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La FIN de Tesla ?

Le Vendeur Automobiles27:57

Transcription

8075, retenez bien ce chiffre, 8075, c'est le nombre exact de voitures Tesla qui se sont vendues dans toute l'Europe au mois de janvier 2026. Toute l'Europe, 27 pays, 500 millions d'habitants, 8000 voitures. Pour vous donner un ordre d'idée, c'est moins que ce que Dacia vend en France en une seule semaine. Mais le plus dingue, c'est même pas ça. Le plus dingue, c'est qu'au même moment, pendant que Tesla s'effondré, le marché européen de la voiture électrique, lui, il a explosé de 14 %. Donc on a une situation totalement inédite dans l'histoire de l'automobile, un marché qui décolle et le leader historique du segment 100 % électrique qui s'écrase. Pas une petite glissade, pas un trimestre compliqué, un crash. Sur les cinq plus gros marchés européens, Tesla a chuté de 44 % au mois de janvier. - 44 % en France c'est - 42. En Allemagne, leur deuxième marché historique, c'est - 48. Au Pays-Bas, - 67. En Norvège, le pays le plus proélectrique au monde, - 88 %. Tesla est passé du statut de marque culte à celui de produit qu'on a honte de garer devant chez soi.

Alors, comment on en est arrivé là ? Comment la marque qui était censée révolutionner l'automobile mondial, encore valorisé aujourd'hui, je vous le rappelle, environ 1500 milliards de dollars en bourse, est-elle en train de se transformer sous nos yeux en cas d'école du suicide industriel ? Dans cette vidéo, je vais découper le cadavre, je préviens méthodiquement avec des chiffres tous sourcés. Cinq parties, préparez-vous parce que ça pique. En un, l'autopsie des chiffres, la cartographie exacte de l'écatombe pays par pays. Deuxièmement, le facteur Musk, comment un seul homme peut faire perdre des dizaines de milliards à sa propre boîte. Troisièmement, la concurrence. Pourquoi Volkswagen, BWI et même Renault sont en train de manger Tesla tout cru ? Quatrièmement, la bombe financière. ce que cache le cours de bourse et pourquoi les actionnaires devraient déjà être en train de paniquer. Spoiler, ils ont préféré faire l'inverse. Et 5ièmement, la grande question. Tesla peut-elle encore s'en relever ? Ma réponse, elle va peut-être vous surprendre. Et restez bien jusqu'à la fin parce que je vais vous parler d'un truc qui s'est passé en mars et en avril 2026 et qui pourrait remettre toute cette analyse en cause. Vous allez voir, c'est passionnant. Et puis surtout entre mon 4e et 5e point, je vais vous balancer un chiffre. Un chiffre que la presse française n'a pas encore digéré. Un chiffre tellement énorme que les fans Tesla refusent d'en parler. Préparez-vous. Si vous regardez cette vidéo jusqu'au bout, vous saurez tout ce qu'il faut savoir sur la plus grosse claque industriel de la décennie et sur le rebond le plus inattendu de l'histoire récente. On y va.

On va commencer par poser les chiffres, tous les chiffres, parce que sur ce sujet-là, vous allez voir des fans Tesla vous expliquer dans les commentaires que tout va bien, que c'est un effet de calendrier, que c'est la transition vers le modèle Y restylé, que c'est conjoncturel, blab blabla. Bref, on imagine des choses. Alors, regardons les faits, les chiffres officiels, ceux de Lacea, l'association des constructeurs européens d'automobiles. C'est leur job de compter chaque voiture immatriculée en Europe. Ils sont pas particulièrement anti Tesla, ils sont juste statisticiens. Janvier 2026, Tesla il matricule 8075 véhicules dans lieu. La ELE et le Royaume-Uni, c'est - 17 % par rapport à janvier 2025. Et je vous rappelle, janvier 2025 était déjà considéré comme un mois catastrophique. Donc, on a une baisse sur une baisse. C'est ça qui doit vous alerter. Maintenant, zoom sur les cinq grands marchés. France - 42, Allemagne - 48, Pays-Bas - 67 et la Seris sur le gâteau. La Norvège, pays où trois voitures neuves sur qu sont électriques, - 88 %. Total cumulé sur ces marchés clés, - 44 %.

