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Des anecdote, des blagues... David Castello-Lopes en super forme dans Quotidien !

Quotidien20:26

Transcription

Vous connaissez, je crois, hein. Ouais, ouais, c'est mon portugais préféré. J'ai pas de, j'ai pas mieux que c'est mon espagnol préféré. Merci. Bonsoir David. Re-bienvenue sur le plateau de Quotidien. Voici l'équipe, une partie de l'équipe et le public. Je vous ai présenté avec mes mots. Est-ce que vous pourriez vous présenter avec les vôtres de mots ?

Oui. Ben, je m'appelle David Castello Lopez, effectivement, en portugais. En portugais, très, très différent. Euh, voilà, j'ai été longtemps journaliste et maintenant, je fais quand même beaucoup plus de blagues. Voilà, je suis un petit peu, voilà, c'est.

Et votre humour, comment vous le caractériseriez ? Ah, euh, j'aime bien, bah, comme je pense que je viens du journalisme, j'aime bien faire des blagues qui sont documentées avec des documents. Donc, quand je dis quelque chose, comme celle de Pascal Praud à l'instant. Voilà. Exactement. Excellent exemple. Excellent exemple. On fait une blague et on montre, genre, regarder ce que je dis. C'est vrai. La preuve, quoi. D'accord. OK.

Alors, vous jouez à l'Européen le 29 mai. Juste avant, vous serez à Montréal, à Québec. Voilà, il nous regarde pas, mais vous avez l'info. À Genève, vous revenez à Paris au Théâtre Libre du 14 septembre au 5 octobre, et puis une tournée sur les routes de France. Pourquoi vous êtes délicieux ? Pourquoi je suis délicieux ? Je dirais, alors, ça fait quand même 15 ans que mon travail, c'est un peu de de d'expliquer des choses, d'apprendre des choses et de les expliquer le mieux possible. Donc, je pense que j'ai une bonne conversation. C'est-à-dire que si on part, on passe 10 minutes avec moi, on s'embête pas. Voilà, il est délicieux. Euh, voilà. Et par ailleurs, je par ailleurs, je sens hyper bon. Mais ça, c'est en plus, voilà, c'est du parfum. Qu'est-ce que tu dis, Pablo ? C'est sans doute du parfum. D'accord. C'est structurel.

On va regarder l'affiche. Est-ce que Pablo, qui vous connaît bien, ouais, peut nous aider à décrypter cette affiche ? Euh, bah, il a l'air très heureux. Il a l'air de jouir, sans doute. Donc moi, vu que je le connais, il y a deux possibilités. Soit il vient de recevoir une très grande quantité d'argent. Ouais. Ou il vient de manger énormément de fromage, qui est sa deuxième passion dans la vie. Ça peut être les deux en même temps, vraiment. Peut-être qu'il a mangé de l'argent et qu'il a reçu du fromage, on sait pas.

Et la vérité, c'est quoi ? Il y a un petit peu de ça. Non, c'est un petit peu un toello, le truc, mais disons que je pense que à partir du moment où on est, la vie, c'est juste une grande chute jusqu'à la mort. Et là, c'est une chute. Là, c'est ça. Voilà. Et c'est une chute et je dirais que on essaie de de bah de de kiffer le plus possible pendant qu'on est en train de tomber. Et regardez, j'ai l'air de beaucoup kiffer. Donc voilà, c'est ça l'idée.

Alors, maintenant, on va regarder une autre image. C'est une image générée par IA. Il s'agit de Pablo Mira. Bah tiens, qu'est-ce que c'est que cette image, David ? Qu'est-ce que c'est que ça ?

