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#10 Shubham Sharma - Devenir le visage français d'une niche en croissance (+230k abonnés)

La Chapelle Radio 🎙️1:36:42

Transcription

Moi, je pars du principe que le monde de l'internet, c'est un monde qui va durer. Et que ton image en ligne et tout ce que tu as créé va rester. Et donc, de plus en plus, tu vas avoir des petits trucs qui vont sortir. Plus tu vas être sur Internet, plus quand quelqu'un voudra te casser les couilles, il pourra venir et prendre des petits éléments.

Quand je commence à arriver sur YouTube, je me dis : "Ok, j'avais déjà fait une erreur en 2017 quand j'avais créé ma chaîne au tout début. Je voulais faire de la vulgarisation informatique, je voulais faire le "Youtuber" de l'informatique. Sauf que j'avais aucune intention de pourquoi je veux créer, je voulais juste créer." À l'époque, là où cette fois-ci, quand j'ai repris en 2021, enfin au COVID, je me suis dit : "Ok, je vais faire une chaîne sur le no-code pour aider les gens qui savent pas coder à coder et à mieux comprendre ce monde, dans le but d'en faire un business."

Je tenais vraiment à remercier le partenaire de la saison 1 de Club Sandwich. Tu le connais forcément, il s'agit de Shine, le compte pro qui libère le potentiel de déjà plus de 100 000 entrepreneurs. L'idée, c'est de te libérer un maximum de temps pour te concentrer sur l'essentiel de ton business, grâce à une seule app qui regroupe toutes les fonctionnalités bancaires pro dont tu as besoin. C'est sans engagement et l'ouverture de compte est super rapide. Et bien entendu, je vous ai négocié une une offre assez ouf avec les trois premiers mois offerts. Pour en bénéficier, il suffit juste de passer par le lien qui est en description. En gros, tu n'as rien à perdre, tout à gagner à créer ton premier compte pro sur Shine. Et évidemment, c'est le meilleur moyen de me soutenir et de soutenir ce nouveau média, ce nouveau podcast. Donc merci beaucoup à Shine et plus particulièrement à Juliette qui soutient ma création de contenu depuis plusieurs mois maintenant. Merci beaucoup pour la confiance. Merci Shine et bon épisode.

Du coup, ouais, salut Chouam. Et ben, écoute, merci à toi d'être d'être là. Du coup, pour rappel, on est on est chez Le Crayon. Là, encore une fois, super setup. Tu es un petit peu arrivé en retard parce que tu as cru qu'on était qu'on était ailleurs, mais c'est pas grave. En vrai, pour pour 10 minutes, je te pardonne volontiers. Là, en plus, on a démarré un peu tard parce qu'on était en train de parler de Notion. Et en fait, ça fait un quart d'heure, 20 minutes qu'on parle de Notion. Et on se dit : "Bah, en fait, c'est con parce que tout ce qu'on dit, c'est intéressant. Peut-être que donc, on va enregistrer. Peut-être qu'on va enregistrer et tout." Donc, bah, écoute, on est parti. Est-ce que tu vas bien ?

Très, très bien. Invité, ouais, carrément. Trop cool. Comme je te disais, tu es le tu es le 12e invité, le 12e recording. Alors, je sais pas si tu seras le numéro 12 dans le dans le dans le dans le dans l'ordre de de de passage, mais mais voilà, en tout cas, très content d'avoir enregistré ces 12 épisodes. Que du beau monde. Donc, je suis vu en beauté avec toi. Merci beaucoup. Euh, je te propose quand même de te de te présenter pour ceux et celles qui ne te connaîtraient pas ou peu. Euh, je t'en prie.

Bah, carrément. Merci beaucoup encore une fois de l'invitation et désolé pour le retard. Je déteste être en retard, donc en plus pour moi, c'est genre et et et. Je vais me présenter très rapidement. Donc, je m'appelle Chouam Charma. Aujourd'hui, je me définis un peu comme un créateur et un entrepreneur. Créateur parce que principalement, j'aide n'importe qui qui travaille avec un ordinateur aujourd'hui sur YouTube à être plus productif, à utiliser de meilleurs outils et au final, à mieux travailler. Parce que la réalité, c'est qu'on nous a pas appris à travailler avec un ordinateur. On parlait tout à l'heure d'autres boîtes qui peuvent avoir leur système d'information un peu éparpillé partout. On peut parler d'entrepreneurs qui commencent dans un monde avec des milliards d'outils. Le but, c'est d'apporter un peu plus de sérénité et de sens avec avec tous les outils qui existent pour qu'ils apprennent à mieux travailler. Parce qu'aujourd'hui, le temps qu'on passe sur un ordi, c'est assez dingue. Donc, le but, c'est de démystifier pour les gens qui qui commencent et aussi de consolider et de se libérer un petit peu de la technologie aussi, en expliquant que c'est pas tout et et et en expliquant que c'est aussi un danger, tu vois, le temps que tu peux y passer. On parlait des notifs tout à l'heure, c'est un peu mon dada et et mon exploration personnelle que je partage sur YouTube. Créateur pour cette partie-là. De l'autre côté, entrepreneur et surtout formateur, parce que je je fais plein de formations. Donc, une principalement sur Notion, une sur Make. Et sinon, en général, sur sur YouTube, c'est beaucoup de formations sur plein d'outils qui aident là aussi des entrepreneurs à être plus productifs, à automatiser un maximum de choses, et beaucoup dans le monde no-code. Donc, c'est toutes les technologies qui permettent de faire beaucoup sans coder.

Yes. Bah, parce que moi, c'est vrai que c'est comme ça que je t'ai connu. Bah, en fait, il y a pile 1 an. Parce que là, en fait, on enregistre, on est un peu à la veille des des vacances de la Toussaint. Et moi, en fait, c'est à la Toussaint dernière que j'ai pris une semaine de vacances chez moi en Espagne. Et je me suis dit : "Vas-y, tous les matins, je me prends 2-3 heures et il faut enfin que je digère ce [ __ ] d'outil dont tout le monde parle qui est Notion." Faut enfin que j'y aille. Et en fait, j'ai fait ça pendant une semaine et j'ai arrêté tous les autres outils que j'avais et j'ai tout centralisé sur Notion. J'ai passé, tu vois, ça, une une quinzaine d'heures. Et je pense qu'une quinzaine d'heures, c'est un peu, c'est c'est suffisant. Du coup, avec pas mal de tes vidéos pour pour m'imprégner, comprendre des choses, comprendre un peu déjà, en fait, un peu déjà comprendre le paradigme de de Notion, qui est quelqu'un qui est pas vraiment tech comme moi, et cetera, qui est pas trop geek, pour comprendre vraiment comment ça marche. Et puis après, techniquement, opérationnellement, comment ça marche. Et donc, du coup, c'est il y a un an que je t'ai connu. Et aujourd'hui, toi, c'est quoi un petit peu la la ta ta structure de chiffre d'affaires ? C'est quoi un peu tes différentes activités ? Donc, on a compris qu'il y avait une partie formation, il y a une partie YouTube, je sais pas, il y a peut-être d'autres choses.

Bah, grossièrement, tu les as cités, c'est les deux principales. La partie formation, c'est une partie du du une grosse partie du chiffre d'affaires. La partie YouTube, donc tout ce qui est AdSense, c'est une autre partie. Et tu en as une dernière, c'est moi qui intervient dans des boîtes pour soit faire des conférences, soit sinon les aider à structurer. Mais j'essaie de garder cette activité la plus petite possible parce que c'est une activité qui est très peu scalable. Alors, elle est certes fort juteuse dans un point de vue chiffre d'affaires, mais c'est un truc sur lequel je le fais plus pour un plaisir perso et pour voir un petit peu comment c'est structuré en interne, plutôt que plutôt que que tu vois, pour le chiffre d'affaires. Donc, donc, en fait, c'est surtout la formation qui est la partie la plus scalable et YouTube qui est le plus scalable.

Ouais, et c'est énergivore aussi, on peut le dire, quoi. Ah oui, aussi. Ouais, ouais, ouais, ouais. Tu as tu as aussi ça. Tu en sors rincé et cetera, mais bon, c'est bien de le faire parfois. Donc, voilà, un peu les les trois, les les trois parties qui qui ramènent du chiffre d'affaires aujourd'hui chez moi.

Ok, trop cool. Comme je te le disais, en fait, juste avant, en fait, dans ce podcast, on essaie quand même de pas trop être un podcast Wikipédia où on fait toute ta vie chronologiquement et cetera et cetera. Mais je je pense quand même que c'est intéressant, bah pour comprendre un peu ton background, comprendre un peu un peu bah les compétences que tu as et comment en fait, aujourd'hui, tu t'en tu t'en tu t'en sers pour créer ton système, tes systèmes et structurer ton business. Je pense que ça peut être pas mal de savoir un peu d'où tu viens. Je sais pas, tu viens, je sais pas, même tu vois, même à la base, tu viens d'une famille aisée, peu aisée, tu as fait quoi, collège, lycée, bac, prépa, école de commerce, in, fac ? Non, drapot. Tu es quel genre de, tu étais quel genre de d'enfant, toi ?

Ouais, bah, écoute, je peux, je peux te, je peux te partager ça. Et c'est vrai que j'en parle pas souvent, donc c'est c'est quand même top de pouvoir en parler. En gros, moi, je suis né en Inde. Je suis arrivé en France quand j'avais 6 ans. Tout se passait bien en Inde et cetera. Famille très tradi. Personne est entrepreneur, personne est non plus employé. En fait, c'était très, très à l'indienne, quoi. C'est mère au foyer, mon papa un peu en politique, mais mais pas patron non plus. Et et à un moment donné, mes parents se séparent. Donc, j'arrive en France parce que je parce que mes grands-parents à l'époque avaient immigré en France. Et donc, ma mère est venue avec moi et mon petit frère en France. Et donc, à partir de ce moment-là, on est arrivé à Villemomble, dans une banlieue 92, juste à côté de Saint-Denis. Donc, pas le meilleur endroit sur terre pour pour faire tout ce que je fais aujourd'hui, ou même pour pour croître. Eu, mais en gros, voilà, ça se passe à ce moment-là. Et je suis bah, je suis un type de banlieue qui traîne avec des gens de banlieue. Je fais plein de conneries. Et et il y a à un moment donné, en fait, je commence, je je fais en 3ème un stage euh d'un cybercafé. Ça le stage de découverte, ouais. Et je pense que ça m'a bien aidé à découvrir tout ça. En gros, je le fais dans un cybercafé parce que je commençais à voir, j'aimais bien un peu la tech. Parce que chez moi, il y avait un ordi, parfois j'allais sur l'ordi quand j'avais le droit et cetera. Mais dans ce stage de cybercafé, en fait, je passe mon temps sur l'ordi. J'avais pas le droit chez moi. Et en fait, ce qui se passe, c'est que en sortant de ce stage, je vois que dehors, il y a plein d'ordis pétés qui sont dehors. Et j'en prends un pour aller chez moi. Je prends un écran, tu sais, les gros écrans CRT énormes. Et en fait, j'arrive à réparer.

Tu es de quelle génération ? Tu es de quelle année ?

Moi, je suis né en 92. Donc, tu vois, on parle de 2007. Tu as connu les grandes tours, tout ça, et tout ces trucs ?

Exactement. Tu vois, c'est ce truc de de un ordi divisé en deux, tout le temps. Donc, tour plus écran. Et et j'arrive chez moi. J'ai un pote dont le père est hyper balaise en informatique qui m'aide à réparer cet ordi. Et là, du coup, j'ai un ordi chez moi. Et j'ai pas internet dessus. Donc, je passe, mais je me faisais chier à cette époque. J'étais, j'étais quand même un déjà un un bon "hurleur" dans le sens où, tu vois, j'avais pas beaucoup de potes, j'étais j'étais assez assez renfermé sur moi-même. Du coup, je je me renferme encore plus sur un ordi sans internet, Windows 98. Je connais tous les recoins de cet ordi. Et du coup, je commence à à geeker un peu. Et le jour où j'ai internet, c'est vraiment le jour où où la vie s'ouvre. Et là, à partir de ce moment-là, je commence à aller sur des forums, à découvrir qu'on peut, tu vois, qu'on peut craquer des PSP. J'avais j'avais réussi à choper une PSP à l'époque.

PSP, c'est quoi ? C'était PlayStation qui avait fait ça ? Ça a pas marché, ça, je crois, non ?

Ça a marché pendant une époque. Ça a marché pendant une époque. Beaucoup, c'était une des consoles portables après la après toutes les Game Boy et cetera. Et en fait, juste après la Game Boy Advance et et tout, mais un tout petit peu après, parce qu'on avait une meilleure résolution et c'est avant que la DS arrive, quoi. En gros. Bon, pour geeker un peu sur cette partie gaming. Et en fait, j'avais craqué, j'avais commencé à craquer les PSP de de tous mes potes, puis après de tout mon quartier.

Et pourquoi ? Pour avoir tous les jeux dessus ?

Pour avoir tous les jeux dessus, parce qu'un jeu, ça coûtait, je sais pas, 50 balles, 40 balles. Et que moi, en gros, pour 30 balles, je te mettais cinq jeux avec, et je te craquais la PSP pour qu'après tu puisses venir me faire télécharger des jeux. Et je payais, je faisais 5 € chaque jeu. Bref. Et à ce moment-là, en fait, j'avais mes grands-parents avaient pas pas trop d'argent pour me donner de l'argent de poche ou quoi, mais c'était ça mon argent de poche. Et j'avais l'impression, mais d'être hyper hyper riche, tu vois. C'était un délire. Et j'avais une boîte de ferraille dans le rocher, dans lequel je mettais toute cette tune, tu vois. Et du coup, ça faisait, j'avais l'impression d'être riche. Et petit à petit, après, je découvre internet, enfin, je découvre les sites web, pardon, avec Joomla, WordPress qui commence à arriver. Je commence à faire des sites web. Et en gros, j'étais le le type un peu tech de la du quartier. Et c'est comme ça que j'ai commencé à faire mon argent, quoi. Eu, et petit à petit, après, j'ai fait une, j'étais dans un lycée, j'ai fait une école qui s'appelle EPITA, une école d'ingénieur d'informatique, une bonne école, qui est une bonne école. Et en fait, le le truc, c'est que tu sais, à la sortie au bac, tu as donc plusieurs choix. Et donc, tu as les écoles payantes d'un côté et les trucs gratos de l'autre. Donc, évidemment, ils ont moins de marketing et donc moins moyen de de te faire rêver, alors que d'autres si. Et moi, je voulais absolument faire cette école. Et vu que j'avais déjà commencé à bosser en freelance, parce que je faisais des sites web et cetera, bah, j'ai pu me payer cette école. Et en fait, c'était le truc, le premier euh, le premier truc où je faisais un un pré-étudiant pour payer la moitié de l'école et l'autre, je devais absolument le financer par moi-même. Et donc, ça m'a donné un bon coup de boost pour aller chercher de nouveaux clients. Et et c'était ma, on va dire, certainement la partie la plus sales de de de ma vie pendant toute cette période euh freelance, où j'allais vraiment bah être certain que je pourrais payer les.

Je crois que ça coûtait 8000 € par an.

Parce que là, on est vers quelles années ?

On est en gros 2011, 2012.

Tu vois, donc là, si tu fais des sites, tu fais quoi ? Tu fais des sites sous quoi ? WordPress, Wix ?

Non, Wix, ça existait pas. Avant, tu avais e-commerce pour tout ce qui est e-commerce, tu avais Joomla et tu avais WordPress avec des modules genre Virtuemart et tout, enfin des trucs pour faire des sites web en PHP, tous. Et parfois, je faisais aussi des des sites web en PHP from scratch, donc depuis le début. Et en fait, c'est vraiment là où j'ai commencé à prendre goût à l'informatique et à être hyper passionné par ça. Et de me dire, mais surtout, je le fais parce que je sais que c'est hyper bankable aussi, tu vois. Pas euh, juste parce que euh, en fait, voilà, je kiffe l'informatique. Donc, il y avait toujours cette cette double compétence, à la fois tech, mais aussi euh, comprendre l'humain qui est devant moi, savoir exactement ce qu'il veut, et essayer de m'adapter à lui pour lui donner ce qu'il a envie, ce dont il a envie, tu vois. Et donc, je fais EPITA. Et à ce moment-là, euh, je fais un un stage dans une boîte qui change tout pour moi, qui est euh, qui est Mailjet. Qui est une boîte qui faisait l'email marketing à l'époque. Et je viens les voir pour un stage pour faire développeur front-end, développeur pour, tu sais, tout ce qui est interface visuelle. Et et je discute avec le fondateur. Je crois qu'on a fait un, tu sais, une réunion d'une heure et tout. Et il me dit : "Écoute, en fait, moi, j'ai l'impression que toi, tu es fait pour un un autre poste qu'on a. Je sais pas si ça te dit, c'est développeur évangéliste." Et je fais : "Ouais, carrément, mais c'est quoi en fait ?" Tu et et tu sais, ce truc de "Ah ah, carrément", parce que je savais que tout était faisable et compréhensible sur Internet, parce que Google était mon ami. Mais vraiment, ça, c'est un peu le le prof de l'entrepreneur, c'est de dire oui, et après d'essayer de comprendre pourquoi, tu vois.

