne dévoile pas trop parce que il faut laisser un peu du suspense, mais il y a là-dedans A B C D E F. Voilà. Et alors les lettres, figurez-vous que c’est partie de de mes annotations sur les questions qu’on nous a posé que Émilie et David reçoivent et puis me retransmettent et puis alors que je que auquel je réfléchis hein le jour du webinaire. Donc aujourd’hui, j’ai commencé à regarder vos questions et à essayer de de créer un fil rouge. Et le fil rouge, ben je crois que c’est bien parce qu’avec les questions de ce soir euh à une exception près, on a les six grands thèmes qui étaient euh sortis de nos réflexions en novembre et qui sont en tête d’affiche sur cette toolbox. Et donc je répète A B C D E F. OK. Donc euh je sais pas je je sais pas si je dois euh écoutez, je je vais je vais plutôt commencer comme ça ce sera un peu plus animé. Nous avons euh la plupart des personnes qui ont posé euh euh les questions qui sont présentes ce soir. Donc il y a une exception. Tout le monde est là, c’est génial. C’est pas toujours le cas, mais bon euh on va en profiter et donc on va commencer avec le thème petit A et le petit B sera traité par les deux mêmes intervenantes puisque bon jusqu’à présent il y a des intervenantes. Bon ça n’a pas l’air d’être le truc vraiment peut-être que monsieur Castellani va sauver la mise. Non non, il ne veut pas entendre parler de l’op. Il travaille le pauvre. OK. OK. Bon, il Non, il il regarde le foot sur Oui, j’entends là, il y a un match dans la toile Laurence me dit non non. Bon, Laurence, on essaie qu’on lui donne le micro à la fin pour qu’elle nous souhaite une bonne nuit. Bon euh donc David, tu pourrais appeler donc Eveline qui sera notre première intervenante et qui est celle qui a posé toutes les questions que j’ai cataloguées en 1. Elle va pas pouvoir poser toutes ces questions mais elle va pouvoir commencer par poser sa question numéro 5. Eveline, je l’invite à redémarrer son micro. OK. J’ai un peu l’impression, c’est comme si j’animais un un jeu télévisé des des années 80, non ? Vous trouvez pas qu’il y a un peu ce ce style ? C’est évidemment c’est c’est mon âge qui implique ça, mais Eveline, la voilà.

Oui, je suis là. Alors, la question numéro 5, je ne sais plus laquelle c’était.

Ah bon ? Vous n’avez vous l’avez pas vite euh pas les désolé votre mail.

Non mais c’était dernière c’était la dernière.

Non, ça vous dit rien ? La dernière c’était la dernière. Alors c’est celle Alors, c’est quelque chose qu’on ne vous a jamais proposé. Je vous aide. C’est vraiment comme les jeux télévisés. Pour le moment, c’est génial. Moi je je me sens dans je télévisé. Je crois que c’est celle où je me posais la question de savoir si on ne me l’a jamais proposé. L’ostéodensitométrie d’encytométrie, je sais plus comment on dit.

Voilà. Voilà. On ne me l’a jamais proposé alors qu’il y a des symptômes chez moi qui pourraient le justifier peut-être. Et donc je voulais savoir, je sais que c’est on le propose à partir de 65 ans, j’en ai 55. À quel moment ça peut être utile de le proposer ? Voilà.

OK. Très bien. Bon ben donc il s’agit bien de de de l’examen qu’on appelle ostéodensitométrie. Euh en anglais, l’acronyme c’est euh BDM, bone density measurement. En français, je crois que on voit l’acronyme DMO dans citoptri osseux, je crois. Bon, visiblement, il y a des euh signes d’acquisition. Alors, donc textuellement à votre question, serait-il intéressant dans mon cas de vérifier mon ostéodensitométrie ? Alors, j’apprends à l’instant que vous me dites qu’en France, vous êtes en France, hein, c’est ça, il y a frfr donc voilà euh en France, on le propose à 65 ans, il semblerait.

Oui, j’ai lu ça plusieurs fois.

Oui. Bon, enfin, de toute façon, on va pas s’étendre sur ce qu’on propose ou pas parce que moi, je vais plutôt vous dire ce qu’il faudrait essayer d’obtenir. Moi, il me semblait qu’en Belgique, on était quand même un peu mieux mieux enfin bon les femmes à l’approche de la ménopause à 50 ans, je crois quand elle demande ou parfois les gynécologues leur proposent d’office une densitométrie osseuse euh parce que bon voilà, c’est l’âge auquel on commence à réfléchir à ces choses-là. Euh d’un pays à l’autre évidemment en fonction de l’état de la sécurité sociale, l’accès est plus ou moins euh facile. Bon, ici, si vous voulez, en médecine fonctionnelle, on utilise la sécurité sociale tant disponible, mais on ne se limite pas à la sécurité sociale parce que la sécurité sociale, c’est le système d’assurance maladie. On on gère la maladie. Nous, on ne veut pas de la maladie, on gère la santé. Donc quand on gère la santé, moi ma proposition c’est quand on commence à parler euh de périménopause, vous savez que j’aime pas le terme préménopause, je préfère péri parce que souvent on y rentre et on en sort et puis on y rerentre. Enfin, il y a toute une période de flottement. Euh donc euh quand on parle de ménopause ou de périménopause, je crois qu’il serait bon d’essayer de négocier avec son médecin pour obtenir cet examen. Et puis il dit "Oui, mais je n’ai pas le droit parce que vous vous ne répondez pas aux critères qui permettent le remboursement." Et bien vous le faites. Vous le faites parce que c’est le point de départ. Tout tout ce que nous allons discuter ce soir dépend de cet examen. Si cet examen est bon, vous reculez le problème beaucoup plus loin. Vous le faites euh je sais pas 5 ans après. Si s’il est très bon, vous le faites je sais pas moi, 8 ans après ou 10 ans après. S’il n’est pas bon, ben il va falloir corriger. Et alors là, vous aurez droit probablement à des contrôles, ce n’est pas bon. Mais donc l’initiative de faire une densitométrie osseuse, c’est à vous que ça revient. C’est un examen qui n’est pas très coûteux. Euh bon, maintenant c’est vrai quand je dis ça, est-ce que quelqu’un ici peut me mettre dans le euh dans le chat euh combien ça coûte une densitométrie osseuse ? Je je n’ai pas envie de dire une bêtise, mais c’est pas c’est pas hors de prix. Ça peut aussi varier selon les pays et cetera. Voilà. Euh Daniel me dit 40 € euh 60 €. Bon voilà, on je je pensais à cette fourchette là hein. Donc c’est quand même un examen qui pour moi c’est un peu c’est pas des enchères parce que ça a commencé à 40 puis 60 maintenant c’est 70. Euh bon on s’arrête 90 à Paris. Ah oui mais 90 € à Paris mais ça c’est prévisible. OK donc c’est forcément moitié moins cher à Orléans. Alors, vous vous prenez un train euh Paris-Orléans, vous allez le faire à Orléans, vous visitez un peu, vous mangez sympa et puis vous revenez à Paris et vous avez votre densité euh densitométrie osseuse dans le package. Donc euh voilà, on parle de moins de 100 €. OK, c’est pas une ruine. Et alors euh tout va dépendre de ça. Si c’est bon, ben on est vraiment tranquille pour un bon bout de temps. Mais on peut aussi être amené à faire des contrôles parce que si vous avez une ménopause difficile, si vous avez des chutes hormonales qu’on qu’on corrige ou pas qui sont difficiles à corriger ou ce n’est pas supporté ou il y a des contre-indications et cetera, bon ça peut évidemment se dégrader mais il faudrait quand même savoir d’où on part. Moi, je vous vous recommande vivement 50 ans, vous faites une densitométrie osseuse, vous gardez ça dans vos dossiers médicaux et euh si c’est pas bon, vous allez avoir un soutien euh de la sécurité sociale, de votre médecin traitant, de votre gynécologue pour se dire ou là, il faut qu’on fasse quelque chose. C’est d’ailleurs exactement ce qui s’est passé avec ma patiente. Voilà, c’est l’occasion de revenir à son cas. Alors, figurez-vous que on a convenu avec elle parce qu’elle n’a pas un prénom courant de par ses origines un peu exotiques. Euh donc, j’avais dit on va pas utiliser votre prénom, on va utiliser un prénom d’emprunt mais je ne sais plus lequel c’est. Bon bref, euh on va dire on va dire Nadia, c’est pas Nadia, on va dire Nadia, c’est pas Nadia, ça je vous garantis. Ici, je ne triche pas. D’habitude, je triche, je ne triche pas. C’est pas Nadia, mais on va dire Nadia. Donc Nadia est venue est venue à moi en en 2012 avec un diagnostic d’ostéoporose significative et à l’époque 2012, elle avait 54 ans. OK. Et donc maintenant elle en a 67. Nadia a des os plus denses à 67 quand elle est venue me voir à 54. C’est ça qui m’a interpellé. C’est ça que je me dis, ben je je dois quand même vous vous donner des éléments pour arriver à ce que j’ai pompeusement appelé. Euh David l’a très bien euh euh répété, moi je suis même pas trop capable, je me méfie de ce que je vais vous dire, euh à vous à vous proposer le savoir-faire ultime pour obtenir des os solides. Bon, c’est un peu du hein, c’est un peu du putaclic hein, évidemment pour attirer le les vues, savoir-faire ultime. Bon, je ne pense pas que je fasse des choses ultimes mais enfin du savoir-faire. OK. Donc c’est ça qu’on veut partager ensemble ce soir. Euh partager avec vous. Pas vous partager David. Tu ne peux pas dire que tu vas vous partager un programme d’entraînement. Partager avec vous. Vous partager ça ne peut pas être un verbe transitif. Ah David ! OK. Quand quand tu es OK, tu tu as ta main là, tu m’es le pouce. Ouais, voilà. Bon donc euh Nadia hein, puisque c’est Nadia euh était étiquetée ostéoporose très significative pour son âge. À l’époque, elle avait euh donc 54 ans. Puis né en 58 et euh on lui proposait une injection de bisphosphonate c’était ça qui était prévu et moi j’ai dit stop. OK. Enfin, on va arriver au bisphosphonate, donc je ne veux pas dévoiler le sujet, mais là, j’ai dit stop. Et donc elle a elle je l’ai soignée sans bisphosphonate. Euh on on reviendra euh régulièrement sur son cas, mais pour disons obtenir le résultat spectaculaire qu’on a obtenu avec elle, il fallait quand même bien quand elle a eu à peu près 50 ans, un peu plus faire une densitométrie osseuse initiale. Parce que sinon, comment sait-on que cette femme qui était en bonne santé, qui bon qui n’avait pas disons de pathologie particulière si ce n’est une hypothyroïdie qui était soignée. Évidemment, je vais vous dire comment mais on va attendre pour ça le témoignage de Daniel, pas Daniel Bousard, l’autre Daniel, notre Daniel d’aujourd’hui, Daniel Desvigne. parce que bon évidemment elle elle est elle elle a ce problème et donc Nadia souffrait d’une hypothyroïdie qui était soignée je peux vous dire maintenant parce que ça n’enlève rien au sujet par 100 microg de thyroxine et Daniel nous dira dans quelques minutes combien de thyroxine elle prend parce que c’est inscrit dans sa question donc moi je le sais mais vous pas encore et c’est elle qui vous dira pas moi. Bon, donc euh densitométrie osseuse, voilà, vers 50 ans, quand tout ça commence à devenir d’actualité, vous prenez le taureau par les cornes. C’est le cas de le dire, hein, mesdames. OK, c’est quand même une bonne résolution ça. Vous la faites, vous l’avez, vous l’avez, vous ne l’avez pas, on s’en fout. Vous mettez euh, j’ai envie de prendre un billet de 50 € dans mon portefeuille. Vous mettez votre billet de 50 € sur la table et on sait exactement si c’est un gros problème ou pas. OK. Première grande leçon du soir. Euh et on ne se retrouverait pas comme Éveline à qui on ne l’a jamais proposé qui me demande benoîtement est-ce que ce serait intéressant dans mon cas. Ben oui, Éveline.

D’accord Eveline, vous avez 55 ans, hein, vous nous dites.

Oui, c’est ça.

Bon, donc pas que vous êtes fort en retard, mais voilà 50 55, il est grand temps de savoir ce qui se passe. OK. Bon alors euh je voudrais faire intervenir exactement sur le même sujet notre deuxième témoin qui est Marie-Ange. Mais est-elle là ou se cache-t-elle ? Elle est là, elle est là, elle arrive,

Elle arrive, elle arrive. Elle est discrète. Attention, on se cache. Je lui fais une demande d’ouvrir son micro, hanche. Bonsoir. Bonsoir. Je suis là. Voilà. Bonsoir Mariange. Et alors, bonsoir docteur. Euh, j’avais dit que je me cachais, hein. Encore là ? Vous êtes encore encore là ? Vous m’avez dit que je me cachais. Ben oui, mais bon, ça ça ne tient pas longtemps avec moi ce genre de de de déclaration péremptoire.

Et donc, j’ai reçu euh aujourd’hui, vous savez qu’aujourd’hui c’est normalement c’est hors limite pour les questions et les remarques et cetera, hein. Oui, tout à fait. J’ai fait une exception à la règle. C’est vraiment parce que c’était vous. Bon, alors euh merci. Euh je prends une des lignes de votre document ici et vous dites euh aucune densytométrie effectuée à ce jour et vous avez 56 ans. OK, donc vous voyez c’est c’est le même âge. Alors aucune densytométrie effectuée à ce jour. Commentez pourquoi ? Personne ne vous l’a proposé. Vous n’avez demandé ? Non, personne ne me l’a proposé. Si si, j’ai demandé mais on m’a dit que ce n’était pas utile. On vous a dit que c’était pas utile. Ce n’était pas utile. Non. Voilà. Pourquoi ? Parce que vous avez bonne mine. Peut-être. Peut-être parce que ma prise de sang était bonne chez vous. Je ne sais pas. Hm.

Bon, alors ce que certains pays font, notamment au Royaume-Uni, c’est il pose des questions. Bon, évidemment si vous avez eu des fractures et cetera, je crois qu’on va vous le proposer, hein. La médecine, il y a encore quand même quelques règles qui tiennent la route. Pas beaucoup, mais il y en a. Euh mais par contre, ce qu’on fait beaucoup au Royaume-Uni, on vous demande pour votre mère, voir éventuellement hein, d’autres membres proches de la famille, mais typiquement votre mère. Est-ce que votre mère a souffert d’ostéoporose ? À quel âge ? Voilà. Donc c’est vrai que si c’est le cas, c’est probablement un bon moyen d’obtenir une densytométrie euh venant de la sécu parce que vous pouvez arguer du fait que euh c’est familial. Et ça, si vous voulez, c’est déjà l’amorce euh l’amorce au point B. Alors le point B, il faut quand même qu’on avance.

