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Les 3 Pires Expériences en Inde !

Conte Fécond18:10

Transcription

On a fait un tour d'histoire horrible en Pologne, en Espagne, au Brésil. Et bien, aujourd'hui, il est temps d'aller dans le pays le plus peuplé de la planète : l'Inde. Oh, ça va pas être triste. Rapprochez-vous. Imaginez bien qu'on va pas aller voir les éléphants, ni même le Taj Mahal. Là, il va être question d'histoires étranges et clairement un peu plus traumatisantes qui nous viennent de trois posts récents. Bref, les histoires sont censées être authentiques, au moins autant que les gens qui les ont publiées. Et on a rajouté des VO par-dessus avec l'équipe pour une meilleure immersion. Bref, nous allons voir ensemble un véritable guet-apens dans une rue indienne, un enfant qui reçoit pendant des années des lettres d'un mystérieux admirateur, et un retour de mariage marqué par un accident, puis un sauvetage très dérangeant. Bienvenue sur Compte Fécond.

Alors, ce premier témoignage nous vient d'un gars avec le pseudo Kraken, qu'on va surnommer Kyan entre nous, ce sera quand même plus sympa. Bref, l'histoire se passe dans les années 2000 en Inde, quand Kyan est âgé de 12 ans. Il habite alors avec ses parents dans la ville de Hyderabad. Bon, faut vous imaginer, c'est une grande ville qui a la réputation d'être parfois dangereuse. En tout cas, à l'époque. Donc, par précaution, Kyan a toujours eu l'interdiction formelle de sortir après 19h. Et même pour faire ses devoirs chez le voisin, après 19h, c'est non. Jusqu'au soir où, enfin, Kyan obtient l'autorisation d'aller au ciné avec ses cousins. Bon, il a quatre cousins, une cousine, ils sont déjà dans la vingtaine. Donc, bon, Kyan est clairement le plus jeune de la bande. Mais la consigne des parents est claire : après le cinéma, ils doivent directement rentrer dormir chez leur grand-mère qui habite à côté. Et du coup, c'est parti. Les six cousins montent sur les motos et filent vers le cinéma.

Je suis plus excité à l'idée de voir la ville tard dans la nuit que d'aller voir le blockbuster. Alors, quand mes cousins parlent de faire un petit détour après le film, je suis refait. Ils veulent aller manger une glace dans un nouveau café qui est ouvert 24h/24. Le problème, c'est qu'il est assez éloigné et les parents ont bien été clairs sur la consigne. Mais bon, tout le monde a très envie d'y aller. Mes cousins sont adultes, il y a pas de raison que ça se passe mal. Le film se termine, c'est tard, vers 2h du matin. Les rues sont alors maintenant complètement désertes. Et là, finalement, devant le contexte qui est quand même pas ouf, bah la cousine décide de ne pas venir au café. Elle part donc de son côté en moto avec l'un des cousins. Bref, le reste de la bande se retrouve alors à quatre. Et sur le trajet du café, Kyan contemple les rues désertes, enfin, quasiment désertes, hein. Parce qu'il remarque quand même qu'une moto les suit. Et un peu plus loin, un Indien au bord de la route leur fait un signe. Là, les cousins s'arrêtent pour voir s'il a besoin d'aide. Mais en quelques secondes, deux motos sortent de nulle part et les encerclent. Et là, quand ils comprennent que c'est une embuscade, il est déjà trop tard. Un gars se jette sur mon cousin, le fait tomber de sa moto et commence à le tabasser. On se précipite pour aller le défendre et essayer de les séparer. Le combat s'arrête rapidement, mais mon cousin saigne déjà à plusieurs endroits. Les autres Indiens s'approchent et ils nous ordonnent d'appeler notre cousine pour lui demander de revenir. Ils