Ouais, exactement. Tu vois. Et et tu as ce truc. Et donc, je fais, il m'explique ce que c'est qu'un développeur évangéliste. Et en fait, c'est bah, aller à plein de conférences de développeurs, se démerder pour aller parler on stage de sujets tech, préparer des conférences à chaque fois qui sont différentes. Alors que j'étais en stage. Et moi, je dis : "Mais carrément." Donc, en gros, voyager, être payé pour ça, et en plus, parler à des devs tous les jours. [ __ ] mais carrément, tu vois, genre. Et du coup, je commence à faire ça. Je commence à faire tous les meetups de Paris. J'ai j'ai repris ou créé, je me souviens plus, un meetup qui s'appelait Paris & Epita, je crois que je l'ai repris, ouais, de Medji Medjaou qui l'avait à l'époque. Et du coup, je l'ai animé pendant 5 ans. J'ai été à la plupart des conférences françaises sur la tech en général. Et à la dernière année, j'étais aux US pour aller faire ça à New York pour Mailjet, avant qu'il soit vendu.

Donc, tu as fait stage et CDI du coup après ? Ou stage et CDI avec une période un peu spéciale où en fait, quand j'étais en stage, j'étais juste en en milieu d'année des études. Et en fait, j'avais un full time chez Mailjet avec un full time EPITA. Et là, c'était un peu, et en plus, j'étais à la tête de mon école, la Junior Entreprise. Je veux dire, j'avais une vie vraiment horrible à ce moment-là, mais hyper kiffante parce que j'apprenais plein de trucs.

Mais le Mailjet, on est d'accord, c'est pas, c'est une boîte différente de ?

C'est une boîte, c'est même, c'est peut-être la deuxième année de [ __ ] ou troisième année, c'est au ou très, très. Je crois que c'était au début, ou même [ __ ] avait peut-être pas encore de nom. Je connais pas l'histoire exactement, mais c'était un truc comme ça, c'est un des premiers projets.

Ouais, carrément. Ok. Mais Mailjet, ça a été revendu à qui après ?

Je crois que c'était, je je veux pas dire de bêtises parce que ça a été revendu deux fois. Il me semble que c'est Sendinblue ou quelque chose comme ça. Mais je suis pas sûr. C'est un c'est un groupe américain, je crois. Alors au début, à [ __ ]. Voilà, ça me revient. C'était un autre outil d'email, mais transactionnel cette fois-ci. Et et du coup, Mailjet a revendu ou s'est fait racheter par Sendinblue. Ok.

Grosso modo, donc là, tu fais ça, c'est quoi, c'est entre tes 20 et 25 ans, grossièrement ?

Ouais, 20 et 25 ans. Ou. Donc, là, tu es lancé, tu es là, maintenant, tu es vraiment dans le game. Tu es dans le système. Mais voilà, donc maintenant, tu es plus seulement geek, dev, tout ça, et tout. Là, tu es vraiment côté tech, entrepreneuriat, et cetera.

Bah, tech marketing, surtout. En fait, c'est, je suis un tech, j'ai des fondations. Et je sais que moi, ma base, ça reste la tech. C'est-à-dire que, en gros, je suis, c'est certainement le truc sur lequel je me tiens plus informé, le truc sur lequel, en fait, peu de gens peuvent me bluffer là-dessus. Et en fait, quand tu vois une innovation, tu vois si c'est une innovation ou une vraie innovation. Donc, ça, c'est ma qualité principale. Après, derrière, tu viens mettre une sous-couche de une surcouche de marketing avec le marketing terrain, les conférences, les choses comme ça. Et aussi un marketing en ligne, parce que quand tu es développeur évangéliste, il faut que tu sois présent sur tous les. Tu fais des guest blog posts chez tout le monde, tu te démerdes pour que Mailjet soit présent partout. Et tu fais du sponsoring aussi. Tu tu tu te démerdes pour que tu payes, enfin, Mailjet payait pour participer à certaines conférences et cetera. Exactement. Tu tu tu tu fais en sorte d'aller à toutes les conférences. Et donc, tu te démerdes pour avoir les meilleurs deals pour pouvoir speak on stage, pour pouvoir avoir une personal brand à l'époque qui donne envie, pour pour que les gens t'invitent à parler on stage. Et donc, c'est tout le game est là-dedans. Et à ce moment-là, je me dis : [ __ ] mais en fait, le marketing, c'est stylé. À l'époque, je suis fasciné par le growth en général, pas uniquement le growth hacking qui était à l'époque pas mal démocratisé par The Family et ce, mais le growth en général, avec des gens comme Guillaume Caban et cetera. Je sais pas si ça te parle. Et tu vois, eux, à l'époque, ils me fascinaient. C'était à l'époque où j'étais à New York. Et je me souviens d'une conversation avec Guillaume Caban où je lui dis : "[ __ ] j'ai envie de faire du growth." Mais tu peux peut-être.

Qui est Guillaume Caban pour toi ?

Alors pour moi, c'est c'est vraiment, alors si tu m'écoutes, mais franchement, ça a été un mentor sur la même si on se parlait pas beaucoup, mais par toutes ses conférences et tout ce qu'il a fait dans le growth. Donc, Guillaume Caban, c'est quelqu'un qui a travaillé chez Mansion, puis après chez Segment, puis dans plein de boîtes du qui a dans dans plein de boîtes SAS B2B. Et dans lequel il a revu toute la manière d'acquérir et aussi de convertir tous ses utilisateurs. Donc, va faire de la croissance, mais avec plein de techniques, principalement tech. C'est un dieu du SEO à l'époque. Il comprend très bien comment quel user va convertir dans quel funnel, comment. Et moi, je suis fasciné par ça, tu vois. Je me dis : "[ __ ] déjà chez Mailjet, je commence à en parler, je fais : "Mais les gars, ça, on track pas, ça, on track pas, là, il y a un trou dans la raquette." Et et à ce moment-là, et ben, j'ai l'opportunité de bosser en growth. Et je suis 3ème employé d'une boîte qui s'appelle Kimatrix, ou 4ème employé, quelque chose comme ça. Et là, mon taf, c'est Head of Growth, quoi. C'est en gros, je vais demander.

Parce que ça que, en fait, pour moi, toi, tu es un peu, en fait, tu es le, je sais pas si tu vas aimer cette expression, mais moi, tu es un peu le USG français du no-code en ligne. En tout cas, que aujourd'hui, quand tu veux te former sur le no-code, de toute façon, le réflexe de tout le monde, comme des mecs comme moi, qui qui n'y connaissent rien, bah, c'est d'aller sur YouTube. Et c'est vrai que quand même, tu as fait énormément de vidéos. Ça, on y reviendra après. Tu as créé beaucoup de contenu, tu es ultra qualitatif, et cetera, tu es hyper bien référencé. Ça, pareil, on en parlera de comment comment tu fais pour pas pour craquer YouTube, mais en fait, en tout cas, pour optimiser ta présence sur YouTube et tout, toutes les clés qui en qui en retournent. Et bah, du coup, la question, c'est ça, en fait, c'est à quel moment, du coup, tu fais cette rencontre amoureuse avec justement avec le marketing, ça, tu l'as dit. Et du coup, avec le no-code, l'automatisation, et du coup, tous les outils et le growth et cetera. Je pense que c'est à ce moment-là, quoi.

Bah, c'est ça se fait tout le long. Parce que tu vois, Zapier, je l'utilisais dès ma première année chez Mailjet. Enfin, c'est un outil qui est vieux comme le monde. Pour expliquer, pour ceux qui connaissent pas Zapier, donc, en fait, aujourd'hui, il y a deux outils principaux qui sont Zapier et Make. Tu me diras dans quelle team tu es, mais je crois que tu es team Make, toi, maintenant. Et en fait, c'est deux qui permettent de créer des workflows. Donc, des workflows, je pense que tu vas mieux l'expliquer que moi. Mais ouais, des automatisations. En gros, des des scénarios entre deux outils. En fait.

Des scénarios qui sont, bah, si il se passe ça dans cet outil, fais ça dans cet autre outil. On peut chaîner plusieurs outils ensemble. Et en effet, ça permet, sans coder, de faire des scénarios qui vont travailler à notre place quand on dort, quand on n'est pas devant notre ordi. C'est ça, grosso modo. Plutôt que de recruter quelqu'un à qui tu vas dire : "Quand il y a cette facture qui va s'envoyer, tu vas devoir la télécharger, l'envoyer par mail, puis la mettre sur le Drive pour que le comptable puisse la récupérer." Et ben, tu vas utiliser un outil comme Make ou Zapier, et tu vas créer en fait un workflow entre ton CRM, ton CRM, Notion, Drive, quoi qu'et puis ça peut envoyer un mail à ce moment-là, et cetera. Et en fait, au bout d'un moment, les choses se font du coup automatiquement.

Exactement. Et donc, cet outil-là, il n'est pas neuf. Tu vois, il était là bien avant qu'on parle de no-code. Avant Zapier, moi, je faisais des trucs en code avant pour faire ça, ça s'appelait des "cron jobs". Et en fait, en ça, ça a toujours existé, cette cette ce mindset de "j'automatise quand je veux pas faire". En fait, ça a toujours existé. C'est pas le no-code qui a inventé ça. Et pareil, sauf que ce que vraiment, ce que je pense que tout le monde en fait, pareil, quand on dit no-code, ça me paraît évident. En fait, le no-code, bah justement, en fait, comme tu le dis, avant qu'il y ait des outils comme Zapier ou Make, ou des mecs comme moi qui ne savent pas coder, peuvent faire des workflows et des automatisations entre plusieurs outils. Avant, quand ça n'existait pas, bah du coup, ça doit être des gens comme toi qui savent coder qui du coup, avec des lignes de code, créent ces automatisations et ces bridges, du coup, ces ponts entre un outil A et un outil B. Et en fait, entre une situation A qui va donner une situation B, quoi.

Exactement. Et c'était hyper galère, mais aussi hyper satisfaisant. Parce que surtout pour des gens comme moi, qui qui étaient un peu entre ces deux mondes, tu vois, marketing, tech, growth. Et en général, bah là où un développeur, tu lui dis : "Fais-moi ça", lui, il fait son taf, tu vois. Et mais il a peut-être pas conscience de quel est le ROI business que ça va que ça va générer, quelle est l'importance de cette automatisation. Là où moi, quand je faisais du du marketing, du growth, dans telle et telle boîte, bah, en fait, quand j'allais coder un script, je dis : "[ __ ] mais en fait, ces trois lignes de code vont changer la vie, parce qu'il y a des trucs que je fais de manière quotidienne que je vais plus pouvoir faire." Donc, c'était hyper satisfaisant aussi, tu vois. Donc, il y avait ce truc.

C'est ça, en fait, c'est que toi, en fait, tu as un profil que du coup, qui est un profil qui est apprécié en entreprise, c'est qu'en fait, tu as la vision tech, tu as la vision dev, et tu as la vision marketing. Et puis, en plus, maintenant, tu as même la vision entrepreneuriat, qui du coup, en fait, réunit le tout, quoi.

Ouais, ouais. Donc, bah, en gros, j'utilise du coup ces deux forces, tech et marketing, pour arriver dans une boîte qui s'appelle Kimatrix. Dont mon but, c'est d'optimiser le funnel. Donc, c'est faire en sorte, Kimatrix, ça faisait en gros, c'était un outil d'analytics pour pour un outil tech. Mais mon but, c'était : "Comment faire en sorte que les gens passent plus en payant, alors qu'ils sont ?" Donc, on a tant de gens top of funnel, tofu, comme beaucoup l'appellent en France, c'est qui sont qui arrivent, mais qui payent pas encore, qui consomment du contenu, puis à un moment donné, ils vont être plus intéressés, puis bottom of funnel, ils vont se dire : "[ __ ] ils sont prêts à convertir." Et ils convertissent. Et et comment, après derrière, tu crées de la récurrence ? Bon, là, on appelle tofu, bofu, mofu, maintenant, dans le monde du marketing. Mais avant, il y avait le modèle qui était énormément vrai dans le monde du growth, growth marketing, et cetera. Enfin, ce truc, ces trucs-là ont toujours existé. C'est toujours faire en sorte qu'un client qui ne paye pas encore arrive en client payant. Quelles sont les différentes étapes pour qu'il arrive en client payant, mais automatiquement, il y a personne au téléphone. Et donc, c'était ça qui me fascinait, c'est comment est-ce qu'on va pouvoir créer des systèmes et des des systèmes de tracking en place et des systèmes de conversion pour pouvoir faire convertir quelqu'un quand on dort, quoi. C'était fascinant, tu vois. Tu as plus besoin de sales, tu as plus besoin de téléphone. Et et c'est ce truc-là que j'ai fait chez Kimatrix, mettre tous les systèmes de tracking en place, utiliser tous les outils possibles dans dans le monde du growth pour savoir, bah, pourquoi, quand quelqu'un arrive sur un site web, pourquoi il part, au bout de combien de temps, il part, quelle est la deuxième étape qu'on va définir pour qu'il soit plus bas dans le process, à quel moment il va convertir, combien de temps il reste, combien de temps il est fidèle du coup à nous, à quel moment il part, il est plus client, pourquoi il est plus client, et ça, c'est ce qui fait un business SAS. Et donc, c'était ça mon game à ce moment-là.

Et donc, là, donc, ça, c'est juste après Mailjet. Donc, tu fais combien d'années là chez Kimatrix ?

Fa 2 ans, 2 ans et demi, quelque chose comme ça, ouais.

Et euh, alors que si je dis pas de bêtises, est-ce que c'est à ce moment-là, après que tu débarques chez Conto ? Du coup, il y a il y a encore une vie entre entre ça ?

Il y a encore une vie entre entre les deux. En gros, j'avais tech, j'avais compétence tech, compétence marketing. J'étais en mode : "Mais c'est bon, quoi. Let's go. Je crée mon propre SAS."

Ok. Donc, tu te lances dans l'entrepreneuriat.

Exactement. Je me lance, en fait, je me lance dans ce que je considère comme l'étant le vrai entrepreneuriat, parce qu'il y a le faux entrepreneuriat, c'est du freelancing. Et pour moi, c'est freelance qui se mettent sur LinkedIn, s'il vous plaît, arrêtez de faire ça. Tu es en tout cas plus explicite que moi. Mais la réalité, c'est quand tu fais du freelancing, tu tu vends encore ton temps. Ouais, la réalité, c'est ça. Pour moi, le, je dis pas que c'est pas de l'entrepreneuriat, parce qu'il y a pas de prise de risque et cetera, mais la moi, pour moi, l'entrepreneuriat, comme je l'entends, comme je l'ai entendu à l'époque, c'était pas juste : "Je vends mon temps", mais "Je crée un asset", donc une ressource, quelque chose qui va m'apporter de l'argent sans que je sois là. C'est la différence entre le solopreneur et le freelance.

Exactement. C'est ça. Et euh, sauf beaucoup de solopreneurs qui sont aussi freelances et qui qui se disent solopreneurs, mais en fait qui sont un peu hybrides. Ouais, voilà. Peu importe, en tout cas, les définitions, parce qu'elles sont toujours mouvantes selon les selon les époques. Et il y a pas de jugement de valeur. Il y a pas de jugement de valeur. Voilà. Mais dit quand même, arrêter les gens. Bah, c'est c'est tout, c'est parce que c'est le cas. Je déconne, je déconne. Mais mais c'est vrai, tu vois, il y a pas de jugement de valeur, c'est juste que moi, j'avais envie de tester ce truc-là, qui était d'utiliser ma compétence tech pour aller créer un SAS et utiliser mes compétences marketing et sales pour aller le vendre derrière.

Ok. Et euh, du coup, je me dis, à l'époque, j'étais fasciné par un podcast qui s'appelle Indie Hackers. Je sais pas si ça te parle.

Je connais de nom, mais j'ai jamais écouté.

