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Pourquoi les Français rêvent de la campagne… Mais n’y vivent pas | French Informal Conversation 🇫🇷

French With Panache The Podcast42:17

Transcription

Bonjour tout le monde, bonjour à tous. J'espère que vous allez bien.

C'est l'un des derniers épisodes de cet hiver, pas de cet hiver mais plutôt du mois de décembre donc de l'année 2025. Je suis une nouvelle fois très heureux, très content d'être ici. Et en face de moi, il y a toujours la même personne violine. Salut.

Salut Nathan et salut tout le monde. Comment ça va en cette fin d'année 2025 ?

Ça va extrêmement bien, d'autant que il fait très beau aujourd'hui. Il est 11h du matin quand on enregistre cet épisode et il y a le soleil qui perce comme ça et qui passe à travers la fenêtre. Donc c'est plutôt agréable. Tout roule, tout va bien. Je sors d'un weekend avec des amis qui sont venus me voir à Marseille. On a bien profité. On a fait une rendeu, tu sais, dans le parc des des Calan que dont dont on a parlé dans le dernier épisode à propos de Marseille. Donc donc c'était un chouette moment. Et toi ?

Et ben moi, pendant ce temps, j'étais en weekend à Paris chez une amie pour voir un concert notamment et peut-être que vous l'entendez un petit peu à ma voix mais je suis revenue malade de ce weekend. J'avais la crève. Là, ça commence à aller un petit peu mieux. Donc, c'est aussi pour ça qu'on en qu'on enregistre cet épisode aujourd'hui. Tu as parlé de tes potes qui sont venus. Moi, je suis aussi allée à Paris voir une de mes amies et tous les deux pendant ces weekends, on a travaillé pour le podcast et pour YouTube.

Euh, c'est ça, c'est ça. Moi, j'ai enregistré un épisode bonus pour euh pour Patréon avec un un ami. C'était la première fois d'ailleurs qu'on faisait que je faisais ça, une discussion comme ça avec une autre personne que toi. C'est vrai que sur Patréon, on fait des épisodes aussi solo, où on est seul, où on parle seul, mais là, j'étais avec un copain. C'est un peu bizarre comme exercice, tu sais, de d'interviewer ou en tout cas de discuter, d'enregistrer un épisode avec un ami qui n'est pas prof de français mais qui est journaliste. Et donc voilà et on l'a enregistré, il est il a été partagé la semaine dernière. Donc aller l'écouter en plus c'est vraiment une discussion intéressante parce que c'est un journaliste et c'est un journaliste qui a vécu en Chine, qui a été correspondant pour des journaux français et francophones en Chine. Et ce qui est intéressant c'est qu'il était en Chine pendant la pandémie, pendant le Covid au tout début. Donc il raconte ça, on échange comme ça. On parle aussi de notre rencontre il y a quelques années. Donc allez-y, aller écouter. Vous savez que sur Patréon, on peut trouver des épisodes supplémentaires comme ça, bonus et c'est vraiment idéal pour écouter du français, parler et puis Zifan, mon ami, vraiment il parle comme un français aussi, il parle très vite. Donc il y a la transcription, tout ça, c'est génial foncé.

Et si vous aimez les conversations et on espère parce que vous aimez ce podcast, je vous conseille d'aller sur YouTube puisque vient de sortir sur YouTube la conversation entre moi et mon amie Méline. Et il y aura une version plus longue de cette conversation sur Patréon. Donc voilà, rejoignez-nous là-bas, on vous attend avec impatience. Elle est très chouette cette vidéo aussi.

Euh, tant qu'on tant qu'on y est Violen, on parle promo. On a aussi un compte Instagram qu'on alimente comme on dit hein euh depuis euh quelques jours. C'est assez nouveau, c'est tout neuf, mais allez-y, allez vous abonner tout simplement sur Instagram, c'est le nom French with Panache. Allez-y, abonnez-vous, on partage, on met de l'actualité, on vous tient au courant. Donc euh allez-y. Je pense que c'est bon Violen, on a fait le tour de notre petite minute promo. On peut commencer avec le sujet du jour qui nous a été euh inspiré de nos conversations évidemment avec euh nos amis. Je te laisse annoncer le sujet du jour. Vas-y.

On s'est dit en fait Violen, on va dire la vérité, que normalement au mois de décembre, on fait des sujets Noël, on parle de la fin de l'année, on parle des traditions, de nos repas et cetera et cetera. Mais on s'est dit que c'est peut-être trop classique, trop commun, qu'on a nous même personnellement, on va dire la vérité, on avait pas envie de parler de de ça. Et on s'est dit "Allez, on va faire un autre chose comme un petit débat, un petit match. C'est un sujet qu'on voulait faire depuis longtemps. On s'est dit pourquoi pas le faire maintenant. Ce débat en gros entre ville et village français. inspiré de nos conversations. Je l'ai je l'ai dit parce que voilà, à 30 ans autour de nous commence à se poser des questions. Est-ce qu'on devrait aller vivre dans des petits villages ? Est-ce que les grandes villes c'est encore fait pour nous ? Donc voilà, on a décidé de faire ce sujet, c'est comment de vivre en ville versus c'est comment de vivre dans un village en France.

Avant de rentrer dans le dans le vif du sujet, Nathan, une question pour nos auditeurs et s'il vous plaît, prenez le temps de nous répondre. Que vous habitiez en France ou à l'étranger, dites-nous précisément où vous habitez. Si c'est un tout petit village, on veut le nom. Si c'est le nom et la région, le département, je sais pas. Exactement. On veut tout savoir. Comme ça, on ira voir après sur Google image. Pareil si vous habitez dans une ville, évidemment, dites-le-nous en commentaire. Ça nous fera plaisir, non ?