Et je vais vous donner le chiffre qui résume tout, le chiffre qui devrait être affiché en grand dans tous les bureaux de Tesla. En mai 2025, en France, Tesla a immatriculé 721 voitures. 721 sur tout un mois dans un pays de 68 millions d'habitants. L'année d'avant, sur le même mois, c'était 2197, une chute de 67 % en 1 an. À titre de comparaison, ce mois-là Renault a immatriculé plus de 34000 voitures. Tesla 721. La marque qui se révait en numéro 1 mondial vendait en France moins de voitures qu'un concessionnaire de province bien achalandé. Et c'est pas une anomalie ponctuelle, c'est une tendance lourde. Le cabinet Jatodynamique qui est la référence mondiale pour les statistiques d'immatriculation, il l'a confirmé. Sur toute l'année 2025, Tesla s'est effondré en Europe. Selon les données de la, les immatriculations Tesla sur l'Union européenne, le Royaume-Uni et les pays de l'AELE ont chuté de 27 % sur l'année à 238656 unités, - 27 % sur 1 an, pas un trimestre, une année. Et pendant ce temps-là, BWYD, le constructeur chinois, faisait exactement l'inverse. Sur la même année 2025, les immatriculations de BWI en Europe ont bondi 268 % pour atteindre 187657 véhicules. Diwagi sont passés en une seule année du statut d'outsider inconnu à celui de rival direct de Tesla sur le sol européen. Sa part de marge européenne est montée à 1,4 % contre 04 % un an plus tôt.

Vous voulez la partie vraiment douloureuse ? Sur le mois de décembre 2025, les immatriculations Tesla en Europe ont reculé de 20 % à 35280 unités. Le même mois Biw a plus que triplé ses ventes à 27678 unités. L'écart entre les deux marques qui étaient habissal il y a 2 ans, c'est presque refermé. Et là, je vois déjà certains fans Tesla qui vont dire "Oui, mais aux États-Unis, ça va bien. Faux." Les vents de Tesla aux États-Unis sont en baisse de 15 % au premier semestre 2025. La part de marché Tesla aux États-Unis, elle est passée de plus de 50 % à 38 % en 8 mois. 38 %, c'est la chute libre. Et globalement en 2025, Tesla livrait 1636129 véhicules dans le monde. Moin 9 % par rapport à 2024. C'est la 2è année consécutive de B. Tesla n'a jamais connu ça de toute son histoire. conclusion du chapitre 1, c'est pas un effet local, c'est pas un effet de calendrier, c'est une chute mondiale généralisée qui frappe tous les marchés en même temps et particulièrement violemment en Europe.

La question logique maintenant, c'est pourquoi ? Et c'est là que ça devient passionnant. Il y a une règle implicite dans le monde des affaires, une règle que tous les patrons de grands groupe connaissent par cœur. Cette règle c'est ne mélange jamais la politique et ton business. Jamais. Parce que dès l'instant où ton entreprise, elle devient un symbole politique, tu divises ta clientèle par deux. Mécaniquement, cette règle Elon Musk, il a décidé de la violer avec méthode, avec constance et avec une forme d'obsession. Petit rappel des faits pour ceux qu' auraient été enfermés dans une grotte ces 18 derniers mois. En décembre 2024, Elon Mos qui publie sur X son réseau social en appel direct à voter pour l'AFD lors des élections allemandes. L'AFD, le parti d'extrême droite allemand, celui que les services de renseignement allemand eux-mêmes classent comme suspect d'extrémisme. Quelques semaines plus tard, en janvier 2025, il fait ce geste, vous l'avez tous vu sur scène lors d'un meeting Trump. Ce geste qu'il a lui-même qualifié plus tard de "Mon cœur sort à toi". La majorité de la presse européenne, elle l'a interprété autrement. Et peu importe l'intention réelle, ce qui compte commercialement, c'est pas ce qu'il a voulu dire, c'est ce que 500 millions d'Européens ont compris. Dans la foulée, il déclare publiquement que l'Allemagne doit arrêter de culpabiliser pour le nazisme. Et là, on franchit une ligne rouge. Et tout ça, n'oublions pas pendant qu'il dirige le Dodge, le Departement of Government's efficiency de l'administration Trump qui se met à supprimer des agences entières dont l'USAID qui finançait notamment des programmes de lutte contre la famine.

