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#18 - Raconte-moi An Nour : Encore du bon vivre ensemble, ménopause, ambiance dans les foyers et cie

Coran de mon Coeur1:07:58

Transcription

Bienvenue dans Raconte-moi Nour, ta nouvelle série pendant ce mois béni de Ramadan, au sein du podcast Coran de ton cœur. Moi, c'est AB, enseignante et éternelle étudiante du Coran. Cette année, je t'invite à marcher vers la lumière avec Sourate An-Nour, cette sourate qui éclaire les cœurs, purifie les âmes et nous guide vers la clarté dont nous avons tant besoin face aux défis de notre époque actuelle. Raconte-moi Nour, offerte par Allah pour éclairer ton chemin, une lumière pour éclairer ta vie.

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Minanir. Bismillahir Rahmanir Rahim.

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Fisala alayhin junahun yad thabahun gira mutabarrijatin bizinah wa yasta'fifna khair lahun wallahu sami'un alim. Leisa al-ma haraj wa hajj wa hajj wa wala 'ala anfusikum an ta'kulu min buyutikum, buyut abikum, buyut ummahatikum, au buyut ikhwahikum, au buyut akhawatikum, au buyut 'ammikum, au buyut 'ammatikum, au buyut khwalikum, au buyut 'ammatikum, au ma maktum mafatihahu, au sadqikum. Leisa 'alaykum junahun an ta'kulu jami'an au iftaraqtum. Faidha dakhaltum buyutan fasallimu 'ala anfusikum tahiyyatan min 'indillah mubaraka tayyibah. Kadhalika yubayyinullahu lakum al-ayat la'allakum ta'qilun.

[Musique]

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Et quand une femme atteinte par la ménopause qui n'espère plus le mariage, nul reproche à elle d'enlever leurs vêtements de sortie, sans cependant exhiber leurs atours. Et si elle cherche la chasteté, c'est mieux pour elle. Allah est Audient et Omniscient. Il n'y a pas d'empêchement à l'aveugle, au boiteux, au malade, ainsi qu'à vous-même, de manger dans vos maisons, ou dans les maisons de vos pères, ou celle de vos mères, ou de vos frères, ou de vos sœurs, ou de vos oncles paternels, ou de vos tantes paternelles, ou de vos oncles maternels, ou de vos tantes maternelles, ou dans celle dont vous avez les clés, ou chez vos amis. Nul empêchement à vous non plus de manger ensemble ou séparément. Quand donc vous entrez dans des maisons, adressez-vous mutuellement des salutations venant d'Allah, béni et agréable. C'est ainsi qu'Allah expose ces ayat afin que vous compreniez.

Sourate Nour, versets 60 et 61.

Alam alaykoum wa rahmatullah. J'espère que tu vas bien, que tu vas toujours bien jusqu'ici. On approche la fin de la sourate, là, je suis déjà nostalgique. Donc, on arrive toujours dans notre partie où Allah Ta'ala parle de ses lois de savoir-vivre, du bon vivre ensemble. Et ici, il va parler donc, donc, de deux autres lois. On en a vu une hier, et donc voici les deux suivantes. Donc, on va commencer par celle de la ayah 60.

Et dans cette ayah, Allah aborde une règle spécifique concernant les femmes qui ont atteint la ménopause. Donc, là, les savants, ils sont clairs là-dessus. Quand Allah parle de ça, celle qui n'espère plus le nikah, il parle de la ménopause. Parce que ici, nikah est traduit donc par mariage, au sens de mariage. Mais tu sais que dans nikah, ça inclut aussi l'acte intime, dans le sens où ici, il n'y a plus de fécondité, il n'y a plus de possibilité d'avoir des enfants. Ça ne veut pas dire des femmes qui n'espèrent plus de relations intimes, mais qui n'espèrent plus le fruit de cette relation intime, dans le sens d'avoir des enfants. Ça ne veut pas dire, bien sûr, que les femmes qui ont atteint la ménopause ne se remarient pas, ou ne sont pas mariées, ou peu importe. Donc, là, c'est pour ça qu'il dit : "celle qui n'espère plus le mariage", avec un des objectifs du mariage, c'est-à-dire de, euh, de procréer. Et ici, cette expérience, elle fait référence non seulement au mariage lui-même, mais et aussi à tout ce qui l'accompagne, notamment donc la possibilité d'avoir des enfants.

Donc, ici, il parle de femmes qui ont vécu une bonne partie de leur vie, qui ont atteint un certain âge, une certaine maturité. Et ici, Allah leur accorde une certaine facilité en disant qu'il n'y a pas de reproche à celles qui retirent leurs habits de sortie. Certains savants vont expliquer ici que ça concerne le, ce qu'on appelle le *dilbab*, donc pas le jilbab au sens, au sens d'aujourd'hui, pas le, dans le sens la *abaya*, la robe. Le *dilbab*, le vêtement, le par-dessus, en fait. C'est, c'est pas le *dilbab* au sens où on l'entend aujourd'hui, par exemple, en France. Attention, parce que le mot jilbab est mentionné dans le Coran, mais juste pour signifier un vêtement qui va des épaules jusqu'au cheville. Donc, là, on parle de ça. Et en fait, il parle de, donc, de vêtements qui sont couvrants. Et certains vont affirmer que pour ces femmes, il n'est pas grave si, par exemple, leur cheville n'est pas entièrement couverte. Ce n'est pas grave si elle ne porte pas ce, ce vêtement de sortie aussi strictement qu'elle le faisait avant, comme dans la ayah qui parle du hijab.

Et Allah, par contre, parce que quand on voit ça, on peut se dire : "Ok, mais où est la limite ? C'est-à-dire, on fait, qu'est-ce qu'on, on fait tout ce qu'on veut ?" Non. Allah pose immédiatement une limite en disant : "sans pour autant exhiber leurs atours". Ça montre une constante qui existe toujours en Islam, à savoir que même lorsque on nous accorde une souplesse, elle est toujours encadrée par des limites qui sont claires. Parce que l'être humain a besoin de repères. Il ne comprend pas l'infini. C'est pourquoi, dans n'importe quelle situation, et bien, l'être humain va chercher instinctivement à savoir où commencent les limites et où elles s'arrêtent. On peut prendre un exemple : si quelqu'un reçoit un terrain en cadeau, un beau cadeau, et bien, sa première question sera de connaître ses délimitations. Tu vas vouloir savoir où est le terrain, et c'est de où à où. C'est naturel, sinon tu n'arrives pas à quantifier et à imaginer un terrain sans savoir ses délimitations. Parce que, on ne peut pas concevoir de manière générale des choses sans des limites précises. Et ça, c'est simple, c'est parce qu'on en a pas la capacité, on n'a pas le codage, on n'a pas les possibilités de comprendre l'infini, que ce soit dans le temps ou dans l'espace. Et c'est exactement ce qu'Allah fait ici. Il va nous mettre une, une zone de liberté, mais il va préciser où est-ce qu'elle s'arrête.

Et ben, pour ces femmes âgées, il leur dit en quelque sorte : "Tu as vécu ta vie, tu as atteint un âge avancé, tu peux respirer, mais sans relâcher certaines choses." Et pourquoi cette facilité, euh, pour les, les femmes âgées ? Parce que, on est d'accord, ce n'est pas parce qu'elles sont moins attrayantes, moins attirantes, ou parce qu'on ne les regarde plus. Mais simplement parce que naturellement, par exemple, un homme, quand il est question de baisser le regard, et bien, dans cette ayah, il entend, il ne va pas penser immédiatement à une femme de 70 ou 80 ans. On est d'accord, il est question quand même de quelqu'un de plus jeune que ça. Et donc, lorsqu'on parle de tentation pour les, les hommes, et bien, leur esprit se tourne plus vers des femmes plus jeunes, des femmes fécondes aussi, la plupart du temps. Et une des raisons fondamentales du port, donc, de, de la, d'un vêtement ample et long et *mastour*, donc qui cache la, la *awra* et les atours, ce n'est pas d'abord lié au fait de se protéger des hommes, on est d'accord, mais c'est pour les femmes elles-mêmes. C'est un bien pour les femmes elles-mêmes. Ce vêtement, la fonction première, c'est de les protéger, de leur inculquer une discipline par rapport à leur propre perception d'elles-mêmes et des autres. Ça, je te l'avais dit dans la ayah qui portait sur le hijab.