C'est, c'est pour moi, c'est une institution, quoi. Ouais, c'est c'est une institution, surtout dans le monde du SAS et cetera, où en fait, tu dis : "Bah, [ __ ] mais je vais créer un SAS", donc un software as a service, pour les gens qui connaissent pas, donc un outil qui, un logiciel à qui tu demandes un paiement récurrent tous les mois. Tu le crées une fois, derrière, tu tu prends tes paiements récurrents, et tu juste tu maintiens l'outil et tu fais le support. Je me dis : "[ __ ] j'ai compétence de dev, je vais aller coder ça, et je vais aller derrière le vendre, parce que j'ai la compétence de marketing pour faire venir du monde et et convertir." Et c'est à ce moment-là aussi le rêve de faire tout ça en solo apparaît, parce qu'il y a plein de Indie Hackers justement, donc des hackers indépendants, qui vivent à Bali, qui sont à 30K, 40K, 50K MRR, donc monthly recurring revenue, donc de de revenu mensuel, et ils sont seuls, tout, ils sont tout seuls. Tu penses à des mecs comme Pieter Levels à l'époque, je pense à plein d'autres types qui font ça. Et moi, je suis fasciné par ça. Je suis à l'époque en CDI à Paris, je vis ça, ça fait 5-6 ans que je fais ça.

Je je suis très content. Je fais du growth et tout, mais je me dis, bah, vas-y, je veux vivre cette vie, quoi. Je veux vivre ce truc de, bah, je crée un truc, un soft, une fois, et puis je le vends. Et c'était là vraiment où je rentre dans l'école à Bali.

Ouais, tu as pris le, tu as pris le full package. Ouais, full package. Où je me suis dit, bah, vas-y, à Bali quoi. Et je passe un an et demi, ouais, deux ans à Bali en tout. La première année, j'arrive, bon, déjà, tu prends le temps pour atterrir et cetera. Et puis tu commences à bosser sur l'outil. La proposition de valeur, c'était : tu es une boîte, tu as plein d'employés, tout le monde a LinkedIn. Tout le monde, à l'époque, les algos étaient très axés sur LinkedIn. Ça allait toujours, mais c'est un peu plus, ouais, ça allait toujours, mais beaucoup plus galère avant.

C'était free freestyle, quoi. Oui, avant, c'était porte ouverte, quoi. Ouais, avant, tu faisais juste des petits bots. Et moi, j'adorais créer des bots parce que j'étais un fan de l'automatisation. Mais en codant, à l'époque, j'avais même fait un service pour des bots Insta, des bots LinkedIn et cetera. C'était vraiment mon délire, des bots Twitter. Depuis vraiment le début, je me suis dit, bah, cette fois-ci, je veux faire un outil qui va permettre aux boîtes de demander à leurs employés de souscrire aux activités de la boîte. Donc ce que la boîte va poster sur LinkedIn, et s'ils le veulent, ils peuvent le reposter en leur nom automatiquement. Et en fait, mais sans que ça soit genre un partage, sans que ça soit un partage. Faut que ça soit, ça marchait pas en tout cas. Je sais pas si ça marche encore, je suis plus trop. Mais mais mais imagine, bah, je suis dans ta boîte, tu me dis, voilà, moi, si la boîte poste ce poste-là, est-ce que tu es prêt à le poster automatiquement ? Et si oui, et ben tu vas gagner des points en fonction du nombre de likes, de commentaires que tu vas faire. Et ça va faire en sorte que la portée de la boîte va être démultipliée parce qu'un profil à l'époque privé marchait bien mieux qu'un profil public de boîte. Et en plus, les employés pouvaient derrière gagner de l'argent ou des cadeaux.

C'est la fameuse stratégie Avengers. Exactement. C'était ce truc de, comment est-ce que tu fais pour toi, en tant qu'employé, avoir un meilleur personal branding qui va être bon pour ton employeur, mais en plus, toi, tu vas gagner de l'argent avec quoi ? Et donc, proposition de valeur trop. Tu trouves, gagner de l'argent, c'est la boîte qui va te payer. Exactement. Parce que pourquoi payer des des des agences de pub si tu as une marque employeur forte ? Tu peux, tu peux commencer à faire ça, quoi.

Et ça, c'était en quelle année ? Ça, c'était en 2017 ou 2016, quelque chose comme ça. 2017, ouais. En fait, moi, je pense que c'est une super idée, mais je pense que c'était presque trop tôt, en fait. Tu le ferais maintenant, ah, carton. Ouais, je pense que, bah, alors, il y a eu plein d'apprentissages. Déjà, quand tu es solo et tu es un dev, bah, tu te mets en mode dev. Donc je passe neuf mois à coder le truc, franchement, hyper chiadé, hyper fier. Ça faisait longtemps que j'avais pas codé un truc sérieux parce que j'étais parti dans le marketing et tout. Donc ça m'a enlevé aussi ce syndrome de l'imposteur dans le monde des devs, parce que du coup, dans le monde des devs, eux, ils étaient tous les jours sur un clavier. Moi, j'étais tous les jours en conférence et sur du growth, tu vois. Ouais. Et là, ils te disent, mec, tu es pas one of them. Ouais, bah, ils me le disent pas, mais moi, je le sens, tu vois. Moi, évidemment qu'ils me le disent pas, parce que moi, j'ai l'impression de tout connaître. Mais le builder, c'est différent, tu vois. Donc je build le truc, je suis hyper fier, hyper content, je fais du, j'utilise des dernières techno à la mode et cetera. Franchement, je suis trop fier. Et là, bah, à ce moment-là, j'arrive et je commence à faire des sales calls avec RATP, tous ces gens-là qui ont besoin de cette marque employeur forte. Alors ce truc a un nom, c'est l'employee advocacy. Dans ce monde-là, c'est comment faire en sorte que tes employés portent ta marque. Sauf que bah, en fait, j'ai passé neuf mois à coder le truc. De moi à le vendre, j'aurais dû faire le contraire, quoi. J'aurais dû créer une landing page, j'aurais dû rien builder du tout. J'aurais dû aller voir tout le monde, vendre des packages, même avant d'avoir codé le truc. Et après, quand j'aurais eu l'argent, ou même quand j'aurais été sûr d'avoir vendu, bah, j'aurais. Parce que là, même là, tu vois, en deux minutes, tu me l'as pitché, j'ai très bien compris. Là, j'aurais pas besoin que tu me fasses une démo. Là, je pourrais te dire, bah, moi, en tout cas, si ça existe, je suis client. Exact. Et c'est, c'est, c'est là où je me suis dit, putain, en fait, ok, tu as la compétence dev, ok, tu as développé un peu de compétence product et marketing, mais la réalité, c'est que le marketing que tu as fait, c'était un marketing très gross B2B. Ouais. Et donc, c'est un marketing quand tout est déjà là, tout est déjà placé, il suffit de faire grandir une machine plutôt que de la construire from scratch. Et c'est à ce moment-là, je me dis, ok, fuck it, ce truc, je le, je le mets de côté. Bon, après avoir testé plein de fois, et puis j'ai des clients, et puis ils valident des modifs, donc je fais des modifs, puis après je fais le support, tu vois. Je bosse avec Nexity, parce que ils avaient un gros plein d'agents immobiliers, tu vois. Donc on se dit, bah, vas-y, on va faire ça avec tous les agents immobiliers d'une certaine partie de la France et cetera. Je me confronte aux problématiques d'acquisition, de LinkedIn, aux problématiques de support, de moi-même, mon propre truc, au sales, je fais des calls sales, je fais ma growth. Et en fait, je suis schizophrène, quoi. Et c'est là où je commence à réaliser ma propre limite aussi, c'est que indie hacker, c'est bien, mais quand tu es tout seul, soit tu es sur un marché qui est hyper niche, et dans lequel tu as pas beaucoup de, de, de calls sales à faire. Il te manquait en fait un cofondateur sales. En fait, exactement. En fait, c'était un, c'était un outil qui pouvait pas se faire sans force commerciale. OK. Et à ce moment-là, moi, j'ai, en fait, c'est, tu sais, tu as une énergie au début quand tu lances un projet, et puis petit à petit, elle diminue. Et j'étais en mode, en fait, j'aurais dû faire le contraire. J'aurais dû commencer par le sales, tu vois. Parce que, par exemple, moi, j'ai monté énormément de projets dans ma vie, et ça que du coup, comme ça a souvent été des agences ou des choses comme ça, des choses que, voilà, où c'est passionnant, c'est que du coup, tu as l'excitation du début. Et en fait, ce qui est beau, c'est que au bout de 24 heures ou 48 heures, tu peux commencer à vendre, tu vois. Et tout de suite, tu sais. Et moi, j'avoue que, tu vois, quand tu m'as dit, là, j'ai commencé à le vendre au bout de sept mois, je dis, ouais, là, en fait, du coup, déjà l'excitation, l'enthousiasme et cetera, il peut, tu vois, en plus, il peut baisser, quoi. Tu vois, tu bosses dans ta cave, en fait, tu bosses dans ta cave, tu en parles un petit peu, tu montes ton produit, et puis en tant que dev, tu as aussi un truc, c'est que tu as envie de le montrer. Je prends par exemple des artisans, tu vois, mon beau-père fait plein de travaux et cetera. Bah, tu vois, à chaque fois, il montre l'avancée de ses travaux, mais le truc, c'est que moi, je m'y connais pas tant que ça en travaux, et du coup, j'ai l'impression de voir un peu les diffs, mais je j'ai aucune idée à quoi ça va ressembler à la fin. Et c'est uniquement quand le produit sera fini, ou la baraque sera terminée, je serai en mode, wow, c'est un truc de fou, tu vois. Et donc, quand tu es dans ce monde de dev, et vu que tu es schizophrène, vu que tu fais dev et sales à la fois, bah, tu es, tu es constamment en train de te battre de, putain, est-ce qu'il faut que je montre mon produit fini ou pas fini, et cetera. Et aussi, tu as ce côté artiste, où en fait, tu as pas envie de montrer ton œuvre fini, pas fini, parce que tu te dis que ça va être jugé et cetera. Et en fait, c'est, c'est vraiment galère. Et plein d'apprentissages sur ce projet. Franchement, c'était ouf d'un point de vue tech, ça m'a appris plein de choses. D'un point de vue sales, ça m'a appris tellement de choses, et marketing aussi, parce que jamais je builderai de rien, un truc avant de l'avoir vendu. Après ça.

Et là, du coup, en fait, donc tu buildes le truc, tu commences à essayer de le vendre pendant deux mois. Qu'est-ce qui fait que tu décides d'arrêter ? Du coup, je pense qu'il y a plusieurs choses. La première, c'est que tu as ta motivation qui descend parce que tu te dis, ce projet, est-ce que au final, les gens veulent vraiment, et cetera, parce que tu es rincé. Tu enfin, là où au début, tu peux booker deux semaines de calendrier avec des sales calls toutes les 30 minutes, neuf mois plus tard, quand tu as buildé le truc et qu'il y a des gens dessus, et que tu dois passer la moitié du temps en support, et la moitié du temps à créer des nouvelles futures, et aussi à supp, à faire en sorte de faire des calls en plus, en fait, c'est hyper hyper hyper. Et là, tu t'es pas dit un seul instant, putain, il faudrait peut-être que je me trouve un cofondateur ? Je pense que c'était encore temps, mine de rien. En fait, il était encore temps. On aurait pu le faire, mais je pense que j'avais plus la motive de faire ce truc-là parce que j'étais un peu burned out par la, pas la tech, mais en tout cas, j'avais plus trop envie de toucher au code. Je sentais que c'était un truc que je voulais déléguer plus tard. Donc en fait, devenir cofondateur de ma propre boîte, je sais pas si ça m'aurait fait kiffer. Est-ce que je suis pas le meilleur dev ? La partie sales, en fait, c'était mes interlocuteurs m'intéressaient pas tant que ça. Ouais. Par rapport à la RH, ou la RH qui va, qui connaît rien à LinkedIn, qui va poster des trucs institutionnels qui vont intéresser personne. Et puis moi, d'aller lui vendre ça en car, c'est pas la vie que j'ai envie de kiffer, en fait. Là, ce qui est intéressant, c'est que en fait, là, tu es en train de dire, bah, que en fait, tu as tenté de monter une startup, mais en fait, tu aimes pas monter une startup parce que tu as pas aimé le côté co, et tu as pas aimé le côté head of growth, enfin head of sales, quoi, grosso modo. Ouais. Je pense que, à cette époque-là, en tout cas, ce qui est clair, c'est que j'avais plus les reins solides pour faire le sales, en tout cas, j'étais plus aussi motivé. Et pour faire la tech, j'étais plus aussi motivé. Et surtout, je pense que à ce moment-là, il se passe un truc, c'est que après avoir testé ce projet, je fais quelques petits allers-retours en France, et je rencontre un de mes anciens potes qui s'appelle Jedi Mess. Je sais pas si ça te parle. Un type qui est passé par The Family, qui était très fort dans le monde growth hacking à l'époque, il faisait plein de petits trucs comme ça. Et on a une idée d'une autre boîte, et je dis, et ça me fait complètement basculer. Et cette autre boîte, c'était, putain, Chouam, on va faire un truc. On avait envie de monter un projet un peu plus, tu vois, cette fois-ci, backé, pas bootstrap, mais sur lequel on levait des fonds et cetera. Et ça s'appelait Flous. Et en fait, c'était un projet dans lequel, si tu es étudiant et tu viens d'avoir une promesse d'embauche, tu nous montes ta première promesse d'embauche, et nous, on débloque jusqu'à six mois de salaire sur ta prochaine embauche. Et donc du coup, la proposition de valeur était ouf. Donc une fintech. Du coup, une fintech, mais avec toutes les difficultés, enfin, je pense que tu vas en parler, mais avec toutes les difficultés qui vont, qui vont arriver, quoi. Ouais, ouais, exactement. Chose qu'on savait un petit peu, mais c'était surtout pour moi l'occasion cette fois-ci de faire du no-code. Parce qu'entre-temps, dans tout ce chemin, je me suis dit, j'ai codé des trucs, j'aurais pas dû. Et donc, je commence à tout builder la plateforme en no-code et cetera. Mais cette fois-ci, ce qu'on fait, contrairement à avant, c'est que on la vend avant. C'est-à-dire que, on la, quand je dis on la vend, c'est que on fait une acquisition en deux mois de 3000 étudiants avec carte d'identité et promesse d'embauche. La proposition de valeur, elle est quand même, elle est claire, nette, précise, et elle est engageante. Voilà. Et du coup, on se dit, putain, mais là, ouais, là, il y a des gens qui sont sur liste d'attente. Let's go. On fait un simulateur de combien tu peux emprunter et cetera. Top. On se rend compte que réglementairement parlant, c'est pas aussi simple d'être établissement de crédit, tu vois. C'est type compte non, sont pas encore établissement de crédit, mais ça nous permet de digérer, d'aller voir les gens comme Alma, des gens comme Pumpkin, des gens comme Bridge, et cetera. En fait, tout ce monde-là qui est très fintech, c'est pour mon premier pas dans la fintech aussi. Et en fait, on commence à discuter avec Crédit Mutuel Arkéa, qui est une des, une des banques qui est très, qui est beaucoup à fond sur ce genre de projet. Que Crédit Mutuel Arkéa, c'est ceux qui ont racheté Lydia, les côtes en ligne, c'est ceux qui ont racheté et tué dans l'œuf Pumpkin. Du coup, feu Pumpkin, qui était le, le concurrent de Lydia. Et ils, ils ont pas racheté une troisième aussi ? Ouais, ouais, ils en ont plein. Ils ont racheté Budget Insight aussi, qui est un truc de, de, un agrégateur. Et mais bon, voilà, ils ont toute une branche en fait qui est quand même qui est tournée. C'est une boîte où il y a deux trois personnes dedans qui sont hyper hyper ouvertes à prendre des risques. Ils ont du top aussi. Ouais, ouais, en effet. Et et du coup, on discute avec eux, et en fait, eux, ils sont assez chauds. Ils disent, ok, nous, on est chaud pour pour faire en sorte de faire un nouveau système de scoring, parce que c'est un prêt étudiant, et un prêt étudiant, ça fonctionne pas pareil comme un prêt conso. Et que prêt conso, parce que tu vas faire des études, mais nous, on est un peu entre les deux. Et donc, on bosse sur un modèle de scoring. Ça fait trois, quatre mois qu'on bosse sur ce projet. Et en fait, ça va tellement plus vite que l'autre, que je me dis, bah, évidemment, je suis beaucoup plus excité sur celui-là, tu vois. On est deux, on est au taquet, mon cofounder, lui, il est hyper balaise à aller contacter n'importe qui, un peu comme toi. Et en fait, on commence à bosser sur ce projet de modèle de scoring, et on a un rendez-vous prévu avec Crédit Mutuel Arkéa. Et là, on est en mars 2020, et c'est là où le COVID arrive. Et on appelle, on a notre rendez-vous, et on dit, enfin, c'est quelques jours avant notre rendez-vous que le COVID a, que le confinement arrive. Et le mec nous dit, non mais écoutez, ici, en fait, on a même pas de VPN, donc en fait, il y a personne qui bosse là. Donc en fait, on est bien, on en reparle en octobre. On était en mars, et là, on est en mode, ass, fuck it, tu vois. C'est, c'est, on fait une vidéo pour essayer de calmer un peu le truc au niveau des étudiants, parce que eux, ils ont leur boîte qui commence, tout était à terre, enfin, c'était le monde était. Ah, putain, un mauvais momentum. Ouais, mauvais momentum. Et là, je te raconte juste ces deux histoires, mais avant ça, il y a un cimetière de projets qui est hallucinant aussi. Mais mais mais tu vois, ce qui est, dans chacun de ces projets, à chaque fois, il y a un putain d'apprentissage. Dans celui-là, c'était que, putain, en fait, faire une acquisition avant de même builder ton produit, ça change tout. Dans l'autre, c'était, bah, au final, jamais tout faire seul. Et en fait, il y a tellement de choses, ça m'a appris à aimer la liberté, ça m'a appris à savoir ce que je voulais exactement, à comprendre l'importance du contenu. Et en fait, tout ce que ça soit en boîte ou en voulant créer des startups, j'ai tellement appris tout le long, quoi. Et je pense que c'est ce que, et c'est peut-être la partie invisible dans tout ce que je fais aujourd'hui, mais chaque élément que je fais est réfléchi par un apprentissage passé, tu vois.

