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L’Algérie sème l’inquiétude régionale avec l’acquisition imminente du chasseur furtif Su-57

Voix d'Algérie 9:53

Transcription

Bonjour à tous et bienvenue sur la chaîne. Aujourd'hui, on va parler d'un sujet qui fait trembler tout le Maghreb et même au-delà. L'Algérie serait sur le point de signer pour le Su-57, l'avion de chasse furtif de 5e génération. Et la question que tout le monde se pose, c'est pourquoi cet achat inquiète autant les voisins, du Maroc à la Tunisie en passant par la Libye et même certains pays européens ? On va tout décortiquer. Chiffre à l'appui, contexte géopolitique, capacité réelle de l'appareil et surtout les conséquences stratégiques. Accrochez-vous, ça va être long, sans langue de bois.

D'abord, remettons les choses en perspective. L'Algérie n'a jamais caché son ambition de devenir la première puissance militaire du continent africain. Avec un budget défense qui oscille entre 10 et 13 milliards de dollars par an ces dernières années, elle se classe régulièrement dans le top 20 mondial et souvent première en Afrique. Depuis 2007, Alger a lancé une modernisation massive de ses forces armées avec une priorité claire : la force aérienne. On parle déjà de plus de 70 MiG-29 modernisés, des Su-30, des hélicoptères Mi-28 et Ka-52, et même des systèmes S-400 parmi les plus performants au monde. Mais jusqu'à présent, l'Algérie n'avait pas d'appareil de 5e génération. Le Su-57 change la donne.

Pourquoi le Su-57 et pas un autre ? Parce qu'actuellement sur le marché, les seuls vrais avions furtifs opérationnels ou quasi opérationnels sont le F-22 américain (non exportable), le F-35 (refusé à l'Algérie pour des raisons évidentes), le J-20 chinois (Pékin ne l'exporte pas encore vraiment) et donc le Su-57 russe. Moscou a fait du Su-57 sa vitrine technologique et a absolument besoin de commandes étrangères pour rentabiliser le programme. L'Algérie est devenue le client idéal. Elle paye cash, elle ne pose pas de questions politiques gênantes et surtout elle est prête à signer rapidement. Selon plusieurs sources concordantes, dont le magazine russe Voenno-Promyshlenny Courier et des informations relayées par l'agence TAS, un contrat pour 14 à 24 appareils serait en phase finale de négociation, avec une option pour une douzaine supplémentaires. Le montant, on parle d'environ 2 à 2,5 milliards de dollars pour la première tranche, avec transfert de technologie et maintenance incluse.

Maintenant, pourquoi ça inquiète autant les voisins ? Commençons par le Maroc, parce que c'est évidemment le premier concerné. Le Maroc possède actuellement une force aérienne respectable avec 54 F-16 Block 52+ (une commande de 25 F-16 Viper Block 72 en cours de livraison) et surtout 36 AH-64, parmi les hélicoptères d'attaque les plus redoutables au monde. Mais le Maroc n'a aucun appareil de 5e génération et n'aura probablement jamais de F-35. Washington ayant bloqué cette possibilité pour ne pas déséquilibrer la région. Face au Su-57, le F-16, même en version Viper, est totalement dépassé technologiquement. La furtivité du Su-57, même si elle est contestée par certains experts occidentaux, lui permet d'opérer bien au-delà de la portée des radars marocains actuels. Le Su-57 emporte des missiles R-77M et surtout le Kh-47M à très longue portée, capable de frapper à plus de 190 km. Ajouter à ça la supercroisière, la manœuvrabilité extrême grâce à la poussée vectorielle et les capteurs derniers cris, et vous comprenez pourquoi Rabat voit d'un très mauvais œil.

Mais le problème n'est pas seulement marocain. La Tunisie, qui partage 1000 km de frontière avec l'Algérie, n'a pratiquement plus d'aviation de combat digne de ce nom. Quelques F-5 obsolètes et c'est tout. Un Su-57 algérien peut survoler Tunis en quelques minutes depuis les bases de Tindouf ou Ouargla. La Libye, déjà instable, voit d'un côté l'Algérie soutenir discrètement certaines factions et de l'autre, elle craint que ses appareils ne soient utilisés pour imposer une "Pax Algériana" sur le pays. Même l'Espagne, avec les Canaries à seulement 600 km des côtes algériennes, commence à s'inquiéter. Un Su-57 armée de missile de croisière Kh-59MK2 ou même du Kh-47M2 Kinzhal hypersonique (version aéroportée) pourrait théoriquement menacer les installations militaires espagnoles en quelques minutes.

