Transcription
Et si Nicolas Sarkozy pouvait apprendre à parler avec éloquence? Moi, je pense que la séduction est la conséquence de la conviction. Moi, je sculpte la salle et l’audience, je l’amène à l’intérêt. Ça, c’est du travail. J’ai analysé et décortiqué les grands principes que Nicolas Sarkozy utilise pour s’exprimer avec éloquence et avec impact, et j’ai compris, vraiment très très jeune, que quand je parlais dans ma classe, on m’écoutait. La mission, c’est qu’à la fin de cette vidéo, tu sois capable d’avoir des étapes claires et précises pour toi aussi, bien t’exprimer et être éloquent. Alors, petit avertissement quand même, tu t’en doutes, dans cette vidéo on ne va pas parler des bords politiques de Nicolas Sarkozy. On parlera de sa manière de communiquer; on sera en mode métacommunication. C’est pour cette raison que j’ai d’ailleurs souhaité analyser davantage ses interviews, ces passages à la radio plutôt que ses grands discours politiques écrits. Je voulais l’entendre hors cadre politique, parce que 99 % d’entre nous ne seront pas amenés à faire de grands discours politiques.
Le premier point qui est frappant lorsque Sarkozy, il s’exprime, c’est qu’il fait preuve d’une très grande certitude. Mais ce que j’impose, je l’impose vraiment; ce que j’interdis, je l’interdis vraiment. Mais comment il fait preuve de certitude? Premièrement, il a un regard intense; il regarde dans les yeux, il cligne peu des yeux, il a les yeux légèrement plissés de temps en temps. C’est une technique pour transmettre de la certitude; ça montre qu’il a confiance, parce que détourner le regard montre qu’on n’est pas à l’aise dans la situation. Bien sûr, vous avez la responsabilité de la vie de quelqu’un. Un exercice que tu peux faire, c’est de t’entraîner à regarder dans les yeux, limiter le clignement des yeux et plisser de temps en temps les yeux pour transmettre tes messages avec certitude. Évidemment, ça veut pas dire être tout le temps comme ça, non, non, non, bien sûr que non.
Le deuxième point, c’est qu’il finit toujours ses phrases clairement. J’ai mis très longtemps à prendre, à prendre le risque du silence. Il met des points à la fin de ses phrases. Ce qui compte, c’est pas pourquoi on a de l’ambition; ce qui compte, c’est de l’avoir. Et salut, permet d’avoir très peu de « euh » ou de « voilà », les fameux tics de langage. Souvent les personnes, quand elles s’expriment, elles ne finissent jamais vraiment leurs phrases. Disons qu’elles parlent, mais sans aller au bout. Bon, tu vois ce que je veux dire? Et c’est parce qu’il finit clairement ses phrases qu’il peut instaurer des silences précis. Quand vous avez 100 000 personnes devant vous et tout d’un coup vous arrêtez, parce que je voulais être dans la salade, il y a pas un éternuement. J’ai compris que c’était plus difficile de gagner l’attention que de susciter l’applaudissement. Ça, c’est le travail. Et ces silences amplifient la certitude que Nicolas Sarkozy dégage. C’est net, c’est précis, c’est charismatique. Encore une fois, il montre qu’il est à l’aise avec le silence; c’est un signe de confiance en soi. Un de mes amis m’avait dit: « Je suis vraiment content, le contact avec mon fils ça se passe bien. »
Le second point que Nicolas Sarkozy utilise, c’est qu’il a une présence importante. Je suis pleinement dans le présent, dans ce que je fais avec vous, et ça me passionne chaque instant. Il montre qu’il est pleinement présent dans l’échange. Comment on le voit? On en a parlé déjà avec son regard. C’est ou rien, c’est contre moi, mais aussi par tout son langage corporel, notamment ses gestes. Ses gestes, ils sont précis, ils sont affirmés. Mais qui lit pas, c’est un problème énorme pour moi; ils doivent lire, et tous mes enfants lisent beaucoup. Il a des gestes naturels, hein, bien sûr, qui accompagnent sa pensée, mais il a aussi des gestes ponctuateurs, on va dire, qui viennent rythmer le discours. Ce que j’impose, je l’impose vraiment; ce que j’interdis, je l’interdis vraiment. D’ailleurs, la présence, c’est un des trois facteurs qui rendent une personne charismatique selon Olivia Fox Cabane, dans le livre *Le charisme démystifié*.