Et Allah leur apprend à distinguer ce qui a le droit d'être vu sous certains angles, et ce qui n'a pas le droit d'être vu par des personnes qui ne, qui n'ont pas acquis le droit de, de voir ça. Avec l'âge, parce que là, on est dans le cas de femmes âgées qui ont dépassé la ménopause, et bien, avec l'âge, ce besoin de plaire, naturellement, qu'à la femme, le besoin naturel d'une femme a de plaire, et bien, il va s'atténuer lui aussi naturellement. Une femme de 70 ans peut toujours aimer être bien coiffée et soignée, mais c'est plus un besoin aussi fort et fondamental que quand on avait 30 ou 40 ans. Et il suffit d'observer, euh, les dames âgées, par exemple, dans les maisons de retraite. Moi, j'ai déjà eu à travailler dans des maisons de retraite. Il y a un truc qui m'a frappé, c'est que, bah, elles continuent de prendre soin de leur chevelure. Des fois, il y a, il y a, il y a un service de coiffage qui vient dans les maisons de retraite pour prendre soin d'elles. Si tu passes à côté de vitrines de certains salons de coiffure, c'est rare de ne pas avoir une dame âgée qui s'assoit. Elles ont même une routine par rapport à ça. Et les coiffeurs, en France, bah, et dans certains pays aussi, sont même formés à coiffer des personnes âgées parce qu'elles ont des cheveux, les plus délicats, parfois le cheveu plus fin. Donc, du coup, c'est pas le même soin qu'on leur accorde. On doit être plus, plus doux dans nos gestes, on va dire.

Et bien, ça, ça veut dire qu'elles continuent à prendre soin d'elles avec une grande assiduité. Elles ont encore l'envie d'être belles. Ça disparaît jamais totalement, d'accord ? Comme l'attirance d'un homme pour une femme ne, ne disparaît jamais totalement. Mais avec l'âge, et bien, elles ne cherchent plus à séduire ou être admirées de la même manière. En fait, c'est, c'est plus vraiment, euh, ça leur importe plus comme quand elles étaient plus jeunes. Elles ont dépassé cette phase-là, euh, de leur vie. Et c'est à ce moment-là qu'Allah leur dit qu'elles peuvent relâcher certaines obligations vestimentaires, sans s'exhiber. Le but, c'est pas de porter, voilà, peuvent pas porter n'importe quoi, d'accord ? Donc, c'est une souplesse qui est vraiment encadrée. Donc, même ici, Allah Ta'ala va dire : "sans pour autant exhiber leurs atours".

Donc, certaines femmes âgées, ça, c'est important de le dire, certaines femmes, même âgées, vont conserver une grande beauté. Parfois, même, il y en a qui sont même plus belles après la ménopause qu'avant, parce que la vieillesse ne va pas opérer de la même manière chez tout le monde. Il y a des femmes à 70 ans, elles en paraissent 60, et il y en a d'autres à 50 ans, bah, on dirait qu'elles en ont 60. Ça va changer selon les personnes, les modes de vie, comment on a vécu, est-ce qu'on était sportif ou pas, les cultures, l'exposition au soleil, l'origine, et cetera. Donc, il y a plusieurs facteurs. Personne ne vieillit pareil. Allah va donc demander, en prenant en compte ça aussi, aux femmes âgées, de ne pas tomber dans l'exagération. Parce que si c'est une très belle femme, elle a 70, mais elle en paraît 50, bah, aux yeux de, de quelqu'un d'autre, ça ne va pas être perçu pareil. Donc, encore une fois, pour, dans le but de les protéger, d'éviter l'équivoque, et cetera, et même se protéger d'elles-mêmes. Et bien, Allah Ta'ala met un cadre. Parce que ce n'est pas parce qu'elles ont un certain âge qu'elles doivent se mettre à porter des vêtements moulants, courts, provocants, des crop tops, je sais pas quoi. D'ailleurs, ça fait bizarre, mais c'est ça existe, on en voit qui font ça.

Donc, il emploie ici le mot *mutabarrijat*. Donc, *mutabarrijat*, tu vois, il y a la racine *baraja*, tu vois le mot bourge ou *abraj*, les tours. Tu vois, la tour de l'horloge, que ce soit aux Émirats ou en Arabie. Et bien, ça veut dire quelque chose qui s'élève, quelque chose qui est haut, c'est une tour. Et bien, ici, Allah remploie ce même terme, *mijallat*. En gros, ce qu'il est en train de dire, c'est l'idée, en fait, de se montrer de manière ostentatoire, de chercher à attirer l'attention. En gros, sortir en disant : "Aujourd'hui, il faut qu'on me remarque, moi." D'accord ? Comme une tour qui se dresse bien haut pour être vue de loin. Donc, autrement dit, même si elles peuvent relâcher certaines obligations, elles doivent quand même rester elles-mêmes. Elles doivent, voilà, garder une, une sobriété, une certaine dignité.

Et ce qui est beau ici, c'est qu'Allah Ta'ala donne quand même l'option qu'il préfère. Donc, Allah précise : "Mais si elles choisissent de rester pudiques, c'est mieux pour elles." Et ça, ça nous rappelle que même lorsqu'il y a des assouplissements qui sont possibles, et bien, il faut toujours avoir en tête qu'il y a toujours une meilleure option. Même si une femme âgée peut relâcher un petit peu sa garde vestimentaire, on va dire, et bien, continuer à s'habiller *mastour*, ou comme avant, on va dire, ça reste la meilleure option. Et, et c'est bien ce qu'on observe dans nos sociétés musulmanes, la plupart du temps. Donc, la plupart des femmes âgées, surtout si elles ont toujours porté le hijab, toujours porté des vêtements *mastour*, pudiques, et bien, elles vont continuer à le faire par habitude, et par attachement, et par, elles se sentent plus en sécurité, mieux comme ça, plus à l'aise aussi. Et bien, on va rarement voir des, des dames âgées abandonner leur tenue traditionnelle, leur façon de s'habiller.

Donc, tu le vois, voilà, tu, tu vas voir, par contre, une légère différence par rapport à quand elles étaient plus jeunes et quand elles étaient âgées. Par exemple, une maman africaine, maghrébine, allez, nos mamans sénégalaises, vu que je suis sénégalaise, et bien, tu vas la voir porter parfois sa, sa robe un peu plus courte, dans le sens où on voit les chevilles. Il y a moins d'attention qui est portée sur faire apparaître les chevilles ou pas. Une grand-mère peut avoir un foulard qui se défait un peu légèrement parce qu'elle l'a mis un peu sommairement, ça laisse voir un peu de son cou. Les manches peuvent être un peu plus remontées ou plus courtes, ou bien il n'y a pas de manchette en dessous, et elle lève le bras, on voit le bras, euh, ou des fois, on va laisser apparaître l'avant-bras.

Et bien, ici, Allah, je trouve, nous enseigne une très grande leçon, euh, pour nous qui, qui observons ça, qui observons ces, cette situation, qui voyons ces dames âgées, et qui ne sommes pas, par exemple, encore, euh, au stade de la, de la ménopause. Et bien, la leçon, moi, que je vois ici, c'est : ne leur faites pas de reproche pour ces détails-là. En fait, il n'est pas question d'aller voir une femme âgée, tel qu'Allah la mentionne ici dans cette ayah, pour lui dire : "Ma sœur, attention, ton foulard laisse apparaître un bout de ton cou, ou, ah, tu devrais couvrir tes poignets jusqu'au bout, et cetera, et cetera." Tu vois, tu as déjà peut-être vu quelqu'un faire comme ça ? Non. En fait, ces femmes, elles ont atteint un âge où elles méritent qu'on leur lâche la grappe, d'accord ? Allah Lui-même leur accorde cette facilité. Ce n'est pas à nous de venir leur imposer des exigences plus strictes que celles d'Allah. Comme ça, c'est dit, c'est vraiment, c'est dit.

Et surtout, ce qui est beau aussi, c'est que cette ayah, ça les encourage elle aussi à se lâcher la grappe à elles-mêmes. En fait, ces femmes âgées, il faut qu'elles se lâchent un petit peu la grappe à elles-mêmes. En fait, elles ont porté ce hijab, *mashallah*, toute leur vie. Elles ont respecté les, les principes qu'Allah Ta'ala leur a posés. Elles ont été assidues. Et bien, maintenant, elles peuvent lâcher un petit peu, respirer plus, on va dire, parce que c'est comme si avant on ne respirait pas, mais respirer plus, et sans culpabiliser. C'est ça qui est important.

Et Allah termine cette ayah en disant : "Allah entend tout, Il est *Sami'* et Il sait parfaitement ce qu'on fait." D'accord ? Ça aussi, j'ai bien aimé le choix du verbe ici, entendre. Donc, Il est *Sami'*. Je le trouve fascinant, comme à chaque fois qu'il le mentionne, parce que quand on dit entendre, ça signifie que quelque chose a été dit. Et ici, il y a une allusion, peut-être, aux remarques, aux jugements que les gens pourraient avoir sur ces femmes qu'on est censé laisser tranquille. Et Allah semble dire : "Je leur ai donné cette permission, ne les jugez pas, et sachez que j'entends tout ce que vous dites." Franchement, c'est un message très fort, parce que ça nous rappelle que, on doit être vraiment attentif à nos paroles, à nos jugements sur les autres. Et surtout, surtout, il nous rappelle que toute règle donnée par Allah Ta'ala est parfaitement pensée, elle est équilibrée, elle est juste. Allah sait ce qu'Il fait, Il est plus avant que nous, et c'est Lui qui établit les limites de ce qui est permis et interdit, et pas les êtres humains.