Oui. Et d'ailleurs, on parle de la France mais même ailleurs dans les autres pays, hein. Moi, j'ai envie de savoir où précisément vous habitez. Je sais pas, aux États-Unis, en Australie, n'importe où. On nous écoute depuis je sais pas plus de 180 pays, donc on va pas tous les citer, mais voilà, un petit village isolé en Europe de l'Est, en Afrique, en Asie, en Amérique du Sud, voilà, dans sur tous les continents quoi. Moi, j'adore la géographie. Toi aussi. et on va aller euh checker ça quoi. Exactement.

Bon, Nathan, avant de lancer le débat, peut-être qu'on peut rappeler nous chacun où on a vécu au cours de au cours de notre jeune vie, j'ai envie de dire.

Ouais. Donc toi, est-ce que tu as déjà habité dans des villages en France ? Bah non, j'ai jamais habité dans des villages en France. Moi quand je suis née et où j'ai grandi jusqu'à mes 18 ans, c'était à côté de Lyon. Donc dans une toute petite ville de 10000 habitants, on considère pas que c'est un village parce que c'était très proche de Lyon. Donc en fait c'était dans la zone périphérique de Lyon, la zone urbaine. La zone urbaine de Lyon. On pouvait y aller en bus. Donc tu vois, c'est pas vraiment un village parce que c'est vrai que le village déjà, il y a moins d'habitants en général que que 10000 et c'est des zones qui sont plus reculées, plus isolées. Donc j'ai jamais vécu dans un village en France. Par contre, j'ai vécu dans un village en Espagne avec toi où est né d'ailleurs ce podcast. Donc c'était en Andalousie dans un tout petit village, mais là vraiment c'était un tout petit village mais pas en France. Mais pas en France. Et voilà, l'Andalousie, le village en Andalousie est ma seule expérience de vie en village. Oui. Et puis c'était vraiment pour un court séjour, c'était pour quelques semaines l'été, bah presque de mois. Donc ça permet quand même de voir un petit peu la vie sur place mais voilà.

Et toi ?

Moi en France euh comme toi, j'ai euh toujours habité, on va dire sur le long terme dans des villes, dans des petites villes plutôt, mais aussi dans des grandes villes hein. Marseille aujourd'hui est une grande ville. Grenoble aussi fait partie des plus grandes villes. Exen Provence, La Rochelle, petite ville, mais des villes à chaque fois. Par contre, c'est vrai que mon père a habité pendant une dizaine d'années dans un tout petit village à côté de Poitier. Donc on est dans l'ouest de la France et lui il habitait pas dans la ville de Poitier, il habitait à une vingtaine de minutes en voiture. Donc vraiment on était dans un tout petit village, il y avait moins de de 1000 habitants et euh et donc j'allais lui rendre visite, j'allais le voir parce que mes parents sont séparés étaient séparés et donc une une fois tous les 15 jours, j'allais passer un weekend. Donc j'ai l'impression d'avoir un peu vécu dans un village sans y avoir vécu vraiment. Et d'ailleurs, le le village est est assez drôle. C'est même pas le village, c'est un je crois qu'on dit un lieudi. Donc c'est encore plus petit, ça appartient à un village. C'est rattaché à un village. Mais c'est un lie qui s'appelait et Violen, ça te fait rire, château fromage. Tellement français, j'adore. Château fromage. Et donc il y avait je crois une trentaine de petites maisons enfin de maisons avec des jardins, pas mal de terrains. C'était près de la forêt. Donc donc voilà, j'ai connu un peu l'ambiance de de ces villages assez historiques. He château fromage, c'était le nom de la maison où habitait mon père. Une maison tout en pierre. C'était même en ruine. C'était comme un petit château en ruine et qu'il a rénové totalement. Retapé retapé comme on dit aussi. Et euh pour la petite histoire, la légende dit que au Moyen-Âge, on y faisait du du fromage, on y produisait du fromage de chèvre dans le château fromage. Alors c'est pas un grand château, mais il y a quand même des petites tours, tu vois. Donc ça fait penser à un à un petit château. Et la légende dit, "Mon père m'a toujours raconté ça quand j'étais jeune, que Jean Dark, il aurait déposé une pierre, en tout cas serait passé par là-bas. C'est la légende. Je n'ai jamais vérifié. Il faudrait qu'il y ait un historien qui me le confirme. Mais mais voilà, donc j'ai connu un petit peu ça.

Et puis toi, Violen, aussi, tu as quand même voyagé en France et donc tu as passé quelques jours dans des villages.

Bien sûr. Et puis quand même mes grands-parents habitaient, alors c'est pas vraiment un village mais c'est une station balnéaire en Bretagne et quand on venait les voir l'hiver il y avait 3000 habitants, 3500 habitants et c'était multiplié par 10 l'été, donc 35000 habitants. Mais l'hiver, c'était vraiment un un village. l'organisation était un peu différente du village mais quand même c'est il y avait pas beaucoup d'âmes qui vivent comme on dit quand on y allait l'hiver. Donc évidemment je sais à quoi ça ça ressemble et j'ai aussi des éléments de comparaison avec les pays étrangers parce que quand on va dans des pays étrangers on visite aussi des villages.

Et toi tu as habité dans un village en Roumanie aussi ?

J'ai habité alors pas un village, j'ai vraiment une ville. Sibiu. Ah oui, Sibiu c'est vraiment une ville, je sais plus combien mais en fait ce qui me fait rire c'est que chez les Français quand on vient de grande ville et toi c'est vrai que tu viens de Lyon et là on habite à Marseille et les gens qui aiment beaucoup les villes je trouve que dès que la ville fait 40000 habitants ou 60000 habitants on dit presque non mais c'est vrai c'est ça qui est marrant. On a l'impression que on va s'isoler queon va vivre dans un village. Mais non Sibius c'était vraiment une ville, une petite ville. Mais ouais, ma grand-mère par exemple, chez qui tu es allé et chez qui on va parfois, elle habite vraiment dans un village en France parce que on a regardé un peu Violen avant mais c'est quoi en fait un village ? C'est quoi la définition d'un village ? Et je crois que c'est moins de 2000 habitants un village français.