Le troisième point est sans doute celui qui est le plus marquant et qui m’a le plus marqué: Nicolas Sarkozy a développé un véritable style en rhétorique. On appelle cette partie l’élocution, c’est-à-dire le choix des mots, des figures de style qui mettent en valeur nos propos. D’ailleurs, selon Cicéron, le style doit avoir quatre qualités: la correction, c’est-à-dire parler la langue correctement; la clarté, l’élégance et la convenance, c’est-à-dire la pertinence. Et la rhétorique distingue trois styles: le style simple ou tenu; il est clair, il est direct, il est utilisé pour expliquer des idées de manière, on va dire, accessible, compréhensible. C’est vraiment parfait pour informer, pour expliquer. Le style médium, lui, il est plus orné, il cherche à plaire; il est d’ailleurs souvent utilisé pour persuader tout en étant, on va dire, agréable à écouter. Et puis on a le style noble, lui, il est plus grandiloquent; il vise à émouvoir, inspirer, utilisé dans des discours solennels pour susciter de fortes émotions. Aussi, à ton avis, Nicolas Sarkozy utilise quel style? Et bien, pour t’aider à trouver la réponse, j’ai identifié un certain nombre de techniques qu’il utilise.
Sarkozy utilise un nombre pharamineux de figures de style. Alors, je sais, les figures de style, ça remonte un peu, hein, ça remonte à un bout de temps. Moi-même, mes notes en français étaient catastrophiques, et pourtant j’ai compris plus tard que les figures de style étaient bien utiles. Il y a quatre figures de style que Nicolas Sarkozy utilise à de nombreuses reprises. Premièrement, les figures de répétition, et alors là, il y en a un paquet! Déjà, l’anaphore, c’est la répétition d’un mot ou d’un groupe de mots en début de phrase: « J’ai voulu une vie passionnante et je l’ai; j’ai voulu des sentiments intenses et je les ai; j’ai voulu aller jusqu’au bout, j’y suis allé. J’ai besoin de lire, j’ai besoin de disparaître, j’ai, j’ai besoin de, de place, de temps seul, j’ai besoin de réfléchir. » Et puis il y a les répétitions: « On renaît, on renaît après un échec, on renaît après une trahison, on renaît après une maladie, on renaît après une déception, mais jamais, mais demander à Mittal l’idée de faire contrôler, mais jamais, jamais, jamais. » D’ailleurs, il couple souvent ces figures de répétition avec la règle de 3: « La France a besoin d’être dirigée d’une main très forte, avec un leadership très fort et une ambition très grande. »
Comment être capable de créer des figures de répétition? Premièrement, penser à la règle de 3. Créer une répétition en 3 temps, c’est assez facile si tu veux; c’est un rythme qui marque l’esprit. On a été habitué au veni, vidi, vici; intro, développement, conclusion; thèse, antithèse, synthèse. Par exemple, là je pourrais très bien improviser en disant: « Si tu veux être capable de parler avec éloquence, tu te dois de t’exprimer avec certitude; si tu veux être capable de parler avec éloquence, tu te dois de t’exprimer avec une présence importante; si tu veux être capable de parler avec éloquence, tu te dois de développer ton style. » Amuse-toi chez toi à créer des anaphores, des répétitions, à les dire à voix haute, parce que tu vas entendre le rythme que ça crée dans ta tête, et ensuite tu pourras les reproduire peu importe les situations: avec ta famille, avec tes amis, avec tes collègues. Là, tu vois, j’ai encore fait une répétition avec, avec, avec. Mais c’est pas tout, il utilise beaucoup de figures d’analogie. L’analogie, c’est créer une ressemblance entre deux concepts, deux éléments en réalité différents: « Je suis né sur une petite rivière, avec une petite canne à pêche, il y avait des petits poissons, et moi je rêvais de pêcher le requin blanc. Ça, c’est l’histoire de ma vie. » Pourquoi une analogie? C’est très puissant, c’est très puissant, parce que ça aide le public à nous comprendre et ça rajoute de la profondeur au message. « C’est la vie qui est un miracle, ça dure le temps d’un timbre-poste, et on construit Notre-Dame de Paris. » L’analogie avec la fragilité des relations: « Tout ce qu’on croit fragile dure. Quand vous avez chez vous un vase qui vous a été donné par la vieille voisine, dont vous avez rien à faire, il peut casser à tout instant. Tout ce qui est fragile dure, parce qu’on y prend attention. Tout ce qu’on croit certain, établi, se casse, parce qu’on y attache pas l’intention, l’énergie qu’il faut. »
