Transcription
On se met en situation pré-autonnale à partir du 15 août à peu près. Donc notre organisme perçoit la baisse de luminosité. Alors, je parle pour les gens qui vivent sur nos latitudes, hein, qui sont celles qu'on est en France métropolitaine.
Donc, dans cette situation pré-autonnale, on est dans une nécessité d'adaptation et l'adaptation dépend de deux axes endocriniens. Donc euh l'axe qui gère nos surrénales. Donc la surrénale, elle gère la survie de l'instant. Il y en a une au-dessus de chacun de nos reins, mais ça n'a rien à voir avec le rein. C'est vraiment une glande à part entière qui fabrique des éléments tels que l'adrénaline pour gérer les peurs, tels que le cortisol pour gérer bah tout ce qui va être inflammatoire, tel que l'aldostérone pour gérer la pression artérielle pour nous permettre d'avoir l'oxygène qu'il faut pour pouvoir avoir la fuite. Et puis la DHEA qui est l'hormone de la réparation et qui va initier des phénomènes de réparatoire protéique dans notre organisme. Parce que si j'ai fui à la suite d'une agression d'un lion, il faut aussi que je puisse réparer mes muscles qui m'ont permis de fuir autrement. Je ne fais pas fuir longtemps. Donc on a tout ça sur cette surrénale qui est là pour gérer la survie dans l'instant.
Alors là, on est dans la saisonnalité. On a aussi besoin de gérer la survie dans le temps. Et donc j'ai un deuxième axe endocrinien qui va agir et c'est l'axe qui gère notre glande thyroïde qui est là. La glande thyroïde, elle est particulière parce qu'elle fait une hormone qui est la T3 qui est une hormone qui va être consommée dans la journée. Elle fait une hormone qui est la T4 qui est une hormone qui va être consommée dans la semaine. Et puis il y a une substance qu'on appelle la colloïde qui va fabriquer ces hormones et qui est un stock pour 2 mois et demi à peu près. Donc on voit bien que l'axe thyréotrope est là pour gérer la saisonnalité, le trimestre de la saisonnalité. Donc on comprend bien que si euh le changement de saison nous met en dynamique adaptative, on a ces deux axes endocriniens qui vont se mettre en activité. Et si j'ai une faiblesse sur l'un de ces axes, et ben je vais passer un automne catastrophique et je vais rentrer dans les infections, je vais rentrer dans la déprime, je vais rentrer dans tout ce qu'on peut avoir dans la fatigue excessive, donc dans tout ce qu'on peut avoir à cette rentrée.
Donc quoi faire ? Et ben il faut soutenir ces deux axes. Donc pour ces deux axes, manger beaucoup de fruits. Il faut profiter de l'été. On a beaucoup de fruits et beaucoup de fruits rouges euh qui par leur pigment vont booster encore plus l'action des surrénales. Mais les fruits apportent la vitamine C et la vitamine C ça nourrit la surrénale. Donc manger beaucoup de fruits, c'est vraiment quelque chose d'important. Si vous êtes au bord de la mer, bah mangez de l'iode, euh manger des coquillages, des crustacés, manger le rouge et dans la tête des langoustines, dans la tête des crabes, euh ça le le corail qu'on a sur les coquilles Saint-Jacques, ça ça va vous apporter beaucoup de surtout si vous habitez dans les montagnes, il faut surconsommer de l'iode. On peut trouver des tartares d'algues maintenant qu'on peut manger sur des petits toasts. Voilà, donc manger ces aliments là si vous êtes un peu fragile et déjà tout simplement vous aurez un bénéfice à passer la saisonnalité.
Après, on peut faire un peu plus fort. Dès qu'on commence à sentir qu'on faiblit ou que tout le monde autour de nous commence à tomber malade, euh et bien on va se faire un petit porridge d'avoine le matin euh qu'on va pouvoir enrichir avec un un jus de fruits rouges comme le cassis, la myrtille aussi qui est pas mal. Euh toutes ces plantes qui peuvent venir s'accompagner. Là, on est tout simplement dans du conseil d'éducation à la santé familiale qu'on peut enrichir après par la pratique du thérapeute. Et le médecin peut vous prescrire la gemmothérapie, le cassis et des bourgeons de cassis peut vous prescrire des plantes qui stimulent la thyroïde comme l'avoine, comme la sauge aussi ou du fucus ou de la laminaire en fonction de votre terrain et de votre bénéfice.