Bah alors en fait la définition, elle est pas tant sur le nombre d'habitants mais sur l'organisation je crois. Il faut que ça s'organise autour du d'une église ou d'une paroisse tu vois historiquement. Donc voilà, c'est dans des zones reculées assez centralisées autour de la place de l'église quoi. Pour le coup, ta grand-mère habite vraiment dans un village, quoi. Ouais, à côté de Toulouse. Elle a vraiment à une poignée de kilomètres de Toulouse. Mais c'est un village, il y a moins de 2000 habitants, il y a 1500 habitants. Et euh et voilà. Donc, on sent un peu l'atmosphère.

Toi, Violen, dis-moi vraiment ce que tu as sur le cœur. Qu'est-ce que tu penses d'un village ? Qu'est-ce que tu aimes par exemple ? Qu'est-ce que tu aimes moins ?

Alors, peut-être qu'on peut commencer par les choses positives en France. On parle bien des villages français, de la vibe français française. Alors, va falloir que j'organise ma ma pensée. Moi, ce que j'adore dans les villages français, c'est évidemment l'ambiance. C'est-à-dire que j'aime le fait que par exemple, nous quand on va dans des villages le weekend, tout s'organise autour d'une place, d'une seule et même place, tu vois. Donc tous les gens vont être à cette place à boire le café le samedi matin par exemple, tu vois ? Et souvent il y a un petit marché. Donc j'aime en fait que cette idée que tout s'organise autour du même place, tout le monde est là donc c'est cool tu vois. Tu peux voir des gens que tu connais. Bon nous on nite pas dans un village donc c'est pas notre notre cas. Mais eux, j'imagine que c'est comme ça. J'aime l'idée aussi que ils vont toujours chez les mêmes commerçants et voilà, les commerçants font vivre le village et et inversement. J'aime cette idée qu'on peut retrouver en ville aussi, mais c'est peut-être un peu moins facile de créer ce lien social. Et et j'aime l'histoire, j'aime l'architecture aussi évidemment des villages et j'aime qu'ils soient tous différents quasiment que tu sois dans le nord de la France ou dans le sud, ça va pas du tout être la même la même chose comme les villes finalement. Voilà comme les villes. Comme les villes mais je trouve que les villes quand même malheureusement et c'est pas le cas seulement en France mais les villes se ressemblent de plus en plus. Tu vois, les centresvillees se ressemblent de plus en plus et je trouve que dans le village, il y a il y a pas ça et il y a une petite particularité dans chaque village où tu vas. Voilà moi ce que j'aime dans les dans les villages, ce à quoi je pense là maintenant.

Toi, tu as quelque chose à ajouter j'ai l'impression.

Bah déjà ce que je dois dire c'est que c'est vrai qu'on a plus de 30 ans et c'est que c'est un sujet dont on parle assez régulièrement depuis quelques années. Moi, j'ai 34 ans. Depuis l'âge de 30 ans, à chaque fois que je vais dans un village, je me dis tiens, est-ce que je pourrais je pourrais y vivre ? Disons-le. On fait on fait que ça. À chaque fois qu'on va dans un village et on va même regarder les les agences immobilières, on regarde les annonces pour voir combien ça coûte et on s'imagine quand même, on s'imagine toujours un peu un peu vivre. Mais ça, on le fait partout. On le fait pas seulement dans les villages qu'on visite, on le fait aussi dans les dans les villes. Mais mais en tout cas, il y a pas que nous qui parlons de ça. Oui, c'est une vraie préoccupation. Moi, j'ai des amis aussi qui vivent à Paris par exemple et qui se posent la question de "Est-ce que je dois partir ? Est-ce que je dois déménager, aller vivre à la montagne dans un village aux quatre coins de France ?" Voilà. Et et c'est vrai qu'il y a il y a des vrais avantages. Euh l'un des premiers avantages, même s'il y a quelques exceptions, mais c'est les prix. Ce que j'aime aussi dans les villages, c'est que globalement dans 99 % des cas, si tu vas vivre dans un village par exemple, le prix de ta maison sera beaucoup moins cher. Donc tu as la capacité d'avoir une surface beaucoup plus grande, d'avoir un terrain comme on dit. Donc ça ça veut dire avoir de l'espace, avoir un jardin, avoir de la nature, des arbres. Moi quand je vais chez ma grand-mère, j'aime le fait de pouvoir ouvrir mes volets par exemple et de voir parce qu'elle a la chance d'avoir de l'espace quand même, de voir des arbres qui ont plus de 100 ans, qui sont centenaires comme on dit, des chaînes par exemple et de voir se lever de soleil ou se coucher de soleil magnifique sur les montagnes au loin, sur les Pyrénées par exemple. Ça c'est un truc que bah j'ai qu'à la campagne quand je vais chez ma grand-mère de pouvoir prendre mon café aussi sur la terrasse le matin. Et voilà, c'est vrai que ça je trouve que c'est hyper plaisant. Euh les prix euh globalement oui, c'est moins cher. Après ce que tu dis sur le fait d'avoir tu vois euh une place autour de laquelle les gens vont se réunissent, j'ai l'impression que c'est un peu pas un cliché mais ça me rappelle surtout moi l'Espagne. L'Espagne, je trouve que c'est vraiment comme ça, mais dans tellement de villages en France, c'est pas comme ça en fait. Même chez ma grand-mère, hein, son village où elle habite euh qui est pourtant assez vivant. C'est-à-dire qu'il y a des gens, des familles qui viennent acheter, qui viennent y vivre parce que c'est à côté de Toulouse. Bah euh c'est mort, il y a pas de commerce. Et en vrai, j'ai pas envie d'aller me promener dans ce village parce que il y a que des maisons et il y a zéro vie, quoi. Les gens ne se réunissent pas à la place principale du village, tu vois.

