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La méthode qui rend milliardaire - The Big Short

Les Trades de Matt15:43

Transcription

OK, on va commencer cette vidéo avec une petite énigme et je suis prêt à parier tout ce que tu veux que ton cerveau va te faire échouer. Tu vois ces neuf points ? Je vais te demander de tous les relier en traçant uniquement quatre lignes. Mais mets sur pause, hein, si tu as besoin de plus de temps.

C'est bon, tu as réussi ? Non, tu l'as toujours pas. Rassure-toi, tu n'es pas le seul. 97 % des gens n'arrivent pas à résoudre cette énigme du premier coup parce qu'elle nécessite une philosophie de réflexion bien particulière.

Cette énigme, si toutefois on essaie de la comprendre, elle nous apporte un schéma de pensée qui permet de réussir dans énormément de domaines. C'est exactement grâce à cette façon de réfléchir qu'en 2008, une petite poignée de financiers marginaux ont réalisé avec succès le pari de toute une vie. Ils ont généré à partir d'une simple idée non pas des millions, mais des milliards de dollars. Et le plus fort dans tout ça, c'est que n'importe qui aurait pu faire la même chose.

Et dans cette vidéo, on va analyser quelle méthode de réflexion [musique] et trait de caractère ont permis à ces personnes d'arriver à leur fin. Pour ce faire, on va se baser sur le film *The Big Short* qui retrace l'histoire de ces quelques financiers en 2008. Tu vas voir, ils sont tous bien différents les uns des autres et peut-être même que tu te reconnaîtras au travers de l'un d'eux. Mais surtout, ce qui sera intéressant, c'est de voir comment toi et moi, on pourrait appliquer cette méthode de pensée pour réussir chacun dans des domaines qui nous tiennent à cœur.

Dans l'actualité ce soir, la tempête sur les marchés financiers. La célèbre banque d'affaires américaine Lehman Brothers se déclare en faillite. Ce n'est pas le krach de 1929, mais ça [musique] y ressemble. Bref, une bonne crise qui rappelle à tous ces financiers et ses élites qu'il ne faut pas aller trop loin par cupidité parce que, ouais, c'est de leur faute cette crise financière, elle vient des banques et leur fonctionnement est loin d'être clair.

Et il y a cette scène culte dans le film qui résume bien la situation. Bien en clair, l'obligation que Ranieri a mis au point a été méga profitable pour les banques. Elles ont pris des milliards et des milliards à coût de 2 % de marge sur chaque obligation vendue. L'obligation dont elle parle, c'est ce qu'on appelle des CDO. Pour faire le plus simple possible, quand les banques te prêtent de l'argent, elles te font un crédit. Mais quand tu es la banque, tu as toujours le risque que la personne à qui tu as prêté l'argent ne te rembourse pas. C'est ce qu'on appelle le risque de crédit. Et pour se débarrasser de ce risque et continuer de prêter toujours plus, certaines banques américaines ont décidé de prendre un paquet de crédits et de les regrouper tous ensemble pour les revendre à des investisseurs privés. Le tout en prenant évidemment de bonnes commissions. "Vous n'occupiez pas de mes marges, par ailleurs, bien grâce en effet." Puis ils se sont retrouvés à court de prêts à mettre dedans. Alors les banques ont inclus des prêts de plus en plus risqués dans leurs obligations. Les crédits subprime dont elle parle sont des prêts à taux variables qui ont été distribués massivement par les banques à des gens qui n'auraient jamais dû avoir accès à ces prêts en temps normal.

Notre ami Michael Burry, il vient de réaliser que ses obligations hypothécaires supposées être à 65 % AAA sont en réalité un gros tas de merde. Lui, c'est notre premier protagoniste, Michael Burry. C'est lui qui a découvert la supercherie en premier. Médecin de formation, rien ne le prédisposait à devenir une des légendes de Wall Street. Il est né avec une maladie, une espèce de cancer de la rétine qui a causé la perte de son œil gauche. Donc, dès le plus jeune âge, il a pris l'habitude d'être différent des autres. Il a beaucoup de mal à saisir les subtilités de langage et n'arrive pas à tenir une conversation normale. Forcément, il est vu comme ce mec bizarre qui se retrouve souvent tout seul. Mais ce handicap n'en est pas vraiment un. En fait, tu vas le voir, ça va devenir une véritable force par la suite.