Et bien on reprend les mêmes. OK, on refait un tour de manège. Donc vous restez là, je pense que vous pouvez rester toutes les deux avec votre micro ouvert. Avec deux micros ouverts, ça va ça va bien aller. Donc Eveline, si vous voulez bien revenir pour une deuxième question et qui est en fait votre première. On a commencé par la 5e. Je sais bien, je suis un peu toujours un peu un peu en kikquinant mais ça c’est pas OK. Et la première vous ? Oui, là je j’ai les questions donc je les… Alors lisez-nous votre première question. Alors je vous ai demandé s’il y avait des génotypes à considérer pour savoir si on a un potentiel d’os solide ou pas. Très bien, bonne question. OK j’ai j’ai… vous comprenez que j’ai voulu commencer par la densytométrie osseuse parce que c’est le commencement. OK et je vous ai pas laissé le choix. Vous faites une densytométrie osseuse sinon on ne sait même pas de quoi on parle.

Alors, les génotypes, évidemment, euh bon, l’étiquette me colle un peu euh sur le front. Euh et alors, je vais tout de suite vous donner un choc avec une info nouvelle qui n’a pas du tout été déterrée euh lors du webinaire de novembre de l’année dernière. Ah oui, j’ai oublié de dire en plus de webinaire de novembre 2024, mais de nouveau, ce sera mis en lien dans la description et si vous retournez sur ce webinaire dont je vous ai d’ailleurs donné le le lien direct et que qu’on aura aussi dans la description sur YouTube, il y a aussi deux autres vidéos que j’ai shooté sur le sujet qui sont plus courtes, qui sont peut-être plus accessibles en en une demi-heure avec un peu de Goliath et d’Oxo dedans, ce qui n’est jamais mauvais. Euh vous avez une euh un résumé en deux fois une demi-heure de ce que je mets euh beaucoup plus longtemps à décortiquer dans des webinaires. Donc en fait, il y aura en tout et pour tout quatre vidéos de webinaires, celui de novembre, celui d’aujourd’hui et deux capsules d’une demi-heure. Vous savez webinaire 2h, capsule 30 minutes, hein, c’est c’est mon vocabulaire. Et donc vous aurez 5h voire 5h30 de d’information et et qui pourraient être réécoutés parce que finalement là-dedans il il y aura plein plein de trucs. Il y a quelque chose ce soir que je n’ai pas encore montré aux foules, hein, et foule, il y a… C’est des génotypes spécifiques ceux. Voilà, ça c’est un bilan que certains laboratoires génétiques proposent. Euh ça a pu évoluer. Moi, il y a longtemps que je ne l’ai pas fait. Je vous avoue qu’il y a longtemps que je ne l’ai pas fait. Je vous… allez comprendre pourquoi. Mais enfin, il y a ce bilan qui existe, qui est relativement coûteux, mais qui couvre euh alors je vais vous montrer le détail. Donc, ça s’appelle Ostéogène. Moi, si je prescris Ostéogène à mes patients, ben je vais avoir ce rapport mais ça fait un bout de temps que je n’ai pas prescrit. Alors, il y a essentiellement cinq génotypes là-dedans. OK. Euh il y en a euh un qui est très pertinent et qui dont on va parler tout de suite. Euh mais euh c’est Mariange qui va le en parler parce que elle est elle est elle est venue avec ce ce sujet là dans sa question. Donc pour le moment, on est avec Eveline. Donc je vais je vais donner les les les quatre autres. Euh là-dedans, si vous voulez, il y a c’est assez logique le génotype du récepteur à la vitamine D, le le VDR que je demande parfois, pas toujours. Peut-être que je devrais le demander plus souvent, si vous voulez, le génotype de la du récepteur à la vitamine D, donc VDR. Bon, d’abord, il y a il y a il y a plusieurs polymorphismes possibles, hein. Celui qui est le plus souvent demandé, c’est le BSM1, mais il y en a d’autres. Alors, c’est ça qui qui rend le truc un peu confus. Enfin, bon, on pourrait s’en tenir au BSM1, peut-être que je le demande pas assez. Il est évident que quand le résultat montre que votre récepteur à la vitamine D ne répond pas bien à la vitamine D, ben en toute logique, il faut donner plus de vitamine D à ces gens-là, hein, puisque le récepteur n’est pas aussi performant. C’est ça l’idée de ce génotype. Euh bon euh donc ça c’est de toute évidence quelque chose qui est logique. Alors euh les suivants, il y a le IL6 qui est donc le le génotype de l’interleukine 6 he où il y a effectivement un risque d’ostéoporose chez les homozygotes variants. Ce sont vraiment les mauvais génotypes. Et puis alors, il y a un génotype en lien avec le collagène 1 à1, donc Col 1 oui, le génotype de 6, c’est IL6. Le génotype du collagène 1, c’est COL1A1. Bon mais vous aurez tout ça dans en description dans un lien avec dans dans le bundle, pas besoin de vous énerver à prendre des notes. Euh donc pour ce génotype du collagène, ben les g variants augmentent le risque euh d’ostéoporose. Pas persuadé que ce soit majeur, mais bon voilà, ça fait partie d’un d’une étude globale. Et alors, last but not least, avant celui dont je vais parler avec Mariange euh euh last but not least le le le génotype ER, donc ER c’est œstrogène récepteur, donc du récepteur à l’œstrogène. Voilà, on on comprend pourquoi ça va avoir un rôle et je vous rassure, on va bientôt parler d’œstrogène hein et de traitement hormonal substitutif mais ça c’est pour un peu plus tard et je vais parler de ça avec Chantal. Ça c’est le petit D. OK ? Mais avant on va finir avec le petit B. Nous sommes dans le petit B ici avec les génotypes. Bon euh voilà, c’est assez logique. Et alors l’algorithme si vous voulez qui vous est proposé, voilà, ceci est un exemple type hein qui est fourni par le labo, qui n’est pas une patiente réelle. C’est un c’est juste un exemple. Donc voilà votre résultat avec tous les tous les détails. Pour le R, il y a il y a trois sous sous-résultats, hein. Et puis euh il y a une synthèse. Je vais pas entrer trop dans tout ça parce que bon euh il y a d’autres génotypes à discuter, mais voilà, on peut faire ce ce machin Ostéogène. Je crois que ça ça pourrait quand même se justifier de nouveau si il y a une ostéoporose familiale. Parce que s’il y a une ostéoporose familiale, rien ne nous garantit quel est le point faible qui a créé l’ostéoporose dans la famille. Et alors, il y a ce qu’on va discuter maintenant avec à mon sens deux génotypes majeurs. Un seul est inclus dans ce dans ce Ostéogène. C’est celui dont on va parler maintenant avec Marie-Ange qui se prépare. Tourner cette fois votre langue dans votre bouche pour ne pas faire de lapsus compromettant. Et euh un autre qui va venir tout de suite après parce que ça c’est le petit C et ça ce sera l’intervention de Daniel que vous aviez annoncé tout à l’heure. Donc des génotypes et peut-être que dans certains cas d’ostéoporose sévère flagrant dans la famille, voir si vous-même vous souffrez d’une ostéoporose surprenante à un âge relativement jeune, c’est se dire bon qu’est-ce qu’est-ce qui ne fonctionne pas hein ? Parce que comprendre la cause de cette ostéoporose, même s’il y a des composantes génétiques, il y a toujours moyen évidemment le gène n’est jamais que 30 %, le génotype ne fait jamais que 30 % parce que dans le phénotype, il y a 70 % qui viennent de l’épigénétique. OK ? Donc on on va arranger les choses, on va arrondir les angles. Quand on quand on trouve une faiblesse génétique quelle qu’elle soit parmi ces différents génotypes, mais il y a toujours des choses à faire évidemment hein. Et elles sont logiques hein. Si vous avez un euh un problème avec l’IL6, ben il y a de l’inflammation. On va essayer de faire réduire l’inflammation. Que le le le gène du collagène que j’ai cité, ben on va peut-être supplémenter du collagène ou le ou en prendre plus que ce qu’on aurait pris. Euh bah est évident que quand le récepteur aux œstrogènes ne fonctionne pas bien, on va penser à un traitement hormonal substitutif qui est à le faire plus musclé si on peut se le permettre. Je vais en reparler. Euh et ainsi de suite. Voyez, chaque fois un un génotype problématique, il y a une réponse thérapeutique, un programme personnalisé pour rattraper le coup. Le génotype, vous allez pas le changer, mais le phénotype, donc ce qui va résulter de ce génotype, et bien on va le changer par l’épigénétique, c’est-à-dire l’alimentation. Euh bon, ici des traitements, si c’est euh des traitements de collagène et de et d’hormones d’hormones sexuelles et cetera. Donc c’est c’est très logique ce que je dis là. N’hésitez pas à investiguer et à comprendre vos génotypes.

Bon, maintenant, encore plus intéressant que ce que je viens de citer, ben c’est évidemment le génotype qui a euh titillé Mariange. Alors, Marie-Ange, pouvez-vous nous dire ce que ce génotype que vous avez bien deviné vous a inspiré et est-ce qu’il faut que nous en tirions comme conclusion ? Je vous laisse la parole, j’ai déjà trop parlé. Oui, je suppose que vous parlez du génotype LCT. Voilà. Voilà. Donc, puisque bon euh on m’a toujours dit à maintes reprises que je m’en mordrai les doigts comme j’ai écrit dans mon document parce que je ne buvais pas de lait du tout. Enfin, on d’abord, on me disait pas assez puis pas du tout hein, qu’il fallait au moins que j’en prenne deux à trois verres par jour pour éviter justement ce problème euh d’ostéoporose et cetera. Et récemment, ben bon voilà, j’ai fait mes génotypes et à ma grande surprise et bien je suis intolérante au lactose. Donc bah un peu naturellement, je ne sais pourquoi mais j’ai toujours détesté le lait. Donc voilà, je je n’en ai jamais pris. Je pense que j’ai bien fait de ne pas en prendre. En effet. En effet. Parce que ça aurait aggravé les choses plutôt que de les améliorer, hein. Voilà. Quand on est intolérant au lactose et qu’on vous force à boire du lait soit-disant pour avoir des os solides, on a grave on a grave le problème parce que on détraque tout l’écosystème intestinal, hein. Et comme on va le voir plus tard, là ça aboutit par un biais ou par un autre quand l’écosystème intestinal est perturbé. Une des choses qui va être immédiatement perturbée, enfin il y en a deux, c’est la perméabilité intestinale qui va augmenter avec des risques d’autoimmunité et d’inflammation et d’allergie. Mais euh quand l’écosystème intestinal est perturbé, c’est aussi euh bien évidemment euh la la le l’origine d’un problème de malabsorption. OK ? Et la malabsorption intestinale. Et bien c’est mon point F que personne n’a… c’est c’est intéressant parce que voyez bon c’est pas qu’on a eu des milliers de questions mais c’est je crois que ça s’est très très bien aligné puis bon il y avait aussi là des gens qui ont posé plusieurs questions dans le même… donc on a quand même un panel de questions… notre panel de questions recouvre tout tous les gros sujets sauf un et c’est la malabsorption et ça je trouve ça assez symptomatique, assez interpellant donc visiblement sans que… Ceci est la solidité d’une étude statistique euh en double aveugle sur 50000 participants, le le le le problème de malabsorption qui est une cause majeure d’ostéoporose ne vient pas directement à l’esprit. Il y a plein d’autres trucs que les gens subodorent, soupçonnent, ce dont on entend en train de parler. Et donc je vais devoir parler de la malabsorption vers la fin parce que c’est c’est ce qui n’a pas été couvert par les questions. Ceci dit, ma patiente Nadia, ça a certainement énormément joué la malabsorption parce que moi avec mon programme de médecine fonctionnelle, je lui ai remis les intestins en état et euh euh je je lui ai certainement beaucoup amélioré son absorption. Elle avait certains soucis d’ordre digestif, d’ordre digestion intestinale et cetera euh qu’elle n’a plus. Elle elle elle digère parfaitement, elle n’a plus aucun problème euh que ce soit de d’aller d’aller à selle régulièrement ou de ballonnement, de gaz, de de de douleur, de de de reflux et cetera. Et et ça chez elle ça a certainement été un très gros point, pas le seul mais très gros point… que je je sais plus résister plus longtemps ce soir sans vous révéler ce qui est quand même le pot aux roses, c’est que ce cas clinique exceptionnel de Nadia qui a des os plus solides aujourd’hui qu’il y a 13 ans ne prend pas d’œstrogène. Elle ne prend pas d’œstrogène. Elle a euh 67 ans, on a commencé à 54 + 13 et a 67 ans. Je lui en ai donné au début parce que je je devant l’ampleur de son ostéoporose, je me dis ou là là, on va devoir faire ça. Et puis on on… bon ça c’est évidemment tout tout premier bilan à 54 ans. Ça me paraissait faire partie de la solution et puis on s’est rendu compte que finalement bon on a diminué puis on a fini par arrêter et puis elle a aucun… enfin elle a des tests parfaits de… si j’ai le temps je vous les donnerai en détail. Donc cette Nadia, un résultat extraordinaire, passée de d’ostéoporose très significative à quasiment un os normal, pas de traitement de stradiol. Donc c’est bien la preuve que les hormones sexuelles en tant que telles ne sont pas la panacée mais vont aider énormément certains cas. Peut-être ceux où les génotypes là sont pas favorables plus que d’autres. Euh et donc chez Nadia, un élément clé clé clé clé c’était de corriger les intestins et d’améliorer l’absorption. Bon, je vais refaire la parenthèse mais je voulais déjà mettre ça sur le tapis parce que si vous voulez tout ce que je suis en train d’avancer hein, ça j’avance différents pions. Ça ressemble plus à une partie d’échecs maintenant qu’à un jeu télévisé des années 80 mais euh c’est toujours la même chose, c’est multifactoriel. Et donc les solutions doivent absolument toujours être personnalisées sinon c’est du n’importe quoi. Et moi je ne suis pas pour donner toutes les hormones à tout le monde. Bon c’est pas ce que je fais. Médecin anti-âge font ça. Ils vont vous vendre l’idée que probablement que de donner toutes les hormones à toutes les femmes dans ces tranches d’âge là. Bah ça sera bon pour la densité osseuse. Mais mais primum non nocere, d’abord ne pas nuire et moi je donne pas toutes les hormones à fond à fond les manettes à toutes les femmes. Bon fin de la parenthèse. Alors Marie-Ange, deux trois petits commentaires autour de autour de ça. J’ai commencé par en donner un en disant que ben si vous êtes intolérante au lactose, le lait va aggraver les choses et pas les améliorer puisqu’on va mettre le bazar dans votre écosystème intestinal et et pas un peu. Euh ce qu’on vous a dit que vous me remettez dans le le le courriel deux à trois verres de lait par jour, seigneur ouf. Bon bref euh no comment euh mais ça va plus loin que ça. C’est-à-dire que les preuves scientifiques solides euh comme quoi les produits laitiers préviennent ou corrigent l’ostéoporose manquent. Alors si vous voulez, je vous renvoie à à mes webinaires sur les produits laitiers ou capsules sur les produits laitiers. Il y en a plein sur la chaîne. Je vais pas redire ce qu’on y a dit. Les les laitages et l’ostéoporose. Euh je sais pas comment je vais vous le dire. Euh non, c’est complexe pour expliquer le pourquoi, le comment. L’épidémiologie est tout à fait euh incontournable. Euh je veux dire au niveau mondial, les populations qui boivent du lait, enfin on va surtout dire les femmes en âge de ménopause et cetera qui ont bu du lait tout ça, ben euh on fait font plus d’ostéoporose que les femmes qui n’en boivent pas. Alors, vous allez me dire « Oui, mais elles ont au niveau euh mondial des souvent des origines ethniques différentes qui peuvent évidemment expliquer des différences. » On est bien d’accord. Mais vous savez, c’est quand même pas très convaincant d’essayer de nous faire avaler que pour ne pas avoir d’ostéoporose, il faut prendre des produits laitiers alors que ce sont les femmes qui prennent des produits laitiers qui ont le plus d’ostéoporose au niveau universel. Moi, j’ai du mal avec ça, hein. Et puis a la fameuse étude des infirmières américaines, qui la one million year study parce que ça a duré 12 ans, il y avait 85000 infirmières. Bah, c’est les buveuses de lait qui ont fait plus de fractures que les non buveuses de lait. Alors vous pouvez me dire ben c’est une c’est le hasard statistique mais quand on a à faire une étude qui correspond à 1 million d’années patient 85000 x 12 hein, on est proche du million… dire que c’est des biais ou que c’est des ceci c’est des cela, j’ai quand même du mal. Donc de toute façon, les explications existent euh mais elles sont complexes et on a abordé ça dans les webinaires sur les produits laitiers. Je reviens pas là-dessus parce que c’est pas le sujet du jour. Bon, en tout cas euh voilà, le conseil qu’on vous avait donné Marie-Ange n’était de toute façon pas bon et à vous ben il convenait encore moins puisque surtout pas à vous mais les autres non plus si je peux me permettre d’aller aussi loin.

