Transcription
Bienvenue dans "Raconte-moi en Nour", ta nouvelle série pendant ce mois béni de Ramadan, au sein du podcast "Coran de ton cœur". Moi, c'est AB, enseignante et éternelle étudiante du Coran. Cette année, je t'invite à marcher vers la lumière avec Sourate An-Nour, cette sourate qui éclaire les cœurs, purifie les âmes et nous guide vers la clarté dont nous avons tant besoin face aux défis de notre époque actuelle. Raconte-moi An-Nour, offerte par Allah pour éclairer ton chemin, une lumière pour éclairer ta vie. Amina, min An-Nour.
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Bismillahir-Rahmanir-Rahim.
"Subhanalladhi asra bi'abdihi laylan minal Masjidil-Haram ilal Masjidil-Aqsa alladhi barakna hawlahu linuriyahu min ayatina innahu huwas-Sami'ul-Basir."
"N'as-tu pas vu qu'Allah est glorifié par tous ceux qui sont dans les cieux et la terre, ainsi que par les oiseaux déployant leurs ailes ? Chacun, certes, a appris sa façon de L'adorer et de Le glorifier. Allah sait parfaitement ce qu'ils font. C'est à Allah qu'appartient la royauté des cieux et de la terre, et vers Allah sera le retour final. N'as-tu pas vu qu'Allah pousse les nuages, ensuite Il les réunit et en fait un amas, et tu vois la pluie sortir entre ces amas de nuages ? Et Il fait descendre du ciel de la grêle provenant des nuages, comparable à des montagnes, et Il en frappe qui Il veut et l'écarte de qui Il veut. Peu s'en faut que l'éclat de Son éclair ne ravisse la vue. Allah fait alterner la nuit et le jour. Il y a là un signe et un sujet de réflexion pour ceux qui ont des yeux. Et Allah a créé d'eau tout animal. Il y en a qui marchent sur le ventre, d'autres marchent sur deux pattes, et d'autres encore marchent sur quatre. Allah crée ce qu'Il veut, et Allah est omnipotent. Nous avons certes fait descendre des versets explicites, et Allah guide qui Il veut vers un droit chemin." (Sourate An-Nour, 41-46)
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"Assalamu alaykum wa rahmatullah. J'espère que tu te portes bien. Alors aujourd'hui, c'est vraiment la partie de la vision. C'est pour ça que j'appelle ça maintenant : "Regarde" ou "N'as-tu pas vu ?". On pourrait appeler l'épisode comme ça : "N'as-tu pas vu ?" ou "Maintenant, regarde".
Donc là, c'est vraiment une nouvelle perception du monde. Là, on entre dans notre 6ème partie, si je me trompe pas. On est dans la 6ème partie qui porte sur la vision. Donc ici, il y a un lien logique et très puissant qui se crée dans la sourate, parce que juste avant, on avait parlé de la lumière, puis des ténèbres. Et qu'est-ce qui se passe quand on prend ce qu'est la lumière ? Eh bien, on voit. Une fois qu'on a compris qu'est-ce que la lumière, et bien la suite logique, c'est de voir. C'est comme si Allah nous disait : "Maintenant que tu sais ce que c'est que la lumière, maintenant que tu as des lunettes neuves, et bien tu vas enfin pouvoir regarder ma création comme elle doit être regardée, comme quelqu'un qu'elle imane doit les regarder, comme quelqu'un qui a le Nour à l'intérieur, à l'extérieur, doit regarder." En gros, tu vas voir avec clarté, tu vas observer avec conscience, tu vas méditer comme un croyant doit méditer. En fait, là, tu comprends que ces ayat là, elles n'auraient pas eu la même saveur, le même impact, si Allah les avait mis au début de la sourate, par exemple. Il les a mis après les ayat sur la lumière, et c'est magnifique.
