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Conférence Douleur et micronutrition

OrthoDiet : Nutrithérapie & Nutrigénétique1:18:46

Transcription

Venu. J'espère que vous allez bien.

Donc euh je me présente euh Amine Gasmi, physiologiste et nutritionniste et président de la Société francophone de nutrithérapie nutrigénétique appliquée. Donc cette conférence là se s'articule autour des conférences qui sont euh organisées ou sponsorisées par le Congrès international des sciences de la nutrition. Donc comme la dernière conférence pour celles et ceux qui étaient déjà là semaine passée, conférence sur l'autoimmunité, la micronutrition. Donc ici, on va parler un petit peu de douleur et de gestion de la douleur par la micronutrition et également par les phytonutriments.

Euh bien entendu, donc cette conférence euh est enregistrée et donc vous aurez le replay euh le lendemain de cette conférence. Euh donc ici, je ne vais pas m'attarder euh sur les aspects théoriques euh ou on va dire biochimique pure parce que euh de toutes les façons, on n'a pas beaucoup de temps. C'est une conférence qui va durer euh à peu près 1 heure. Euh je vais essayer de vous donner des choses très pratiques. OK ? Et donc vous m'excuserez si je ne m'étale pas en détail sur certaines notions parce que comme je vous disais, on n'a pas beaucoup de temps.

Donc tout d'abord, regardons un petit peu ce que c'est que la douleur et quels sont les mécanismes ou du moins les mécanismes les plus importants qui nous intéressent nous en micronutrition et sur lesquels on pourrait agir. Donc qu'est-ce que c'est que la douleur déjà ? Donc comme vous le savez, c'est une sensation. La douleur est une sensation. C'est une création du système nerveux. Euh cette douleur est produite donc au niveau sensoriel par un certain type d'influx nerveux euh et ça apparaît suite à une exposition à euh soit un traumatisme, soit euh donc un choc, soit une exposition par exemple à des euh composés chimiques. Et donc c'est détecté par un certain nombre de neurones qu'on appelle les neurones noyscepteurs. Donc bien entendu, il va y avoir un influx euh afférent qui va transmettre l'information vers ces neuronosiscepteurs. Donc ça passe surtout par la moelle épinière et il y a une intégration également plus tard au niveau euh central, au niveau cérébral. Euh et donc après il va y avoir un influx efférent qui va donner euh une sensation et puis qui va donner également donc ça c'est pour les fibres sensorielles et pour les fibres motrices, bah qui va donner un un ordre de mouvement euh par rapport à la contraction d'un certain nombre de muscles pour donner un comportement par rapport à cet agent entre parenthèses agresseur qui produit cette sensation. OK ?

Donc que comme je vous disais, on a une réaction soit à la chaleur, soit à la pression, soit à certains produits chimiques caustiques comme par exemple tout ce qui est très acide, l'HCL par exemple ou autre ou la soude caustique très alcaline et cetera. Euh et et donc pour ça, on a différents euh types de récepteurs sensoriels et au niveau parmi ces récepteurs, on a des récepteurs noscepteurs qui vont s'activer pour donner cette sensation de douleur. En plus de ça, on a également des amplificateurs de cette douleur. Donc on a au niveau central des neurotransmetteurs qui vont intégrer cette information de douleur, donc de danger par rapport à quelque chose qui va se traduire en douleur. Euh ces neurotransmetteurs, on va voir tout à l'heure lesquels, c'est principalement des neurotransmetteurs excitateurs. Et puis également, on va avoir au niveau périphérique des amplificateurs de cette douleur. Parmi les amplificateurs, donc vous avez les médiateurs de l'inflammation, notamment des prostaglandines entre autres, pas que. On va voir euh quelques autres juste après. OK ? Donc les prostaglandines vont euh déterminer ce qu'on appelle un abaissement du seuil de douleur. OK ? la personne va être plus sensible à la douleur lorsque il va y avoir une une inflammation, donc une quantité plus importante, une production plus importante de ces prostaglandines. OK ?

Et donc globalement en moyenne, on a bon c'est des statistiques qui peuvent changer d'un pays à l'autre mais globalement à l'échelle mondiale, on a à peu près deux personnes sur cinq qui souffrent ou qui ont déjà souffert de ce que l'on appelle des douleurs chroniques, donc qui sont dues à tout un tas de de causes, entre autres des neuropathies, des euh problèmes euh inflammatoires, des maladies inflammatoires, des maladies métaboliques comme entre autres le cancer et et cetera.

Bon là, c'est deux schémas qui récapitulent un tout petit peu. Bon, c'est extrêmement simplifié parce que les voies d'intégration de la douleur sont extrêmement complexes. Donc comme je vous disais, je ne vais pas m'étaler ici sur la partie théorique et biochimique de la chose. Je vais juste vous donner quelques clés de compréhension par rapport à ce qui va suivre après.

Donc tout d'abord, comme je vous disais, on a un influx nerveux qui va venir au niveau du neurone très synaptique. Donc cet influx nerveux va être transmis par un ensemble de neurotransmetteurs. Et entre autres parmi ces neurotransmetteurs, vous avez notamment euh le glutamate. Euh bon, c'est ce qui est représenté dans ce schéma, c'est le glutamate, mais il y a aussi l'aspartate par exemple aussi qui donne les mêmes effets également, mais dans des régions différentes du cerveau. Euh donc l'aspartate et glutamate ont le même effet excitateur, la même puissance excitatrice euh dans le cerveau. Euh on a comme neurotransmetteur qui contrecarre l'effet de ces deux euh neurotransmetteurs excitateurs, le GABA. Donc le GABA est un puissant inhibiteur qui contre non pas seulement l'effet du glutamate, d'ailleurs le glutamate est un précurseur du GABA, mais aussi l'effet de l'aspartate également. Euh donc on a aussi euh un peptide et ce peptide, on l'appelle la substance P. OK. Euh la substance P euh peut aussi jouer un rôle de neurotransmetteur parce qu'il y a aussi des des récepteurs, pardon, qui vont euh euh être sensibles à la substance P. Et donc la substance P bien sûr transmet l'influx nerveux nosiceptif également. OK ?

Et donc au niveau de ce schéma là, vous voyez une balance qui s'exerce entre des systèmes proisceptifs et des systèmes antinosiceptifs. Donc en gros, si on parle à l'échelle des neurotransmetteurs, on a des neurotransmetteurs qui vont avoir des effets excitateurs stimulants et donc qui vont passer principalement par les récepteurs NMDA. Donc là, c'est plus comme je vous disais du glutamate, voire également l'aspartate. Et vous avez aussi des récepteurs euh ou plutôt des systèmes antinosiceptifs qui vont passer principalement par des systèmes inhibiteurs, le plus important c'est le GABA. OK. Euh ici donc euh cette balance va euh déterminer cette sensation de douleur. Donc la la nature de la douleur également, l'intensité de la douleur, la durabilité de la douleur également et et cetera et cetera. OK ?

Et donc tout le tout l'effet antidouleur qu'on va discuter juste après va bien entendu s'articuler autour de ces neurotransmetteurs et autour de quelques autres cibles aussi importantes comme la cible inflammatoire ou la cible également sur la dégradation ou la destruction des terminaisons nerveuses et des synapses. Donc c'est dans ce sens-là qu'on va essayer de détailler ces informations là. OK.

Donc ici, je vous ai donc mis quelques cibles intéressantes, donc des cibles métaboliques pour la douleur. Donc parmi ces cibles, ben on a tout ce qui est neurotransmetteur qui pourrait intervenir dans la douleur, que ce soit en augmentant la douleur ou en diminuant la sensation de douleur. Donc vous avez là les endorphines qui sont relativement connues. On va dire quelques mots juste après. les les encéphalines aussi qui sont également des peptides qui sont en fait des petits peptides qui contiennent cinq acides aminés. On a deux types, on a des encéphalines à lechéphalines à métionine donc qui joue aussi des rôles complémentaires et il joue également un rôle dans la transmission de l'influx nerveux efférent. OK ? donc sur les fibres sensorielles descendantes qui euh induisent cette sensation de douleur.