Pablo explique parce que non, ben non, c'est moi et le réalisateur Claude Lelouch. Et j'aimerais que voilà, David nous nous raconte une petite histoire, une petite anecdote, puisque c'est le roi de l'anecdote. Oui, oui, oui, super. L'autre jour, je devais dîner avec Pablo et on devait faire une petite séance de travail pour lire des blagues, tout ça. Et j'ai eu la possibilité, on m'a dit "Ah tiens, est-ce que tu veux dîner avec Claude Lelouch ce soir ?" Et moi, j'aime beaucoup Claude Lelouch. J'ai des films qui m'ont marqué énormément, genre La Bonne Année, par exemple. Et j'ai fait, bah, désolé Pablo, mais Claude Lelouch et la veille, la veille, et tu as annulé la veille. Il a annulé la veille, mais frontalement, il m'a dit "J'ai quelque chose de mieux à faire que de te voir", sur un vocal tout à fait de 2 minutes 40. Ou donc, la veille, vous vous l'appelez exactement. Et je sa vocal. Et finalement, Claude Lelouch a annulé. Voilà. Donc, je n'ai ni l'un ni l'autre. Et donc, pourquoi c'est pas, mais voilà, j'ai trouvé ça vraiment irrespectueux. Et donc, je voulais profiter de cette occasion pour que David s'excuse, peut-être publiquement, peut-être m'offre des fleurs, voilà, histoire de se faire pardonner. Pouvez juste m'offrir des fleurs, mais un minimum d' et du coup, vous l'avez pas rappelé ? Euh, bah, c'était après, on se parle tous les deux jours. Donc, après, c'est un peu trop, quoi.

Alors, vous êtes né dans le 12e arrondissement de Paris, à 44 ans. Vous avez grandi à Saint-Ouen. Vous êtes souvent allé au Portugal, le pays de votre père. Oui, c'est, c'est pas pas Saint-Ouen. C'est, c'est fou parce que c'est une journaliste qui a fait cette erreur il y a 12 ans. Ah, et du coup, je te. Cette journaliste s'appelait. Alors, on va du coup, du coup, vous savez quoi ? On va, on va vérifier toutes les infos. Vous êtes né dans le 12e arrondissement de Paris, il y a 44 ans. Vous n'avez pas grandi à Saint-Ouen. J'ai grandi à Paris. Voilà. Vous êtes souvent allé au Portugal ? Oui, je suis Portugal. Le pays de votre père. Tout à fait. Puis vous avez fait des études d'histoire et de journalisme. Oui. Un passage à Berkeley en Californie. Ouais. Quand vous étiez jeune, votre meilleur ami était Clémentine Beau. Tout à fait. Bref, rien. C'est marrant que ça fasse rire. C'est pas Norv, il est super cl. Bref, en gros, rien ne vous prédestinait au métier de l'humour. À quel moment c'est arrivé dans votre vie ?

Euh, Clémentine Beau, mais Clémentine Beau, vous savez que c'est quelqu'un d'extrêmement drôle. Il était. Mais oui, mais maintenant, il est, enfin, il est après, maintenant, il est plus ministre. Enfin, il a été ministre, machin et cetera. Il doit être sérieux, mais c'était quelqu'un quand on était au lycée, il faisait blague sur blague. Les gens se disaient "Mais c'est incroyable comment il est drôle Clément, en plus d'être super bon à l'école." Voilà. Euh, et euh, et non, je pense que c'est un moment, j'ai, c'est tardif, hein. J'avais 35, 36 ans. Jusqu'à, jusqu'à ce moment-là, je me disais "Non, j'arriverai jamais à monter sur scène." C'était un peu comme, je sais pas, être, c'était aussi peu probable que d'être, je sais pas, chirurgien cardiaque. Bon, monter sur scène, c'est une chose, mais l'envie de rire ou de faire des, faire des blagues, non, ça, c'est plus, c'est plus ancien. Mais j'ai mis du, il y a, je pense que c'est très tardif où on m'a dit "Tiens, en fait, je crois que tu es un peu drôle." Et donc, je me suis dit "C'est et c'est vrai." Et voilà. Et de fil en aiguille, ben, j'ai fini par monter sur une fois les membres huit plus là, ça laisse une place. C'est, c'est, c'est aller mieux de.

Mais d'ailleurs, je voudrais revenir sur ce que vous avez dit. Vous vouliez vous, vous deviez vous voir pour vous raconter des blagues. C'est ça. Vous faites des soirées où vous racontez des blagues ? Parce que je Non, mais ça veut dire que vous vous allez, vous vous mettez face à face et vous vous dites "Ah tiens, j'ai une blague." Et l'autre dit "Attends, j'en ai une meilleure." Je te dis tout. C'est j'ai, je suis en train de bosser sur mon prochain spectacle et quand on a terminé d'écrire son spectacle, ça arrive qu'on prenne un cercle restreint d'amis très proches et qu'on se fasse des lectures. On n'est pas dedans. Ouais. Mais après, voilà, des gens drôles, si possible. Et non, regard, ils sont jaloux. Regard, ils sont jaloux. Alors que eux sont venus par contre au dîner, hein. C'est des soirées professionnelles de. Oui, mais c'est juste, on teste les vannes avant d'aller dans des comedy clubs, dans des théâtres. Vous les notez les blagues ? Oui, après, tu notes des trucs et tout. Tu prends envie de faire ça, toi ? Il peut se brosser pour jamais. Elle est énervée en famille, hein. Va faire tes soirées et blagues. Va faire tes soirées blagues. Alle, regarde, ils sont jaloux.