Cette solitude, [musique] elle le contraint dès le plus jeune âge à réfléchir seul et à avoir le souci du détail, parfois même un petit peu trop. Par la force des choses, il a appris à se méfier de tout, mais surtout des autres. Donc, c'est grâce à ces traits de caractère bien particuliers qu'il a non seulement su déceler l'opportunité d'une vie, mais en plus, il a aussi su la concrétiser.

Si je te demandais selon toi, quel serait le type d'investissement le plus sûr ? Tu me répondrais très probablement l'immobilier. Et c'est en partie vrai. Le marché immobilier est structurellement haussier. Ben oui, la population ne cesse d'augmenter. Il faut bien la loger quelque part. Alors, on construit des milliers de maisons en banlieue pavillonnaire ou des immeubles à perte de vue. Et ça, c'est ce qui permet au marché immobilier de continuellement prendre de la valeur. C'est d'ailleurs pour ça qu'on considère l'immobilier comme une valeur refuge. Quand tout va mal sur les marchés financiers, on se replie sur la pierre. Parce qu'on sait que ce n'est pas purement un acquis spéculatif comme certaines cryptos ou NFT, mais ce n'est pas le sujet. L'immobilier, lui, il répond à un véritable besoin vital : se loger. Si je te dis ça, c'est que c'est primordial et garde-le en tête. On va y revenir plus tard.

L'investissement immobilier, il est tellement ancré dans nos têtes comme étant un investissement le plus sûr qu'il est difficile de penser qu'un jour il pourrait s'effondrer. Mais c'est pourtant bien ce qui s'est passé en 2008 et Michael, il a su détecter avant tout le monde que les banques étaient en train de faire n'importe quoi, qu'elles étaient en train de distribuer à l'appel ces fameux prêts à taux variables dont elles savaient pertinemment que les Américains à qui elles faisaient ces prêts ne pourraient jamais les rembourser.

Michael, lui, il a fait attention à un petit détail pendant que tous les autres banquiers et traders avaient la tête ailleurs. Les taux de défaut de ces prêts subprime étaient en train de décoller. Ça veut dire que de plus en plus d'Américains ne payaient plus leur mensualité. Michael pense que dès que les taux variables vont arriver sur le marché, ces mêmes taux de défaut vont exploser. Et c'est ce qu'il veut. Il veut parier sur cette explosion des taux de défaut qu'il sait imminente.

Et faut que je t'avoue une toute petite chose. Depuis tout à l'heure, je te parle de Michael et de l'opportunité qu'il a pu repérer. Mais le truc, c'est que Michael, il va faire ce pari fou, mais pas avec son propre argent. Ouais, tu as bien entendu ? Il ne va pas uniquement risquer ses économies, il va aussi parier avec l'argent des autres. Parce qu'en fait, Michael, il gère un fonds d'investissement. Un fonds, c'est un endroit où des investisseurs privés qui connaissent absolument rien à la finance vont déposer de l'argent et laisser des gens comme Michael le gérer dans l'espoir évidemment qu'il fasse des profits. C'est le but. Et jusque-là, il faut dire que Michael surperforme largement le marché. Il est plus doué que la plupart des autres traders et quand il va avoir cette idée folle de parier contre le marché immobilier, il ne va pas pouvoir s'empêcher de la réaliser.

Alors, il va s'empresser d'aller voir toutes les banques de la place et son idée est tellement marginale qu'il n'existe à ce jour aucun produit qui lui permettrait de parier sur la chute du marché immobilier. En fait, pour faire simple, il va payer une assurance sur le risque de défaut de ces CDO. Ce qui veut dire que Michael va payer des primes annuelles comme toi, en fait, qui paies l'assurance de ta voiture ou de ta maison. [musique] Sauf que là, ça coûte légèrement plus cher. Mais par contre, si le CDO fait défaut, il va empocher une très grosse somme d'argent. C'est un peu comme si Michael avait une maison pourrie et payait une [musique] assurance sur cette maison, que cette maison prenait feu et qu'il la reconstruisait à neuf grâce à l'assurance.

