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Le secret le moins bien gardé des riches (et comment faire pareil !)

Finary23:46

Transcription

Cette vidéo vous me l’avez beaucoup demandé, mais alors beaucoup beaucoup demandé. Alors la voici.

Bienvenue dans la vidéo qui va vous permettre d’optimiser vos impôts comme Bernard Arnaud, de financer plus de nouveaux projets que Xavier Niel, de protéger votre patrimoine comme un Rothschild et d’hériter comme une bête en cours. Bienvenue dans la vidéo où je vais vous révéler le secret le moins bien gardé des puissants : un outil qu’on pense réserver aux plus fortunés, mais que tous peuvent utiliser : la holding. Si vous êtes prêt, préparez-vous un thé ou un café et gardez bien les yeux ouverts jusqu’au bout, où je vous dévoilerai l’erreur fatale que même les milliardaires commettent avec leur holding.

Bonjour, je suis Mounir, le fondateur de Finar. Finari, c’est une chaîne YouTube sur laquelle on vous aide à prendre le contrôle de vos finances et à développer votre patrimoine. D’ailleurs, si vous regardez cette vidéo, il y a 75 % de chances que vous ne soyez pas abonné à la chaîne. L’abonnement, ça me motive et ça motive toute l’équipe à produire encore plus de vidéos afin de vous aider à mieux gérer votre patrimoine. Alors, je compte sur vous pour cliquer sur le bouton et activer la cloche. Finari, c’est aussi une application que j’ai créée pour vous aider à mieux gérer votre argent. Vous pouvez suivre tous vos placements au même endroit : comptes bancaires, PEA, assurance vie, immobilier et même vos cryptos, afin d’avoir une vision centralisée de votre argent. L’application Finar va aussi scanner votre patrimoine et détecter les frais cachés, les abonnements inutilisés et vous faire des suggestions afin d’améliorer votre stratégie. Enfin, vous pourrez aussi gérer votre budget et investir directement via l’application. Alors, si vous voulez passer à l’action, inscrivez-vous sur finary.com ou téléchargez l’application dès maintenant.

Le mot holding vient de l’anglais « to hold », tenir ou détenir. Et là, tout est dit. Une holding, c’est tout simplement une société qui détient des participations dans d’autres sociétés. Puisque la holding est une société comme une autre, elle peut être une SAS, une SARL, une SA ou toute autre forme de société. Mais à quoi ça sert concrètement ?

L’avantage le plus immédiat de la holding : capitaliser et placer vos revenus en réduisant votre fiscalité. L’argent dans la structure holding peut être réinvesti avec beaucoup plus de puissance que si vous l’aviez gardé dans votre poche. Pour comprendre comment, imaginez que vous possédez une poissonnerie. Comme vous regardez nos vidéos, vous savez déjà que la fiscalité sur les salaires est désavantageuse. Vous décidez donc de vous rémunérer en dividende avec la totalité de votre bénéfice net d’impôts, soit dans notre exemple 100 000 €. Vous êtes imposé à la flat tax à 30 % et recevez donc 70 000 €. La fiscalité française est bien plus compliquée que cela. J’ai donc simplifié l’exemple et ignoré la contribution exceptionnelle sur les hauts revenus ou encore la taxe PUMA. J’attire votre attention sur la taxe PUMA. Elle peut vite faire monter la note fiscale sur le versement de dividende. Cette taxe, aussi appelée taxe des rentiers, vous pouvez l’éviter en vous versant un petit salaire de 9 420 € par an. Quoi qu’il en soit, si vous vous étiez versé un salaire du même montant, il vous serait resté seulement 46 000 €. Donc le versement de dividendes est bien plus avantageux. Mais il y a une méthode pour faire encore mieux.