Parce que jusqu'ici, tout ce qu'Allah nous a décrit dans cette sourate, était déjà, quand même, avant qu'il nous parle de la lumière, tout était visuel. Quand il nous parle du mirage, et bien on doit l'imaginer. Quand il nous parle de l'océan furieux, on doit l'imaginer. De sa lumière, on doit l'imaginer, d'accord ? Et tout ce qu'il nous a dit avant aussi, c'est aussi des choses qui se visualisent. Quand on voit quelqu'un qui doit demander la permission avant d'entrer, quand il demande aux hommes de baisser leur regard, aux femmes de baisser leur regard, là, dans tous ces ayat là, il parle de la vue. Comme quand il dit qu'il faut quatre témoins, celui qui voit quelque chose mais c'est pas très clair, et il accuse, bah c'est aussi de la vue, c'est la vue, mais c'est pas nous qui voyons. Il est en train de nous parler de gens qui voient. L'homme et la femme à qui il demande de baisser leur regard, il parle de gens qui voient. Quand il dit qu'il faut s'annoncer, il faut pas rentrer dans la maison des gens, faut pas regarder, entrer, décrire, et cetera, ce qu'il y a dans la maison des gens. Là, il parle de gens qui voient.
Dans la deuxième partie, donc ici, de la sourate, il nous parle de nous. Maintenant, vous, maintenant, regardez avec vos yeux à vous. C'est vous qui êtes sur le terrain d'ores et déjà, d'accord ? Donc, c'est comme si au début, c'était la théorie. Là, maintenant, il dit : "Mais en pratique, on va rentrer plus concrètement, en gros, dans les dans les choses." Et tout ça, ça nous pousse à visualiser, à concevoir dans notre esprit une image. Quand il nous parle de mirage, quand il nous parle de l'océan, quand il nous parle de la lumière, c'est pour qu'on l'imagine, c'est pour qu'on le visualise. Donc, c'est des ayat que tu vas lire à l'oral, mais que tu vas forcément devoir transposer, transformer en image dans ta tête, parce que le but, c'est que tu vois au-delà des mots.
Et personnellement, moi, étant quelqu'un de très visuel, ma, on va dire, mon mode d'apprentissage de prédilection, c'est la vision, c'est le visuel. Et bien, moi, depuis le début de la sourate, il y a beaucoup de choses, j'ai eu besoin de les dessiner, schématiser, de poser ça sur papier. J'ai eu besoin de poser ça sur papier pour mieux comprendre ces descriptions, surtout quand il a parlé de Sourate An-Nour avec la la lanterne, la niche, et cetera. Là, c'était obligé. Pareil, il y en a d'autres, c'est visuel, mais même quand Allah parle des vagues et cetera, aussi, ça, c'est très visuel, tu peux le dessiner. Celle où il parle du désert avec la personne qui croit apercevoir un mirage, c'est très facile aussi à poser et à dessiner. Donc, c'est, c'est trop riche en images pour ne rester qu'au stade d'une réflexion mentale, en fait. Il faut vraiment te projeter.
Et peut-être que ceux qui sont plus auditifs n'ont pas besoin de d'autant, on va dire, de faire autant. Mais ce qui est sûr, c'est que tout ici nous pousse à voir, à imaginer, à contempler. Et il y a une grande différence entre "voir seulement" et "regarder". Quelque chose qu'on te donne en vision comme ça, et quelque chose où on te dit : "Regarde". Parce que quand on imagine quelque chose dans notre tête, on imagine quand même, c'est une image qui est là, c'est pas, c'est pas un son, c'est pas, c'est pas du vent, c'est une image qu'on a dans la tête. On n'imagine pas un son. On peut entendre un son et y associer une image, mais ce qui reste gravé dans notre esprit, ce sera toujours ce qui se voit.
Et là, Allah Ta'ala, il va commencer ces ayat en disant : "N'as-tu pas vu ?" Donc, c'est trop beau, c'est comme pour dire : "Eh, mais ça y est, mais tu, tu as pas commencé à regarder ? Mais je pensais que tu avais de la lumière." Non. Bah, maintenant, tu as la lumière, tu vois pas ? Si, tu vois. La réponse est de dire : "Tu vois." Et si tu remarques, tout ce qu'il a mentionné ici, il parle du ciel et de la terre, il parle des oiseaux, il va parler d'animaux, il va parler de l'eau. Et ben, si tu regardes bien, tout ça, les nuages, la grêle, la pluie, tout ça, c'est des choses qu'on connaît. C'est des choses, il nous a mentionné des choses, mais qui sont, c'est des choses ordinaires autour de nous. Nous, en tout cas, on les pense ordinaires. S'il nous avait parlé ça au début de la sourate, est-ce qu'on serait émerveillé ? Sois honnête. Est-ce qu'on serait émerveillé comme on l'est maintenant ? On le saurait pas. Ce serait pas pareil.