Alors dernière chose avec ce sujet là, on va passer au petit C parce que bon voilà il faut qu’on avance. Euh alors, vous avez cité l’acronyme du génotype comme étant LCT. Bon, je sais pas pourquoi euh je dois travailler sur ça justement euh très bientôt. Euh euh pas ce weekend qui vient, le weekend d’après, il faut absolument que je je crée un un récapitulatif. D’abord par moi parce que pour le moment je suis pas tout à fait euh à la hauteur mais maintenant systématiquement on demande plus le LCT, on demande le MCM6. Donc apparemment, il y a deux gènes qui sont directement liés et en fait la variation euh génique sur le LCT découle du polymorphisme sur MCM6. Donc plutôt que de parler de LCT qui est la conséquence, on tend aujourd’hui à demander le polymorphisme sur MCM6. Euh mais qui de toute façon va déboucher sur le polymorphisme LCT qui était celui qu’on préconisait avant. Bon, on parle de la même chose mais ça complique un peu le bazar. surtout que les résultats, si vous regardez les résultats LCT et les résultats MCM6, c’est les mêmes lettres, sauf que c’est l’inverse. Donc moi, j’ai du mal parce que comme je demandais avant le LCT et si je me trompe euh les G les G étaient tolérants et les A étaient intolérants. Et maintenant que je demande le MCM6, c’est exactement l’inverse. Bon, c’est pas c’est pas fait pour aider. Enfin bon, peu importe. Pour l’intolérance au lactose, méfions-nous de cette histoire de résultat avec les génotypes en en deux lettres, hein. Sauf sauf sauf… Alors là, attention hein, je je je réclame votre attention très précise. Euh alors, je je on on a on va on va dire qu’il y a deux lettres. Il y a A et G. Quel est le cas ? Et et et il y a de quoi s’y perdre parce que selon c’est LCT ou MCM6 ou peut-être selon le laboratoire euh on on sait pas si c’est bien d’être A ou si c’est bien d’être G. Quel est le cas où on est sauvé où on sait qu’on est tolérant en lactose ? Il y a un cas bien précis. Avec quelle lettre ? Bon, je veux bien je veux bien voir le chat. J’attends j’attends sur le chat. Et l’ordre, peu importe, quel est le génotype qui nous dit « Ah,

Ça va ? Je vous dis, je sais pas si c’est A qui est bon ou G qui est bon, parce que ça va dépendre, dépendre, mais il y a forcément un génotype qui sauve la mise.

Bon, Daniel, elle dort. Daniel, quoi ? Il se fait tard, évidemment, mais bon, je vais pas attendre trop longtemps. Je vous sens perplexe. Ah ben voilà, Aurélie, bravo, bravo Aurélie. Ah là, euh AG ou G, parce que si vous avez deux lettres différentes, c’est hétérozygote. Ça c’est quand même simple, hein, dans les génotypes, parce que les gens me disent « Ah Mouton, j’ai CT, c’est quoi ? » Je dis CT ou AG ou peu importe, il y a tous les mélanges possibles, imaginables et surtout qu’on peut utiliser aussi les lettres qui correspondent aux acides aminés. Alors là, on a plein de lettres à disposition, mais si vous avez deux lettres différentes, c’est forcément hétérozygote. Ça sert à rien de me poser la question, mais deux lettres différentes. Homozygote, c’est quand les lettres sont les mêmes, qu’on ne sait pas de quel côté on est. Est-ce qu’on est ancestral ou moderne ? Est-ce qu’on est sauvage ou variant ? Mais si vous avez deux lettres différentes, c’est hétérozygote. Et pour le lactose, c’est bingo, parce que si vous êtes hétérozygote, vous êtes tolérant au lactose. Il suffit d’une copie de tolérance pour être tolérant au lactose. Et donc quand vous avez de la différence, vous avez votre copie de tolérance. Quelle s’appelle A, qu’elle s’appelle G, on s’en fout, vous êtes sauvé.

Peut-être un dernier point pour l’intervention de Marie-Ange, voyez qui, qui, qui soulève tout un tas de considérations très intéressantes. Euh, elle nous a dit : « Je vais lui profiter pour lui rendre la parole parce qu’elle a été boire un petit coup. » Bon, de quoi ça ? Je… Non, non, j’étais… j’étais mettre mon chien ailleurs. Ah ben vous n’entendez ? Ah oui, pour ne pas qu’il… bois. Euh oui, elle a… bois… euh… elle. Oui, elle… vous aurez pu le montrer aussi, enfin vous la montrer. Mais bon, euh c’est… c’est bon. C’était quoi maintenant que je voulais souligner ? Euh alors c’était quoi ? Euh euh ouais, c’est… c’est bien beau les digressions, hein. Bon, un petit coup d’eau. Euh oui, c’est… c’est donc que ça vous a fort surpris. The… vous êtes fort surprise d’être intolérante. Pourquoi ? Oui, tout ça. Pourquoi ? Bah parce que je ne m’en suis jamais rendu compte. Je… je me prenais pas… de… de l’étage, mais par contre du fromage et cetera. Bon, des… Mais euh pourquoi au niveau conceptuel, je veux dire, qu’est-ce qui fait que c’est surprenant que vous qui êtes… Ah ben parce que je suis d’origine, je suis… je suis de… je suis d’origine purement… mon papa est purement… Ma maman euh habite dans les Fagnes. Qu’on est… on est vraiment de… de Belge… désolé pour le chien… et donc… et donc ben voilà, je veux dire, j’ai pas d’origine étrangère qui aurait pu donner… et ça c’est très intéressant parce que depuis que j’ai… donc vous avez mon… mon livre là, je mange selon les… les… je mange selon mes génotypes que je vends beaucoup en… avec Julie, hein, Luré qui est ma coautrice, on en vend, mais alors on commence à penser à être un peu surpris des ventes, je vous avoue, parce qu’on réimprime tout le temps. Bon, je dis pas que les presses tournent jour et nuit, mais enfin, on réimprime, je veux dire, beaucoup plus que ce qu’on imaginait au départ. Euh, on a quand même imprimé le triple de ce que l’imprimeur voulait imprimer au début, quand même triplé déjà en… en 7 mois, pas trop mal.

Bon donc si vous voulez, depuis que… dans le livre, pour des raisons quasiment euh de présentation, je me suis dit bon, les génotypes dialimentaires, hein, je mange selon mes génotypes. Bon, trois ça fait un peu minable, il m’en faut quatre et il était logique de mettre le génotype qui concerne le lactose. Sauf que dans le livre c’est LCT, c’est pas MCM6, dans le livre, ou à peine évoqué, je ne sais même plus. Parce que bon, c’était fait au moment où le MCM6 n’était pas encore sur le devant de la scène, mais ça revient au même, hein. Et puis j’ai oublié de conclure tout à l’heure. Donc les labos chez qui vous demandez vos… vos… votre tolérance au lactose, le labo doit vous répondre. Il peut pas se contenter de vous donner des lettres. OK ? Vous allez pas me dire : « Mais voilà la réponse du labo, vous me donnez… » Mais je dis oui, mais la réponse est liée à un laboratoire que vous avez payé pour obtenir euh votre génotype de tolérance au lactose qui ne vous dit pas si vous êtes tolérant au lactose ou pas, vous ne les payez pas. Vous leur réclamez les sous. C’est la première chose qu’ils doivent faire si vous donnez la conclusion, parce que vu que c’est un peu fumeuse cette histoire avec les deux génotypes liés et les lettres qui partent dans tous les sens, ils vous disent… parce que vous… moi, je reçois des pleins de questions, y compris des commentaires YouTube. Ah docteur Mouton, hein, pour le lacto, je suis à A ou GG. Ben je sais rien vous dire avec… je sais vous dire que si vous avez deux lettres différentes, ça oui. Mais si vous me dites AA ou GG, ça dépend du labo, ça dépend du génotype puisqu’il y en a deux. Donc vous devez exiger la réponse. On vous dit : vous êtes tolérant, basta, vous êtes tolérant ou l’inverse.

Bon, donc cette histoire de livre, je me suis dit il y a trois génotypes qui influent massivement sur l’indice lipidoglucidique qui est en fait le glucidolipidique. Bon, c’était bon, c’est pas très bon goût, mais bon, peu importe. Le rapport entre les glucides et les lipides qui est fondamental pour les diètes humaines. Il y a trois génotypes qui ont un impact majeur là-dessus. C’était ça l’idée du livre. Mais à partir du moment où c’est : je mange selon, c’est logique d’inclure le génotype du lactose parce que ça change quand même la diète si on peut ou on ne peut pas consommer du lactose. Et donc je me suis dit : je vais mettre le 4e. C’est parti comme ça. En plus, c’était trois, ça faisait un peu… hein… un peu léger. Quatre, je trouvais que c’était déjà un peu plus convaincant. Et puis l’étape suivante qui est venue, parce que je… ce que je vous dis ici, je ne pense pas que j’ai jamais dit ça dans une… dans une vidéo quelque part. Donc c’est le moment, c’est l’instant. Euh donc je… 4 c’est quand même mieux. Puis je me suis dit bon, 4 ça commence à faire cher. Est-ce qu’il y a pas moyen de négocier avec le laboratoire génétique un deal, hein ? C’est un peu tendance les deals, bon deal, mauvais deal. Bref, un deal qui ferait que on aurait les quatre génotypes pour le prix de 3, à peu près arrondi. OK. Et donc c’est pas moi qui l’ai fait, mais j’ai… j’ai suggéré de négocier ça avec le labo qui a accepté, parce que je dis : bon ça va être répétitif, vu que c’est les quatre du livre, ça va être répétitif, on va tout le temps vous demander les quatre. OK. Et ainsi fut fait. Et donc depuis, ben moi je reçois plein, notamment tous mes nouveaux patients et les anciens, on complète s’il faut compléter. On a les quatre génotypes. Qu’est-ce que ça change ? Ça change que dans le temps, j’aurais toujours exigé les trois génotypes qui influent sur l’indice glucidolipidique et donc sur la répartition des lipides, glucides qui est fondamental pour établir une diète qui fonctionne chez un individu donné. Mais j’ai été dans l’état d’esprit de Marie-Ange. Je me disais par exemple, imaginez que euh elle aurait pu être ma patiente il y a quelques années, pas longtemps, il y a 2 ans, 1 an, 2 ans. Euh en fait mes collègues qui la voient… donc voilà, mais imaginons, je me serais dit deux parents ardennais, hein, les ardennais les connaissant. Bon, à l’époque il n’allait pas en vacances au Congo, hein. Enfin, part les Ardennes à la rigueur, peut-être les ceux qui sont du côté de Bruxelles et cetera, peut-être qu’ils avaient plus de voyages… le bref… je me serais dit : mais elle est… elle est nécessairement tolérante au lactose. Et maintenant que je dis : non, non, non, ça c’est assez rigolo avec ce truc là, je vais rechercher des… des patients que je suis… alors le sommet du sommet du sommet, c’est une patiente anglaise qui est une actrice connue, fille de deux acteurs anglais emblématiques que je ne vous citerai pas, son père et sa mère que je soigne depuis 14 ans qui est intolérante au lactose. Gênant. Alors, ce que je ne savais pas, c’est que son père euh un de ses grands-parents du côté paternel est d’origine assez exotique, donc ça… ça je savais pas, alors que c’est sur Wikipédia en long et en large, mais j’ai pas exploré moi l’arbre généalogique de la famille. On a toujours supposé, présupposé qu’elle était tolérante au lactose. Elle ne l’est pas et elle a des intestins pourris. Qui est coupable ? Moi, 14 ans sans jamais vérifier qu’elle est intolérante au lactose. Donc… donc l’erreur qui aurait pu être faite, mais qui n’a pas été faite, hein, grâce à son médecin fonctionnel chez Marie-Ange, c’est de passer à côté de sa intolérance au lactose. OK. Donc ça c’est tout à fait nouveau pour moi. Il y en a plein. Ah c’est vous qui avez demandé peut-être ? Ah non, non, non. Justement là, dans ce cas-là, je lui avais dit que j’allais faire les trois et que je lui ai dit : « Le LCT, on peut le mettre sur le côté, c’est pas nécessaire. » Et il m’a répondu justement : « Ben, c’est celui qu’il faudrait peut-être faire en priorité. » Et donc je dis : « Ben si vous le dites, alors on le fait quand même. » Mais j’étais persuadé que il y avait aucun problème de… écoutez, c’est… j’ai pas à vous jeter la pierre, j’étais tout aussi persuadé, il y a encore peu, et alors maintenant il sort des intolérants lactos partout. Alors ma patiente anglaise, c’est moi qui ne connaissais pas suffisamment l’histoire familiale, alors qu’elle est connue quasiment du grand public, mais enfin c’est une génération quand même, ses parents grands acteurs britanniques connus, mais bon c’est bon, ça… c’est quand même du bien dans le siècle dernier, donc je connaissais pas tous les détails, euh… mais maintenant ça sort de partout, parce que au début je me dis : oh le Massif Central, zone dangereuse en France, sauf que maintenant ça c’est vachement élargi. Il y en a dans la vallée du Rhône, il y en a dans le nord-est, il y en a vers la côte atlantique, il y en a dans le nord, il y en a partout et maintenant il y en a même dans les Ardennes belges. Alors ça… ça on est vraiment tombé bas, hein, parce que dans les Ardennes belges, aurait dit là c’est tout à fait… Donc ce que je constate aussi, ça je ne l’ai dit nulle part non plus, mais je le redirai parce que c’est très important. C’est vrai qu’on voit plein de… de… de génotypes lactose hétérozygotes. Il y en a plein des hétérozygotes. Mais s’il y a plein d’hétérozygotes, excusez-moi, mais quand une femme hétérozygote décide de faire un enfant avec un homme hétérozygote, excusez-moi, il y a quand même une chance sur quatre que l’enfant né de cette union soit intolérant au lactose. Et c’est d’ailleurs exactement ce qui est arrivé à Marie-Ange. Voilà. Donc ça nous renvoie à ce moment, hein, tout à fait particulier où c’est… cet homme et cette femme étaient hétérozygotes à… à… à minima, parce que bon, on n’est pas encore certain qu’il y en a pas un ou les deux qui sont eux aussi intolérants au lactose, mais donc voilà, il y a beaucoup d’hétérozygotes, c’est un fait, et donc forcément il y a beaucoup de… de… de… d’intolérants dont les parents ne soupçonnent rien, parce que les parents, s’ils sont hétérozygotes, ils sont tolérants. Vous comprenez le problème ?

