Transcription
Ventre gonflé et douleur : tout savoir sur le SIBO avec Christian [Musique]
Boyer : Bonjour à tous !
Bonjour Christian. Aujourd’hui, donc j’ai le plaisir de recevoir à nouveau Christian sur ma chaîne, qui va se présenter pour vous parler donc du SIBO. Qu’est-ce que c’est, le SIBO ? Bien sûr, on va vous expliquer. C’est une problématique digestive qui est extrêmement courante et qui est encore très mal connue, mal comprise, et qui suscite des erreurs parfois sur ce que peuvent faire les gens quand ils pensent avoir un SIBO. Et donc l’idée aussi, c’est de démêler un peu le vrai du faux sur le SIBO. Donc bonjour Christian, merci d’être présent sur ma chaîne.
Ravi ! Donc Christian, je te laisse te présenter si tu veux bien à nos auditeurs.
Alors, oui, je vais me présenter rapidement. Donc pour ceux qui me connaîtraient pas, donc moi du coup, je suis docteur en biologie de la santé et physiologie humaine, et notamment j’ai pas mal travaillé sur le microbiote, et puis aussi donc je suis praticien en santé fonctionnelle, et donc du coup je me suis formé notamment au SIBO avec une formation donc du docteur Nirla Jacobi, qui est une des spécialistes américaines du SIBO. Et voilà, donc je me suis pas mal formé aussi sur tout ce qui est problématique de microbiote, et c’est quelque chose qui m’intéresse beaucoup et que je vois aussi beaucoup dans mes consultations tous les jours avec mes patients.
Oui, merci. Euh, pour dire aussi que tu écris des articles, ça fait… tu es… tu… tu fais de la… tu faisais de la recherche, ou c’est fini ? Ou je… je crois que tu… tu étais chercheur à un moment donné, hein ?
Oui, effectivement, j’ai fait… enfin, j’ai fait de la recherche pendant quelques années, notamment… Aline… Sermaline… R… donc notamment durant mon doctorat, et puis après, ben j’ai un petit peu quitté ce… ce monde de la recherche pour m’occuper un petit peu plus justement directement, on va dire, des gens, avoir des consultations, avoir des patients et m’occuper de ces problématiques de microbiote et mettre justement mes acquis et mon approche scientifique, on va dire, directement en pratique. Et puis… et puis j’ai aussi continué en plus au niveau de la formation, puisque je fais aussi des… des formations, notamment sur le microbiote, sur le digestif, avec un organisme de formation qui s’appelle DFM formation, où je propose notamment une formation sur le… sur le SIBO.
Voilà, justement parce que ce qu’on va voir tout au long de cette vidéo, c’est justement cette approche plus branchée sur la science d’aujourd’hui sur le SIBO, parce qu’il y a encore beaucoup d’incompréhension et de fausses pistes sur le SIBO. Et toi, avec la formation que tu as justement, tu vas vraiment être branché sur tout ce qui se sait aujourd’hui et vraiment aller plus loin que ce qui peut être communément fait dans ce domaine.
Alors, pour nos auditeurs qui nous écoutent, on va bien sûr expliquer qu’est-ce que le SIBO, mais avant de vous expliquer qu’est-ce que c’est que le SIBO, je vais proposer à Christian de nous dire comment ça se manifeste, cette problématique digestive si courante, comment elle se manifeste dans la vie tous les jours pour les gens.
Alors, le SIBO, les symptômes principaux, euh, ça va être notamment tout ce qui est ballonnement, flatulence, trouble du transit, diarrhée et/ou constipation. On a aussi le fameux… voilà, le ventre gonflé. On a des personnes qui nous parlent, même les hommes, qui disent : « J’ai un ventre de femme enceinte ». C’est souvent d’ailleurs des… des réactions qui arrivent assez rapidement après les repas. Donc les gens qui vont se plaindre quand ils mangent sain, entre guillemets, voilà, des légumes, des fruits, des fibres, des FODMAPs, des jus fermentés, ciblées, et ils vont se mettre à ballonner très rapidement et avoir tout un tas de troubles, avoir des douleurs intestinales également, des nausées, des éructations, du reflux. Donc il y a pas mal de troubles digestifs, hein, dans le cadre du SIBO, mais aussi beaucoup de troubles également extra-digestifs.
Oui. Alors, les troubles extra-digestifs, par exemple, tu peux nous en citer quelques-uns ?
Alors oui, il y a… il y a beaucoup de personnes qui se plaignent notamment de… de ce qu’on appelle en anglais le « brain fog », donc c’est… c’est le brouillard mental, comme ça, cette sensation d’être complètement à l’ouest, d’… d’être fatigué intellectuellement, et aussi souvent des gens qui se plaignent de fatigue physique et des problèmes de peau, la rosacée par exemple, qui… qui est assez reliée avec le SIBO. Il peut y avoir aussi des… des problèmes de fibromyalgie, euh, ou d’autres… voilà, d’autres problématiques chez ces personnes.
Oui. Alors du coup, on pense que beaucoup de personnes peuvent se reconnaître là-dedans. Euh, on peut mentionner aussi que le SIBO, quand une personne a un SIBO, on va expliquer bien sûr ce que c’est, elle va, comme tu le dis, ballonner très rapidement après le repas, et parfois aussi… alors des… des personnes ont des gazes, d’ailleurs elle peut s’appeler, vulgairement parlant, la « maladie d’épée ». J’ai vu ça sur les internets, qui cherchent ça, parce qu’il y a des personnes qui vont ballonner vraiment beaucoup, mais d’autres personnes pas forcément. Il y a d’autres personnes qui vont ressentir comme des… des gargouillis, le ventre qui fait des bruits aussi, hein, ça fait partie aussi… ça digne…
Oui, c’est possible, hein. Il y a… il y a vraiment les… les… les personnes ressentent des symptômes différents, hein. Donc on a des symptômes courants, hein, comme… comme on a pu dire, comme les ballonnements, voilà, des gargouillis, des sensations de tiraillement, de gonflement, de distension abdominale. Enfin, c’est quand même des symptômes majeurs, hein. Après, il y a des gens qui en souffrent plus que d’autres, certains qui ont peu de douleur, d’autres beaucoup de douleur, d’autres qui ont des troubles de transit, d’autres qui n’en ont pas. Donc c’est… voilà, c’est chacun a un peu son SIBO et ses symptômes. En tout cas, bien évidemment que la majorité des symptômes sont… sont digestifs et peuvent être très très handicapants, très très handicapants. Certaines personnes vraiment sont vraiment embêtées dans leur vie quotidienne, au travail, avec les amis, etc. Et aussi le SIBO, donc c’est surtout après l’ingestion d’aliments qui sont riches en fibres qu’on a des problèmes.
Bon, alors, qu’est-ce que c’est le SIBO, Christian ?
Alors, le SIBO, en fait, c’est un acronyme anglais qui veut dire « small intestinal bacterial overgrowth ». Donc si je traduis en français, ça veut dire : pullulation bactérienne de l’intestin grêle. Et donc ça veut dire que, en fait, on a une présence excessive de bactéries dans cette zone-là, qui est l’intestin grêle. Euh… faut… voilà, pour rappeler les choses pour… pour les gens qui vont nous écouter, on… on a l’intestin grêle et le côlon. Le côlon, c’est une zone de fermentation, c’est normal d’avoir de la fermentation, c’est là où les fibres et ce qu’on n’a pas absorbé va être fermenté. On peut en avoir trop aussi, mais en tout cas, c’est normal de fermenter dans un côlon. Par contre, fermenter dans un intestin grêle, c’est pas normal, c’est un lieu d’absorption. Donc quand on a trop de bactéries, on va trop fermenter dans l’intestin grêle, et on va avoir tous ces symptômes-là qui sont très handicapants au niveau digestif.