Parce qu'en fait, ce serait une notion de déjà vu. Oui, ciel et terre. C'est pour ça que j'aime bien ces ayat, parce qu'elles viennent un peu nous dire : "Tu vois tout ce que tu imagines à chaque fois, le ciel et la terre, depuis que tu as vu Ayat An-Nour, est-ce que le ciel et la terre ont la même vision maintenant dans ta tête ?" Non. Là, tu imagines la lumière, tu dis : "Ah oui, la lumière extérieure, la lumière qu'Allah il a fournie." Ouais, c'est pas une lumière qu'on peut éteindre. L'alternance entre le jour et la nuit, tu penses à, l'œil humain, qu'il a une sorte de petite lampe, la bioluminescence. Ici, tu penses à l'intérieur de ton cœur, et cetera. Tu penses à, à tous ces éléments. À l'intérieur de toi, tu as encore plus envie de prendre soin de ton cœur, tu as encore plus envie de valoriser ce qu'Allah Ta'ala te donne comme lumière extérieure. Tu veux plus te rapprocher de ton Coran, qui fait partie de ces lumières extérieures qui viennent illuminer l'intérieur, l'intérieur qui est déjà illuminé. Donc, tu imagines lumière sur lumière. Qu'Allah nous accorde ces lumières là.
Donc, en fait, tu regardes plus les choses pareilles. Donc, là, quand on va te parler d'un nuage, tu vas être là : "Ah oui !" Tu vas repenser soit au nuage qui donne de la pluie, soit au nuage qui est au-dessus des océans, ténèbres sur ténèbres. Là, il parle des oiseaux. C'est, c'est vraiment ce passage est vraiment magnifique, parce qu'il dit : "Donc, donc, là, il parle de, et donc, les cieux et la terre." Il dit : "N'as-tu pas vu finalement que tout ce qui est dans les cieux et la terre, là, tout est en train de Le glorifier ?" Il parle aussi des oiseaux, d'accord ? Il dit : "Tu vois pas les oiseaux dans le ciel qui déploient leurs ailes ?" Et après, il dit : "Chacun, certes, a appris sa façon, chacun fait son tasbi." Tout le monde a appris et connaît dans les cieux et de la terre, tout le monde a appris et connaît son tasbi et ses salat. Donc, en gros, ces actes d'adoration.
Moi, quand je lis ça, je me dis : "Ok, donc tout ce qui sont dans les cieux et dans la terre glorifient Allah et prient." Puis Allah cite spécifiquement les oiseaux, parce que déjà, ce qui est beau avec les oiseaux, on va parler de ça. Déjà, les oiseaux, je trouve ça très pertinent qu'il ait mentionné les oiseaux, parce que dans ce passage, il mentionne les oiseaux comme animal. Et je me dis : "Pourquoi l'oiseau ici ?" Parce qu'il a dit : "Les cieux et la terre." Et en fait, l'oiseau, c'est beau parce qu'il est le lien entre le ciel et la terre. Lorsqu'il s'envole, il est dans le ciel, et lorsqu'il atterrit, il est sur la terre. Donc, c'est vraiment un animal qui combine les deux, qui vient dire : "Quand il dit tout ce qui est dans les cieux et la terre Le glorifie." Donc, effectivement, l'oiseau quand il est dans le ciel et dans la terre.
Et tu peux comprendre aussi, euh, enfin, cet équilibre. En fait, ça vient répéter encore cette parabole qui est omniprésente dans Sourate An-Nour : ciel, terre, haut, bas, lumière, ténèbres. C'est vraiment trop beau. Et le détail, comme j'ai dit, qui est qui est vraiment intéressant dedans, c'est qu'il dit : "Tout glorifie son Seigneur." Donc, les oiseaux, ils chantent, c'est leur dire. Le vent qui souffle, c'est son dire. La mer qui gronde, ça va être son dire. Les arbres qui bruissent sous le vent, ça va être leur dire. Chaque élément de la création connaît son tasbi et il le fait avec perfection.
Et là, il y a un silence qui s'installe. Normalement, si Allah te dit : "Tout le monde fait son tasbi, tout ce qui est dans les cieux et dans la terre fait son tasbi." Normalement, il y a tic tac, tic tac. Et là, les regards se tournent vers toi. Il y a une question qui te frappe : "Et moi dans tout ça ?" Imagine en fait que tout ce qui est dans les cieux et dans la terre fait son tasbi, et Allah dit : "Tout le monde fait son tasbi." Et tous ces éléments sont en train de te regarder, l'air de dire : "Tu n'es pas entre les cieux et la terre, toi ? Sur toi, entre les cieux et la terre, il y a, tu es bien quelque part, tu es sur terre. Qu'est-ce que, pourquoi tu n'es pas encore en train de faire ton tasbi ?"