Mais c'est vrai que j'ai pas fait le distingo, enfin la distinction entre les villages comme celui de ta grand-mère qui, voilà est est mort, on peut le on peut le dire. et euh des villages qui sont euh vraiment centrés autour d'une place euh tu vois, il y en a beaucoup autour de Marseille, il y en a beaucoup dans le sud-est de la France, je pense notamment à Uses, à Lourd Marin euh euh voilà qui sont des villages qu'on a visité qui sont organisés comme ça et qui sont euh touristiques et qui font partie des plus beaux villages de France. Mais tu vois, je pense que c'est quand même minoritaire. Je sais pas ce que tu en penses.

Oui, je pense qu'il y a de plus en plus de villages qui sont qui sont morts et c'est vrai que j'ai pas fait l'indistinction. J'aurais dû j'aurais dû la faire. Mais en tout cas, moi, c'est ce que j'aime dans les villages qu'on visite et qui sont les villages peut-être les les plus touristiques et les moins reculés. Ouais. Autre chose que j'aime dans un village français, c'est les fêtes. Les fêtes locales que tu trouve moins dans les villes. Évidemment, moi j'ai en tête, tu vas me peut-être me donner ton avis, mais j'ai en tête une fête où je rêve d'aller. C'est vraiment une qui se trouve aussi pas très loin de Toulouse. Je sais pas exactement dans quel département, mais c'est l'été. C'est la fête de l'ail par exemple à l'autre. L'ail rose, je crois. Toi comme moi, on adore l'ail. Et je sais que au mois de juillet, au mois d'août, tous les ans, chaque année, il y a il y a cette fête là, une fête traditionnelle où on mange de l'ail, plein de plats à base d'ail. Euh donc ça c'est typique. Et puis on a dans plein de villages différents, tu vois la fête du cassoulet par exemple qui est typique aussi du sud-ouest. Ça c'est un truc incroyable, je pense à à faire. Ouais, il y a même autour de Marseille, je sais plus dans quel village, mais la fête du pois chiche. Ouais, c'est vraant. Euh mais c'est vrai qu'il y a une en fait dans les villages, il y a une mise en valeur souvent du patrimoine culturel qu'on retrouve peut-être moins dans les grandes ville parce que le euh l'identité va être plus diverse ou en tout cas plus euh fondue, tu vois, dans dans la masse. Alors que c'est vrai que dans les villages, on a cette mise en valeur du du patrimoine qui peut être très cool et qui permet aussi parfois de se reconnecter à des racines ou même de découvrir des choses qu'on a peut-être oublié, tu vois. Donc ouais, ça c'est très très cool et ça se retrouve aussi dans la gastronomie. Moi, j'adore aller au resto dans les village où ils mettent en valeur des produits locaux. Je trouve que c'est une énorme une énorme richesse. Ouais.

Et je pense que quand même tu as raison, je repense à ce que tu as dit, mais il y a quelque chose qui est indéniable qu'on ne peut pas nier. C'est vraiment que dans les villages, même si ça peut paraître un peu euh cliché ou ça peut-être vu comme un un poncif, mais ouais, dans les villages, les gens quand même se se connaissent un peu plus. Je pense que tout le monde se connaît. Je prends encore l'exemple de ma grand-mère, mais ma grand-mère est née dans un village où elle vit encore. Alors, elle est partie pendant une cinquantaine d'années ou 40 ans ou un peu plus à Paris. Elle est rentrée dans dans le village et elle a retrouvé ses amis d'enfance. Et c'est vrai que bah dans un petit village de 1500 habitants, les gens Ouais. se parlent, se se téléphonent, se recroisent. Je sais pas si c'est la même chose en ville. J'ai pas d'exemple, tu vois, comme ça en tête, mais forcément c'est un peu plus difficile. Et en France, voilà, on va Moi, ma grand-mère, elle a des amis voisine qui viennent lui apporter bah ce qu'elles ont cultivé dans dans leur jardin, tu vois. Des tomates l'été, des fraises, des prunes là au mois de enfin au mois de juillet, août, je sais plus, des figues au mois de septembre. Voilà, quand elle m'appelle, elle me raconte toujours ça et j'ai l'impression que ça ça n'existe que dans les villages.

Bah, ça me fait penser à mes à mes grands-parents. C'est vrai que quand même dans les village, il y a une comment on pourrait dire un peu une mise en ressource, une mise en commun pardon, des ressources. Et par exemple, mon grand-père était pêcheur, donc il pêchait des macros notamment qui est un tout petit poisson qui ressemble un petit peu à la à la sardine. Je ne sais pas comment ça se dit en anglais. Donc vous irez chercher sur sur Google à quoi ça ressemble. Et donc il pêchait des macros et euh il en pêchait tellement que bon il en congelait un petit peu, il en cuisinait un petit peu. Le reste il le donnait à ses copains, à ses voisins. Il donnait aussi beaucoup de haricot vert qui cultivait dans son potager. Et il y avait des voisins qui venaient, mais c'était même pas des voisins, c'était des amis, tu vois, du village qui venaient qui apportaient eux en échange presque, j'ai envie de dire, même s'il y avait pas, il fallait pas qu'il ait tout le temps un échange, mais qui apportait des œufs frais de leur de leur poule. Et c'est vrai qu'à Marseille, j'imagine pas qu'on puisse avoir ça dans dans l'immeuble. Tu vois, un poulailler déjà, ça me paraît, c'est sûr, compliqué, mais c'est vrai. Ma grand-mère, exactement pareil. On lui apporte des œufs, des œufs frais. qui sont délicieux, qui sont moins chers et qui viennent directement de l'affaire. Et ça c'est forcément le circuit court comme on dit. La proximité euh la proximité on l'a on l'a un peu plus, c'est normal dans un village. Et puis après, il y a les choses un peu basiques auxquelles tout le monde pense, c'est forcément la tranquillité, le calme, la gestion du stress qui est peut-être un peu plus facile, on va dire, quand on vit comme ça dans un village.