Donc euh ensuite donc il y a aussi le système cannabinoïde ou ce qu'on peut appeler aussi le système endocannabinoïde. Donc juste pour rappel, lors du prochain congrès du 4 et 5 mars prochain qui qui va se dérouler à Casablanca, euh on aura l'intervention d'une experte des cannabinoïdes sur cette thématique justement de la gestion de la douleur par les cannabinoïdes. Et donc je vous invite à rester avec nous jusqu'à la fin de cette conférence, vous aurez un invité surprise.

Donc sinon les prostaglandines également comme je vous disais juste avant, ce sont des amplificateurs du signal de la douleur. Le GABA, puissant inhibiteur, euh le système glutamate aspartate aussi. Donc là, c'est un puissant excitateur aussi euh qui est contré dans l'effet est contré par le GABA. la sérotonine. Alors là, on parle pas euh forcément de la sérotonine cérébrale parce que euh ici la sérotonine cérébrale ne joue pas un rôle direct au niveau de la régulation de la douleur. Là, on parle de la sérotonine périphérique et la sérotonine périphérique afférente au niveau cérébral parce qu'au niveau cérébral, la sérotonine va donner un effet antidépresseur. Ça va aussi euh favoriser la synthèse puisque c'est le précurseur principal de la mélatonine au niveau cérébral. Donc ça va donner des effets sur le sommeil également et bien sûr d'autres effets sur l'anxiété, sur les compulsions sucrées et cetera. Ça c'est au niveau cérébral. Là, on parle pas de ça. La sérotonine au niveau périphérique et surtout au niveau des endroits où il y a des lésions est synthétisée euh conjointement justement avec les prostaglandines et avec la substance P euh pour justement amplifier le signal de la douleur. Donc c'est un petit peu contradictoire avec ce qu'on ce qu'on connaît en apparence contradictoire avec ce qu'on connaît sur la sérotonine au niveau central. Mais c'est comme ça, la sérotonine périphérique a toujours des effets soit des effets pro-inflammatoires directs comme c'est le cas ici, soit euh elle accompagne juste un processus inflammatoire comme ce qu'on peut avoir par exemple au niveau de l'intestin. Donc c'est euh un rôle qui est complètement différent de ce qu'on peut avoir au niveau cérébral. Euh vous avez également la substance P. OK. qui s'active en fait ou dans la production s'active avec un certain type de récepteur qu'on va voir juste après également. Et vous avez tout ce qui est traumatisme, euh blessures, dégradation tissulaire et surtout la dégénérescence des terminaisons nerveuses également qui peut conduire également à des euh sensations très douloureuses et notamment ce qu'on pourrait appeler aussi les douleurs neuropathiques.

Donc là, vous avez un ensemble de cibles. Alors, il y en a d'autres certainement. Il y a le cortisol, il y a la T3, il y a tout un tas d'autres choses. Comme je vous disais, on pourra pas tout voir ici. Je me suis centré principalement sur tout ce qui est neurotransmetteur.

Comme je vous disais, par rapport aux encéphalines, euh donc les endorphines, encéphalines fonctionnent ensemble. Euh donc les encéphalines, on en a deux types. Il y a les métionines et les leucines encéphalines. OK. Euh sinon pour les autres les quatre autres acides aminés, c'est les mêmes pour les deux types d'encéphalines. OK ? Et donc ici, c'est comme je vous disais, un effet sur euh la transmission de la douleur par les fibres sensorielles efférentes. OK ? Une fois que le signal a été transmis par les fibres afférentes, il y a un retour au niveau des fibres sensorielles pour donner cette sensation de douleur. Et ce retour là justement est inhibé par ces encéphalines.

On a aussi les endorphines qui je pense que tout le monde connaît ce que c'est que les endorphines et notamment cet effet de ce qu'on appelle l'euphorie du coureur. Et comme ça que ça a été au tout début compris et déterminé. OK ? chez des coureurs de fond et de demi-fond où on a observé un effet d'euphorie lorsque les entraînements étaient très durs et très intenses. On a observé un effet d'euphorie comme si ces coureurs avaient pris une drogue euh donc qui et et donc ensuite par la suite, on a compris que c'était des substances qui étaient produites endogènement et donc là, il ne s'agit pas uniquement des endorphines mais il s'agit aussi des endocannabinoïdes également qui sont produits conjointement avec les les endorphines pour donner cet effet euphorique. Euh donc bien sûr, ces endorphines sont également euh mis à part leur effet là sur comme je vous disais sur sur l'humeur, euh ils ont aussi des effets inhibiteurs de la douleur qui sont très puissants.

Donc là, les cofacteurs parmi donc ces endorphines et encéphalines, vous avez donc les cofacteurs dans la synthèse de ces peptides parce que les endorphines aussi sont des peptides. la B1, la B6, la B12, le magnésium, l'activité physique. Vous avez compris, ce n'est pas un cofacteur, mais c'est c'est un moyen qui permet de synthétiser ou de pousser la synthèse ou de forcer la synthèse des endorphines et des encéphalines.

Donc alors là, c'est très connu euh surtout en médecine classique. Euh donc il y a beaucoup de médecins généralistes qui utilisent le complexe B, B6 même donc en injectable, hein, surtout en injectable, voire B, B6, B12 et je pense que s'il y a des médecins parmi nous, euh ils connaissent très bien l'effet antidouleur, surtout par exemple dans des situations de douleur comme par exemple les séquelles de zona, par exemple, ce qui ce qui n'est pas rien comme douleur. Euh donc là, c'est utilisé en médecine classique comme un antidouleur et les effets entre autres parce qu'il y a aussi un effet qui est propre à la vitamine B12 qui est autre euh au niveau du cerveau. Donc un effet antalgique propre mais globalement euh les endorphines et les encéphalines, voir les synthétiser en quantité suffisante, il faut suffisamment de B1, B6, B12 et également de magnésium. Donc, ce sont ici des cofacteurs directs pour pour synthétiser ces endorphines et ces encéphalines.

Donc le système cannabinoïde ici, bon comme je vous disais, je ne vais pas m'étaler sur le sujet parce que le sujet est très complexe. Donc le le système cannabinoïde a aussi un effet sur la douleur. Donc les endocannabinoïdes qui se synthétisent en parallèle par exemple au cours d'une activité physique ou même au cours euh d'un traumatisme à la suite d'un traumatisme. Et donc là par exemple, vous avez l'anandamide qui est ce qu'on appelle aussi l'AEA qui est un neurotransmetteur endocannabinoïde qui a aussi un effet antidouleur qui est bien connu et qui se se joint avec l'effet des endocannabinoïdes et des encéphalines également. Et donc ça, c'est un effet qui est endogène. Donc l'anandamide est synthétisé endogènement. C'est un cannabinoïde endogène. Et donc vous avez en parallèle de ça des substances qu'on appelle des phytocannabinoïdes qui sont euh des substances qui miment l'action de ces endocannabinoïdes. qui miment l'action du moins partiellement de ces endocannabinoïdes et parmi lesquels donc vous avez le CBD qui est très étudié euh en ce moment et qui est très en vogue euh parce qu'on découvre maintenant les effets pas d'ailleurs que sur sur la douleur parce que au tout début, il y avait des indications comme l'épilepsie par exemple sur sur le CBD et il y a des médicaments là-dessus sur l'épilepsie qui sont à base de euh de CBD de cannabinoïde. Euh vous avez aussi un autre phytocannabinoïde qui est le THC et celui-ci est interdit. Donc c'est euh si vous voulez le THC, c'est la substance active euh qu'on trouve dans le cannabis. Donc c'est la substance euh hallucinogène. Mais on trouve des études où on étudie l'effet du THC justement sur différentes euh situations, notamment sur le cancer par exemple, euh sur la douleur aussi et sur d'autres situations et qui euh qui montrent des effets qui sont euh souvent plus importants, plus euh plus forts, surtout là sur la douleur que le CBD. Hein. Mais comme je vous disais, on a un problème de législation sur le THC, ce qui est tout à fait logique parce que le THC est une substance euh donc hallucinogène, donc c'est une drogue. Voilà. Euh euh peut-être que les choses vont avancer ou évoluer plus tard dans les années à venir euh où peut-être qu'il y aurait des médicaments dérivés de THC et qu'il y aurait aussi des donc des ça serait sous prescription mais médicale bien entendu. Euh mais là, c'est euh juste pour information. Donc le le THC est beaucoup plus puissant en terme d'effet antidouleur que le CBD.