Oui. Donc euh… « small intestinal », c’est l’intestin grêle, pullulation bactérienne dans l’intestin grêle, qui ne devrait pas être le lieu d’une pullulation bactérienne, d’où le fait que ça arrive assez rapidement après les repas et que ça gonfle à ce moment-là.
Alors justement, tu parles de pullulation bactérienne dans l’intestin grêle. Des personnes pensent que c’est les bactéries du côlon qui remontent dans l’intestin grêle.
Alors oui, c’est… c’est un peu, on va dire… alors c’est pas tout… tout à fait vrai. Pourquoi ? Parce que… il y a eu beaucoup d’études là depuis quelques années qui sont intéressées à savoir exactement comment cette problématique se… se déroulait, en fait. Et on a souvent dit : « Bah, c’est les bactéries effectivement du côlon qui remontent dans le grêle. » Et ça, c’est vraiment dans des cas assez rares, c’est quand il y a une problématique, notamment ce qu’on appelle la valvule iléo-cæcale. On a une petite séparation, comme une petite porte, qui sépare en fait l’intestin grêle du côlon, qui empêche justement ces bactéries du côlon de remonter. Mais des altérations de cette valve, en fait, c’est pas extrêmement courant, c’est un petit peu plus rare. En fait, on a compris qu’aujourd’hui le SIBO, c’était bien les bactéries résidentes dans l’intestin grêle qui se mettaient à pulluler parce qu’il y avait certains mécanismes qui, normalement, fonctionnent pour qu’il n’y ait pas cette pullulation. On a différents mécanismes. On a des sécrétions digestives, par exemple, la bile, les enzymes pancréatiques, l’acidité de l’estomac. Il y a plein de choses qui protègent, en fait, pour qu’il n’y ait pas une installation de bactéries dans l’intestin grêle. On a aussi ce qu’on appelle le complexe moteur migrant, qui est en fait la chasse d’eau, c’est comme la chasse d’eau des toilettes. Voilà, quand on… quand on veut évacuer, on appuie sur la chasse d’eau, là c’est pareil, notre intestin grêle va avoir une sorte de chasse d’eau qui met en place entre les repas pour vidanger le grêle. Et quand tous ces mécanismes fonctionnent bien, il ne peut pas y avoir normalement de SIBO. Par contre, lorsqu’il y a un dysfonctionnement de ces mécanismes, on peut avoir développement de cette pullulation.
Oui. Et alors le SIBO, pour ceux qui nous écoutent, ça… ça touche beaucoup de gens. Tu penses quels sont les chiffres qu’on a sur la prévalence du SIBO ?
On a… on a des chiffres annoncés qui pourraient atteindre, en fait, dans le monde, 200 millions de personnes, possiblement.
Et est-ce que le SIBO est considéré comme une maladie ?
Alors ça aussi, ça… c’est quelque chose… alors je vais répondre par non, ce n’est pas une maladie, mais je vais très vite expliquer pourquoi, et… et aussi de faire attention quand… quand on dit à quelqu’un qui souffre de ça que c’est pas une maladie. Alors, c’est pas… déjà parce que ce n’est pas une maladie qu’on… que c’est pas quelque chose qui est handicapant, ça c’est la première des choses. Et la seconde, c’est qu’en soi, ce n’est pas une maladie parce que ça a bien été décrit comme… en fait, les… les Américains, ils appellent ça donc un épiphénomène, c’est une sorte de condition qui se développe à cause d’une autre problématique, en fait. Donc ce n’est que la résultante d’un autre problème. Donc en soi, ce n’est pas une maladie. On dit souvent que c’est une maladie, mais non, ça doit pas être considéré tel quel. Ça doit être considéré comme un dysfonctionnement, comme une dysbiose, une rupture de cet équilibre microbien dans l’intestin grêle, qui est la résultante d’un autre problème.
Oui, mais l’OMS n’a pas comment… quand même légitimer ce… ce phénomène ?
Si si, ils l’ont… ils l’ont classé. Alors là, ils l’ont classé en fait dans ce qu’on appelle les… les… les classifications internationales des… des maladies en octobre 2023. Donc maintenant, le SIBO est reconnu en tant que… en tant que pathologie. Alors, c’est mis dans la classification des maladies parce qu’on n’a pas d’autres classifications, en fait, des… des épiphénomènes ou… ou des… des autres choses. Donc… mais c’est important, en fait, d’un point de vue médical que ça soit reconnu, du moins que ça… que ça soit acté dans ses classifications, en fait, de l’OMS, parce que voilà, c’est… c’est pas quelque chose qui est inventé, c’est une réelle entité, en fait. C’est là où est… où est l’importance. Par contre, après effectivement, quand… quand on connaît voilà ce que c’est que le SIBO, c’est bien d’expliquer aux gens voilà qu’ils doivent pas considérer ça comme une maladie, et comme un dysfonctionnement qui résulte des fois d’une maladie. D’ailleurs, on peut avoir un SIBO par… par exemple parce qu’on a une hypothyroïdie ou… ou une autre problématique. Souvent même… et justement, puisqu’on parle de syndrome… de maladie… du SIBO par rapport au syndrome de l’intestin irritable dont on a souvent parlé…
Alors, il y a un lien qui est clair entre les deux, ça on le sait, les études l’ont prouvé. En fait, quand on dit syndrome de l’intestin irritable, c’est un syndrome, donc en fait c’est juste une association de symptômes, mais derrière il y a bien quelque chose qui se cache. On n’a pas un syndrome de l’intestin irritable comme ça sans raison. Et donc il s’avère que le SIBO serait une cause majeure du syndrome de l’intestin irritable. On a des études qui montrent les chiffres qui… qui se rapprochent des réalités, ça serait qu’en fait entre 30 et 50 % des personnes qui ont le syndrome de l’intestin irritable auraient un SIBO, en fait.
Ah ouais ! Ah oui, d’accord. Et ils ne le savent pas parce que déjà leurs médecins peut-être ne connaissent pas vraiment le SIBO.
Voilà, voilà. OK. C’est parce qu’on va pas au-delà, en fait, c’est-à-dire que quand quelqu’un est classé syndrome de l’intestin irritable, on explique : « Voilà, vous avez pas de maladie grave, soit-disant, on n’a… vous avez pas de maladie de Crohn, pas… pas de rectocolite hémorragique, pas de maladie chronique inflammatoire intestinale, par exemple, on a rien vu à la coloscopie, donc c’est un intestin irritable, » et on s’arrête là, et on va pas chercher qu’est-ce qui cause cette problématique. Donc il y a… il y a quand même pas mal de gastro-entérologues qui vont dire justement à ces patients-là : « Arrêtez les FODMAPs. » Alors de toute façon, je vais pas trop te brancher sur ce sujet tout de suite parce que on va expliquer tout ça. Qu’est-ce que toi tu recommandes avec vraiment toute cette connaissance très précise du SIBO et de ses causes, et qu’est-ce qui peut être encore recommandé aujourd’hui ? Mais d’abord, je te laisse quand même nous expliquer le SIBO, s’il y a différentes… tu voulais aussi… tu expliques souvent les trois différents types de SIBO. Je trouve ça intéressant à connaître.