Il utilise aussi des figures d’opposition, avec le chiasme: « C’est pas le média qui fait la parole, c’est la parole qui fait le média. » L’antithèse, c’est opposer deux idées pour créer un effet de contraste: « Il y a deux catégories de personnes: il y a ceux qui saisissent les opportunités, et il y a ceux qui réfléchissent à l’opportunité. Tant que vous passez à regarder, c’est le temps que vous passez pas à faire. » Les figures d’opposition, c’est vraiment celles qui créent cet effet de, de punchline. « Parce que dans l’échec, les gens vous regardent; vous, dans le succès, regardez la lumière. » Puis on retrouve des figures de sonorité, avec des rimes: « Mais la fragilité est un gage de solidité. » Moi, je pense que la séduction est la conséquence de la conviction. Avec des paranomasies – ils ont un nom, faut faire le prénom, paronomase très rapidement – c’est quand deux mots vont être très proches dans la phrase: « Je pense que la monstration est beaucoup plus importante que la démonstration. » Je l’ai pas forcément précisé, mais il adopte également un lexique précis. Alors, je veux pas faire pédant, mais moi je suis resté à Boisot, hein. Toutes ces figures de style, ça crée cet effet « waouh », il se passe un truc, ça crée des émotions, et on le voit même avec les journalistes qui, qui réagissent. Moi, je suis quelqu’un qui aime faire, j’aime pas regarder.
Bon, tu te demandes sûrement comment Nicolas Sarkozy fait pour, pour sortir autant de belles phrases, avec des figures de style, tel des punchlines. Et bien, j’ai enquêté sur le sujet, et ça ne m’étonne pas, puisque j’ai identifié deux raisons qui lui permettent d’avoir un style développé. La première raison, c’est la suivante: Sarkozy dit lire beaucoup, tous les jours. Dans cette vidéo, il dit même que si n’a pas lu 50 pages par jour, sa journée est un échec. « Depuis des décennies, je lis 50 pages par jour. Quand j’ai pas lu 50 pages, ma journée est un échec. » Des gens que je connais qui vont dire que leurs journées sont donc des cumulés d’échecs. Il dit: « Je, je sais que je ne lis pas 50 pages par jour. » Et si on en revient à l’élocution, pour Olivier Reboulle, qui est un philosophe qui s’est beaucoup intéressé à la rhétorique, l’élocution, c’est le point de rencontre entre la rhétorique et la littérature, ce qui crée cette notion de style. La deuxième raison est la suivante: j’ai voulu prendre le temps d’analyser plusieurs de ses interventions, et j’ai remarqué que les mêmes idées, les mêmes formulations, les mêmes phrases revenaient. « C’est la vie qui est un miracle, ça dure le temps d’un timbre-poste, et on construit Notre-Dame de Paris. On vit le temps d’un timbre-poste, et pourtant, on construit Notre-Dame de Paris pour rester éternel. Nos vies durent le temps d’un timbre-poste, mais on fait comme si on était éternel. C’est la seule façon de vivre. Je pense que la monstration est beaucoup plus importante que la démonstration. La monstration est tellement plus importante que la démonstration. » Bon, finalement, si tu penses que cette belle phrase était le fruit d’une improvisation, détrompe-toi. Tu comprends maintenant que ce n’est pas de l’improvisation, mais plutôt de la répétition. C’est le continu, continu de clarifier sa pensée qui l’a amené à avoir ce discours. D’ailleurs, Winston Churchill disait: « Mes meilleures improvisations sont celles que j’ai le mieux préparées. »
Alors maintenant, est-ce que tu as deviné quel style Nicolas Sarkozy utilise? Et bien, il utilise les trois, naturellement. L’objectif, c’est pas d’utiliser qu’un style, mais de changer de style en fonction du moment. Le problème, c’est que 99 % des personnes utilisent constamment un style simple, ce qui fait qu’on ne se différencie pas des autres. Maintenant, tu vas te demander: « Mais comment je pourrais faire pour moi aussi développer mon propre style et parler avec éloquence? » Voici trois conseils pratiques. Premièrement, lire de la littérature, des grands auteurs. Ce sont des personnes qui ont développé pendant des années leurs pensées et qui ont fait de leur mieux pour trouver les mots justes. Deuxièmement, tu peux faire comme Nicolas Sarkozy aussi: noter ou surligner des passages de livre que tu vas pouvoir relire et réutiliser, qui sont impactants à tes yeux. La seule chose que je me permets de faire, je la stabilise au boss, une phrase, voilà, par exemple. Dans mon exemplaire du *Voyage au bout de la nuit*, il y a des tas de phrases que j’ai citées que je t’ai utilisées, et de temps en temps je les rouvre et… Et puis, troisièmement, crée-toi un carnet de principes de vie, comme je l’ai fait, avec des phrases percutantes que tu vas pouvoir réutiliser. Par exemple, des phrases que j’aime bien: « Plus tu es présent, plus tu es impactant; les limites de ma langue sont les limites de mon monde; toute attaque est un appel à l’aide; le fait d’avoir ne produit pas le fait d’être; le trésor doit être dans la question, non dans la réponse. » Tu vois, ça envoie quand même ces phrases, hein, ça sonne bien.