C'est vrai, Violen, je pense.

Totalement, totalement. Mais c'est aussi nous un des des arguments qui nous angoissent. Ouais. Parce qu'en fait je pense, mais peut-être que je me trompe et sûrement d'ailleurs, mais que presque pour vivre dans un village, il faut être bien avec soi-même. Il faut vraiment être très très bien avec soi-même, avec sa compagnie, avec le silence aussi que je crois que je l'ai déjà dit moi dans un épisode, je supporte extrêmement mal le silence. C'est très rare que je vive en silence total. C'est pas forcément bien mais bon pour l'instant c'est comme ça et je trouve que nous on l'avance souvent comme un argument qui pourrait nous angoisser d'avoir ce ce silence mais c'est vrai que moi quand j'étais en Bretagne encore cet été, c'est vrai que le le calme c'est ça s'achète pas en fait. Enfin, le calme, tu peux le trouver dans les villes. Par exemple, ton appartement peut être calme et ne pas être bruyant. Mais une fois que tu sors de chez toi et que tu es dans une ville, bah il y a du brout. Mais c'est vrai que c'est une tranquillité d'esprit, je trouve, quand tu es dans dans un village et euh et tu le sens direct d'ailleurs quand tu arrives de la ville.

Mais disons la vérité, Violen, tu me l'as déjà dit. Toi, l'idée de vivre dans un village, ça t'angoisse. C'est le c'est le mot vraiment.

Mais peut-être parce que je suis pas encore 100 % bien avec moi-même. Mais en fait, mais pourquoi alors ? Qu'est-ce qui t'angoisse dans dans l'idée de vivre dans un village ?

Alors, je vais dire des arguments qui je sais sont faux, enfin qui peuvent être contrés facilement, tu vois. Non, mais je suis sûre que plein de gens peuvent se reconnaître aussi dans ce que tu vas dire. Peut-être, peut-être, mais j'ai l'impression que dans un village, je me sentirais plus seule alors que c'est faux puisqu'on a dit que il y avait des liens sociaux qui pouvaient être plus faciles et cetera. Mais en fait, j'aime le fait quand je suis dans une ville de sortir et de voir du monde, de voir des gens différents, même si je leur parle pas, même si j'ai pas des liens d'amitié avec eux, j'aime ça. J'aime voir quand ça quand ça bouillonne un petit peu dans une ville. Et c'est aussi pour ça que j'aime Marseille. Et tu aurais tu aurais peur donc peut-être de t'ennuyer aussi ?

Ouais. Puis j'aime le le fait que je puisse aller me balader dans des endroits différents à chaque fois. C'est vrai que pour l'instant, je n'ai pas le permis. Et dans un village, j'aurais l'impression de tourner en rond parce que aussi dans un village, faut le dire, il faut la voiture pour tout. Ouais. Tu vois ? Et en fait, j'aurais peur d'être presque en h close. Il y a pas forcément de transport, donc j'ai pas le permis. Je fais quoi ? Je reste dans le village ? Ouais. Non, j'ai peur que ça m'angoisse. J'ai peur du silence. Encore une fois, ce qui est drôle, c'est que les avantages sont en même temps les inconvénients, les points positifs sont à la fois positif et et donc négatif. Tout ce qu'on adore peut vite nous faire chier. Je suis un peu vulgaire, nous emmerder. Quelques mots vulgaires, on nen dit pas beaucoup mais c'est utile parce qu'on le dit beaucoup c'est ces verbes là. Mais voilà, nous nous angoisser en tout cas et je suis un peu je partage ton avis. C'est vrai que le soir, je vais dire aussi autre chose, moi parfois quand je suis à la campagne dans un village un peu reculé, je peux avoir peur presque.

Toi aussi ?

Bah on s on comment on dit ? On s'entretient en plus tous les deux dans dans tout ça. On va venir euh entretenir notre angoisse mutuelle mais on a toujours peur de se faire assassiner. disons les choses. Non, mais en fait, disons les choses aussi, on aime bien regarder euh, tu sais, des documentaires euh pas policiers mais des émissions sur les faits divers, sur les crimes, parfois ça nous ça nous détend en même temps et puis ça nous intéresse aussi. Et à chaque fois quand on regarde ça le soir, tu vois, à la campagne ou chez ma grand-mère, il est 23h, il fait nuit, on voit le la campagne et les champs autour de chez elle, on s'imagine évidemment les pires scénarios. Donc c'est vrai que ça fait un peu plus flipper, ça fait plus peur de vivre à la campagne alors qu'il n'y a pas plus évidemment de crimes ou de problèmes là-bas quoi. C'est assez c'est assez drôle. C'est l'imaginaire.