disent qu'ils ont besoin de la voir. Ok, donc s'ils ont vu ma cousine, ça veut dire qu'ils nous suivent depuis le cinéma. Au début, on fait semblant de pas savoir de qui il parle, mais un des Indiens crie qu'il va tous nous tuer si on ramène pas notre cousine ici. Bref, les rues sont toujours vides. Et là, Kyan réalise que personne ne viendra à leur secours. Bon, là, les Indiens s'en rendent compte. Ils sont un peu à leur merci et ils commencent alors à s'amuser avec eux. Ils leur donnent quelques coups de pied et puis quelques coups de poing violents, juste en rigolant. Et puis, tout à coup, l'un des cousins frappe un gars et crie alors à ses amis, donc à Kyan, de s'enfuir. Là, instinctivement, ils courent tous dans des directions différentes et abandonnent leur moto. Là, les Indiens, leurs agresseurs, se lancent alors à leur poursuite dans les rues. Sauf que Kyan ne connaît pas cet endroit de la ville et n'a même pas de téléphone portable. Il court au hasard à la recherche d'une cachette. Il saute par-dessus un mur au pif et il atterrit chez un inconnu. Les agresseurs ne le suivent pas, mais dans la maison, un chien se met à aboyer bruyamment. Là, les propriétaires se réveillent et prennent Kyan pour un voleur. Mais heureusement, ils voient vite que c'est un gamin complètement paniqué et de seulement 12 ans, donc ça les calme. Je leur explique tout ce qui s'est passé et ils me prêtent un téléphone pour appeler la police. Le policier me dit qu'ils envoient une patrouille, mais qu'elle n'arrivera que dans 2h. Mes cousins ont le temps de mourir 10 fois d'ici là. Je connais leur numéro de portable par cœur et j'aimerais bien les appeler, mais je prends pas le risque de peur qu'il soit cachés et que leur sonnerie les fasse repérer. Les propriétaires me proposent gentiment de m'héberger pour le reste de la nuit, mais je préfère rentrer chez ma grand-mère pour savoir si mes cousins sont rentrés et vont bien. Là, les propriétaires lui indiquent le trajet à faire, ce qui fait que Kyan se faufile discrètement dans les rues en flippant de voir une moto surgir et le poursuivre. Mais par chance, au bout d'un moment, il trouve enfin la maison de ses grands-parents. Et là, les autres cousins rentrent un à un. Eux aussi, ce qui fait que tout le reste de la nuit, Kyan entend les Indiens passer et repasser en moto dans la rue. Mais la police ne viendra jamais. Pourtant, c'est fou, mais ils sont plusieurs à les avoir appelés et leur avoir dit qu'il y a un problème, faut qu'ils viennent, mais non. Bien. Résultat, Kyan est l'un des seuls des quatre à ne pas avoir été blessé. L'un des cousins s'en tire de son côté avec des côtes cassées, un autre avec des points de suture au visage, et le troisième avec une fracture de l'arcade sourcilière. En tout cas, Kyan ne préfère pas imaginer ce qui serait arrivé si la cousine était restée avec eux, ou si les Indiens avaient réussi à en rattraper un. Mais bon, le seul point positif là-dedans, c'est qu'ils ont retrouvé leur moto au bord de la route le lendemain, et elle était encore fonctionnelle. Toi donc. BF, en tout cas, après cette nuit-là, ils ont compris pourquoi leurs parents leur imposent vraiment des règles aussi strictes. Ce qui fait que suite à ça, quand ils ont pu ressortir le soir, ils l'ont fait, mais pendant très peu de temps et en étant très prudents. Et heureusement, comme il le dit dans son témoignage, ils n'ont jamais recroisé leurs agresseurs.

Bon, vous l'avez vu, si cette histoire s'est déroulée en peu de temps, et bien la prochaine est un calvaire qui s'étale elle sur des mois.

