Transcription
Bonsoir Stéphane Layani. Bienvenue sur le plateau du quotidien. Voici une partie de l'équipe et le public. Vous avez 65 ans, vous êtes né à Alger, vous avez fait l'ENAT, promotion Gambetta et depuis 13 ans, vous êtes le président de ce qu'on voit derrière moi du marché international de Rungis et aussi depuis 2021 le président de l'Union mondiale des marchés de gros Rungis.
C'est on va voir une carte de la banlieue parisienne. Donc Paris est en est là. Au sud de Paris, il y a l'aéroport d'Orly et juste à côté de l'aéroport d'Orly, il y a cet énorme espace qui est le marché de Rungis. C'est le plus gros marché de produits frais au monde. 230 hectares, 1200 grossistes, 3 millions de tonnes de marchandises par an et 10 milliards d'euros de chiffre d'affaires. Euh 12 12 12 milliards pardon. Excusez-moi. Excusez-moi.
Euh on va voir ici donc Rungis, il est où votre bureau ? Est-ce que c'est ça la tour ? Alors moi je suis dans la tour de contrôle qui est dans le point rouge qui entoure ce qu'on voit là, c'est ça. Et il y a Hublo et c'est mon bureau. Et vous voyez Touris, c'est l'aéroport, c'est ça ? Ouais, voilà Tour Eiffel. Ah oui, d'accord. Vous voyez aussi tous les entrepôts. Bien sûr. Oui oui, bien sûr. Bien sûr. Voyez voyez là le le petit Hublo, c'est ça, c'est ici.
Alors vous publiez ce livre, un plaidoyer passionnant sur la fin. Ça s'appelle "Le monde a faim". C'est au Cherche Midi. On va en parler, mais d'abord ce lieu qui fait fantasmer et qui fait partie de notre imaginaire collectif, Rungis, la ville à l'envers. Vous l'appelez comme ça. Pourquoi la ville à l'envers ? Non, c'est pas une ville à l'envers, mais comme on travaille de nuit, et bien évidemment, tout est un peu différent. Et donc les codes sont différents, les gens sont beaucoup plus sympas, c'est un monde du travail, c'est un monde de l'efficacité, c'est un monde qui vous nourrit tous les jours. Je sais pas si faut Il ferme ça ferme ou pas ? Ça ferme le dimanche. D'accord. Mais sinon, c'est 24h/24. Ça tourne tout le temps. Absolument. Tout le temps. Tout le temps. Il y a quand même des moments où on travaille un peu moins.
Et le le prime time, c'est quelle heure ? Il faut être là à 3h. Ah, c'est ça le prime time. Vous vous y êtes pas vous y êtes pas à 3h du matin. Je vais pas vous raconter d'histoire. Vous habitez à côté de chez moi donc mais je vous surprends pas hein. Mais mais je vais vous c'est vrai mais je dois vous dire que c'est toujours assez tôt. J'y vais entre 50 et 60 fois sur le terrain assez tôt le matin par an et c'est toujours trop tôt. D'accord.
C'est quoi un marché de gros ? Alors, un marché de gros, c'est euh un endroit qui massifie les flux à mon sens, c'est-à-dire qui source des produits agricoles, de préférence de notre beau pays, qui les amène sur un carreau que vous voyez. C'est quoi un carreau ? Un carreau, c'est un endroit, c'est le hangar. Non, c'est pas un hangar. C'est une halle où les gens, les acheteurs et les vendeurs vont se rencontrer, ils vont discuter du prix et chaque jour il négocie. On va négocier, on va faire le cours du produit, c'est le thermomètre et puis ensuite on va désapprovisionner et on va nourrir la ville. Et donc sur ce carreau, il y a 3 millions de tonnes de fruits et légumes, de viande, de poisson, de fromage, de produits gastronomiques et aussi des fleurs qui transitent chaque année.
Alors, on a plein de questions à vous concrètes à vous poser parce que j'imagine qu'aujourd'hui on a mangé Rungis. Mais Abda, avant tu as pu aller à Rungis alors que tu n'es pas un professionnel de la restauration alors que ont droit d'y aller que les professionnels. Ouais. Tous les professionnels, il faut avoir un cabis, il faut acheter, faut pour être acheté. Tous les professionnels qui ont un rapport avec euh bien sûr ou de préférence. D'accord. Et alors évidemment et pourquoi on peut pas le visiter ça ? C'est on le visite quand euh il y a une société avec qui on est en contrat qui s'appelle Rise. Donc on a le droit de le visiter. On a le droit de le visiter. C'est payant et euh ça nous permet d'arrondir les fins de mois. D'accord.