Donc, pour ce passage, c'est dit. Pour cette deuxième grande règle de savoir-vivre, donc, tu vois qu'Allah Ta'ala, dans cette, dans cette sourate, tu vois qu'il a, il a laissé personne. Il a pris toutes les catégories d'âge : les petits avant la puberté, ceux qui sont un peu plus grands après la puberté, les adultes, femmes, hommes, personnes âgées, hommes âgés aussi. Il les a mentionnés avant. Il a laissé personne, vraiment. Il a même parlé des catégories sociales, ceux qui sont au service des autres. Il a vraiment pensé à, à tout. Et tu vas voir, dans la, la troisième loi, qu'il a vraiment pensé à tout, mais vraiment pensé à tout.

Et donc, là, il s'agit de la ayah, si je regarde bien, 62. Donc, la ayah 60, 61. Et là, c'est là où il parle de, euh, comment on se comporte. Là, il revient encore dans les maisons, d'accord ? Il revient encore dans les maisons. Et donc, par analogie avec, euh, avec, euh, la, la première moitié dans Sourate Nour, toujours quand il parlait du fait de faciliter le mariage, faciliter aux célibataires leur, comment dire, s'ils ont envie de se marier, parce qu'on parle surtout de, de gens qui, qui ont l'envie, qui en ressentent le besoin, qui formulent la demande de se marier. Et là, il parle de, est-ce qu'ils ont les moyens ou pas ? Est-ce qu'ils sont des servants sous votre responsabilité ou pas ? Est-ce que vraiment, il parle de leurs conditions de gens qui veulent se marier ? Et là, c'est beau, parce qu'il parle toujours un peu des relations comme ça, mais tu vas voir qu'il y a une subtilité là. Il parle vraiment de, de créer une atmosphère propice.

Et donc, on voit ça tout de suite. La ayah 61 dit : "Il n'y a pas d'empêchement pour l'aveugle, ni le boiteux, ni pour le malade, entendre le grand malade, ni pour vous-même, de manger dans vos maisons, ou dans celle de vos pères, de vos mères, de vos frères, de vos sœurs, de vos oncles paternels, de vos tantes maternelles, de vos oncles maternels, de vos tantes maternelles, ou de celles dont vous possédez les clés, donc qui vous appartiennent, ou chez votre ami. Il n'y a pas de reproche à ce que vous mangiez ensemble ou séparément. Mais lorsque vous entrez dans des maisons, saluez-vous mutuellement d'un salut béni et agréable venant d'Allah. Ainsi Allah vous expose-t-il clairement ses ayat afin que vous compreniez."

Donc, cette ayah, elle n'est pas facile, elle n'est pas facile à, à comprendre, à, à mettre en perspective, on va dire. Dans le sens où, si tu as regardé dans les livres de *tafsir*, ou si tu écoutes des cours, par exemple, qui vont expliquer cette ayah, là, tu vas voir que des fois, les discours ne sont pas exactement les mêmes. Et là, on appelle aussi à l'intelligence émotionnelle, on appelle aussi à la lumière, au *nour*, et à un minimum, en fait, de, comment dire, de sagesse. C'est, c'est vrai que c'est toujours délicat de, d'aborder cette ayah, pas parce qu'elle est compliquée. En réalité, elle n'est pas compliquée, mais c'est une ayah qui est empreinte de beaucoup aussi de jurisprudence. Donc, tu vas voir que c'est des ayats où il y a beaucoup, beaucoup, beaucoup de recherches et de, de, d'explications de clauses en terme de jurisprudence. C'est pour ça que moi, je vais t'expliquer ce que les *tafsirs* disent, les différences que tu vas voir grosso modo, sans te dire : "un tel a dit, un tel a dit, un tel a dit." Le but, c'est pas de te faire une bibliothèque ou une encyclopédie, tu vois. Que dans ce podcast, j'ai essayé de rendre les choses les plus digestes possible. Donc, je ne vais pas à chaque fois, à chaque fois dire : "telle époque, il dit ça, il dit ça, il dit ça." Même si je sais qu'il y a des gens qui sont très scolaires, académiques, et qui aiment ça. Tu as remarqué que si le podcast en fait, atteint autant de, de cœurs et de personnes, c'est justement parce qu'il parle au cœur. Et je le veux comme une conversation. Des détails de jurisprudence, des détails sur les dates, des détails sur imam untel ou l'autre, que le *Shaykh* les préserve tous, et les ait en sa miséricorde et sa protection. Et bien, il y a des ouvrages pour ça, il y a des personnes savantes et spécialisées dans ça. Donc, moi, je veux vraiment que ce soit accessible. Et l'objectif, c'est que tu puisses l'appliquer dans ta vie, et pas d'avoir un cours académique. Donc, j'insiste, mais c'est de mon devoir aussi de dire lorsqu'il y a des nuances, lorsqu', euh, tu risques justement de voir des interprétations qui sont légèrement différentes. Là, je parle des interprétations des savants exégètes du *tafsir*, et pas de, euh, monsieur, madame tout le monde qui interprète un peu à sa façon, d'accord ? Donc, ça, c'est, je mets un disclaimer à l'intérieur d'une sourate pour laquelle j'ai déjà mis un disclaimer au début.

Donc, ici, quelle est la thématique principale de cette ayah ? Il faut voir cette ayah comme une continuité des enseignements précédents, en fait, qui sont dans Sourate Nour. Donc, les, les enseignements qui vont établir les règles de bienséance sociale, d'interaction, d'éthique en terme de comportement. Et tu vois que cette ayah, Allah l'a mise par, pas n'importe où, et pas à n'importe quelle place. Il y a une *fa'ida*, donc, il y a un bienfait, il y a une, il y a une explication et une logique au fait de l'avoir mis ici, et pas au début de la sourate, ou bien ici, et pas, par exemple, à la place de la ayah 32, qui va parler donc de la troisième règle de, du bon vivre ensemble dans la première moitié de la sourate. Donc, ce n'est pas pour rien. Et donc, ça intervient après des ayats, plusieurs, qui vont parler du respect des espaces privés, le fait de demander la permission avant d'entrer dans une maison, avant d'entrer dans la chambre parentale. Donc, ça intervient après des ayats qui vont parler du regard, de la pudeur, celles qui vont parler du comportement envers les autres, comportement aussi envers les personnes qui habitent dans notre maison ou dans la société de manière générale. Ça va venir après avoir énoncé les catégories de personnes pour qui le hijab a été assoupli, donc les, les femmes qui peuvent enlever leur hijab, ou en tout cas l'alléger. Et donc, on comprend que cette ayah 61, là, et bien, elle vient rassurer sur des situations spécifiques qui, en fait, sans précision, auraient pu, euh, générer des scrupules excessifs chez les croyants, tu vois ce que je veux dire ? Donc, ça vient leur rappeler qu'il n'y a pas de mal à manger dans certaines maisons précises et à partager un repas ensemble ou séparément.

Donc, là, je vais te parler de l'interprétation concernant le hijab et la présence, euh, de, de certaines personnes. Parce que tu vas voir des explications qui vont dire que cette ayah là 61, c'est une continuité de la ayah, euh, 60, dans le sens où c'est la suite, c'est-à-dire que les femmes qui peuvent enlever le hijab, il n'y a pas de mal à ce qu'elles l'enlèvent aussi devant l'aveugle, devant le boiteux, devant celui qui est extrêmement malade. Bon, on dit boiteux, mais en réalité, c'est quelqu'un qui a un gros handicap, ou il y a une partie de sa santé mentale qui n'est pas là. Donc, ce n'est pas tout à fait boiteux. Et pareil, la personne qui est grandement malade. Une personne qui est dans le coma, qui voit pas, voilà, une personne aussi qui voit, mais qui a tellement mal, qui est tellement malade, que en fait, il n'ouvre même pas les yeux, ou s'il l'ouvre, voir une femme à côté, et cetera, c'est le cadet de ses soucis. Donc, ça, je ne vais pas m'étaler dessus, parce que les règles de *fiqh* sur ça sont extrêmement précises, de quel malade on parle, de quel aveugle on parle, est-ce que c'est un aveugle qui est aveugle depuis la naissance, ou est-ce que c'est un aveugle qui l'a acquis sur le long terme, et cetera. Donc, tu vois bien que c'est, c'est, c'est une longue discussion. Donc, ce n'est pas la question ici. C'est juste pour t'exposer que, il y a plusieurs façons de voir les choses.