Vous avez d'autres terpènes également, ces terpènes là parce que le CBD et le THC techniquement, c'est chimiquement parlant, ce sont des terpènes. On appelle phytocannabinoïde parce qu'il mime l'effet justement des endocannabinoïdes. Donc il y a aussi d'autres terpènes dans le chanvre, notamment comme par exemple le bêta-caryophyllène ou l'humulène également qui ont également des effets antidouleur ou en tout cas des effets antidouleur qui peuvent compléter ceux du CBD. Donc là, on pourrait trouver ce genre de cannabinoïde dans des produits de CBD euh euh on va dire pas du CBD euh purifié. Euh on peut utiliser du CBD purifié mais là, il y a que du CBD dedans. Mais plutôt du CBD avec euh le mot m'échappe, le mot exact m'échappe. Ça ça ça me reviendra euh avec euh d'autres terpènes. En tout cas, ce n'est pas du full spectrum, c'est du white spectrum, je crois. Euh donc en gros, vous avez le CBD qui est purifié, donc où là ça contient 100 % euh de CBD ou 99,99 % de de CBD. Et euh aussi vous avez du CBD euh qui est euh qui contient euh aussi des terpènes avec d'autres terpènes de la plante, sauf le THC. Le THC qui est enlevé bien sûr, qui est le THC qui est euh donc comme je vous disais, interdit. Et vous avez également le full spectrum qui contient le tout, y compris le le THC. OK. Donc là, c'est euh intéressant euh donc d'utiliser ce type de cannabinoïde dans le cas des douleurs neuropathiques principalement et des douleurs cancéreuses. Et comme je vous disais, la conférence de Patricia Bourguignon qui qui aura lieu le en mars prochain à Casablanca euh justement se euh développera cette cette partie-là de l'utilisation des cannabinoïdes dans le cas de la gestion de la douleur chez le patient cancéreux.

Vous avez également donc les prostaglandines que sont donc des substances pro-inflammatoires. Alors, il y a un tas de prostaglandines qui interviennent. Il y a différentes voies au niveau de l'inflammation également. On va pas les aborder ici. Euh mais retenez juste que c'est prostaglandine. Prostaglandine, c'est ce qui vient après l'acide arachidonique, hein. Dans dans la voie de l'inflammation, vous avez donc le le le tout début, ce sont les phospholipides membranaires avec qui sont dégradés par la phospholipase A2. Et puis on arrive jusqu'au euh euh tout ce qui est euh euh tout ce qui est acide arachidonique jusqu'à l'acide arachidonique. On a ensuite donc l'action de ces enzymes là, les les cyclooxygénases et les lipoxygénases et ce qui donne ensuite les prostaglandines. On parle de ces prostaglandines là euh qui ont un effet pro-inflammatoire et donc comme je vous disais tout à l'heure, donc ça euh diminue le seuil de euh de de douleur ou de sensation de douleur parce que ça ça augmente tout simplement la sensibilité au récepteur nocicepteur. Donc là, ici, on peut avoir des effets anti-inflammatoires entre autres à travers des des polyphénols, par exemple. Les polyphénols agissent de deux façons au niveau de l'utilisation des polyphénols. Quand on utilise un polyphénol, en général, bon, il y a des niveaux un petit peu différents en terme d'efficacité anti-inflammatoire parce que c'est un petit peu comme les anti-inflammatoires non stéroïdiens. Vous avez aussi des anti-inflammatoires non stéroïdiens qui sont plus puissants que d'autres. Parce que vous avez certains anti-inflammatoires non stéroïdiens qui vont agir sur euh par exemple la COX-1, d'autres qui vont agir sur la COX-2, d'autres qui vont agir sur un certain type de lipoxygénase par exemple, d'autres qui vont agir sur de ces cibles voire sur trois et cetera et donc c'est la même chose par rapport au polyphénol. Alors, bien entendu, à dose égale, si on compare les anti-inflammatoires non stéroïdiens et les polyphénols à dose égale, euh on n'a pas le même effet, hein. Donc pour vous donner un ordre d'idée, euh l'effet par exemple de la curcumine dans le cas par exemple de la polyarthrite rhumatoïde. Donc selon un essai clinique sur le sujet, on a comparé euh la curcumine à la polyarthrite rhumatoïde pardon à au diclofénac dans le cadre du traitement de la polyarthrite rhumatoïde. Donc on a mesuré les marqueurs de l'inflammation et également euh regarder au niveau des signes des signes cliniques. Donc on a un effet de 1 pour 10. Euh donc le le on a osé tester 50 mg de diclofénac versus 500 mg de curcumine. Donc un rapport de 1 pour 10 euh dans ce sens-là. Bon, ça change rien parce que le diclofénac 50 mg c'est c'est c'est un petit comprimé et 500 mg de curcumine, c'est aussi une gélule. Donc au niveau pratique, technique pour le patient, ça change pas grand-chose.

Donc ici, je vous ai mis ce qui pourrait être le plus intéressant euh pour gérer la douleur. OK ? Donc ce sont des anti-inflammatoires bien entendu. Par contre euh ça a aussi un effet qui est très marqué sur la douleur et notamment surtout la douleur inflammatoire. Là par exemple la curcumine, la boswelline. Curcumine, c'est comme vous savez, c'est c'est le principe actif, le polyphénol principal du curcuma. Et la boswelline, la boswellia serrata, principe actif de la boswellia serrata. Donc ces deux-là, on les utilise par exemple dans les douleurs inflammatoires et rhumatismales. Pour le GCG, c'est un petit peu un anti-inflammatoire très généraliste, alors large spectre, que ce soit des douleurs neuropathiques ou des douleurs inflammatoires. Donc ça fonctionne aussi dans les deux sens. Et le gingérol, c'est le le principal polyphénol du gingembre. Le GCG, c'est l'épigallocatéchine. Donc ce qu'on trouve dans c'est un des épicatéchines qu'on trouve dans le thé notamment. Euh vous avez également donc les oméga-3, ce qui est tout à fait normal parce que donc l'acide arachidonique qui ensuite est transformé en prostaglandine euh a comme euh donc antagoniste pour équilibrer cette balance inflammatoire les oméga-3 et surtout les EPA. Les EPA qui sont une des deux formes bioactives des oméga-3 et l'acide arachidonique qui est une des trois formes bioactives des oméga-6.

Egalement, vous avez la vitamine D en tant qu'immunomodulateur mais qui a également des effets euh parfois remarquables sur la douleur. Et donc ces effets-là augmentent donc l'intensité de l'effet de la vitamine D sur la douleur lorsque le patient est carencé en vitamine D. Donc plus il est carencé en vitamine D, plus en le supplémentant en vitamine D, ces douleurs seront euh soulagées. Euh donc tout ça, c'est des études cliniques, hein. Donc il y a d'autres composants, peut-être que certains ont déjà utilisé d'autres composants dans ce sens-là et qui ont plus ou moins fonctionné. J'ai sélectionné un ensemble de composants qui qui ont été étudiés cliniquement.

Pour le GABA, comme je vous disais, c'est un puissant inhibiteur. C'est le neurotransmetteur le plus puissant en terme d'inhibition. Bon, alors vous avez aussi un neurotransmetteur également qui est équivalent au GABA mais qui agit au niveau de la moelle épinière, qui est la glycine. C'est un acide aminé neurotransmetteur. Euh et et donc le le GABA va contrer au niveau cérébral l'effet excitateur du glutamate et de l'aspartate. Ce sont deux euh neurotransmetteurs acide aminé également qui appartiennent au système nerveux sympathique. OK. Et donc ce sont ces deux neurotransmetteurs, comme j'ai expliqué au tout début, qui euh sont responsables de l'intégration du signal de nociception.