Imaginons que votre poissonnerie soit détenue par une autre société. Si cette autre société dispose d’au moins 5 % du capital de votre poissonnerie et qu’elle s’engage à le conserver pendant 2 ans, elle est éligible au régime mère-fille. Dans ce régime, 95 % des dividendes envoyés par la fille et reçus par la mère sont exonérés d’impôts. Cette société majoritaire, elle peut être mise en place par vous. Vous possédez donc une société qui possède votre propre société. Vous avez une holding qui possède votre poissonnerie. Si votre poissonnerie verse 100 000 € à votre holding, votre holding ne paye d’impôts que sur 5 000 €. Cet impôt, c’est l’impôt sur les sociétés, il est de 25 % depuis 2022 et devrait rester stable dans les années à venir. Petit aparté, les pays européens ont tendance à se tirer la bourre pour attirer les entreprises profitables. D’ailleurs, la France a baissé son IS pour tenter de rester compétitif face à nos voisins comme l’Irlande ou les Pays-Bas. Mais revenons-en à notre exemple. 95 % de 100 000 € remontés sont exonérés. Donc seul 5 000 € sont imposables à 25 %. Vous payez donc 1 250 € d’IS et 98 750 € de dividende sont remontés à votre holding. En réalité, vous avez seulement payé 1,25 %. Sans holding, vous ne pouviez réinvestir que 70 000 € dans votre patrimoine. Grâce à ce schéma, vous avez maintenant 28 750 € de plus à réinvestir.

À ce moment-là, vous comprenez que la holding n’est pas une arme de défiscalisation afin d’obtenir un maximum d’argent en perso. Évidemment, ce serait trop facile. Par contre, le pouvoir de la holding se débloque quand vous versez le strict minimum et que votre objectif est de développer votre patrimoine. Avec ce minimum, vous évitez la taxe PUMA et vous financez la partie de votre train de vie que votre société ne peut pas légalement prendre en charge. Le reste, vous le laissez dans la holding et là, vous passez dans une autre dimension. Pourquoi ? Parce qu’à chaque fois que vous voulez investir, vous pourrez le faire avec une somme 28,75 % plus élevée. 28,75 %, car vous évitez la flat tax de 30 % lors de la distribution des dividendes qui sont uniquement imposées à hauteur de 1,25 % chez la holding. Et puisque votre capacité d’investissement est supérieure, le développement de votre patrimoine sur le long terme le sera également. Autrement dit, si vous voulez vous construire un patrimoine conséquent, il faut arrêter de penser court terme et commencer à penser holding.

On passe maintenant au deuxième avantage majeur de la holding : l’intégration fiscale. Pour bénéficier de ce régime, la holding doit détenir au moins 95 % du capital de ses filiales. Ce mécanisme permet de rassembler fiscalement les résultats de toutes les sociétés du groupe au niveau de la holding. Cela signifie que toutes les filiales forment un groupe fiscal et que leur résultat devient commun au lieu d’être individuel. L’avantage, c’est que les bénéfices fiscaux des filiales qui gagnent de l’argent seront compensés par les déficits fiscaux des filiales qui en perdent.

Imaginons que dans votre holding, vous avez maintenant deux poissonneries. La poissonnerie A génère un bénéfice de 100 000 €. Elle cartonne. À contrario, la poissonnerie B est en difficulté. Elle génère un déficit de 40 000 €. Alors, un petit aparté, je vais ignorer le fait que le taux de l’impôt sur les sociétés est réduit à 15 % jusqu’à un certain montant de chiffre d’affaires et vais considérer qu’il est uniquement à 25 % afin que les calculs soient un peu plus clairs. Dans le cas numéro 1, il n’y a pas d’intégration fiscale. La poissonnerie A paye donc 25 % sur 100 000 €, soit 25 000 € d’impôt sur les sociétés. La poissonnerie B, elle ne paye pas d’impôts puisqu’elle est en perte. Elle garde cependant un déficit reportable. Dans le cas numéro 2, l’intégration fiscale est appliquée et les résultats des deux poissonneries sont mis en commun. Le résultat commun est de 100 000 - 40 000, soit 60 000 € de bénéfices. L’impôt sur les sociétés est maintenant de 60 000 x 25 %, soit 15 000 €. La holding vous a permis d’optimiser l’utilisation des résultats des sociétés de votre groupe pour réduire le montant de vos impôts. Petite précision, l’intégration fiscale aurait pu être appliquée sans holding directement entre sociétés opérationnelles. En revanche, la holding permet de maximiser l’effet de levier et d’apporter ses avantages en matière de diversification de détention.