Alors, est-ce que ça impacte vraiment les ventes ? Parce que c'est ça la vraie question. La réponse, elle vient d'une étude académique de l'université Yale croisée avec une analyse du National Bureau of Economic Research. Cette étude, elle établit une corrélation directe, je dis bien directe, statistiquement significative entre la polarisation politique d'Elon Musk et la baisse des ventes Tesla dans les comptés démocrates aux États-Unis. Le terme exact utilisé par les chercheurs et les acheteurs démocrates sont désormais beaucoup moins encl à acheter une Tesla. Bon, ça c'est aux États-Unis. Mais en Europe, qu'est-ce qui se passe ? Ce qui se passe, c'est que des grandes entreprises ont commencé à boycotter ouvertement la marque. Rossman, chaîne de drugstore allemand. 34 Tesla dans sa flotte, commande Stop et net. List Blick, fournisseur d'énergie verte allemand. Rupture des contrats, communiqué public à l'appui en citant explicitement les positions politiques de Musk. Et en France, on commence à voir le même phénomène en silence dans plusieurs grandes entreprises du CAC 40 notamment qui révisent discrètement leur politique flotte. Pas de communiqué, juste un fait. On ne commande plus. Mais le plus parlant à mon sens, c'est le verdict de Ferdinand Dudenoffer. C'est l'un des plus grands experts allemands de l'industrie automobile, professeur à l'université de Diebourg. Essen il dit ceci personne ne veut être associé au comportement de Musk et la marque et son patron sont presque indissociables. Presque indissociables. Voilà le vrai drame de Tesla. C'est pas une marque de voiture, c'est un prolongement de l'image d'un homme et quand cet homme il devient toxique, la marque devient toxique avec lui. Daniel Beans le patron d'Elmwood Brand Consultancy va encore plus loin. Pour lui, Musk va avoir un effet préjudiciable de long terme sur la marque. Il préconise même à Tesla et je cite, de se dissocier de Musk dans son marketing. Dissocier Tesla de Musk. C'est comme dire à Apple de se dissocier de Steve Jobs en 1998. Et le pire, c'est que la clientèle historique de Tesla, c'était quoi ? C'était l'urbain progressiste, écolo, soucieux de son empreinte carbone. Bref, le profil le plus à gauche du spectre automobile. Et aujourd'hui, ce client-là, il regarde Musk faire du Dodge, soutenir la FD, attaquer les scientifiques du climat, supprimer les aides américaines contre la famine en Afrique et il se dit ça dans mon allée jamais. On a même vu apparaître en Allemagne et en Californie des autocollants pour Tesla. Des autocollants que les propriétaires collent sur leur propre voiture pour se désolidariser de leur PDG. Ils sont fiers de leur voiture mais ils ont honte du logo. C'est ça qui s'est passé en 18 mois. Donc oui, le facteur Musk pèse et il pèse lourd mais c'est pas le seul facteur parce que pendant que Musk s'occupait de politique américaine, ses concurrents eux ils s'occupaient de bagnoles.

Maintenant, soyons honnête 2 secondes. Si le seul problème de Tesla c'était Musk, la marque elle s'en relèverait. Il suffirait de le mettre en retrait, de lancer un nouveau modèle et hop, le mythe repart. Le souci, c'est que pendant qu'Elon Musk faisait des saluts douteux sur des scènes politiques, ces concurrents eux ont fait quelque chose de beaucoup plus dangereux pour lui. Ils ont fini par sortir de bonnes voitures à des prix corrects. Et là, je vais vous présenter trois ennemis, trois entreprises qui sont en train de manger Tesla, chacune par un côté. Ennemi numéro 1, BWD, Build Your Dreams, le constructeur chinois que personne ne prenait au sérieux il y a encore 5 ans et bien en 2025 est devenu le premier vendeur mondial de véhicules électriques devant Tesla. Et en Europe, sa progression est tout simplement hallucinante. Sur l'année 2025, les immatriculations de BWI en Europe ont bondi de 268 % à 187000 unité. En décembre 2025, Biwadi a plus que triplé ses ventes sur un an. Et en janvier 2026, Biwadi a démarré l'année avec 1824 immatriculations sur le seul mois de janvier, soit une hausse de 165 % sur 1 an pendant que Tesla stagné. Bwedy construit actuellement une usine en Hongrie qui aura une capacité de plusieurs centaines de milliers de véhicules par an. BW va ouvrir une usine sur le sol européen, étend son réseau de concessionnaire à toute vitesse et multiplie les nouveaux modèles. Et la plupart des gens en France connaissent même pas encore la marque. Ça va changer vite.