Donc dans ce sens-là pour le GABA, euh donc on a déjà le GABA lui-même. OK ? Parce que en fait, ce qu'il faut savoir, c'est que le GABA euh se se s'obtient à partir du glutamate. Et donc on a une réaction qui va dans les deux sens. Donc glutamate GABA, hein, du glutamate qui donne le GABA et le GABA qui donne le glutamate. Sauf que la réaction qui est la plus prédominante ou naturellement qui devrait être la plus prédominante, c'est celle qui part du glutamate vers le GABA. Et donc là, on a des cofacteurs comme euh la vitamine B6 et le magnésium. Si on a un déficit sur ces euh un de ces cofacteurs là, l'autre réaction qui part du glutamate vers le GABA l'emporte en terme de vitesse. Et donc c'est pour ça que parfois peut-être certains d'entre vous ont déjà testé ça. Euh vous prenez du GABA et ça donne un effet euh inverse. Donc en général, on donne du GABA pour bien dormir le soir et cetera, pour avoir un sommeil d'une bonne qualité. Et euh parfois ça donne l'effet inverse. Là, ça veut dire qu'il y a un problème. Bon, il y a différentes explications à ça, mais entre autres, une des explications, c'est le déficit en magnésium et ou en vitamine B6. Et là où euh c'est le plus impactant, là où cette réaction là de de qui qui convertit le glutamate en GABA est est très sensible, c'est par rapport au magnésium. Donc la moindre diminution du magnésium produit un ralentissement de cette euh réaction-là. Un ralentissement qui va être tellement important que l'autre réaction qui part du GABA vers le glutamate va l'emporter. Et donc vous donnez du GABA, c'est comme si vous donniez du glutamate directement, hein, ce qui donne un effet excitateur bien entendu. Donc il faut faire très attention au statut du magnésium et de la vitamine B6 avant de supplémenter en GABA.

Les deux autres composés sont des composés qui vont permettre d'améliorer l'absorption intestinale et le passage et mettre en céphalique euh de de du GABA parce que le GABA euh passe alors ça s'absorbe un peu mieux euh au niveau intestinal mais au niveau d'appareil neuro-encéphalique, ça a du mal à passer. Bon, ça passe mais les quantités qui passent sont relativement faibles et c'est pour ça que c'est bien toujours d'associer avec la L-théanine et ou l'arginine. L'arginine est beaucoup plus efficace bien entendu, hein. Vous avez euh entre autres une étude qui montre que euh le fait d'associer ne serait-ce qu'une petite quantité, quelques dizaines de milligrammes d'arginine au GABA, euh ça pourrait augmenter de 12 fois plus euh le passage du GABA vers le cerveau, ce qui est ce qui est remarquable. Maintenant, l'arginine, il ne faut pas donner euh des doses euh importantes parce que ça pourrait euh chez certaines personnes produire des maux de tête. Parce que l'arginine étant le précurseur de l'oxyde nitrique euh et l'oxyde nitrique comme vous le savez donne cet effet de vasodilatation, ben ça pourrait euh ça pourrait à ce moment-là euh produire des douleurs euh des céphalées euh au niveau cérébral vu qu'il y a certaines personnes qui sont beaucoup plus sensibles que d'autres, hein. C'est c'est pas tout le monde qui va avoir ça, mais et il y a ces situations là. Donc cette vasodilatation au niveau de la boîte crânienne produit des douleurs parce qu'il n'y a pas suffisamment d'espace au niveau de la boîte crânienne.

Donc il y a aussi donc cette cible là que je je vous avais montré tout à l'heure, donc la substance P. Donc tout ce qui est inhibiteur de la substance P ou de la synthèse à substance P. Et donc la synthèse de substance P passe par entre autres par ce récepteur, mais surtout par ce récepteur TRPV1 qui ensuite enclenche la synthèse de la substance P. Et donc tout ce qui est inhibiteur de ce récepteur et de la substance P antalgique. Maintenant, ces effets-là, on peut les obtenir de deux façons. Soit on a affaire à des inhibiteurs directs, donc du récepteur TRPV1 et donc de la substance P, soit on a euh un effet d'induction du récepteur et donc de synthèse de la substance P, mais ensuite qui va s'inverser, donc cet effet inducteur va s'inverser en un effet inhibiteur par déplétion de la substance P. Ce qu'on obtient par exemple par la capsaïcine. Hein. Capsaïcine, c'est un principe actif qu'on trouve dans euh le piment rouge, le piment noir, tout ce qui est piment piquant, euh poivre de Cayenne par exemple et cetera. OK ? Donc ça se fixe sur le le récepteur TRPV1. Euh ça induit au départ une sensation de brûlure comme vous le savez, donc cette sensation de de piquant euh et qui ensuite va évoluer vers euh une sensation euh qui sera moins importante, donc une sorte d'adaptation à cette sensation de brûlure. Et ça s'est produit par une déplétion de la substance P, ce qui diminue la douleur. Donc ça, c'est l'effet notamment de la capsaïcine, ce qu'on trouve aussi par rapport également au CBD ou cannabinoïdes, phytocannabinoïde en général. Et puis on a également euh l'effet sur la substance P soit par la chaleur soit par le froid. Donc la chaleur donne le même effet que ce qu'on a vu avant. Donc ça crée une stimulation, ensuite une déplétion de la substance P. Et le froid crée une inhibition euh des récepteurs TRPV1 euh et donc de la production de la substance P également. OK.

Alors euh je vois qu'il y a quelques questions, donc je vais euh y répondre juste après la juste après le la fin de cette de cette présentation.

Donc tout ce qui est lésion tissulaire comme je vous disais et surtout donc lésion neuronale, terminaison nerveuse, dégénérescence au niveau neuronal et cetera. Donc toutes ces euh problématiques là sont aussi à cibler parce qu'on a des moyens micronutritionnels qui permettent de cibler ça. OK ? Donc lorsqu'on a un tissu qui est endommagé, qu'il soit d'ailleurs nerveux ou pas, donc on a une production d'un certain nombre de substances, entre autres des enzymes comme la bradykinine par exemple, euh la sérotonine comme neurotransmetteur comme je vous disais tout à l'heure. Donc il y a aussi des hormones comme les prostaglandines, on en avait parlé déjà. Donc le message douloureux euh va euh être produit, induit justement par cet ensemble de de molécules. Bon, ça c'est des exemples, hein. Euh vous pouvez rajouter à ça aussi la substance P comme je vous disais, mais ça c'est des exemples de de molécules qui sont inductrices de la douleur. Alors encore une fois, j'insiste ici sur le fait que la sérotonine ici est au niveau périphérique et elle est spécifiquement produite par le tissu endommagé. OK ? Suite justement à cette à cette lésion, ça n'a rien à voir avec la sérotonine cérébrale. Bien sûr, c'est exactement la même molécule, mais la fonction est très différente. OK ?