Donc, certains savants expliquent que cette ayah 61 aborde indirectement, comme je disais, la question du hijab, en mentionnant ces personnes malades. Donc, étant donné que ces personnes sont en situation de handicap ou de fragilité, il n'y a pas de mal à ce que les femmes musulmanes relâchent certaines règles de, de, de couvrance, on va dire, euh, en leur présence. Par contre, la majorité des savants exégètes explique que cette ayah ne parle pas du hijab ici, mais plutôt de la permission de manger chez les personnes qui sont citées, parce que, de manger chez les personnes citées et avec les personnes qui ont ce handicap, parce qu'elles auraient pu être exclues des repas collectifs par rapport à leur condition physique. Par exemple, un aveugle pourrait avoir des difficultés à aller manger, donc, en société. Donc, ça veut dire chez les gens. Pareil pour la personne qui est très malade, qui a une mobilité qui est réduite, ou il y a des besoins en tout cas en terme de mobilité pour se déplacer à certains repas. Et en fait, un malade grandement malade, comme le *fiqh* l'explique, et bien, pourrait, il pourrait être perçu comme quelqu'un à éviter. Et là, ça renvoie à des faits historiques avant, au temps du Prophète *sallallahu 'alayhi wa sallam*, avant même le, que l'Islam naisse, et bien, c'est quelque chose qui qui existait. On les mettait, les personnes qui étaient infirmes et cetera, on avait tendance à les mettre à l'écart, à les éviter, comme s'il y avait une peur que, en les fréquentant, il y aura une malédiction qui va s'abattre sur eux, ça va être contagieux, et cetera. Bon, on est d'accord que la cécité, ce n'est pas contagieux. Quelqu'un qui boîte, quelqu'un qui est infirme, qui est, qui est handicapé, que ce soit mental ou physique, ce n'est pas contagieux. Et donc, cette ayah ne concerne pas directement la permission d'enlever le hijab devant ces personnes-là, mais plutôt de les inclure dans les repas communs.

Et donc, par rapport à la permission de manger dans les maisons des proches, parce que là, donc, là, on a parlé de la première partie. Et le fait qu'Allah répète à chaque fois : "ça veut dire une contrainte, il y a pas de contrainte, il y a pas de mal, il y a pas de grief", c'est, il le répète à chaque fois, c'est pour dire vraiment : "il ne faut exclure personne. Tout le monde a le droit à la dignité, et tout le monde, en fait, a le droit de, de vivre en société, de vivre tranquillement. Ne mettez pas des gens à l'écart." D'accord ? C'est dans ce sens-là. Et après, il dit : "donc, là, c'est comme s'il parle du sujet de manger mutuellement chez les gens." Et pourquoi est-ce que, comment dire, cette ayah va énumérer plusieurs catégories de maisons ? Donc, ici, il y a encore le mot *buyut*, qui revient, donc, des endroits de paix, des endroits où les gens dorment, des, des endroits où les gens vivent, sont intimes, et cetera. Et bien, là, je me dis : "Pourquoi cette précision ?" Parce que si on regarde bien, toutes les ayats précédentes qui parlaient du fait de demander la permission, baisser le regard, s'annoncer, demander la permission avant de rentrer dans telle ou telle pièce, et bien, euh, ils auraient pu laisser croire aux musulmans que, bah, en fait, on doit jamais rentrer chez les gens, faut éviter d'aller rentrer chez les gens, encore moins manger. Il y a des, des savants qui expliquent aussi que ça renvoie aussi à la femme, et même à l'homme aussi, qui, lorsqu'on leur dit de baisser le regard, de demander la permission, et cetera, pourrait se dire : "Mais en fait, il vaut mieux que j'évite de manger chez, chez les autres, il vaut mieux que j'évite de sortir, et le mieux, c'est que chacun reste chez soi."

Et Allah vient rajouter cette ayah, il semble en tout cas venir amener cette ayah pour nous dire : "Tranquille, j'ai me posé des limites, mais je ne vous ai pas dit d'aller de ne pas aller les uns chez les autres. Ce n'est pas parce qu'on vous a mis une limite, c'est-à-dire de vous annoncer, d'avoir cette intelligence émotionnelle, de sentir est-ce que vous êtes attendu ou pas, voilà, de baisser le regard, de faire attention à comment vous vous habillez, comment vous, voilà, vous vous agissez en société, je ne suis pas en train de vous dire : chacun reste chez soi." C'est *Shaytan* qui va s'amuser à venir dire comme ça : "Ah, tu vois, on te restreint." Et cetera, et la personne reste chez elle, et puis tout le monde est un petit peu en animosité avec tout le monde. Ce n'est pas le but, en fait. C'est vraiment pour venir adoucir et dire : "Mais en fait, il n'y a pas de mal, encore une fois." En plus, on parle de *buyut*, et ici, il cite surtout des membres de la famille. Donc, en fait, il n'y a pas de mal à ce que tu y ailles, faut juste veiller à avoir cette, cette subtilité, cette intelligence qui fait que tu, tu, tu regardes à quel moment tu viens, à quel moment tu te présentes chez les gens. Et accessoirement, quand on dit par exemple aux enfants de, de demander la permission avant d'entrer dans la chambre des parents, à ces trois moments, et bien, si tu regardes bien, si tu fais preuve d'intelligence émotionnelle, tu verras que ça aussi, ça peut s'appliquer à quelqu'un qui vit à l'extérieur de la maison et qui doit venir, euh, devant la maison des gens, et avant même, et donc, on évite de rendre visite aux gens, ça va de soi, avant le *Fajr*, après l'*Isha*, et l'après-midi quand les gens sont censés faire la sieste, d'accord ? Sauf si tu es expressément invité à cette période-là. D'accord ? Donc, en fait, tout cette logique, tout ce se recoupe plutôt bien.

Donc, Allah semble vouloir nous apaiser par rapport à ça. Et donc, il précise que ces maisons-là font exception, dans le sens où là-bas, vous pouvez aller et venir, en respectant les limites, bien sûr. Et le but, c'est de normaliser les relations familiales et amicales. Allah, dans sa grande *Rahma*, dans sa grande sagesse, il n'a pas seulement cité des membres de la famille. Quand on lit cette ayah, on voit oncle paternel, oncle maternel, père, mère, frère, sœur. Et là, il dit : "ou votre ami." Donc, ami femme pour les femmes, plutôt, et ami homme. Et là, regarde même la racine du mot du mot *sadiqin*. Parce que attention, ici, c'est ça nous appelle aussi à notre intelligence. On ne parle pas de, de n'importe quel ami. C'est-à-dire, ce n'est pas parce qu'il y a des gens qui ont du mal à, à faire la part des choses, dans le sens où toute personne qui est gentille et qui me fréquente un petit peu, c'est mon ami. Allah, il a dit *sadiqin*. C'est ce mot-là qui sert à dire ami. Dans *sadiqin*, il y a *sidq*, ça veut dire la vérité, l'honnêteté. Donc, l'ami au sens où Allah l'entend. Pour Allah, un ami, c'est quelqu'un qui te dit la vérité, et à qui tu peux dire la vérité. Et vos relations sont bercées de vérité. Et donc, du coup, c'est différent de la copine, la bonne copine, c'est différent du bon copain, c'est différent des connaissances, c'est différent. Parce que la personne qui te dit la vérité, c'est quelqu'un qui t'aime pour Allah. Et la personne à qui tu as le courage aussi de dire la vérité quand il faut, c'est que tu aimes cette personne. Quand on n'aime pas quelqu'un comme on devrait aimer un ami, on ne dit pas tout le temps la vérité, ou on va la taire, pire, on peut mentir, mais dans le sens, on retient des choses. Alors que quand tu aimes profondément quelqu'un en tant qu'ami, l'amour que tu lui portes *fi Allah* est beaucoup plus grand que ta peur, par exemple, de lui dire la vérité, si cette personne s'est trompée, si tu veux lui donner un bon conseil, si tu veux la reprendre sur un truc, si tu veux lui donner ton avis. C'est de ce *sadiqin* dont il est question, pas n'importe qui.

