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LE GOUVERNEMENT REFUSE DE FAIRE DES ÉCONOMIES SUR L'IMMIGRATION !

Marine Le Pen4:54

Transcription

Madame la Présidente, monsieur le Ministre, mes chers collègues,

Protéger les Français et aller vers le plein emploi, voilà le sous-titre de votre projet de loi de finances. Or, à sa lecture, nous ne pouvons que constater un écart entre vos promesses et vos actes. Bien loin de la Renaissance, ce quinquennat s'ouvre dans une atmosphère de fin de règne.

Votre budget ne montre qu'une seule chose : vous subissez, et surtout, vous faites subir aux Français. Vous subissez l'inflation qui vient avant tout de votre soumission à un modèle économique mondialiste qui a aggravé les dépendances de la France. La preuve : le déficit commercial qui, chaque mois, va de record en record. Vous subissez la crise énergétique démarrée dès septembre 2021, que vous faites payer aux Français par leurs factures, par leurs impôts, par la dette. Vous subissez le chômage de masse, vos opérations de communication ne masquant pas les 5,4 millions d'inscrits à Pôle emploi. C'est juste 400 000 de moins qu'en 2017. Vous subissez la dette, cherchant sans doute à battre le record de 600 milliards supplémentaires en 5 ans. À ce titre, Monsieur le Maire, respectez les Français. Ne leur faites pas l'insulte de parler d'un budget à l'euro près quand votre déficit est de 150 milliards. Et je ne parle pas de l'insécurité galopante qui, malgré les remontées du ministre de l'Intérieur et les effets de manche de son collègue de la Justice, ne fait que s'étendre dans nos villes et dans nos campagnes.

Bref, vous subissez car, en réalité, vous refusez d'admettre l'échec de vos choix et du système que vous défendez, et pire, que vous incarnez. Par votre idéologie et par votre suffisance, vous ne pouvez voir les mesures efficaces à prendre pour défendre l'intérêt de la France et des Français.

Sur la crise énergétique : la baisse de la TVA, la rupture avec les règles du marché européen de l'électricité, mesure d'ailleurs prise par certains de nos voisins, la relance immédiate d'un programme nucléaire ambitieux. Pardon, mais dans les années 70, on a réussi à fabriquer plus de 10 réacteurs en 10 ans pour un total de 58 réacteurs en moins de 30 ans. Ça a tout de même une autre allure que de proposer de mettre doudoune et col roulé.

Sur l'emploi : la mise en place de la priorité nationale, du patriotisme économique pour rompre avec la mondialisation sauvage et destructrice. Certes, vous avez fait un effort sur l'apprentissage, bien qu'il ne concerne pas assez les métiers industriels et artisanaux. Mais avec votre abandon de l'école, les emplois de demain poursuivront l'ubérisation de notre économie et le paupérisme des salariés. Votre politique a effondré la productivité, élément fondamental pour notre modèle social. Depuis 2017, la productivité stagne en France, alors qu'elle a progressé de 5 points pour l'ensemble des pays de l'OCDE. Sérieusement, quel échec !

Sur la dette : un plan d'économie conséquent et plus que nécessaire. Mais je pense, par exemple, à la baisse de notre contribution à l'Union européenne, autre source d'économies. Une politique d'immigration beaucoup plus ferme et surtout beaucoup plus juste. Nos compatriotes, surtout les plus modestes, ne consentent plus à ce que notre système social soit fragilisé, voire opéré, par la prise en charge de centaines de milliers d'arrivants chaque année. Bref, c'est près de 16 milliards d'économies annuelles que nous pouvons faire.

Sur la sécurité : je me réjouis de la hausse des moyens. Mais lorsqu'il y a des moyens et qu'il n'y a pas de résultats, c'est sans doute qu'il y a un problème de chef, donc un problème Darmanin. Là aussi, des mesures de bon sens sont à prendre. Les Français les approuvent, les Français les attendent, les Français les espèrent : peine plancher, expulsion des délinquants étrangers, etc. Toutes ces mesures de bon sens qui non seulement apporteront la paix à Neuilly et à nos campagnes, mais qui, elles aussi, participeront au rétablissement de nos finances publiques, tant la sécurité nous coûte cher.

Alors oui, le budget que vous nous présentez ce soir est conforme à votre politique : injuste, coûteux et à coup sûr inefficace. Quand on ne sait pas où l'on va, il est difficile d'y emmener les autres. Quand on subit l'actualité, difficile de se projeter. Quand on a un bilan désastreux, difficile de faire un monde honorable et de changer de politique.

Nous essaierons, tant bien que mal, durant les prochains jours de débat, si vous nous laissez débattre, de pallier les nombreuses carences de ce texte. Nous essaierons de l'améliorer pour que soit rendu aux Français leur argent, pour que soit rendu aux Français leur pays. Notre groupe est prêt aujourd'hui à une opposition constructive, prêt demain à une alternance salvatrice.

[Applaudissements]