Oui, on regarde surtout l'émission Fait entrer l'accusé disponible sur YouTube si vous êtes intéressé par le crime en France puisqu'il traite surtout des affaires en France. Et en plus, on aime bien regarder ce genre de documentaire à la campagne un peu pour se pour se faire peur. Et moi, j'ai toujours peur de l'inconnu qui tu sais qui toque contre ta fenêtre. Enfin, irrationnel. Mais c'est vrai qu'on a on a peur de ça. Puis j'ai peur des dans les villages parce que je sais que ça existe, ça existait de de l'époque de mes de mes grands-parents, des ragos, des gens qui parlent les uns sur les autres, des gens qui s'espionnent aussi parce que les gens ils voient toujours ce que tu fais dans ta maison à côté de de chez toi, tu vois, à côté de chez eux, pardon. [rires] Donc donc voilà, moi j'ai un peu peur de ça, de cette espèce de de bulle un peu de de potin et de ragot.

Ouais. Bah comme on on dit hein, dans un village tout se sait. C'est une un peu une expression comme ça qu'on sort et euh et là encore ma grand-mère, elle est au courant de tout tout de toute la vie du village, de tout ce qui s'y passe, du voisin et puis c'est vrai que les ragot quoi, on parle des autres, on parle des gens. Euh donc ça, je sais pas si c'est une question d'âge ou une question de lieu où on habite, mais moi qui aime bien l'anonymat, qui adore l'anonymat, ça ça me poserait problème aussi que en fait on puisse me reconnaître comme ça dans un village, qu'on puisse croiser toujours les mêmes personnes. C'est chouette d'un côté et en même temps ça peut prendre la tête quoi. Ça peut un peu nous déranger. Ouais. Si quelqu'un t'invite chez lui, tu peux pas mentir et dire que tu es pas dispo parce qu'après il va te croiser dans le dans le bar du village ou dans le village en train de te en train de te balader. Donc c'est vrai qu'on le dit souvent mais dans un village il faut pas avoir d'ennemis parce que ton ennemi, tu peux le croiser à chaque coin de rue complètement. Complètement. Heureusement je pense ne pas en avoir mais on sait jamais. Donc ça c'est un vrai point négatif.

C'est vrai que moi j'adore à chaque fois que je vais dans un village, on le dit Violen. On dit c'est agréable. on pourrait y vivre. Oh, c'est quand même bien de vivre dans un village. Et puis au bout de 2 tr jours, on a presque envie de partir et voilà, de se dire bah non, en fait, c'est très bien un weekend, c'est très bien une journée, allez, une semaine de vacances pour se ressourcer mais ensuite non, j'ai besoin aussi, par exemple, moi qui aime aller de temps en temps au cinéma, bah faut dire la vérité, dans beaucoup de villages, il y a pas de ciné dans la majorité des des villages d'ailleurs. Et puis faut dire aussi la réalité parce que on a une image je pense idéalisée des villages français comme étant des villages aussi vivants, touristiques, magnifique, sublime avec plein de choses qui s'y passent, du tourisme et cetera. Et puis en fait, comme on l'a dit un peu tout à l'heure, mais la réalité c'est que bah dans la plupart des villages, les services ferment, le coiffeur par exemple ferme, la boulangerie même ferme parfois euh tous les services quoi. La poste par exemple pour envoyer du courrier, il faut faire des kilomètres et des kilomètres. Il faut prendre comme tu l'as dit un peu toujours sa voiture. C'est ça aussi la réalité aujourd'hui. Bah de de vivre dans un village quoi. C'est ça. Il y a ces villages qui sont morts presque on peut dire parce que bah les jeunes sont partis notamment pour faire leurs études. Ensuite les personnes âgées bah meurent et donc il y a pas forcément des nouvelles personnes pour prendre le relais comme on dit. Donc d'un côté, il y a ces villages un peu morts et de l'autre il y a les villages ultra touristiques. Je pense notamment à Lourd Marin, mais il y en a plein d'autres. Lourd Marin où est enterré Albert Camu qui est pas très loin d'Ex en Provence. Exactement. Et en fait dans ces villages, bah il y a tellement de gens qui sont venus bah pour entreprendre, qui ont fait des galeries d'art, qui ont ouvert des restos et cetera, qu'il y a presque plus d'authenticité et on va être dans un village plus musé entre guillemets. Évidemment, ça reste hyper agréable he de visiter Lourin. Nous, on a on a visité, franchement, c'était très très cool. Mais je trouve que dans les villages ultra touristiques, il y a une perte d'authenticité et même si c'est très beau, même si c'est idéalisé, c'est pas vraiment une vie à la française ou c'est pas du tout un truc traditionnel, tu vois. C'est une niche, c'est une exception, c'est 0,01 % peut-être des vrais villages français, quoi.

C'est ça, c'est ça. Mais bon, il y a des gens qui vont venir visiter ces villages en pensant que c'est comme ça dans tous les villages de France. Non, pas du tout. Moi, je pense à ce concept. cette notion qui s'appelle la diagonale du vide et qui traverse la France et une sorte de bande, on va dire, qui traverse du nord-est au sud-ouest la France et c'est une donc une zone dans laquelle il y a pas grand-chose quoi. Il y a vraiment un manque de service. Il y a des zones rurales en fait, la campagne, des villages et cetera et il ne se passe malheureusement de moins en moins de choses. Je vais pas dire il se passe rien parce que ce serait méprisant mais voilà. Il y a de moins en moins de commerce, moins en moins de services et je l'ai beaucoup traversé. Tu sais quand on habitait à Grenoble, quand on étudiait à Grenoble,

Bah, j'allais à la Rochelle, donc d'ouest en est, et je traversais comme ça en voiture cette diagonale du vide. Et je traversais des villages, et et à chaque fois, je me disais : "Mais waouh, quelle angoisse quoi. Tous ces villages ont les volets fermés, il y a plus de bistro, il y a plus rien quoi, quasiment rien." Et c'était vraiment, ouais, c'était triste quoi. Je trouvais ça déprimant.