La holding permet aussi d’optimiser la circulation de la trésorerie entre les différentes sociétés du groupe, même si celles-ci n’ont rien à voir entre elles. Par exemple, si votre poissonnerie génère beaucoup de cash mais que ses opportunités de croissance sont limitées, alors il vaut mieux réinvestir ailleurs. C’est le moment de se lancer dans l’immobilier. Vous créez donc une SCI, une société civile immobilière. Cette société doit nécessairement être détenue par deux associés. Et ça tombe bien, la vôtre aura en associé votre holding et vous-même en perso. Votre poissonnerie fait 75 000 € de bénéfices net d’impôt. Vous les remontez donc à la holding avec le régime mère-fille et payez donc un peu moins de 1 000 € d’impôts sur les sociétés. Les 74 000 € restants peuvent donc être versés par la holding dans la SCI via, par exemple, un compte courant. Vous pouvez désormais utiliser ces 74 000 € pour investir dans l’immobilier. De plus, le cash que votre holding prête à la SCI peut être considéré comme un crédit accordé. Et qui dit crédit dit paiement d’intérêt. Ces intérêts dépendront du taux que vous pouvez choisir dans les limites légales, soit 5,65 % par an pour le mois de mars 2025. Votre SCI paye alors des intérêts, ce qui a pour effet de réduire son résultat imposable.

Imaginons un instant que votre SCI dégage un résultat imposable de 80 000 € hors intégration fiscale. Dans ce cas, vous déduisez les intérêts car ce sont des charges. Les intérêts s’élèvent à 20 000 €. Le résultat avant impôt de votre SCI est donc de 80 000 - 20 000, soit 60 000 €. Vous payez alors 15 000 € d’impôt sur les sociétés au lieu de 20 000 €. Et si en plus votre holding est en déficit, c’est-à-dire qu’elle gagne moins que ce qu’elle ne dépense, alors les intérêts qu’elle percevra de la part de la SCI ne seront pas taxés. Et oui, c’est logique. Imaginons que votre holding soit en déficit de -100 000 € et qu’elle perçoit 50 000 € d’intérêt. Dans ce cas, elle sera toujours en déficit et n’aura donc pas d’obligation de payer d’impôts sur les sociétés. La holding vous permettrait alors de faire une économie d’impôts au niveau de votre SCI sans avoir à créer de hausse d’impôts au niveau de votre holding. Sans oublier évidemment que l’objectif initial qui était d’utiliser du cash excédentaire afin de réinvestir dans une toute autre activité a été également rempli.

Centraliser les fonctions support comme la comptabilité ou le juridique au sein de votre holding, c’est optimiser votre organisation et réduire une nouvelle fois les coûts fixes. En pratique, la holding prend donc en charge la gestion des sociétés opérationnelles. Dans notre exemple, cela correspond à la poissonnerie et à la SCI. Elle va leur refacturer ses services via ce qu’on appelle des « management fees » ou frais de gestion. Ces prestations créent des charges pour les filiales et donc un levier d’optimisation fiscale au niveau du groupe. L’avantage est assez similaire à ce que nous venons de voir avec la SCI.

Voyons maintenant comment la holding peut protéger votre patrimoine. Une structure holding permet d’isoler les risques entre différentes activités. Si vous mettez chaque activité dans une société distincte, toute détenue par votre holding, en cas de problème avec une activité, seule la filiale concernée sera impactée. Les autres filiales et la holding seront protégées. C’est particulièrement important pour les entrepreneurs qui se diversifient dans plusieurs secteurs ou qui ont des activités à des niveaux de risque différents. Au Moyen-Âge, avant l’intervention des sociétés à responsabilité limitée, un commerçant qui faisait faillite risquait non seulement de perdre tous ses biens, mais aussi d’être emprisonné pour dettes, voire de subir des représailles physiques de ses créanciers. Aujourd’hui, les sociétés de type SAS, SARL ou encore SA sont des personnes morales et ne représentent qu’elles-mêmes. Vos biens à vous, en tant que particulier, sont donc protégés. Attention, ce n’est pas le cas des SCI et des autres sociétés civiles qui sont à responsabilité illimitée. Lors de la mise en place d’une SCI associée au groupe, il faut donc faire attention à ce que les difficultés de celle-ci ne contaminent pas la holding.

Une autre stratégie consiste à loger les actifs stratégiques tels que la propriété intellectuelle ou de l’immobilier dans des structures distinctes des sociétés opérationnelles. Par exemple, vous pouvez créer une filiale qui détient les brevets ou marques qu’elle les concède en licence aux sociétés opérationnelles moyennant des redevances. Maintenant, imaginez que cette filiale soit située dans un pays à la fiscalité, disons, plus douce, au hasard, l’Irlande. Et bien, dans ce cas, dans la limite des prix de transfert, bien sûr, vous parvenez à déplacer du résultat dans un autre pays moins imposé. Cela constitue donc un levier important d’optimisation de votre fiscalité. De même, l’immobilier d’exploitation peut être détenu par une SCI qui le loue ensuite à la société opérationnelle. Ainsi, même en cas de difficultés de la société opérationnelle, les actifs stratégiques restent protégés. Et en prime, ceci offre des avantages fiscaux en permettant de créer des charges fiscales qui permettent de diminuer le résultat individuel de chaque société. C’est en revanche évidemment moins pertinent en cas d’intégration fiscale, sauf pour les sociétés étrangères qui ne peuvent être intégrées comme dans le cas du transfert d’actifs vers l’Irlande.