Et là, le fait qu'Allah Ta'ala le mentionne, cette amitié-là, cet ami, après une succession, en fait, finalement, de membres de la famille, des liens parentaux, quelque part, ça me fait penser à l'expression quand on présente quelqu'un, par exemple, qui est vraiment un ami intime, ou une amie intime, et qu'on dit : "C'est mon frère d'une autre mère, c'est ma sœur d'une autre mère." Ici, Allah semble nous dire qu'il y a des amitiés qui arrivent limite au rang de la famille. Et c'est pour ça qu'Allah le mentionne là. Et il y a une grande *fa'ida* aussi à avoir mentionné l'amitié en plus de la famille. Parce qu'il y a des personnes famille qui comptent, et le reste non. Tu n'es pas de ma famille, en gros, limite, il y a, il y a une différence forcément entre les amis et la famille. C'est vrai. Mais on ne peut pas, en fait, fréquenter que sa famille. Parfois, on a besoin de quelqu'un qui est extérieur à la famille, et qui a ce lien fort avec nous, parce qu'il y a des choses qu'on ne peut pas dire à la famille. C'est un bon ami qui nous comprend, qui nous connaît, qui a la même sensibilité que nous, le même âge que nous, ou qui connaît des choses de nous que notre famille n'a pas forcément accès. Et la famille n'a pas à tout savoir, tout connaître, et tout maîtriser. Encore une fois, pense à l'idée du village qu'on mentionne souvent autour d'une personne. Il faut un village pour éduquer un enfant, il faut un village, en fait, pour faire grandir un individu. Si notre salut était seulement dans le fait d'avoir notre famille autour de nous, Allah, il aurait pu faire des planètes par.

Famille aussi, tout simplement. Il, il aurait pu, mais il nous a mis tous ensemble, avec nous-mêmes, notre époux, notre épouse, nos enfants, notre famille étendue, les amis, les connaissances, le travail, le reste de la société, le monde. C'est là-dessus qu'il faut qu'il faut réfléchir. C'est dans ce sens-là, en fait, que qu'on entend les relations.

Donc là, j'aime bien parce que c'est vraiment, on nous, on nous explique petit à petit, en fait. Allah, il restreint le champ finalement, de plus en plus. Il y a la grande société, il y a les gens, il y a la rue, et cetera. Et petit à petit, on rentre dans la maison, on rentre dans la maison, on rentre à l'intérieur. Donc très intéressant ici.

Donc, c'est pour ça que la plupart des savants vont expliquer que la aya ne dit pas qu'il est permis d'ôter le hijab dans ces maisons-là, parce qu'en plus, Allah a dit : "Il n'y a pas de mal que vous mangiez". C'est-à-dire, il y a pas de lien entre le repas et le hijab. Donc, c'est deux choses complètement séparées. Donc, en gros, même, sauf si ces personnes sont des mahrams, bien sûr. Donc, pour la femme, si c'est des des des, là, faut revoir la aya qui parle du hijab, toute la catégorie qu'Allah a mentionné d'hommes et de femmes devant qui elle peut enlever son hijab. Bien sûr, on parle pas de, mais en dehors de ça, elle porte son hijab dans temps normal. Donc, la règle du hijab reste donc en vigueur.

Si ces femmes-là vont aller rendre visite, par exemple, à leur oncle paternel, si cet oncle paternel a un fils, c'est son cousin. Et bien, son cousin, il rentre pas dans la catégorie de ceux devant qui elle peut enlever son hijab. Donc, en fait, là aussi, comme on est dans Sourate Nour, et comme on a passé ayat Nour, de toute façon, on a acquis une certaine répartie, et il y a des choses qu'Allah n'a pas besoin de les répéter, parce que c'est censé avoir été acquis.

Ensuite, il y a la question de manger séparément ou ensemble. Il dit : "Il y a pas de mal à ce que vous mangiez séparément ou ensemble". Là aussi, cette partie-là de la aya, elle a fait couler beaucoup d'encre, dans le sens où il y a plusieurs écoles. Il y a plusieurs écoles, et encore une fois, le but, c'est pas de dire : "Lui, il a raison, l'autre, il a raison". D'accord ? Il dit : "Pas de gêne à ce que vous mangez ensemble ou séparément". Là, il y a plusieurs interprétations.

L'une des interprétations dit que les convives peuvent manger en groupe ou individuellement. Ça veut dire, ça va répondre à une question de bienséance. En gros, est-ce qu'on doit attendre que tout le monde soit là pour commencer un repas, ou est-ce que cette aya indique qu'il n'y a pas de mal à ce que chacun mange quand il veut, seul ou avec les autres ? Donc, là, la question ici, c'est pas homme-femme, c'est juste manger tout seul ou manger avec tout le monde. D'accord ? Les gens qui mangent tout seul dans leur coin, ou manger avec tout le monde. En gros, vous êtes assez libre, en fait, pour le repas, parce qu'il y a des cultures, c'est limite, c'est obligatoire de manger dans un seul et même plat, ou bien à la même table, à la même heure, et toute dérogation à ça serait mal interprétée, mal vue. D'accord ? Alors qu'il y a d'autres cultures, ben non, chacun mange quand il veut. Il y a pas forcément, c'est la sacralité de partager le repas en même temps tous ensemble, à la même heure, et tout le monde mange la même, le même menu, en fait. Donc, là, c'est vraiment à la discrétion de chaque façon de faire, chaque foyer.

Il y a une autre interprétation qui va dire que hommes et femmes peuvent manger séparément ou ensemble, dans les limites, bien sûr, de la décence. Donc, dans le cadre des mahrams, il n'y a pas de problème, parce que tout le monde peut manger ensemble. Donc, si une femme mange avec son oncle paternel, son oncle maternel, ici, son neveu, la question ne se pose pas. Et si des non-mahrams sont présents, donc des hommes avec qui elle ne peut pas se marier, et cetera, qui ne sont pas aussi, bien sûr, des l'époux, alors la séparation peut être appliquée par précaution, mais ce n'est pas une obligation stricte, comme dans certaines cultures, par exemple. Donc, en gros, elle peut manger avec eux, ou manger toute seule. Et pareil pour l'homme, en vrai, il peut manger avec elle s'il y a des femmes, des tantes, et d'autres femmes, par exemple, ou manger seul.

Et pareil, il y a une autre interprétation qui va dire que ça s'applique pour encourager les repas collectifs, que en fait, il n'y a pas de mal. Donc, là ici, il y a la séparation. Donc, on parle du fait que homme séparé, et homme et femme, pardon, de l'autre côté. Et donc, il n'y a pas de mal à ce que vous mangez séparé, c'est-à-dire les hommes d'un côté, les femmes d'un côté, ou ensemble, tout le monde dans la même pièce, ou tout le monde à la même séance, surtout s'il y a des gens qui ont des liens familiaux ici. Donc, comme tu vois, ça peut être quand même des des des interprétations différentes. Ça dépend sous quelle prisme on le prend, et quel angle on prend. Donc, encore une fois, c'est difficile de dire : "C'est comme ci ou comme ça", parce qu'il y a plusieurs savants du hadith reconnus qui l'ont expliqué en se basant sur des hadiths forts. Donc, il y en a qui vont citer tel compagnon qui a appris du Prophète Salam, d'autres qui vont citer un autre compagnon qui ont qui a également appris du Prophète Salam. C'est un peu comme les différentes variantes de lecture du Coran, en terme de règles de tajwid. Donc, il va y avoir la lecture Warsh, il va y avoir la lecture Hafs, qui sont assez différentes dans leur prononciation, mais sans changer le sens. C'est-à-dire, il n'y a pas une lecture, une variante qui va dire qui va changer, par exemple, le sens de la aya. Si on dit, ça va rester. C'est jusqu'en, tu vas dire, et en, tu vas dire, tout simplement. Donc, il n'y a pas, il n'y a pas ce genre de grosse différence là. C'est surtout sur la prononciation, par rapport aux différents tribus qui avaient des dialectes en prononciation, la langue arabe, qui étaient différentes. Il y en a, au lieu de dire Moussa, ils vont dire Mousé. Il y en a, au lieu de dire, ils vont dire. Donc, en fait, c'est une question de commodité de prononciation. Et bien, pour les règles, même si bon, c'est pas exactement la même analogie, mais il va y avoir des écoles différentes, des interprétations différentes, sans forcément que ça cause de préjudice, si on suit l'un plutôt que l'autre. Donc, ça, il faut, il faut quand même du bagage derrière pour tout comprendre. C'est pour ça, faut pas hésiter à lire ce que la jurisprudence dit de de ces ayat là, quand elles sont aussi techniques.

Et donc, ce passage, en fait, il peut être vu comme dans le sens : le repas est un moment social. Dans toutes les cultures, le repas est un moment social, même si c'est peu de personnes, beaucoup de personnes. Le repas, dans toutes les cultures, c'est un moment important, c'est un moment de partage, ça favorise l'échange, l'hospitalité, les relations humaines. Et Allah indique qu'il n'y a pas de rigidité sur le fait de manger seul ou en groupe. Après, quel groupe dont on parle, ça, c'est autre chose. Et le fait qu'Allah ne se soit pas prononcé ici, c'est aussi, voilà, c'est aussi particulier.