Ouais. Non, mais c'est oui, oui. Non, c'est triste parce qu'on s'entasse tous dans des villes alors qu'il y a plein d'espaces où on pourrait, on pourrait vivre. Mais bon, ça, c'est une utopie. Mais c'est vrai que c'est triste, et je me demande ce qui va se passer dans le futur pour ces villages, tu vois, parce que qu'est-ce qu'on va en faire de ces villages ?

Ouais. Après, c'est triste, mais à chaque fois, c'est bon. OK, il y a plein de zones où on pourrait vivre, mais est-ce que toi, tu irais vivre, tu vois ? Non, pas du tout. Mais aussi parce qu'il y a pas de service, il y a pas de transport. Donc évidemment, les gens, ils n'ont pas envie d'aller vivre là-bas parce qu'ils perdraient en confort de vie, même s'ils gagneraient du calme. Euh, bah, ils perdraient en, je sais pas, en praticité. Donc, c'est aussi un argument.

Juste petite mention, il y a eu après le Covid, je sais pas si tu te rappelles, un peu une mode, on peut dire, des néoruraux, c'est-à-dire de jeunes notamment qui quittaient les grandes villes parce qu'ils en avaient marre pour aller vivre dans des villages. On parlait donc à l'époque un peu d'exode urbain, c'est-à-dire des gens qui quittaient les grandes villes. Bah, sachez que c'est resté un mythe. Il y a beaucoup de gens qui ont essayé, mais qui sont revenus dans les grandes villes. Donc malheureusement, aujourd'hui, on ne peut pas parler de néoruraux ou de plus en plus de jeunes qui vont vivre dans des villages, même si ça a été une tendance expresse après le Covid.

Mais on les comprend. Moi, je les comprends totalement. Moi qui adore pourtant aller me mettre au vert, comme on dit, aller un petit peu dans la campagne. J'adore vraiment. Je suis pas quelqu'un forcément de la ville à 100 %, mais pour moi, aujourd'hui, à 34 ans, ce serait impossible honnêtement d'aller vivre à plein temps dans un village, alors même que je travaille avec un ordinateur, que je pourrais vivre partout. Mais voilà, il y a pas de travail.

Les trains aussi, les trains, c'est un vrai problème. On ferme des lignes de train. Violène, on a vécu en Roumanie, et en Roumanie, on avait un train qui s'arrêtait dans tous les petits villages et qui était très efficace. Enfin, efficace, qui était lent, on va dire, mais au moins, il s'arrêtait dans plein de petits villages. En France aujourd'hui, bah malheureusement, c'est de moins en moins le cas. On ferme des petites gares pour privilégier à chaque fois les grandes lignes, les grandes gares. Donc voilà, vivre dans un village pour que tu n'aies pas de train, pas de bus, que tu sois obligé à chaque fois de prendre ta voiture, c'est problématique.

Ouais. Et surtout que, je pense à l'Espagne en fait, parce que nous, on a vécu dans un village qui n'était pas du tout touristique, en Espagne. C'était un trou, honnêtement. Mais en fait, même les villages espagnols, même si ce sont des trous paumés, l'été, ils vont revivre un petit peu parce que tous les jeunes vont en vacances à le Poeblot, c'est ça, comme il disait. Donc au village, les jeunes viennent passer deux mois dans ce village, ils vont voir leurs grands-parents, ils retrouvent leurs amis d'enfance et cetera. Et je trouve qu'en France, il n'y a pas trop ce retour au village l'été. Bah parce que souvent les grands-parents, peut-être, ils sont dans des maisons de retraite, ils sont dans des Ehpad, tu vois, et les gens préfèrent juste partir en vacances ailleurs. Donc il n'y a pas cette vitalité l'été dans les villages paumés, et je trouve ça dommage aussi.

Ouais. Et puis, je sais qu'il y a beaucoup de médecins qui nous écoutent aussi. On n'a pas dit un mot sur ça, mais qui est au cœur aussi du problème de vivre dans un village. Pas juste y passer une semaine, c'est y vivre. Le problème du manque de médecin et donc la désertification médicale. Ça aussi, exactement. Et puis, on a fait un épisode dessus au tout début du podcast, donc allez l'écouter puisqu'on parle en détail de ce sujet. Mais ouais, il n'y a pas de médecin. Donc pour se faire soigner, il faut aller à des kilomètres. Et souvent, quand on arrive dans les villages, il y a écrit, par exemple, je vais penser, je vais parler de Matignon en Bretagne. Matignon recherche de médecins, facilité d'installation. C'est-à-dire qu'ils vont les aider à trouver un appartement, ils vont bien les payer, ils vont tout faire pour les attirer, mais malheureusement, ça ne suffit pas.

Voilà. Donc vivre à la campagne, ça veut dire devoir aller dans une grande ville, peut-être à 2 heures en voiture, et ça, ça pose des problèmes. J'ai même vu là récemment des médecins qui prenaient un avion, qui prenaient, je crois, un hélicoptère. Donc des médecins qui habitaient dans des grandes villes et qui prenaient une fois par semaine, tu sais, un avion, un hélicoptère, je crois, pour non, un petit avion, un jet privé même, pour aller faire des consultations dans des zones rurales, à la campagne, dans des coins de France totalement perdus. Voilà, dans des endroits où il manque cruellement de médecins, et ça, ça concerne presque, on va dire, toutes les campagnes, en dehors évidemment de la côte, qui est là plus touristique et qui séduit un peu plus et qui attire. Mais dans tout le reste du territoire, il n'y a pas de médecin.

Bref, j'ai un petit quiz pour toi.

Allez, avec plaisir. Moi aussi, j'ai noté quelques questions. Évidemment, on ne connaît pas les réponses. Donc je t'écoute. J'espère que je ne vais pas me ridiculiser.