Ce deuxième témoignage est raconté par The New Found Blob, alors qu'on a renommé Nila, parce que c'est quand même un peu plus digeste, quoi. En tout cas, son histoire à elle commence au début des années 2000 dans une grande ville indienne dont elle précise pas trop le nom. Après, vous savez, en Inde, il y a plus d'un milliard d'habitants, donc là-bas, les villes, elles font des millions et des millions d'habitants, même des dizaines de millions d'habitants, sans problème. Bref, Nila est âgée de 10 ans, elle est encore en école primaire, et son père est alors responsable dans la police de la ville. Sa mère travaille pour le gouvernement et elle aide les personnes qui ont des troubles mentaux. Bref, ce sont des infos qui auront leur importance. Mais un jour, Nila reçoit une lettre. Elle ouvre là l'enveloppe, toute contente que quelqu'un lui envoie du courrier. Et à l'intérieur, elle trouve un dessin de danseuse de flamenco qu'elle a fait à l'école. Sauf que ce dessin, bah, Nila se souvient de l'avoir jeté à la poubelle. Donc, bizarre. Et en bas de la feuille, l'expéditeur a juste écrit une phrase : "Tu es une petite fille pleine de talent." C'est tout. Voilà, c'est tout ce qui est écrit. Il y a même pas de signature. Alors, à cet âge-là, Nila est encore assez naïve. Elle se dit juste que c'est super, c'est trop gentil que quelqu'un a pensé à elle. Même s'il a fouillé dans la poubelle, bon, voilà, c'est un petit compliment sympa. Par contre, quand elle montre le dessin et le mot à sa mère, elle n'est pas du même avis. Sa mère s'inquiète illico et appelle l'école pour savoir qui a envoyé le dessin. Sauf que, bizarrement, ce n'est pas le prof de Nila, et ils n'ont aucune idée de qui ça peut être. Je vois que ma mère n'est pas du tout rassurée, mais j'oublie vite cette histoire.

Quelques semaines plus tard, je suis toute seule à la maison, ce qui arrive très rarement. Je suis dans le salon quand je remarque que quelqu'un tourne la poignée de la porte d'entrée. Heureusement, c'est fermé à clé. La poignée arrête de bouger, puis quelqu'un glisse une lettre sous la porte. Bon, même si je suis encore naïve, je trouve ça assez flippant. Alors, je ne touche pas à la lettre. C'est mon père qui l'ouvre plus tard en rentrant du travail. Et là, cette fois, à l'intérieur, il y a un mot disant que quelqu'un, on ne sait pas qui, veut offrir une nouvelle raquette de tennis à Nila, parce que, je cite, "elle est si forte à ce jeu-là". Les parents de Nila se disent que c'est sûrement un ami qui veut lui faire un petit cadeau d'anniversaire. Ils demandent alors à tous leurs potes : "C'est qui qui a offert ça à notre fille ?" Mais aucun d'entre eux ne répond. Bon, personne n'a écrit la lettre. Bon, le temps passe et il y a cinq autres lettres du même genre qui arrivent en 3 mois. Et c'est toujours le même genre de courrier pour féliciter Nila sur des détails très précis de sa vie, par exemple pour avoir lu le livre "20 000 lieues sous les mers". Ah, félicitations. Par contre, c'est toujours anonyme, voyez. Et rédigé d'une manière assez étrange, voire même effrayante. Bon, là, par sécurité, les parents de Nila lui offrent son premier téléphone portable. Malheureusement, elle commence à recevoir des appels téléphoniques en inconnu. Sauf que quand elle répond, elle n'entend rien du tout. Et des fois, juste, elle entend une respiration. Parfois, même, elle entend juste un rire ou quelqu'un qui dit "Bonjour, bonjour", encore et encore. Bon, là, la petite Nila, avec ses 10 ans, elle finit par bloquer le numéro. Sauf qu'il rappelle toujours et toujours sur un nouveau numéro. Et les appels reviennent. À ce stade, mes parents sont tellement inquiets qu'ils me font arrêter le tennis. Ils embauchent un gardien pour surveiller notre maison. Ils se mettent à m'appeler toutes les 2 heures pour s'assurer que tout va bien. Et si jamais je réponds pas, ils envoient quelqu'un pour venir vérifier