Et il y a aussi dans Sourate Ahzab, des compléments d'explication qui des règles, en fait, qui ont été descendues, que ce soit sur le hijab, que ce soit sur les relations homme-femme, qui viennent en fait appuyer ce qu'on pourrait comprendre ici. Et donc, ce passage, ça permet cette flexibilité, on va dire, sur le plan social, et ça va lever les excès, en fait. Ça va lever les excès, notamment le fait de dire : "Ah non, moi, je reste chez", enfin, en gros, ce qu'on est en train de me dire, c'est que je reste chez moi, l'autre, il reste chez lui, elle, il reste chez elle. Non, c'est pas ce qu'Allah est en train de dire. C'est pour ça qu'il dit : "En plus, il parle de repas". Il n'a pas seulement dit : "Aller chez les autres". C'est-à-dire, le repas, s'il parle de repas, ça veut dire que tu vas rester un peu plus longtemps qu'une petite visite rapide. Ça veut dire, prends du temps, ça veut dire, prends tes aises, assieds-toi, marque ce temps-là.

Et moi, il y a quelque chose qui m'a intrigué avec ce passage, et j'ai déjà eu l'occasion d'en parler à des à des enseignants, de poser aussi la question à des gens qui s'y connaissent en tafsir et en tadabour. Et je me disais que cette aya, si on regarde le plan de la sourate, si on regarde la logique, comment Allah Ta'ala déroule Sourate Nour, on voit donc dans les deux parties là où ça parle du bon vivre ensemble, il y a chacun, il y a trois règles. Donc, là, il y a trois règles dans la première partie, première moitié de Sourate Nour. Et là aussi, il y a trois règles dans la première. On parle de de demander la permission, de s'annoncer, de vérifier en gros, si si la voie est libre pour venir rendre visite à quelqu'un, donc une maison qui n'est pas la nôtre. En miroir, on a les enfants à qui on enseigne qu'il faut qu'il demande la permission pour rentrer dans la chambre des parents à certaines heures. Ensuite, on va avoir la, le deuxième loi dans la première moitié de Sourate An-Nour, qui va nous expliquer de comment dire par rapport aux interactions homme-femme, et la aya sur le hijab. Et après, vers la fin de la sourate, on va avoir Allah qui parle du hijab de la femme ménopausée, et qu'il n'y a pas de mal à ce qu'elle soit plus légère dans cette prescription-là, tout en gardant quand même une certaine bienséance, hein, de pas être mouta bajiya, de pas, voilà, être trop visible ou en tout cas, exagérée, extravagante. Il faut toujours garder la pudeur. Ça, c'est jusqu'à la fin de la vie. Donc, ça fait en miroir. Et ensuite, la troisième règle, la troisième loi dans le début de la, enfin, la première moitié de la sourate, c'est que donc, il dit : "Marie les célibataires". Et là, il va citer comment, comment dire, comment faciliter à des personnes qui ont l'intention de se marier. Donc, il parle de la question financière, il parle du fait de leur leur rendre leur dignité, si c'est des gens qui étaient à notre service, et cetera, et cetera.

Et là, je me dis : "Bon, et là, ça parle de manger dans dans les maisons". Tu me dis : "Mais il y a forcément, maintenant, on est, on a passé Aour". Donc, en fait, Allah nous demande encore plus d'effort de compréhension ici. Il nous demande encore plus, finalement, de tadabour ici. Et je me dis : "Mais est-ce que ce n'est pas une allusion à des rencontres dans un contexte familial, familial, un contexte plus chaleureux, on va dire, que ailleurs ?" Et là, je me dis : "Bon, c'est une intuition". Mais quand je l'ai soumise à des personnes plus, beaucoup plus savantes que moi, et bien, ils m'ont dit que mon interprétation était, mon intuition, plutôt, était intéressante, parce que cette aya, finalement, en levant la gêne sur les repas en famille, sur le fait d'aller chez quelqu'un d'autre, et ne pas seulement rester chez soi, en famille et entre amis, et bien, ça pourrait créer un contexte social favorable où les personnes célibataires peuvent interagir naturellement dans une safe place, avec les mahrams, les parents, et cetera, qui sont là. Dans le cadre des amis, c'est quand même des gens où il y a un point commun aussi, c'est l'ami va connaître un peu tout le monde qui est là. Celui qui invite, il connaît tous ceux qu'il invite, enfin, j'espère. Et donc, le fait qu'Allah insiste sur l'importance du cadre familial et amical pour cette socialisation, dans le cadre d'un du partage d'un repas, et bien, ça pourrait tout à fait inclure des occasions de rencontre, en fait, pour les personnes célibataires. Et dans ce cas, ce serait logique.

Il dit : "Et mariez les personnes célibataires". Et en fait, en plus, quand on finit le passage où il parle de marier les personnes célibataires, s'ils sont pauvres, alors Allah va leur donner le risque que, en attendant, il doit faire un effort de chasteté, et cetera. Et en fait, quand on finit ce passage, on peut se dire : "Et j'avais raconté dans ce passage aussi que Allah appelle aussi à notre responsabilité, que on doit en fait aider les gens à se marier. Il faut pas que chacun reste dans son coin, et chacun pour soi. Il nous invite en fait à créer des conditions favorables s'ils veulent se marier". Et je me dis aussi que quand on finit ce passage, on peut se dire : "D'accord, j'aimerais bien les aider, moi, mais comment je fais, par exemple ?" Voilà. Mais encore, qu'est-ce que je pourrais faire d'autre ? Et là, ça viendrait, donc, ce passage-là, donc la aya 62, ça viendrait nous aider dans ce sens-là. Aya 61, pardon, ça viendrait nous aider dans ce sens-là. Ça viendrait nous donner d'autres idées, d'autres astuces. En somme, ce serait une manière indirecte, donc, d'encourager des espaces sains où des personnes en âge de se marier peuvent se rencontrer, sous la supervision des familles ou des amis, en tout cas, qui sont donc des pieux amis. On parle des sadikoun, c'est des gens qui sont honnêtes, c'est des gens qui sont droits, c'est des gens, en fait, dont on ne craint pas la langue ou les ou les actions. Et en fait, pourquoi cette interprétation, elle est plausible ? Parce que dans la même sourate, comme j'ai dit, Allah encourage au mariage des personnes célibataires, donc dans la aya deux. Parce que aussi, le repas, c'est un moment clé, c'est un moment convivial, c'est un moment où les gens peuvent s'observer, mais en même temps, ils sont en train de manger.

En fait, vraiment pour comprendre ce passage, moi, je me suis dit : "Donc, Sourate Nour, elle est très visuelle. Allah nous demande d'imaginer. Il nous cite des choses très visuelles". Parce que là, juste avec cette aya, on a l'impression qu'il nous fait voyager de maison en maison. Donc, en fait, c'est comme s'il disait : "Viens, regarde ici, chez ton oncle, chez là, et cetera, et cetera". Donc, je me dis : "Imagine une scène". Une personne est là, elle va effectivement aller manger chez son oncle paternel. Et chez cet oncle paternel, cet oncle paternel a aussi des enfants qui sont censés être des cousins et cousines, donc, de la personne qui va aller rendre visite. Si ce cousin et cette cousine a aussi un ami qui est venu manger, ou bien il y a une tierce personne qui est ami de la famille qui est venue manger, parce qu'on a dit : "Chez vos amis aussi". Et bien, c'est une occasion de faire rencontrer des gens qui se seraient peut-être jamais rencontrés dans un autre contexte. Et là où c'est une plus, c'est que l'oncle, il est là, et lui, il connaît son fils, il connaît les amis de son fils, ils ont l'habitude. Et donc, il ça peut être une occasion de dire : "Franchement, on peut, on peut, on peut imaginer plein de scénarios différents et des choses qui arrivent dans la vraie vie". Donc, l'oncle, qui peut les regarder comme ça, et se dire : "Mais c'est vrai que j'ai pas pensé à à l'ami de mon fils là, il a une bonne situation, il est intelligent, pas encore marié, c'est vrai que, mais il irait parfaitement avec ma nièce. J'ai pas pensé". Peut-être que tout, tout ça peut tramer, en fait, dans la tête de quelqu'un.

De la même façon, que ce soit une jeune femme ou un jeune homme, il peut regarder son ami et dire : "Mais tu m'avais jamais dit, en fait, que tu avais une cousine qui habite pas loin, qui ceci, cela". Il va dire : "Ah, je t'ai jamais dit". Ouais. Et donc, c'est une occasion, en fait, de discussion. En gros, on a vu, et il se trouve que pendant un repas, surtout s'il y a des échanges et cetera, c'est une occasion de voir comment les gens réfléchissent, comment ils pensent, comment ils parlent, et cetera. Et comme c'est un repas, les gens mangent, et quand on mange, bah, il faut quand même qu'on surveille notre assiette, et qu'on, qu'on, qu'on regarde notre cuillère, et qu'on, qu'on regarde où on mange un petit peu. Donc, il n'y a pas trop de regard quand on mange, parce que il faut aussi se concentrer sur la nourriture. Donc, baisser le regard est plus facile.