Moi, quand j'ai lu cette ayat, après, j'ai commencé à dire : "Subhan Allah, Subhan Allah." C'est clair, en fait, cette ayat, sa traduction et son application, c'est de se poser un petit peu et de faire du tasbi. D'ailleurs, si tu veux mettre pause et faire, allez, 33 "Subhan Allah" avec conscience, en le disant bien avec ton cœur, et bien, fais-toi plaisir. Donc, vraiment, la question que tu dois te poser, c'est : "Et moi, est-ce que je connais mon tasbi ? Est-ce que je sais comment glorifier Allah comme je le devrais ?" Lorsque je fais du zikr, est-ce que je le fais en conscience, avec foi, avec sincérité ? Ou est-ce que c'est devenu une habitude machinale ? Tu sais, les gens qui disent : "On a rien entendu." À part : "C'est quoi cette façon qu'on a de faire tasbi où on dit : 'Subhan Allah' tellement machinalement qu'on peut être en train de regarder un truc, faire une activité, et on dit : 'Subhan Allah, Subhan Allah'." Ça devient juste la gymnastique de la langue, alors que normalement, il faut se poser. Bien sûr, on ne pourra pas le faire tout le temps, tout le temps, mais il faut que la plupart du temps, on se pose.
Que veut dire "Subhan Allah" ? Gloire à Allah. Tu peux te poser, aller regarder la racine de "Subhan Allah". "Subhan Allah" ça vient de "sabaha". "Sabaha" normalement, ça veut dire nager. Et moi, je me suis toujours dit : "Quel est le rapport entre nager et 'Subhan Allah' ?" Parce que "Subhan Allah", c'est gloire à Allah, c'est celui qui s'élève au-dessus de tout, qui est glorifié au-dessus de tout le monde, qui est glorifié et qui n'a pas besoin de cette gloire. C'est quelqu'un qui est glorifié automatiquement, même si les gens ne le glorifient pas, il est autoglorifié et il s'élève. Et là, je me dis : "C'est quoi le rapport avec la nage ?" Et il se trouve que "sabaha", donc "sibah", c'est la nage. Et en fait, quelqu'un qui nage, il est au-dessus de l'eau. Il faut qu'une partie de son corps soit au-dessus de l'eau, sinon il ne nage pas, il se noie. C'est pour ça que dans la partie où il parlait des ténèbres, il n'a pas parlé de nage, il a dit que cette personne, elle s'engloutit, s'engouffre. Mais là, "sabaha", donc il y a la nage. Donc, c'est quelqu'un qui est au-dessus. Bon, on n'irait pas jusqu'à dire quand on parle de "Subhan Allah" que Allah n'est pas en train d'être, de, c'est pas une histoire de nage le concernant, c'est pour dire qu'il est au-dessus de tout, il est à la surface de tout, de tout, tout, tout, comme celui qui nage et à la surface de l'eau, il n'est pas dans l'eau, à l'intérieur. Et en plus, c'est ça rejoint l'expression quand on dit : "On nage." "Cette personne, elle est comme un poisson dans l'eau, elle nage." Ah, moi, je nage, je nage. Tu vois, c'est une façon de dire que tu es à l'aise. Et bien, Allah, il est au-dessus de ça.
Donc, quand tu dis "Subhan Allah", maintenant, qu'est-ce que ça t'évoque ? Et regarde, en plus, "Subhan Allah", rien que comment le mot est composé, ça libère. Ce sont des lettres et tout qui vont très bien avec la respiration profonde. C'est magnifique. Ça utilise des, comment dire, des parties très apaisantes de, de la bouche, et cetera. "Allah", c'est très facile à prononcer. Ça nous demande pas énormément d'énergie. Il y a pas trop d'emphase, il y a pas de lettres "mouffama", il y a pas besoin d'aller ronronner, et cetera. C'est facile à prononcer. "Subhan Allah."