Le 4e point qui est flagrant dans les interventions de Nicolas Sarkozy, c’est qu’il s’affirme; il a la capacité de dire non. « C’est quoi la chose la plus risquée que vous avez vécue dans les 5 ans pour votre sécurité? Vous êtes dit: « Tiens, là, c’est heureusement qu’il y a du monde. » Non, je suis pas… La peur, c’est pas quelque chose qui m’est très naturel. J’étais vraiment le seul enfant d’une famille divorcée, le seul… Il y en avait moins à l’époque, ouais, il y en avait pas… » Le nom de nom durant ses réponses, c’est impressionnant. « Est-ce que la vie est plus douce depuis la fin de votre mandat? Non, non. Qu’est-ce qui vous manque le plus que vous avez retrouvé après la fin du mandat? Non. Comment j’ai fait toute ma vie pour devenir président de la République, ça m’aurait manqué de pas l’être. » Il hésite pas du tout à reformuler, à dire autrement. « On envoie quand on est président, j’imagine pendant 5 ans, on envoie dans la vie, c’est vrai, pas simplement quand on est président. » Il montre aussi qu’il a des, des convictions. C’est très important que le président… « On m’a beaucoup reproché d’être trop sentimental; moi je pense que le président doit être vivant. » Un conseil pratique: quand on te pose une question, prends le temps de te demander: « Est-ce que c’est exactement ce que je pense, ou est-ce que je dois préciser ma pensée? Est-ce que je dois reformuler? Est-ce que je dois dire différemment? » Ne laisse pas les autres penser à ta place.
Le 5e point que j’ai identifié, c’est qu’il sait raconter des histoires; il maîtrise le storytelling. « Escalier dans l’appartement du Premier ministre, je te jure, il y a une table avec des feuilles en or, table des feuilles en or, j’ose même pas m’asseoir, j’attends 20 minutes… Tout d’un coup, la porte, elle s’ouvre pas, elle explose. » Toi, des faits pour faire de la politique comme ça. Mais comment il fait pour raconter des histoires percutantes? Déjà, il utilise beaucoup le discours direct; il rapporte les paroles des personnages telles qu’elles ont été prononcées. « La porte s’ouvre, et le président des États-Unis est dans l’embrasure de la porte. Il ouvre la porte et il me dit: « You, you are special, Guy. » J’ai jamais rencontré de ma vie… » Mais c’est pas tout, ce qui fait aussi, c’est très lié au discours direct, c’est qu’il raconte souvent ses histoires au présent, et on a donc l’impression que ça se passe maintenant. « Des terroristes arrivent, les prennent, les emmènent en voiture, les enlèvent; ils sont pris en chasse par l’armée nigérienne… » Il suit aussi très très bien le plan description, action, émotion. « Je rentre dans la, dans cette grande salle, il y a peut-être 400 personnes, il y a un silence de mort, et il s’écarte quand j’arrive… Oh là là! Et vraiment je sens le, le, je sens le poids de, de ce drame, et je prends la parole pour… Écoutez, je dois vous dire la vérité, on a plus de nouvelles, mais l’avion a disparu, et on va tout faire pour retrouver l’épave… Mais c’est fini. Il y a un moment de, de sidération, et tout d’un coup il y a, il y a des cris, il y a des pleurs, ça explose, et vraiment c’est un moment très pénible. » Et puis il utilise la méthode de La Fontaine; il hésite pas à transmettre une leçon, une morale à la fin de ses histoires. « Un de mes amis m’avait dit: « Je suis vraiment content, le contact avec mon fils ça se passe bien. » Je lui dis: « Mais vous êtes d’accord? » Non, pas du tout. Il t’écoute? Non, pas du tout. Moi-même, comme un imbécile, je pensais qu’il était faible. Après, j’ai compris que la chose la plus importante, c’est pas d’être d’accord, c’est que le fil du dialogue soit pas rompu. »