Et là, je me dis, ça fait une belle analogie aussi sur le fait de baisser le regard. On baisse le regard vers le repas, mais on baisse une partie des regards, et d'autres regards sont levés, parce que déjà, on regarde la personne qui parle, par exemple, si c'est quelqu'un qui est en train de parler, bah, les gens le regardent. Et si une personne, voilà, se dit : "Ah, il y aurait moyen quand même de d'en savoir plus sur cette personne", et cetera, surtout si elle a envie de se marier. Là, on sait que dans le cadre de mariage, quand on a envie de se marier avec quelqu'un, il y a l'autorisation formulée par le Prophète Salam de regarder la personne, d'une manière décente, bien sûr, de regarder que ce qu'il paraît de cette personne, pour se dire, trouver chez cette personne des choses qui donnent envie d'en savoir plus, qui donnent envie de la connaître. Et là, c'est le Prophète Salam qui l'a dit : "Celui qui veut se marier avec quelqu'un, qu'il aille l'observer, qu'il aille le regarder". Il faut pas faire des mariages où la personne, on l'a pas vu, ou à peine. Il faut aller regarder ce qui nous suffit chez cette personne. Pourquoi ? Parce que Allah nous demande de baisser le regard, de faire attention à ça, de faire attention à une autre chose, et cetera. Alors, si il faut se marier avec quelqu'un, il faut se marier avec quelqu'un qu'on va pouvoir, quand on se marie avec elle, n'avoir Dieu que pour cette personne. Donc, il faut que cette personne nous plaise. Et ce n'est pas seulement sur le plan physique, sur le plan de est-ce que cette personne est belle ou pas. Regardez la personne, c'est regarder aussi comment elle s'exprime, comment elle se tient, comment il y a tout un. C'est pour ça qu'on ne peut pas se contenter des fois d'une d'une photo, quand on veut interpréter quelque chose, parce que l'image est figée. La personne, peut-être que sur la photo, elle a l'air bien, c'est ton genre, je ne sais pas. Mais dès qu'elle ouvre la bouche, tu, c'est, c'est pas non, parce que cette personne manque d'élégance, ou elle parle fort, elle crie, elle mange la bouche ouverte, et tout, elle coupe la parole à tout le monde. Ah bah là, tout de suite, tu vois.

Et donc, je pense que le ce repas-là, ce cette scène qu'Allah semble nous nous mettre comme ça là, pour qu'on, qu'on interprète, et qu'on, plutôt, on se rentre dedans, on s'immerge dedans, et qu'on essaie de comprendre, ce serait pas, en tout cas, une mauvaise intuition que de penser que, ah, mine de rien, c'est quand même un cadre convivial qui pourrait permettre beaucoup de choses. Mais encore une fois, comme avant, il nous aura tout balisé, en nous parlant du regard, en nous parlant de la chasteté, du hijab, en nous parlant de fait de demander la permission, il nous a tellement bien expliqué tout ça, on est tellement maintenant aguerris, que quand on arrive ici, on a toutes les clés, en fait, pour que ce genre de scène-là se passe dans de bonnes conditions. Et en plus, il y a des gens qui sont, on va dire, il y a des garde-fous ici, que ce soit la famille, que ce soit cet ami, ce sadir, qui fait que ça ne peut, inchallah, que bien se passer. Donc, c'est quelque chose qui peut marcher, en fait.

Et en plus, en Islam, la la fitra est respectée. On ne pousse pas les gens au célibat strict, en fait. Ça, ça existe pas en Islam. De pousser les gens à, voilà, à être comme malheureusement chez les chrétiens, où il y a un prêtre, et ou les bonnes sœurs, et en fait, ils font vœux de chasteté. Ça ne va pas avec leur fonction. Et des fois, quand ils veulent se marier, parce que ça arrive, où ils rencontrent quelqu'un, bah, ils sont obligés de faire un choix entre être des hommes de Dieu, ou des femmes de Dieu, comme il dit, ou en fait, vouloir vivre une vie normale avec femme, enfant, ou époux et enfant. Et en fait, en Islam, on n'a pas ça. On ne peut pas être plus royaliste que le roi. On ne peut pas, en fait, faire mieux que le Prophète Salam. Le Prophète se mariait, il mangeait, il buvait, il circulait dans les marchés, comme le Coran le dit, il mange des repas et il circule dans les marchés pour faire ses courses, comme comme tout le monde. Et on peut, on ne sera jamais mieux que le Prophète, et pourtant, il a vécu une vie d'être humain. Donc, faut pas se mettre des barrières là où Allah ne nous a pas mis de barrières. Donc, il n'y a pas de de célibat strict en Islam, dans le sens, l'Islam l'impose d'une façon ou d'une autre. On encourage les unions dans un cadre sain en Islam.

Et en même temps, je tiens à préciser ça, en même temps, la aya ne dit pas explicitement : "Faites des repas pour favoriser les mariages". Attention, veut pas me faire dire ce que je n'ai pas dit. J'ai dit que c'est une, voilà, c'est un tadabour qu'on peut avoir, et je vous le partage gracieusement. Quoi ? Cette aya, elle contribue en tout cas à un climat propice à des relations familiales et sociales saines. Là, je pense qu'on est d'accord sur ça.

Et donc, enfin, Allah termine ce passage en disant : "Mais lorsque vous entrez dans les maisons, saluez-vous mutuellement d'un salut béni et agréable venant d'Allah". Donc, cette partie-là, elle vient encore plus appuyer le cadre chaleureux de cette scène-là qu'il y avait avant, le fait d'aller manger chez un tel, un tel, de la famille, chez des amis, et cetera. C'est, c'est beau parce que il, ça vient nous rappeler aussi un petit peu précédemment, quand il disait, donc, il faut, il faut donc qu'il faut saluer les gens qui sont dans la maison que tu veux visiter, saluer et leur assurer en tout cas la sécurité te concernant. Et ici, il rajoute quelque chose. Donc, qui déjà, il y a, c'est le fait d'accueillir, c'est saluer, mais dans le dans le sens bienvenu. Et pourtant, c'est toi qui te déplaces, mais c'est pour dire que tu dois en fait être très chaleureux quand tu salues quelqu'un. D'accord ? Au point où limite, c'est toi l'hôte, alors que tu es l'invité. Et ça, ça pourrait déjà suffire, ça, parce qu'il y a déjà cette notion de mashallah, de de quelque chose de chaleureux dedans. Et il dit : "Tabarak", donc béni, la baraka. Et il appelle ici à, il nous, il nous encourage ici en disant : "Saluez-vous". Il y a qu'en Islam que tu vas voir ces codes de salutation. Il y a qu'en Islam que tu vas voir en fait la salutation que les musulmans ont cette obligation de saluer quand on rentre quelque part, quand on voit quelqu'un, quand on quitte quelqu'un, quand quelqu'un nous dit : "Salam aleykoum", tu dois lui répondre, une obligation. Même si tu es en querelle avec quelqu'un, tu ne peux pas ne pas lui répondre son salam. Tu ne peux pas, en fait. Et ça, tu verras ça qu'en Islam. Donc, c'est pour ça que c'est ça amène la baraka, les bénédictions de se saluer, de se souhaiter mutuellement le salam.