Ennemi numéro 2, Volkswagen. Le mastodonte qu'on avait tous enterré, le vieux constructeur dieselgate, lourd, lent, considéré comme Asbin. Et bien, Volkswagen est en train de réussir sa transition électrique pendant que Tesla rate la sienne. Le groupe Volkswagen avec sa galaxie de marque, Volkswagen, Koda, Cupra déroule une offensive électrique méthodique. Toute la gamme ID du SUV à la berline, la Skoda El Rock, elle est carrément devenue l'un des véhicules électriques les plus vendus d'Europe sur certains mois de 2025. La leçon Volkswagen, quand tu as un réseau de milliers de concessionnaires en Europe, quand tu as des techniciens partout, quand les gens font confiance à ton SAV et que ta voiture elle marche correctement, tu finis par gagner des parts de marché. Tesla n'a jamais voulu jouer ce jeulà. Tesla mépris les concessionnaires. Aujourd'hui, l'absence de réseau SP Cashnemi numéro 3 et c'est peut-être le plus surprenant, Renault. Oui, Renault. notre Renault, notre vieux losange qu'on avait pris l'habitude de moquer. Devinez quelle est la voiture électrique la plus vendue en France en 2025 ? C'est pas la Tesla Model Y, c'est la Renault 5 It. En novembre 2025, plus de 5200 exemplaires vendus en France. La modèle Y en face, largement derrière et au-delà de la R5. Renault aligne maintenant la Mégane électrique, le Scénic électrique et bientôt la Renault 4 et la Twingo électrique en dessous de 20000 €. C'est une attaque systématique du segment où Tesla n'a aucune réponse. Sur le marché français, la R5 ITECH qui démarre à 25000 € fait exactement ce que Tesla aurait dû faire avec son modèle 2 promis depuis 2020. Je vous le rappelle, une voiture électrique populaire, accessible, jolie et Tesla n'a toujours pas ce produit. D'ailleurs, parlons du fameux modèle 2 ou modèle Q, ce modèle abordable qu'El Elon Musk promet depuis des années. Aux dernière nouvell, qu'est-ce que ça donne ? Bah rien, pas de date, pas de prototype officiel, pas d'industrialisation prévue avant fin 2026 voire 2027. Pendant ce temps-là, Diedi a sorti la Dolphine Sor à 23000 € avec une autonomie correcte, une finition correcte et un prix presque imbattable. Le constat, il est implacable. Tesla a aujourd'hui une gamme de deux modèles, la modèle 3 et la modèle Y qui date respectivement de 2017 et 2020. Oui, il y a eu des restylages à Island Juniper, mais c'est des facelift, pas une nouvelle voiture. En face, la concurrence, elle sort des dizaines de modèles flambant neuf chaque année. Félippé Mounz, l'analyste mondial de Jateauodynamique, résume la situation comme ceci. Tesla perd du terrain sur le vieux continent. La gamme est perçue comme vieillissante et les baisses de prix n'ont pas suffi à inverser la tendance. La vérité, c'est que Tesla est devenu en Europe un constructeur qui vend une poignée de modèles vieillissants face à des dizaines de concurrents qui sont armés jusqu'au dents. Et attention, Tesla a même arrêté la production de ces modèles S et Modè X. Il reste sur le cœur de la gamme que la Modèle 3, la modèle Y et un Cybertruck qui s'est jamais vraiment vendu en Europe. La gamme vieillit pas seulement, elle rétrécit. Et ça, mes amis, ça se rattrape pas avec un truc.

Alors là, on va parler argent, vraiment argent. Et c'est là que je vais perdre les Tesla Boys parce que je sais qu'il déteste quand on touche au cours de bourse, mais il faut le faire. Tesla c'est pas qu'une marque de voiture, c'est une valorisation boursière. C'est une histoire que Wall Street se raconte depuis 10 ans. Et cette histoire est repose sur une promesse, la croissance. Toujours la croissance. Tesla devait grandir de 50 % par an à Vitam et Tardernam. Sauf que voilà ce qui se passe en 2025. Pour la première fois de toute l'histoire de Tesla, le chiffre d'affaires annuelle baisse la première fois. jamais arrivé avant Tesla réalise 94,83 milliards de dollars de revenus en 2025 contre 97,7 en 2024. Et côté volume, c'est encore plus parlant. 1636000 véhicules livrés dans le monde en 2025 contre 1789 en 2024 - 9 %. Tesla recule pour la 2e année consécutive. Son pic c'était 2023 1,80 million depuis sa descente. Le bénéfice sur le 4e trimestre 2025, le bénéfice net s'est effondré de 61 % sur un an. pour une entreprise dont toute la valorisation repose sur la promesse d'une croissance infinie, c'est un séisme. Parce qu'il faut comprendre une chose, Tesla ce jour se pay un niveau de valorisation complètement déconnecté de l'industrie automobile. Sa capitalisation boursière et tourne autour de 1500 milliards de dollars. Pour comparaison, Toyota qui vend 10 millions de voitures par an, environ soit six fois plus que Tesla, vaut 4 à c fois moins en bourse. Volkswagen, Stellentis, Renault tous valoriser à quelques fois leurs bénéfices. Tesla, elle se pay à plus de 100 fois ses bénéfices. Pour justifier un tel écart, il faut une croissance énorme. croissance qui, on vient de le voir, a disparu côté automobile et la sanction boursière a frappé. Entre fin 2024 et le printemps 2025, le titre Tesla a perdu environ la moitié de sa valeur, des centaines de milliards de dollars de capitalisation évaporé en quelques mois. l'équivalent de plusieurs géants du CAC 40 réunis partis en fumée et là je veux qu'on parle d'un truc dont personne ne parle assez la décotete en occasion parce que c'est le vrai signal d'alarme pour vous si vous êtes propriétaire d'une Tesla aujourd'hui.