Et donc, sans en parler à personne, il va prendre la décision d'acheter pour des millions d'euros de ces fameux contrats de swap. Les banquiers en viennent même à se moquer de lui tellement ils trouvent que cette idée est à côté de la plaque. Si bien qu'ils n'essaient même pas de comprendre l'idée qu'il a derrière la tête. Ils veulent simplement empocher les plus grosses commissions possibles. Bien grâce en effet.

Mais tout va changer quand Michael décide de l'annoncer à ses clients. Et à ce moment-là, personne, mais absolument personne, n'est d'accord avec lui, ni même ne considère que ça peut être une idée envisageable. Les clients sont furieux et c'est d'ailleurs compréhensible puisqu'il est en train de jouer avec leur argent. Michael, en fait, il a une vision peu commune et il pense que les autres, ils peuvent l'avoir aussi, mais non, ils n'ont pas l'esprit assez ouvert. Mais le pire dans tout ça, c'est qu'il est convaincu au plus profond de son être qu'on lui fait confiance, qu'après avoir expliqué à ses clients son raisonnement, tout le monde aurait compris et aurait la même vision de l'avenir que lui. Et oui, c'est vrai qu'effectivement, jusqu'à maintenant, il a amené de bonnes performances à ses clients avec des investissements plutôt classiques. Dès qu'on sort un petit peu des sentiers battus, bah ces investisseurs qui, en réalité, n'y connaissent pas grand-chose en finance et qui ont plutôt l'habitude d'écouter ce que disent les médias, les bruits de couloir, qui suivent le troupeau en somme, et là, ils sont complètement paniqués.

Mais Michael, ça ne change [musique] rien pour lui et il va aller encore plus loin parce qu'il va continuer d'acheter ses contrats de swap en sachant pertinemment qu'il y a une clause dans le contrat qui fait que si les clients décident de récupérer leur argent, les contrats deviennent caducs et les clients perdent tout. Du coup, bah, il y a deux issues possibles : ou tout le monde gagne avec lui, ou tout le monde perd. Et le problème, pour l'instant, c'est que même si les signes sont effectivement là, même si tous les indicateurs montrent bien que Michael a bien raison, le prix des CDO continue de monter et il n'y a pas encore de défaut pour le moment. Même ses propres employés commencent à douter de lui et pensent peut-être qu'il s'est trompé. Ça arrive, hein, à tout le monde.

Mais en fait, il joue dans un jeu qui est truqué, un peu comme si on essayait de gagner contre [musique] le casino. Les banques, elles s'achètent et s'échangent ces fameux CDO entre elles pour continuer de faire monter les prix. Et ça, on y reviendra après parce que c'est encore plus dingue que tu ne le penses. Mais Michael s'est différencié de bon nombre de traders parce qu'il a su tenir bon. Il a fait confiance à sa capacité de réflexion, à voir là où les autres ne voyaient pas. Face à la pression, il n'a rien lâché et au fond, il ne doutait même pas de lui. Ce qui le stressait en réalité, c'était plutôt le fait de ne pas comprendre pourquoi il sait qu'il a raison mais que rien ne bouge sur les marchés.

Et quand les taux variables sont entrés en vigueur en 2008, des milliers de CDO ont bel et bien commencé à faire défaut. Et là, pour Michael, c'était le jackpot. Il va empocher des sommes astronomiques et les banques vont perdre de l'argent. Les mêmes qui se moquaient de lui au départ l'appellent en détresse pour lui racheter ces fameux contrats de swap juteux. Il a fait gagner des montants gigantesques à ses clients. Sur Capital, son fonds d'investissement a gagné au total 2,89 milliards et a pris presque 500 % de valorisation.

Ce qui est fascinant avec Michael Burry, c'est qu'il n'a pas cherché à avoir raison. Il a simplement voulu comprendre. Là où la majorité des investisseurs se plaisaient dans des consensus, lui, il ne va pas chercher la validation de qui que ce soit. Il a juste posé son regard là où les autres ne l'ont pas fait et surtout, il a accepté ce qu'il a vu.

D'ailleurs, en parlant de ça, est-ce que tu as eu le temps de réfléchir à l'énigme qu'on a vue au début de la vidéo ? Tu l'as toujours pas ? OK, je vais t'aider un petit peu. Naturellement, tu as dû essayer de relier ces points entre eux, mais qui t'a dit que les traits que tu devais tracer devaient absolument rester dans la limite imaginaire de ce [musique] carré ? Fais comme Michael, vois plus grand, cherche à repérer ce que les autres ne veulent pas regarder.