Assé avec le lactose, MCM6, LCT… vérifier, vérifier, ne présupposez pas, parce que je vais vous dire une chose, si vous êtes déjà dans l’erreur, je demande si je ne vais pas dire l’horreur qui consisterait à euh vous dire que euh il faut boire du lait pour prévenir l’ostéoporose. Bon, c’est déjà mal barré, hein, si vous me permettez. Mais si en plus vous croyez être tolérant au lactose et que vous ne l’êtes pas, ben vous… vous… vous faites tout à fait l’inverse de ce que vous essayez de faire. Donc c’est tout à fait ridicule.

Alors, une dernière chose parce que ça me revient… extrémiste parce qu’on va avancer au petit C et donc Daniel peut se mettre dans les starting-blocks. Euh je vois qu’elle est… Oui, là elle est… Alfreddi. Euh [Musique] le… si vous voulez ce que moi je trouve aussi assez interpellant, euh c’est que euh les… tout… tout ce… tout cet algorithme qui rapproche avec intervention lourde de l’État, hein, avec des conflits d’intérêt avec le lobby de l’industrie laitière qui joue énormément en toile de fond et cetera. Euh donc on… on pousse les gens à consommer des laitages pour leurs os… quand même très questionnable sans se poser la question de savoir s’ils sont tolérants ou pas au lactose. Parce que on est presque en train de dire : si vous êtes des Français de souche ou des Ardennais de souche, euh ben c’est bon, alors que ça ne l’est pas. En tout cas, on a aucune garantie, mais euh on… on… on oublie une chose très importante et c’est là que Marie-Ange est un cas très intéressant. Elle n’aime pas le lait. Juste ça… ça… Oui. Ah non, j’ai toujours eu un dégoût depuis… depuis enfant, hein. Toujours. Et c’est ça que je voulais reprendre et insister lourdement parce que c’est très important. Les enfants qui ne veulent pas boire de lait, je vous fiche mon billet. Je peux quasiment vous garantir qu’en général ils sont intolérants. Le problème c’est que les parents ne veulent pas en entendre parler, hein. Et alors euh… euh un peu comme je… j’engueule mes… mes capricieux quand il ne mange pas ce que je voudrais qu’il mange, hein. Euh : « Tu… tu finiras ton verre de lait, sinon tu restes à table jusqu’à ce que tu aies fini avant d’aller jouer. » Enfin bon, c’est un peu année 1960, on est même plus dans les années 80, dans les années 60. Enfin bon, moi qui suis né en 57, c’est quand même un peu ce qu’on entendait à ces époques-là. Voilà, on est censé boire son lait et il fallait boire son lait. Et donc les enfants qui ont un bon instinct, ben on en a obligé beaucoup à… à… à consommer du lactose alors que eux ressentaient très bien que c’était pas pour eux et donc il n’aimaient pas. Donc… et moi je retrouve ça dans des anamnèses parmi ces gens à qui j’apprends qu’ils sont intolérants au lactose, ils me disent : « Ah mais voilà, mais moi j’ai jamais aimé moi ce… ces trucs-là. On m’a forcé à… on m’a forcé à… à… à prendre ça, mais moi je n’aime pas. Je n’aime pas. » Alors si vous voulez, surtout les enfants, ils ne vous disent pas : « Oui, ben bon, j’ai des gaz, éventuellement ma muqueuse intestinale devient plus poreuse. » C’est pas ce qu’ils vous disent. Ils vous disent : je n’aime pas. Il vous donne pas nécessairement des symptômes. En plus, il y a pas nécessairement des symptômes. Il peut y avoir espèce de… d’instinct de… de… euh… de… bah on va revenir à Goliath là qui… qui se prend un bon roupillon qui prépare sa sortie nocturne qui va… qui va pas être triste parce que il me met des sorties nocturnes. Ça dure 1 heure. Alors moi je vais dormir un peu plus d’une heure. Lui il s’en fout parce qu’il fait la grasse matinée. Demain, demain, j’ai une journée pleine de consultation, vendredi aussi. Bon, bref, mais toujours est-il que c’est ces… ces instincts, que ce soit des enfants ou des… des Goliath, a énormément d’instinct. Si… s’il n’aime pas, c’est pas pour lui, il va jamais y toucher, vous voyez. Donc il faut respecter les… les dégoûts des… des enfants en particulier quand il y a un soupçon sur le lactose. Et puis bon, si on veut vraiment en avoir le cœur net pour voir si c’est pas un caprice, est-ce que vraiment c’est légitime et cetera, ben on peut imaginer, sans que ce soit de la surmédicalisation, de faire un test salivaire avec le MCM6 alias LCT et on en a le cœur net, hein, parce que imaginez que euh deux parents qui savent qu’ils sont euh hétérozygotes, on va dire ça. OK ? Il y a un enfant sur quatre qui va être intolérant au lactos statistiquement parlant. Imaginons qu’ils ont quatre gosses. Bon mais les quatre gosses peuvent tous être tolérants ou tous les quatre intolérants parce que c’est la grande loterie, hein, mendélienne de l’hérédité. Donc est-ce que c’est choquant ? Est-ce que c’est de la surmédicalisation de se dire : bon on va mettre… pas… pas quand ils sont dans le berceau, hein, mais bon des… des enfants en âge d’école ou des jeunes ados et cetera qui sont… il y en a certains qui commencent à avoir un peu des symptômes, des boutons, des trucs, des machins, euh… ou des selles pas… pas géniales et cetera, c’est super banal, ou des… des douleurs abdominales chez des enfants en âge d’école. Alors est-ce que c’est des vraies douleurs abdominales ou est-ce que c’est pour ne pas aller à l’école, hein, qui vous raconte des salades ? Et bien pourquoi pas éventuellement faire un test salivaire. On est en 2025, on fait un test salivaire MCM6, on sait… salivaire, on crache dans un petit pot, on paye 60 boules une fois dans la vie de l’enfant et de l’adulte qui viendra. On va jamais devoir refaire le test. OK. Bon voilà, assez avec cette histoire de lactose et tout ça, on passe au petit D, au petit C. Bon, évidemment, au petit C avec Daniel. Alors ou… bon exit Éveline et Marie-Ange, hein. On en a assez entendu parler de ces deux-là. Oui, merci docteur. Question… merci à vous, hein. Merci à vous. Voyez, c’était… c’était bien. En plus vous étiez là un peu en… en duo, hein. Euh c’est le moment de la chanson. Donc un duo, hein, à partir du moment où on chante bien, c’est pas mal. Bon, maintenant on a Daniel à ne pas confondre nos Daniel parce qu’on en a deux, mais c’est Daniel qui va prendre la parole. Et alors ce qui m’intéresse Daniel, c’est que vous nous… nous donniez votre première phrase de votre email si vous l’avez sous les yeux, parce que c’est de ça qui va s’agir. Après je reviendrai sur le reste.

Et bien bonjour docteur Mouton. Bonjour tout le monde. Euh alors moi, on m’a découvert une ostéoporose sévère suite à une fracture. Euh évidemment, j’avais jamais entendu parler d’ostéoporose, même si après euh j’ai su que ma maman était également atteinte d’ostéoporose, mais jamais on en a parlé. De plus, euh en 2013, euh on m’a diagnostiqué également une hypothyroïdie. Bon, je l’avais certainement avant, mais bon, ça s’est vu en 2013. Depuis 2013, j’ai eu des traitements successifs. Actuellement, je prends du TCAPS et euh un matin, je prends du 50 microg et puis euh le lendemain, c’est 75. Voilà, pour l’instant, j’en suis là.

OK, très bien. Alors, je vais un peu… je vais un peu euh décortiquer tout ça. Donc euh très intéressant en 2013, alors que vous avez a priori, je dirais 51 ans. C’est juste mon calcul. Juste, c’est juste. Merci. Oui. Bon ben vous en avez 63 aujourd’hui, alors c’est pas très… Bon, faut quand même le faire en direct. Oui, peut-être. Bon, donc on vous découvre une hypothyroïdie. Qu’est-ce qui a fait qu’on est arrivé à ce… à ce diagnostic ? Vous étiez fatigué ou vous étiez… Absolument. Oui. Oui, j’étais fatiguée. J’ai fait vraiment des moments et pourtant je me suis jamais écouté. Mais justement donc c’est là que en faisant de la TSH, on a vu que il y avait un dysfonctionnement. Après, j’ai une échographie, donc j’ai euh… j’ai toujours ma thyroïde, mais euh c’est… elle est très très petite. Enfin, c’est complètement… il y a plus grand-chose, quoi. C’est atrophié. Ça c’est intéressant. Ça c’est intéressant. Voilà. Euh, notez bien, notez bien. Tout le monde a entendu. Euh et thyroïde très petite, très voilà. Ou hypotrophique. Oui. Voilà. Et puis bah les symptômes c’était les cheveux qui tombent, la peau très sèche. Euh bon voilà donc à partir… Oui. Classique, mais jamais j’ai pu trouver un traitement qui me… qui… enfin qui soit… qui soit… qui soit durable quoi. Donc euh depuis quelques temps, je suis comblée parce que j’ai… j’ai beaucoup d’espoir. Pas… on n’a pas… on n’a pas prémédité ça, hein. Je… c’est… on absolument pas. Et… et donc j’ai lancé la batterie des… enfin grâce aussi à l’aide de euh… de… d’un ami. Donc… Apo… les quatre génotypes, amylase salivaire, le LCT et DIO2, là qui va me donner certainement des informations. Voilà des… parce que Daniel, vous êtes… vous êtes notre interprète. Alors ce soir, c’est pas des interprètes qui chantent, c’est des interprètes qui nous donnent des pistes, mais on est un peu dans… dans toute cette ambiance de jeux télévisé ou de… ou de… ou de… enfin oui, bien à quoi je fais allusion. Et euh donc DIO2, ben il est évident que je vais rebondir là-dessus et que je vais vous parler du DIO2, hein. Mais avant… avant d’en… avant d’en arriver là, à quel âge avez-vous été ménopausée ? Euh 53 ans. OK. Donc un peu après la détection de cette hypothyroïdie. Voilà. OK. Je pense que c’est intéressant de le souligner. Bah de toute façon, bon c’est pas très étonnant puisque c’est un peu après la cinquantaine, mais euh au moment de la bascule en ménopause, il y a…

Souvent, très souvent, une baisse de l'activité thyroïdienne, modeste. Donc chez vous, à mon avis, c'était bien pire que ça.

Beaucoup de femmes qui ont une thyroïde plus ou moins correcte et, au moment où on est vraiment dans le feu de la bagarre de la périménopause, la thyroïde est presque toujours plus basse. À tel point que quand on corrige cette thyroïde qui est en pleine, en plein doute, vous voyez, c'est un peu se dire "Ou là, qu'est-ce qui se passe ici ?" Beaucoup de changements. Enfin bon, je… c'est une description imagée, mais on n'a pas une explication qui tient à la route pour justifier le lien, mais le lien, il est là quasiment systématiquement. Il y a un lien où, quand la périménopause arrive vraiment au cœur de l'actualité du moment, euh on vérifie la fonction thyroïdienne qui était peut-être déjà suivie auparavant, qui était plutôt satisfaisante, il y a une baisse. OK.

À tel point que, quand moi je vois ça par une approche fonctionnelle, donc c'est pas une approche binaire de dire "Oh, vous avez un problème de thyroïde, vous n'en avez pas." Non, je vois où votre thyroïde, d'habitude, elle est mieux que ça. On va lui donner un petit soutien, pas si c'est hormonal, c'est très très light. Parfois, c'est avec des extraits, sans prescription du GTA, corriger tous les cofacteurs peut-être de manière plus agressive, et cetera. Euh et bien euh les ces femmes-là qui sont déjà avec des règles irrégulières et avec des symptômes, hein, qui commencent à ressembler à ceux de la ménopause, et cetera, elles repartent dans une fonction thyroïdienne normale et parfois pour un an ou deux. Donc le lien est énorme entre tendance hypothyroïdienne et bascule vers la ménopause. Alors chez vous, je crois que c'est… je crois que c'est plus que ça parce que bon, ces femmes-là n'ont pas une thyroïde petite et n'ont pas autant de symptômes, et cetera.

Est-ce que vous vous souvenez à combien était votre TSH à l'époque, le maximum que vous avez eu ? Est-ce que vous vous souvenez ? Euh ben j'ai… j'étais euh au-dessus des chiffres… j'avais fait un… j'avais fait un diagramme. Attendez, non, je sais plus. C'est pas… j'aurais dû… pendant que je… pendant que je pérore, vous pouvez chercher… Oui, mais pendant que je… vous pouvez aller rechercher cette donnée-là. Ce serait intéressant de savoir est-ce que vous étiez à 5, à 6, à 8, vous voyez. Bon bon, il y a… il y a des hypothyroïdies qui se déclarent avec des TSH à 100, hein. Bon, il y a un peu tous les cas aussi, hein. J'ai pas ça sous la main. Non, mais en plus, prenez votre temps parce que bon, moi j'ai des choses à dire pendant ce temps-là, vous pouvez regarder. Bon donc chez vous, c'est quand même une hypothyroïdie franche puisque les symptômes sont flagrants, hein, et que l'échographie montre une thyroïde qui est pour le moins hypotrophique. Si… Oui oui, voilà, oui oui, tout à fait. Et alors là, déjà je vais faire une première collection. Vous avez retrouvé le TSH ? Non, j'ai pas retrouvé le tage, mais je me… je me… enfin dans mes souvenirs, j'avais fait un… j'avais fait un diagramme euh sur toutes les années avec les prises et cetera et je sortais beaucoup des… presque on approche… enfin notre fourchette euh va à 4, je sais plus combien… enfin presque 5 ou 4 et demi… voilà, c'est ça… et même avec les traitements j'étais souvent vers le haut… quelquefois j'en suis sortie aussi… et donc on ajustait à chaque… chaque fois… les… par… l'autre… sorti par le haut… trop haut… toujours trop haut… oui, c'est ça… le chiffre était trop haut… c'est-à-dire que ben j'étais bien en hypothèse… alors je… je rebondis là-dessus parce que la TSH… donc bon, selon le laboratoire, en général, la limite supérieure c'est entre 4 et 5, OK, ou entre… on va dire 4 et demi pour contenter tout le monde. Mais parfois c'est 4, parfois c'est 5. On voit un peu de tout. Aux États-Unis, on… on peut voir une limite déjà plus stricte à 3, hein. Donc ça veut aussi dire que entre 2 et demi et 4 et demi, il y a une zone grise où il y a un doute. Ça veut vraiment pas dire hypothyroïdie mais ça ne veut vraiment pas dire non plus pas d'hypothyroïdie. Zone grise entre 2,5 et 4,5. Oui. Je peux aussi dire, pour le… le formuler de manière différente, que si vous avez une TSH de 2,8… j'ai dit 3 parce que si c'est 3,2 aux États-Unis, on va vous dire "Ah, vous êtes hypothyroïdien." Enfin, peut-être pas tous les médecins, mais il y en a qui… mais on va dire 2,8. Bon euh ça pourrait être une forme d'hypothyroïdie à… à approfondir, mais ça pourrait être aussi une thyroïde normale. Ce qui va évidemment faire beaucoup la différence, c'est de savoir si une TSH de 2… de 2,8 fouette suffisamment votre glande thyroïde pour qu'elle fasse des taux d'hormones satisfaisants.