Voyons désormais comment la holding peut faciliter la structuration et la transmission de vos affaires. La holding est un véritable outil pour faciliter la transmission d’entreprises, que ce soit à vos enfants ou à de nouveaux acheteurs. Au lieu d’avoir à transmettre les parts de plusieurs sociétés, vous transmettez seulement les parts de la holding. De plus, dans un cadre familial, vous pouvez séparer le contrôle du capital de la direction opérationnelle. Imaginons que vos enfants ne souhaitent pas ou ne puissent pas reprendre les rênes de votre société. Vous leur transmettez alors le contrôle du capital qui reste dans la holding et vous placez des managers qui deviennent les directeurs opérationnels des filiales.

Projetez-vous. Vous avez monté une société dont la valeur est maintenant de 4 millions d’euros. Vous souhaitez prendre une retraite bien méritée et transmettre cette société à vos deux enfants. Vous avez déjà fait usage de l’abattement fiscal de 100 000 € récemment pour leur donner un bien immobilier. Vous décidez donc de leur donner à part égale l’intégralité de la société familiale. Ils reçoivent donc les titres de la société à hauteur de 2 millions d’euros chacun. Le total des droits de donation sera d’environ 660 000 € par enfant, soit au total 1 320 000 €. Je vous épargne le calcul, mais je vous mets le tableau du barème des droits de donation en ligne directe juste ici. C’est un tiers de la valeur de la société qui disparaît sous forme de droits de donation, autrement dit d’impôts. C’est là que le pacte Dutreil intervient. Sous réserve des engagements prévus pour l’application de ce régime, ce pacte permet de bénéficier d’un abattement de 75 % sur la valeur des titres transmis. La holding peut-elle aussi bénéficier du régime Dutreil à condition d’être considérée comme animatrice ? Cela signifie qu’elle doit participer activement à la conduite de la politique de ses filiales exerçant une activité éligible. Elle peut également rendre à titre interne des services spécifiques comme la gestion administrative, juridique, comptable, financière ou encore immobilière.

Refaisons notre calcul. Vous transmettez la même entreprise d’une valeur de 4 millions d’euros à vos deux enfants. 75 % de ces 4 millions d’euros ne sont pas taxables. Donc seul 1 million d’euros, donc 500 000 € par enfant seront soumis aux droits de donation. Sur 500 000 €, le total des droits de donation par enfant sera d’environ 98 000 €, soit 196 000 € pour le total de vos deux enfants. Le pacte Dutreil vous a permis de payer six fois moins que si vous ne l’aviez pas utilisé. Et si vous avez moins de 70 ans lors de la donation en pleine propriété, les droits sont divisés par deux ; vous ne payez donc que 49 000 € par enfant, soit 98 000 € au total. Attention, avec le pacte Dutreil, vous ne devez pas transmettre de biens personnels. Beaucoup de redressements ont lieu pour des transmissions d’actifs non liés à l’activité professionnelle. Par exemple, un immeuble de rapport ou un compte-titre sont considérés comme des biens personnels et ne doivent donc pas être transmis via le pacte Dutreil. En revanche, les immeubles exclusivement rattachés à l’exploitation d’une société du groupe exerçant une activité éligible au régime peuvent être pris en compte. Cela reste vrai même s’ils sont détenus via une SCI à condition que celle-ci fasse également partie de votre groupe.

La holding permet également de réaliser des montages de type LBO ou rachat avec effet de levier familial. Pour simplifier, cela consiste à créer une holding qui va s’endetter pour acheter une entreprise puis utiliser les dividendes versés par cette entreprise pour rembourser sa dette. Ce type de montage peut être très intéressant pour la transmission d’entreprise car il permet aux enfants de reprendre la société de leurs parents sans avoir à débourser personnellement des sommes considérables.