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"Subhan Allah." Et le faire plusieurs fois, en pensant à ces ayat, en pensant à Allah qui s'élève au-dessus de tout, de tout et de tout le monde, de tout, de tout l'univers, et qui est digne d'être glorifié. "Subhan Allah." Et ça fait penser à quand il dit aussi dans Sourate An-Nour, quand il y avait le ifk, il a dit : "Pourquoi est-ce que vous n'avez pas dit : 'Allah, il est au-dessus de tout ce que vous êtes en train de dire' ?" En gros, "Gloire à Allah", ça va pas de dire que de dire ça, c'est un ifk. Donc, tu vois que "Subhan Allah" revient ici. Tu vois donc. Et c'est important, parce qu'Allah, il a cité ça. Il n'a pas cité, il a dit le tasbi. Il n'a pas cité d'autres choses. Il n'a pas dit que tout ce qui est dans les cieux et la terre le remercie, et cetera, même si c'est évident. Mais parce que ce dikr, peut-être que dans ce passage, le zikr qu'il a envie que tu maîtrises, c'est "Subhan Allah". Et si tu maîtrises "Subhan Allah", tu vas faire avec d'autres choses.
Donc, tu vois, c'est des petits éléments. Peut-être que pendant ce Ramadan, les tâches que tu dois te donner, les exercices que tu dois te donner, les devoirs que tu dois te donner, c'est peut-être pas la peine d'aller chercher des grandes choses, des trucs trop compliqués, des habitudes de compliqué à mettre en place. Peut-être que ça doit commencer par des choses qu'il a mentionné ici dans Sourate An-Nour. Il a souvent parlé de la prière, de zakat, de tasbi, de Coran. Peut-être qu'il faut faire ça, contrôler la langue, les relations entre les gens, s'annoncer avant de venir. C'est à la portée de tout le monde. Mais c'est le regard, franchement, il y a de quoi faire ici, avant d'aller chercher des trucs compliqués, comme, voilà, des choses trop compliquées.
Donc, vraiment, quand je dis "Subhan Allah", est-ce que je le ressens ? Ou est-ce que je le prononce de manière distraite, sans même me rendre compte que ma langue est en train de bouger ? Je sais même pas combien de fois je l'ai dit. Je sais pas depuis combien de temps je l'ai dit. Je suis passée même à un autre zikr où j'ai dit autre chose. Je sais même pas quand est-ce que j'ai changé. Ça doit nous rappeler que ici, rien n'échappe à Allah Ta'ala, vu qu'il est au-dessus de tout, rien ne lui échappe. D'accord ? Il voit si notre tasbi est sincère ou non. Si on fait tasbi, déjà, il le sait. Et si c'est sincère ou pas, il le sait. Et s'il sait, euh, et il sait si notre cœur est connecté à lui aussi. On fait que réciter sans attention, ou si on ne récite pas du tout. Donc, c'est beau.
Et ensuite, Allah poursuit, il nous invite à observer la nature, à contempler ces ayat, ces signes. Il dit : "N'as-tu pas vu comment Allah pousse les nuages, puis il les réunit et il les accumule en couche, et il voit comment enfin, et et tu vois la pluie en sortir ?" Et là, encore une fois, on voit que c'est très visuel. Et ce passage, moi, il m'a marqué, parce que ça m'a fait penser, tu sais, parce que là, ce qu'il décrit, il dit qu'il y a des couches de nuages. Ça veut dire qu'il n'y a pas un bloc. Des fois, il y a des amas. Des fois, il dit qu'il les pousse, des fois, il les sépare. Et il dit que la pluie, ça sort entre là et là. Moi, ce que j'ai imaginé, c'est l'avion. Parce que si tu as déjà pris l'avion, tu as déjà dû vivre cette scène. D'abord, tu, bah, l'avion monte, et à un moment donné, il va traverser une première couche de nuage, et tu vas te trouver entre deux grosses couches de nuage, et c'est trop beau. Tu vois la surface d'une première couche de nuage, c'est magnifique à voir de dessus. Puis après, tu montes, tu as encore une autre couche de nuage au-dessus de toi, puis encore une autre. Et Allah, il est en train de te montrer qu'il y a des strates, il peut y avoir des couches les unes au-dessus des autres. Alors que quand tu es sur terre, tu vois juste une couche de nuage. En réalité, tu vois, euh, tu vois un tas de nuages. Quand tu es en bas, tu as du mal à imaginer les couches au-dessus des autres. Tu arrives à voir horizontalement, qu'en fait, il y a un amas ici, un à droite, il y en a un là-bas. C'est pas tout le ciel qui est nuageux d'un coup. Il y a des endroits où il y a quand même un peu de lumière, quoi, sauf si vraiment il va y avoir l'orage et cetera. Mais quand on est en bas, c'est difficile de voir sur le plan vertical. C'est quand tu montes dans l'avion que tu peux faire ça.