Donc déjà pour… c'est une petite digression ceci mais c'est tellement important, il y a tellement de carnage là-dedans… quand vous avez T4 libre, T3 libre. OK, le minimum minimum room pour évaluer la thyroïde. Ne venez pas me dire qu'on évalue une thyroïde avec la TSH. Ça, c'est de la vaste foutise. Alors vous allez me dire : "Oui, même mon médecin il n'accepte de faire que la TSH." OK, il a des limites imposées par la Sécu. Les budgets ne sont pas extensibles, ça je vais bien comprendre. Vous demandez au laboratoire, quand vous allez faire la prise de sang prescrite par votre médecin, vous dites : "Moi, je veux en plus T4 libres et T3 libres." Le laboratoire vous dit : "Non, vous les envoyez chier !" Mais bien sûr ! Oui. Bien bien haut, bien fort dans le hall là. Alerte, toutes les secrétaires, tous les gens qui attendent, qui font leur file derrière vous, vous les envoyez chier, vous allez ailleurs. OK ? Si vous demandez en payant – je parle aux Français, les Belges ils peuvent pas, mais les Français ils peuvent – vous ajoutez T4 libres, T3 libres, ça coûte pas grand-chose. Et là, on… on a une donnée décente. La TSH seule, c'est indécent, sauf… sauf si elle est super. Même… même, c'est indécent. OK ? Parce que si vous faites cette démarche-là, c'est qu'il y a un doute. S'il y a un doute, la TSH seule ne suffit pas. Mais donc imaginons c'est TSH à 2,8. Si vous avez T4 libres et T3 libres et que ces deux hormones sont plutôt dans la moitié supérieure des normes données par le laboratoire, qu'est-ce que ça veut dire ? Ça veut dire que votre hypophyse donne un petit peu de… de… de coup de cravache à votre thyroïde, mais votre thyroïde répond puisque les hormones sont dans la moitié supérieure des normes. Euh ça peut faire partie de fluctuation normale parce que après ça ben tout va se calmer un peu, puis l'activité diminuer, puis les hormones vont un peu diminuer et puis on va repartir dans la fluctuation suivante. C'est pas des lignes droites tout ça, c'est des cycles, c'est fluctuant. D'ailleurs, même le taux TSH c'est très fluctuant puisque la TSH est secrétée par l'hypophyse sous forme de bolus toutes les 7 minutes. Alors bon, vous allez faire quoi ? Vous allez faire une prise de sang toutes les 30 secondes et faire un graphique ? Non, ça dépend comment vous tombez. Si vous tombez tout de suite 7 à 8 minutes, si vous tombez tout de suite après le bolus, évidemment votre TSH est plus haute. Si vous êtes en fin de cycle juste avant le bolus suivant, votre TSH est plus basse. C'est la même thyroïde, c'est la même personne et votre TSH, elle peut fluctuer fortement. Donc il faut regarder plus que cette foutue TSH.

Mais si à l'inverse votre TSH est à 2,8 pour reprendre le même exemple et que vos deux hormones T4 et T3 sont vers le bas des normes, là vous avez une situation où l'hypophyse cravache votre thyroïde, elle ne répond pas. Ça c'est déjà suspect parce que c'est la preuve que… non mais c'est suspect alors que la situation inverse est beaucoup moins suspecte. Donc vous devez toujours regarder tout ça. Puis alors le nec plus ultra, mais bon là je sais qu'il y en a qui décrochent parce que dès que c'est mathématique… je parle de mathématiques de l'école primaire… bon à la… à la rigueur du premier cycle du secondaire… bon pour être quand même correct, premier cycle du secondaire… vous calculez les percentiles. Comment est-ce qu'on calcule le percentile de la T3 libre et de la T4 libre ? On regarde la différence dans la zone de référence respective. Laurence, ne rigolez pas parce qu'à la fin, je… je vous donne le micro et je vous donne un exemple et vous devez nous calculer à tous en direct les percentiles. Attention, ça arrive, hein. Faites… entraînez-vous parce que je parle très sérieusement. Euh donc euh vous calculez la zone de référence, donc le maximum moins le minimum pour les deux et c'est des unités différentes, c'est des chiffres différents. Vous avez une zone et puis vous regardez où vous tombez dans cette zone de référence et vous faites une règle de 3. OK ? Bon alors on va faire simple. Imaginons que la différence entre le maximum et le minimum, hein, est de… est de 100. Euh évidemment, il faut partir du minimum. Où est-ce que votre valeur arrive ? 32 unités au-dessus du minimum, percentile 32. Imaginons que ça… c'est la T3 et la T4 libre, vous faites le même calcul et vous arrivez percentile 82 et vous êtes peut-être sous traitement. T4 libre, percentile 82, près du plafond. Ça vous… c'est… ou alors il faut vraiment mettre des lunettes, hein. Mais vous voyez déjà sans faire des calculs de percentiles que votre T4 est près du plafond et que votre T3 libre est près du plancher des… des zones de référence. Il y a des gens qui décrochent si vous êtes sous traitement pour revenir au cas euh de Daniel euh par T4, c'est-à-dire de la thyroxine, elle prend exactement la moyenne entre euh 50 et 75. C'est-à-dire qu'elle prend en moyenne 62,5 par jour. Ça ça fonctionne très bien. On n'est pas obligé de prendre 62,5 tous les jours. La longue durée de vie de quasiment une semaine de la T4 vous permet de faire ça. Donc elle prend 62,5 pour faire simple. Euh là, elle ne prend que de la T4. Et bien si, sans encore avoir fait le génotype des DIO2 et cetera, euh Daniel se rend compte que sa T4 libre est proche du plafond et la T3 libre proche du plancher, sa thyroïde n'est pas bien corrigée. Il y a très probablement besoin d'un petit complément de T3. Combien ? Je saurais pas le dire comme ça, mais ça veut dire que euh la… la correction n'est pas optimale. Je dis pas que les deux hormones doivent avoir exactement le même percentile, mais il ne devrait pas y avoir une discordance flagrante entre le percentile de la T4 libre et le percentile de la T3 libre. C'est important ce que je vous dis là. Euh je vais pas passer la soirée là-dessus parce que c'est pas le sujet, mais euh il va falloir peut-être que vous rebobiniez votre magnétoscope, hein, euh parce que euh c'est fondamental et je crois pas qu'il y a beaucoup de médecins qui font ça. J'essaie déjà d'obtenir que tous mes collaborateurs le fassent. Je crois que j'y arrive, mais je voudrais bien en être certain. OK. Parce que… enfin j'ai encore eu le cas… Bon, quand elle va entendre ceci, elle va se sentir avisée, mais bon, je suis très content de cette collaboratrice-là, mais enfin on a quand même eu un argument ce matin à ce sujet-là. Il s'agit d'affiner un traitement hormonal thyroïdien qui n'est pas très bien réussi et elle me demande qu'est-ce que je devrais faire ? Et je dis : "Mais regardez les percentiles." Et en regardant les percentiles, c'était flagrant. C'est la T3 qu'il fallait un petit peu augmenter alors que… et cetera, je veux pas vous raconter toute l'histoire parce que c'est pas le… c'est pas le propos. Mais si vous regardez ces percentiles-là, il y a beaucoup d'informations là-dedans. OK.

Alors évidemment, idéalement, comme Daniel l'a très bien introduit… Alors là, Daniel, c'est vrai qu'on a répété, on a fait combien ? 2 heures la semaine dernière pour répéter ce… cet échange. On a quand même bien travaillé dessus. Non non, mais en plus il y a rien de ça… non, dans son courriel. Euh ça qui est génial, mais c'est toujours comme ça dans ces webinaires, il y a toujours une… ou là, Goliath tiens, est promené… Euh c'est qu'elle nous sort le mot magique, c'est DIO2. Parce que je peux vous garantir euh Daniel, quand on connaîtra votre DIO2… euh si vous n'êtes pas homozygote moderne, c'est-à-dire si vous n'êtes pas bonne convertisseuse en DIO2, votre traitement à base de T4 pur et dur depuis 12 ans qui n'a pas toujours donné satisfaction, hein… et bien, je crois que là il y a un gros… gros manque de T3. Alors ça peut être très peu de T3, mais qu'il va falloir mettre de la T3 et que là vous allez vous trouver à la fois mieux et à la fois plus efficace pour… Tu veux un peu aller boire ? Allez, va boire. Goliath va boire tout seul maintenant. Il trouve son… trouve son bol à peu près chaque fois. Bon sinon il pleure, il faut que j'aille le mettre devant, mais maintenant il le trouve alors que c'est évidemment totalement impossible il y a encore un mois. Et alors là je dois vous sortir mon arme secrète, hein. Vous allez voir quelque chose d'extraordinaire. C'est un webinaire que j'ai donné samedi. Donc j'ai toutes mes munitions étalées sur la table… encore que je retrouve euh la bonne page… la voilà… voilà Picardoli… non… voilà. Donc ça c'est un article de février 2010 paru dans… [Musique] JBMR, Journal of… euh Bone and Mineral Research, JBMR review. Donc février 2010, très précoce, qui nous dit que les patients qui souffrent… enfin souffrir c'est un grand mot, mais qui… qui… qui ont un polymorphisme, c'est-à-dire qui ont une… une baisse de leur conversion T4 vers T3, c'est-à-dire… et c'est très clair, c'est autant les hétérozygotes que les mauvais convertisseurs ont [Musique] un euh problème de densité minérale osseuse plus basse. 2010, à une époque où la pertinence du génotype des DIO2 était encore fortement contestée et où je me battais avec les régulateurs tous azimuts pour essayer de faire accepter l'importance, la pertinence du génotype des DIO2. Et quand j'ai vu cet article en 2010, je m'en souviens comme si c'était hier. Je me dis : "Ou ce truc est lourd !" Parce que si vous voulez, les… les données sont… sont très claires. Les sujets qui ont une conversion imparfaite, soit les hétérozygotes, soit les mauvais convertisseurs que j'ai maintenant renommés homozygotes ancestraux. Pour mieux comprendre ça, ben effectivement, vous demandez à Daniel où elle a acheté mon livre parce que moi je vais pas vous le dire, hein, c'est pas très difficile à trouver, en parenthèse, mais enfin euh… donc euh les… les mauvais convertisseurs ou les convertisseurs suboptimaux qui sont les hétérozygotes euh ont des os moins denses. Pourquoi ? Et c'est évident pourquoi ? Parce que les mauvais convertisseurs ont moins de T3 et la T3, l'hormone thyroïdienne active, est l'hormone de l'anabolisme osseux. Vous voulez faire de l'os, faut de la T3. Vous avez moins de T3, vous faites moins d'os. C'est simple, non ? C'est très simple. OK. Bon, pleurniche Goliath, ne trouve pas son bol. Vous dites c'est noir ou il veut peut-être aller… j'arrive, hein. Résultat, moi je suis pas bien préparé. Je me focalise pas là-dessus qui est plus importante. Voilà, il était 2 m trop à gauche pour son bol. Il a soif.

Donc euh ça c'est… donc un gros truc. Alors Daniel, vous voyez l'ampleur ici du problème, on a… on s'est jamais préoccupé de ça. Je suis persuadé qu'on a jamais trop dosé votre T3 libre. On a certainement encore moins été chercher les percentiles et entrer dans ces considérations-là. Si ça se trouve, euh si on avait mieux corrigé votre thyroïde en 2013, vous n'auriez pas 9 ans après reçu ce diagnostic euh d'ostéoporose sévère. Alors, il y a probablement d'autres facteurs. Ce soir, on voit beaucoup de facteurs, mais je subodore fortement que votre thyroïde n'est pas bien soignée et que ça contribue à une ostéoporose sévère avec probablement d'autres causes. Est-ce que vous… Oui, je… ce que vous dites… Ah oui, oui, ça me parle complètement. Euh déjà la lecture de votre livre, en plus ce que vous me dites et puis les… bah les capsules que j'ai écoutées, j'ai beaucoup d'informations euh qui me… qui me mettent sur la piste bon d'une meilleure alimentation. Déjà depuis que… depuis cette fracture, j'ai corrigé beaucoup de choses. Les cofacteurs, je n'en prenais jamais. Là, j'ai mis à mon régime alimentaire euh bah euh du calcium… du calcium naturel enfin et de la vitamine D3, plus de la vitamine K, du magnésium et du zinc. Et en parallèle de ça, j'ai quand même un traitement euh… je sais pas trop comment dire, chimique, c'est peut-être pas le bon mot, mais bon euh mon médecin, un médecin fonctionnel me disait : "C'est pas possible, vous avez… vous avez été fracturée, les résultats du T-score indiquent -4,3." C'est quand même… Oui, c'est… c'est sévère ça, je confirme. C'est sévère au niveau lombaire. T-score -4,3, c'est… c'est du lourd. Oui, c'est… c'est lourd. Donc… donc il m'a dit : "Prenez des comprimés donc d'acide alendronique." J'en ai pris quelques mois mais ça m'a vraiment pas convenu. Et la suite c'est Prolia. Pour l'instant, j'ai reçu deux injections à dose complète et je… je sens bien que ça… que je… enfin ça va pas quoi. Donc j'ai demandé… j'ai trouvé… je précise… je précise pour… pour le public que tout ça ce sont différentes formes de bisphosphonates bon qui… qui toutes ont des problèmes de tolérance. Euh par voie orale, la tolérance est très compliquée. Par voie injectable, on a d'autres soucis, et cetera. Bon, je… je… je tiens pas à trop m'étendre sur les bisphosphonates ce soir. Euh a priori, je suis contre. J'ai d'ailleurs écrit certains articles très défavorables aux… aux bisphosphonates. Bon, évidemment, il y a quand même des cas où ils sont indiqués, notamment des… des sujets très âgés où vraiment c'est le cataclysme ou une ostéoporose vraiment catastrophique, ingérable. Bon, vous… vous êtes quand même encore fort jeune, vous avez… ans comme vous me le dites dans votre… dans votre courriel. Vous l'avez fait… pas d'ailleurs Daniel, si je peux me permettre, mais enfin bon écoutez… bon plutôt que de devoir vous envoyer un chèque pour ce que vous dites… les traitements c'est gratuit. Bon non, mais je… si je le dis c'est parce que je le pense. Bon mais si vous voulez, chez vous 4,3… si vous voulez, tout ce que je vous fais sur mes… sur ma chaîne YouTube c'est surtout de la prévention ou c'est corriger des choses qu'on peut corriger naturellement, et cetera. Bon, les T-scores avec lesquels on jongle, c'est moins 1, moins 2, à la rigueur moins 3. Bon, vous à -4,3, ça commence à… Ouais, là… là je… je commence à… à être d'accord… de travailler avec des spécialistes et de voir qui pense quoi et… je suis toujours pas grand partisan des bisphosphonates, mais bon là on est dans quelque chose de lourd. C'est pour ça que je crois qu'il y a plus qu'un manque de T3 dans votre cas. Il y a peut-être des facteurs génétiques, il y a peut-être une malabsorption, enfin il y a les autres choses qu'on discute ce soir. OK. Donc on va pas trop s'étendre sur les… les bisphosphonates. Ah maintenant Goliath veut aller faire pipi dehors. Goliath, ça je vous l'avais dit, hein, qui est en forme… non… sait… Non, il a bu… comme il fait noir ici, il ne revient tout seul… vaut encore un peu de l'œil droit. On va récupérer notre Goliath, on ira promener. OK. Allez, encore un petit effort. Dans… dans 1 heure, on est dehors. 1 heure, un peu moins, j'espère parce que le temps passe, hein. Mais bon, ici on est sur un point très important. Euh peut-être celui qui me tient le plus à cœur parce qu'il y a tellement de cas si vous voulez où c'est la thyroïde qui est mal corrigée. Et alors si vous me permettez, ça me permet de boucler la boucle et de revenir à mon cas clinique emblématique Nadia parce que c'est comme ça que je l'ai appelé. Euh voilà ici euh les… le premier bilan de 2012 avec au dos du dossier sa fiche d'anamnèse et son traitement thyroïdien puisqu'elle était aussi hypothyroïdienne en 2012, elle prenait 100 microgrammes de levothyroxine. Voilà, poil plus que Daniel. Et le miracle de cet os qui s'est fortement consolidé pourrait bel et bien être dû, outre la malabsorption que j'ai corrigée, à un traitement euh hormonal thyroïdien qui, au jour d'aujourd'hui, est différent. Voilà, il est là. C'est 75 microgrammes de levothyroxine. Donc moins qu'avant, mais euh elle a de la T3. OK. Elle en a pas beaucoup. Euh ça fluctue. Selon les résultats. Ça a pu aller jusque 3 x 2,5 microgrammes de… de T3. Parfois c'est moins que ça. Enfin bon, on va… on va faire simple. C'est là entre 5 et 10 microgrammes, 75 microgrammes alors que au début quand elle est venue chez moi, elle n'avait que de la T4 et évidemment elle a un DIO2 hétérozygote. Donc elle rentre tout à fait dans le cadre de mon article qui est la première chose que je lui ai montré à l'époque. Je lui dis : "Il me semble que votre ostéoporose pourrait relever de ces situations où l'ajout d'un peu de T3 va renforcer vos os." Et c'est ce qui s'est passé évidemment… aujourd'hui… que si vous voulez depuis 2014, encore un peu après, j'ai… quand…