Dans ce cas-là, on a par exemple une molécule qui a un effet remarquable sur tout ce qui est ce qu'on appelle la neuropathie diabétique notamment. Donc c'est considéré dans certains pays comme un traitement d'ailleurs et et traitement remboursé comme par exemple en Allemagne, le traitement de la neuropathie diabétique. En tout cas, un des traitements les plus efficaces, c'est l'acide alpha-lipoïque. Reste bien entendu un un certain problème par rapport à l'acide alpha-lipoïque qui a été relevé dans un rapport de l'EFSA il y a quelques années, je crois en 2019 si je ne me trompe pas, 2019 ou 2020. Donc dans enfin, il y a quelques années, sur euh un éventuel effet de l'acide alpha-lipoïque sur l'auto-immunité. Donc un effet euh un petit peu ambigu, pas très bien compris, mais ce qui est sûr, c'est que cet effet est euh euh pourrait intervenir euh euh après des doses euh enfin après la prise de doses supérieures à 200 mg d'acide alpha-lipoïque sur le long terme. Donc là, c'est principalement des patients diabétiques qui souffraient de cette problématique de neuropathie diabétique ou qui prenaient l'acide alpha-lipoïque juste en prévention et qui prenaient des doses de 1 g, de 1 g 200, de 100, de 800 mg, ce genre de dose. Mais il y avait aussi quelques rapports de cas cliniques qui rapportaient également des doses plus faibles, que 300, 250, même 200 mg et apparemment, c'est lié à un ensemble de mutations. Il y a en tout cas des mutations qui étaient liées à euh l'effet immunogène de l'acide alpha-lipoïque. Maintenant, ça reste extrêmement rare. Donc ça, il faut le savoir. Donc c'est peut-être quelques personnes, j'ai pas les chiffres exactement en tête, mais peut-être quelques personnes sur 50 000. Donc c'est relativement euh très rare. Mais euh cela n'empêche en rien que l'acide alpha-lipoïque est un excellent protecteur du système nerveux et donc qui soit prévient ou améliore les effets euh de la douleur qu'on qu'on rencontre dans le cas par exemple de la neuropathie diabétique.

Vous avez également les polyphénols ayant une affinité plus importante ou un tropisme plus important au système nerveux. Le GCG par exemple, l'épigallocatéchine, la curcumine, les OPC, les oligomères proanthocyanidines, le resvératrol également. Bon, il y en a d'autres aussi. Ce sont, on va dire, les plus utilisés, les plus importants.

On a également des nutriments protecteurs. Donc, lorsqu'il y a des déficits sur ces nutriments, on commence à avoir des lésions euh soit des lésions tissulaires globalement, soit surtout des lésions ciblées ciblées au niveau du système nerveux et au niveau des des synapses. Ce qu'on obtient par exemple avec une carence en vitamine B12. Il faut savoir qu'une carence en vitamine B12 peut produire euh différents symptômes, mis à part ce qui est le plus connu, là, l'anémie euh l'anémie mégaloblastique. Vous avez aussi des problématiques euh de douleur neuropathique qui peuvent apparaître juste à cause d'une déficience grave en en vitamine B12. Vous avez accessoirement aussi un syndrome pseudo-Alzheimer des démences. On voit la personne, on dirait quelqu'un qui a Alzheimer, alors que c'est juste dû à un déficit en vitamine B12 et ça se corrige très bien avec le déficit en B12. Maintenant, je ne dis pas que c'est toutes les douleurs neuropathiques et tout toutes les toutes les problématiques de démence vont se corriger avec la B12. Vous avez compris ? Donc lorsqu'il y a des déficits graves, en général, ce n'est pas juste un petit déficit et c'est très difficile d'avoir des déficits graves en B12 parce qu'on a quand même une capacité de stockage, une métabolisation qui est très importante de la B12 au niveau du foie. Et on a une réserve en général de en moyenne une année de vitamine B12. Donc il faut vraiment un régime qui est très carencé en B12 sur le long terme pour pouvoir avoir ce genre de problématique.

Sinon donc vous avez aussi la vitamine D. La vitamine D qui intervient pas que comme immunomodulateur. Donc ça, c'est un des effets, ce qu'on a vu tout à l'heure par rapport aux prostaglandines par exemple. Et il y a aussi un effet sur la régénération des tissus puisque la vitamine D régule également le cycle cellulaire, que ce soit les neurones, les cellules satellites au niveau du système nerveux comme par exemple les cellules de Schwann, les astrocytes ou ou même d'autres types de cellules dans d'autres tissus également. La vitamine C également, euh les oméga-3 et là principalement pour le système nerveux, donc là, c'est plus le DHA qui est le plus qui a le plus.

plus de tropisme pour le système nerveux. Ça veut pas dire que le le PA n'existe pas dans le cerveau, hein. C'est c'est juste que le on a en général plus de DHK euh dans le cerveau et également la régénération des cellules neuronales et pseudoneuronales se fait principalement par le DHA. C'est pour ça qu'on recommande ça chez les chez les nourrissants, les bébés euh au tout début. Euh donc c'est toujours enrichi en DHA en général leur préparation.

OK. Alors, vous avez euh un tas d'autres composés qui sont euh également. D'accord ? Donc euh là, c'est principalement des plantes. Donc je vous ai mis quelques exemples ici, mais il y a pas que ça, hein, vous avez compris. Donc c'est par rapport euh c'est c'est par rapport donc à certaines substances qui peuvent être des substances même pharmacologiques ou des versions naturelles de substances pharmacologiques comme les corces de sol par exemple. Là vous avez de la salicyine un précurseur ou un dérivé de l'acide salicylique. Alors on peut trouver des petites quantités également de d'acide salicylique dedans et cetera. Vous avez également euh le coclico également ce qu'on appelle le pavau. Euh donc là ça ça contiendrait de la morphine euh très peu de codéine. Euh l'ergalement là c'est l'ergotamine c'est c'est euh concrètement en fait un là ça c'est un médicament c'est la la version médicamenteuse de de ce truc là de ce composé là. L'ergo, c'est un champignon. La version médicamenteuse, c'est le d'hydroergotamine utilisé notamment dans les céphaletes de tension. Vous avez également les piments forts, donc piquants. Là, c'est la capsaïcine, accessoirement aussi la pépérine. C'est toutes ces plantes là vont avoir des effets aussi intéressants sur la douleur. Donc, il y a aussi les bananiers aussi tout ce qui alovera qui peuvent avoir des effets antidouleurs surtout lorsqu'il s'agit de blessures superficielles et également de brûlure. Bon, c'est pas des effets qui sont rapides ou immédiats, mais ça se ça se met en place sur on va dire sur le moyen terme et ça accélère la cicatrisation bien entendu de ces problématiques là.

Euh sinon, alors je vous ai fait une sorte de récap ici, d'accord, sur deux ou trois types de douleurs. Donc les douleurs inflammatoires, donc qu'est-ce qui pourrait être intéressant ici ? Et je vous ai rajouté quelques autres trucs ici qu'on qu'on a pas pu de toute façon évoquer dans cette conférence, sinon ça aurait été plus lent. Donc là pour les douleurs inflammatoires, ce qui fonctionne plus ou moins bien en général la curcumine et la bossine. Ça, ce sont des composés qui fonctionnent très rapidement, surtout sur des douleurs inflammatoires aigues. Si on utilise des doses relativement élevées, par exemple, de curcumine supérieure à 2 g, he 3 4 g, là ça donne en général des effets rapides. C'est dans certaines situations, ça pourrait être un effet, une dose, un effet dans la même journée, voire sur de tr jours, ça donne un soulagement sur les douleurs aigues et pareil pour la bossine aussi. Euh cela n'empêche pas qu'on les utilise aussi pour les surtout pour les douleurs euh inflammatoires chroniques subigues euh où où là la dose serait beaucoup moins euh beaucoup beaucoup moins importante. Donc sur curcumine 500 mg des doses comme ça 1 g maximum. Euh le GCG aussi pourrait être intéressant, le gingérol, mais qui sont en fait des polyphénol à effet beaucoup moins immédiat ou beaucoup moins sur le court terme comme ce qu'on obtient avec la curcumine et la bosféline dans les cas de douleurs inflammatoire.