Vous voulez voulez voir à quoi ressemble la ville à l'envers ? Oui s'il te plaît Abdéra embarquée à Rungis. Je suis arrivé à 5h sur place. Premier constat, ici on a pensé à tout. Il y a une crèche, une poste, des banques, un centre médical. Il y a même une agence France Travail. Réagit à 5h du mat, c'est Paris en heure de pointe. Il faut faire gaffe aux camions, aux trottinettes et évidemment aux vélos. 13000 salariés s'activent sur ce site immense. 13000 salariés donc mais un seul patron. Stéphane Layani. Il représente quoi ici ? C'est le boss. C'est le big boss. Là, c'est un peu comme notre président, le le président de la République. Mais sur Rungis, président de la République carrément. Il est 6h. C'est bon, vous êtes prêts. Vous m'avez donné rendez-vous devant le secteur des viandes. Bonjour Abd. Ça va ? Ça va. Vous allez on y va. Ici, c'est extrêmement moderne en réalité les forains avant, ils portaient ça sur leur dos. C'est lourd hein une carcasse. Tu vois comment ça rentre après dans le camion avec des bras articulés ? Parce qu'avec le robot, c'est plus facile. Ouais. Le plus difficile, c'est d'accrocher dans la voiture. Bon. Vous voulez pas leur filer un coup de main ? Je suis incapable. J'ai essayé. Bon, on vous a pas senti hyper à l'aise au milieu des carcasses. Clairement, vous préférez le rayon fruits et légumes. Oh ! Incroyable ! Et moi, j'adore celle-là. Elles sont très bonnes. Je vais en reprendre une d'ailleurs. Lui, il a les plus belles fraises de la terre. Ah ben je vois qu'il y a des asperges. Elles sont belles hein. Alors ça, c'est plein de vitamine C. La soupe au cresson, c'est un délice. À Rungis, on marche beaucoup mais vous vous trichez un peu. Vous avez un chauffeur et tout. C'est normal, je crois que je marché à pied sur un marché qui est plus grand que Monaco, qui est une véritable vie avec des commerces qui vont tous les jours. C'est dangereux.
Direction maintenant les pavillons BOF, beurre, œufs, fromage. Ici, c'est Franck le spécialiste. On a l'exclusivité de ce produit là. Là, c'est les fromages du mois d'octobre 2024. On a reçu pas mal de spécialités du Lot là. Il il s'y connaît tellement que vous allez lui faire une proposition. Tu viendrais moi dans mon marché à Abu Dhabi qu'on est en train de construire. J'aimerais bien. Et oui, depuis 4 ans, Rungis a signé un partenariat avec Abu Dhabi. Mais restons en France. Victime de votre succès, vous êtes obligé d'ouvrir une nouvelle halle au fromage. Vendredi, c'est l'inauguration pour le personnel. Ah très bien. On a une ventilation, une hydrométrie qui est bien adaptée à ces produits là pour pas les assécher trop. Voilà. Fait rouler comme ça. Ah oui, d'accord. 112 kg celui-là. Et en fait, on s'est rendu compte que vous faites la même proposition à tout le monde. Tu m'accompagneras à l'international là. Je compte sur toi Abu Dhabi. Bon, dites-le, vous partez quand Abu Dhabi ? Et ben, écoutez, c'est mon obsession. C'est même dans le bouquin parce que si on veut que tout le monde mange à sa fin, il faut vraiment construire des marchés de gros dans le monde entier. Il y en a combien ? Il y en a actuellement pas plus de 800, mais c'est des parkings. En fait, quand vous allez en Chine, très souvent, vous allez dans un parking, le camion monte, ils ouvrent le camion et ils vendent la marchandise. Vous allez pas en faire un à Canton ? Je vais en faire un à Canton. Il est géré par Rungis. Il va être géré par les Chinois mais on va les accompagner. Est-ce que c'est un savoir-faire français de faire des des marchés ? On est on est les plus forts. On est les plus forts parce qu'on s'intéresse beaucoup à l'alimentation qu'on a été les premiers sous le général de Gaulle à construire une grande infrastructure à Paris dans au léal. Voilà, qu'on a continué à la perfectionner et qu'à chaque fois qu'un pays a des difficultés alimentaires, en Chine, c'est plutôt la sécurité alimentaire. Oui. Euh en Afrique, au Nigéria, ça peut être l'insécurité alimentaire. C'est-à-dire, on mange pas à sa faim. Ils viennent me voir et ils me disent, on aimerait bien voir la même chose. Et même nous, on sait faire trois choses. Le frigo, le frigorifique, on est capable de faire des entrepôts sous froid. On est capable de la logistique qui marche et on est capable d'avoir des normes sanitaires qui sont très importantes pour que la marchandise soit de qualité dans les assiettes du consommateur.