Une étude AAA data pour Avers France et Mobilience 1er trimestre 2025 compare la décode sur 3 ans entre voitures électriques et thermique équivalente. Le verdict la Tesla Model 3 perd 35 % de sa valeur en 3 ans. La BMW série 3 sur la même période et avec un kilométrage supérieur, on perd 19 %. La Tesla se déprécie presque deux fois plus vite que sa concurrente thermique. Aux États-Unis, c'est encore pire. Les données Cargourent que les Tesla d'occasion ont perdu 7,26 % de valeur sur les 12 derniers mois contre 2,68 % pour la moyenne du marché. Tesla se déprécie presque trois fois plus vite que la moyenne. Pourquoi ? Plusieurs raisons. D'abord parce que Tesla baisse régulièrement les prix du neuf et chaque baisse du neuf mathématiquement d'ailleurs tire l'occasion vers le bas. Deuxième raison, les acheteurs d'occasion, il se méfient de plus en plus de la batterie, des coûts de réparation et de l'évolution rapide de la technologie. Et trisème raison, la plus récente, la moins quantifiable mais bien réelle, la stigmatisation. Beaucoup d'acheteurs d'occasion ne veulent plus rouler dans une Tesla pour des raisons d'image. Et donc la demande baisse. Quand la demande baisse et que l'offre reste constante, les prix ils s'écrouent. C'est de l'économie niveau lycéen et c'est en train de se passer. Alors, je dis ça pour vous. Si vous avez une Tesla et que vous comptiez la revendre dans deux ou 3 ans, faites attention. Le profil de décode d'une Tesla aujourd'hui, il ressemble dangereusement à celui des Sables dans les années 2000 et on sait comment ça s'est terminé pour Sable. La vraie question que les actionnaires devraient se poser, c'est sur quoi repose encore la valorisation de Tesla ? Pas sur les volumes, on vient de le voir, il baisse pas sur la croissance automobile, elle a disparu. Donc sur quoi ? Sur Optimus, le robot humanoïde, sur le robot taxi, sur la promesse de Lia. D'ailleurs, lors de la présentation des résultats du 4e trimestre 2025, qu'est-ce qu'a fait Elon Musk ? Il a détourné l'attention des investisseurs vers les robots taxi. Optimus et l'intelligence artificielle, un futur qui se résume pour l'instant à des présentations PowerPoints. Le problème, c'est que pendant que Tesla vend du rêve, Biw des voitures et au bout d'un moment, le marché finit toujours par préférer les vraies bagnoles aux belles présentations PowerPoint.