Faire suite à ce que vient de vous expliquer Jean-Christophe sur la transition saisonnière automnale. On va effectivement parler de l'avoine qui est une des plantes très intéressantes. Pourquoi elle est aussi intéressante ? D'abord parce qu'elle a une grande richesse nutritionnelle. L'avoine elle est utilisée depuis la nuit des temps par les Grecs et les Romains pour son côté fortifiant. Elle contient en fait beaucoup de mucilage. Elle contient beaucoup de minéraux notamment du fer, du magnésium, du zinc en grosse quantité, du silicium sous forme soluble donc assimilable. Elle contient aussi beaucoup de vitamines notamment vitamines A, E, K, certaines vitamines du groupe B, vitamine PP et du bêtacarotène. Elle est riche en fibre, donc elle va améliorer effectivement le transit et elle est aussi très riche en protéines. Donc l'avoine, on aime bien la conseiller en fait en forme la plus simple possible, un porridge d'avoine tous les matins avec du lait d'avoine pour faire une belle synergie.
Et comme Jean-Christophe vous en a aussi parlé, on a deux autres glandes à soutenir. Donc la thyroïde dont on vient de parler via l'avoine, mais aussi la corticosurrénale. Et la corticosurrénale qui est une glande majeure de l'adaptation, donc qui a aussi un rôle important dans cette transition saisonnière, on va la soutenir avec deux bourgeons et là c'est vraiment la forme bourgeon macérat glycériné qu'il faudra utiliser. Le premier qui est à mon sens le numéro 1 du soutien surrénalien, c'est le Cassis, le Ribes Nigrum. Alors, c'est une plante qui marche très bien et qui a comme qualité d'être adaptogène. Donc, elle va en fait adapter la sécrétion, en tout cas adapter le soutien de la surrénale en fonction des besoins de la personne et va permettre aussi un rétrocontrôle sur la CTH hypophysaire.
Et le deuxième bourgeon qui est aussi très intéressant, c'est les bourgeons de rosier sauvage, donc le Rosa canina que moi je réserve préférentiellement pour les enfants mais qui peut aussi se donner chez les adultes. Pourquoi j'aime bien l'utiliser chez les enfants ? parce qu'en fait cette plante là, elle a en fait une triple action. D'abord, elle freine le parasympathique, donc elle va freiner tous les phénomènes sécrétoires. Donc quand on a un enfant qui est justement dans cette période de transition malade avec des rhumes, des rhinopharyngites, une toux grasse euh ou une otite avec beaucoup de sécrétion, et bien on va pouvoir freiner en fait ce phénomène là. Donc c'est très intéressant. D'autant plus que les enfants sont en plus structurellement dans la cette partie-là de leur vie avec un paraport pour pouvoir justement assurer leur croissance. C'est une c'est un bourgeon qui va soutenir la corticosurrénale, c'est un bourgeon qui va soutenir aussi la thyroïde. Donc les deux grosses glandes d'adaptation qui sont importants dans cette phase là. Et enfin, c'est une grande plante de régulation de l'axe somatotrope en permettant une meilleure gestion en fait ou un meilleur soutien en fait du pancréas dans son versant endocrine. Donc meilleure gestion du du glucose. Et on sait en fait que pour être malade, pour avoir une multiplication bactérienne virale, bien il faut en fait du sucre pour nourrir en fait les bactéries ou les virus. Et on sait en plus que les enfants qui sont en pleine croissance ont une appétence naturelle pour le sucré parce qu'ils ont besoin d'énergie rapide pour pouvoir en fait se dépenser et assurer leur croissance. Donc du coup ce bourgeon via ce triple, même quadruple soutien, prénation du para, soutien de la corticosurrénale, de la thyroïde et de l'axe somatotrope. C'est vraiment le bourgeon de la petite enfance.
Gardez en tête ce que Marie vous a dit à propos du cassis.