Avec la guerre en Iran, on s'est rendu compte à quel point les pays riches du golfe étaient en fait super fragiles et toute l'alimentation y est importée. Est-ce qu'ils importent de Rungis ? Et bien en fait aujourd'hui, je connais surtout les ÉAU, c'est-à-dire Dubaï et Abu Dhabi, ils importent aussi de Rungis. Quand on va à Dubaï, on voit des huîtres Gillardeau, on voit des fromages qui viennent d'Orly, mais en revanche sur les fruits et légumes, à part les pommes, on est un peu moins bon, on n'exporte pas assez et si on veut être vraiment résilient dans notre pays, il faut aussi exporter beaucoup. Et donc je pense que demain on va faire à Abu Dhabi sur le port un nouveau marché qui sera très automatisé et on fera un pavillon France et dans ce pavillon France il y aura des entreprises de Rungis qui m'accompagneront. C'est pour ça qu'à chaque fois que j'envoie un, tu m'accompagnerais avec moi ? Avec plaisir. Voilà. Merci à à qui appartient en registre ? À une société à le domaine public appartient principalement à l'état et aux collectivités territoriales et la société qui gère dont je suis le président là, c'est ma c'est privé, c'est une société à conseil d'administration où l'état est présent. Quand vous dites les 12 milliards, ils remontent où ? À l'état. Ah non, ils vont dans les poches des grossistes, heureusement. Ah très bien. Qu'est-ce que vous faites ? Enfin très bien. Je disais qu'est-ce que vous faites avec vos déchets ? C'est vrai que vous C'est vrai que ça ça fait du chauffage pour Orly. On recycle tout, on brûle les palettes, ça fait du chauffage pour Orly et pour Rungis et même du froid et on on chauffe les villes avoisinantes.
Carrefour, Leclerc, Intermarché. Est-ce que c'est vos copains ou vos ennemis ? Eux, je leur parle, c'est à leur centrale d'achat que je leur parle. Donc c'est ça, ils servent pas. Ils ont leur propre central. Voilà les centrales d'achat et surtout maintenant qu'elles sont dans le Bénélux, elles sont même plus en France. Ah oui, vous les aimez pas donc j'ai la réponse à ma question. Mais mais je ne les critique pas parce qu'ils nous achètent aussi. Ils se servent aussi. Ils se servent aussi à Rungis parce que en fait les centrales d'achat elles sont pas capables d'acheter des produits très pointus. C'est bon pour acheter des tonnes d'oranges, des choses très basiques, mais en revanche quand il faut avoir une mûre des bois au bon moment, ça Rungis qu'on la trouve. La différence entre le prix d'un kilo de pomme à Rungis et 1 kg de pomme chez Montprimeur. Et bien la différence, c'est que votre primeur, il paye des loyers, il a des salariés, il est venu la chercher, il a ajouté de la valeur ajoutée, il vous la prend double. Je ne dirai rien. Donc ça veut dire que ceux qui ont leurs cartes et qui font leurs courses à Rungis, il Non mais c'est justifié. Ce qu'il faut savoir, c'est que si vous voulez encore avoir du commerce de proximité, il faut que les Français payent leur alimentation. Et c'est ce que vous dites sur le bio aussi. Bien sûr, bien sûr. C'est 100 % français ou plus tout à fait ? Alors nous, on est les champions du français puisqu'on fait 62 % de français chaque année. Donc mais on est un pays du nord, on est obligé en hiver si on veut pas manger que des racines, d'importer des produits.