Illustrons ça en reprenant notre exemple précédent. Vous avez une société qui vaut 4 millions et vous avez toujours deux enfants. Vous avez besoin du produit de cession de votre entreprise pour assurer votre retraite. La donation n’est malheureusement pas envisageable et vos enfants n’ont pas les moyens de racheter vos parts. Pas de panique, il existe une autre solution grâce au recours au crédit. Vos enfants créent une holding. Cette holding contracte un prêt bancaire de 4 millions d’euros. La banque accepte de prêter car l’entreprise est rentable. Elle génère 500 000 € de bénéfices nets annuels. Grâce à ce prêt, la holding de vos enfants achète votre entreprise et vous recevez 4 millions d’euros. C’est le jackpot. Vos enfants, eux, sont maintenant à la tête d’une holding qui détient au passif une dette à rembourser de 4 millions d’euros et à l’actif, votre entreprise qui est maintenant la leur et vaut toujours 4 millions d’euros. Pour simplifier nos calculs, nous ignorons l’imposition et les intérêts de la dette. Chaque année, l’entreprise remonte 500 000 € de dividende à leur holding. Ces 500 000 € sont utilisés pour rembourser l’emprunt bancaire. Au bout de 8 ans, l’emprunt est entièrement remboursé. Félicitations, vous avez transmis votre entreprise à vos enfants avec une fiscalité optimisée et en leur évitant des droits de donation extrêmement onéreux. Je rajoute que le montage type LBO peut aussi être utilisé pour financer de la croissance externe. Cela signifie que vous rachetez une société concurrente ou une société qui vous intéresse en la faisant financer par le crédit que la banque vous accorde. Les dividendes remontées par la société rachetée permettent de rembourser le crédit et en plus, et ça vous le savez déjà, les intérêts du crédit sont déductibles du résultat fiscal du groupe. J’ai volontairement décidé d’ignorer ce point dans notre montage, mais s’il vous intéresse, dites-le-moi dans les commentaires et on fera une vidéo dédiée au sujet. En clair, le LBO, c’est comme l’immobilier à crédit en perso. Vous faites grossir votre patrimoine, celui-ci s’autofinance et en prime, vous pouvez réduire la charge fiscale. Ce n’est pas magique, c’est tout simplement fiscal.

Dernier exemple : vous êtes un entrepreneur de 40 ans. Vous avez créé une start-up à partir de rien et elle vaut à présent 4 millions d’euros. Vous êtes fatigué et souhaitez vendre votre société. Puisque votre start-up a été créée à partir de rien et qu’elle vaut maintenant 4 millions d’euros, la plus-value taxable est de 4 millions - 0, soit 4 millions d’euros. La taxe applicable, c’est la flat tax et on va ignorer la CSG ou la CRDS pour des raisons de simplicité. Vous payez donc 30 % x 4 millions d’euros, soit 1,2 million d’euros de flat tax. Il vous reste 2,8 millions d’euros. Autrement dit, un tiers de vos durs labeurs est parti financer les impôts. Heureusement, il existe une alternative plus accommodante : la cession, aussi appelée article 150 BTER, en référence à l’article du code général des impôts. Cette fois-ci, vous apportez les parts de votre start-up à votre holding. Vous, en tant que personne physique, vous constatez une plus-value d’apport de 4 millions d’euros. Mais grâce à l’article 150 O BTER, cette plus-value est placée en report d’imposition. Vous la paierez plus tard, voire même pas du tout. Dans certains cas, votre holding a reçu un apport de 4 millions d’euros. Ensuite, votre holding vend votre start-up qui vaut toujours 4 millions d’euros. La plus-value pour votre holding est de zéro puisque la valeur d’acquisition est égale à la valeur d’apport, donc 4 millions d’euros. Elle ne paye donc pas d’impôts sur cette cession. Votre holding possède maintenant 4 millions de cash issus de la vente des titres de votre ancienne start-up. Cet apport tardif de votre part sans taxation est soumis à une condition pour éviter que le report d’imposition prenne fin. Votre holding doit maintenant réinvestir au moins 60 % de ces 4 millions d’euros dans des investissements spécifiques. Ces investissements doivent être pilotés par des gérants ou par vous. Les activités sont généralement commerciales, industrielles ou agricoles. Le réinvestissement des 40 % restants au sein de votre holding est libre. Il peut être constitué d’achats immobiliers ou de placements financiers. Maintenant, vous savez céder votre entreprise, mais le cash est dans votre holding. Comment faire pour en bénéficier à titre personnel ? Et bien, vos investissements vont générer des dividendes. Ces dividendes créent un résultat distribuable au niveau de votre holding. Votre holding pourra vous verser des dividendes qui seront eux imposés à la flat tax. En résumé, la cession vous a permis de vendre votre entreprise sans payer immédiatement d’impôts sur la plus-value afin de réinvestir l’intégralité du produit de la vente.