Oui. Alors, dans… dans… pour être au plus juste, je dirais les… les trois configurations, puisque… alors on a bien évidemment celui dont on parle plus, c’est le SIBO hydrogène. Donc c’est une pullulation de bactéries qui… qui… qui vont produire de l’hydrogène. Et derrière, en fait, cet hydrogène peut donner d’autres gaz, c’est-à-dire que certaines bactéries peuvent récupérer l’hydrogène pour faire de l’hydrogène sulfuré, et cet hydrogène peut aussi être récupéré par des micro-organismes qui ne sont pas des bactéries, mais qu’on appelle les archées, les archées méthanogènes, et elles vont faire du méthane. Donc en fait, on a SIBO hydrogène, SIBO hydrogène sulfuré, et on appelait avant SIBO méthane, mais maintenant depuis 2017, il y a un nouveau nom, c’est IMO, et c’est pour « intestinal methanogens overgrowth », ça veut dire pullulation d’archées méthanogènes. Donc on a ces trois configurations-là, en fait : hydrogène, hydrogène sulfuré et méthane. Dans les symptômes associés, il y a des gaz qui… alors la plupart du temps de SIBO, ça fait des gazes inodores quand on parle d’hydrogène, mais déjà avec H2S et méthane, on a… on sent plus odorant, je crois…
Alors, l’hydrogène n’est pas odorant et le méthane non plus. Le fait qu’on croit parfois que le méthane est odorant, c’est parce que notre… le gaz de ville qui est du méthane a une odeur, mais c’est parce qu’ils ont rajouté en fait un additif qu’on sache s’il y a une fuite de gaz. Mais sinon, ni l’hydrogène ni le méthane n’ont une odeur. C’est l’hydrogène sulfuré qui peut… voilà, avoir cette odeur d’œuf pourri, de souffre, voir plastique brûlé un peu des fois. Donc c’est vrai que les gens qui peuvent avoir un… un SIBO hydrogène sulfuré peuvent se plaindre, pas… pas tous, mais en tout cas, de… euh… voilà, de… de ces gazes qui a ces odeurs-là. Euh… alors après, dans les différences de symptômes, c’est vrai que c’est un peu compliqué parce qu’en plus on peut cumuler les configurations, ça il faut le savoir, hein. C’est pas parce qu’on a SIBO hydrogène qu’on peut pas avoir hydrogène sulfuré aussi. En tout cas, ce que les études ont montré et ce qu’on voit en pratique, c’est que les personnes qui sont positives au méthane, elles ont plutôt tendance vraiment à être constipées, des constipations des fois même qui peuvent être très très importantes. Les personnes qui sont positives à l’hydrogène sulfuré ont plutôt tendance à avoir des diarrhées, euh, et… et d’ailleurs des diarrhées impérieuses, hein, ça vient comme ça, on n’arrive pas à se retenir. Beaucoup plus de douleur intestinale aussi, de sensation d’inflammation dans le… dans le SIBO H2S. Et le SIBO hydrogène, on alterne un peu entre des gens qui sont constipés, diarrhées, voir… voilà, l’alternance des deux, euh… des symptômes qui changent un petit peu effectivement en fonction des configurations et qui peuvent nous orienter plutôt vers l’un ou plutôt vers le méthane.
OK. Et le méthane, c’est quelque chose aussi qu’on peut retrouver dans le côlon, dans la dysbiose du côlon ?
Bien sûr. En fait, c’est… c’est ces archées méthanogènes peuvent pulluler aussi bien dans l’intestin grêle que dans le côlon. C’est d’ailleurs pour ça qu’on parle plus de SIBO méthane, mais qu’on dit IMO, c’est pour dire qu’il y a une pullulation d’archées méthanogènes, on met plus cette notion d’endroit. Voilà, elles peuvent pulluler dans les deux endroits, autant dans… dans le grêle que dans le côlon.
OK. Alors avant de… de… de proposer un peu ta… ta vision de… de comment on peut faire pour s’en sortir, parce que aussi le message de cette vidéo c’était de dire que on peut s’en sortir. Il y a une grande croyance comme quoi on ne peut pas s’en sortir, parce que jusqu’à présent c’était mal compris et donc mal prise en charge. Et le grand message de Christian dans sa formation sur le SIBO qui s’adresse aux professionnels, c’est vraiment de dire : « Vous n’arriverez pas à vous sortir d’un SIBO si vous ne prenez pas en charge les causes. » Mais d’abord, bien sûr, pour les personnes qui souhaitent… alors quand on est non-médecin, on ne peut pas parler de diagnostic, mais il faut quand même à un moment, il y a des moyens de savoir si oui ou non on a un SIBO, et si on a un SIBO, lequel. Qu’est-ce que tu proposes pour ça, toi Christian ?
Alors, il y a le… on va dire que l’analyse qui… qui est faite de manière courante et… et qui est assez simple, non invasive, etc., et qui… qui est disponible dans plusieurs hôpitaux ou même à domicile via des laboratoires, on peut faire ces tests-là à domicile, c’est le fameux test respiratoire. Donc c’est très simple comme principe, on avale un sucre qui est soit du glucose, soit du lactulose, pas du lactose, attention, lactulose, faut pas confondre. Et donc on avale ce sucre-là, en fait, et on va mesurer derrière les gaz qui vont être émis. Ces sucres vont être fermentés par les bactéries. Alors, s’il y a des bactéries dans l’intestin grêle, on va voir des montées de gaz assez rapides. Si on n’a pas, on verra soit des montées de gaz très tardives, euh, dans le cas par exemple du lactulose, euh, on verra des montées de gaz qui arriveront très tardivement, qui seront plus un… un signe de fermentation colique et pas au niveau du grêle. Donc ce test respiratoire, il est… il est assez simple à réaliser, on va dire sur le principe, hein. Alors il y a quand même pas mal de choses à savoir, il y a des régimes, il y a un régime strict à suivre avant, il y a plein de consignes, mais sinon le principe est assez simple, il suffit d’avaler voilà un sucre, de souffler toutes les 20 minutes dans des tubes pour récupérer les gaz, on analyse derrière les gaz, on a des courbes et on peut mesurer l’hydrogène, le méthane. Alors, l’hydrogène sulfuré, on le fait pas encore en France en routine, hein. On le fait aux États-Unis, en Australie, ça va venir dans pas si longtemps que ça, d’ici peut-être un ou deux ans, on pourra le faire en France. En tout cas, on a cette analyse-là, le test respiratoire, qui est l’analyse de base. Après, on parle un petit peu, tu sais, des analyses de microbiote. Alors les analyses de microbiote, il faut faire attention, c’est des analyses qui regardent ce qui se passe dans le microbiote des selles, qui est un reflet du microbiote du côlon. Donc là, les gens vont se dire : « Mais si le problème est dans l’intestin grêle, comment avec l’analyse du microbiote on va savoir ce qui se passe là-dedans ? » Ben on a quand même des études qui nous montrent que les gens qui excrètent du méthane dans les expirés, on retrouve souvent dans leurs selles la présence de ces archées méthanogènes.