Et c'est pour ça que l'oiseau, lui, il peut voir ça. Et donc, j'ai trouvé ça très beau. Et en plus, à l'époque du Prophète, paix et salut sur lui, les compagnons, cette partie-là qu'Allah décrit, bah, c'est quelque chose qu'ils ne pouvaient pas visualiser. Eux, si tu as remarqué, parce qu'ils ne pouvaient pas voler, ils n'avaient pas non plus plus les engins qu'on a aujourd'hui pour pouvoir voler. Mais nous, aujourd'hui, on peut voir ça de nos propres yeux, ce qu'Allah décrit. Donc, c'est ce qui est beau dans le Coran, c'est la preuve vivante que le Coran, il ne cesse de parler à chaque époque, à chaque génération. Le Coran a été révélé sur eux, à leur époque, pourtant, il y a des passages du Coran que nous, on va pouvoir voir en application, et pas eux.
C'est comme un passage aussi, il me semble, c'est dans Sourate Al-An'am, si je me trompe pas, ou une autre sourate, où Allah parle de, parle de tout ce qu'il a, tout ce qu'il a créé, en fait. Il dit qu'il y a des, il a créé ça, en fait, il parle des moyens de locomotion. Et après, à un moment donné, il dit : "Et je, et il a créé des choses que vous ne connaissez pas." Et là, les savants sont unanimes, quand il décrit ça, il parle de la monture sur laquelle on peut courir, on peut marcher à côté d'eux, et cetera. Donc, il va parler des chevaux, et cetera, et tout. Et là, il va dire : "Et il crée ce qu'on ne connaît pas, ce dont on n'a pas conscience, ce dont on n'a pas conscience." Et effectivement, aujourd'hui, on a des voitures, on a des avions, on a des moyens de locomotion qui n'existaient pas à l'époque du Prophète, paix et salut sur lui. Donc, il y a des applications du Coran, c'est nous qui allons le voir.
Et quand il dit : "Et je crée ce que vous ne connaissez pas", même à nous, même nous, en fait, il y a une part qu'on ne connaît pas. Les gens qui vont arriver dans 50 ans, dans 100 ans, dans 200 ans, vont lire ces ayat là en disant, en pensant à nos voitures, et dire : "Ah oui, euh, ces gens d'un des temps anciens, ils avaient des voitures comme nous." On regarde les autres, on disait : "Ils se déplacent qu'en chevaux." Un jour, il y a des gens qui nous regarderont avec nos voitures, et pour eux, ce sera des vieux engins de la préhistoire. Donc, vraiment, c'est des ayat évolutives, comme tout le Coran, en réalité. Donc, magnifique.
Et pareil, l'alternance entre le jour et la nuit, c'est un signe à méditer. Ici, dans ces ayat là, il dit qu'Allah fait alterner la nuit et le jour. Il y a en cela matière à réflexion pour ceux qui, pour ceux qui regardent, pour ceux qui ont des yeux. Si tu n'as pas compris que Sourate An-Nour, c'est vraiment ta vision que tu dois travailler, voilà, j'ai dit que l'ayat An-Nour, c'était un peu le cardiologue du Coran, en terme d'écrire le cœur. Mais Sourate An-Nour, si on regarde bien, il y a beaucoup d'ophtalmologie ici, hein. Aussi, baisser le regard, regarde, n'as-tu pas vu, regarde, regarde, regarde. Il y a beaucoup de regards, c'est, c'est impressionnant, vraiment, c'est, c'est touchant.