sur place. Une semaine passe comme ça, sans problème, jusqu'à ce que mes parents remarquent qu'une petite voiture passe devant notre maison tous les matins, toujours très tôt, vers 5h du matin. Mon père contacte la police, mais ils disent qu'ils ne peuvent rien faire. En fait, dites-vous, mais à cette époque, il y a aucune loi anti-harcèlement dans le pays. Donc, pour l'instant, la police n'a pas le droit d'intervenir. Rien n'a été fait, quoi. Ce qui est un peu fou, quoi. S'il faut attendre qu'il y a quelque chose, bah... Ce qui fait que là, les parents embauchent quelqu'un à temps plein dans la maison, en plus du gardien. La mère installe aussi des caméras de surveillance partout, et le père prévient les voisins pour qu'ils soient attentifs à ce qui se passe. Bref, peu après, Nila reçoit aussi un nouvel appel inconnu. Et cette fois, son père est là pour décrocher. Et il dit calmement à l'interlocuteur d'arrêter définitivement tout ce qu'il fait. La personne à l'autre bout du fil se met à hurler, et puis il raccroche. Le père de Nila est complètement retourné et il décide d'en finir une bonne fois pour toutes. Il prend toutes les lettres anonymes et il fait relever les empreintes digitales par un labo, puis il les emmène à la police. Et comme, bah, en fait, il a un poste haut placé à la police, comme je dis au début, c'est plus simple. Et finalement, le suspect, grâce aux empreintes, est identifié. Il s'agit de l'oncle de Nila. Ma tante s'est mariée avec un Indien dans les années 60. Au début, tout allait bien, ils ont même eu une fille dont je suis très proche encore aujourd'hui. Puis mon oncle a commencé à avoir les premiers symptômes de la schizophrénie. C'est une maladie mentale complexe. En gros, vous pouvez voir la réalité différemment, avoir des idées délirantes, des hallucinations. Le problème, c'est qu'en Inde, les maladies mentales sont très, très mal vues. On parle des malades à voix basse, on les enferme, et on leur file des médocs. Et en fait, au fil des années, l'oncle a commencé à avoir des crises où il devenait violent, violent contre leur chien, et même contre la tante de Nila et leur fille. Heureusement, comme je l'avais dit, en fait, la mère de Nila travaille dans le domaine de la maladie mentale. Et grâce à elle, en fait, l'oncle a été accompagné par un psy et a suivi une thérapie. Ce qui fait que quand Nila est née, bah, l'oncle, déjà à ce moment-là, allait beaucoup mieux. Et elle, Nila, bah, ne savait pas qu'il avait une maladie mentale. Donc, bah, la situation était sous contrôle. Jusqu'à ce que l'oncle arrête de suivre son traitement l'année où Nila a fêté ses 10 ans. Il était alors devenu obsédé par Nila, sans aucune raison, juste à cause de sa maladie. Il l'a alors suivi jusqu'à fouiller les poubelles de son école. Et il passait à 5h du matin en voiture, car c'est l'heure où sa femme était absente. Il avait plein de photos de Nila avec lui, mais personne n'avait trouvé ça bizarre. Après tout, c'est naturel de bien aimer sa famille, quoi. Surtout que c'était quand même son oncle. Et c'est pour ça aussi qu'il connaissait son adresse, son numéro de téléphone, et tout le reste. Bon, quand ils ont découvert tout ça, l'oncle a repris ses médicaments et heureusement, tout est rentré dans l'ordre. Et après cette histoire, Nila a très bien réagi. En fait, selon elle, l'oncle n'était pas un pédophile, c'était juste un mec malade et instable qui essayait de montrer qu'il l'aimait bien. Vraiment, il le montrait à sa manière, quoi, très particulière. Et même si elle, elle ne l'apprécie pas plus que ça cet oncle, elle le voit de temps en temps aux repas de famille. Il fait des blagues un peu nulles, tout le monde rigole. Comme quoi, bah, si on répond correctement aux problèmes de santé mentale, l'histoire peut se terminer correctement. C'est parce qu'on parle d'histoires un peu glauques, hein, que ça peut pas avoir une fin plus heureuse.