Alors, il y a un village dans la Drôme qui s'appelle Rochefourchat. Est-ce que tu connais la particularité de ce village ? Et là, je vois à ton regard que tu me dis oui.

Oui, parce que j'ai aussi cherché des petits quiz avant l'épisode et je suis tombé sur la même question. Donc malheureusement, oui. La particularité, c'est qu'il y a un seul habitant.

C'est ça. C'est le plus petit village de France. Mais est-ce que c'est vraiment un seul habitant ?

Alors, il y a un habitant. Il y avait une habitante, et elle a été rejointe par deux autres personnes. Donc maintenant, il y a trois habitants. Donc voilà, c'est le village le moins peuplé de France. Rochefourchat, dans la Drôme. Et là, on peut le dire, les habitants se comptent sur les doigts de la main. Très bonne expression là, qui marche bien. On a lu le même article, ils sont trois.

Donc la Drôme, je sais que beaucoup de gens qui nous écoutent aussi connaissent ce département. Il est très populaire chez les touristes, notamment américains, je crois. En tout cas, j'avais une étudiante qui adorait la Drôme. C'est au nord du Mont Ventoux, pour vous donner un peu une image, et au sud de Lyon, on va dire. Voilà, dans le sud-est de la France.

Moi, j'ai une autre question, petit quiz, Violène. Alors, c'est, je trouve que c'est rigolo. Allez, est-ce que tu connais le village avec le nom le plus long ? C'est hyper dur parce que il est inconnu, ce village. Mais est-ce que tu peux imaginer peut-être le nombre de lettres, le village le plus long en France ?

Et c'est où en France ? Ah, c'est dans le nord-est de la France. Voilà, côté un peu Allemagne, mais pas vraiment, mais nord-est. C'est dans la Marne, le département.

Ah non, j'ai aucune idée. Est-ce qu'il y a plus de cinq syllabes ?

Non, mais c'est trop dur. Mais je trouvais ça drôle. Il y a 43 lettres et ça s'appelle Saint-Rémi-en-Busemont, Saint-Jeuneste-et-ilon. Voilà, 43 lettres, c'est très long, mais inconnu.

OK. Voilà. Et non, mais moi, j'ai terminé. Est-ce que tu as une question ? Parce qu'en fait, voilà, j'en avais deux, mais on avait la même tout à l'heure. Et peut-être une petite reco d'un village que tu aimes en France, deux trois villages, ou d'une zone peut-être où il y a des villages qui sont séduisants.

J'ai beaucoup aimé quand on, alors nous sommes allés à Lourmarin, pardon, mais donc on a trouvé que c'était extrêmement touristique, même en hors saison. Et juste à côté de Lourmarin, il y a un village qui était incroyable, qu'on a tous les deux adoré, je crois. J'ai zappé le nom, j'ai oublié le nom.

Ansouis.

Ansouis. A-N-S-O-U-I-S.

Ouais. Ansouis, ou Ansouis ?

Ansouis, je crois qu'on prononce le S. C'était un habitant du village de Lourmarin, où est enterré Albert Camus, qui nous avait recommandé d'aller à Ansouis, et pas Ansouis le pays, en Ansouis, à N S O I S. C'est ce que tu as dit, je crois. Bon, bref, vous vérifierez, mais c'est juste à côté, c'est beaucoup plus préservé, beaucoup plus tranquille. Bon, j'espère que vous n'allez pas tous y aller parce que du coup, on va un peu changer le rythme et l'ambiance de ce village. Mais ouais, plus sympa, plus calme, j'ai trouvé.

Ouais. Et puis moi, c'est vrai que les villages en France, il y en a dans chaque coin de France, mais moi, j'ai un peu un coup de cœur ou une affinité pour la Dordogne et le Lot, le département un peu au sud de la Dordogne, avec des très jolis villages du Moyen Âge, et qui sont hors saison vraiment très beaux, très agréables. Donc je dirais ça, la Dordogne. Mais je sais que nos amis notamment anglo-saxons adorent ce département et certains y vivent d'ailleurs. Donc voilà, je compte vraiment sur vous pour marquer le nom de votre village où vous habitez. Voilà, ça c'est important pour nous. Ça nous intéresse. Nous sommes curieux.

Humm, on conclut. Je crois qu'on peut conclure, Violène. Juste avec peut-être une phrase. Est-ce que toi, tu serais capable là d'aller vivre tout de suite et d'aller t'enterrer ? Verbe important, s'enterrer quelque part. Vous savez, on enterre des corps, par exemple, mais s'enterrer quelque part, cette image là, ce sens figuré, c'est vraiment d'aller un peu s'isoler quoi, dans une région du monde. Toi, est-ce que tu irais t'enterrer dans un village maintenant ?

Maintenant, non. Mais franchement, sur le long terme, ou en tout cas dans quelques temps, pourquoi pas, franchement. Avoir ce que la vie me réserve, mais à l'instanté, non.

Je partage ton avis. Peut-être qu'on aura un déclic dans quelques années, peut-être avant la quarantaine. C'est souvent à cette période-là qu'on prend ce type de décision. Mais pour le moment, je suis très bien à Marseille, et puis on vient de, on vient de s'y installer. On va quand même rester un petit moment. Ce qui ne veut pas dire qu'on n'aime pas les villages français. On a dépeint un tableau un peu sombre, mais pas du tout. On est fan, mais on essaie d'être partagé, d'être nuancé. Et puis nous, voilà, on parle vraiment en tant que Français d'aller y vivre, quoi, pas juste d'aller y passer quelques heures.

On vous laisse, on vous retrouve dans deux semaines pour un prochain épisode, ou avant si vous nous avez rejoint sur Patreon, où vous attend là-bas. À la prochaine.

[musique]

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