Ouais. Donc parfois on peut grâce à l’analyse du microbiote, par exemple, euh… dire à la personne : « Ah ben vous avez beaucoup d’archées méthanogènes dans votre microbiote, vous avez sûrement un IMO. »
Ouais, mais ça… ça nous dit pas si elle a de l’hydrogène ou du H2S, en fait, dans l’intestin grêle. Par contre, pour l’hydrogène, on ne sait pas… pour le H2S, il s’avère aussi que des études ont montré que les personnes qui émettent du H2S, euh, dans les tests respiratoires, on retrouve aussi ces bactéries productrices de H2S, par exemple des *Sulfurovibrio* *bilophya*, et on les retrouve aussi régulièrement dans les analyses microbiotes des selles. Alors une analyse microbiote ne remplace pas le test respiratoire, mais en tout cas des fois on… voilà, ça peut quand même être utile, ces analyses microbiote pour la configuration méthane et la configuration hydrogène sulfuré. Pour le SIBO, on sait pas bien détecter des choses via le… via les selles, on n’a pas de profil particulier.
Ouais. Alors, dans tous les cas, même cette vidéo, elle vise à sensibiliser. Donc pour vous qui nous écoutez, qu’est-ce que ça peut être vos troubles digestifs, prendre connaissance de que le SIBO existe, vous mettre sur cette piste-là, mais en aucun cas on peut vous donner toutes les solutions ici. Pourquoi ? Parce que rien que le test, si vous voulez le faire vous, hein, vous pouvez commander un test respiratoire, « breath test », à la maison, etc. Mais alors, l’interprétation de ces tests-là peut souvent être erronée, parce que une histoire de temps. Si c’est dans l’intestin grêle, ça doit arriver avant 2 h ou 2 h 15, selon si la digestion est lente, c’est ce que tu expliques, Christian. Je vais te laisser bien sûr continuer, mais si la… l’hydrogène… voilà, c’est surtout l’hydrogène qui arrive à 2 h 45, admettons, on est plus sur un… sur un SIBO, hein ? C’est ça, Christian ? Donc c’est complexe quand même à interpréter, ce test respiratoire.
Alors effectivement, ce test respiratoire, c’est complexe à interpréter parce qu’il y a de nombreux critères. Il y a… il y a des critères… voilà, qui viennent de consensus nord-américain, des critères plutôt de consensus européens, donc il faut connaître un petit peu comment ça fonctionne. Et en fait, dans l’analyse, déjà, ça dépend du substrat, on… j’essaie de simplifier, c’est pas pareil avec le glucose, avec le lactulose. Mais le lactulose qui est un sucre qui n’est pas absorbé va passer dans le côlon. Donc effectivement, il faut savoir que ce sucre, à un moment donné, passera dans le côlon, on aura des gaz qui seront émis. Donc c’est bien important de regarder ce qu’on appelle la cinétique et de regarder… à quel moment on a la montée d’hydrogène. Si cette montée d’hydrogène se fait par exemple à 60–80 minutes, là on peut se dire : « OK, le substrat est sûrement dans le côlon. » Donc ça veut dire que là, il y a des bactéries… pardon, le substrat est dans l’intestin grêle à 60–80 minutes, on est quasiment sûr que c’est l’intestin grêle. C’est quand on atteint 120 minutes et au-delà où on peut se dire : « Là, on est plus sur des fermentations du côlon. » Donc c’est très important de regarder le temps, parce qu’à un moment donné ça peut être des fermentations du côlon plutôt, et alors qu’à un autre moment ça peut être plutôt des fermentations de l’intestin grêle. Donc c’est super important de bien savoir analyser le test au temps qu’il faut et d’être formé sur l’interprétation. C’est vraiment quelque chose sur lequel il faut être formé.
D’accord. C’est ce que tu proposes justement aux praticiens, c’est de monter en compétence là-dessus. Et alors du coup, quelles sont les erreurs qui peuvent être commises dans le… dans le traitement, c’est-à-dire qu’est-ce qui est proposé habituellement pour gérer un SIBO, et qu’est-ce que toi tu proposes de faire, c’est dans les grandes lignes, bien sûr ?
Ouais. Alors, on va dire la problématique du traitement du… du… du… du SIBO qui… qui est faite habituellement, particulièrement dans le domaine médical, c’est que on ne s’intéresse, entre guillemets, qu’au fait qu’il y a trop de bactéries. Donc on cherche déjà juste à les éradiquer. Donc on a… effectivement, on distribue souvent aux gens un régime sans FODMAPs, entre guillemets, voilà une liste en disant : « Bah puisque vous avez des bactéries en excès, il faut que vous enleviez ce qui peut les faire fermenter pour agir sur les symptômes, » hein, c’est uniquement ça. Donc du coup, on dit aux gens : « Ben arrêtez de manger des FODMAPs. » OK. Euh… normalement pas sur le long terme… excuse-moi Christian, je sais qu’il y a des personnes qui vont nous demander qu’est-ce que c’est les FODMAPs. Juste une petite explication rapide parce que tout le monde ne connaît pas.
Alors, les FODMAPs sont des… des sucres fermentescibles, ciblés qu’on retrouve dans… dans… dans les aliments, particulièrement dans les fruits et les légumes, hein. Ça peut être… voilà, dans… dans les lentilles par exemple, on trouve des… des GOS, des galactooligosaccharides, le lactose est aussi un… un FODMAP. Et donc du coup, tous ces sucres fermentescibles qu’on retrouve dans l’alimentation, particulièrement dans les… dans les fruits et les légumes, hein, c’est particulièrement là où il y en a. Il y en a pas dans la viande, par exemple, euh, ni dans l’huile, dans les… dans les lipides, dans les céréales et les légumineuses… céréales…
Ouais, également. Ouais, céréales, légumineuses, dans le blé par exemple, il y a des fructanes, donc des fois des gens tolèrent pas le blé, c’est pas à cause du gluten, c’est à cause des… des fructanes du blé qui sont des FODMAPs.
Et donc du coup, ben, de manière assez logique, euh, on va dire, on va dire aux gens de diminuer ce qui pourrait augmenter les fermentations bactériennes. Donc, dans le cas du SIBO, non seulement on a des problèmes avec les FODMAPs, les sucres fermentescibles, mais souvent aussi, des fois, on a des problèmes avec les amidons. Donc, même des fois, il y a des gens qui, euh, avec tout ce qui est même sucre, tout ce qui est amidon, pommes de terre, des fois même riz, il y a des gens qui qui qui ballonnent avec les amidons. Donc c’est bien au-delà de juste les FODMAPs, en fait. Aussi, il y a des gens qui vraiment réagissent à à peu près tout, et ils sont bien que s’ils mangent de la viande et et du poisson, quoi.
Donc la première problématique, c’est de de de distribuer ça aux gens. On on avait parlé sur notre vidéo de faire attention, voilà, sur ces régimes sans FODMAPs qui sont faits à long terme, à très très long terme. On dit aux gens : « Mais arrêtez de manger les FODMAPs, ça ira mieux. » Non, c’est symptomatique uniquement. Non, parce qu’en plus, une fois qu’souvent ce qui est proposé par les gastro-entérologues, on peut le dire, parce que le SIBO étant en train d’arriver en France dans la connaissance, c’est encore très très mal connu. Il y a quand même pas mal maintenant de gastro-entérologues qui connaissent. Donc, ils vont dire aux gens : « Arrêtez les FODMAPs. » Donc, il leur donne la liste : lentilles, pois chiches, tel fruit, tel légume, l’ail, l’oignon, et cetera, le blé. Mais il souvent, alors j’ai vu beaucoup passer ça, il y en a plein qui ne donnent même pas d’antibiotiques. Alors, il y en a qui donnent des antibiotiques, je parle des médecins, mais il y en a qui donnent même pas d’antibiotiques, il leur disent juste d’arrêter les FODMAPs. Donc là, personne ne se sent mieux. Mais comme on a fait, on vous renvoie la vidéo qu’on avait faite ensemble, je mettrai le lien en description, parce que les FODMAPs, ce sont des aliments qui sont extrêmement bons pour le microbiote. Donc Christian nous expliqua la dernière fois dans l’autre vidéo que ben c’était vraiment dommage d’enlever ces aliments-là sur du long terme, et surtout le problème, c’est que les gens, quand ils les réintroduisent après, bah les problèmes sont toujours là, c’est pas parti, parce qu’on a pas réglé le problème. Je te laisse la parole Christian, c’est ça. Et puis, comme tu disais souvent, ben il y a le enfin le traitement du SIBO reste très archaïque, on va dire, et basique, c’est-à-dire on va dire aux gens : « Réduisez les FODMAPs. » OK. Et en plus, ben on ajoute des fois effectivement une antibiothérapie.