C'est ça, en fait. Moi, je prends souvent une métaphore que je fais de répéter. Je pense que du coup, là, même sur toute la saison 1 de Club Sand, je pense peut-être la troisième fois que je la que je la fais, mais bon, c'est pas grave. Je prends toujours cette métaphore du pêcheur, tu sais, qu'il va prendre sa fameuse photo sur la plage et cetera, avec le big espadon comme ça et cetera. Donc tout le monde va dire, putain, c'est le pêcheur de l'année, il est trop fort, machin et cetera. En fait, ce qu'ils savent pas, c'est que le mec, il s'est tapé une tempête en mer, et qu'en fait, il a pas envoyé une canne à pêche, il a attrapé le truc parce qu'il est trop fort. Il a envoyé une canne à pêche, deux cannes à pêche, trois cannes à pêche, un bazooka, un filet, un truc et cetera. Et c'est ça qui a fait que, il a, il a fait souvent chou blanc, il a attrapé des petits poissons, des fois, il a attrapé des vieilles bottes toutes pourries et cetera. Et à un moment donné, quand même, avec l'apprentissage de tout ça, il a pêché le putain d'espadon. Et c'était la star de la plage, il est passé dans le journal local, journal télévisé, tout le bordel et cetera. Et voilà. Mais en fait, ce que, ce que tu as utilisé le bon mot, le truc invisible à côté, c'est en fait, c'est comment en fait, qu'est-ce qui s'est passé avant qu'il pêche ce putain de gros espadon, quoi. Tu vois. Exact. Ouais, ouais, c'est, mais c'est ça qui est stylé aussi, c'est que du coup, ça te permet de digérer un peu. Moi, j'adore quand tu vois, je regarde des réussites de, de vraiment aller creuser, mais ok, qu'est-ce qu'il a appris à ce moment-là qui lui permet de prendre cette décision ? Parce que nous, ce qu'on voit, on voit même pas les décisions, on voit le résultat final, final. Mais le résultat final est décomposé sous un certain nombre de décisions qui ont été prises, et ces décisions ont été influencées par des échecs passés, quoi. Et en fait, c'est ce framework là que tu essaies de décomposer chez quelqu'un, quoi. Et c'est, moi, je trouve ça passionnant, tu vois. Et c'est ça, c'est pour ça que moi, c'est un peu ma ma définition de l'entrepreneur. Moi, déjà, ma première définition de l'entrepreneur, c'est déjà, en fait, la, c'est des mecs et des nanas qui ont pas la même propension à prendre des risques que les autres. Ça, déjà, c'est indéniable. Mais en fait, c'est surtout et avant tout des gens qui font. Des gens qui font ce qu'ils disent, tu vois. J'aime bien cette phrase, faire ce qu'on dit, tu vois. Parce que c'est beau de parler, c'est beau d'avoir des bonnes idées, c'est beau d'être fort en théorie, mais si tu fais pas direct, alors je vais pas utiliser le mot passer à l'action, tout le monde, tout le monde dit ça et cetera, mais bon, en fait, c'est ce que ça veut dire, c'est qu'en fait, à un moment donné, il faut faire. Et c'est par exemple, tu vois, par pour moi, les gens disent souvent de moi, ouais, mais toi, tu as un bon sales et cetera. J'ai envie, en fait, c'est pas forcément que je fais un bon sales, c'est que quand toi, tu vas envoyer trois mails par-ci, quatre mails par là, mais moi, j'en envoie 100 par jour. Quand toi, tu vas créer du contenu un peu par-ci, un peu par là, et moi, j'en crée quatre par jour. En fait, c'est juste, il faut faire et répéter. Et en fait, par exemple, je prends le cas du sales, encore une fois, d'envoyer des mails. À un moment donné, quand tu as ton bon message, bah, en fait, c'est toujours le même, quoi. Sauf qu'en fait, il faut pas l'envoyer à 10 personnes. Si tu sais que tu as une personne sur 10 qui répond, bah, en fait, envoie-le à 1000 personnes plutôt qu'à 10 ou 100 personnes. Et c'est juste, en fait, un truc d'abruti de répétition, répétition, répétition. Et bien sûr, d'amélioration de ton message, amélioration de ton offre, amélioration de tes appels, amélioration de plein de choses, évidemment. Mais en fait, avant tout, c'est faire, faire, faire, faire, et refaire. Ouais.

Je suis totalement d'accord avec toi. L'action, le le biais au niveau de l'action, c'est, c'est un, c'est un truc qui te donne de plus en plus, de plus en plus confiance dans ta capacité à faire et en toi, tu vois. C'est, j'ai souvent ces discussions un peu eu avec un de mes potes qui s'appelle Antoine Pernet, qui a lu certainement plus de bouquins de développement personnel que que je connaisse. Et en fait, il m'a sorti un truc qui est que, quand tu te promets un truc, genre, ouais, je vais le faire, si tu le fais pas, c'est un peu comme si tu détruis une partie de ta promesse à toi-même, et du coup, tu crois moins en toi. Vs si tu le fais, bah, en fait, ça vient renforcer la personne que tu veux être, parce que tu te dis, putain, mais en fait, putain, je m'étais dit que j'allais partir nager trois fois par semaine, j'y vais quoi. Je m'étais dit que j'allais faire deux vidéos par semaine, je l'ai fait. Donc en fait, quand demain, tu dis, ok, je vais faire ça, tu as beaucoup plus confiance en toi quand tu le dis, vs, oh, je pense que je devrais commencer à essayer de faire de l'outbound. Tu vois, c'est très différent. Et je pense que c'est exactement ce que tu dis, c'est ça te donne tellement plus confiance. Et moi, tu vois, genre, moi, j'ai énormément confiance à ma capacité à faire, parce que j'ai toujours fait ce que je dis. Et tu mets le doigt sur un truc qui est hyper important. Bah, justement, ça, je pense, ça me fait, en fait, la meilleure transition possible, c'est que ça, qu'on a, je pense, plusieurs passions communes. On a parlé tout à l'heure de la passion commune pour Notion. Je pense qu'on en reparlera après, du coup, c'est un petit peu lié. C'est moi, en tout cas, c'est l'impression que j'ai de toi, c'est que tu es également passionné de productivité, d'organisation et de self-hacking, grosso modo. Parce qu'en fait, c'est ça, c'est encore une fois, si on fait un peu le chemin, c'est, bah, déjà, en fait, il faut faire ce qu'on dit et dire ce qu'on fait. Mais en fait, pour passer à l'action, bah, souvent les gens vont dire, oui, mais j'ai pas assez de temps, oui, mais machin, mes trucs. Et en fait, ça passe par, en fait, comment tu hackes ton propre système, comment tu crées de nouvelles habitudes, comment tu crées de nouvelles routines. Et ça, bien sûr, ça passe par un certain état d'esprit, des habitudes à faire naître dans ton cerveau. Donc il y a tout un côté neurologique et cetera. Je pense qu'on va en parler. Et il y a aussi, bah, tout un côté, en fait, comment tu crées ton propre système, et quels outils tu utilises, ou quoi. Enfin, tu vois, par exemple, moi, je sais que Notion a été très important pour moi là-dedans, mais parmi d'autres. Parce que moi, c'est un chemin que dans lequel je suis depuis 2018, tu vois, avec l'achat d'un premier bouquin. Je sais pas si tu l'avais lu, c'est La 25e Heure. Petit truc, mais tu vois, c'était pas grand-chose, mais c'était ma première brique de dire, ok, maintenant, il faut que j'arrête de dire que je suis sous l'eau. Et tout, j'étais à l'époque, j'étais au bord du burnout, j'étais en train de fermer ma ma ma première boîte en mode liquidation, enfin, tu vois, un truc assez assez énervant. Et je prenais le parti que c'était à cause de moi, c'est quand même le premier pas. Et que en fait, c'était aussi un problème d'organisation, parce que je ne faisais pas justement ce que je disais. Ça faisait des années que je disais, ouais, faut que je fasse gaffe à la finance, faut que je fasse gaffe à ça, faut que je fasse gaffe à ça. Et en fait, toujours tête dans le guidon et cetera, on ne fait pas ce qu'on dit. Donc du coup, à un moment donné, bah, on fait pas ce qu'on dit, on va droit dans le mur. Et donc, voilà, je pense que c'est aussi, je voulais un peu dans cette, beaucoup trop longue transition, je voulais qu'on parle un petit peu, bah, de quoi ton rapport en fait à l'organisation, la productivité, et en fait, à quel point c'est quelque chose d'important pour toi, à quel moment c'est né. Donc je pense que c'est, voilà, c'est ça a été un grand fil rouge. Et qu'est-ce que tu fais un peu au quotidien pour tout ça, quoi ?

Ouais, ouais. Bah, je pense que, bon, ta transition était très stylée, parce que tu as parlé d'un truc qui est de, comment se, comment se hacker soi-même. Alors, c'est vrai que c'est un mot, quand on dit hacker, on a l'impression qu'on va bidouiller un truc un peu en secret. Mais la réalité, c'est que c'est un long chemin. Tu as parlé de la 25e heure. C'était quand, toi, tu l'as lu ? Ça fait plusieurs années. En effet, moi, il y a des bouquins, et des gens, et des erreurs qui m'ont marqué tout au long de, depuis que j'ai commencé avec un ordi, et qui font que c'est un apprentissage constant de qui je suis. Et en fait, plus tu avances, c'est surtout, tu apprends sur toi et ta manière de fonctionner. Parce que la réalité, c'est que, on a beau dire des, des, des trucs hyper, tu vois, mainstream, de oui, il faut couper ses notifs, oui, focus time, et cetera, et cetera. Chacun a sa manière très différente de fonctionner. Et donc, tout ce chemin, il est surtout pour se connaître, tu vois. Donc moi, je vais dire un peu comment ça a commencé. Ça a commencé quand j'étais à l'IPIT Amed, et en plus, Junior Entreprise, et en plus, freelance. J'avais une vie qui était, et en plus, je faisais plein de meetups et tout. Enfin, franchement, j'étais tout le temps au téléphone, tout le temps à faire du texto, mail et cetera, et tout le temps en vadrouille. Et aussi en cours, enfin, c'était, j'avais des partiels, enfin, la vie était horrible. Et donc, à ce moment-là, j'ai eu un besoin urgent de m'organiser, parce que je savais que sinon, soit j'allais péter un plomb, soit je sais pas, j'allais manquer à un de ces quatre piliers. Et donc, j'ai eu un besoin de m'organiser. C'est là où j'ai découvert des apps comme Todoist, des apps comme plein d'applications de notes et cetera et cetera. Et je me suis rendu compte que en fait, c'est pas les outils qui vont faire que tu vas être meilleur, c'est plus ton organisation perso. Tu peux utiliser, tu peux télécharger. Ce sont des outils qui sont au service d'une organisation et d'un système, quoi. Exactement. Et sauf que, c'est pas la proposition de valeur des outils. Quand tu télécharges un outil, tu as l'impression que ça va te simplifier la vie. Non, la réalité, c'est que ça va t'aider dans une démarche. Maintenant, est-ce que tu as déjà entamé cette démarche ou pas ? Donc, je prends un exemple, la démarche de prise de note. Plein d'outils peuvent faire de la prise de note, comme un Post-it, comme un bouquin, ou comme un outil comme Notion, ou comme Notes sur ton téléphone. Maintenant, est-ce que tu sais comment tu veux prendre des notes ? Est-ce que tu sais pourquoi tu le fais ? Est-ce que tu sais dans quel but ? Et donc, en fait, c'est tout un tas d'outils qui, à un moment, je me suis dit, en fait, ça a aucun sens tout ça. Je vais essayer de me poser la question de comment est-ce que je travaille au quotidien, sur quoi je travaille au quotidien. Et en fait, vu que par rapport à tout ce que je t'ai raconté, j'ai eu différentes phases de vie, et ben, pour différentes phases de vie, j'ai eu des manières de m'organiser très différentes. C'est pas la même phase de vie ou la même manière de t'organiser quand ton but c'est de créer du contenu, ou que quand ton but c'est de faire 20 calls par jour, quoi. C'est pas la même manière de t'organiser quand tu sais que sur une semaine, tu as que des podcasts, ou tu dois tourner des vidéos, ou que quand tu es en train d'écrire un bouquin. Donc, en fait, le plus important, c'est surtout dans ce chemin, comment te comprendre, qu'est-ce qui est important, quelles sont tes valeurs, quelle est ta manière de fonctionner, quels sont les moments dans lesquels tu es le plus au taquet, qu'est-ce qui te donne de l'énergie, qu'est-ce qui te prend de l'énergie. C'est surtout sur ces questions-là, tu vois, où on va dire, j'ai le plus travaillé sur ces, sur là, ces dernières années, sur lequel je me suis mieux compris, tu vois.

Non mais en fait, c'est ça qui est intéressant. Moi, tu vois, quand pareil, j'ai, j'ai, j'ai l'image de quelqu'un qui est bien organisé et tout, parce que bah, dans ma création de contenu et cetera, je fais que d'en parler. Mais en fait, encore une fois, quand je, je donne en fait un peu mes méthodes, comment je, de fait et cetera, je dis toujours aux gens, mais en fait, par contre, ne copiez pas tout ce que je fais. En fait, prenez tout, enfin, écoutez ce que je dis, et en fait, testez des choses, piquez un petit peu ici ou là. Moi, si aujourd'hui, tu prends ma par mon organisation, je t'ai piqué des trucs à toi, j'ai piqué des trucs à Guillaume Moub, tu vois, avec ses, lui, il appelle ça, c'est "one of the day". Moi, j'appelle ça "eat that frog", tu vois. Après, je l'ai même réauto-hacké et cetera de mon côté. Je pique, je fais encore des choses aujourd'hui que j'avais lu en 2018 dans La 25e Heure. J'ai lu d'autres bouquins, j'ai piqué quelques trucs, j'essaie des fois, je le remets à ma sauce, j'essaie, je trouve que ça marche pas, donc je l'arrête. Des fois, j'ai des idées qui viennent par moi-même, parce que du coup, tu essaies de trouver une solution à un problème que tu as à un instant T. Ça, en fait, chacun, en fait, il n'y a pas une bonne organisation, c'est chacun doit avoir son propre système. Et ça, bonne organisation, comme tu dis, en fonction de la situation dans laquelle tu es, quoi. Ouais, exactement. Tu vois, donc oui, il y a plein de banalités, il y a plein de bouquins, il y a plein de choses. Maintenant, c'est quel est ton objectif, quoi ? Et qu'est-ce qui, quel est ton plus gros pain ? Si ton plus gros pain, c'est que dans une journée, tu as l'impression d'avoir plein de choses à faire, bah, c'est peut-être que la charge est mal répartie. Si dans une journée, tu as l'impression que tu es tout le temps à faire, enfin, tu arrives pas à te concentrer sur quelque chose, et tu es tout le temps à la merci de tes notifications ou de tes rendez-vous, bah, en fait, dans quel but tu as ces rendez-vous ou ces notifications, tu vois ? Et donc, c'est toujours ce questionnement qui est plus important que les outils, tu vois. Et ça serait mentir que dire que tu as un truc qui marche pour tout le monde. Ouais, totalement. Yes, carrément. Mais de toute façon, je pense qu'on.

On aura l'occasion après d'en reparler. Donc du coup, là, si on reprend un petit peu, un petit peu le fil, là, tu vas, là, tu vas, je pense, si je, si je, si je me rappelle bien, donc là, tu vas bientôt arriver chez Conto. Et là, chez Conto, en fait, tu vas avoir une nouvelle, un petit peu une nouvelle facette, c'est que là, tu vas commencer à toucher au produit. Là, c'est ça ?