Pourtant, penser différemment, ce n'est pas juste le fait de voir ce que les autres ne voient pas. Cette indépendance intellectuelle, elle s'accompagne d'une terrible conséquence que peu sont capables de supporter. J'ai nommé la solitude. Tu as déjà eu cette idée folle, ce rêve qui te saisit d'un coup, ce nouveau business révolutionnaire que tu as envie de monter ou cette passion non conventionnelle et que, tout excité, tu la partages à tes proches plein d'enthousiasme, convaincu que tu tiens quelque chose et là, tout s'écroule. On va te dire que c'est risqué, que ça ne marchera pas, que tu perds ton temps. Ce moment où ton rêve se heurte au doute des autres, c'est exactement ce que vit quelqu'un qui pense différemment. Et c'est ça le plus dur. Le plus dur, ce n'est pas de découvrir la vérité comme l'a fait Burry ou de réussir à penser différemment, à proprement parler. Le plus compliqué, c'est de tenir bon face à l'incompréhension de la masse. Les gens n'aiment pas ceux qui remettent en question leur confort mental et on l'a tous connu un jour, cette intuition, cette conviction que personne ne partageait. Et le pire, c'est que très souvent, on l'a laissé mourir sous le poids du regard des autres. On n'est jamais passé à l'action parce qu'on est terrifié. Il faut une force presque irrationnelle pour continuer d'avancer quand personne ne te suit. Et ça, Michael, il a réussi à le faire. Il a tenu bon. Il a supporté les doutes, les critiques, la solitude et même les menaces de poursuite judiciaire jusqu'à se retirer victorieux.

Mais pendant ce temps-là, il n'était pas seul. Il y en a d'autres qui ont vu la même chose que lui et qui se refusent de vendre leur position. Lui, c'est Mark Baum, et c'est le dernier à détenir un gros montant de contrats de swap. Et s'il les détient encore, c'est poussé par une autre motivation. Mark Baum déteste les banques et plus généralement tout l'écosystème financier. Il rêve d'un monde juste où les banques ne s'engraissent pas sur le dos de la population. Malgré cette rancœur, à l'instar de ses confrères, il n'a pas pu monter son propre fonds d'investissement et dépend directement de Morgan Stanley, une banque. C'est ironique, non ? Et retenez bien cette info parce que c'est vraiment indispensable pour la suite. Son équipe, composée de trois autres traders, croit en lui et sa vision. C'est alors qu'ils entendent parler de cette idée improbable de shorter le marché financier. Et Mark ne voit pas une simple opportunité de s'enrichir. Il voit surtout l'opportunité de parier contre les banques. Cela attire sa curiosité et bien sûr, Mark rêverait que ce soit vrai. Même si au départ son équipe est contre cette idée, pense que Mark en fait une affaire personnelle, ils vont quand même lui accorder une chance.

En revanche, là où ils vont se différencier, penser différemment, encore une fois, en dehors des limites, c'est qu'ils vont chercher les signes d'une potentielle bulle immobilière, non pas dans les chiffres ou en épluchant des pages de contrat comme a pu le faire Michael Burry par exemple. Eux, ils vont récolter ces infos sur le terrain et c'est là qu'ils tombent nus. Ils constatent qu'il y a bien une gigantesque bulle immobilière, mais tout le monde [musique] est en train de fermer les yeux comme si le prix des maisons qui quadruplent en quelques années était normal, que [musique] des lotissements entiers soient abandonnés comme si nous étions en pleine apocalypse.

Mark a bien compris qu'il y a une bulle, mais en enquêtant encore plus profondément, il comprend l'ampleur des dégâts et en est complètement déboussolé. En outre, il apprend que les agences de notation surévaluent les notes de CDO. Ces agences-là savent pertinemment que ces obligations sont merdiques et devraient être reléguées au rang de triple C. On continue de les noter AAA. Un peu comme si sur un examen de math, tu avais trouvé un résultat à des années-lumière de la solution, mais que le prof te mettait quand même la note de 18. Donc, on se retrouve avec des obligations AAA, donc des obligations en théorie très qualitatives, qui sont adossées à des prêts subprimes merdiques sous prétexte que tout le monde paye son prix immobilier parce que c'est comme ça.