Alors, le titre du spectacle à la base, c'était "Le Plaisir". Pourquoi et pourquoi surtout vous avez abandonné ce titre ? Le plaisir parce que c'est un spectacle qui essaie de décortiquer ce qui provoque le plaisir chez les êtres humains. Mais le problème, c'est que si j'avais appelé le spectacle "Le Plaisir", tout le monde aurait pensé que c'était un spectacle porno. Hm. Le plaisir. Or, euh, ce n'est pas du tout un spectacle porno. Et moi, j'ai envie que les enfants puissent venir, hein, que les et et ils payent leur place, les enfants. Et donc, si jamais euh, si jamais les parents n'avaient pas pu faire venir aux enfants, financièrement, ça aurait pas été une bonne affaire pour moi. Donc, j'ai changé en "Délicieux" et il est très, très peu question de sexe. Voilà.

Euh, quel est le plus grand plaisir dans la vie ? Euh, je dirais que peut-être il y en a, il y en a deux. Il y en a, alors je pourrais dire des trucs évidents, mais il y en a un avouable, un un inavouable. Ben, commencez par l'inavouable. Par l'inavouable. Euh, je dirais que euh, je vais l'avouer quand même du coup. Euh, non, en fait, faire des soirées blagues, non, c'est bien, pas forcément du plaisir et y prendre du plaisir. Ouais. Non, je dirais que avoir des amis qui n'ont pas plus de succès que vous. Ça, c'est très, très bien. Et je prends et et je prends et je prends, je peux prendre un exemple très clair. Pablo, il y a 2 ans, il a, il a été nommé pour le Molière du meilleur spectacle d'humour. Euh, bon, ça m'a, ça m'a un petit peu fait chier parce que moi, tu m'avais bloqué pendant 6 mois, je me souviens. Voà, le mien il était pas nommé, mais heureusement, il a perdu. Il a dû me le dire. Je commence le lendemain, il m'a dit "Bon, écoute, tu as perdu, c'est une bonne nouvelle pour moi." Mais ah, mais le soulagement, quoi, le soulagement, grand plaisir. Et sinon, plaisir très avouable. Moi, j'adore manger des fromages dans le lieu qui s'appelle comme le fromage. C'était l'autre, il y a pas si longtemps, j'étais à Coulommiers. J'ai fait exprès d'aller acheter du Coulommiers, manger du Coulommiers à Coulommiers. J'ai fait Gruyère à Gruyère, et ça n'a pas le même goût. Il y a Gruyère, Gruyère, il y a quoi d'autre ? Ah, bah, il y a, vous pouvez manger du Gorgonzola à Gorgonzola, manger du Camembert, du Cheddar à Cheddar, il y en a beaucoup, quoi. Voilà.

Ou il y a des plaisirs et il y a des trucs que vous détestez le plus au monde, et notamment, c'est bizarre, la chanson "Je te donne" de Jean-Jacques Goldman. Oui, mais pour une raison très, elle est, c'est ça, entraînante, machin, ou "Je te donne toutes mes super chansons qui a". Alors, excusez-moi, excusez-moi, à quel moment elle est "Je te donne tous ces défauts, donc tous mes défauts qui sont autant de chances, donc ma mesquinerie, hein, ma lâcheté, mon racisme, mon diabète de type 2, hein. Tout ça, c'est pour toi et j'aimerais bien que tu dises merci." Il y a, il y a, il y a un petit, un petit truc paradoxal quand même. Vous n'aimez pas non plus. Vous détestez aussi les scènes de film où les actrices sortent du lit en emportant le drap pour se couvrir. Ouais. Les les filles toutes nues dans les films qui se lèvent en emportant les draps. Et alors, ça date un peu de mon adolescence où j'étais un petit peu, ah, vous voyez, un un puceau, quoi, un puceau. Et et donc, c'était les moments on se dit "Ah, elle va peut-être oh non." Et puis franchement, et c'est, et c'est qui qui sur la terre, qui sur la terre se lève en emportant les draps pour s'en faire une robe, quoi ? Je pense, ça n'existe pas. Et c'est juste un truc des cinéastes pour ne pas montrer les filles toutes nues. Ça me, ça me faisait de la peine quand j'étais adolescente.