Vous n'êtes pas fan du Nutri-score. Ah, je déteste ça. Pourquoi ? Pourquoi c'est Parce que regardez les beaux. Je vais vous donner un exemple, je vais être très court. Le foie gras très mauvais au Nutri-score. L'huile d'olive très mauvais. Pas du foie gras tous les jours, il faut Non, il faut pouvoir il faut pouvoir manger du foie gras tous les jours. Et bien écoutez, je vais vous dire une chose. Le problème, on parle toujours de l'alimentation. Le problème du budget des ménages, c'est le logement. Et la deuxièmement le deuxième truc qui a qui s'est beaucoup développé, c'est les abonnements internet et autres. et l'alimentation n'a pas tant augmenté que ça dans les budgets des ménages. Donc c'est des allocations de ressources. Il faut quand même se poser la question est-ce que il vaut mieux payer 2 € et mieux manger chaque jour ou est-ce que il vaut mieux attendre dans son lit qu'Uber Eats vous livre ? Oui. Alors vous vous avez certainement raison mais 2 € pour beaucoup de gens, c'est c'est quand même énorme aussi. raison.
Vous constatez un boom du fromage, comment vous l'expliquez ? Et on l'a vu dans les images aussi dans les images d'Abda, vous avez ouvert un nouveau bâtiment pour le fromage. Oui, parce que en fait ça cette année, ça a augmenté de le chiffre d'affaires du fromage a augmenté de 6 %. Je sais pas si vous rendez compte comment on l'explique ? Ben d'abord, on a à la mode, on a beaucoup bénéficié du Covid parce que les soirées fromages, les plateaux de fromage devant la télé énormément, les soirées raclettes et le deuxième truc, c'est que l'obsession du cholestérol est passée un peu derrière nous et les gens se sont dit ce qui compte, c'est de se faire plaisir. Oui. Oui. Ouais, c'est vraiment pas sur du Nutri-score hein.
Paul Rungis, c'est le passage obligé des femmes et des hommes politiques. On peut pas présider la France si on ne va pas à Rungis. Bah non, ça de nuit. Absolument de nuit. C'est un peu comme le salon de l'agriculture, c'est un incontournable. Aujourd'hui, je me suis plongé dans les archives et c'était à l'image de ce que vous vendez, un régal. Ils sont tous venus avec le même objectif, montrer qu'ils sont à l'aise dans vos entrepôts. C'est Gav Roch. Ah ouais, ça très bien. Le professionnel du genre, c'est Nicolas Sarkozy. On est en 2007, il est encore candidat. Ça va ? Ça va bien. Moi aussi, je me sens à l'aise. Nicolas Sarkozy est venu chez vous pour illustrer l'un de ses slogans de campagne qui entrera dans la postérité. Ce matin, je suis venu à Rungis pour voir la France qui se lève tôt. Et c'est vrai qu'il faut se lever tôt, on l'a dit, pour venir vous voir. Quand Sarkozy revient en 2008, car la Brunie a l'air d'avoir bien souffert du réveil. Elle mange. Mon objectif, c'est le plein emploi, c'est pas de gérer le chômage. Je vous dis une chose, le chômage va continuer à baisser. À la présidentielle, chacun vient faire son bon mot sur un ton goguenard. Merci aux fleurs coupées et aux plantes en pot de nous accueillir. Donc et c'est notamment chez vous qu'Emmanuel Macron a découvert le dépessage de la tête de veau. On l'a senti fasciné. Attention, éloigner les enfants, c'est du brutal. Mais c'est très bon. Ah oui, pour casser le crâne juste et ne pas abîmer la chair. Et oui, il faut avoir le cœur bien accroché quand on vient chez vous à Rungis. On sent que à chaque fois chacun se force un peu à être naturel à Rungis et on a bien tout regardé et celui la main qu'on a senti le plus à l'aise, qui c'est c'est notre Jean Castex national évidemment. Pour lui Rungis, c'est la vraie vie quoi. On se souvient de cette dégustation de fromage. J'ai pas osé mettre le coup de blanc parce que à la pause de midi, celui qui était alors premier ministre n'avait clairement pas la tête au boulot. Voilà le président à la fois du bio et des produits gastronomiques, Yan Beron. Bonjour des produits biochacutiers en Normandie. Vous arrivez en pleine réunion de travail. Bon, maintenant dites-nous honnêtement, parmi tous les politiques qui sont venus, vous les avez quasiment tous rencontrés. Lequel connaissait le mieux le sujet ? C'est les ministres de l'agriculture