Mais ce qui a choqué Mark, c'est quand il a compris que toute l'économie mondiale pourrait s'effondrer d'une minute à l'autre à cause des CDO synthétiques. Ce sont des CDO de CDO de CDO. Ouais, on se croirait presque dans *Inception*. Le problème, c'est que ça crée un marché secondaire spéculatif qui est 20 fois plus gros que le marché de CDO basique et que si tout se casse la gueule, les banques n'ont pas en leur possession assez de liquidités pour éponger les pertes. Baum, lui, ce qu'il veut faire, c'est faire péter cette bulle avant qu'il ne soit trop tard. Et tout comme Michael, cette façon de penser extravagante les a amenés à détenir des positions représentant plusieurs milliards de bénéfices.

Sauf que Mark a un très gros problème. Tu sais quand je disais que le fonds de Mark était détenu par Morgan Stanley, une banque ? C'est maintenant que ça prend toute son importance parce que Morgan Stanley, comme toutes les autres banques de la place, s'est complètement surexposée aux CDO. Et Morgan Stanley est à la limite de la faillite. Le problème, c'est que si Morgan Stanley fait faillite, le fonds de Mark sera automatiquement fermé pour renflouer la banque. Mark, il est tiraillé entre les deux options qu'il a à ce jour : soit continuer de tenir ses positions et faire plier Morgan Stanley, ou revendre tant qu'il en est encore temps et faire profiter les clients qui lui ont fait confiance. Et Mark ne veut en aucun cas ressembler aux banques égoïstes et se résigne à vendre pour sauver les économies de ses clients. Son fonds termine néanmoins avec un bénéfice à 10 chiffres parce qu'ils ont su voir ce que personne ne voyait et surtout, encore une fois, ils ont résisté. Ils ont pu tenir leur position, tout comme deux jeunes traders indépendants qui ont réalisé un gros coup en pariant contre les obligations les plus qualitatives. Mais je ne vais pas me réétaler sur leur histoire et leur mode de réflexion qui est sensiblement la même que Mark et Michael.

Par contre, dans cette histoire que je t'ai racontée, il y a un autre personnage, un véritable limier qui renifle les opportunités et le problème, c'est qu'il bosse pour une banque et que lui aussi, il veut shorter le marché immobilier parce qu'il a compris ce qui se passait. Du coup, il l'a fait, mais le problème, c'est qu'il paye des énormes primes, un peu comme Michael, parce que ça a été un des premiers à le faire. Sauf qu'il y a un gros problème : les primes qu'il paye le mettent en négatif sur ses lignes de trésorerie et il est en train de compromettre sa place à la banque. Donc, plutôt que de se faire virer, il va trouver une solution hyper ingénieuse. C'est lui qui a démarché Mark pour lui vendre une partie de ses contrats de swap. Sauf que c'est lui qui va fixer le montant des primes que Mark va payer, et crois-moi, il est élevé. Bref, c'est un peu technique, mais ce qu'il faut retenir, c'est qu'il a encore une fois vu plus grand que les limites de ce foutu carré.

Au fait, en parlant de cette énigme, est-ce que cette fois-ci tu as la réponse ? Je vais te la donner. Regarde bien. Ça paraît évident une fois dit comme ça, mais je suis quand même curieux de savoir combien d'entre vous ont réussi à le faire avant que je vous dévoile la réponse.

Ce que tu peux retenir de cette vidéo, c'est que tu dois faire vraiment attention à ne pas refreiner ton intelligence uniquement pour te fondre dans la masse. Sois [musique] unique, sois toi-même. On a bien vu au travers de ces différents personnages qu'il y a autant de moyens de réussir qu'il y a de personnalités différentes. On n'est pas obligé de suivre aveuglément la pensée commune. Attention, ne te méprends pas sur ce que je te dis. Je ne te dis pas d'être obligatoirement en conflit avec les autres et de chercher absolument à imposer ta vision, [musique] mais simplement de ne pas te fixer des barrières invisibles à ton raisonnement.

J'espère que cette vidéo t'aura permis de voir plus loin que tes propres limites et ça m'intéresse surtout de savoir dans quel domaine est-ce que tu penses que cette vidéo [musique] t'aura peut-être décoincé. Ciao !