Alors, le spectacle est truffé de photos personnelles. On vous a demandé d'en choisir une et de la commenter ce soir, et vous avez choisi celle-ci. Oui. Alors ça, c'est, alors c'est, c'est énigmatique comme ça. Ma mère, quand j'étais euh tout bébé, elle avait un journal de moi et elle notait plein de choses sur moi. Et là, elle note en fait le nombre de mots que je maîtrise avec l'âge auquel je les maîtrise. Et on voit donc qu'à 18 mois, je maîtrisais 50 mots et à l'âge de 22 mois, j'en maîtrisais 210. Et pour les besoins de ce spectacle, je me suis renseigné, c'est dans la fourchette très, très haute. C'est-à-dire que c'est, on n'est pas sur du bébé de merde, là. C'est du, c'est du très, très cali, quoi. D'accord. Ouais.

Vous racontez dans le spectacle que vous avez vu 11 psy depuis 2010. Oui. Pourquoi vous est-ce que vous changez de psy aussi régulièrement ? Mais parce que ça marche pas. Ma première psy, au bout de deux séances, elle m'a dit "Mais vous êtes dingue ?" J'ai dit "Ben oui, c'est pour ça que je viens voir." Il y en a une autre qui m'a dit euh "Mais ça me glace le sang ce que vous me dites." Et une troisième, vraiment, et tout ça, tout ça est vrai. Un troisième psy qui m'a dit, qui m'a dit, qu'est-ce qu'il m'a dit déjà ? C'était euh, ah oui, c'est minable ce que vous dites. C'est, c'est. Je veux dire, je, en plus, je leur donne 70 € par séance. Je veux dire, ça pour me faire insulter, c'est un petit peu beaucoup. Voyez, c'est.

Je me suis toujours demandé qui, quand les humoristes disent "C'est vrai ce que je vous dis", si c'était vrai ce que vous nous disiez. Euh, oui, et en fait, parce que tout le reste est faux. Mais c'est exactement ça. C'est que ça veut dire que quand on le précise, c'est que ça veut dire un peu contrairement à ce que j'ai dit auparavant, qui peut-être n'était pas tout à fait vrai, quoi. Voilà.

Est-ce que l'origine de votre dépression, c'est quelque chose que vous avez localisé ? Oui, mais je pense que c'est très simple, hein, c'est le décès. La mort, c'est nul. C'est, j'ai, j'ai franchement, il n'y aurait pas la mort, mais tout serait sympa, quoi. Absolument tout serait sympa. Je comprends pas les gens qui disent "Ouais, mais attends, tu te rends compte ? On vivrait jusqu'à j Non, c'est super de vivre jusqu'à 800 ans. Ce serait pas l'enfer. Comment ce serait pas l'enfer ? Bah non, l'enfer, c'est l'enfer. On brûle tout ça avec de la lave, on nous enfonce des choses partout là. Non, on nous enfonce pas des choses partout. On vivrait juste longtemps. Châteauroux, c'est long quand même. Je me permets. Tu sais que Châteauroux, on en a marre que tu fasses des blagues sur Châteauroux. Limoges. Limoges aussi. Limoges. Ouais. Alors que Chambéry, super. Ben, super. Ouais.

Euh, en tant que chroniqueur du service public, on vous retrouve sur France Inter les jeudis matin. Est-ce que vous avez lu le rapport de Charles à l'Oncle et est-ce que vous avez des idées pour réformer l'audiovisuel public ? Wouh, euh, je sais pas. Je préfère qu'on le réforme. Est-ce que vous voulez le privatiser ? Bah, je préférerais pas parce que sinon, après, j'aurais plus mon travail, donc. Et et ça, ça, c'est triste. Alors, j'ai conscience que je suis un peu centré sur moi-même pour cette réponse, mais ouais, non, j'aime, c'est bien le service public, comme ça, je sais pas, c'est votre avis aussi ? Ah oui, oui, je sais pas. Oui, oui, oui, ouais.