Et maintenant, je vais vous raconter le truc le plus dingue de toute cette histoire. Le truc dont on parle pas en France ou alors très peu et qui devrait pourtant faire la une de tous les journaux du monde. Le 6 novembre 2025, réunion annuel des actionnaires de Tesla. Pendant que la marque s'écroule en Europe, pendant que les ventes mondiales reculent de 9 %, pendant que le bénéfice du 4e trimestre s fond de 61 %, devinez ce que les actionnaires de Tesla votent ? Il votent à 75 % le plus gros pay package de l'histoire mondiale du capitalisme. Pour qui ? Pour Elan Musk. Combien ? 1000 milliards de dollars. Vous avez bien entendu 1000 milliards de dollars. 1000 milliards de dollars sur 10 ans pour un seul homme, c'est plus que le PIB annuel des Pays-Bas. C'est et de loin la rémunération la plus extravagante jamais accordée à un être humain dans l'histoire du capitalisme. Et là vous allez me dire "Ouais, mais c'est conditionné à des objectifs, faut qu'il atteigne ses résultats." OK, allons voir les objectifs. Et c'est là que ça devient explosif. Reuters, agence de presse mondialement reconnue, a obtenu et analysé les détails du plan. Verdict Elon Musk peut empcher jusqu'à 50 milliards de dollars rien qu'en atteignant les objectifs les plus faciles. 50 milliards. Pas pour révolutionner Tesla, juste pour atteindre des objectifs que Reuters qualifie textuellement, je cite, d'objectifs qui ne révolutionneront pas nécessairement les produits ou le business de Tesla. Vendre 1 million de robots Optimus par exemple, sauf que Tesla en a vendu zéro à ce jour. Donc même cet objectif réputé Moonhot peut très bien devenir une simple promesse PowerPoints. Et le pire, le pire c'est que tout le monde n'a pas voté. Oui, le fond souverain norvégien 9e actionnaire de Tesla au passage gérant plus de 1600 milliards de dollars d'actifs publics à voter non publiquement. Leur justification déposée à la SEC, le montant total de l'attribution est trop important et ils s'inquiètent ouvertement de la dilution des autres actionnaires. La Caisse des dépôts du Massachusetts, le contrôleur de New York, des fonds de pension institutionnels américains, tous ont voté contre et ils l'ont fait savoir. Et qui sont les administrateurs qui ont approuvé ce package ? Tenez-vous bien, au conseil d'administration de Tesla, on trouve Kim Balmusk, le propre frère d'Elen. On trouve James Murdock, l'héritier du tabloï qui a fait éliir Trump. Et la présidente Robin Denh Holm qui depuis 11 ans n'a jamais jamais fait un commentaire critique sur la stratégie de Musk. Un investisseur institutionnel a déposé un Méo à la SSC qualifiant ce conseil d'administration de non indépendant. Et il a raison, la moitié des membres ont des liens directs ou personnels avec Musk.

Et pendant ce temps, voilà ce que Musk fait pour Tesla, la fameuse Model 2 à 25000 €, promise depuis le master plan de 2006, il y a 20 ans, repromise en 2020, repromise en 2023, officiellement abandonné en 2024, remplacé par un projet baptisé E41 qui n'est rien d'autre qu'une modèle Y dépouillée, prévu désormais pour fin 2026 ou mi-2027, au mieux. Selon Reuters, Elon Musk a même ignoré une analyse interne montrant que le Cyber CAB, le futur robotxi censé sauver Tesla, pourrait perdre de l'argent à chaque exemplaire produit. Ignorzit le PDG a balayé la vie de ses propres équipes et c'est exactement ça qui devrait choquer tout le monde. Vous avez un dirigeant qui en 2025 1 fait perdre 9 % des ventes mondiales à son entreprise 2 divise par 3 son cours de bourse au premier trimestre 3 abandonne le seul produit qui pouvait sauver la marque. 4 ignore les analyses internes de ses ingénieurs sur la rentabilité du futur produit et au lieu d'être démis ce dirigeant il reçoit 1000 milliards de dollars. Vous me direz bah c'est leur problème he c'est les actionnaires qui ont voté. Sauf que sauf que cette décision a une conséquence directe sur vous. Si vous achetez vous avez acheté une Tesla parce que 1000 milliards en stock option ça veut dire diluer le capital. Ça veut dire que la valeur de chaque action Tesla baisse mécaniquement. Et ça veut dire surtout que toute l'énergie stratégique de Tesla est désormais orientée vers une seule chose, atteindre les objectifs du package. Pas faire de bonnes voitures, pas servir les clients européens, atteindre les objectifs financiers d'un seul homme. C'est ça Tesla en 2026, une entreprise qui dépense plus d'énergie à enrichir son patron qu'à fabriquer ses propres voitures. Et c'est exactement pour ça, mes amis, qu'on en est là.