Alors, sur le principe, on peut se dire : « C’est logique, il y a trop de bactéries, il faut les réduire. » Donc, ben l’antibiotique, ça peut être une alternative ou une solution, on pourrait se dire ça sur le principe, alors qu’on soit pour ou contre les antibiotiques. Ils peuvent ils peuvent fonctionner effectivement, Paris qu’il y a des études qui montrent qu’il a certains antibiotiques qui sont certains plus recommandés que d’autres d’ailleurs, mais que certains antibiotiques sont efficaces pour réduire cette pullulation bactérienne. Mais le problème, et je reviens toujours, j’essaie d’expliquer aux gens, et j’aime beaucoup cette image, tu sais, c’est l’image de euh il y a une flaque d’eau dans notre salon, donc voilà, et il y a un trou dans le toit. Et donc du coup, les antibiotiques, c’est la serpillière. Donc, on va ramasser la, on va essuyer la flaque d’eau, sauf que si on ne s’occupe pas de réparer la toiture et le trou dans le toit, la prochaine pluie, il y a de nouveau la flaque d’eau, et on peut pas passer la serpillière tous les quatre matins, et on peut pas être sous antibiotiques constamment. Euh, et donc c’est là où est le problème, c’est que si derrière, en plus de l’antibiothérapie éventuellement, on ne s’attache pas à comprendre d’où vient le problème, les rechutes, il va en avoir quasiment systématiquement. Et souvent, c’est ça le plus gros problème dans le SIBO, c’est des fois même pas des gens qui ne trouvent pas quelque chose d’efficace, que ça soit en naturel ou en allopathie avec des antibiotiques, c’est qu’en fait, ils prennent un traitement ou un protocole, et ils vont mieux, mais tout de suite après, des fois quelques semaines ou quelques mois après, c’est revenu, et ils sont désespérés parce que : « Comment ça se fait ? Ça allait mieux, maintenant ça revient ? » Ben ça vient parce que les causes du problème, les dysfonctionnements, n’ont pas été résolus.
Alors du coup, ces causes, de quoi il s’agit ? Alors, il y en a, il y en a beaucoup, hein, il y en a beaucoup beaucoup identifié dans les causes du SIBO. Alors, il y en a une qu’il faut vraiment retenir, et c’est c’est quand même une des causes principales des SIBO, c’est toute on va dire probl toute problématique qui est liée au fameux complexe moteur migrant, cette chasse d’eau. C’est c’est comme nos toilettes, c’est la chasse qui fonctionne plus. Ben ah, c’est l’engorgement, là, c’est pareil, notre intestin, notre intestin grêle, si le complexe moteur migrant est altéré pour une raison ou une autre, et ben c’est c’est non seulement ça va être la cause du SIBO, mais très difficile à s’en défaire. Alors, petite explication rapide sur le complexe moteur migrant, CMM, qu’est-ce que c’est ? Leur chasse d’eau, mais c’est un truc qui fait avancer, je crois qu’il fait transiter, hein, c’est un c’est quoi ? Alors, ce sont en fait le quand on parle de complexe moteur migrant, c’est des ondes de contraction, en fait, euh qui sont euh envoyées de manière rythmique entre les repas. Donc, entre les repas, ben alors c’est pour ça aussi qu’il faut pas grignoter, parce que si quelqu’un mange euh toutes les deux heures, et mange, voilà, normalement il faudrait laisser quatre heures entre chaque repas au minimum pour que ce CMM puisse bien s’activer, parce que si on a toujours des aliments euh dans la bouche et dans l’estomac et et dans le tube digestif, ça va pas bien s’activer. Donc ça, c’est la première des choses : si vous voulez prendre soin de votre complexe moteur migrant, arrêtez de grignoter, faites vos trois repas par jour, et c’est tout. Le jeûne intermittent peut être intéressant, euh, c’est-à-dire prolonger la phase de jeûne pour mieux activer ce CMM. Donc, dans les cas des troubles digestifs, il y a des gens qui se sentent beaucoup mieux en sautant par exemple le repas du soir, ils se lèvent mieux le matin, ils sont moins gonflés du ventre, voilà, ils se sentent mieux. Et en tout cas, voilà, ce CMM, c’est vraiment des ondes qui interviennent entre les repas pour vidanger cet intestin grêle, ça va pousser tous les résidus alimentaires et les bactéries dans le côlon, là où on veut qu’elles soient. Et donc toute altération de son fonctionnement peut être, comme j’ai dit, une cause de SIBO. Et on sait que une des premières causes de SIBO, c’est l’intoxication alimentaire, d’accord, la fameuse tourista. Mais on peut avoir l’intoxication alimentaire, voilà, on a mangé quelque chose de pas frais dans un restaurant, dans un fast-food, en France, pas besoin de partir à l’étranger. Mais en tout cas, on sait qu’il y a une cause infectieuse à certains SIBO. Donc des personnes vont avoir une intoxication alimentaire, certaines bactéries produisent une toxine, on appelle CDT, d’accord, c’est une toxine. Le corps essaie de neutraliser avec des anticorps, sauf que des fois, bah il y a une petite erreur, et ben c’est c’est comme, alors c’est pas une maladie auto-immune, mais c’est comme une réaction auto-immune, et le corps va produire un autre type d’anticorps qui ne va plus s’attaquer à la toxine bactérienne, à l’ennemi, et qui va s’attaquer au soi, et va s’attaquer à une protéine qu’on appelle la vinculine, qu’on retrouve au niveau du système euh nerveux de l’intestin, et notamment euh ben ce CMM-là va être perturbé s’il y a des anticorps anti-vinculines qui viennent altérer cette protéine-là. On a derrière un CMM qui fonctionne moins bien, donc il y a un lien entre intoxication alimentaire, anticorps anti-vinculine, dysfonctionnement du CMM et SIBO, par exemple. Ouais, c’est super intéressant ça, c’est vraiment quelque chose de novateur, parce que je je j’en avais pas entendu parler jusqu’à présent de de de cette histoire d’anticorps suite à une tourista. C’est vraiment à la pointe de ce qu’on peut comprendre. Et et donc c’est la tourista, voilà, on on a eu une intoxication alimentaire, et dans les quelques jours voire les quelques semaines qui suivent, on peut avoir des signes du genre, voilà, ballonnement, on tolère plus rien, diarrhée, gaz. Ça, tu l’as vu hein dans tes consultations, des gens ça ça arrive plus ou moins rapidement. Il y a des gens, ils ont eu leur intoxication alimentaire, ils ont pas été bien pendant quelques jours, et puis voilà, ils se remettent, il y a plus de souci. Et des fois, trois, quatre semaines après, ils sentent que il y a un truc qui revient. Alors ils disent : « J’ai repris, j’ai rechopé une infection alimentaire. » Pas nécessairement, mais il y a des gens, c’est quelques mois après, en fait, c’est que bah leur CMM commence à moins bien fonctionner, et puis on va dire qu’il y a d’autres choses qui se rajoutent, ils ont du stress, beaucoup de stress au travail, un événement un peu particulier, il commence à moins bien manger, enfin voilà, il y a d’autres petites facteurs qui qui qui se rajoutent. Et le fait déjà que le CMM ne fonctionnait pas bien, et qu’il y a d’autres choses qui se rajoutent, ben ça fait que la personne développe un SIBO. Ouais, OK.
