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MANQUE ou EXCÈS D'ŒSTROGÈNES ? FAITES LE TEST ! | William Kadmiry

William Kadmiry7:58

Transcription

Dominance en œstrogène ou déficit en œstrogène ? Comment savoir si vous avez trop d’œstrogène ou si vous en manquez ?

Dans cette vidéo, on va aborder les symptômes d’un excès ou d’un déficit en œstrogène, mais également les différents examens biologiques que vous pouvez effectuer pour le mettre en évidence. Mais avant toute chose, comme d’habitude, si vous n’êtes pas abonné, c’est le moment, et n’oubliez pas d’activer la cloche pour recevoir les notifications quand je sors une nouvelle vidéo. Commençons par la dominance en œstrogène.

Alors, quand on parle de dominance en œstrogène, on ne fait pas forcément référence à un excès d’œstrogène. On parle d’un déséquilibre entre les œstrogènes et toutes les substances qui peuvent se comporter comme des œstrogènes et la progestérone. Ce qui veut dire que vous pouvez avoir une dominance en œstrogène parce que soit vous sécrétez trop d’œstrogène, soit parce que vous manquez de progestérone, soit parce qu’il y a des éléments qui vont agir comme des œstrogènes en excès. Et pour comprendre les symptômes de la dominance en œstrogène, il faut comprendre les effets biologiques des œstrogènes. Les œstrogènes, ce sont les hormones qui permettent de féminiser le corps, en retenant l’eau dans le corps, en augmentant le stockage de graisse à certains endroits comme la poitrine, le bassin, les hanches. Ils vont augmenter la prolifération cellulaire, donc la prolifération de l’endomètre, nécessaire bien sûr pour le cycle menstruel et pour la fertilité. Et bien sûr, ils ont plein d’autres effets physiologiques bénéfiques chez la femme, et je vous en dirai plus quand il s’agira de parler des symptômes d’un manque d’œstrogène. Mais concentrons-nous sur les symptômes dont je viens de vous parler. Pour comprendre les symptômes d’un excès d’œstrogène vis-à-vis de la progestérone, il faut comprendre les effets biologiques des œstrogènes, et on va se concentrer sur quelques éléments nécessaires à la compréhension des symptômes qu’on pourrait déclencher en cas de dominance en œstrogène chez la femme.

Le premier, c’est que les œstrogènes augmentent la rétention d’eau, et ce symptôme va expliquer, et bien, la rétention d’eau chez la femme avant les règles, rétention d’eau dans la poitrine, ce qui peut donner des douleurs mammaires, ce qui peut favoriser les adénofibromes, les kystes ou les fibromes utérins. Le deuxième effet biologique, c’est la prolifération cellulaire qui peut se traduire, lorsque les œstrogènes ne sont pas contrebalancés par la progestérone, par de l’adénomyose, de l’endométriose, mais également les fibromes, les adénofibromes qui sont également en lien avec la rétention d’eau dont je viens de vous parler, mais également, et plus grave, les cancers hormonodépendants, qui sont bien sûr multifactoriels et qui ne sont pas que en lien avec la dominance en œstrogène. Un autre effet biologique des œstrogènes, c’est l’activation du système sympathique, le système nerveux de l’action, et donc les œstrogènes sont très intéressants pour l’énergie féminine, mais en excès, s’ils ne sont pas contrebalancés par la progestérone, ça peut donner de l’anxiété, ça peut donner des troubles du sommeil, des tensions musculaires, tous les symptômes que les femmes peuvent ressentir avant les règles lorsque le niveau d’œstrogène peut-être trop haut vis-à-vis de la progestérone.

Dans cette situation de dominance en œstrogène, un petit mot sur la progestérone. Celle-ci va avoir les actions opposées sur les œstrogènes : elle est diurétique, donc elle élimine l’eau, elle a un effet anti-œstrogène, donc elle limite la prolifération cellulaire, et elle a un effet anxiolitique, donc elle permet de réduire l’anxiété, d’améliorer le sommeil, de relaxer les muscles, de diminuer les contractions qui pourraient donner lieu à des règles abondantes, des règles douloureuses ou des ovulations douloureuses.

Alors, comment mettre en évidence une dominance en œstrogène ? D’abord, on va regarder le taux d’œstrogène en circulation, mais surtout les œstrogènes biodisponibles, et on va le mettre en proportion de la progestérone. On fera ce dosage 7 jours après l’ovulation, pour être au milieu de la phase lutéale, là où on est censé avoir un pic de progestérone, et on comparera les œstrogènes biodisponibles, le œstradiol qui aura été mesuré en même temps que la SHBG pour sex hormone binding globuline, la protéine de transport des œstrogènes. Avec ces deux résultats, on obtiendra la quantité de œstradiol libre qu’on comparera à la progestérone libre, et donc on mesurera la progestérone sanguine avec la transcortine qui est une des principales protéines de transport de la progestérone pour connaître les hormones biodisponibles. On pourra avoir également recours à un test salivaire, toujours à faire au même moment du cycle, c’est-à-dire 7 jours après l’ovulation : œstradiol et progestérone salivaire. Et on pourra également mettre en évidence les métabolites des œstrogènes dans les urines, et notamment l’œstriol, l’œstrone et l’œstradiol. Et enfin, pour pouvoir analyser, mettre en évidence les capacités d’élimination des œstrogènes par le foie, on peut faire un test urinaire, la 2 16-hydroxyestrone, qui va nous permettre de mettre en évidence, de comparer deux voies essentielles à la détoxification des œstrogènes : l’une qui va détoxifier les œstrogènes en les transformant en métabolite toxique œstrogénique en excès, et l’autre qui va inactiver les œstrogènes. On fera le ratio des deux pour obtenir un résultat qui nous renseignera sur les capacités d’élimination des œstrogènes et donc sur une éventuelle hyperœstrogénie, une éventuelle imprégnation en œstrogène. Mais malheureusement, même avec ces résultats, vous pouvez passer à côté d’une hyperœstrogénie ou d’une dominance en œstrogène si vous ne vous fiez pas aux symptômes, car vous avez énormément de substances, les perturbateurs endocriniens, qui peuvent affecter les récepteurs aux œstrogènes, qui peuvent augmenter la transformation des œstrogènes, la détoxification des œstrogènes, finalement qui peuvent exercer des actions hyperœstrogéniantes. Il y a plein de mécanismes que l’on pourra pas analyser avec la biologie, malheureusement.