Ambre, tu as le livre pour notre invité ? Mais il est où le livre pour notre invité ? Il est caché derrière les Ah, c'est ça, tu m'as euh, tu m'as fait dire le en majuscule, le livre. J'utilise rarement la cartouche majuscule, mais là, il y a un livre qui me paraît absolument indiqué pour vous, de manière différente. Quand j'ai su que vous veniez, je me suis dit que j'allais chercher un livre comme vous, portugais et rigolo. Et j'ai trouvé pas du tout ça. Mais j'ai trouvé un livre encore plus comme vous, français, intelligent, marrant et tendrement angoissé. Oh ! C'est le nouveau roman de l'auteur David Fenkinos. Alors, il est en tête des ventes depuis sa sortie, comme le sont à chaque fois les livres de cet auteur très populaire. Et pourquoi son livre m'a fait penser à vous ? Déjà, très sérieusement, le titre qui pourrait être, je trouve, le titre d'un de vos sketchs, parce que vous faites souvent des chansons qui commencent par "Je", comme ici, par exemple. "Je veux du soleil pour la du ciel." Voilà. "Je possède tes tunes." Je suis à l'aise financièrement, je ne me plains pas. Mes affaires marchent en ce moment. Voilà, j'ai prouvé mon propos. Et ce livre s'appelle "Je suis drôle". Et blague à part, je me dis que c'est qu'une question de temps avant que vous ne fassiez une chanson qui s'appelle "Je suis drôle", "Je possède l'humour", tout ça, tout ça. Mais c'est seulement un des aspects qui m'a fait penser à vous. Voici les autres. 1. Le héros de ce livre est un jeune comédien qui se lance dans le stand-up. Ou 2. Le héros est drôle, mais il est aussi très sensible, traversé de doutes, d'un rapport très fort à la famille, avec une certaine mélancolie à double tranchant. Or, on le disait, vous êtes un humoriste qui parlait beaucoup de ces sujets-là. Ce que je trouve super, la nostalgie, l'anxiété, la peur. Et moi, de ce que je connais de votre travail, j'aime particulièrement tout ce que vous faites autour de la famille, de vos parents, des souvenirs d'enfance, comme celui que vous avez montré avec le le petit carnet. Donc ça raisonne. Et enfin, Fenkinos, dans ces livres, il y a toujours un truc d'exploration de pays et de thèmes différents. Ces livres, ils ont toujours trois effets : c'est drôle, c'est émouvant, et on découvre toujours des trucs au passage. Ces héros sont toujours marqués un moment par la découverte d'une œuvre, d'un lieu, d'une ville, avec des choses qui paraissent parfois invraisemblables, mais qui existent en fait pourtant dans la vraie vie. Par exemple, son livre "La Vie heureuse", c'était un homme qui allait en Corée du Sud et qui découvrait des entreprises réelles qui vous permettent de vivre des simulations d'enterrement. Absolument l'angoisse. Et dans son nouveau livre, "Je suis drôle", je spoile rien, mais à un moment, il y a un musée en Croatie qui a un concept très bizarre et très génial. Et franchement, j'étais trop contente de le découvrir. J'étais assez fascinée. Et ça, c'est quelque chose que vous faites aussi, puisque indépendamment de votre travail, c'est précisément d'aller faire découvrir des trucs ordinaires ou fascinants. Vous le faisiez dans la série "Depuis quand ça existe ?", vous êtes allé carrément jusqu'au Japon rencontrer le descendant du créateur du sourimi. Oui, tout de même, hein. Et vous le faites aussi sur et sur France Inter, où vous explorez tous les sujets de la terre. Oui. Votre question ce matin : "Est-il facile de se procurer un cadavre ?" "Que faut-il penser des vautours ?" "Faut-il aimer les huîtres ?" "Les chansons à succès sont-elles de plus en plus courtes ?" "Pourquoi Bugs Bunny mange-t-il des carottes ?" "Que faire si vous tombez dans l'eau avec votre voiture ?" Voilà, je vous sens inquiet, mais tout ce que je dis est vrai. Pour l'instant, c'est vrai que j'ai un body language d'inquiétude, mais tout va bien se passer. Mais donc, chez vous aussi, il y a ces mêmes trois effets : c'est drôle, c'est émouvant, et on découvre toujours des trucs au passage. Voilà pourquoi je me suis dit que ce livre est indiqué pour vous. "Je suis drôle" pour un mec très drôle. Je voulais vous l'offrir. Merci. Merci beaucoup. Vous restez avec nous. On va faire l'interview rafale juste après.