Voilà, je vous ai raconté pendant le début de cette vidéo la chute de Tesla. Tout est vrai, tout est sourcé, tout est documenté. Maintenant, je dois vous dire quelque chose, quelque chose qui s'est passé pendant que personne ne regardait et qui nuance, attention, je dis bien nuance, pas nul toute cette histoire. Le 1er avril 2026, les chiffres officiels d'immatriculation tombent en France et là, surprise, Tesla France, mois de mars 2026, 9569 immatriculations, plus 203 % par rapport à mars 2025, quasiment le record historique français de Tesla qui datait de décembre 2023. Tesla revient à son meilleur niveau historique français. Allemagne même moi + 315 %. La Norvège le pays qui avait fait - 88 % en janvier. En mars + 178 %, la Suède + 144, le Danemark + 96. Et sur le premier trimestre 2026 complet, à l'échelle mondiale, Tesla livre 358000 véhicules + 6 % sur un an. Tesla reprend même la première place mondiale du véhicule électrique à BWDI sur ce trimestre. La modèle grecque redevient la voiture la plus vendue. Toute motorisation confondue en mars en Europe et zoom mondial parce que c'est important. En Chine sur les deux premiers mois de 2026, les ventes Tesla bondissent de 35 % à 127000 unités pendant que BWI son grand rival recule de 36 % à 393000 unités. Pourquoi ? Parce que la Chine a introduit une nouvelle taxe de 5 % sur les véhicules électriques en 2026 qui pénalisent les marques locales. Tesla en profite mécaniquement. L'usine de Shanghï à elle seule a expédié 213000 véhicules au 1er trimestre 2026, soit près de 60 % des livraisons mondiales de Tesla. Tesla est plus que jamais une marque dépendante de la Chine pour sa production. Aux États-Unis, Tesla reste leader mais perd ses plumes. La fin du crédit fédéral de 7500 dollars sur les VE en septembre 2025 a brutalement freiné le marché. Tesla survit mais ne croit plus. Et la dernière nouvelle, le 12 mai 2026, Reuters annonce que Tesla injecte 250 millions de dollars supplémentaires dans son usine de Gruen Hider en Allemagne à 774 km de Strasbourg pour faire passer la capacité de production de batterie de 8 à 18 Goh par an. Tesla recrute Tesla industrialisé en Europe.

Donc question légitime, est-ce que je vous ai menti pendant le début de cette vidéo ? Est-ce que Tesla est sauvé ? Réponse honnête, non. Et là, accrochez-vous parce que je vais vous montrer ce que les gros titres ne vous disent pas. C'est fascinant. Premier élément, l'effet de base. C'est la notion économique la plus importante que la presse oublie systématiquement. Plus 203 %, ça impressionne. Sauf qu'on compare à mars 2025, un mois absolument catastrophique pour Tesla. On remonte d'un cran, on crée pas un sommet. La preuve la plus brutale sur les deux premiers mois de 2026, janvier plus février, Tesla immatriculait 25451 voitures en Europe l'année d'avant sur la même période 25474. La différence mo- 23 voitures. Tesla fait exactement le même démarrage d'année que pendant ce que tout le monde avait qualifié d'années de crise absolue. C'est le mois de mars seul avec ces livraisons concentrées en fin de trimestre qui crée l'illusion d'optique. Deuxième élément, la guerre. La guerre en Iran déclenchée le 28 février 2026 a fait exploser les prix du carburant en Europe. Et quand l'essence flamme, on regarde l'électrique, tout l'électrique. Le marché européen du véhicule électrique abonduit de 42 % en mars. Donc Tesla rebondit dans un marché qui rebondit aussi fort voire plus. Sa part de marché relative, elle ne décolle pas 0,8 % janvier 2026 contre un pic à 2,9 % 2023. 3è élément, les versions lowcostela lancé fin 2025 des versions standard de la modèle Y et de la modèle 3 moins chère la modèle Y standard à 40990 €. Donc une partie du rebond, c'est juste un effet prix, pas un effet de pardon. Et 4è élément, celui que Tesla aimerait que vous ne remarquiez jamais. Au premier trimestre 2026, Tesla a produit 408000 véhicules, mais elle n'en a livré que 358000. Faites le calcul, plus de 50000 voitures produites que personne n'a acheté. 50000 Tesla qui dorment sur des parkings. Le stock mondial est passé de 15 jours fin 2025 à 27 jours, presque double. Quand une marque produit beaucoup, plus qu'elle ne vend, ça porte un nom, un problème de demande. Le rebond des immatriculations cache une montagne d'un vendu.