Dans les causes aussi, enfin moi je je je j’insiste beaucoup dans mes accompagnements sur la capacité digestive. Donc, alors déjà, bien sûr, celle qui est souvent oubliée, c’est là, hein, dans la bouche, la mastication, avec les enzymes de la salive, action mécanique et chimique. Donc ça, c’est quasiment tout le temps oublié, j’en parle souvent dans mes vidéos, de réapprendre à à manger lentement. Et après, dans l’estomac, tu le mentionnais tout à l’heure avec cette production d’acide gastrique, j’en ai aussi parlé pas mal souvent dans les dans d’autres vidéos, l’excrétion biliaire, les enzymes pancréatiques, tout ça, ça va faire un cocktail de digestion, et si c’est pas bien là, c’est pas performant, et du coup, bah on a un bol alimentaire qui stagne et qui va fermenter un petit peu, grosso modo, c’est ça, parce que ben pour prendre l’exemple de l’acidité, quelqu’un qui manque d’acidité, il a plus une bonne stérilisation du bol alimentaire, il a une mauvaise digestion également, et ça derrière, ça peut augmenter les risques de développer un SIBO. On a un lien par exemple avec la prise des IPP, inhibiteurs des pompes à protons, qui sont des antiacides, on coupe complètement l’acidité, il y a un lien, des publications qui ont montré un lien entre prise d’IPP à moyen, long terme, des fois même au bout de quelques mois, on a déjà une augmentation des risques d’avoir un SIBO, en fait. Donc, couper l’acidité, ça peut être problématique. Donc il a même, voilà, il y a du coup, il y a même des médicaments qui peuvent provoquer le SIBO, et les IPP, c’est c’est un exemple. Après effectivement, si on a des problèmes biliaires, on a voilà, une bile qui est de mauvaise qualité, qui s’évacue mal, on a un manque de bile, ça, plus d’autres facteurs, ça peut aussi participer, en fait, au développement d’un d’un SIBO, parce que toutes ces sécrétions digestives, non seulement elles aident à la digestion, mais en plus elles ont un effet, on dit ça bactériostatique, c’est-à-dire que elles vont elles vont aussi avoir un effet sur les bactéries, elles vont digérer les bactéries, en quelque sorte, parce que si ça digère nos aliments, ça digère aussi les membranes des bactéries, et cetera. Donc il y a vraiment un effet assainissant de ces sécrétions digestives, elles sont très importantes, non seulement pour la digestion, mais aussi pour assainir le tube digestif. Ouais, d’accord. Euh, tu parlais aussi donc dans dans les causes, alors on peut mentionner rapidement, alors l’hypothyroïdie. Alors il y a l’hypothyroïdie médicale à diagnostiquer, mais il y a aussi la faiblesse thyroïdienne. Oui, bien évidemment, il y a des il y a une publication italienne là qui est très intéressante qui était sortie et qui avait montré que ben ils avaient sélectionné des hypothyroïdiens qui avaient des troubles digestifs, et la moitié avait en fait un SIBO, avait conclu l’étude. Alors effectivement, on a on a un lien entre l’hypothyroïdie et le SIBO, que ce soit une hypothyroïdie diagnostiquée par un problème au niveau de la TSH, ou des gens qui ont des faiblesses thyroïdiennes et qui ont quand même des des symptômes, en fait. Et donc le le lien, il est assez simple à comprendre, c’est parce que quand on est en hypothyroïdie, ça va impacter nos sécrétions digestives, l’acidité, la bile, même les enzymes pancréatiques. Donc on affecte tout ça, et en plus, le fait d’être en hypothyroïdie va affecter le complexe moteur migrant. Donc on comprend bien le lien entre cette hypothyroïdie ou ou ralentissement de la fonction thyroïdienne et le SIBO. Et en plus, euh, parce que juste je voulais pas tout à l’heure t’interrompre, le CMM versus le péristaltisme, c’est souvent confondu, mais tu m’avais dit que ce n’est pas la même chose, et quand on est constipé euh pardon, quand on est hypothyroïdien, on est aussi constipé par rapport au péristaltisme. Donc le méthane aussi, ben ah, je te laisse voir qu’est-ce que c’est la différence entre le CMM et le péristaltisme.
Alors c’est très intéressant et important aussi de comprendre la différence entre les deux, parce que il y a des gens qui euh en fait pensent que bah s’ils sont constipés, c’est que leur CMM ne fonctionne pas bien. Alors le CMM n’a rien à voir avec le fait d’être en diarrhée ou être constipé. On peut avoir un CMM qui ne fonctionne pas et être en diarrhée ou être constipé, en fait. Le CMM, c’est vraiment les ondes de nettoyage qui interviennent entre les repas, alors que le péristaltisme, ce sont là des ondes de contraction qui font avancer les aliments, le bol alimentaire, on appelle ça. Donc l’hypothyroïdie, c’est double peine, ça ralentit le péristaltisme, donc on est constipé, tout est au ralenti, et en plus ça affecte le CMM, ça affecte les deux, en fait. On le sait de la même façon que ben le stress ou un cortisol trop haut, par exemple, peut aussi affecter le CMM. Donc le stress chronique coupe le fonctionnement du CMM. Donc voilà pourquoi aussi lien sur le long terme, c’est mauvais. Stress chronique perturbe le microbiote, perturbe aussi les sécrétions, l’acide, les les enzymes, et cetera, et en plus ça perturbe le CMM. Ouais, voilà, c’est ça aussi. Et puis via aussi le système nerveux, le nerf vague, et cetera, il y a plein de toutes ces causes, en fait, qui peuvent y avoir là. Et donc du coup, alors est-ce que tu voudrais nous faire un peu un une synthèse de toi, par exemple, si tu as un patient qui vient te voir avec tous ces troubles, qu’est-ce que tu lui proposes ? Qu’est-ce que c’est en gros la méthode que tu apprends aux praticiens dans les lignes, hein, pas évidemment pas tous les, parce que ça va être trop compliqué, parce que comme tu l’as dit tout à l’heure, chacun a son SIBO, et chacun a ses causes de SIBO. Donc c’est toujours une approche qui est personnalisée et globale, c’est-à-dire on va prendre vraiment tout : le stress, la fonction thyroïdienne, l’alimentation, tout ce qui peut être perturbant. Mais quel est-ce que tu tu veux bien nous partager toi tes grandes lignes dans la prise en charge de ce SIBO ?