Euh les oméga3, la vitamine D, ça c'est aussi des effets intéressants sur la douleur qui sont des effet indirect. Euh bien entendu, vous avez compris, par rapport aux oméga-3, c'est plus des effets pour contrer les prostaglandines et pour donc augmenter le seuil de sensibilité à la douleur. Euh pour la vitamine D, pareil, c'est des effets immunomodulateurs sur l'inflammation, mais c'est aussi sur l'amélioration de la qualité des synapses. Et donc ça ça euh améliore un petit peu euh la situation, mais c'est c'est enfin, il faut pas compter sur ça pour avoir une amélioration sur quelques jours. Donc c'est mais en tout cas s'il y a des carences par exemple sur la vitamine D euh il est très important de de corriger ses carences et on a en général des effets qui apparaissent sur quelques semaines sur l'amélioration des douleurs chroniques en général. Bon, pour les douleurs inflammatoires et donc là, je pense surtout aux douleurs rumatismales, par exemple, euh l'activité physique, ça c'est un c'est quelque chose qui est extrêmement important et qui est je dirais même plus important que tout ce qu'on a vu ici. Euh donc une activité physique modérée, ce qu'on appelle une activité physique adaptée tout simplement euh qui qui ne soit pas trop intense, qui ne provoque pas encore plus de douleur ou de dégâts au niveau tissulaire. Donc une activité physique euh adaptée bien sûr à au type de douleur et et à la problématique du patient. Améliorer aussi la sensibilité synthèse du cortisol. Ça on n'a pas eu le temps de voir mais il y a quelque chose à voir dans ce sens. Donc c'était une cible extrêmement importante. Vous savez que le cortisol est le plus puissant anti-inflammatoire qui existe. Euh donc il suffit pas ici de donner des corticoïdes hein parce que quand on donne des corticoïdes, le le récepteur au cortisol euh augmente en résistance. Ce qui est tout à fait logique. Il y a pas que cette problématique là avec les récepteurs, hein, avec les récepteurs au cortisol. On a ça avec tout ce qui est toutes les molécules qui fonctionnent avec les récepteurs. La problématique que vous connaissez tous et toutes, c'est euh la résistance à l'insuline. Et ça c'est un principe qu'on a dans absolument tout ce qui fonctionne avec des récepteurs. Donc plus vous donnez de quelque chose euh qui a un récepteur euh plus ce récepteur va être réprimé sur le moyen et long terme. Donc sur le moment, vous résolvez le problème parce que vous avez forcé la synthèse des récepteurs et donc l'effet donc si par rapport au corticoïd et long terme ça donne plus de répression du gène qui cote pour le récepteur et donc on obtient de moins en moins de récepteurs et donc il faut avoir des doses de plus en plus importantes pour avoir le même effet. À un moment donné on pourra plus augmenter les doses. Donc il faut améliorer la sensibilité récepteur et la synthèse du cortisol. Donc le fonctionnement des surénales euh donc le traitement par la chaleur également. Donc ça ça pourrait être très intéressant. Euh et donc par la chaleur ici vous par chaleur froid hein. Donc vous avez compris par la température donc que soit créothérapie ou tout ce qui est tout ce qui donne de la chaleur, les infrarouges, les ultrasons et cetera pourrait être très intéressant dans ce sens.

Euh traiter la perméabilité intestinale sur la plupart des maladies inflammatoires chroniques. Euh je donne toujours ces exemples par rapport aux maladies rumatismale par exemple arthrose euh c'est toujours lié à un problème de perméabilité intestinale. Donc un problème au niveau intestinal en tout cas dysbiose, hyperperméabilité euh pas forcément un syndrome de l'intestin mais il y a quand même quelque chose à avoir au niveau de l'intestin en général et puis de l'inflammation intestinale aussi. Euh également en terme alimentaire. Donc j'ai préféré vous mettre ça comme ça dans une phrase très succinte. Bien qu'il y a beaucoup de choses à dire aussi sur sur l'alimentation. Donc diminuer le lait. Euh certains peptides du lait sont proinflammatoires, des peptides qu'on obtient de la dégradation partielle de la caséine. Pareil pour le gluten, donc les fragments de biliadine également sont proinflammatoires voire immunogènes. OK ? Euh l'alcool, euh le soja, les graisses raffinées, les sucres raffinés et les additifs, tout ça, il va falloir le diminuer, voir l'enlever si on peut. ce qui n'est pas toujours évident.

Bien entendu, les douleurs neuropathiques bien entendu comme je vous disais euh acide alphaoïque surtout vitamine B1, B6 et B12. très très important donc pour les enképhalines et les endorphines. Euh le magnésium bien entendu, le gaba, ce qu'on a vu tout à l'heure par rapport au gaba, donc gaba, arginine, vous avez compris, magnésium B6, euh le CBD également. Donc très intéressant dans ce sens. Ça pourrait être aussi appliqué comme je disais dans dans le cas de des douleurs euh cancéreuses aussi euh diminuer les sources de sodium de glutamat. Là, vous vous savez que les récepteurs euh au glutamat sont sodium dépendants. OK ? Donc sodium et et glutamate fait bon font bon ménage et et et donc le lait et l'alcool également et bien sûr améliorer la détoxification hépatique avec les organes souffrés et glutation parce que ça c'est une très bonne cible pour les tout ce qui est euh maladie neurologique neurodégénérative. euh et les douleurs neuropathiques.

Et donc pour finir, euh je vous ai mis aussi quelques petites indications ici par rapport aux migraines et au céphalées et mal de tête. Donc pareil donc vitamine B1, B6, B12, ça marche relativement bien en général lorsqu'il y a des déficits sur ces vitamines là. Ça ça un des symptômes de déficit, ça c'est que ça produit des migraines ou des céphalées. Euh du magnésium bien entendu, ça c'est aussi excellent et je pense que il y en a beaucoup qui qui ont testé ça déjà. Du gaba euh ça marche très bien. Du CBD et bien sûr diminuer également les sources de sodium de glutamat et surtout surtout ici dans ces cas-là les sources de nitrate et de nitrite. Donc là vous avez un ensemble de légumes entre autres les betteraves, les céleris et cetera. Les charcuteries aussi contiennent plus de nitrite que de nitrate. Et ça ce sont en fait tout simplement c'est nitrates surtout les nitrates en fait les nitrites plus ou moins mais surtout les nitrates se convertissent en en oxyétrique et c'est le microbiote qu'il fait et parfois même le microbiote bucal. OK ? Vous avez des patients qui ont des douleurs des céphalées alors beaucoup moins des migraines, c'est des plus des céphalées qui vont avoir ces ces ces maux de tête juste parce qu'ils consomment ce type d'aliments qui contiennent du nitrate et qu'ils ont une dysbiose au niveau bucal. En général, c'est des parodontites, déchaussement dentaire, carie dentaire et cetera. Et là, il y a un certain type de bactéries qui convertit les nitrates en oxyétrique et ça s'absorbe en sublingual et ça arrive au niveau du cerveau extrêmement rapidement. ce qui crée une vasodilatation très importante au niveau des vaisseaux euh de la boîte crânienne, ce qui crée la douleur. Et donc là, c'est euh je ne dis pas que les céphalées, toutes les céphalées euh ont ce système-là, mais vous avez souvent ça et c'est remarquable comme ces douleurs disparaissent quand on enlève ce type d'aliment et bien sûr le lait et l'alcool. Voilà.

Donc ça c'était un petit peu ce que je voulais vous dire par rapport à ça, par rapport à cette thématique là. Je vais prendre les quelques questions euh que je vois ici dans ma messagerie.

Alors, bonsoir. Classez-vous le PEA dans le système endocannabinoïde ? Absolument. Oui. Oui, tout à fait. Donc le le vous avez l'AEA et le PEA qui sont dans le système endocannabinoïde. Tout à fait. Euh la arginine et cancer. Euh alors pour être franc avec vous, l'arginine en tant que tel euh est un anabolisant. Donc c'est un acide aminé du euh cycle de l'urée et donc euh le le le l'arginine avec l'ornithine avec la citrulline, c'est des acides aminés du cycle de l'urée. Et on sait très bien que sur les les acides aminés du cycle de l'urée, ils augmentent la régénération, la prolifération, la régénération des tissus. Donc ils ont un effet anabolisant, ils ont même un effet entre autres l'arginine sur l'hormone de croissance. Maintenant, la dose hein que je vous avais euh conseillé ici, c'est une dose dérisoire, hein. C'est euh dans l'alimentation, vous obtenez peut-être 100 ou 200 fois plus de cette dose-là, comme je vous disais, quelques dizaines de milligrammes. OK ? À ce moment-là, on arrête de manger tout ce qui contient les aliments euh des aliments qui contiennent des acides aminés anabolisants qui sont au nombre de 10 ces acides aminés anabolisants et donc il restera pas grand-chose à manger. OK. Euh bon, l'arginine elle-même est utilisée même euh dans certains protocoles euh euh de traitement de patients cancéreux euh pour euh pour la régénération de de la muqueuse digestive et cetera. Donc il y a aucun problème par rapport à ça. Si on reste sur des petites doses, c'est parfaitement et complètement sécuritaire.

