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Clara Luciani, artiste la plus programmée, clôt en beauté sa tournée dans Quotidien

Quotidien7:02

Transcription

Bonsoir Carusali, bienvenue sur le plateau de Quotidien. [applaudissements] Si vous n'avez pas entendu le live de Clara Lui, vous pouvez le réécouter sur TF1 plus.

Rebienvenue, voici une partie de l'équipe et le public. C'est un rituel. On commence les histoires ensemble et on les clôture ensemble quand il y a un album, quand il y a une tournée. Et là, ça y est, la tournée se termine dans quelques jours à l'Accor Arena, complet, complet. Ou petite chance de choper une petite place si je suis à la bourre. Et ben, complet, mais effectivement, j'ai une petite surprise, c'est qu'on a relâché quelques places pour pour les retardataires comme vous.

Alors, tu vois, je posais la question, je savais, je connaissais pas la réponse. Combien, combien vous avez lâché ? J'ai pas le chiffre exact, mais il faut se dépêcher quoi. C'est pas quelque chose comme ça. 200. J'ai pas le chiffre. Donc là, donc là, ça veut dire que les gens qui nous regardent, s'ils n'avaient pas leur place, ils peuvent aller. Il faut y aller maintenant. OK. Donc ça, c'est une www.je sais pas claralociani.fr ticket. Ticket.com. Com. Accor Arena. Ah oui, oui. Février. Oui.

Comment on termine une tournée pareille ? Euh, avec beaucoup de nostalgie, déjà, en fait. Euh, je me suis sentie extrêmement privilégiée, quoi, d'être autour de toutes ces personnes tellement douées, tellement euh généreuses, merveilleuses. Que là, ouais, je vais être.

Et sur scène, est-ce que, je sais pas, on termine avec euh des guests ? Est-ce qu'on termine avec euh des happenings ? Est-ce qu'on termine avec de la magie ? Alors oui, mais la magie, si elle est révélée en avance, elle perd un peu de son charme et de sa magie. Donc oui, mais voilà. Il y aura des trucs, il y aura ouais. De la magie. Oui. [rires]

Depuis un an, tu as fait 70 dates avec un enfant en bas âge. Est-ce que tout s'est bien passé ? Est-ce qu'il y a eu pas trop de vomitos dans le bus ? Est-ce que [rires] Alors, je ne citerai pas de nom, mais les vomitos n'étaient pas de mon enfant. Mais merci de t'enquérir de notre de. Est-ce qu'il y en avait certains qui étaient sur la scène tout à l'heure ? Oui. D'accord. [rires] Donc tout s'est bien passé avec la tournée, [applaudissements] avec le gamin et tout.

Tu as dit que quelque chose s'était libéré chez toi pendant cette tournée. Qu'est-ce qui s'est libéré ? Ah, c'est fort, mais j'ai envie de dire mon corps. Ouais, tout simplement. Mon corps. Il aura fallu attendre, bah, d'atteindre la trentaine pour enfin me, un peu la paix. Et je crois que les deux premières, les deux premières tournées, je me suis beaucoup amusée. Je trouvais ça génial, mais j'étais très encombrée encore par mon corps, un peu comme dans, je peux aller à le Bataclan, quoi. J'avais l'impression d'avoir tout le temps une espèce de, je sais pas, d'être gênée par mes proportions. Et sur ce, sur cette dernière disque, sur ce dernier disque ou sa dernière tournée, je me suis dit, en fait, je m'en fiche, quoi. Je suis, je suis chanteuse et je suis là pour pour faire de la musique. Et j'ai, et j'ai arrêté de me regarder. Et je crois que ça s'est beaucoup senti. J'ai, je sais pas, j'ai arrêté de m'excuser d'être là. J'ai vraiment pris l'espace. Et mon expérience sur scène a été tellement différente du coup, tellement plus jouissive, tellement plus forte, tellement plus marquante pour moi. Et et en tout cas, c'est ce qui est merveilleux, c'est de lire les retours des gens et de me dire "Ouais, c'est dingue parce que ils l'ont reçu aussi quoi." C'est [applaudissements]