Là, on dit, donc, il dit en disant que c'est Allah qui vous l'a offert, c'est Allah qui vous a offert cette cette formule chaleureuse, ce salut-là. Donc, là, il rajoute : "C'est quelque chose de propre, c'est quelque chose de pur, c'est quelque chose de bon, de bien, de sain, en fait, c'est une bonne chose". Donc, là, vraiment, il y a, c'est un salam comme ça, on a envie de dire, ça, on doit prendre le temps de le faire, le temps de le dire, l'apprécier. Et l'autre aussi qui répond. Ça me fait beaucoup penser à beaucoup de cultures font ça. En nous, on l'a au Sénégal. Je pense que dans le Maghreb et dans d'autres pays, c'est comme ça. Les gens qui prennent le temps de saluer. Moi, en tout cas, dans ma culture, les gens, ils saluent. On a l'impression qu'il passe 10 minutes à saluer, et après le reste, ils vont dire : "Alors untel, ça va ? Tu vas bien ?" "Ça va, ça va, ça va." Des fois, vous avez discuté pendant une demi-heure, et au milieu de la discussion, ils vont dire : "Mais alors toi, ça va ?" Et ta mère, ça va ? Alors qu'il t'a posé la même question. Donc, on va te le répéter, et te le répéter. Je pense que chez les Maghrébins, c'est un peu la même chose. "Abou, ça va ? Ça va, ça va, ça va. Et cetera. Ça va, ça va, ça va." Donc, là, on t'a posé, on t'a proposé plusieurs fois la possibilité de répondre si ça n'allait pas, en fait. Tu as plusieurs occasions de pouvoir dire comment tu allais. Et je trouve ça magnifique, personnellement. Les personnes qui n'ont pas l'habitude de ça, et parce que dans leur culture, ce n'est pas comme ça. Et là, les Français, j'ai pas envie de taper sur vous, mais vous vous saluez une fois, deux fois, et puis c'est bon. Je penserai toujours à cette collègue. Une fois, j'étais à l'hôpital, je travaillais, je lui ai demandé : "Comment tu vas ?" "Content." Et peut-être dans la matinée, vers 11h, midi, je l'ai revu, et là, je lui ai redemandé : "Ça va ?" Elle m'a dit : "Zeineb, tu m'as déjà demandé tout à l'heure si j'allais bien." Et là, je l'ai regardé, je me suis dit : "Quelle froideur !" Ça, ça m'a choqué. Et je lui en veux pas, je, ce n'est pas un reproche que je lui fais. Ça m'a choqué parce que ça m'a rappelé qu'on est, on est vraiment culturellement différent. Parce que dans ma culture, c'est, c'est tellement normal de répéter plusieurs fois : "Ça va ? Tu vas bien ?" Et de redresser encore tous les membres de la famille : "Ta mère, ça va ? Ton frère, ça va ? Tes enfants, ça va ?" Et puis chacun des enfants, ça va, ça va, ça va. Et en fait, si dans ma culture, tu te lasses quand on te demande : "Ça va ?", tu, ça va être compliqué, parce que les gens ne font que ça. Et la réponse de cette, une infirmière, la réponse de cette infirmière, je me suis dit : "Ah, c'est triste quand même, c'est triste." Et et je me suis dit : "C'est la culture, c'est comme ça." En France, un Français, c'est par exemple, ça ne se fait pas, c'est, c'est pas, enfin, il n'a pas l'habitude, ou elle n'a pas l'habitude. Et ça peut se comprendre. Mais quand on lit une aya comme celle-là, qu'elle mentionne ici là, j'ai l'impression quand même que c'est plus dans le sens, si on prend juste la formule, on retient la personne en lui disant : "Ça, c'est des douas sur des douas sur des douas". C'est magnifique. C'est pour moi, c'est, c'est vouloir échanger avec l'autre, prendre du temps pour l'autre. C'est, il y a beaucoup d'humanité dans cette formule. Et en plus, ça intervient, pardon, à la fin de de tout ce passage où il parle de partager un repas, tous les membres de la famille qu'il a cité, et les amis. Là, vraiment, on a l'impression, limite, que c'est, il y a une ambiance, limite, de fête, quoi. Surtout qu'il y a un repas dans dans l'histoire. Donc, dès qu'il y a un repas, c'est bon, ça se passe déjà très bien, parce qu'on aime manger, on aime partager des choses. On ne peut pas partager un repas chez quelqu'un avec qui on va se disputer, enfin, sauf, bon, il y a des gens qui font ça, mais c'est pour dire que là où il y a un repas, c'est la, il y a la paix, quoi. D'accord ? C'est, c'est pas la guerre. Donc, vraiment là, c'est quelque chose où Allah vient encore insister sur le fait que : "Voilà, travaillez les liens entre vous, travaillez les liens entre vous, créez des situations entre vous, rendez-vous visite mutuellement, tout en respectant toutes les limites que je vous ai déjà mises auparavant". Et c'est parce que vous avez respecté toutes ces limites que je vous ai mises, que vous êtes libre maintenant, et surtout que vous allez pouvoir apprécier vos visites, vos temps passés ensemble, en total safe place, en fait. Parce que en fait, vous avez, vous avez la délimitation. Donc, à l'intérieur, si on parle par exemple d'un berger avec son troupeau, le berger va délimiter, le troupeau reste au milieu, et en fait, à l'intérieur du troupeau, les troupeaux, ils sont tranquilles, en fait. Tu n'as même pas à te soucier de des limites et cetera, parce qu'elles sont là, elles sont posées. Tu es tranquille, et à l'intérieur, tu fais comme tu veux. Et bien, là, c'est un peu la même chose. En dehors de ces horaires-là, les enfants peuvent circuler. En dehors de ce cadre-là, vous pouvez y aller. En dehors de ces gens-là, et bien, tu peux porter tranquillement ton hijab, ou l'enlever. Donc, vraiment, c'est en dehors de cet âge-là, pour la ménopause, ça y est, on peut lâcher un petit peu, un peu le, on lâche un peu du lest. Vraiment, c'est, c'est magnifique cette cette sourate.

Et toujours une pensée pour An-Nour, toujours une pensée aussi pour le fait que Allah s'adresse à des mouminoun. Toujours une pensée dans le fait où Allah Ta'ala veut qu'on réussisse, al-falah. Il veut vraiment qu'on réussisse. C'est en fait, c'est un, c'est un ama de belles choses. Donc, libre à toi, en tout cas, de prendre la même intuition que moi, et te dire que ici, il y a un peu une ambiance où Allah veut que créer une occasion supplémentaire d'aider les personnes célibataires, quel qu'elles soient, des personnes qui ont été mariées précédemment ou pas, l'âge, peu importe, mais tant qu'il y a une maturité, en tout cas. Voilà, on a l'impression que c'est du, c'est du networking social, familial, marital, qui se passe ici.

Et Allah termine toujours par cette très belle formule qu'il a répété plusieurs fois par le passé dans cette sourate. Donc, Allah vous expose, vous explicite ici clairement ces a. Je pense que ça, on a compris maintenant. Et ça rappelle la première aya de Sourate Nour, où il parle de ces, ces ayat qui nous a effectivement bien explicité, règle par règle, règle par règle. Mais à comprendre en un bloc. Tu es d'accord que ce passage-là, si tu n'avais pas abordé tous les autres passages, il ne te parle pas de la même manière, et il te manque des choses. Donc, à prendre en un bloc. Pense à la ville, avec toutes les institutions et les bâtiments de la ville, que tu ne peux pas dissocier. Tu ne peux pas en extraire la police d'une ville, tu ne peux pas extraire l'hôtel de ville d'une ville, et les isoler, et laisser la ville sans ces bâtiments importants. Là, c'est pareil. Sourate Nour, on la prend en une fois, on prend tout ce pack de lumière ensemble, donc en un bloc. Et il dit : "Là, il parle de des ici, de ceux qui veulent acquérir la taqwa". Parce que c'est vraiment un des objectifs aussi de Sourate Nour, c'est d'atteindre cette crainte d'Allah, taqwa, que tu ferais tout pour éviter à tout prix de le décevoir, tu ferais tout pour éveiller, pour susciter sa sa fierté. C'est ça, en fait, qu'on vise. C'est un niveau, en fait, de crainte d'Allah, qui n'appartient qu'à Allah. C'est que pour Allah, on ne peut pas le faire pour un être humain. Donc, qu'Allah nous compte parmi les gens qui atteindront ce niveau et qui appliqueront tout ça.

Et comme on a parlé aussi de mariage aujourd'hui, de famille, qu'Allah assainisse toutes les familles, qu'Allah fasse que ceux qui souhaitent se marier trouvent le bon match, qui soit prêt. Qu'Allah fasse que les familles qui ont des difficultés, qui se déchirent, qui ont des différends, s'unissent. Qu'Allah guérisse les personnes qui ont qui sont malades, vu qu'on a parlé des malades aussi. Qu'Allah vraiment exauce tout le monde en ce mois de Ramadan, et même après. Donc, Amin, Rabbal Alamin.

On va s'arrêter là pour l'épisode d'aujourd'hui, et inchallah, il nous restera notre dernier épisode, qui va parler donc de la dernière partie de Sourate An-Nour. Et oui, on on arrive à la fin. Et inchallah, je réserverai un autre épisode après Ramadan, inchallah, pour faire un petit bilan, en fait, quand même, de de de toute cette sourate, parce qu'il y a eu des choses. Et on peut se reprendre la cartographie du départ pour savourer, se dire : "Ah oui, c'est comme si tu revisitais une ville après t'être intéressé à chaque bâtiment, et là, tu refais un tour en ayant bien compris l'essence de chaque bâtiment, et savourer différemment, regarder comment les villes communiquent entre elles, les bâtiments communiquent entre eux, et voir une harmonie de ce ce grand tableau magnifique qui est Sourate An-Nour". Je te dis à demain, inchallah, pour la suite. Salam aleykoum.