Euh, vous, vous le préférez rasé ou avec sa barbe quand vous faites des dîners blagues ? À On en a parlé en coulisses. C'est il a refusé de me serrer la main. Euh, c'est beaucoup, beaucoup moins bien. Et des fois, il y a des fois, on sait pas. Des fois, on dit "Ah oui, ça va aussi". Là, c'est un, c'est un beaucoup de doutes dans la vie, mais j'ai pas de doute là-dessus, quoi. C'est une certitude absolue à 150 %. Qu'est-ce qui t'est passé par la tête ? Bah, je, un petit casting, je devais jouer un pénis. Enfin, voilà. Voilà, c'est quelques questions. Vous répondez du tac au tac. Ou décrivez-vous donc en deux phrases. Oui. Euh, c'était la question. C'était la question. Oui, je, je dirais, je suis euh enthousiaste et méticuleux, et je sens hyper bon, mais ça, je l'ai déjà dit.

Quel était votre rêve d'enfant ? Je rêvais de jouer en NBA et et mais je jouais en fait, j'étais un des pires joueurs de mon équipe, et mon équipe, c'était une des pires équipes de l'Île-de-France, et disons, voilà. Et ce matin, je voudrais, j'ai interviewé Tony Parker ce matin pour mon podcast sur Convin, et j'ai remarqué qu'on avait exactement le même rêve d'enfant, lui et moi. Sauf que.

Si vous étiez président de la République, qu'est-ce que vous feriez en premier ? Je crois que j'aurais, j'aurais envie de faire un décret blague, un peu genre, je sais pas, interdire les chaises. Hop, plus de chaise, c'est fini. Hop, c'est fini, on a plus de chaise.

Comment vous auriez aimé vous appeler ? J'aurais aimé avoir un nom de famille où il y a une lettre qui se prononce pas, genre euh, genre Talérant. Voyez, le Y. Je trouve ça d'un chic, ce Y qui se prononce pas au milieu. Genre, hm, ah, j'aurais trop.

Qui vous a déjà impressionné ? Qui vous a vraiment impressionné ? Je suis impressionné par les gens qui arrivent à être hyper intelligent, hyper précis, tout en étant vraiment drôle. Et j'ai un bon exemple en tête, c'est Hectoral, qui est un ami à moi et qui a un spectacle exceptionnel qui s'appelle "Toute l'histoire de la peinture en moins de 2 heures". Il se trouve que c'est aussi mon coproducteur, mais mais par ailleurs, avant d'être mon coproducteur, c'est vraiment un grand critique d'art aussi. Grand critique d'art.

Racontez-nous votre dernier rêve en une phrase. J'ai rêvé que je tournais avec Mister V, ce qui est plausible parce que j'ai déjà tourné avec Mister V, mais j'étais nul. Et j'étais nul et je voyais qu'il était déçu et gêné. Mais il est gentil Mister V. Et donc, il me disait pas, mais c'était extrêmement gênant. Je voyais que je le décevais. J'étais ah, et je me suis réveillé en pleurant.

Votre insulte préférée ? Euh, pétard, mais comme féminin de pétasse. Ça existait quand j'étais petit. On disait "Toi, tu es un gros pétard" et et ça a disparu. Je suis pour le retour de pétard comme une insulte. Toi, tu es un pétard.

Votre talent hyper caché. Euh, je sais, je sais faire le premier couplet de "Gangsta's Paradise" de Coolio avec l'accent de la Reine d'Angleterre. Je peux continuer.

Qu'est-ce qui vous gonfle ? Qu'est-ce qui vous gonfle en ce moment ? Qu'est-ce qui me Bonne Maman a arrêté de faire sa compote d'abricot. Très, très triste. Alors, on en trouve encore sur des sites de revente, mais ça coûte genre 1000 € le pot, trop cher. Voilà pour la compote, un peu triste.

Et enfin, la chanson idéale pour un karaoké pour vous, c'est ça, l'hymne portugais. Ah, il s'appelle comment ? "Portugal do Mar". On embrasse tous les Portugais qui qui doivent être debout, debout devant leur télé. Chaise, c'est son rêve. Il y a des il y a des gens qui disent que c'est un peu pompé sur la Marseillaise. C'est vrai qu'il y a des endroits qui sont le refrain est un petit peu pompé. Hasard, hasard, aux armes. Aux armes.