Chez Finary One, notre offre de gestion privée, l’article 150 BTER est une solution que nous appliquons pour de nombreux clients. D’ailleurs, les autres schémas que je vous ai cités sont également des solutions que nous proposons à nos clients afin de les accompagner. Nous couvrons à la fois le volet holding, mais aussi le volet financier avec l’accès à des investissements exclusifs et des contrats d’assurance vie luxembourgeois, voire même des contrats de capitalisation pour votre holding. Si ça vous intéresse, je vous mets le lien pour postuler en description.

Maintenant que vous avez bien saisi les intérêts de la holding, vous avez probablement envie de passer à l’action. Pour ça, il vous faudra choisir la forme juridique. Comme toute société opérationnelle, la holding peut être une SAS, une SARL ou encore une SA. Le choix de la forme juridique aura un impact sur la simplicité des démarches, les cotisations sociales sur les dividendes, les levées de fonds, le contrôle. Notez tout de même que pour bénéficier des régimes que nous avons évoqués, votre holding doit être…

Soumise à l'impôt sur les sociétés. Vous l'aurez compris, cette étape doit absolument être validée par un avocat fiscaliste qui se chargera de faire vos simulations et de vous diriger vers la forme la plus adaptée à votre projet.

Premier recueil à éviter, l'abus de droit. L'administration fiscale peut requalifier un montage si elle estime qu'il a été réalisé uniquement dans un but fiscal sans réelle substance économique. Il est donc important que votre holding ait une raison d'être économique au-delà de la simple optimisation fiscale. Cette condition est tout de même très généralement remplie.

Si votre holding fournit des prestations à ses filiales, telles que du conseil ou de la gestion administrative, attention à bien les formaliser et à pratiquer des prix de marché. C'est également valable dans les montages avec des sociétés civiles qui détiennent un bien loué à des sociétés opérationnelles. Il faut toujours pratiquer des loyers de marché. Des prestations surfacturées pourraient être requalifiées par l'administration fiscale comme des actes anormaux de gestion ou des distributions de dividendes déguisés. Les conséquences qui en découlent sont simples : un redressement.

Enfin, n'oubliez pas que mettre en place et maintenir une structure holding a un coût : frais de création, frais de comptabilité, frais juridique, et j'en passe. Pour une holding simple, comptez environ 450 € de frais de création si vous ne passez pas par un conseil. Il faudra également compter entre 1000 et 5000 € de frais afin de payer le commissaire aux apports si vous décidez d'apporter vos titres. Ensuite, en frais annuels, prévoyez entre 1500 et 5000 € pour la comptabilité, le suivi juridique et les éventuelles taxes. Votre structure doit donc rapporter suffisamment pour compenser ses coûts, ce qui n'est pas toujours le cas pour les petites structures.

Voilà, vous savez maintenant tout sur les holdings. Vous comprenez pourquoi c'est un outil si puissant pour les entrepreneurs et les investisseurs. Pour résumer, une holding permet d'optimiser la fiscalité des revenus ayant vocation à être réinvestis, de structurer votre groupe et de développer des activités multiples, de faciliter la transmission de votre patrimoine et de protéger ce même patrimoine en isolant les risques.

Bien sûr, chaque situation est unique. C'est pourquoi je vous recommande vivement de consulter des professionnels avant de vous lancer. Je règle de temps en temps à mes heures perdues des successions, et c'est vrai que quand c'est le bazar, tout le patrimoine va fondre comme neige au soleil par la fiscalité et par les disputes familiales. Une optimisation patrimoniale, c'est de se donner le maximum de possibilités. Des parents ont mis, sur mes bons conseils, la résidence principale en société. Bon, l'intérêt est encore dedans, et ce… Ouais, exactement. L'intérêt, c'est qu'en particulier, ils augmentent leur niveau de protection. Ça veut dire que, en cas de décès de l'un ou de l'autre, le survivant pourra revendre le bien sans l'accord des enfants. Il y a trois petits cochons. Le cochon en concubinage, c'est la maison de paille. Euh, le cochon dans sa petite maison de bois, c'est celui qui est pacsé. Et la maison de pierre, elle est évidemment plus solide.