Même à mon actif 2000 génotypes DIO2 avec les impacts cliniques, c’est 2000 patients, hein. Euh, ben je sais très bien que quand on corrige euh la T4 et la T3, et bien on obtient de meilleurs os. On densifie les os, et vous avez son cas clinique où on passe d’une ostéoporose significative à pas d’ostéoporose, alors que l’on a ajouté de la T3, c’est spectaculaire. Et le pire du pire, alors c’est ceci le plus important, c’est ce qui suit le plus important.

Le problème, c’est que, surtout en Angleterre, j’ai eu plein de soucis, moi. Euh, les Anglais ont très peur de la T3 pour des raisons historiques sur lesquelles je n’ai pas le temps de m’étendre ce soir, euh si on veut s’étendre sur nos lits à une heure raisonnable. Et donc euh, c’est cette cette phobie des Anglais de la T3 se cristallise autour de toute prescription de T3 dont on vous dit d’entrée de jeu que ça va rendre les patients ostéoporotiques. Ce qui n’est pas faux si on en donne trop. Donc c’est tout à fait une courbe en U, mais c’est c’est c’est presque plus un U. Ça ressemble plus à un V qu’à un U. La T3, si on en a trop, évidemment c’est mauvais pour la densité osseuse. Ça, tous les médecins en sont totalement conscients, et je dirais même obsédés, mais l’inverse est vrai. Si la T3 est trop basse, ça rend aussi ostéoporotique. Donc il faut être précis. Et pour être précis, ben il faut donner une quantité de T3 subtile.

Et donc on ne donne pas euh nécessairement à tout le monde du Thyral, ou du nouveau Thyral, ou des extraits thyroïdiens pour sain voire beau vin. On donne soit un traitement à base de T4. En tout cas pour le long terme, si les gens sont de bons convertisseurs, assez souvent la T4 va suffire. Parfois, il faut quand même ajouter un peu de T3 pour les hétérozygotes. Euh, comme Nadia qui est hétérozygote, je suis hétérozygote aussi. Bon, Daniel, le suspense est à son comble. On ne sait pas encore, hein, on le saura. Il faudra que vous, faudra que vous vous vous au moins me fassiez savoir parce que je suis curieux, mais je suis intimement persuadé que vous êtes soit hétérozygote, soit homozygote ancestrale, mauvaise convertisseuse. Donc là, il faut souvent un peu de T3. Moi, pour ma correction thyroïdienne, puisque j’ai un fond d’hypothyroïdie depuis toujours, certainement depuis l’adolescence, il me faut un peu de T3, mais j’ai une base de thyroxine, et j’ai j’ai un peu d’extrait thyroïdien naturel RFA en plus. Donc si vous voulez, j’ai un mélange T4 T3 qui n’est pas celui du porc, puisque ça ce serait du Purp ou Pural Pural. Tout ça, c’est une proportion T4/T3 de 5/1 comme le porc. Euh, le bœuf c’est 8/1. L’humain c’est 13/1. Mais moi je suis euh, je sais pas, il faudrait que je fasse le calcul, dans une proportion plutôt proche du bœuf, probablement celle du mouton qu’on ne connaît pas, qui est peut-être de 9/1 ou de 10/1. Euh, à mon avis, c’est ça doit être ça la la la réponse. Mais si je ne prends que de l’Armour thyroid, je fais de la fibrillation auriculaire.

Et par contre, les homozygotes ancestraux mauvais convertisseurs se sortent souvent assez bien de de la prise de Thyrane, Thyral, Armour Thyroïde, et cetera, parce que ce sont vraiment de mauvais convertisseurs, ce que ne sont pas les hétérozygotes. Alors, pas de généralité. Il y a probablement, il y a certainement des mauvais convertisseurs chez qui le Thyral, le nouveau Thyral, c’est déjà trop fort. Le stress intervient énormément. Si vous êtes très stressé, euh vous avez besoin de plus de T3, quel que soit votre DIO2. Donc le stress intervient. Donc chez les stressés hétérozygotes, peut-être que le Thyral va fonctionner à long terme. Le problème, c’est qu’un jour peut-être, quand ils sont moins stressés, soit ils sont séparés d’un d’un partenaire toxique, soit ils ont changé de boulot, ils sont séparés d’un d’un collègue ou d’un patron toxique, et cetera, euh ils retombent sur leur caractère hétérozygote, boum, ils vont faire de la thyrotoxicité, voyez, parce que le stress diminue. Et alors si ce sont de bons convertisseurs, donc des homozygotes modernes, euh au début ça va aller très bien, et puis un jour ça ira plus, hein. Les homozygotes modernes qu’on met sous Thyral, nouveau Thyral, vous allez me dire « Oh mais docteur, ça fait 5 ans que j’en prends, ça va super. » Ben je dis : revenez dans 5 ans, on en reparle. Ah oui, tôt ou tard.

Alors, j’ai un exemple à vous confier. C’est une vraie confession qui n’est pas du tout en mon honneur. J’ai une patiente espagnole, une professeur d’université, catedrático en espagnol, très connue, très… son mari est prof d’université aussi. Bon, c’est des c’est des cas, c’est des spécimens. Je la soigne depuis 22 ans. OK. Et là, 72 ans, 74. Bon bref, à peu près cet âge-là, je dis de mémoire parce que c’est quelqu’un de très stressé qui en plus bon, avec bon en plus des difficultés familiales avec ses gosses, et cetera, en plus elle est stressée, elle est anxieuse, elle a toujours été comme ça. Elle est très très mince, très très petite, très très très fragile, très légère, mais très… c’est quelqu’un, je peux vous dire que euh bon euh elle est spectaculaire, hein. Bon, je l’apprécie beaucoup d’ailleurs, mais 22 ans, hein, que je la soigne. Elle a jamais voulu changer, bien que ça fait maintenant 10 ans je la vois plus, puisque je ne vais plus à Madrid, hein. Donc 12 ans en personne et 10 ans à distance euh pour des raisons… parce que ça a toujours convenu. À de petites doses à l’époque d’Armour Thyroïde, puis c’est devenu le RFA parce que c’est tellement cher l’Armour Thyroïde, les petites doses, hein. Mais évidemment c’est une femme petite aussi, légère, un petit poids corporel, et cetera… écoutez ça… il y a il y a… ça a fonctionné pendant 22 ans, mais elle est bonne convertisseuse, et ça je ne le sais que depuis 7 ou 8 ans. Et il y a 7 ou 8 ans, quand j’ai vu qu’elle était bonne convertisseuse, je ne savais pas ce que je sais aujourd’hui. Je ne réagissais pas à : « Oh, bonne convertisseuse, aïe aïe aïe, méfions-nous. Ça va pas fonctionner à long terme, le RFA ou les extraits porcins ou le Thyral ou le nouveau Thyral », qu’elle n’a jamais eu parce qu’il n’y a pas ça en Espagne. Euh, et voilà, 72 ans. Boum ! Et bien euh, fibrillation. Il a fallu 22 ans pour que ça capote. Donc qui est coupable ?

Le problème, c’est que j’ai été endormi par le fait qu’un traitement qui donne à merveille, parce qu’elle est super contente, hein. J’ai soigné son mari aussi, son fils… enfin euh… elle est fan, elle est plus fan qu’il n’y a pas euh… alors peut-être nous deux ici ce soir. Enfin bon, passons. Et bien elle me fait confiance, mais elle… je ne mérite pas sa confiance, vu qu’à un moment donné j’aurais dû me dire : « Ah oui, mais minute, elle est elle est bonne convertisseuse. » Et quand j’ai appris qu’elle était bonne convertisseuse il y a 7, 8 ans, je n’avais pas ce réflexe. Maintenant je l’ai, parce que tôt ou tard, même après 22 ans, ça tombe. Et je pèse mes mots, et ça ça énerve très fort Goliath. La médecine anti-âge donne du nouveau Thyral, du Thyral à tout le monde. Peu importe si la TSH est supprimée. Ce que je n’ai pas laissé supprimer chez ma patiente espagnole âgée, bien entendu, parce que plus vous êtes âgé, plus la TSH, il faut quand même éviter de la supprimer. Mais ça ce n’est pas de la médecine anti-âge. Moi, j’appelle ça de la médecine moyen-âge, parce qu’au jour d’aujourd’hui, on connaît l’importance du DIO2. On a les preuves, on a l’article, je suis en train de faire un carnage, largement aidé par un Goliath déchaîné qui en a marre de cette médecine moyen-âge, pseudo-science, et cetera. Si tu allais un peu récupérer sur ce type d’approche bling-bling dans ton panier, ce serait quand même plus facile pour moi de me retrouver dans mes papiers, parce que je vais me retrouver complètement déshabillé. Quelle affaire ? Il est fou ce chien. Aurais dû garder l’ancien, parce qu’en fait ceci c’est nouveau, il ressemble… D’ailleurs, il y en a encore un là chez Marian. J’ai encore une bestiole de ce goût-là. Euh, alors voilà, ici c’est… je l’ai sous la main, j’ai pas besoin d’aller chercher bien bien loin. Euh, 2000, 22 juin 2022, étude allemande, publiée. Bon, c’est du sérieux, hein. C’est université euh allemande, mais c’est un… voilà, il y a il y a des Allemands de Hanovre, et il y a aussi euh euh l’université de Californie, Los Angeles. Donc bon, c’est international, mais c’est surtout… la plupart des auteurs sont de l’université de Bochum, enfin voilà, c’est multicentrique, beaucoup allemand, un peu américain, euh publié dans Frontiers in Endocrinology, très très bonne revue d’endocrinologie, mega peer-reviewed, très respectable, et qui nous dit euh… donc je vous lis le le la conclusion ici, ça c’est l’abstract euh que j’ai surligné. Quand le génotype du polymorphisme RS225014, c’est le polymorphisme qui compte hein pour la DIO2, c’est toujours le même RS225014. Euh, donc ici, bon, je vous donne pas les lettres… homozygote ancestral, c’est ça que ça veut dire : mauvais convertisseur, hein. Euh, et bien euh il faut plutôt envisager un traitement combiné T4 T3. Et à l’inverse, si ce sont des bons convertisseurs, a priori la T4 va souvent suffire, à décliner au cas par cas. C’est publié, les petits gars là, les petits obsédés du du T3 systématique. C’est publié, c’est on ne sait plus contesté ça. C’est publié. Donc si on en tient pas compte et qu’on colle des fibrillations auriculaires, des insomnies, des symptômes de thyrotoxicité à la pelle parce qu’on donne un mélange T4 T3 au bon convertisseur, et bien je suis désolé, c’est de la faute professionnelle. Ni plus ni moins, tout comme celle que je m’attribue pour ma patiente espagnole de 70, on va dire 73, je sais pas si c’est 72 ou 74, c’est une faute professionnelle. Alors là, je m’en veux, j’ai été pas attentif suffisamment, je me suis un peu endormi. En plus, je… là, on se voit une fois par an, on se parle une fois par an, ça va toujours bien, et cetera, jusqu’à ce que ça n’aille plus bien évidemment, hein, on s’endort, mais euh… si vous voulez euh au jour d’aujourd’hui, vu que tout ça est bien clair, on ne doit plus faire ce genre d’erreur, et surtout pas les faire de manière systématique. On peut toujours, un médecin va toujours se tromper… euh, comment dire… c’est impossible de pratiquer la médecine sans faire des erreurs, ça n’existe pas. Mais euh euh induire une erreur systématique chez les bons convertisseurs qui sont majoritaires… Il y a plus de bons convertisseurs que de mauvais convertisseurs, et on leur colle… tôt ou tard ça va pas fonctionner.