C'est le chaud ou le froid ou les deux qui augmentent la substance P. Non, le chaud augmente la substance P mais à un moment donné ça produit une déplétion au niveau de la substance P donc ça ne fonctionne plus, ça bloque. Le froid inhibe la substance P. Donc dans les deux cas, ça donne le même effet qui est l'effet le fait d'inhiber la substance P et donc d'avoir un effet antalgique. C'est pour ça que vous avez à la fois un effet par la cryothérapie et aussi par des sources de chaleur aussi.

Alors B1 dans les douleurs euh neuropathiques. Oui oui oui. B1 B6 et B12. B1, B6 et B12 dans les douleurs neuropathiques. Et il y a une des voies comme je vous disais qui passe par le la synthèse de ces peptides là qu'on appelle les enképhalines dont la B1 est cofacteur qui donne cet effet de la B1. Euh association B1 B6, est-ce qu'elle est antalgique ? Oui, oui, oui, tout à fait. Mais pas à des petites doses. C'est c'est pas les AGR, c'est pas les 1 mg et les quelques milligrammes. C'est des doses beaucoup plus importantes. Et comme je vous disais, c'est bien connu en médecine classique que c'est utilisé entre autres pour ces problématiques là de douleur de suite de zona notamment.

S'il est-il une place dans neuropathie périphérique post-chimiothérapie ? Euh, très probable. Maintenant, je ne m'avancerai pas là-dessus parce que je ne pense pas qu'il existe des essais cliniques là-dessus.

Tisanes à base de plantes antalgiques sont-elles bénéfiques sur le long terme peut-être hein ou comme appui à d'autres traitements peut-être mais je dis peut-être hein parce que ça ne contient pas des quantités importantes de principes actifs dans les douleurs rhumatismales chroniques, arthrite, je classe tout ça polyarthrite rhumatoïde, spondylarthrite, ostéoporose et cetera dans les douleurs inflammatoires. Tout ce qu'on a vu sur les douleurs inflammatoires s'applique comme la sensibilité d'un récepteur, récepteur à l'insuline et cetera par exemple.

Ah, vous avez des c'est un long sujet. Euh là, je vous donne deux mots clés. Vitamine D, vitamine A et je vous rajoute un autre. Vitamine euh euh oméga3. Oméga 3, vitamine A, vitamine D.

Kéfir de lait est supprimé. Oui, c'est à enlever.

BM B6 B12. Problème, faut-il être sûr la personne n'a pas de cancer qu'on ignore ? Euh oui. Bon, ça c'est des investigations qu'on fait. Après, c'est pas faut pas non plus être paranoïque par rapport à tout. Euh c'est c'est un traitement qui fonctionne. Vous pouvez aussi avoir des problèmes d'allergie très graves par rapport à tel ou tel médicament aussi. Et vous ne savez pas et vous ne faites pas le test à chaque fois, n'est-ce pas ?

Est-ce que les oxalates en excès peuvent également aggraver la sensibilité à la douleur ? Oui. Euh très probable. Oui.

Comment diagnostiquer perméabilité intestinale ou quels symptômes sont pour la perméabilité intestinale ? Euh, il y a des marqueurs coprologiques, hyperperméabilité intestinale, alpha-1-antitrypsine, euh zonuline par exemple.

Est-ce qu'il y a des compléments alimentaires à base de CBD ou de GABA ? Oui, ça existe.

En quoi ? Par quoi remplacer une noix du Brésil pour la détox chez un enfant qui ne les mange pas ? Les noix en général contiennent une certaine quantité de sélénium par exemple, ça c'est bien. Ou alors on donne des doses des toutes petites doses des AGR de sélénium.

Pour les sources de nitrate, il faut supplémenter totalement supprimer totalement euh de préférence. Oui, les nitrates sont cancérogènes contrairement les nitrites pardon he ce que je disais ici, est-ce que j'ai oui désolé. Donc là vous parlez des nitrates, c'est les nitrites sont cancérogènes. OK ? Les nitrates c'est autre chose. C'est un petit peu différent. Bon, il y a il y a un débat là-dessus sur le les nitrates, mais euh bon, il faut les diminuer bien entendu et si vous les diminuez et que le patient réagit avec moins de douleur, ça veut dire que c'est bien dû à cette problématique là dans les douleurs suite à la radio chimio peut-être donné CBD acide alpha-lipoïque n'importe quel avec n'importe quel traitement. Oui, à ma connaissance. Oui, pour le CBD. Oui, mais comme je vous disais, on en saura un peu plus dans le congrès euh du 4 et 5 mars sur le cancer dans la curcumine. Utiliser la curcumine dans la douleur migraineuse. Je ne connais pas de résultat là-dessus. Je ne sais pas si ça fonctionne réellement.

Vitamine B est mieux assimilée par la voie orale ou injectable. Ça dépend de quelle vitamine B il s'agit ici hein. En général, ils sont très bien absorbés, sauf la B12 qui pourrait poser problème, mais en général, le mieux, c'est de la prendre par voie orale.

Sélénium, c'est pas aussi antalgique, surtout avec les douleurs neuropathiques. Il y a des C'est vrai qu'il y a des études là-dessus. C'est donc c'est possible hein que ça soit aussi un un anti euh un antalgique mais euh à ma connaissance pas aussi puissant que ce que je vous ai présenté ici.

Donc ça c'était pour euh les questions et comme je vous disais, restez avec moi euh jusqu'à la fin parce qu'on a une invitée surprise ici, une invitée mystère qui va se dévoiler euh euh dans quelques instants. Donc je lui fais signe pour qu'elle se connecte avec nous. Et euh donc là, je vais vous juste vous rappeler, peut-être que certains d'entre vous ont déjà eu l'information par rapport au congrès euh prochain congrès qui est en fait un congrès formation. Donc c'est une formation certifiante de micronutrition cancer. Euh donc la prise en charge du cancer par la nutrition, la micronutrition, la phytonutrition. Et donc comme vous voyez ici, on a une bonne quinzaine de conférenciers de très haut niveau euh dans euh des sommités. OK. Ici en oncologie ou en médecine fonctionnelle, en médecine nutritionnelle. Donc ça aura lieu le 4 et 5 mars prochain à Casablanca. Donc vous pourrez vous inscrire soit en présentiel, soit si vous ne pouvez pas vous déplacer. Euh, il y a aussi une possibilité de s'inscrire en ligne. OK. Euh donc le séminaire, le le congrès formation euh prochain donc sur la thématique du cancer et de la micronutrition a été organisé par donc deux organisatrices fabuleuses, fantastiques. Donc je je je suis sérieux quand je le dis. Donc par euh Fatiha Sefit qui est euh docteur en pharmacie et fondatrice du centre Stopen qui est aussi autrice de cet livre qui a fondé avec docteur Petit Sem, moitié euh qui est avec nous maintenant le SIBEN qui est le salon international du bien-être et de la nutrition au Maroc au Casablanca. Et donc le le la formation est organisée en collaboration justement avec le SIBEN et avec l'Institut international des sciences de la nutrition et de la micronutrition dont je suis le président. Euh et donc c'est une formation certifiante. Donc la certification est donnée par justement le l'INMS, l'Institut international des sciences de la nutrition et de la micronutrition. Euh donc on a quelques conférenciers comme vous avez vu, on a une quinzaine de conférenciers entre autres donc professeur David Khayat qui est l'ex-président et fondateur de l'Institut national du cancer en en France. On a aussi euh l'éminent docteur Laurence Farcet qui est aussi oncologue, radiothérapeute et qui est très très connue et et qui euh qui a fait beaucoup de travaux de recherche et cetera dans dans le domaine de l'oncologie et aussi de l'oncologie intégrative. On a également l'éminente professeur Nadia Benchikha qui est cancérologue, oncologue, radiothérapeute au CHU de Casablanca qui qui est très très connue aussi, une personnalité qui est très connue au Maroc et au niveau international. On a aussi l'éminent professeur Castronovo, donc Vincenzo Castronovo euh qui est un spécialiste à la fois de la médecine fonctionnelle nutritionnelle et aussi un un cancérologue très connu. On a également l'honneur de recevoir aussi des États-Unis le docteur David Billstrom qui est un expert en auto-immunité qui est aussi le président de euh l'Institut international de l'auto-immunité. Et on a aussi euh professeur Alain Menzel qui est un éminent expert aussi en en nutrigénétique et comme vous avez vu d'autres experts également euh dans ce domaine également qui qui sont qui seront parmi nous au cours de cet événement. OK. Et donc euh si euh vous êtes intéressé, vous pouvez vous inscrire à travers le site INM ICNS pardon euhma ICNS.ma MA. Donc là, vous avez toutes les informations sur l'inscription, donc comment s'inscrire sur le programme, vous avez le programme détaillé he des deux jours. Euh vous avez également des euh conférenciers comme je vous ai montré là et vous avez aussi des explications par rapport aux frais de participation. Euh je vais maintenant laisser la parole à Patricia Bourguignon, donc notre invitée mystère euh de ce soir comme je vous disais euh qui va euh se se présenter et qui va vous dire deux ou trois mots par rapport à sa conférence, sa prochaine conférence euh le mois de mars prochain à Casablanca. À toi Patricia.