Non, exactement. En fait, pour reprendre l'histoire, au moment où il y a le Covid, en fait, à ce moment-là, avec mon ancien cofondateur, on se dit, bon, qu'est-ce qu'on fait ? Euh, soit on remonte un autre projet, soit on va chacun de nos côtés. De manière assez naturelle, commencer à créer du contenu. Et donc, ce qui s'est passé, c'est que moi, j'ai commencé à créer du contenu sur le no-code. Je savais que je voulais faire du contenu.

Et c'est pile à ce moment-là que tu fais ta chaîne YouTube et que tu commences. Elle, elle a été déjà créée avant, quand j'étais à New York à l'époque, mais c'était sur un tout autre sujet. Mais elle avait 2000 abonnés, tu vois. Oui, ou un petit truc, mais quand même déjà 2000. Faut les voilà. Je me dis, je commence de ça, je commence pas zéro. Mais à ce moment-là, j'ai, je me suis dit, bah, tu sais quoi, j'ai envie de faire du contenu. C'est le meilleur moment, c'est-à-dire que j'ai, c'est le moment où tout le monde est chez soi, donc tout le monde sur son ordi. En plus, moi, j'avais un drive, ça faisait longtemps que j'avais envie d'en faire, et cetera. Je venais de louper deux trucs en mode SAS, et cetera. Et puis, surtout, j'avais, je m'étais dit, [ __ ] je suis chez moi à rien [ __ ]. J'ai envie de créer des trucs.

Et à ce moment-là, j'ai trois possibilités de sujet. Soit aider les développeurs à mieux, euh, à à mieux se vendre en freelance, en gros, devenir de meilleurs freelances. Soit aider les développeurs à, euh, créer un SAS, donc ce que j'ai, ce que j'ai loupé, et les aider à faire en gros ce que j'ai, ce que j'ai pas réussi à faire. Soit aider les non-développeurs à faire des trucs de développeur. Et en digérant un peu, en regardant, bah, il y a ce mouvement qui s'appelait no-code qui commençait à sortir. Je dis, [ __ ] ok, tu as l'impression que c'est un truc de fou, mais ça existe depuis toujours, tu vois. À l'époque, quand j'ai commencé à coder, il y avait un outil qui s'appelait Dreamweaver par Adobe, qui faisait en sorte que tu écrivais du code d'un, enfin, tu bougeais des éléments et tu avais du code qui s'écrivait. C'est pas nouveau, ce truc date de, je crois que des années 2000, tu vois. Enfin, ouais.

Mais pourtant, ce ce mouvement no-code, tu sens que ça prend de l'ampleur. Et après, je me dis, vas-y, ok, on commence à faire des vidéos sur le no-code. Je fais plein de vidéos, plein de vidéos, des vidéos sur Zapier, des vidéos sur plein d'autres outils. Et en effet, à ce moment-là, tu as Conto qui me contacte, qui me dit, écoute, on sent que tu es chaud sur cette partie Zapier et cetera, nous, on a envie de développer ça, et est-ce que tu es chaud pour pour venir bosser chez nous ?

Et du coup, le le le développer en propre de leur côté. Ouais. Donc là, vraiment toucher au produit, de chez produit, il y a pas de no-code et compagnie, quoi. Ouais, c'est ça. C'est, c'est nous, on a envie de, de, de faire en sorte de faire partie du mouvement no-code, en gros. On a envie d'automatiser les choses, on a envie que Zapier soit compatible avec Conto. Et mine de rien, le type qui qui a lancé ça, euh, qui me connaissait parce qu'il avait bossé chez Meljet aussi avant, mais mais en gros, il avait vu ma vidéo sur Zapier à l'époque, il s'est dit, [ __ ] mais ouais, évidemment qu'une banque doit être là-dedans, tu vois. On a les Revolut et compagnie qui commençaient à arriver dessus, on a eu des outils de fintech qui commencent à arriver dessus. Et là, ils se sont dit, bah, ok, on a besoin de builder ça.

Et donc, il y a une petite nego qui se fait où moi, j'avais pas du tout envie d'aller dans une boîte. Moi, je tenais à ma liberté. En plus, c'était le moment où j'avais, tu vois, j'avais, je commençais à gagner de l'argent un peu avec YouTube, avec du AdSense. Je commençais en plus à vendre quelques petites sponso. Au début, je me suis, je jouais la créateur life, tu vois. Et et je me suis, bah, pourquoi j'irais dans une boîte ? Tu vois. Mais pourquoi pas une prestation de consulting ? Donc, on commence avec un truc de trois jours par semaine, où je vais venir les aider dans leur équipe produit, euh, à créer les intégrations avec Zapier, avec Make. Euh, après, faire tout un tas de trucs techniques comme les les intégrations OAuth. Bref, tout, tout un tas de trucs qui fait que, bah, ils ont une intégration Zapier et Make, euh, qu'ils ont une intégration Notion aussi, euh, qui qui fasse en sorte que leur API, parce que ça, c'était mon dada avant, c'était le truc pour lequel j'étais chez Meljet, et ben, soit meilleure, qu'elle ait une meilleure documentation, qu'elle soit plus intéressante pour les développeurs. C'est les sujets sur lesquels j'ai bossé.

OK. Et et en bossant chez Conto en product, déjà, j'ai appris à faire du product. Là aussi, nouvelle corde à mon arc. Moi, je savais faire du marketing de la tech, mais en fait, j'ai appris à faire du product avec certainement les gens en product les plus chauds. C'est à quel moment de la vie de Conto, là ? Je suis, oh là là, on est quoi ? 2017 ? Non, pardon. Non, on est après le Covid, pardon. On est 2021, quoi. Ah oui. Donc là, Conto, c'est déjà ultra lourd. Là, c'est sur Notion, ils étaient déjà 800, tu vois. Ouais. Et donc, c'est, c'est un truc sérieux. Le CPO, il est très, très chaud. Le le head of product, ils sont tous très chauds. C'est quand même, c'est une masterclass d'exécution, quand même, on peut le dire. Et et mais ça me faisait du bien d'être avec des gens qui étaient high performers, tu vois, et de jouer à leur jeu. Ça faisait trop kiffer. En gros, mon taf, c'était de me dire, ok, je suis à trois jours par semaine, mais mais j'éclate, j'ai dans mon game, je veux tout éclater, tu vois.

Mais le problème, c'est que je m'y défocus de ma chaîne pendant tout ce temps-là, parce que ouais, quand tu es quand tu es en train de builder un truc dans une boîte, ça va vite. Bah, tu fais moins de vidéos. Et et je crois que j'ai passé un an chez eux, en tout, chez Conto. Franchement, c'était ouf, c'est une expérience de ouf. Et surtout d'un point de vue product, j'ai appris tellement de best practices que j'utilise maintenant au quotidien. C'était vraiment un truc de ouf. Surtout que c'est une boîte qui est qui est très qui utilise la méthodologie et cetera pour pour leur product, et c'est, c'est le product qui drive la boîte. Donc, c'est vraiment stylé. Et et du coup, très, c'est ça, c'est le, c'est sont prod gross, en fait. Ouais, ouais, ouais, c'est vraiment, c'est le product qui fait tout, qui qui qui mène la boîte, et une grosse culture produit.

Et du coup, à un moment donné, je me dis, ok, mais en fait, moi, est-ce que je vais être le meilleur product manager du monde, ou est-ce que je veux être le meilleur créateur de contenu du monde dans dans ce que j'explique, tu vois ? Parce que c'est ouf. Là, ce que tu es en train de dire, c'est que là, là, on est quoi ? On est en 2021, un truc comme ça. Donc, c'est quand même, c'est hier. C'est qu'en fait, en 2021, tu as pas, tu as pas du tout la chaîne YouTube d'aujourd'hui, quoi. Non. À l'époque, je me souviens, j'avais genre 14 000 abonnés. Ouais, ouais. Donc, on avait déjà un petit peu augmenté. 14, 14 000, ça devient, sur un sujet no-code, ça devient sérieux quand même. Passer de de 3000 à 14 000 entre le Covid et le moment où on réouvre les portes du Covid, tu vois. Donc, le confinement.

Donc, le flou, c'est un peu dead. Tu en profites quoi ? Tu en profites pour créer beaucoup de contenu. À ce stade, de la vidéo, pour moi, je regrette un peu ça. Je des fois, je rêve qu'on ait un nouveau confinement ou un truc comme ça. Et c'est p, on n'aura pas. Tu sais qu'hier, j'ai discuté avec des potes et cetera, et on est en train de [ __ ] un petit confinement comme ça. Mais bon, on va pas quand même soulever, on va pas soulever quand même une nouvelle pandémie ou quoi. Moi, en fait, à l'époque, moi, j'étais en mode textile à fond. Moi, pour le coup, j'ai quand même fait du cash parce que j'ai vendu énormément de masques. C'était une super période, c'était très excitant. Mais tu vois, moi, c'est fou parce que moi, à ce moment-là, j'avais pas encore créé une ligne de contenu, tu vois. En 2021, c'est moi, j'ai vraiment commencé justement, bah, il y a deux ans, à ce moment-là, tu vois.

Mais donc, ouais, donc un petit confinement, on va pas le dire, mais mais ouais. Mais parce que moi, j'ai, j'ai switché de mode en fait, à ce moment-là. Je suis passé de de no startuper, néo startuper, en mode hyper, je fais des calls, je fais plein de trucs. Ah, [ __ ], je suis tout seul chez moi et j'adore être. Mais je, je pouvais ne pas sortir et être hyper bien, tu vois. Bien qu'on avait pas le droit de sortir. Ouais, en plus. Ouais. Mais du coup, je l'ai gardé après ça, un peu, tu vois. Et mais j'ai un peu changé de personnalité à ce moment-là. Que je suis comme ça aussi, un petit peu. Moi, j'adore, je suis un vrai animal social. Et par contre, de plus en plus maintenant, j'adore ces moments seuls. Moi, passer toute une journée seul, et même avec zéro meeting, zéro visio, et tout. Moi, je vois des, j'ai des visios dans la journée et c'est quasiment tous les jours. Ça m'angoisse. C'est pour ça que je me lève tôt, que je commence tôt, parce que moi, ce 6h midi, c'est vraiment, c'est mon sweet spot, quoi. C'est, je fais 90 % de la valeur ajoutée de ma journée le matin, quoi.

Du focus, en fait. C'est juste, tu as, tu as un super article qui s'appelle "Manager Schedule vs Creator Schedules", qui parle de qu'on, qu'on n'est pas câblé de la même manière en tant que créateur et en tant que manager. Quand je dis manager, c'est interagir avec des humains. Et qu'en fait, c'est pas du tout la même énergie. Si tu, si tu essaies trop de les mixer, ça marche pas, quoi. Mais ouais, donc, donc en ce moment, enfin, entre début de confinement et et Conto, ouais, je suis à 14 000. Je continue un peu les vidéos, mais c'est clairement pas le focus. Tu présentes des outils beaucoup, hein, c'est ça, un peu ton taf ? Ouais. Mais je, je commence à publier des vidéos avec une stratégie Evergreen. Donc, ça veut dire que quand je suis arrivé sur YouTube, tu peux expliquer ce que c'est une stratégie ou ?

Ouais, excuse-moi. En gros, quand je commence à arriver sur YouTube, je me dis, ok, j'avais déjà fait une erreur en 2017 quand j'avais créé ma chaîne au tout début. Je voulais faire de la vulgarisation informatique, je voulais faire le "Youtuber" de l'informatique. Il pensait que c'était une chaîne de vulgarisation scientifique. Sauf que j'avais aucune intention de, pourquoi je veux créer ? Je voulais juste créer. À l'époque, là où cette fois-ci, quand j'ai repris en 2021, enfin au Covid, je me suis, ok, je vais faire une chaîne sur no-code pour aider les gens qui savent pas coder à coder, à mieux comprendre ce monde, dans le but d'en faire un business. C'est que je, je vais pas faire de la création de contenu pour mon ego. C'est-à-dire que je m'en fous que ça soit moi, tu vois, enfin, mon image est au service d'un business.

Pourtant, tu as "Chubam Sharma", c'est une belle marque, en effet, mais euh, elle, je vais pas raconter que mon chien s'appelle Tom. J'ai pas de chien qui s'appelle Tom. Mais tu vois, je, en fait, je m'en fous de Deon ça, parce que il y a le créateur de contenu qui veut être créateur de contenu pour son ego. On, franchement, je pense qu'il y a personne qui a 0 % d'ego trip dans la création de contenu. Toi, tu penses que tu en es pas loin des 0 % ? Je pense que j'ai, j'ai énormément conscience de la différence que j'ai entre le personnage que je suis en ligne et le personnage réel. OK. C'est, c'est, je, je pense qu'il y a évidemment une partie de, quand des gens te disent des choses sympas, c'est cool. Mais c'est accepter que quand les gens te diront des choses pas bien, c'est avec la même profondeur qu'il faudrait que tu les acceptes. Ouais, ouais.

Et donc, moi, je pars du principe que le monde de l'internet, c'est un monde qui va durer. Et que ton image en ligne et tout ce que tu as créé va rester. Et donc, de plus en plus, tu vas avoir des, des, des petits trucs qui vont sortir. Plus tu vas être sur sur internet, plus quand quelqu'un voudra te casser les couilles, il pourra venir et prendre des petits éléments, tu vois. Ouais. Donc, c'est pour ça que je dis que la, l'image que j'ai en ligne n'est pas exactement la personne que je suis au quotidien, parce que c'est, ce n'est pas la même personne. C'est, je, je, oui, Chubam Sharma en ligne et Chubam Sharma en vrai, je suis conscient que ce n'est pas la même personne. Et conscientiser ça, ça évite de, bah, c'est comme critiquer un, un artiste va critiquer l'art de quelqu'un, tu vois. Et c'est vraiment ce truc, cette différence.

Et bref, ça, c'était juste une petite aparté pour pour dire que voilà, le but, c'était, j'utilise le no-code et tout le contenu que je crée pour créer une personal brand. Parce que une de mes grosses croyances, c'est que les marques personnelles vendent plus que les marques classiques. Aujourd'hui, les gens achètent avec des valeurs, les gens achètent et ils ont envie de se reconnaître dans quelqu'un. Et donc, ce truc-là, pour moi, c'est important. Donc, je pars avec l'idée de créer une chaîne sur le no-code, sur l'automatisation, et cetera, avec, dans un premier temps, une stratégie qui est de me positionner sur des mots-clés. Donc, me positionner sur Zapier, me positionner sur automatisation, sur no-code, sur sur Notion, et cetera, et cetera.

La stratégie Evergreen. Evergreen, contrairement, et moi, je suis amoureux du Evergreen, c'est-à-dire que pour moi, parce que je suis un quelqu'un qui vient du monde de l'automatisation, qui est que quand je fais quelque chose une fois, c'est du build. Ça veut dire qu'il faut que ça soit derrière réutilisé, réutilisé, réutilisé, et pas que je fasse une fois quelque chose dans le vent pour que pour que derrière ça disparaisse. Et donc, c'est pour ça que tu vois, tu vois, LinkedIn, j'ai joué au jeu LinkedIn pendant un gros moment. Et en fait, après, je me suis dit, non, mais en fait, c'est dommage, parce que la durée de vie de ce truc-là, d'un post, est quand même très petite.

V, V, je te vois pas des masses sur LinkedIn. C'est, c'est parce que, en fait, à un moment donné, je me suis amusé, j'ai fait plein de trucs, j'ai fait beaucoup de ma croissance sur LinkedIn au début, sur YouTube. Tout ce que j'ai, tous les gens que j'avais sur YouTube, entre mes 3000 et mes 14 000, venait de LinkedIn, quoi. Parce que c'était les gens que j'avais sur LinkedIn avant, euh, qui qui m'ont suivi. Et par contre, après, j'ai joué le jeu de YouTube, qui est un jeu pour moi beaucoup plus Evergreen, parce que justement, tu crées une vidéo pas pour 24 heures, 48 heures, tu crées une vidéo pour potentiellement trois, quatre, cinq, six ans. Et vois, moi, je t'ai trouvé sur des vidéos que tu avais tourné un an ou deux ans avant. Exactement. Par contre, tu tapes no-code sur LinkedIn, tu me trouves pas, alors que j'ai créé des posts sur le no-code, mais c'est juste que la durée de vie n'est pas la même. Et donc, bref, ce truc était assez important pour moi.