Et donc, encore, il y a encore cette alternance ici. Quand tu regardes dans les ayat, il y a une alternance entre le jour et la nuit. Quand Allah, il dit qu'il est la lumière des cieux et de la terre, et après, il décrit quelque chose qui se passe dans une, dans la nuit. Et quand il parle pareil de ce fameux mirage là, qui se passe la journée, et l'océan avec les vagues et cetera, qui va se passer encore la nuit. Il y a vraiment une alternance nuit-jour. C'est comme même quand il dit dans les bouillots, on a une, une sensation ici de, euh, quelqu'un qui, qui, qui habite dans un endroit où il passe la nuit, mais celui qui vient toquer à la porte, il vient peut-être même le jour. C'est vraiment fort. Il y a vraiment une alternance jour-nuit, clarté-obscurité, guidance-égarement, vérité-illusion, vérité-ou-mes-croyances aussi. Et maintenant, chaque levé et chaque coucher doit nous rappeler ces opposés là. Quand la nuit tombe, on doit penser à la nécessité d'avoir la lumière intérieure. Quand le jour se lève, on doit se demander si on a assez de clarté à l'intérieur de nous pour pouvoir avancer. C'est vraiment beau.
Et pareil, quand il parle de la diversité de sa création, c'est encore une preuve de sa puissance. Il dit : "Et Allah a créé toutes sortes d'animaux. Il y en a qui marchent sur le ventre, d'autres qui marchent sur des pattes, deux pattes, deux qui marchent sur quatre." Et au début, il dit, dans tout ça, il dit qu'il a créé tout ça à partir de l'eau, d'accord ? Tout animal, dont l'homme. L'homme est considéré comme un animal sur deux pattes, on va dire. Et donc, par exemple, pour ceux qui, ceux qu'il dit qu'il marche sur le ventre, donc il rampe, là, on pense au serpent. Ceux qui marchent sur deux pattes, donc les oiseaux, les kangourous, ils ont, c'est sur deux pattes, l'être humain aussi. Et ceux qui marchent sur quatre pattes, donc la plupart des mammifères. Et pourtant, tous proviennent d'une même eau, d'une même terre. Et là, le véritable miracle, c'est une même source de l'eau, une diversité infinie, un seul créateur, et plein de créatures.
Et à la fin, "Inna lillahi wa inna ilayhi raji'un." Nous venons d'Allah, nous avons été créés par Lui, et c'est vers Lui qu'on retournera. Et dans ce tableau immense de la création, j'ai envie de te demander où est-ce que tu te situes ? C'est vraiment magnifique, vraiment magnifique. Qu'Allah Ta'ala nous accorde la bonne vision, la bonne vue. Face de nous, des gens qui voient, qui voient toujours, qui savent voir et appliquer. Parce que voir seulement, ça suffit pas. Des gens qui entendent, qui écoutent et qui appliquent, qui voient et qui appliquent. À qui on enseigne quelque chose et qui applique. Des gens qui se perdent et qui reviennent vers Allah, qui demandent pardon et qui reprennent le cours des choses. Des gens qui voient du bien et qui le multiplient. Des gens qui voient des personnes qui ont besoin d'aide et qui les aident. Des gens qui contrôlent leur regard, qui assainissent leur relation avec les gens, qui assurent aux gens la sécurité de leur langue, de leur mains, de leur action, de ce qu'elles entendent, de ce qu'elles voient.
Qu'Allah accorde aussi aux gens qui veulent créer un foyer, qui veulent fonder un foyer, avoir une épouse, un époux, des enfants, une harmonie familiale. Qu'Allah l'accorde à toute personne qui est apte. Et qu'Allah rende tous ceux qui ne sont pas aptes. Et qu'Allah donne le rizq à tous ceux qui veulent entreprendre cette entreprise là, de la famille, de la vie en société. Qu'Allah assainisse notre, assainisse notre société, assainisse d'abord nos foyers, et assainisse d'abord notre cœur. Tu vois que Sourate An-Nour est partie vraiment de l'extérieur, puis après, il commence. Donc, c'est l'extérieur, la société, il rentre dans les maisons, il rentre dans la famille, il rentre dans l'intérieur de la personne, son cœur. Et après, il repart dans l'autre sens, il regarde les cieux, la terre, et il va repartir encore à l'intérieur des maisons et des cœurs. Et après, on va doucement aller vers, donc là, c'était la société, la vie en société, donc l'harmonie sociale. Et on va aller doucement, doucement, dans la fin de la sourate, dans l'harmonie du point de vue institutionnel, du point de vue politique, du point de vue de, de la hiérarchie. Parce que avant d'être discipliné avec un chef, avec, voilà, avec une vie politique, on va dire, et bien, il faut que la société, la micro-société, soit bien.
Qu'Allah nous exauce tout ça. Amin. Et je te dis à l'épisode suivant. In sha Allah.