qui connaissent le mieux le sujet, que ce soit Julien Normandie, le Fol, Annie Jeunev, ils connaissent très bien. Et en chef d'état ? En chef des candidats ouais, en candidat ou alors celui qui fait le plus semblant ou celui ou celle qui fait le plus semblant d'aimer être là à 3h du matin et puis d'aimer manger des la tête de veau à 3h du matin. Pas je vais pas les départager parce qu'on va dire que j'ai des préférences et ça mais par contre je vais vous raconter une anecdote sur courte sur Castex puisque vous l'avez montré. Castex Castex au moment où on le voit là, à un moment donné, il y a son officier de sécurité lui dit "Monsieur le Premier ministre, il y a le conseil des ministres etc. avec l'accent. Le conseil des ministres attendra." Il a attendu. Euh la question bonus, vous faisiez partie de la délégation française lors du voyage présidentiel au Vietnam que l'on va voir. On vous voit donc on vous avait en visite ici avec le président. Euh vous étiez donc dans l'avion quand il s'est passé quand il s'est passé quand il voilà, on vous voit là quand il s'est passé ça. Alors alors donc en gros vous savez nous ne savons pas donc nous sommes toutes Oui. Et là vous pouvez faire le par exemple. Le seul truc que je peux vous dire, vous pouvez faire le rond effectivement. Le seul truc que je peux vous dire, c'est que on arrive à Hanoï et avec mon directeur international, on a passé c'est long hein comme voyage. Je lui dis "On va faire un tour et il y a un lac central à Hanoï et on se balade brusquement avec Bertrand Ambroise, mon directeur international et on tombe nez à nez avec Brigitte Emmanuel Macron, voilà, c'est tout ce que je peux dire. Mais mais du coup ce qui qu'est-ce qui s'est passé là ? J'en sais rien parce que j'étais pas là. De toute façon, j'étais pas là. Par Vous avez dû en parler, vous étiez vous étiez dans l'avion. Mais personne n'en a parlé. Non. Bon, alors ça je veux pas vous croire. Alors ça, je veux pas vous croire. Donc le patron de Rungis fait de la langue de bois aussi. Le patron de Rungis raconte des salades.
Vous savez, on va faire l'interview rafale spécial Rungis. Votre plat signature réalisé avec les produits de Rungis. La blanquette aux olives. Votre légume préféré ? J'aime aussi le soufflé au langoustine. Votre légume préféré à Rungis ? Le cresson. Le cresson. Votre charcuterie préférée à Rungis ? Le pâté croûte. C'est vrai que c'est pas mal. On aime aussi ici beaucoup le pâté croûte. Le fromage qui tue à Rungis. Ils sont tous bons. Ouais, mais dans le dans le sens le meilleur. Ah, le meilleur. Le Brie, ça va hein. Moi, j'aime beaucoup le Brie. Je rate jamais. Le produit que vous ne connaissiez pas et que Rungis vous a fait découvrir. Alors, j'en ai découvert plein et le celui que j'ai découvert, c'est le citron caviar qui est un tout petit citron. Quand vous l'ouvrez, ah il y a des pépins de enfin non pas des pépins, des billes et vous mettez ça sur un plat et et ça vous ça craque dans la bouche. Ça met un petit goût citronné. C'est super. Votre odeur préférée dans le marché à l'aube, à la marée. Cette odeur de poisson, vous avez l'impression d'être en Bretagne. Le bruit qui résume le mieux le marché. Un transpalette qui qui freine derrière vous. Le souvenir du petit déj le plus fou que vous ayez pris à Rungis. Alors, c'est on a organisé pendant les JO le plus grand brunch du monde. Et donc pour qui ? Pour nous. Je portais la flamme olympique et on a Vous avez une belle vie hein. Ouais, ça va. Mais on fait on choisit dans la vie. Salamuse à Rungis. Ouais, enfin c'était c'est Non, mais tant mieux pour vous hein. Tant mieux, tant mieux pour vous. Mais donc vous avez organisé un brunch. Voilà. D'accord. Un grand brunch. D'accord. C'était le questionnaire rafale euh du patron de Rungis. Merci Stéphane Layani. Remettons votre livre. Votre livre s'appelle "Le monde a faim" et c'est aux éditions du Cherche Midi. À travers vous, on passe un énorme bonjour à tous les salariés de Rungis et s'ils veulent nous envoyer du fromage, qu'ils n'hésitent pas, vraiment qu'ils n'hésitent pas ou autre chose, n'hésitez pas, on est là. Merci beaucoup. Ah.