On passe maintenant au déficit en œstrogène : comment analyser une hypoœstrogénie ?

Alors, si vous êtes vous-même ménopausée ou si votre mère est ménopausée, il suffit d’analyser les différents symptômes pour comprendre les conséquences d’un déficit en œstrogène. L’un des premiers visibles, c’est la sécheresse cutanée, l’apparition des rides, car les œstrogènes sont indispensables à l’hydratation de la peau, notamment grâce à la synthèse de collagène, d’acide hyaluronique ou encore d’élastine. Donc manque d’œstrogène égale peau plus sèche, plus rigide, donc plus de rides. Mais la souplesse des tissus, l’hydratation des tissus, c’est pas uniquement la peau, c’est aussi les vaisseaux sanguins, les tendons, les muscles, les articulations, et donc un des symptômes, ça peut être aussi les raideurs musculaires, l’arthrose, la perte de mobilité. Comme je vous l’ai dit tout à l’heure, les œstrogènes sont indispensables pour activer le système sympathique, et un manque d’œstrogène peut s’accompagner d’un manque de motivation, difficulté à émerger le matin, un manque d’entrain. Alors attention, ce ne sont pas des symptômes spécifiques, on peut retrouver ce genre de symptômes dans énormément d’autres problématiques, comme par exemple le manque d’hormone thyroïdienne ou le manque de fer, qui pourra occasionner un manque de dopamine, et là je vous donne juste quelques petits exemples. Et sans un bon système sympathique, sans un minimum de stimulation, c’est aussi le moral qui pourra diminuer et donc favoriser des états dépressifs. Vous pouvez également mettre en évidence un manque d’œstrogène avec l’analyse de votre cycle menstruel. Un déficit en œstrogène donnera souvent lieu à des cycles longs, au-delà de 28-30 jours, des règles peu abondantes et courtes. S’il y a peu d’œstrogènes, il n’y a pas assez de contraction utérine et il n’y a pas suffisamment de muqueuse utérine, car les œstrogènes, comme je vous l’ai dit, augmentent la prolifération cellulaire. Alors que dans la dominance en œstrogène, on aura plutôt un cycle court, ici le cycle va plutôt s’allonger. On pourra également observer le manque d’œstrogène par des bouffées de chaleur, une mauvaise régulation de la température corporelle, une transpiration excessive, une peau plus grasse, la tendance acnéique, des cheveux plus ternes, moins souples, moins volumineux, une diminution de la libido, de la sécheresse vaginale, de la sécheresse oculaire, un affaissement de la poitrine. Et ces symptômes-là, les femmes peuvent les déclencher bien avant la ménopause, et je vous invite à regarder la vidéo qui s’affiche juste ici pour avoir plus d’informations.

Alors maintenant, comment mettre en évidence au niveau biologique l’hypoœstrogénie, c’est-à-dire le déficit en œstrogène ? Et bien, de la même manière que lors de la dominance en œstrogène, on va faire un bilan 7 jours après l’ovulation. Alors, contrairement au bilan pour mettre en évidence une dominance en œstrogène, là on peut mesurer les œstrogènes à différents moments du cycle, parce qu’on a pas forcément besoin d’analyser la progestérone en proportion des œstrogènes. Donc ça peut être en début de cycle, ça peut être au moment de l’ovulation ; d’ailleurs un bon taux d’œstrogène au moment de l’ovulation permet de mettre en évidence l’ovulation. Vous pouvez aussi l’analyser en deuxième partie de cycle, en moitié de phase lutéale, et mesurer également la FSH, l’hormone qui stimule les ovaires, sécrétée par l’hypophyse dans le cerveau. Plus celle-ci va être haute, plus c’est un signe d’hypoœstrogénie, ce qui voudra dire que les ovaires ont besoin d’être stimulés en excès pour continuer à fonctionner correctement. La diminution des œstrogènes pourra également s’observer au travers du bilan lipidique et du bilan glycémique, car les œstrogènes sont indispensables pour réguler positivement la glycémie et les paramètres lipidiques, ce qui explique notamment l’augmentation du risque d’obésité, de diabète de type 2 et de maladie cardiovasculaire à partir de la ménopause. N’hésitez pas à lire la description, je vous mets plus d’informations. Abonnez-vous à ma chaîne si ce n’est pas déjà fait, et n’hésitez pas à poser vos questions en commentaire.