Alors le problème, je je connais le… je sais pourquoi. Parce qu’au début, comme ces gens ne vont pas bien, ils se sentent pas bien, c’est pour ça qu’ils consultent, qu’ils investissent des des sommes considérables pour avoir un un une aide fonctionnelle. Il y a une raison à ça. S’ils allaient bien, ils seraient pas dans les cabinets de médecine anti-âge. Euh, s’ils se sentent mal, s’ils sont… s’ils sont… s’il y a ce mal-être, et cetera, ça ça aggrave la mauvaise conversion. Mais une fois qu’ils vont bien, on enlève ce facteur qui qui bouffe la conversion, il retombe après quelques mois, voire quelques années, ils retombent sur leur génotype, parce que le génotype, c’est leur ADN, ça va jamais bouger, ça va jamais partir, ça va jamais changer. Et quand ils vont mieux là, ils commencent à avoir le risque d’avoir trop de T3. Et alors, on les voit arriver chez moi ou chez mes collègues, insomnie, euh nervosité, euh snappy, vous voyez, qui… les gens qui réagissent là, sous-traitent, voyez, qui vont trop vite. Et alors euh ça peut évidemment aller jusque des arythmies… les arythmies, mais c’est pas quelque chose avec quoi on doit rigoler. Je voudrais bien qu’un jour quand même ça ne tombe plus dans les oreilles de sourds, mais il n’y a de pire sourd que ceux qui… Oui, ça ça m’énerve tellement ! Il y a de pires sourds que ceux qui ne veulent pas entendre, dit-on. Sentez, sentez les moyens… les anti-âges. Non, non, mais j’en ai marre, parce que ça fait des années que je raconte la même chose. Il y a rien qui change, c’est dommage. Bon, Daniel, vous vous nous direz quand même votre génotype, parce que tout le monde est ici maintenant vraiment obsédé par le par ce ce dilemme. On est curieux de savoir. Oui, Goliath. On va aller prendre… On avance. On on s’approche de la fin. Alors, Chantal qui elle est toujours peut-être au lit. Oh, Chantal. David va un peu réveiller Chantal. Elle elle s’est endormie sur son bureau. Ouvrez-lui son micro. Je trouve très intéressante sa question. Je remets un peu d’ordre sur mon bureau. Il y a pas de réaction. Je pense qu’elle a le dos derrière la caméra. Pourtant tout à l’heure, elle était là. Tant… Ah, elle est là. Euh, ouvrez-lui son micro, la pauvre. Tu l’empêches de s’exprimer. Elle doit… elle qui doit l’activer. Imaginez en plein concours ici de la chanson, le le candidat suivant, il a son micro est fermé. Goliath, elle veut pas l’ouvrir. Chantal, est-ce que vous êtes là ? Mais elle était là tout à l’heure. Mais sinon, je vais lire sa question. C’est pas… Non, j’en parle une fois. Elle elle a écrit par contre. Ah, elle est là dans le… sur le téléphone, pas de micro, mais il y a… Je suis sur téléphone, pas de micro. OK, très bien. Écoutez, c’est très bien. Vous êtes sur le chat, et donc je lis je lis. On est content que vous soyez là. Tout le monde n’est pas nécessairement équipé de caméra, et cetera. Alors euh voilà ça… sa première. Alors il y avait une question B qui portait sur les génotypes. Bon ben là on a répondu. OK. Mais sauf que les génotypes, Chantal, il nous appelle ça de… de la peau, mais Chantal, il y a pas que la peau dans les génotypes. Mais votre question c’était sur les génotypes, on en a parlé et abondamment. Maintenant, votre question qui m’intéresse maintenant, c’est le petit D. Euh, je lis le texte textuellement. Ouvrez les guillemets, je lis : « À votre avis, pensez-vous, virgule docteur mouton très poli, qu’il serait éventuellement possible pour des femmes plus âgées, 70 et plus, n’étant pas sous THS, traitement hormonal substitutif, donc hormones sexuelles typiquement mélange d’œstradiol et de progestérone, d’agir à un niveau hormonal quelconque afin de renforcer davantage les os en cas d’ostéoporose sévère. » Très bonne question. Donc une femme âgée qui est ménopausée depuis au moins 20 ans et qui a une forte ostéoporose et qui n’a pas de THS ? Bah écoutez, la réponse, elle est très simple. Il faut faire toute l’étude, et là je vous renvoie à toute une chaîne de vidéos et de webinaires. Je pense que la meilleure référence, c’est mon webinaire euh euh… je crois que j’ai intitulé « Hormones sexuelles », ou pluriel volontairement pour être très très large, et que dans ces ce webinaire qui renvoie à toute une série de capsules, il y a une demi-douzaine de vidéos au total, vous pouvez tout explorer, parce qu’évidemment un traitement hormonal substitutif ne se prescrit pas à la légère. Euh bon, si j’avais le temps, je j’entrerai dans des digressions, mais on a plus le temps. Ça fait déjà 2 heures que ça dure. Il faut qu’on commence tout doucement à voir arriver la fin. Euh donc ces THS ne sont pas toujours possibles. Il y a tout un tas de précautions. C’est ce que j’ai appelé mon filet de sécurité, c’est-à-dire explorer la détoxification des œstrogènes en phase 1. Et là, typiquement, c’est le ratio 2-16 alpha hydroxyœstrone qui est le critère principal. Si ce ratio est élevé et qu’il est bon, on est déjà bien parti. S’il n’est pas élevé, s’il est trop bas, il n’est pas bon, il faut aller voir la phase 2 de la détoxification hépatique. Et là, il faut aller génotyper GST et COMT pour voir si on a une solution, un un plan B pour détoxifier des œstrogènes mal détoxiqués par la phase 1. Et tout ça est assez technique. Donc, je vais certainement pas avoir le temps de me lancer là-dedans maintenant. Je vous renvoie euh à toutes… c’est c’est c’est tout un travail. En plus, il y a le calcium, les glucarates, il y a le le diméthylméthane, l’indole-3-carbinol qu’on peut donner pour améliorer euh respectivement… le calcium, les glucarates, c’est la recirculation entérohépatique des œstrogènes. Et alors le diméthylméthane, l’i3C que j’ai cité ensuite, c’est pour améliorer la phase 1. Donc pour changer l’expression génique, ça c’est de l’épigénétique pur et dur. Changer l’expression génique euh de la phase 1. Euh on peut faire des choses pour améliorer… mais donc ça veut dire qu’on se lance pas dans un THS comme ça euh pour toutes les femmes. Il y a des cas où c’est une grosse erreur, ils sont pas fréquents, c’est la minorité, mais il y a des cas. Donc je ne suis pas en train de dire à Chantal que elle devrait nécessairement envisager un THS, mais si elle convient… si c’est c’est ces différents filets de sécurité… si sa génomique, parce que tout ça c’est génétique… si sa génomique est bonne, rien ne l’empêche. C’est un peu ce qui est écrit entre les lignes, hein, parce que si on la lit bien… « n’étant pas sous THS », comprenez pas avec TSH. La TSH, c’est ce qu’on a parlé tout à l’heure… les… pas me dire THS, TSH, hein. Bon, soit vous avez bu, soit vous êtes fatigué. Si vous êtes fatigué, faut aller au lit, hein, avant même la fin du truc, mais la fin du truc s’approche. Bon allez, on tient le coup. « N’étant pas sous THS, est-ce qu’il est possible d’agir à un niveau hormonal quelconque ? » Mais elle nous le dit, Chantal, elle nous dit : « Mais est-ce que je peux pas moi prendre ce THS ? » Évidemment, on va faire un THS light à 70 ans plus, peut-être 85 ans, hein, on ne sait pas, elle se cache. Pauvre Chantal. Bon, Chantal, on a pas demandé votre âge, mais enfin bon… elle a des douleurs. C’est… enfin, je veux dire… pourquoi est-ce qu’on ne peut pas aider Chantal avec un THS prudent, bioidentique, comme je l’explique dans tous ces tous ces webinaires et capsules, prudent, et peut-être qu’elle… que ça ne lui convient pas, qu’à ce moment-là on dirait : « Ah, désolé, mais pour vous ça va pas. » Mais la probabilité est faible. La probabilité principale, c’est qu’elle peut prendre ce THS prudent et pas trop dosé. Et évidemment, ça va lui renforcer ses os. Ça va être spectaculaire. Le truc le plus spec… spectaculaire pour obtenir ce que j’ai obtenu avec euh Nadia, ma patiente sud-africaine emblématique, dont je ne retrouve évidemment plus les graphiques, mais enfin, vous les connaissez par cœur maintenant, euh c’est plutôt l’œstradiol. L’œstradiol pour la densité osseuse, c’est une bombe. Une bombe dans le bon sens, une bombe anabolique osseuse. Les deux grandes hormones anaboliques osseuses, c’est l’œstradiol et la T3. Mais évidemment, l’œstradiol pour tout le monde… Il faut être prudent. S’il y a des antécédents de cancer du sein, bon là on est mal barré évidemment, ça c’est out. Mais tout le monde n’a pas les antécédents de cancer du sein, hein. Et puis alors il y a toute cette ce filet de sécurité que je viens de vous résumer. Et alors c’est la T3, mais de nouveau la T3, vous ne jetez pas de la T3 à la tête des gens, parce que s’il y en a trop, vous avez l’effet inverse. Mais c’est les deux grandes hormones anabolisantes osseuses. Et donc la première chose qu’il faudrait faire avec Chantal, c’est voir où elle en est dans ses hormones sexuelles. Si ça se trouve, c’est ravagé. Ce qui n’est évidemment pas bon, mais pas bon pour tout. C’est pas bon pour ses os, c’est pas bon pour son risque de cancer du sein. Si vous n’avez plus du tout d’œstradiol, ce n’est pas bon pour le risque de cancer du sein. Le cancer du sein, c’est une courbe en U comme toutes les courbes. Trop, certainement pas une bonne idée. Trop peu, ou pas du tout… pas une bonne idée non plus. Donc si on dose son œstradiol et que ça revient indétectable, non, qu’on donne un peu d’œstradiol, qu’on y aille avec le dos de la cuillère, qu’au lieu de donner un sprouch, comme je dis toujours, qu’on donne une noisette, et puis on voit ce que ça donne, ça fera du bien à ses os. OK ? Donc on va pas trop s’étendre parce que c’est très évident à expliquer. Goliath pleure, il veut absolument sa promenade. Maintenant quand il veut une promenade, c’est… tant que je ne la donne pas, c’est c’est c’est les crises de larmes. Et on va faire une promenade. Je vous garantis bien, j’en ai pour une heure. Bon ben chouette, mais ce sera très gay aussi. Donc je je vais en rester là. Mais euh si vous voulez, qui peut le plus peut le moins. J’ai voulu dire ça, j’ai voulu dire ça tout à l’heure à Marie-Ange qui me disait… qui concluait péremptoirement son document. Très fière d’elle. Elle… jusqu’à présent jamais eu de fracture. Toute fière, moi truc d’ostéoporose, hein, j’en ai strictement rien à cirer, vu que je n’ai jamais eu de fracture. Et alors moi j’avais noté ici… je parle en vrai, entre guillemets… je lui avais mis : « Qui peut le plus peut le moins », parce qu’évidemment, hein, c’est pas parce qu’on a jamais eu de fracture qu’on a des os solides, et comme elle n’a jamais fait d’ostéodensitométrie… on revient au début, ce qui est quand même la principale information du jour. Si…

Vous n’avez jamais fait d’encytométrie pour savoir de quoi on parle, faites-la. Mais ici, on peut aussi dire à Chantal : qui peut le plus peut le moins.

Parce que si vous, Chantal, avez plus de 70 ans, puisque bon, euh, j’imagine que vous parlez de votre cas quand vous donnez cette tranche d’âge-là, et que vos ovaires sont très très fragiles, et que vous n’avez pas de… de… de stradiol, et que vous convenez ou condition préalable pour mettre en place un THS, mais mettez-le en place prudemment. Et alors toutes ces femmes qui se croient obligées parce qu’elles arrivent à 60 ans ou à 65 ans à… forcerie à 70 : « Ah oui, mais là je n’ai plus droit à un THS, je suis trop pagique. » C’est pour une fête de foutise ça. Si c’était bon pour vous à 60, devient mauvais à 65, et vos ovaires vont plus tomber en… là… là… je… là… je rejoins les anti-âges là. C’est des… c’est des bons anti-âges parce que eux ils vont jamais arrêter un THS parce que l’âge avance, ils vont le maintenir. Là, ils ont raison. Pas quand ils donnent de l’art3, mais quand ils donnent des hormones sexuelles à des femmes âgées parce qu’elles se sentent bien, elles ont leur libido, leur cognition, elles ont leur apparence, elles se sentent en forme, elles sont énergiques et elles ont des os solides. Et si on arrête, ben tout ça part en… en quenouille. Parce qu’elles n’ont pas… enfin bref, passons parce que le leur avance doit me contenir mais euh… ben oui ça part en quenouille que je dise donc non… bon d’abord peut-être… peut-être hein, c’est une hypothèse, mais que Chantal aurait dû avoir un THS qu’elle a pas eu, et imaginons qu’elle en a eu un et qu’on lui a arrêté parce que c’était l’âge où on arrête, mais ça n’existe pas l’âge où on arrête.

Ceci dit, il y a les tests. Si les tests montrent qu’il y a plus besoin d’un THS, on peut le diminuer, voire l’arrêter. Mais si les tests montrent que le THS équilibre tout parfaitement, ben on peut bien s’imaginer que si on l’arrête, ça va crouler parce que s’il y a plus d’ovaires à 70 ans, oh là médecin conventionnel, on est bien d’accord. Donc si un THS fait du bien à 70 ans, pourquoi est-ce qu’il faut arrêter ? Quelle est la… quelle est la règle ? Alors peut-être qu’il y a des règles, CQ et cetera, de remboursement, ça je veux bien imaginer. Mais alors pour ce que ça coûte de… de se prendre un… un tube de… de stradiol tous les… tous les… tous les… tous les deux mois parce qu’on en met pas beaucoup hein à ces âges-là, ben écoutez qu’on aille dépenser 9 € tous les 2 mois pour se prendre son tube de stradiol et que le médecin le prescrive. OK.