Alors c’est, je pense qu’il faut commencer par ça, c’est quelque chose qui est qui est complexe, qui demande vraiment une prise en charge et d’être suivi, parce que on ne fait pas les mêmes choses quand il s’agit d’un SIBO hydrogène, d’un SIBO hydrogène sulfureux, voire même les les les façons de faire peuvent être complètement à l’opposé, en fonction de la problématique. Et pareil, si c’est un IMOs, c’est encore différent. Donc c’est important, je pense que la première chose aussi quand on a quand on a un patient, et c’est ce que j’explique aussi dans mes dans mes formations, c’est d’essayer d’identifier ben le problème avec l’historique, en fait. Comment se sont développés les problèmes du patient ? Est-ce qu’ils sont développés par exemple suite à une intoxication alimentaire ? Alors déjà, bah si votre patient vous dit : « Oui, ben je suis allé à l’étranger, j’ai eu la tourista, quand je suis rentré, ben j’ai commencé à gonfler du ventre, avoir des ballonnements, c’est plus jamais parti. » Là déjà, vous avez des arguments pour vous dire : « Tiens, ça serait peut-être un SIBO. » En tout cas, ça ça il y a a quelque chose qui qui peut nous faire penser à ça. Donc c’est important déjà de se renseigner vraiment sur l’historique du patient, et cetera. Est-ce qu’il a eu des chirurgies digestives, par exemple, parce que ça aussi on a pas forcément parlé, mais des chirurgies digestives peuvent être une cause de SIBO. Donc faut essayer de comprendre euh en fait, bien connaître la vie du patient, avoir son anamnèse, savoir qu’est-ce qu’il a amené à avoir ses problèmes, bien aussi écouter les symptômes, parce que les symptômes peuvent aussi nous indiquer : « Ah ben tiens, il a des gaz qui sentent l’œuf pourri, il a énormément de douleur intestinale, il a beaucoup d’inflammation intestinale, il est il est très fatigué, il a des sensations de décharges électriques. » Tiens, ça peut faire penser : « Est-ce qu’il aurait pas une configuration H2S ? » Donc déjà les symptômes, c’est important. Ensuite, comme bien évidemment on peut cumuler plusieurs symptômes euh et et des fois c’est compliqué de deviner uniquement, j’insiste bien, parce que les gens essaient de faire des tests, vraiment les tests respiratoires, si on veut vraiment s’assurer de ce qu’a le patient, de la GR, entre guillemets, de la gravité aussi, parce qu’on sait pas pareil si quelqu’un a 20 ppm d’hydrogène ou 150 ppm. Donc ça c’est c’est les mesures qui correspondent aux gaz, on ça partie par million. Donc c’est important de savoir la la gravité du problème. Et ensuite, quand on sait ce que c’est, le protocole, non seulement il comprend une diète adaptée pour le l’H2S, c’est une diète qui est faible en soufre, par exemple. Donc ça demande un accompagnement particulier, on évite le soufre, mais sur une période courte, un, trois semaines, un mois. Ensuite, on réintroduit les choses. En cas de SIBO hydrogène ou d’IMOs, on va peut-être limiter les FODMAPs, soit et les aliments fermentescibles, les amidons, et cetera. Mais en même temps, il y a des petites différences. En cas d’IMOs, on fait attention à pas trop retirer les fibres non plus, parce que sinon on va encore plus constiper la personne, et du coup elle mettra encore plus de méthane. Donc déjà au niveau alimentation, c’est très différent. Et après, bien évidemment que il y a par exemple si on souhaite accompagner les patients en naturel, il y a des antimicrobiens qui sont adaptés en fonction des gaz. On fait pas pareil si c’est de l’hydrogène ou du méthane ou encore de l’hydrogène sulfureux. Il y a des choses qui sont pas recommandées, typiquement l’allicine, qui a un composé de l’ail qui est extrêmement efficace sur les méthanogènes, je parle bien d’un extrait d’ail et pas d’ail entier, un FODMAP, c’est vraiment cette molécule-là, elle est extrêmement efficace sur les méthanogènes. Par contre, si vous donnez ça en cas d’hydrogène sulfureux, c’est un désastre, ça va aggraver la personne. Donc ça c’est un exemple, on peut pas faire pareil en fonction des configurations. Et quand vous avez le protocole, vous devez, ça c’est la chose la plus importante, comprendre les causes, essayer de les identifier. Donc il faut arriver à rechercher les problématiques, certaines analyses dites fonctionnelles peuvent aider à identifier certaines problématiques chez le patient. Donc c’est important vraiment de de pour pouvoir s’en sortir du SIBO, d’essayer de comprendre les causes, de soutenir aussi la motilité intestinale. Ça aussi c’est c’est une chose importante, il faut en cas de SIBO soutenir le bon fonctionnement du CMM, et ça passe par une bonne hygiène de vie, espacer les repas, d’accord, augmenter le temps de jeûne si possible, jeûne intermittent de temps en temps, ça peut être intéressant, au moins une semaine, utiliser des molécules qu’on appelle des prokinétiques. Donc il y en a des molécules naturelles comme le gingembre, le 5-HTP, des teintures. Toutes les plantes amères ont souvent des effets prokinétiques, comme l’artichaut, et cetera. Donc c’est important d’utiliser des choses pour vraiment favoriser le nettoyage de l’intestin grêle. Ça on le fera de manière systématique en cas de SIBO, parce que ça peut être une cause de rechute que de pas se stimuler ce CMM. Voilà Christian, l’artichaut est un FODMAP. Alors des teintures, voilà, les teintures, on on on prendra des teintures et et pas l’artichaut en lui-même. Donc la teinture, même si elle est d’artichaut, ne contient pas les fibres. Non, parce que je connais les questions qui sont posées, à j’anticipe. C’est pareil pour l’allicine, c’est c’est un FODMAP, mais l’allicine, c’est le principe actif, donc il ne fait pas ballonner, il ne contient pas de fibres fermentescibles.