Et pour notre troisième et dernière histoire, là, il ne sera pas question de mystère, mais de quelque chose beaucoup plus sous le signe de l'adrénaline, vous allez voir ça. Alors, l'auteur de ce dernier témoignage, elle s'appelle Miss Madim, on va plutôt l'appeler Madeleine. Elle, elle vit aux États-Unis, mais en 2016, elle est invitée en Inde avec son père à un mariage. En fait, dans ce pays, faut vous dire, hein, mais les mariages, c'est vraiment des événements énormes. La famille économise pendant toute leur vie, en gros, pour pouvoir s'offrir quelque chose de gargantuesque. C'est vraiment un signe où on indique la fusion de deux familles, c'est pas juste deux êtres, pas un homme et une femme, tu vois. Et celui auquel Madeleine assiste dure 3 jours avec des centaines d'invités des villages voisins. Vraiment, faut que tout le monde sache que tu te maries, quoi. Et bah, eux, ils connaissent personne à part les mariés, et ce sont d'ailleurs quasiment les seuls étrangers. Mais bon, c'est pas grave, ils font la fête, ils font même beaucoup la fête, et ils dorment très peu. Et à la fin des 3 jours, ils sont clairement en dette de sommeil. Là, pour repartir, ils doivent conduire sur une petite route de campagne qui est très empruntée. Bon, faut vous dire, en plus, c'est quand même l'Inde, donc c'est quand même un peu compliqué, quoi. C'est pas le même code de la route qu'ici, et les mêmes, les mêmes respects grosso modo, quoi. Du coup, faut esquiver les scooters, les ânes, les charrettes, les vaches, et les Indiens qui roulent à plus de 120 km/h. Et du coup, avec le manque de sommeil, ce qui devait arriver, arriva : c'est l'accident de voiture. On fonce droit sur un autre véhicule. Je réalise ce qu'il va se passer quelques secondes avant le crash. J'ai le temps de me souvenir des conseils que j'ai entendu pour les accidents de voiture. Alors, je ferme les yeux, je détends tout mon corps, et je positionne ma langue pour éviter de la mordre ou de m'étouffer avec. Et là, c'est la collision frontale. Le monde autour de moi tourne encore et encore. Notre voiture a fait quatre tonneaux avant d'atterrir à l'envers dans un champ. L'autre voiture est toujours sur la route, enfin, ce qu'il en reste. Il y a du verre partout. Le père de Madeleine est inconscient. Elle aperçoit que son lenga, donc sa robe indienne, est déchirée à plein d'endroits. Madeleine est complètement étourdie et déboussolée. Elle a mal partout, elle n'arrive pas à savoir où exactement. Puis des voix se font entendre tout autour d'elle, et des dizaines de personnes s'approchent pour remettre la voiture à l'endroit et secourir ces deux touristes américains. Là, Madeleine sent alors qu'on la fait sortir par une vitre cassée. Les Indiens la posent et retournent à la voiture pour aider le père à sortir. Elle se sent toujours confuse, épuisée, effrayée. Madeleine est blessée de partout, mais elle arrive à se remettre debout. Elle se dirige alors sur la route et elle cherche ses chaussures, parce qu'en fait, Madeleine a perdu ses chaussures dans l'accident qui ont voltigé. Et bon, là, en tout cas, elle se met à boiter. On entend même une sirène au loin, donc qui est sûrement une ambulance ou la police. Et quand soudain, un Indien passe ses bras autour des épaules de Madeleine. L'homme dit qu'il va m'emmener à l'hôpital et il me conduit vers une voiture blanche. Je lui demande où est mon père, mais il répond juste qu'il va bien et qu'il faut se dépêcher. Il me pousse en avant et comme je suis encore sous le choc, je le suis sans réfléchir. Je suis surtout concentrée sur mes affaires, mon sac, mes chaussures que j'ai perdu, mon père, tout ce que j'ai avec moi, c'est uniquement mon portable. L'homme me dit : "Ne t'inquiète pas, tes affaires vont bien, tu les retrouveras si on monte vite dans la voiture." Je suis maintenant concentrée sur mon pied droit qui me fait énormément souffrir. J'ignore tout le reste, j'arrive à peine à avancer. À ce moment-là, l'Indien perd patience. Il arrache le téléphone des mains de Madeleine, il la pousse dans la bagnole, il la fait s'asseoir sur la banquette arrière et il claque la porte. Là, il monte à leur côté conducteur et pile à ce moment-là, il y a une ambulance qui arrive. Là, Madeleine la voit. Elle dit qu'elle préfère monter dedans, surtout que contrairement à ce que l'Indien dit, ses affaires ne sont pas dans la voiture, et en plus, elle veut être avec son père. Là, elle réussit à