Donc, je commence à créer une stratégie de vidéo et entre une stratégie beaucoup plus Evergreen, genre SEO. Tu tapais SEO, j'étais la première vidéo, tu vois, parce que j'avais en gros repéré plein de d'endroits où il y avait personne, quoi, tu vois. Et c'était ça qui qui m'a fait, je pense, mon premier boost. Et puis, à la fin de Conto, je me suis posé la question. Donc, je reviens à cette question de, est-ce que tu veux être le meilleur product manager, ou tu veux être le meilleur créateur, ou relancer une start-up, retenter de lancer un tool, quoi, pourquoi pas. Mais la décision a été entre ces deux éléments à ce moment-là, parce que j'avais la possibilité de continuer chez Conto à faire des trucs de ouf en product. Tu te serais éclaté, tu aurais sûrement été très, très bien payé. Éclaté, certainement. Euh, ou alors de me dire, ok, je suis peut-être un peu moins payé maintenant, parce que en fait, la, je vendais pas encore de formation, en tant que créateur, mais je savais que je voulais le faire. Je savais que le potentiel que ça que ça avait. Je suivais tous les infopreneurs à l'époque, euh, de qui qui faisaient plein de choses de manière assez dégueu, et j'avais envie de les faire de manière un peu plus SAS, un peu plus, tu vois, de de manière un peu plus, euh, avec des standards produit hauts, en fait. C'était ça, tu vois.

Tu regardes la plupart des infopreneurs entre à partir de 2000, c'était des boutons dégueux qui clignotent de partout sur des pages qui disent, acheter, acheter, moins 98 %, tu vois, enfin, pour moi, c'était pas l'image de marque que je mettais devant une formation. Et donc, à ce moment-là, je prends la décision de dire, vas-y, ok, all-in sur YouTube, quoi. OK. Et c'est à ce moment-là où que j'ai commencé à à faire des vidéos YouTube vraiment de manière sérieuse, quand je suis parti de chez Conto, quoi. OK. Donc là, donc là, mais ça, ça va être intéressant d'essayer de de creuser, de rentrer un poil, un poil dans le détail. Donc, là, c'est quoi ? Est-ce que tu commences à te mettre un planning ? Tu te dis, ok, il va falloir que je fasse une, deux vidéos par par semaine ? Est-ce que tout de suite, tu t'entoures ? Par est-ce que tu t'entoures de monteurs ? Est-ce que c'est des gens qui te font tes miniatures ? Est-ce que c'est des, est-ce que, est-ce que tu utilises un outil de planification ? Je ose, peut-être Notion ou quoi ? Comment, en fait, est-ce que tu scripts tes vidéos ? Enfin, gros modo, c'est quoi un petit peu ta stratégie tout de suite, là, quand tu dis, ok, vas-y, maintenant, je vais à fond dans YouTube ?

Donc, je vais te donner la stratégie à l'époque et la stratégie maintenant, qui est différente, évoluée. Ouais. Mais la stratégie à l'époque, c'est, j'avais, juste une monteuse, qui, j'avais une monteuse qui travaillait avec moi, d'ailleurs, ouais, Léa, salut. Euh, qui qui m'a, qui m'a en gros, beaucoup aidé à monter mes vidéos. Mais il y avait pas vraiment une réflexion sur les, enfin, il y avait une réflexion sur sur quoi je veux me placer. Est-ce que c'est une vidéo en gros communautaire ? Est-ce que c'est une vidéo SEO ? Ou est-ce que c'est une vidéo qui a pour but d'exploser ? Trois types de vidéos et deux vidéos par semaine, c'était le but. Donc, ça, c'est ce que tu conseilles à quelqu'un qui veut se lancer sur YouTube dans la création de contenu ? Deux par semaine, c'est un peu un prérequis. Je pense que pareil, ça va être une généralité. Tout dépend pourquoi tu le fais, tout dépend quelle est ta niche, et tout dépend de, bah, combien de temps tu as, tu vois. Si tu es full time. Ouais, parce que faut mettre toutes les chances de ton côté. En faisant deux par semaine, tu feras de meilleures vidéos, et tu tu arriveras à te placer sur des mots-clés, et tu arriveras à être visible.

La réalité, c'est que, tu vois, là, c'est ton 12e épisode en tant qu'hôte. Je pense qu'entre le premier et le 12e, tu vois la diff. Mais entre le 12e et le 100e, tu vas être plus la même personne dans ta manière de gérer le truc. Avant même que j'ai cligné de l'œil, tu sauras la réponse que je vais donner, tu vois ce que je dire ? Bah, c'est pareil, c'est que au bout d'un moment, quand tu as fait beaucoup de vidéos, c'est beaucoup plus simple. Donc, commencer à faire juste tes 20 premières vidéos, la réalité, c'est que personne les regardera en fait. Et juste que, bah, le fait de faire les 20, ça va juste permettre de devenir meilleur. C'est juste. Donc, oui, si tu es full time, c'est ce que je te conseillerais.

Ce que, en fait, tu l'as, tu l'as dit tout à l'heure, en fait, quand tu, quand tu lances une, mets une vidéo, pardon, sur YouTube, c'est quoi les trois objectifs que la vidéo peut avoir ? C'est soit, donc, soit est là pour éclater, soit est là pour le SEO, et le troisième, c'était, c'était pour ta communauté, des gens qui te suivent déjà. OK. Pour soit pour ta communauté. OK. Donc, tu vois, une vidéo de, quand je vais faire un truc, je suis pas sur AR vs Google Chrome, c'est un sujet très large qui va toucher plein de monde qui utilise Google Chrome. Ça, c'est plus du coup ? Non, parce que c'est, enfin, s'il est tourné d'une manière, par exemple, là, la vidéo que j'avais faite, c'était, c'était un an, c'était, pourquoi cet outil va tuer Google Chrome, tu vois. Et en gros, ça, c'est une vidéo, c'est une vidéo qui va éclater. Ça va éclater parce que le but, c'est de toucher un public large, jouer sur des émotions assez fortes qui vont faire en sorte que les gens vont cliquer. Et en fait, ils me connaissent pas. Et du coup, la manière dont tu vas te présenter est très différente. Vs une vidéo FAQ, ou alors, j'en peux plus de de ce truc, la la plupart des gens s'en foutent que tu en peux plus de ça, parce que pourquoi qui es-tu pour ? Donc, là, c'est la communauté. Ça, c'est la communauté. Vs quel est le meilleur outil d'automatisation ? SEO. Soit OK. Donc, ça, c'est les trois, trois types de vidéo. Mais je l'avais en tête dès le début, ce truc-là. Mais mon but, c'était de choper juste beaucoup de vidéos. Donc, grosso modo, en fait, ça, si tu dis que tu vas faire neuf vidéos dans le mois, bah, en fait, essaie limite de faire un 333, si on vulgarise, si tu peux. Ouais, si tu peux. OK.

Et après, dans la manière de faire la vidéo, bah, moi, je, je suis pas quelqu'un du script. J'ai beaucoup de mal, j'aime pas trop les mots, j'aime pas trop écrire. Enfin, j'aime pas trop la sensation. Moi, je pense, je suis dyslexique sur les bords, mais j'aime pas genre écrire un script et puis derrière le le dire, tu vois. Ça me fait bugger. Je suis une petite aparté là-dessus, mais j'ai cru lire ou entendre quelque part que tu avais fait du stand-up ? Non. Ouais. Donc, pareil, toi, l'oral, c'est quand même quelque chose, pas anodin pour toi, quoi. Ouais, qui me fait bien plus kiffer que l'écrit, tu vois. Et tu vois, genre, d'YouTube versus LinkedIn, quoi. Ouais. Ou blog post et cetera. Par exemple, avant, tout le monde faisait des blogs. Bah, moi, la raison pour laquelle j'ai démarré YouTube, c'est que blog, ça me convenait pas. Ouais.

Et donc, euh, en gros, la manière dont je fais la vidéo, c'est, je note, je note les bullet points, je note le pourquoi c'est intéressant, et je commence à faire la vidéo. Du coup, c'est horrible pour le monteur. Du coup, parfois, je pré-montais la vidéo, tu sais, je déraillais un peu, juste pour que ça soit pas horrible pour pour la personne qui fait. Mais déjà un petit peu dans l'ordre, quand même. Ouais. Parfois, je le faisais, quand j'avais pas le temps, je le faisais pas. Mais bon, après, on avait une manière de bosser ensemble avec Léa, qui faisait que, on arrivait à comprendre quoi. Ouais. C'est, tu les r, elle sentait ce qu'elle allait faire une bonne vidéo.

Ouais. Une des bonnes techniques, c'est de monter par la fin. En gros, quand tu vas essayer de dire quelque chose, par exemple, je prends, voilà, c'est un des bouquins les plus un. Et là, tu vas commencer à bugger. Tu dis, bah, c'est le, bah, c'est le bouquin. Après, tu vas dire, c'est le bouquin qui m'a aidé à changer cet élément dans ma vie. Là, c'est la bonne prise. Ouais. Et du coup, si tu montes par l'arrière, tu sais que la dernière prise est la bonne. Donc, tu prends la dernière prise, et dans la, tu enlèves toutes celles qui sont avant. Ou OK. En fait, qu'elle lance pas, qu'elle lance pas, en fait, qu'elle prenne pas celui d'avant. Exactement. Et du coup, ça te permet de, c'est, c'est deux, trois petites techniques qui te permettent d'aller beaucoup plus vite dans le montage. Eu et voilà, on a juste publié beaucoup, beaucoup de vidéos avant de trop savoir. Je savais que les miniatures étaient importantes, je savais pas que c'était aussi important que maintenant, et les titres aussi. Et les titres aussi. Donc, en fait, voilà, tout ça était un apprentissage. Scendo, surtout.

Et après, il y a ma première formation que j'ai lancée, qui m'a permis de dire, ok, [ __ ] en fait, c'est très stylé, tout l'investissement que j'ai fait sur YouTube, de mon temps, va pouvoir maintenant être converti en, et oui, que c'est ça, c'est que tu te lances à fond sur YouTube avec, comme tu disais, avec un but précis, c'était d'en faire ton ton ton main business et cetera. Euh, à ce moment-là, tu, tu sais quand même que tu vas pas gagner des milliers d'euros avec juste YouTube, même si aujourd'hui, je pense que tu es sur des des montants qui sont qui sont intéressants, mais qui sont intéressants, mais qui sont pas non plus, enfin, c'est pas, c'est pas non plus game changer dans une dans une vie. Et surtout, en fait, ça t'oblige en fait à ne jamais te relâcher.

Est-ce que du coup, directement, tu te dis, avec cette, cette image, cette personal brand, cette notoriété sur cette niche, et cetera, est-ce que tu sais directement, directement que tu vas lancer de la formation ? Ouais, je le savais. Je le savais au moment où j'ai redémarré sur le no-code, enfin, j'ai démarré. J'avais les trois choix. Je savais que les développeurs, ils ont, ils aiment pas acheter des trucs, en fait. C'est simple. Moi, quand j'avais, à l'époque, toujours craqué tous mes outils et cetera, quand j'étais dev. Et et voilà, c'est pas les devs qui payent, c'est leur patron qui payent. En gros. Alors, je savais que les gens qui savaient pas coder, c'était chaud pour pour payer des choses et cetera, payer de la formation et cetera. Moi, je savais au moment où j'ai lancé ma chaîne, en me disant, je vais rebrander en Chubam Sharma, parce qu'avant, ça s'appelait Digital Wink, bah, je savais que je voulais utiliser ma marque personnelle comme levier pour pouvoir vendre des choses.

Mais je savais que mon asset principal, c'était ces gens-là qui me suivent et qui ont confiance en moi. Ou et j'ai envie, j'ai pas du tout envie de casser cette confiance. Donc, je voulais être certain de vendre la bonne chose, que ça les intéresse vraiment, que pas toujours vendre, tu vois. J'ai, j'ai, je vends jamais en frontal, d'ailleurs. Jamais dans aucune de mes vidéos, il y a en mode, achetez, achetez maintenant, sinon demain, c'est plus cher, et tout. Oui, j'avais même lu ou enfin, on va, je vais arrêter de dire lire, j'avais entendu quelque part que tu disais que toi, tu vendais grosso modo dans une vidéo sur quatre ? Non, je faisais un appel à l'action pour un lead magnet dans une vidéo sur quatre. Donc, c'était même pas à vendre, tu vois. C'était genre, tiens, tu peux aller voir plus loin dans ma liste email, quoi. Et ça, pour moi, le vrai asset, c'est YouTube, puis la liste email, puis derrière ce que tu vends.

Email aujourd'hui, 50 000 ? Pas mal. 50 000, tu vois. Moi, j'en ai 25 000, et je gonfle un peu les épaules quand je dis 25 000. Mais 50 000, c'est balaise. Après, c'est depuis combien de temps, tu les as, tu vois, il y a aussi ça. Euh, moi, j'ai commencé, j'ai commencé il y a un an. Bah, tu vois, c'est ouf, en fait. C'est, tu as une capacité à prendre du monde qui est ouf dans tes dans tes emails. Et en gros, c'est surtout derrière, tu regardes l'open rate, je suis à 58 %, à peu près, ce qui est insane. Ah ouais. Alors moi, je suis à entre 45 et 50. Ouais. Peut-être parce que tu envoies plus d'emails aussi. J'envoie un par semaine, tu vois. J'envoie moins qu'un par semaine. Donc, c'est aussi pour ça. Moi, moi, je suis un mec de l'Evergreen. Donc, c'est veut dire pour moi, c'est beaucoup de séquences qui tournent, et cetera. C'est beaucoup moins, j'aime pas faire de nouveautés, tu vois. Donc, c'est beaucoup de choses qui tournent, et cetera. Mais tout ça pour dire, en fait, à ce moment-là, je commence à comprendre que [ __ ] l'impact que tu as et le nombre de personnes qui sont aujourd'hui juste un nombre sur ton écran, c'est quand quand ce nombre-là se convertit en euros, c'est très différent. Et et la capacité de ce que tout ce que tu peux faire est est très différente, quoi.

Du coup, ouais. Euh, après, voilà, mon but, c'est pas, tu vois, d'avoir beaucoup de gens dans mon équipe. Moi, je, si j'ai max six personnes, c'est très bien. Et je veux pas plus, parce qu'en fait, c'est des problèmes que j'aime pas gérer, des problèmes humains. Moi, je suis très content, tu vois, à faire la création, je suis très content à faire des des formations, mais j'ai pas envie d'être, tu vois, la boîte à 50 employés, quoi. Ouais, je comprends.

Donc, là, du coup, tout de suite, tu dis, bon, formation. La première, c'est Notion. La première, c'est Notion. Je fais un, un masterclass que j'organise, sur lequel il y a 2500 inscrits. Enfin, la folie. Le truc, je suis en train de trembler en faisant le le live. C'est, c'est ouf. Il y a, c'est quoi ? Live LinkedIn du coup ? Non, c'est un, un live sur un logiciel qui s'appelait Livestorm, qui est un logiciel. Tu vois, mais pardon, quand je dis LinkedIn, ça veut dire que c'est quoi ? C'est à l'époque, tu fais quoi ? Tu fais comment ? Ton lead magnet, ça, c'est par LinkedIn ou par ? Principalement, c'est ça. C'est pour ça que je dis LinkedIn m'a beaucoup aidé. Et j'ai surtout fait, avant ça, j'ai lancé le truc qui a certainement été le bon move, c'est de lancer "Notion Facile", qui est un lead magnet sur cinq jours de de formation, et qui a fait, en tout, qui est gratuit. Et gratuit, qui a fait 30 000 emails. Ouais, c'est par quand même. La plupart des gens viennent de "Notion Facile". Donc, c'est insane, tu vois. Et donc, voilà, c'est des petites vidéos, ça, par exemple, c'est des petites vidéos sur cinq jours, qui en fait, ce qui te donne les bases de Notion, quoi. Exactement. C'est ça que j'aurais dû regarder à l'époque. Ouais, certainement. Ça qui m'a, je pense, beaucoup mis sur le devant de la scène sur Notion, en tout cas. OK.

Donc, là, tu fais "Notion Facile", lead magnet de ouf. Tu sens que tu commences à avoir une vraie. Une petite question avant de passer à la question suivante, mais c'est, est-ce que, à ce moment-là, Notion te contacte ou quoi ? Parce que là, il se passe quand même quelque chose. Tu deviens un petit peu le, bah, le Mister Notion de France, quoi. En fait, alors Notion, bah, j'ai, je discute avec plein d'employés à l'intérieur, tu sais, comme dans n'importe quelle boîte. Souvent, on a tendance à se dire, c'est une boîte, bon, je sais pas toi, mais c'est non, plein de gens dans des boîtes qui communiquent ou pas entre eux. H. Et moi, au début, c'est vrai que je me suis dit, [ __ ] serait cool d'être sponsorisé par Notion, tu vois, pourquoi pas. En fait, euh, donc, on se contacte, on me contacte, ouais, on dit, ouais, serait cool qu'on discute et tout. J'étais à l'époque même pas ambassadeur Notion, parce qu'ils ont un espèce de truc ambassadeur Notion, où tu peux avoir les les exclus en avance et tout. Et et en fait, ouais, on se contacte, mais on se dit, ouais, serait cool de faire des trucs ensemble. Mais la réalité, c'est que moi, je savais que dans mon business model, je voulais que ça soit les formations et les produits que je vends à mes users, plutôt que j'aille vendre les produits des autres, ou que je prenne une comme sur le produit des autres. J'aurais pu, tu vois, Notion, on aurait pu faire un super deal et cetera, mais la réalité, c'est qu'aujourd'hui, je suis quand même très content de pas l'avoir fait et de, parce que je suis hyper, il y a des fois, genre, ils ont sorti Notion et c'est de la dobe, tu vois, enfin, genre, ils sont sortis trop tard, il y avait plein de trucs qui allaient pas. Ils font des trucs de ouf et c'est de la balle. Aujourd'hui, tu as d'autres acteurs comme Coda et.