Le 6e point qui rend Nicolas Sarkozy éloquent, c’est sa repartie. « Quel est votre auteur préféré, monsieur le Président? C’est compliqué, hein, comme question. Je sais, mais non, c’est simple, la bibliothèque… J’aime bien terminer par cette question, mais quels sont vos 5 meilleures minutes de vie? Les prochaines… » Il a cette capacité d’improviser, pas seulement de, de rebalancer des figures de style qu’il connaît déjà, mais il sait répondre avec tact, et pour faire preuve de repartie, il utilise d’ailleurs beaucoup l’humour. « Car là, lui, il aurait dit jamais cet homme de droite, pour rien au monde je ne lui serrerais la main, Jacquard et… Tor, tu te trompes, parce qu’en 20 minutes il te séduira, tu ne connais pas le mec, tu verras. Est-ce que vous avez réussi à l’assédurer en 20 minutes? Non, non, 20 minutes, c’est trop long, pas du tout. » Alors, d’après toi, tu le sais maintenant que Sarkozy lit beaucoup, et ça lui permet d’avoir une autre corde à son arc oratoire, on va dire ça comme ça. C’est ça, et on renaît. « Vous savez, c’est la fin du livre merveilleux *Crime et Châtiment* de Dostoïevski, le héros Raskolnikov dit ainsi: « Commença la lente mais certaine renaissance de Raskolnikov. » On renaît. » Il a des références culturelles, et c’est le point numéro 7. Comme ça, et je tiens à te mettre en, en garde, parce que l’objectif, c’est pas d’envoyer des tsunamis de référence qui vont te faire paraître pour pédant. Alors, je veux pas faire pédant, mais j’aime aller à Saint-Pierre, j’aime voir la Pietà. Devant la Pietà, je parle à voix basse, hein. Michel-Ange avait 22 ans quand il sculpte le marbre, qui est la pierre la plus dure au monde. Je préfère même partir du principe de ne pas citer les autres, mais de devenir citable. Néanmoins, certains auteurs ont passé du temps à exprimer des concepts, à développer des idées, et citer un auteur, c’est aussi reconnaître qu’on n’a pas trouvé une pensée aussi proche et juste que la sienne. Vraiment, la phrase de Jorge Luis Borges: « C’est en allant vers la mer que le fleuve est fidèle à sa source. »
Le 8e que Sarkozy utilise, c’est celui-ci: « Vous savez, on transmet à ses enfants, parce qu’on dit… On transmet ce qu’on fait, est-ce qu’on est… Est-ce que tu devines? Faut continuer. La prochaine gare sera la plus belle, le prochain trajet sera le plus long, il faut vivre comme ça. » Et bien, il transmet des leçons de vie. On pourrait même dire qu’il se transforme en philosophe, en fin de compte. On en revient à la méthode de La Fontaine. C’est beaucoup plus impactant de finir par une leçon de vie, par une morale, par… rien du tout. « Tout ce qui est fragile dure, parce qu’on y prend attention; tout ce qu’on croit certain, établi, se casse, parce qu’on y attache pas l’intention. » Et ça, je sais que c’est très lié à tous les livres de littérature qu’il lit. Tu as maintenant huit clés pour t’exprimer avec éloquence: faire preuve de certitude, avoir une présence importante, développer ton style, s’affirmer, utiliser le storytelling, l’art de raconter des histoires, faire preuve de repartie, avoir des références culturelles et transmettre des leçons de vie. Je m’appelle Liam, je suis formateur en prise de parole, présentateur d’événements. Si toi aussi tu aimerais apprendre à t’exprimer avec confiance, à marquer les esprits, à convaincre avec impact, tu peux réserver un rendez-vous en cliquant sur le lien en description. Je te dis à très vite, et surtout, passe à l’action, c’est le plus important si tu veux changer ta situation.