ouvrir tant bien que mal la portière avec les forces qui lui restent. Sauf que l'Indien revient, il claque la portière qu'elle avait ouverte, et cette fois-ci, il verrouille la porte et il dit juste : "Non, calme-toi." Là, Madeleine commence alors à pleurer et essaie de d'ouvrir la portière verrouillée, mais en vain. C'est tard. Bon, l'Indien insiste, il dit qu'il est là pour l'aider et qu'il faut absolument qu'elle se taise. Il retourne alors en vitesse à la place conducteur et il est sur le point de démarrer quand tout à coup, un bruit un peu semblable à une sorte de rugissement retentit. Mon père est là, saignant, boitant, ignorant tout le chaos autour. Il a l'air plus enragé et en colère que je l'ai jamais vu avant. Il hurle : "Sortez ma [censuré] de fille de votre [censuré] de voiture !" Mon père attrape le gars, il le jette au sol, puis il déverrouille ma portière et il se précipite pour me sortir de là. Moi, la seule chose à laquelle je pense à ce moment, c'est : "Papa, où sont mes chaussures ? Est-ce qu'il a toujours mon téléphone ?" Apparemment, je demande aussi si je peux respirer, mais c'est inconscient, sûrement à cause du choc. Là, le père saute sur l'Indien qui est toujours au sol et commence à l'étrangler, en lui criant de rendre le téléphone. Bref, vraiment, ça paraît fou, mais on est vraiment sur un cliché de daron américain enragé et qui sauve héroïquement sa fille. Je n'exagère pas, on est fidèle au témoignage qu'a dit Madeleine. Bref, l'Indien est terrifié, il sort le téléphone de sa poche, il le jette à plusieurs mètres de là, ce qui va obliger le père à aller récupérer le téléphone et donc lâcher l'Indien. L'Indien en question en profite alors pour remonter dans sa voiture et s'enfuir à toute vitesse. Madeleine à ce moment-là ne réalise pas encore tout ce qui vient de se passer. En tout cas, son père l'accompagne jusqu'à l'ambulance, le téléphone fissuré à la main, il la serre enfin dans ses bras en lui disant à quel point il a eu peur. À partir de là, l'ambulance a emmené Madeleine et son père à l'hôpital, et ils ont été soignés. En tout cas, le père avait plein de coupures et trois côtes cassées. Madeleine, de son côté, avait un pied fracturé et une commotion cérébrale, mais heureusement, elle s'en est vite remise, ce qui est quand même un sacré coup de chance après avoir fait quatre tonneaux. J'imagine qu'ils avaient bien leur ceinture de sécurité. En tout cas, Madeleine a d'ailleurs mis une photo de leur voiture après l'accident. Regardez. Heureusement que le père a pu revenir à lui et sauver sa fille, parce que vraiment, l'Indien là qui voulait la kidnapper, il a choisi son moment, le moment où elle était le plus vulnérable. Je sais pas qu'est-ce qui s'est passé dans la tête de cet Indien, il s'est dit : "[Censuré], mais banco, c'est ça qu'il me faut là, ma vie va vraiment faire un gap, let's go quoi les gars." Je sais pas, mais en tout cas, Madeleine a appris plus tard que dans cette région de l'Inde, les touristes américains sont assez souvent victimes d'agression, de vol, d'enlèvement. Donc, bon, malgré tout ça, ça l'a pas dissuadée. Madeleine est retournée en Inde plus tard, elle y a même vécu pendant 3 ans.

Et bien voilà pour ces trois histoires. Je sais pas si vous vous êtes déjà allé en Inde, mais de mon côté, c'est pas le cas. Mais il y a vraiment, j'ai une attraction en fait pour ce pays, bout de continent immense, pour le côté hyper exotique. En tout cas, les différents amis qui y sont allés me disent quasiment tous que ça les a marqués, parfois en bien, parfois en très négatif, parce que c'est tellement trop, c'est tellement différent que du coup, ça peut donner le tournis. Trop de gens, trop d'odeurs, trop de saleté, trop de misère, trop d'énergie qui est différente en fait de l'Europe. Mais ouais, aujourd'hui, je suis de plus en plus attiré par les pays qui sont exotiques et où je vais sortir de mon ordinaire. Après, ça comporte des risques aussi, hein, évidemment. Mais si j'y vais un jour, en tout cas, je vous dirai si si si j'y survis. Ouais. En tout cas, si en attendant, vous voulez suivre un petit peu plus mes aventures personnelles, vous pouvez aller sur mon Instagram, c'est Poisson Fécond. Là, récemment, par exemple, je reviens du Portugal où j'avais partagé quelques moments sympas. Et voilà, sur ce que dire de plus, à part merci d'avoir vu la vidéo jusqu'au bout, et voilà, on se retrouve nous très prochainement pour la prochaine.