Alors, tu as dit "voir un psy". [applaudissements] Voir un psy, c'est aussi naturel que de consulter un dentiste ou un podologue. Alors, c'est super de parler de santé mentale sans tabou comme ça. Pourquoi c'est important de le dire pour toi ? Parce que ça aussi, c'est quelque chose qui m'a pris beaucoup de temps. Euh, je crois que on est une nouvelle génération où la parole se libère à ce niveau-là. Mais moi, je me souviens, j'ai vu mes premiers psy quand j'étais ado. Et je me souviens de la honte que j'avais de parfois, voilà, quitter le lycée pour aller pour aller voir. Pour et le dire quoi. Et et je me dis que j'ai la chance qu'on me tourne un micro. Et que j'aimerais, voilà, désacraliser ce truc. Faut enlever la honte autour de autour de ça. Je, quand on a mal quelque part, on va voir un docteur, que ce soit effectivement à la tête, au pied, aux dents ou à la tête.

J'ai vu une de tes chansons dans une salle de cinéma. [applaudissements] C'est "La Seine", une chanson à contre-courant de l'amorosité ambiante. Un vrai court-métrage réalisé par Rosalie Charier avec Sam Sauvage. C'est ça. [musique] On en fera ce qu'on pourra [musique] de cette ville. Je sais déjà qu'elle passera en un battement de paupière [musique] aussi qu'un claquement de doigts. De la poussière. À la poussière. [applaudissements]

Chaque chanson de Clara Luciani, c'est comme un hymne. [applaudissements] Ben, j'aimerais bien. Bah si, c'est vrai, ça, j'aimerais bien. En tout cas, je crois que mes premières chansons, je les ai écrites pour pour ça quoi. En tout cas, pour m'encourager moi-même, notamment "La Grenade". Il y avait quelque chose de cet ordre-là, de chanson qui qui donne envie de de se lever et de continuer à se battre, quoi.

Alors ici, on adore les statistiques. Et il y en a une euh qui a de la gueule. Clara Luciani a été l'artiste la plus programmée en 2025. [applaudissements] Donc bravo. Ça veut dire que tu as le plus tourné, [applaudissements] c'est ça ? Ouais, c'est c'est génial. C'est génial que ce soit une femme, c'est encore plus génial pour moi évidemment que ce soit moi. Mais mais je suis, je suis, voilà, je suis très contente de voir que effectivement les femmes prennent de plus en plus de place dans le domaine musical et dans les et dans les festivals. C'est une bonne chose.

Est-ce que tu te souviens ? C'est une question pas piège, mais bon. Tu te souviens de de tous les concerts que tu fais ? Non, mais si, parce que chaque concert est unique et il y a toujours un truc qui va me faire sourire. Si je te dis Toulouse, à Toulouse euh non, mais si, je vais enfin, je vais pas me souvenir du concert en entier, je vais me souvenir d'un d'un moment, d'un truc, une pancarte qui me fait sourire. Euh, par exemple, il y a une une femme géniale qui s'appelle Nathalie qui vient à Toulouse, qui vient souvent me voir avec des super chocolats. Et d'ailleurs, je l'embrasse. Et oui, et elle m'a fait une très belle. Alors, on va dire une autre ville. Rennes. À Rennes, il y a Caroline. Non, je pas non. [rires] Je pas non. Rennes, pardon. Il doit y avoir quelqu'un. [applaudissements]

Est-ce que tu vas maintenant partir en vacances ? [applaudissements] Ou t'autoriser ? Mais moi, je sais pas, j'aime pas tellement les vacances, en fait. Non, parce que Non, mais parce qu'en fait, je, c'est, c'est déjà un peu les vacances, quoi, la journée, tout ça. Oui. Mais genre un peu de repos ? Ouais. Non, prendre du temps pour être avec mon enfant, ça oui. Mais le reste, je sais pas. Je OK. Non, nous non plus, on fait pas de, on aime [rires] pas ça.