Bon, je vais quand même essayer de consoler le… le petit Goliath qui est… Oh mon Goliath. Mais oui, on va les promener. Mais tu comprends, et c’est tout, ils n’ont rien compris à ce que j’ai raconté. J’ai dû répéter tout trois fois. On est en retard. Allez, viens, on se calme un peu. On va les promener. Va les promener. OK. Oui. Bon, fini avec le petit D. Et alors euh… le petit e… euh… où est-ce qu’il est mon petit e ? Voilà, c’est Delphine. Est-ce que Delphine est euh… encore euh… en piste ? Parce que tout à l’heure, elle était là, je crois. Non, alors c’est Delphine C. Il y a pas de Delphine George. Bon mais écoute, c’est… c’est bien parce que l’heure… l’heure est avancée, on a plus trop le temps pour des témoignages, mais ça va être très très facile à résumer. C’est un point intéressant en fait. C’est un point double ici que je veux aborder dans mon petit E, et puis il restera le F, mais qui découle du petit E. Donc là, on est vraiment dans les 5 dernières minutes, hein, je… je vous rassure. Euh Delphine m’a parlé de quelque chose que je connaissais mais pas sous cet acronyme. On apprend toujours, hein. Euh, on pose des questions, j’apprends. OK. Puis je mes réponses, j’espère qu’elles apprennent, mais moi j’apprends, et c’est là pour ça que je… je survis à tout ça. Elle me parle du RED-S. Alors le RED-S, RD-S, ne nous renvoie pas une fois de plus au concours de l’Eurovision pour les Belges. Quoi que… non, c’est l’acronyme de Relative Energy Deficiency in Sport, RD-S, Relative Energy Deficiency in Sport. Mon accent anglais est meilleur que ça, mais j’aime pas prendre d’accent anglais quand je parle français. Bon, si vous voulez venir à Londres avec moi, euh… il fallait venir il y a 20 ans. Euh, je parlais jamais que anglais et bon… euh… ça pouvait aller. Alors, si vous voulez, ça, c’est de l’ostéoporose qui survient chez les femmes sportives. OK, que c’est bien quand même d’en parler brièvement. Alors… alors euh… il y a… ça fait partie si vous voulez de ce qu’on appelle la triade de la femme sportive, donc de problèmes de la femme sportive où il y a chez ces sujets-là des troubles du comportement alimentaire, que ce soit anorexie, plus typiquement anorexie pour perdre du poids, voyez en sport ça peut être utile pour 36 raisons. Pour les courses de longue distance, pour les sports par catégorie de poids et cetera. Donc anorexie, éventuellement… ben souvent, il y a la boulimie. Vous savez que dans beaucoup de cas, il y a des phases de boulimie, d’anorexie. On regroupe tout ça sous le… sous le… l’acronyme de Trouble du Comportement Alimentaire, TCA. Euh, ça c’est le premier point de la triade. Le deuxième point, ben c’est l’aménorrhée, les cycles irréguliers. Évidemment, à force, la ménopause qui nous renvoie un peu au THS du petit D, hein, euh… qu’on… qu’on vient de couvrir avec Chantal parce que euh… celui-ci c’est un peu le… le même problème. Ce sont des femmes dont les ovaires dysfonctionnent et qui n’ont plus d’ovulation et qui donc n’ont plus de règles. C’est ce qu’on appelle l’aménorrhée, ou alors les cycles sont beaucoup plus longs, les saignements menstruels sont faibles. Enfin, c’est tout un… toute une faiblesse qui est une faiblesse hormonale, faiblesse des hormones sexuelles, typiquement de stradiol, et bien euh… et c’est le troisième point de la triade, c’est une baisse de la densité minérale osseuse. Donc c’est… c’est l’ostéoporose du sport. OK ? Ostéoporose du sujet jeune qui fait du sport. Voilà.

Bon, mais finalement derrière ça, il y a tout ce qu’on vient de couvrir, hein. Il y a les hormones sexuelles, il y a la thyroïde qui peut être mise à mal par un sport trop intensif, trop agressif. Euh, il y a évidemment ce qu’on mange ou pas parce que vous allez me dire : « Oui, mais enfin, on n’a pas parlé hein, de ce qu’on mange, des… des cofacteurs et cetera. » Enfin, que… qu’on a évoqué rapidement tout à l’heure. Je voudrais même plus trop dire. Je crois que c’est… je crois que c’est notre première euh… intervenante qui a… qui a… qui a mentionné évidemment euh… les… les… les compléments alimentaires qu’on peut prendre pour soutenir les os. Mais je parle pas de ça aujourd’hui, c’est la toolbox. OK ? La toolbox, je vous renvoie à la toolbox. On va pas refaire la toolbox, elle est super la toolbox. On va pas faire mieux que la toolbox. Donc c’est la bouffe, forcément l’absorption, et ça va être le mot de la fin. C’est les hormones hein qui sont perturbées chez ces femmes-là et évidemment avec une tendance à l’ostéoporose. Et alors la première manifestation, ça c’est quand même intéressant à retenir, la première manifestation chez des jeunes sportives, jeunes ou moins jeunes hein, chez des sportives, on va dire, qui sont assidues, qui s’entraînent beaucoup et cetera et qui partent, qui glissent vers cette triade de la femme sportive, c’est la fracture de fatigue. C’est pas des fractures crac… en… comme une branche d’arbre qui casse. Ce sont des fractures un peu comme des… de bois… du bois vert, voyez, qui… qui… qui plie, qui se fend. Enfin bon, de bois vert, c’est plutôt chez les tout jeunes. Après, ben c’est des traits de fractures, c’est des fractures de fatigue où il n’y a pas déplacement, mais il y a une grosse douleur parce que l’os est fendu. Ça je peux vous dire, ça fait mal. Ça empêche évidemment la pratique sportive. Très courant, et moi en tant que médecin du sport aux époques, c’était un truc euh… nonstop. Il peut y avoir évidemment des causes mécaniques aggravantes avec des… des… des mauvaises postures mécaniques, des… euh… besoin de… de corriger le… l’appui des… des… des… des pieds sur le sol et qui… qui provoque tout un tas de… de déséquilibres et les périostites avec les fractures de fatigue du tibia, parfois du péroné, enfin bon, moi j’en ai vu des millions, c’est très courant et c’est un truc qui touche vraiment les sportives quand elles sont au sommet de leur préparation intensive. Donc c’est un gros problème. Derrière ça, il peut y avoir une tendance à l’ostéoporose et donc tout ce qu’on a dit aujourd’hui s’applique à ces fractures de fatigue des… des jeunes… et des jeunes sportives bien entendu. Tout est valable, tout ce qu’on a dit.

Alors très brièvement, l’ostéoporose gravidique. Alors là, figurez-vous que je vais finir là-dessus. Bon, ça… ça a quand même été assez… assez olé olé. J’aime bien de finir sur du olé olé, hein. Goliath a compris que la promenade était imminente. J’entends mes chats qui bouffent dans la cuisine. On est… on est dans… dans les starting-blocks, ce qui rejoint d’ailleurs le sujet qu’on vient de couvrir. Ostéoporose de la grossesse ou ostéoporose gravidique. Gravidique, ça veut pas dire que c’est grave, ça veut dire c’est quand la femme est gravide. Ça veut dire qu’elle est enceinte. Émilie, tu… tu vois… tu vois ce que je veux dire ? Souvent enceinte Émilie, hein. Non non, pas pour… pas pour le moment. Alors cinq enfants, donc plus… plus de chiens… un chien… donc elle a été huit fois enceinte. Bon allez, c’est l’heure où ça déconne complètement. Je… je me remets sur les rails : ostéoporose gravidique. Alors j’ai une question sur YouTube en préparation. D’ailleurs, elle est dans les commentaires sous l’annonce YouTube de ce webinaire. Euh… non non… du précédent… du précédent forcément… celui-ci pas sur YouTube. Oui, il est temps que ça s’arrête. Enfin bref, c’est sur YouTube. Le commentaire, il est toujours là. J’ai pas enlevé, mais je trouvais ça quand même un peu… Alors, elle me dit : « Qu’est-ce qu’on fait en cas d’ostéoporose gravidique ? » J’ai pas imprimé ça parce que c’était un peu hors sujet, et alors elle me parle d’ostéoporose gravidique. Je vous avoue, je connaissais pas. Je vois un commentaire, j’essaie d’y répondre, je réponds à des dizaines et des dizaines de commentaires tous les jours. Je vois, je connais pas. Je dis : « Je suis désolé, je ne connais pas. J’ai jamais vu ça. J’ai jamais eu de cas dans mes patientes d’ostéoporose gravidique. » Peut-être aussi parce que je les soigne avant en général, bref, et que je leur applique tout ce qu’on a dit aujourd’hui. Alors euh… ça m’a quand même un peu choqué. J’ai été très poli, ce qui m’étonne moi-même, mais euh… euh… elle me répond : « Dommage, dommage que vous ne connaissiez pas l’ostéoporose gravidique. » C’est vrai. Enfin, trouvez pas la réponse extraordinairement polie. Enfin bon, vous savez quand c’est des… quand c’est sur internet, il y a pas la tonalité. Peut-être qu’elle aurait dit : « Ah dommage hein… euh… » que moi j’ai interprété : « Ah ben c’est dommage. » Le ton dit tout, fait toute la différence. Bon mais alors là, j’ai quand même une petite anecdote. Alors je… je me suis dit pour ce soir, je dis : « Je vais quand même préparer ça. » Imaginez qu’il y a quelqu’un là euh… qui est dans l’assemblée qui met sur le chat et documente un cas d’ostéoporose gravidique. Merde encore ou la même qui me… qui me persécute, qui me pourchasse, qui s’est inscrite, qui… qui n’attend que ça de me tomber sur le dos avec son ostéoporose gravidique. Donc je pense elle a souffert elle-même, ce qui est évidemment euh… assez… assez perturbant, assez dramatique.

Alors voilà, j’ai cherché, j’ai imprimé, je vous mettrai ça dans le bundle, donc vous l’aurez en lien dans la description. Et alors, je vous lis les facteurs de risque de l’ostéoporose gravidique qui sera ma conclusion parce que les facteurs de risque de l’… de l’ostéoporose gravidique, c’est tout ce qu’on a raconté aujourd’hui. OK ? Donc ça va être ma conclusion, vous comprenez ? Et avant la conclusion, je vous lis quand même la phrase d’introduction : « Les cas d’ostéoporose chez la femme enceinte sont rares. » Ça… ça je lui avais dit, je dis : « C’est rare. Moi j’en ai jamais vu. » Sais-tu après 40 ans ? Si j’ai jamais vu ça, ça court pas les rues parce que moi j’ai couru les rues pendant 40 ans à la recherche de patientes. Enfin non, mais bref, si c’était courant, j’aurais vu. J’ai pas vu. Je dis : « C’est rare. » Et ceci nous confirme effectivement : c’est rare. Alors j’adore la… la phrase suivante. Vous êtes prêts ? On en dénombre une centaine de cas dans la littérature médicale. Donc il y a 100 cas dans le monde depuis toujours. Bon, et je n’ai vu aucun des 100 cas. Donc c’est pas rare, c’est rarissime. C’est 100 cas dans la littérature médicale. Enfin peu importe parce que finalement c’est quand même intéressant. Donc, ce sont des fractures qui surviennent typiquement au 3e trimestre de la grossesse ou peu de temps après l’accouchement. Très inhabituel. OK. Alors euh… il est difficile avec si peu de cas, bon, de déterminer des facteurs de risque précis. Les principales caractéristiques qu’on retrouve, c’est antécédent familial. Je trouve que ça nous renvoie à cette histoire qui a été vécue ce soir par une de nos témoins qui ne savait pas que sa mère avait souffert d’ostéoporose et qui donc aurait peut-être pu voir venir le problème. Donc histoire familiale. Derrière l’histoire familiale, évidemment il y a nos gènes dont on a abondamment parlé. Antécédent d’anorexie, nous revoilà dans les troubles du comportement alimentaire. Antécédent d’hyperthyroïdie. Bon, on pourrait ajouter d’hypothyroïdie avec ce qu’on a dit, mais forcément l’hyper puisque je vous ai dit que s’il y a trop de T3, ben c’est mauvais tout autant que s’il y a trop peu. Utilisation de corticoïdes, ça on en a pas parlé, c’est l’occasion de se rattraper, de finalement les traitements à base de corticoïdes euh… de synthèse donc puissants, très mauvais pour la densité osseuse. Très très gros problème. Peut-être même déjà avec hydrocortisone, quoique c’est évidemment beaucoup plus modéré qu’avec des machins comme la… la prednisolone ou la prednisone et toute la… toute la clique. Tabagisme, c’est vrai qu’on a pas parlé de ça. Moi j’ai très très peu de patientes fumeuses, très rare, mais forcément il y en a, pas une très bonne idée. Insuffisance ovarienne, ben là ça nous renvoie aux hormones sexuelles et cetera. Et puis alors quelque chose qui est évidemment spécifique de l’ostéoporose gravidique, c’est un alitement prolongé durant la grossesse. Ça, je trouve très intéressant parce qu’on n’a pas encore vraiment cité ça. Si vous faites une densitométrie osseuse de vos fémurs après un alitement de 2 semaines pour une très forte grippe ou un très fort Covid, vous allez voir, vous avez perdu le tiers de votre masse osseuse de fémur. C’est… c’est monstrueux. C’est monstrueux, ça fond et ça revient aussi vite. Et ça… ça nous renvoie à notre toolbox où il y a activité physique dont on a, je crois, abondamment parlé dans le webinaire précédent. Évident que si on veut renforcer ses os, même Chantal à 74 ans, il me semble que maintenant elle a euh… partagé son âge avec tout le monde : 74 ans. Hop, Chantal au gymnase, poids et haltères, mouvement, l’haltérophilie olympique et cetera. Non, mais vous pourriez très bien faire avec le poids du corps, avec des petites… des petites choses, euh… tout est possible. Enfin, il y a… il y a… on va pas entrer dans les détails, mais si vous voulez renforcer vos os, il faut les faire travailler. Ça c’est absolument évident et on en avait pas encore parlé, et de ceci nous rattrape ce coup-là euh… qui est… c’est d’ailleurs le premier point dans notre toolbox. Donc on l’a pas loupé là. Et puis last but not least sur les facteurs de risque de l’ostéoporose gravidique, ben évidemment la cerise sur le gâteau c’est la maladie cœliaque qui est l’emblème, qui est la quintessence de la malabsorption intestinale. Et donc ça nous renvoie à notre cas prince. Voilà, j’ai retrouvé les fameux graphiques, hein. Ça c’est la correction de la T3 qui était trop basse chez une DIO2 hétérozygote qui n’était pas soignée pour la T3, mais elle en prend, hein, très peu. Euh… quelques microgrammes, trois fois rien. Elle est hétérozygote aussi, elle n’est pas homozygote ancestrale. Et puis chez elle, ce qui a joué beaucoup, c’est la restauration d’une bonne absorption intestinale. La maladie cœliaque étant vraiment l’exemple type de malabsorption intestinale à cause du gluten. Quand on enlève le gluten, ça se corrige, ça guérit, mais il faut l’enlever à 100 %. Et la maladie cœliaque euh… est tellement caractéristique de la malabsorption que moi je pars du principe et j’ai déjà joué… et joué gros en pariant ou en… en me… en me… me compromettant dans des conférences à… à… à des médecins et cetera en annonçant à des gens qui s’avouaient cœliaques… médecins… conférence pour médecins, je me souviens, je le cite souvent ce cas-là, une femme médecin qui me disait : « Je suis cœliaque, hein, je suis cœliaque. » Je lui dis : « Vous avez de l’ostéoporose ? » Elle était vexée la femme. Tu es choqué ? De quel droit est-ce que vous dites que j’ai ? « Ben, je dis, si je sais, vous avez de l’ostéoporose mais non. » Bon bref, elle a vérifié, elle avait de l’ostéoporose parce que tous les cœliaques ont de l’ostéoporose. Au mieux, ils ont de l’ostéopénie, mais ils ont typiquement de l’ostéoporose, y compris très jeunes. Et donc des enfants qui font des bêtes chutes qui se cassent un os, pas des chutes spectaculaires, mais des bêtes chutes qui se cassent un os. Il faut vérifier s’ils ne sont pas cœliaques ou en tout cas s’ils n’ont pas des problèmes avec le gluten, des problèmes avec le lactose, des problèmes intestinaux et cetera. Et ce sera ma conclusion David. Et voilà, il nous restait 2 minutes hein, parce que c’est 2h30. Après 2h30, c’est… Ah c’est 2h30. C’est pas 2h normalement. Mais est-ce qu’on a pas commencé un peu en retard ? Non non, on a commencé à l’heure. Bon ben, je vais arrêter l’enregistrement et après vous pouvez vous lâcher. Alors, on va pas faire traîner le… le débriefing ou le…