Et alors, sur tout ce que tu proposes, est-ce que c’est censé durer six mois ? Comment ça se passe normalement ? Ça dure pas longtemps, mais il faut le refaire plusieurs fois, c’est pas ça ? Alors déjà le enfin là, parce que beaucoup de gens se posent les questions, ils disent : « Avec mon problème, combien de temps ça va prendre ? » Ça c’est toujours la grande question. Des fois ça va plus rapidement qu’on qu’on peut le penser, parce qu’on a bien identifié les causes, on ignore pas quelque chose. Et puis des fois ça prend plus de temps, parce que même si on a identifié des problématiques, il se peut qu’on en ignore d’autres. En plus, souvent les gens qui ont du SIBO ont des fois des problématiques annexes, ils peuvent avoir en plus une candidose, ils peuvent avoir aussi ce qu’on appelle de l’intolérance à l’histamine. Je pense que tu en as parlé dans dans dans des vidéos, voilà. Donc, tu on peut cumuler plusieurs problèmes, ce qui veut dire que quand on a beaucoup de choses ensemble, il va falloir faire des sortes de priorités, dire : « Bon, je vais commencer par ça, puis ensuite par ça, je vais d’abord m’occuper de l’intolérance à l’histamine, essayer de baisser un petit peu cette problématique-là pour que le patient tolère ensuite le protocole. » Donc ça peut prendre plus ou moins de temps, en fait, en fonction du des problèmes du patient, et surtout en fonction de ses gaz expirés. Comme j’ai dit, si quelqu’un est positif à 20 ppm de de d’hydrogène, c’est pas pareil que si quelqu’un a une augmentation de 150, et là on sait que il faudra potentiellement plusieurs re-doses d’antimicrobiens naturels, par exemple. Donc effectivement, la durée du protocole dépend bien des gaz expirés, de la configuration du patient, des difficultés qu’on qu’on peut rencontrer aussi durant le protocole, de son âge. Je dirais que l’âge joue pas forcément énormément. Pour l’acide gastrique, oui oui oui. Alors effectivement, je veux dire, après au-delà de l’âge, c’est surtout depuis combien de temps la personne a des soucis, parce que des fois une personne qui a 70 ans, en fait elle traîne… ça m’est déjà arrivé, mon plus vieux patient que j’ai eu, il avait 78 ans, il avait un syndrome de l’intestin irritable depuis l’âge de 20 ans. J’avais jamais eu ça, il s’avérerait qu’il avait un SIBO, on avait fait un test respiratoire, il avait bien il avait bien un SIBO, ce patient-là. Et donc du coup, ben bien évidemment que c’est une personne qui a traîné des problèmes depuis, dans son cas, 50 ans, ça prendra ça sera d’autant plus difficile de s’en débarrasser. Alors moi j’étais battue sur l’âge, parce que j’ai une dame de 83 ans qui elle m’avait dit que toute sa vie elle avait eu des problèmes digestifs, on lui avait dit que c’était le syndrome de l’intestin irritable, donc il y avait pas grand-chose à faire. Et en étant comme ça méthodique, en allant voir vraiment de quoi il s’agit dans son intestin, bah elle a solutionné… elle a dit : « J’ai attendu mes 83 ans pour avoir enfin un fonctionnement normal. » En fait, c’est incroyable, mais… Et juste voulais partager ma vision, je suis moins experte que toi vraiment sur le SIBO, mais ce que j’ai pu voir quand même, c’est que c’est rare quand tu appelles ça des « rounds », c’est-à-dire des des comment on peut dire en français, des des cures, en fait, c’est des c’est des cures qu’on va voilà, qu’on va répéter, on va faire une pause, parce qu’il y a des choses qu’on peut pas donner non plus sur du long terme, hein. Je prends l’exemple, si on utilise des huiles essentielles, par exemple de l’origan, à petite dose bien sûr, on peut pas faire ça en continu, il faut faire des des temps de pause, il faut des fois faire des rotations, on change aussi les les herbes qu’on utilise ou les produits qu’on utilise, des fois on a meilleure efficacité en faisant des changements également. La berbérine, l’allicine, l’origan, la chlorophylle, quelques-uns, le neem, euh euh l’acide caprylique, c’est plus la candidose, je me trompe ? C’est ça. Euh, en tout cas, le de mon expérience, j’ai quelqu’un qui a vraiment un des problèmes comme ça, c’est en une cure de trois semaines, c’est rare que ça s’en ça s’en aille complètement. En général, on fait déjà une première cure qui déjà déblaye un peu, et et on fait une pause. Pendant ce temps, on peut continuer à soutenir la digestion, et on recommence, hein. Tu es d’accord avec ça Christian ? C’est ça, c’est c’est à peu près comme ça qu’on fonctionne, et et on c’est-à-dire aussi qu’en fonction des des cures, on voit comment la personne répond, parce que des des fois la première cure n’a pas été efficace, et la seconde est plus efficace parce qu’on…
A changé aussi les les les herbes des fois par exemple, pour quelqu’un qui a du CBO, hydrogène, euh la berbérine ne marche pas très bien, et c’est plus l’origan. Donc c’est aussi des fois intéressant, euh le fait qu’il y a plusieurs rounds, ça permet aussi de de faire un point entre les rounds et de savoir : est-ce que ça évolue ? Est-ce qu’il y a moins de symptômes ? Est-ce que la personne a eu un effet positif ? Et sinon, ben sur la prochaine, essayer de changer les combinaisons pour trouver celle qui fonctionnerait mieux. Parce que des fois on sait pas nécessairement pourquoi chez certains la berbérine fonctionne extrêmement bien, on en parle beaucoup dans le cadre du Sibo, et chez d’autres ça ne fonctionne absolument pas. Pourtant les deux ont le même Sibo, les mêmes causes, et cetera. Ah oui, ça c’est vraiment quelque chose d’incroyable, et c’est bien d’en parler parce que beaucoup de gens sont un peu désespérés de voir qu’une molécule a marché chez chez chez sa collègue ou ou sa cousine, et puis ça marche pas pour elle. Bon, on est tous différents, et il faut être patient.
Donc en fait, l’idée quand même, c’est que c’est complexe. Donc l’idée de cette vidéo, c’était vraiment vous expliquer tout ce qui pouvait se passer, qu’est-ce que ça peut être, comment, pourquoi, et on peut s’en sortir. C’est un message d’espoir. En revanche, vouloir s’en sortir seul, je pense que c’est pas possible. Qu’est-ce que tu en penses Christian ? C’est c’est très compliqué puisque ben voilà, ça demande du coup, ça vrait ça voudrait dire que le patient il est capable d’analyser ses tests lui-même, qui qui sait derrière exactement quel régime il faut suivre, quelle quelle plante utiliser. Donc à moins que le patient soit lui-même professionnel dans le domaine, c’est vrai que c’est très compliqué de s’en sortir tout seul, hein. On voit des patients qui ont essayé plein de choses, disent : bon ben maintenant faut que je voie quelqu’un, parce que ça fait 3 ans que j’essaie des trucs de mon côté, ça marche pas ou je rechute. Parce que le patient n’a pas forcément la la connaissance ou la capacité de chercher les causes de son problème, bien qu’il y en a qui soient très très bien renseignés, qui à force d’avoir des des problèmes sont plus renseignés que leur gastro-entérologue, ou on entendu parler du Sibo, savent qu’il faut faire le test respiratoire. Il y a beaucoup de patients très renseignés, hein, qui essayent de s’en sortir.
Ouais oui, on voit beaucoup, et comme ils ont des problèmes et qu’ils en ont marre, ils cherchent énormément, et ils cherchent parfois plus que les professionnels. On en voit ça, c’est vrai. Euh donc tu formes, je vais mettre en dans les liens les liens vers ta formation, vers ton site également. Est-ce que tu prends encore des consultations un petit peu ? Je crois pas beaucoup. Oui, j’ai j’en ai j’en ai encore un petit peu, mais bon c’est maintenant mon activité, elle est grandement dirigée vers voilà justement la la formation, avec la la formation que je donne sur euh chez DFM formation qui s’appelle Sibo pratique, hein, qui a la destination aussi bien des médecins que des non-médecins, puisqu’on parle de tout, hein, de de des approches médicale allopathique comme naturel. Donc c’est vraiment la destination de tout le monde, euh et puis voilà. Donc c’est vrai que je suis assez pris par la formation, les conférences, les euh les les je travaille aussi en recherche et développement, euh donc euh voilà, mais j’ai encore un petit petite partie de consultation qui qui me tient à cœur, faut que c’est important de de de garder ça pour euh pour aussi voilà de pouvoir regarder ce qui se passe en vrai, et enpr c’est important quand on forme les gens de leur dire voilà quelle est la réalité aussi. Oui oui, ne pas se couper du terrain. Ok, ben merci beaucoup. Juste pour les personnes qui voudraient voir aussi la vidéo qu’on avait faite sur les F-MAP, ça sera complémentaire, je vous mets aussi le lien sous la vidéo. Donc un grand merci Christian, et puis bah merci à vous pour votre écoute jusque là, et puis bonne journée à tous. Merci Florence, à bientôt. À bientôt. [Musique] [Musique]