Bonsoir Amine. Bonsoir à tous. Ben très heureux d'être ici ce soir avec vous. Donc en en deux trois mots, donc moi je suis immunologiste et euh j'ai eu l'occasion donc de travailler pendant une trentaine d'années dans le milieu pharmaceutique, que ce soit la recherche préclinique mais surtout la recherche clinique. Et parallèlement à ça, donc j'ai eu l'occasion donc de faire des formations en nutrithérapie. Et dernièrement, ben je me suis spécialisée en tout cas informée par rapport au monde des cannabinoïdes qui finalement sont beaucoup plus vastes que ce que je n'avais imaginé au départ. Quand j'avais commencé, je pensais que le CBD, ben il suffisait de lire quelques articles et c'était bon. Et euh ben non, finalement, je me suis rendu compte que c'est un monde qui est en plein essor en terme de connaissance puisque pendant des années, ça a été un petit peu je dirais on a empêché la la recherche par rapport par rapport à donc à l'utilisation de de ces de ces produits hein suite à à toutes les restrictions qui ont été mises en place dans le siècle le dernier. Donc ici, on commence maintenant à avoir des des études très très intéressantes dans différents domaines. Et parmi donc le les domaines où il y a le plus, je dirais d'études cliniques, c'est justement le domaine de la de la douleur en plus de de l'épilepsie. Euh et donc voilà. Donc ce que je vous présenterai en tout cas une partie de ce que je peux vous présenter à Casablanca, c'est justement euh vous présenter les études cliniques qui qui montrent l'intérêt potentiel du CBD de manière générale, donc par rapport à à la douleur, mais aussi dans le cadre donc d'un d'un cancer. Et euh comme vous savez, ben il y a toujours les questions de euh qu'on se pose. Quelles sont les les doses à prendre ? Quel est-ce qu'il y a des contre-indications ? Euh est-ce qu'il y a des des produits qui sont plus intéressants que d'autres ? Enfin voilà, toute une série de questions que j'aimerais bien aborder avec vous lors de la donc de cette conférence à Casablanca.

Merci beaucoup Patricia. Ça a été un grand plaisir de t'avoir avec nous et ça sera aussi un plaisir de t'avoir aussi euh avec nous à Casablanca prochainement. Euh donc je vais maintenant passer la la parole à Petit Sem, docteur Petit Sem Temoi, si elle est parmi nous, euh qui va un petit peu vous parler aussi des modalités d'inscription au congrès. Donc Petit Sem qui est euh une des organisatrices de cette con de ce congrès formation.

Merci euh merci Amine, merci Patricia. Donc ravi de te recevoir au Maroc. Alors effectivement donc euh euh je j'invite mes amis donc qui sont intéressés par cette formation euh donc de passer par le site et puis de s'inscrire, sachant que ils peuvent aussi me contacter s'ils ont besoin d'être accompagnés pour euh pour plus de détails au niveau des modalités d'inscription. Euh on a on propose aussi un tarif inscription à deux qui peut être encourageant pour pouvoir euh permettre justement d'avoir un tarif préférentiel. Euh en tout cas, n'hésitez pas à me contacter et euh on se dit à très très bientôt en présentiel pour recevoir tout ce beau monde et euh et permettre justement d'être à jour sur tout ce qui se peut se faire en nouveauté dans ces approches d'accompagnement de de du cancer avec cette approche donc en fait le rôle de la micronutrition dans cette approche complémentaire. Euh ben je crois que j'ai un peu tout dit et puis j'espère vous dire à bientôt. Je je te je te redonne la parole à Amine.

Oui, merci beaucoup pour toutes ces informations Petit Sem. Donc et moi aussi je vous dis à bientôt pour ce congrès donc à la fois en présentiel et pour celles et ceux qui ne pourront pas être là donc en ligne. Voilà, merci beaucoup et à très bientôt. Au revoir.

Je m'intéresse depuis plus de 25 ans à l'impact de la nutrition sur la santé, en particulier sur le cancer. Mais je me réjouis d'être parmi vous le 4 mars à Casablanca pour vous parler lors de ce congrès de la phytothérapie. un concept où je vous expliquer comment certains principes actifs de plantes sont des outils extraordinairement efficaces pour accompagner les patients pendant les traitements anticancéreux mais également en prévention primaire et tertiaire. Notamment on parlera de la curcumine, de la berbérine, de l'acide bétylinique mais également des tocotriénols qu'on trouve dans des végétaux qui ont un effet multi-cible extrêmement intéressant. Donc j'aimerais juste de vous revoir à cette occasion et jusque là, portez-vous bien.

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Bonjour, je suis Ulrich Génisson, expert en régime cétogène et cofondateur de Hitfat Tubit, la première communauté francophone autour du régime cétogène. Je vous invite au congrès des sciences de la nutrition qui aura lieu le 4 et 5 mars 2023 à Casablanca où j'aborderai le régime cétogène pour la lutte contre le cancer mais aussi pour sa prévention. J'espère que vous serez très nombreux à nous rejoindre pour cet événement exceptionnel et je vous dis à très bientôt.

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Dear friends, as you are aware this year the international congress of nutritional science will be hosting in Maroka. A lot of prominent speakers will be on the agenda, researchers from the clinic and I am honored to be invited at this congress. My presentation is about vitamin C in cancer treatment. The importance of vitamin C consumption in human health is well known. It is necessary for functioning of inflammation, of viral replication and in healing of many chronic diseases. The aim of my presentation is to provide an overview of the current scientific evidence concerning the mechanism of action of vitamin C and clinical indicated administration in root can show beneficial effect in cancer patients. This treatment has potential to expand therapeutic range of chemotherapy, its efficacy and reduce toxicity of chemotherapy. Research in clinical presentation international congress of nutritional science organized by Professor Gazm. Thank you.

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Bonjour, je suis Patricia Bourguignon, immunologiste, nutrithérapeute et fondatrice donc du CC qui est la société internationale de recherche et développement sur les cannabinoïdes. Alors, on parle de plus en plus, que ce soit sur internet, dans les publications scientifiques du cannabis thérapeutique ou médical, du CBD, du CBG et cetera dans la prise en charge du cancer. Mais qu'en est-il réellement ? Que peut-on espérer comme effet bénéfique ? Est-ce qu'il y a des risques, des contre-indications ? Quel dosage appliquer ? Voici quelques questions parmi d'autres qui seront développées lors du congrès international des sciences et de la nutrition. Et donc je serais vraiment très heureuse de vous rencontrer le 5 et 6 mars prochain à Casablanca.

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