Transcription
Ceci est le laboratoire de numérisation de la Bibliothèque nationale. Livres, revues, mais aussi cartes, disques ou pages web. Et il y a des projets de recherche avec l'intelligence artificielle générative, comme celle de ChatGPT, qui s'entraînent et apprennent avec cette base documentaire ou corpus de la Bibliothèque nationale.
Mais pourquoi est-il important que les systèmes apprennent directement en espagnol ? En ce moment, la technologie a besoin de s'entraîner avec des données massives. Les bases utilisées par les géants technologiques sont multilingues, mais malgré le fait que l'espagnol, par son usage, est la troisième langue sur Internet et la deuxième sur les réseaux sociaux, sa représentation dans ces corpus d'apprentissage est beaucoup plus relative. C'est un pourcentage qui est bien, d'accord, mais ce n'est pas un pourcentage élevé. Nous ne parlons pas de la moitié du corpus, nous ne parlons pas du tiers. Cela peut atteindre 10% ou 8% du corpus total.
La valeur économique de l'espagnol peut être mesurée en chiffres. Nous sommes 600 millions d'hispanophones, nous sommes 7,5% de la population mondiale, et un pourcentage un peu plus élevé, qui peut atteindre environ 10%, en termes de capacité d'achat, en termes de PIB mondial. Mais si l'espagnol veut croître à l'avenir, ce ne sera pas par la voie démographique comme cela l'a été jusqu'à présent. Les futurs de l'espagnol avertissent que sans investissements et politiques internationales coordonnées, en 2050, l'espagnol perdra de l'influence et du pouvoir d'achat. Mais ils rappellent aussi que ce n'est pas écrit et que miser sur le prestige de la langue en général et sur son développement numérique en particulier peut changer ces prévisions.