C'est quoi le truc, c'est que ça commence à arriver sur le marché. Je dis pas que Notion va partir. La preuve, genre, moi, je j'investis all-in, je suis all-in sur Notion.

Moi aussi, mais Koda, là, j'avoue, fait beaucoup de bruit aussi, hein. Ah, mais c'est... et en fait, voilà. Moi, j'ai envie que les gens aussi se disent, oh, [ __ ] c'est pas parce qu'il y a une sponsor qui dit ça, tu vois. Et et ce truc-là, pour moi, est important. Après, ça veut pas dire que j'ai pas fait de sponsors, ça veut pas dire que j'en ferai pas. C'est juste que j'essaie au maximum de pas, de pas être sur ce business model principalement.

Oui, tu as déjà fait des... de Notion ? À Notion, jamais, jamais. Notion, c'est marrant. Tu as jamais de Notion ? Ok, donc, ok. Bon, c'était juste la petite parenthèse. Donc, du coup, tu lances Notion Secret, et là, c'est c'est quoi le... je suppose que voilà, comme comme tu dis, tu étais en train de... tu avais commencé à le dire. Du coup, 2500 personnes dans un live et boum, tu lances le truc, et là, ça explose.

Ouais. Et euh, en plus, elle est pas trop chère, je crois, ta formation. Euh, à l'époque, elle était encore moins chère. Enfin, je veux dire, moi, j'arrivais, j'étais un bébé dans le monde des infopreneurs. Elle coûtait combien à l'époque ? Elle était à 300 balles. Et tu avais combien d'heures de vidéo ? Alors là, je... je sais pas combien j'avais d'heures. Je me souviens même pas. Je pense que j'avais bien 8, 9, tu vois. Ouais. Donc, c'est pas très cher, quoi. Ah, non, c'était pas cher du tout.

Non, mais au-delà de ça, c'est que en fait, j'avais fait une une version pilote avant. Mais surtout que moi, je je connaissais peu ce monde d'infopreneur. En fait, j'avais un un regard très, très, très, très, très, très, très, très négatif sur ce monde, qui était pour moi un monde de market bas de gamme, qui savait faire de la vente en utilisant des psy, des leviers psychologiques, mais qui connaissaient, pour moi, rien au monde du vrai marketing, qui est celui B2B, tu vois. Et et et surtout, il y avait un sujet, et il y a encore ce sujet pour moi, c'est que la plupart des infopreneurs s'en foutent de leurs clients. Ouais. Leur victoire est dans la vente de leur formation. C'est juste des [ __ ] de closers. Et c'est des bons...

Exactement, exactement. Il pourrait te vendre pas une formation, mais autre chose, ça serait pareil. Évidemment, je mets pas tout le monde dans le même panier, tu vois. Mais mais en fait, c'est juste que c'est un business très réplicable. Tu fais de la pub, tu convertis, tu vends un produit, et puis bye bye, quoi. Tu vois. Tu te fais rembourser si tu as envie parce qu'il y a une garantie. Mais mais la réalité, c'est que il y a un chiffre, c'est 4 % de complétion dans dans la formation en ligne, en fait. Voilà. On parle pas, on parle même pas du passage à l'action, tu vois. Donc, en fait, c'est ça le le problème que j'avais. Je me suis [ __ ] mais moi, que j'ai envie de mettre centré, c'est l'utilisateur, le produit. Est-ce que je peux pas faire un produit de ouf au fur et à mesure ?

Et donc, il y avait ça de... je le vendais pas assez cher parce que je, tu vois, j'étais en mode, tu vois, c'était la première fois que je vendais un truc. Au début, on a toujours un petit peu honte la première fois qu'on donne un prix, qu'on donne machin, et cetera. Et puis après, on augmente, quoi. Ouais, c'est la première fois, tu te demandes, ça marche ? Tu demandes si les gens vont acheter, tu vois. Tu flippes, quoi. Et après, au fur et à mesure, je savais que faire des, faire des lancements comme ça, c'était très chronophage et très prenant en énergie. Donc, j'ai, j'ai tout basculé en Evergreen. Et et là, c'est donc dans le fait que les gens peuvent acheter quand ils le veulent. Il y a des séquences qui qui font ça, qui qui proposent des des moments où tu peux...

Quels outils, toi, pour tes séquences ? ConvertKit. OK. Mais j'aurais pu utiliser ActiveCampaign, comme Mailchimp, enfin, l'outil. Encore une fois, c'est pas le plus important, c'est vraiment quelle stratégie tu as mis en place dans dans les...

J'invite les gens, en fait, à aller sur ton site et même, en fait, même s'ils ne sont pas intéressés par Notion Secret ou quoi, de de décortiquer tes tes bah tes funnels, tes tes différentes séquences, et cetera. Moi, je trouve que c'est vraiment une masterclass marketing. Moi, je les ai toutes screenshotées pour m'inspirer et cetera. Mais donc, ça, ouais, je conseille les gens, même du coup, qui seraient juste curieux par rapport au marketing, de ça. Bon, après, si vous voulez aller au bout, moi, j'ai, je l'avais acheté ta formation et cetera, et franchement, ça m'a énormément aidé au début. Et en effet, je me rappelle que c'était pas cher. J'avais, moi, j'avais dû l'acheter il y a un peu plus d'un an, je crois que j'avais payé, je sais pas, 300 € ou un truc comme ça. Possible. Peut-être.

Maintenant, il est plus cher. Bah, maintenant, il y a plus de choses. Il y a pas... Office hours. Tu as, en gros, tu as des lives en plus. Tu as moi, toutes les semaines, qui qui qui aide les personnes qui n'arrivent pas à faire des trucs sur Notion, tu vois. Pendant une... C'est... Tu fais des lives, en fait, comme des FAQ, des... Ou des... Comment ça s'appelle ? Des office hours, où en fait, les gens viennent, que ça soit sur Make ou sur Notion, et ils disent, voilà, là, j'ai un bug. Je dis, bah, vas-y, ouvre ton écran. Là, tu cliques là. Regarde, moi, je vais te montrer comment le faire. Je fais plein de schémas, j'explique.

Il y a combien de personnes, en général, qui sont dans ces lives ? Ça, ça va de 30 à, enfin, de 10 à 30, quoi. OK. Ouais. Donc, c'est les petites, petites sessions. Et pendant une heure, ils te posent toutes les questions qu'ils veulent. Ah, c'est génial. Ouais. Et je prends... Et ça, c'est que pour les abonnés ? Ça, c'est que pour les gens qui sont dans la, dans la formation. Ouais. C'est, c'est fort, ça. Donc, tous les, toutes les semaines, tu en fais une pour Notion, une pour Make ? Ouais. Exactement. 1 heure, 1 heure. OK. Et tu vois, moi, ça me permet d'être certain que je suis encore dans le game de, tu vois, ce truc de... Je pense que j'ai dû faire tellement d'office hours quand la personne commence à présenter sa problématique, j'ai déjà la solution de ce qu'elle va... Et tout mon enjeu, c'est pas juste donner une solution, mais comment faire en sorte que cette personne, avec un cheminement intellectuel, arrive à sa solution, tu vois. OK. Non, trop, trop bien.

Donc, aujourd'hui, on a bien compris que là, donc, il y a le game de YouTube aujourd'hui qui te, bah, qui te rapporte de l'argent avec les ads. Ça s'appelle Google AdSense. Ouais, c'est ça. OK. C'était quoi le nom avant ? Il y avait un autre nom, je crois. Non, tu... AdSense. Ouais, AdSense, c'est le truc. Mais c'était, c'était pas... C'est pas YouTube Ads, maintenant ? Bah, YouTube Ads, c'est l'endroit où tu vas devenir un annonceur. Ah, c'est la régie, ça. Pardon. Ou... ouais, c'est ça. Donc, ok. Donc, c'est avec, tu as les AdSense qui va te rapporter, voilà, je sais pas, peut-être 5, 6, 7000 €, je sais pas si c'est les chiffres que tu donnes publiquement ou... Ça dépend selon le nombre de vidéos que tu fais. Ils sont très... dépendants du nombre de vidéos, tu vois. Par exemple, là, pendant les six derniers mois, vu que j'étais en train de faire la formation Notion et que j'avais envie de changer de truc, bah, j'ai pas fait beaucoup de vidéos. Donc, tu le vois sur les revenus ad. En revanche, sur les revenus de formation, ça explose. Donc, en fait, c'est pas le le truc qui est... Ce que j'ai appris, c'est que moi, ce que je veux, c'est être dépendant de mes clients et et pas d'un tiers. Ouais. En fait, c'est ça. C'est est-ce que c'est les gens que tu pour qui tu fais des vidéos qui te payent, ou est-ce que c'est un tiers qui va venir mettre son grain de sel en proposant quelque chose ou quoi que ce soit, tu vois. Et moi, c'est surtout, je veux, je veux, tu vois, aujourd'hui, c'est de la formation. Moi, j'adore le monde du SAS. Je vais créer à un moment donné un SAS que je vais pouvoir vendre. On avait déjà essayé d'ailleurs avec mon pote Simon, on avait fait Notion Automation à l'époque, qui était un outil d'automatisation pour Notion. On avait fait Preview Panda, qui était un...

Un S... Preview Panda ? OK, ça me dit quelque chose. Ça, c'est un... Bah, toi, tu tires, en gros, c'est pour pour la prospection. Tu arrives, et tu... ça ça te permet de de créer une image dynamique sur la preview du lien avec ton site qui défile, et tu peux ajouter des calques par-dessus. Je te montrerai, c'est un délire. Et du coup, pour... C'est mettre en fait, comme du GIF dans un dans dans un mail, ex... C'est imagine, je t'envoie un lien, genre, [ __ ], j'ai vu ton site, il y a un truc qui bug. Bah, tu as ton site derrière qui défile, et moi, en train de dire, il y a un truc qui bug, tu vois. Et ça, ça marche trop bien en en terme de CTR, tu exploses des trucs. Mais tu vois, en fait, ce dont je me suis rendu compte, c'est que j'étais sur trop de projets en même temps, et que j'avais besoin de consolider sur YouTube. Et donc, du coup, Preview Panda, bon, ça tourne encore, ça fait un peu de MRR, mais le plus important, c'est YouTube. Et je pense que, allez, dans 2 ans, ou peut-être dans 1 an, quand j'aurai bien consolidé la partie formation, et je serai, et j'aurai fait ce que j'ai à faire sur cette partie formation avec les outils que je, sur lesquels je dois former, je pense que je passe en mode SAS. Et là, je vais kiffer.

Attends, c'est la question, en fait, que j'avais te poser, c'est que là, en fait, grosso modo, comment tu te vois ? Est-ce que, en fait, là, pour toi, le côté, bah, créateur et formateur, et donc créer des formations en ligne, et donc, parce que c'est quoi une formation ? Faut l'améliorer, il faut la changer, il faut la faire évoluer, presque tous les ans, tous les deux ans, quoi ? Tous les ans, peut-être. Ouais, ça dépend si tu es sur un outil ou sur un concept. Mais par sur un outil comme Notion, qui évolue sans cesse, et cetera, tu es un petit peu obligé. Et et ça, est-ce que du coup, bon, je suppose que ça te plaît, je suppose que c'est rentable, c'est ça, tu dois bien gagner ta vie aujourd'hui, tu dois être peut-être même satisfait et cetera de tout ça, mais est-ce que du coup, tu te vois encore faire ça pendant 5 ans, 10 ans, 15 ans ? Est-ce que, on sent quand même dans ton profil que le, tu as pas réglé ton souci avec les SAS, quoi ? Tu as essayé une fois, deux fois, et peut-être, comme tu dis, il y a sûrement un cimetière de SAS derrière, et cetera. Est-ce que ça, c'est pas une case vraiment que tu veux cocher à fond la caisse, quoi ?

Je pense que c'est moins pour le côté cocher, parce que je pense qu'il y a toujours, il y a, tu sais, il y a toujours des chapitres. Et aujourd'hui, c'est la formation. Mais le SAS qui va durer longtemps, je pense, c'est les gens qui me suivent sur YouTube, et le fait que je j'apporte de la valeur, et que cette valeur est gratuite, tu vois. C'est juste le temps qui est... échange du temps qu'de la valeur. Mais je pense que, ouais, la next step pour moi, c'est, c'est ça, c'est parce que ça me fait kiffer. Et surtout, je pense qu'il y a tellement de choses que j'ai appris sur lequel j'ai envie de capitaliser sur cette partie-là. Et après, il y aura certainement d'autres trucs. Mais ce qui est clair, c'est que cette fois-ci, je bosse avec une base de de prospects, une base de gens qui me suivent, et c'est le truc qui est le plus important pour moi, tu vois. C'est ce que je dis toujours, en fait. Et d'ailleurs, je crois que c'est, j'ai fait un post LinkedIn là, c'était hier ou avant-hier, là-dessus, vous disiez, voilà, moi, qu'en fait, quel soit un peu le conseil que je donnerai, en fait, à un jeune qui se lance, bah, en fait, c'est de dire, en fait, d'aller à fond. J'avais, je crois que j'avais noté trois piliers. Et en fait, c'est que le premier pilier, c'était, mais déjà, en fait, crée-toi une audience. En fait, crée-toi une audience. En fait, quand tu lances quelque chose, bah, tu as pas besoin de demander la permission ou de payer X, X, Y ou Z. Ben, en fait, déjà, en fait, tu as ta propre audience qui vont être tes premiers beta-testeurs, qui vont donner les premiers feedbacks, qui vont être tes premiers clients, et cetera. Et en fait, aujourd'hui, c'est l'asset le plus précieux que j'ai, quoi.

Ouais, exactement. Et tu vois, tu tu demandais tout à l'heure sur, tu vois, sur satisfait et cetera. Je pense qu'on a tous une définition très différente de la satisfaction dans son business ou dans son activité, tu vois. Je pense que ça revient assez vite aux valeurs. Moi, il y a, il y a un exercice que j'ai fait qui est ouf, c'est qui me permet de savoir qu'est-ce qui me fait vibrer. Et je me rends compte maintenant, et ça m'a pris tellement de temps, c'est que mes valeurs fortes, c'est, tu vois, c'est le fait de transmettre, le fait d'expliquer des choses, la transmission de l'information, ou même en général, de de partager, ça fait trop kiffer. Le fait d'avoir des expériences, tu vois, genre, là, je retourne à Bali pendant mois et demi. En fait, pour moi, ça, je je kiffe. Partir kiffer et de d'être libre dans dans ces expériences. Et le dernier, c'est d'apprendre. Et le fait que si je continue d'apprendre, et je me dis, [ __ ], il y a ce nouveau truc, je savais pas, je commence à digérer et à creuser. Moi, j'adore ça. Et en fait, tant que je remplis ces trucs-là, tu vois, c'est pas des cases à cocher, c'est à quel point dans ces valeurs hautes, je suis au top. Et bah, tant que c'est ça, l'argent, c'est un moyen sur ça, en fait. L'argent va te permettre de transmettre plus, va te permettre d'avoir de plus en plus d'expériences et de plus en plus belle, et d'apprendre plus, tu vois. Moi, tant tant que j'ai ça, je suis au top, tu vois. Et le SAS, ça va me permettre d'apprendre plus, de transmettre plus, et aussi d'avoir une meilleure expérience aussi, tu vois. OK.