Et pendant ce temps, la concurrence ne ralentit pas. Biwadi a démarré 2026 avec 1824 immatriculations en Europe, rien qu'en janvier, plus 165 % sur 1 an. Au Danemark, en avril, Tesla s'est fait battre par Xpeng au Pays-Bas, par BWI et Tesla vient d'arrêter purement et simplement la production des modèles S et modèles X. Il reste que la modèle 3 et la modèle Y et un Cybertruck qui reste un produit de niche. La gamme elle se réduit et le facteur Musk, il a pas disparu. He Musk est toujours au Dodge, soutient toujours la FD mais visiblement face à un litre de diesel à 2,20 € et une modèle Y à 40900 € une partie de la clientèle européenne a décidé de fermer les yeux sur le patron. C'est cynique mais c'est ça qui se passe. Donc voilà la vraie photographie. Tesla n'est pas morte mais Tesla n'est pas ressuscitée non plus. Tesla stabilise une chute brutale dans un marché dopé par une crise géopolitique grâce à des versions lowcost qu'elle aurait dû sortir il y a 3 ans. Tout en accumulant 50000 invendus et en se faisant grignoter par les Chinois. C'est ça la réalité derrière les gros titres. Le vrai test, il arrive cet été, juillet-août, septembre 2026. L'effet pétrole se sera dissipé. La base de comparaison redeviendra normale et c'est là seulement là qu'on saura si le rebond est conjoncturel, un coup de chance externe ou structurel, le début d'un vrai retour. Mon pari personnel, le rebond va ralentir. Tesla va se stabiliser autour de 120 1500 véhicules par an en Europe, soit la moitié de son pic. Pas zéro, pas la faillite, mais clairement plus jamais le leader incontesté qu'elle a été. Et c'est probablement ce qu'a compris Tesla elle-même, ce fameux investissement de 250 millions à Gruenheider, c'est pas un investissement de conquête, c'est un investissement de consolidation. Tesla ne cherche plus à dominer l'Europe. Tesla cherche à y survivre. Nuance majeure.

Récapitulons. Honnêtement, on a vu sep choses : 1, la chute - 44 % sur les cinq plus gros marchés européens en janvier 2026 documentés sur ces Acea et Jateau dynamique. 2. Le Factor Musk, un patron qui a méthodiquement détruit la valeur émotionnelle de sa propre marque. Étude yale à l'appui 3. La concurrence BWID a explosé de 268 % en Europe en 2025. Volkswagen et son groupe réussissent leur transition Renault tient le segment populaire pendant que Tesla arrête même ses modèles S et ses modèles X. 4. La bombe financière. Première baisse annuelle du chiffre d'affaires de toute l'histoire de Tesla. 9 % de véhicules livrés dans le monde. Bénéfice du 4e trimestre 2025 en chute de 61 %. Des côtes occasion record 5. La bombe 1000 milliards de dollars votés par les actionnaires pour la rémunération d'Elon Musk en novembre 2025 pendant que Tesla coule avec un conseil d'administration qui compte le propre frère de Musk et une modèle 2 à 25000 € officiellement abandonné. 6. Le retournement de mars avril 2026. Un rebond bien réel mais largement porté par la guerre en Iran. L'effet de base, les versions low cost, le bon chinois aidé par les nouvelles taxes et qui cache 50000 véhicules invendus accumulés en stock sur le seul premier trimestre. Etèmement, la vraie question, celle que les commentateurs n'osent pas poser, Tesla peut-elle redevenir le leader qu'elle a été ? Ma réponse personnelle argumentée, sourcée, non, Tesla va survivre. Tesla va même probablement redevenir profitable et solide en Europe, mais Tesla ne dominera plus. Pas comme avant. Le mythe Musk révolutionnaire de l'automobile est mort. L'entreprise, elle va bien mais elle est devenue une entreprise normale, une parmi d'autres. Et c'est peut-être ça la plus grande défaite d'Elon Musk.

Maintenant, je veux votre avis et c'est important parce que on est en train de vivre un moment historique de l'industrie automobile, vous le savez. Première question, est-ce que vous aujourd'hui en mai 2026, juin 2026, vous achèteriez encore une Tesla ? Oui, non ? Pourquoi ? Soyez honnête, sans langue de bois. Et deuxième question, selon vous le rebond du prer trimestre 2026, c'est conjoncturel un coup de chance lié à la guerre et au pétrole ou c'est structurel, c'est-à-dire le début d'un vrai retour ? Donnez-moi votre pronostic en commentaire de la vidéo. On se retrouvera dans quelques mois pour vérifier et si cette vidéo vous a appris des choses, si elle vous a fait réfléchir, si elle vous a fait nuancer votre opinion sur Tesla, faites trois choses simples. 1, vous abonner à la chaîne YouTube, c'est gratuit, ça va changer ma vie. de partager cette vidéo à quelqu'un qui possède une Tesla ou à quelqu'un qui en voudrait une. C'est le genre d'analyse honnête à deux étages, la chute et le rebond qu'on trouve nulle part ailleurs en France. Et tr dites-moi en commentaire quel sujet brûlant vous voulez que je traite la prochaine fois. Moi, je vous donne rendez-vous vendredi prochain à 17h comme toujours sur ma chaîne le vendeur automobile. Activez la cloche de notification, mettez un pouce bleu et surtout surtout partagez cette vidéo, c'est vraiment super important. Et moi je vous dis à la semaine prochaine. Allez ciao !