Et là, vous allez me dire : "Où est le problème ? Le Su-57, c'est pas encore totalement au point, il y a eu des accidents. La furtivité est moins bonne que le F-35, etc." C'est vrai, le programme a connu des retards énormes. Seulement une quinzaine d'appareils sont en service en Russie actuellement, et la furtivité est surtout frontale, pas omnidirectionnelle comme sur les appareils américains. Mais dans le contexte régional maghrébin, ça ne change rien. Même avec 70% des performances d'un F-35, le Su-57 reste une menace asymétrique totale pour tous les voisins. Aucun pays de la région n'a de radars capables de le détecter à longue distance. Aucun n'a de missiles air-air comparable, aucun n'a d'appareil capable de l'intercepter en combat rapproché. C'est un game changer absolu.

Il y a aussi la dimension symbolique et politique. L'Algérie, en achetant le Su-57, envoie un message clair : "On est désormais dans la cour des grands. On n'a plus besoin de l'accord de l'Occident pour se doter des technologies les plus avancées." C'est une réponse directe au Maroc qui s'est rapproché des États-Unis et d'Israël. C'est aussi une manière de dire à la France, ancienne puissance coloniale, qu'Alger peut désormais se passer d'elle totalement sur le plan militaire. Souvenez-vous que la France a toujours refusé de vendre des Rafales à l'Algérie, privilégiant le Maroc et l'Égypte. Avec le Su-57, Alger tourne définitivement la page.

Et puis, il y a l'aspect industriel. L'Algérie négocie non seulement les avions, mais aussi une partie de la maintenance et potentiellement une ligne d'assemblage partielle sur son sol. Cela veut dire que dans 10 à 15 ans, l'Algérie pourrait être le premier pays africain capable de produire, ou du moins d'assembler, des avions de 5e génération. Ça change complètement la donne stratégique à long terme.

Certains diront que l'Algérie n'a pas les pilotes assez formés pour exploiter un tel appareil. C'est partiellement vrai aujourd'hui, mais Alger a déjà envoyé des dizaines de pilotes en Russie depuis 2018 pour des formations spécifiques sur les technologies de 5e génération. Les premiers escadrons seront probablement encadrés par des instructeurs russes pendant plusieurs années, comme ça a été le cas pour les Su-30. Et n'oublions pas que l'Algérie a une tradition de formation militaire très sérieuse, héritée de l'époque soviétique.

Il y a aussi la question du financement. Comment un pays dont l'économie repose à 95% sur les hydrocarbures peut se permettre ça, alors que les prix du pétrole sont instables ? La réponse est simple : la Russie accepte des paiements échelonnés en dinar et même en gaz. Il y a déjà eu des accords de ce type pour les S-400. Et surtout, l'Algérie a reconstitué ses réserves de change à plus de 70 milliards de dollars grâce à la hausse des prix de l'énergie ces dernières années. Elle peut se le permettre.

Maintenant, est-ce que cet achat va déclencher une course aux armements dans la région ? Probablement oui. Le Maroc a déjà accéléré ses commandes de F-16 Viper et d'Apache. Il négocie aussi des systèmes Patriot et des drones armés israéliens. Mais il y a une limite à ce que Rabat peut faire, car il reste dépendant de la validation américaine. L'Algérie, elle, n'a plus cette contrainte. Elle peut acheter ce qu'elle veut, quand elle veut, à qui elle veut.

Et puis, il y a un dernier point qu'on oublie souvent. Le Su-57 n'est pas seulement un avion de supériorité aérienne, c'est aussi une plateforme de frappe. Avec sa soute interne, il peut emporter des armes de précision à longue portée sans perdre sa furtivité. Dans un conflit au Sahel, par exemple, l'Algérie pourrait frapper des cibles à 1000 km sans que personne ne la voie venir. Ça change complètement la donne pour le G5 Sahel, pour la France qui opère encore avec Barkhane, et même pour les Américains qui ont des bases au Niger.

En conclusion, l'achat du Su-57 par l'Algérie n'est pas juste l'acquisition d'un avion. C'est une rupture stratégique. C'est l'entrée de l'Algérie dans le club très fermé des nations qui possèdent la technologie la plus avancée en matière de combat aérien. Et pour ses voisins, c'est un signal d'alarme rouge clignotant. Le rapport de force militaire au Maghreb, qui était déjà en faveur de l'Algérie, va devenir totalement déséquilibré, et ce n'est probablement que le début.

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Dernière chose avant de vous laisser : on prépare une vidéo exclusive sur les vraies capacités du Su-57 face au F-35 et au Rafale, avec des données déclassifiées et des comparaisons techniques précises. Mais cette vidéo sortira uniquement si on atteint les 50 000 abonnés avant la fin du mois. Alors si vous voulez la voir, abonnez-vous maintenant et partagez la chaîne autour de vous.

Merci à tous d'avoir suivi cette analyse jusqu'au bout. C'était dense mais nécessaire. On se retrouve très bientôt pour la suite, et n'oubliez pas, abonnez-vous, c'est le meilleur moyen de ne rien rater.