Et là, du coup, c'est quoi, là, le, tu as déjà un projet là de de SAS ? Un projet d'association ? Un projet de court, moyen, long terme ? C'est, c'est, c'est quoi un peu les bail des des idées ? Tout le monde, maintenant, je pense que c'est pas encore... Je pense, c'est plutôt, tu vois, je le verrai bien dans un an, ou je pense sur la formation. Il y a tellement d'innovation pédagogique, il y a tellement d'ex... Je pense que sur la partie expérience de formation, là, tu as regardé en faisant, comment je sais, c'est l'expérience avant-vente. Mais si tu fais l'expérience après-vente, la manière dont une personne va évoluer dans son parcours pédagogique, et cetera, enfin, pour moi, ça me passionne de ouf. Et je pense que j'ai encore beaucoup à apporter là-dessus, tu vois, à à faire en sorte que ça soit quelque chose que je puisse derrière dupliquer sur mes autres formations, que la partie avant-vente ou après-vente soit hyper claire, ou pareil, le moment de, soit le plus ouf possible, et qu'il se disent, [ __ ], je suis pas juste en train d'acheter une formation sur Podia, comme ou sur n'importe quel outil, c'est genre, je sens qu'il va y avoir une vraie transformation une fois que j'ai suivi ça, tu vois. Parce que la plupart des gens qui achètent une formation, j'ai pas le chiffre, mais franchement, je suis presque persuadé que la moitié, même les deux tiers, ne vont pas au bout. C'est 4 %. Combien le taux de complétion d'une formation en ligne ? 100 % enregistré, c'est 4 %. Ouais. Tu vois, c'est... Je pense pas que ce soit à ce point. Et donc, en fait, dommage, tu les gens, ils passent le pas, ils dépensent de l'argent, et ils vont pas. Mais c'est parce que les gens...

Faigants, ou déçus, ou un peu des deux ? Moon, je pense qu'il y a, il y a plusieurs choses. Il y a, tu vois, quand tu vas à Decathlon acheter le tapis de yoga, il y a forcément un type avec des abdos, ou une, ou ou quelqu'un qui va te montrer, regarde le résultat que tu vas avoir. Mais sauf que le tapis de yoga ne te permettra pas d'avoir les résultats, c'est le fait de faire des abdos sur tapis de yoga qui va te permettre. Que c'est une bonne métaphore. Combien de gens, combien de tapis de yoga sont vraiment utilisés aujourd'hui ? Par, je pense qu'on est pas, on est peut-être pas loin des 4 %, quoi. Certainement, certainement. Sauf que tu as le tapis de yoga, puis tu as la salle de sport, puis tu as le coach, puis tu as le coach qui vient te faire à manger et toquer chez toi. Et évidemment, ils sont à des niveaux de pricing différents. Et donc, c'est pareil dans la formation. En tout cas, dans ta transformation, toi, tu veux être le coach qui sonne chez toi.

Alors, je veux essayer de faire une expérience du coach qui sonne chez toi, sans avoir besoin de me déplacer. Exactement. Et donc, moi, ce que j'essaie d'optimiser, c'est pas juste mon nombre de ventes, c'est juste combien de gens finissent la formation, combien de gens ont des résultats, quel est leur NPS, comme enfin, quel est quelle est la note qu'ils mettent, comment faire en sorte qu'ils viennent à au moins trois office hours, comment faire en sorte qu'ils aient posé au moins une question sur le forum. Et c'est ces métriques que je track. OK.

Et c'est quoi, un peu les chiffres, là, du coup ? Bah, en gros, tu vois, taux de complétion qui est à 4 %. Moi, je suis aux alentours de 30 %, tu vois, sur sur la taux de complétion. C'est, c'est quand même insane comparé au monde. En terme d'office hours, je pense que tout le monde passe au moins par une office hour, tu vois, parce qu'ils ont payé, ils ont envie de voir. Et puis même, il y a le côté voir le formateur, parce que jusque-là, ils le voient sur YouTube. Et du coup, ils disent, [ __ ], trop bien. Il y en a plein qui osent pas poser leur questions directement à moi, mais du coup, maintenant, j'ai des coachs qui viennent répondre aux questions qui sont écrites, tu vois. Et et en gros, tout le monde pose au moins une question, tu vois. Donc, pour moi, c'est big win, tu vois. C'est pas juste, ouais, tu as vendu, c'est bon, ciao. Et tu as un forum aussi... Slack ? C'est pas un Slack. J'utilise un outil qui s'appelle Circle, qui moi, c'est le truc ouf, qui qui permet à la fois pour moi de faire des office, à la fois de de répondre aux questions des gens, tu vois. Chaque réponse et chaque question, il y a une semaine de de délai max. C'est soit c'est moi qui réponds, soit c'est quelqu'un d'autre qui répond en vidéo, sur en montrant son écran, voici le problème que tu as. En fait, la valeur ajoutée, et enfin, la valeur perçue et ajoutée est ouf. Et c'est ce genre d'expérience de formation, tu vois. OK.

Et là, du coup, ta Notion, ta Make, il y en a une troisième là qui qui va arriver ? Ou c'est pas... Certainement. Je pense à un moment donné, tu aimerais faire quoi ? Si y a une idée là aussi, mais qu'est-ce qui te plairait le plus ? Et enfin, qu'est-ce qui te plaît le plus ? Et sur le quoi, il y a le plus de, il y a un meilleur marché, tu penses ? Voilà, c'est surtout le marché. Je regarde. Moi, si tu me dis, qu'est-ce qui me plairait le plus ? Toute la journée, je suis en, je suis dans une salle à expliquer des trucs aux gens. Moi, ce qui transmet, c'est une de mes valeurs fortes, donc je kiffe. Maintenant, comment est-ce que je me scale en faisant ça ? Via YouTube, c'est cool. Moi, ce que j'aime faire, c'est ce que je fais sur YouTube. Maintenant, je pense sur quoi il y a le besoin. Tu as deux axes. Tu as l'axe des gens qui veulent se professionnaliser dans le no-code, et qui veulent comprendre comment faire du meilleur no-code, expliqué par un développeur, parce qu'il y a plein de concepts du no-code, base de données, itération, qui sont hyper flous pour ces gens-là. Et et je considère que là, pour le coup, j'ai un avantage compétitif à leur expliquer, parce que ancien dev, et parce que je je vulgarise assez bien. Soit, tu as l'autre monde, qui est, bah, plus sur la partie productivité, qui est plutôt une une formation plus généraliste sur cette partie productivité, gestion des emails, et cetera, gestion de de comment... Quel... C'est marrant, je suis, je suis sur le, je suis sur le bail aussi en ce moment. On en parlera juste après. Mais pareil, parce que moi, je cherche en fait le meilleur moyen, en fait, justement, de pouvoir transmettre cette partie organisation, productivité, en module, et cetera, et cetera. Mais non, du coup, c'est, c'est hyper intéressant. Ah ouais, tu as ces deux parties. Et puis après, moi, YouTube, il me permet de tester plein de trucs. Je vois ce qui marche, ce qui marche pas, et après, je vois si je convertis en formation. Et puis, il y a aussi les gens, est-ce qu'ils sont prêts à payer ? Avec prêt à payer, est-ce que, en fait, c'est facile de faire payer les gens quand il y a une transformation et quand il y a un changement de leur vie ? Est-ce que juste un add-on, tu vois, ça, ils sont prêts à payer avec ? Est-ce qu'ils sont pas juste contents de regarder une vidéo YouTube, tu vois ? Donc, tu as tous ces trucs-là qui qui viennent en compte. Mais pour l'instant, je suis encore dans la consolidation des formations. Il y a tellement de choses à faire pour encore optimiser ce score de de finition de formation, tu vois. OK.

J'ai deux dernières questions. L'avant-dernière, c'est donc toi, du coup, tu t'es fait un studio chez toi ? Ouais. C'est quoi le, c'est quoi le setup ? C'est quoi, c'est, tu vois, là, c'est une question, tu vois, perso pour moi, qui me faire mon propre studio chez moi, c'est quoi, c'est quoi le, pour toi, le budget minimum qu'il faut faire, qu'il faut mettre pour avoir quelque chose, vraiment pas correct, vraiment bien, pour faire quelque chose de très qualitatif en terme de matos ? C'est, c'est une bonne question. C'est un truc sur lequel à un moment donné, j'avais fait un petit live, parce que justement, il y avait, j'essayais de t'envoyer ce truc. Bah, en fait, tout dépend, c'est infini en terme de, comme je sais pas si tu aimes bien les vélos, c'est infini en terme de quel vélo tu veux acheter. Tu peux acheter des vélos à 30000, comme à comme 500 balles, ou même à 200. Euh, moi, ce que j'ai fait, j'ai plusieurs micros. J'ai un micro comme ça, j'ai un micro cravate, j'ai un micro boom, parce que j'ai, j'ai tout testé. Ce que je conseillerais, c'est, c'est en gros, un un micro en boom arm, tu vois, comme, enfin, un micro qui pointe vers toi, pourquoi ? Parce qu'il se voit pas à la caméra. Et j'aime bien cette sensation de pas avoir quelqu'un entre nous. Et ça, c'est quelle marque ? Ça coûte combien ? Tu en as, tu en as plein. Tu as, tu as le moins cher, 100 balles chez Rode. Tu as le plus cher, Sennheiser, 300 balles, tu vois. OK. Donc, entre 100 et 300 €. Voilà. Après, un micro, c'est pas tout. Il faut une carte derrière, parce que ce genre de micro, c'est beau. Tout le monde en a, mais la réalité, c'est que c'est connecté à une carte d'acquisition. Et donc, là, tu en as plusieurs. Euh, tu as, tu vois, tu as, moi, moi, j'ai la Motu M2. Mais tu as la, la Focusrite 3i3, ou quelque chose comme ça. Mais mais j'ai beaucoup geeké le sujet, parce que je voulais pas me planter. Et aussi parce que j'ai beaucoup itéré. Donc, ça, c'est au niveau du micro. Le micro est hyper important. Tu peins ton mur en noir, ou en n'importe quelle couleur, pour ajouter plus de chaleur. Tu, au niveau caméra, la jouet, c'est des, c'est des A7, Alpha 73, je crois, un truc comme ça. Hmmm. Les Lenses, après, tout, tout dépend jusqu'où tu peux aller. En vrai, des trucs comme ça, c'est trop canon. Mais est-ce que tu en as vraiment besoin quand tu commences ? C'est ça, aussi. Je pense. Parce que ça, ça coûte combien ? Ce boîtier, il est à 700 balles, je crois. 1200 plus. Ah, ok, d'accord. 1200. Euh, en fait, de ce que tu es en train de me dire, c'est que quand même, un setup à 2000 €, tu as, tu as ce qu'il faut, quoi ? Ouais, même un petit peu moins, quoi. Mais oui, OK. Donc, ça, non, mais c'est cool. Mais oui, et je pense que moi, ce que je ferais, si tu vois, j'étais à ta place et je me demandais, quel est le budget minimum pour avoir un truc cool ? Ça, là, c'est hyper important, lumière. Ouais. Parce que la lumière, ça fait tout. Une caméra, son, bonne lumière, c'est de la merde. Donc, la plus grosse softbox possible. Sur ça, tu en as pour 300 balles. Euh, une caméra, truc plus truc, tu en as pour 1000 balles, tu vois, objectif plus caméra. Euh, moi, j'ai pris un un boîtier, après, on va dans le deep, hein, mais moi, j'adore geeker là-dessus. Donc, mais en gros, j'ai pris un Sony, euh, 6400, Alpha 6400. Mais je crois que maintenant, tu as, tu en as un autre qui l'a remplacé, ZV-E10, qui est très bien. Tu mets un objectif selon, euh, si tu as de la place de le mettre un peu loin, ou tout proche de toi. Moi, le setup, il va faire à peu près cette taille-là. Du coup, tu prends une salle chez toi qui te sert à rien, tu vois. Tu vois, [ __ ], tu as de la chance. Et ben, tu vois, toi, j'habite, j'habite en région, j'habite à Bordeaux. Ah, OK. Donc, j'ai une maison, c'est cool, qui est assez grande. Et bah, tu vois, ça, c'est le top, parce que du coup, tu peux le mettre assez loin. Moi, j'ai un, je crois que j'ai un 30 mm à à 1.8, je crois, en ouverture, et du coup, ça te fait ton bokeh un peu cool, tu vois. Cette lampe, elle va être, elle va être sympa. Tu achètes plein de petits luminaires, et cetera. En vrai, pour 2000, 200 balles, tu as, tu as un setup pas mal. Et après, tu gardes 500 balles en rab, histoire d'acheter des choses en plus pour te faire kiffer, des petites plantes, ou... Ouais, OK, OK. Bon, bah, écoute, 2500 €, c'est... Ou je t'enverrai une liste, j'ai fait une liste pour une pote pour Poas Bouillant. Et ma dernière question que je vais poser à tout le monde, à partir de maintenant, je l'ai pas posé à tous, c'est, moi, tu vois, j'ai une dream list, mais alors dream list plutôt entrepreneur, tu vois, parce que j'ai, bien sûr, c'est une dream list perso. Tu vois, je vais dire une connerie, moi, sur ma dream list, ça va de monter une sandwicherie, bah, d'ailleurs, que je devais appeler Club Sandwich, mais comme je l'avais pas montée tout de suite, et que je cherchais une marque pour le podcast, je l'ai piqué, tu vois. Et mais ça va jusqu'à acheter, enfin, avoir mon propre club de foot, qui ça, le le le dream suprême, et cetera. Toi, est-ce que tu as une sorte de petite dream list comme ça, ou pas ?

Ouais. Moi, j'ai, il y a un exercice qui est ouf. Il y a un bouquin qui s'appelle "Vision Vivid", "Vivid Vision", qui te fait faire deux exos. Un exo de projette-toi à 3 ans, et un un exo de projette-toi à l'année avant ta mort. Et le fait de faire la projection à l'année avant ta mort, ça te permet de te poser plein de questions qui sont totalement décorélées de l'argent, parce que tu vas mourir. Hmmm. Et du coup, sur tous les plans de ta vie, moi, j'en ai, j'ai un framework qui s'appelle BMLM : Body, Mind, Love, Money. Et en fait, dans Body, Mind, Love, Money, demande-toi où est-ce que tu seras. Et du coup, moi, j'ai une vision assez vivide de c'est quoi cette dream list, tu vois. Et pour moi, dans cette dream list, si on parle de la partie money, en tout cas, de la partie réussite professionnelle et et de carrière, et alors moi, je parle presque pas de money, je parle vraiment là, plus de, en fait, dream list, tu vois, c'est qu'est-ce que tu rêverais de faire ? Est-ce que tu rêverais de monter un resto ? Est-ce que tu rêverais de monter tel type de boîte ? Est-ce que tu... Bon, je pense que dans les, je pense qu'il y a SAS. Après, je pense qu'à un moment donné, un fond. Et puis, à un moment donné, faire de la politique. Moi, ça me fait kiffer. Après, dans cette dream list, il y a, je pense que sur la partie influence, le monde d'Internet va aller dans des endroits assez dark. Être assez présent dans, comment on on joue avec ce monde assez, je pense que le monde, il va plus informatique, va aller dans, enfin, il y a, et cetera, va aller dans des endroits assez dark. Et je pense qu'on aura besoin de de gens pour réfléchir sur ces trucs-là, sur comment l'humain va va faire partie de ça, et va se protéger de ça. J'aimerais beaucoup faire partie de ce game. Et donc, d'où la partie politique, un peu, ouais. Mais plus politique fonctionnaire, ou politique élu ? Politique élu. Oui. OK. Politique élu, parce que c'est... Non, mais quand je disais politique fonctionnaire, c'est-à-dire plutôt justement soldat de l'État qui va justement aider en sous-marin, on va dire, à réagir tout ça, ou plutôt se faire élire pour aller faire la politique ? C'est de l'influence. Ouais. Et c'est ce que tu fais sur YouTube, tu vois. Enfin, c'est... Politique sans étiquette, du coup ? Évidemment que non. Non, non, non. En fait, j'étais, j'étais à un moment donné, ça a été une super expérience, j'étais conseiller municipal de ma ville, la ville de Lège-Cap-Ferret, justement. Et ça a été une expérience de ouf, et j'ai appris tellement de trucs. Et je pense qu'il y a tellement de trucs à apprendre. Et pareil, de venir connecter les dots de tout ce que j'ai appris. Et je pense que c'est à un moment donné, j'aimerais bien faire ça, tu vois. Mais c'est une dream list, mais tu vois, qui est totalement décorélée du business. Mais je pense que le fait de tout ce que j'aurais fait en business va venir alimenter tout ça, quoi.

Et ben, écoute, le mot de la fin sur la politique. On aime beaucoup. En tout cas, merci beaucoup Choubam. Merci pour, bah, d'être venu, pour ton temps, pour toute la valeur, encore une fois, que tu as, que tu as, que tu nous as donnée. Remercier, évidemment, du coup, Le Crayon pour le set, pour l'accueil, même si c'est pas gratuit, hein. Et je vais, évidemment, faire un petit mot pour Shine, qui a du coup, le sponsor de ce podcast, qui a accepté de me faire confiance, alors qu'il y avait encore rien de tourné. Donc, quand même, c'est, c'est quand même hyper sympa. Et ça dénote vraiment les valeurs de de Shine par rapport aux entrepreneurs et à l'entrepreneuriat en général. Donc, on les remercie. Big up à Juliette, qui me, qui qui travaille avec moi depuis depuis hyper longtemps. Et puis, écoute, on va se quitter là-dessus. Merci beaucoup Choubam. Et je vous dis à très bientôt. Merci beaucoup. Ciao, ciao.